Valérie Pécresse invitée du Forum Radio J le 19.04.2015
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut faire face au drame migratoire en Méditerranée ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Réaction à la prime d'activité annoncée par Hollande ?
- 5:05OuverteRéponse directe
Votre avis sur la réforme de l'apprentissage ?
- 8:05OuverteRéponse directe
Le FMI et l'OFCE révisent à la hausse la croissance 2015. Votre analyse ?
- 11:05OuverteRéponse directe
La loi sur le renseignement est-elle utile contre le terrorisme ?
- 14:05OuverteRéponse directe
La ligne Sarkozy est-elle majoritaire à l'UMP ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:10Valérie PécresseFait
« La ligne qui va gagner c'est la ligne républicaine. »
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[Musique] Bonjour et bienvenue au forum radiog dont vous êtes l'invité Valérie PCR. Bonjour. Bonjour.
Alors avec au minut de cette émission et comme chaque dimanche un tour d'horizon et bien sur l'actualité de la semaine. On va parler de la rupture chez les Le Pen, une affaire politique ou une affaire de famille. Au-delà un atout, un handicap pour l'UMP et son candidat à la présidentielle.
On va parler aussi de l'UMP avec justement les grandes manœuvres qui ont commencé dans la perspective de 2017. Changement de nom, primaire, projet. Quel est l'ADN de votre famille politique ?
Comment à la fois faire rêver les Français rassembler la droite sans rallumer la guerre des ambitions ? On va parler aussi de France Hollande, de ses déclarations sur Canal Plus ce midi et pour commencer Valérie PCR et avant de revenir aux annonces sociales de France Hollande ce midi sur Canal Plus ce nouveau drame survenu en en Méditerranée qui a été notamment commenté par le président de la République avec le naufrage d'une embarcation transportant 700 migrants, 1100 morts en 4 jours. Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Je crois qu'il faut que l'Union européenne soit saisie. Ce que nous sommes en train de vivre est un drame humanitaire. dans la Méditerranée qui est qui est notre notre enfin le creuser de notre civilisation européenne.
Donc on ne peut pas rester immobile et je crois que le président de la République doit saisir l'ensemble des chefs d'État européens au Conseil européen et qu'il faut que nous ayons une position vis-à-vis de la Libye et vis-à-vis de tous les pays méditerranéens. On ne peut pas laisser On ne peut pas laisser ces massacres se perpétrer toutes les semaines maintenant à nos portes. Alors, il a dit justement qu'il allait saisir les instances européennes euh les dirigeants de la Commission européenne, Donald Tusque, euh donc le dirigeant européen.
Mais au-delà de saisir des Européens, des chefs d'État, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut qu'on patrouille en Méditerranée. Il faut qu'on empêche ces bateaux de de couler ces drames humains de de de se passer.
Je pense qu'il faut débloquer des fonds pour pouvoir patrouiller en Méditerranée et empêcher ses drames. C'est ce qu'a annoncé le président de la République. Donc des patrouilles de d'avion, de bateaux.
Il dit aussi "Les gens qui mettent ces gens sur les bateaux sont des terroristes." Bah de toutes les façons, c'est des criminels contre l'humanité. Ils savent très bien que les bateaux vont couler.
Euh donc le sujet le sujet aujourd'hui c'est effectivement aussi la sanction la sanction de tous ces réseaux de passeur. Mais comme c'est encore plus difficile, autant agir vraiment efficacement. Et effectivement, ils mettent les moyens.
Je suis d'accord avec le président de la République là-dessus. Et quand vous parlez de Libye, vous avez vu les vous avez entendu les accusations contre Nicolas Sarkozi, donc qui avait euh ce qui s'était préoccupé de la situation libenne à la fin du régime euh du colonel Khadafi. On dit aujourd'hui ce qui se passe aujourd'hui, c'est à cause de l'action de la France.
Vous répondez quoi à ça ? Je réponds qu' je réponds qu'on ne pouvait pas faire massacrer euh laisser massacrer euh des dizaines de milliers de de civils libiens à Bengazi. Le sujet de la de la transition libenne est un sujet différent.
C'est vrai qu'on avait pas anticipé le le, j'allais dire l'effondrement de l'État lib qui qui l'avait anticipé ? C'est toujours très facile, monsieur Aziza et vous le savez mieux que quiconque de réécrire l'histoire. Alors, écrire l'histoire justement puisqu'on est en plein dans l'histoire 100 ans après le le génocide arménien euh et bien on massacre encore des chrétiens au prochain royens en Afrique parce qu'ils sont chrétiens et toujours dans la différence quasi généralisée.
Comment l'histoire peut bégayer à ce point-là ? Ben, vous avez raison. D'abord puisque nous sommes en cette année du du centenaire du génocide arménien, je pense que le devoir de mémoire qui s'exerce cette année doit être aujourd'hui plus que jamais un devoir d'action.
Parce que vous l'avez dit, aujourd'hui on massacre encore des des milliers des dizaines de milliers de d'êtres humains sur la planète pour leur religion. Euh et moi vous vous le savez que je m'en suis euh émue dès dès l'été dernier et en créant le groupe le groupe à l'Assemblée nationale pour la défense des chrétiens des chrétiens d'Orient. Euh à l'époque, on m'avait dit "Ouh là là, faut pas parler de chrétiens, c'est mal.
Euh il faut parler des minorités persécutées." Puis faut pas parler d'Orient. Assez mal de parler d'Orient parce qu'on cible, on stigmatise, faut parler des minorités persécutées dans le monde.
Euh oui, puis comme ça, on parle de la paix universelle et on n'agit pas. Moi, je vous le dis, il y a un devoir d'action. Euh et de ce point de vue, attention attention à ne pas en oublier.
Euh quand on parle des chrétiens d'Orient, en réalité on parle de la liberté de croire et cette liberté de croire qui doit être préservée dans le monde entier. Moi, j'ai été un peu frappé de voir que le président de la République quand 21 coptes égyptiens sont assassinés en Libye dit citoyen égyptien et dit pas copte égyptien. Je suis frappé de voir aussi que quand les étudiants se font assassiner au Kenya, il y a pas de chef d'état français qui va au Kenya pour là aussi chef d'état français, ni chef d'État européen, ni chef d'état aucun chef d'état européen, aucun chef d'état européen, aucun chef d'état occidental n'ay est allé.
Moi je le dis, ce qui s'est passé au Kenya est un drame humanitaire, mais c'est aussi un drame de de civilisation. Alors, on en vient euh et ben aux annonces de France Hollande euh annonces sociales notamment, pardon, si je peux revenir sur cette question des chrétiens d'Orient parce que j'ai oublié de le dire. Euh j'ai eu un un petit choc.
Nous avons saisi le commissaire européen aux affaires humanitaires, le groupe des chrétiens d'Orient de l'Assemblée nationale et il a refusé de nous recevoir. Voilà, il a refusé de nous recevoir parce qu'il considère sans doute, j'imagine, que la cause des chrétiens d'Orient n'est pas une cause humanitaire qui doit mobiliser l'Europe. Alors pour répondre à ça avec tous les parlementaires de tous les groupes de l'Assemblée nationale qui font partie de mon groupe d'étude, nous avons décidé d'envoyer une lettre à tous les groupes parlementaires de tous les Parlements européens pour les sensibiliser et pour qu'ils interpellent la Commission européenne pour qu'on agisse au niveau européen sur cette question des chrétiens d'Or.
Alors, on en vient donc aux déclarations de François Hollande ce midi sur Canal Plus avec notamment cette prime d'activité qu'il a donc décidé de mettre en place pour a-t-il dit inciter à la reprise du travail et que le travail soit valorisé notamment en direction des jeunes. Qu'est-ce que vous pensez de cette annonce du président de la République ? Je crois profondément, mais euh ce que je dis va mettre va mettre à 10 ans de de d'action politique.
Je crois profondément qu'on fait fausse route. Je crois qu'il faut changer le logiciel. Il faut que le travail paye plus que l'assistance, mais il faut sortir de cette logique d'allocation pour aller vers une logique d'augmentation du salaire direct.
Du salaire direct. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que au lieu de donner une prime d'activité, il faut baisser les charges salariales et en baissant les charges salariales, on redonne directement du salaire au aux travailleurs pauvres, au aux jeunes qui sont en en temps partiel, à ceux qui sont en intérim.
Et c'est ça parce que c'est le travail qui doit payer. On arrête la logique du guichet, on arrête les les usines à gaz administratif. Vous savez ce qui va se passer avec ce RSA activité pour les jeunes ?
Ça va être comme le RSA activité pour les pour les pour les plus âgés. Il y aura 2/3 des Français qui y ont droit, qui ne le demanderont pas parce que c'est tellement lourd de faire un dossier à la cave, d'aller demander et puis dès qu'on change de situation administrative, il y a plus personne qui vous le donne. Donc on vous et on vous réclame les trop perçus après.
Donc moi ce que je vous dis c'est que c'est par son travail qu'on doit trouver cette Mais là vous dites ça va dans le mauvais sens ou je dis il faut changer le logiciel. Nous avons aussi mais là il fait une annonce le président de la République. Vous dites banco, vous dites chiche ou vous dites ça vaut rien.
Je dis cet argent devrait être mis dans une baisse des charges salariales qui permettrait d'avoir plus de salaire direct au travail 1,6 fois je crois le SMIC, il y a peu de charge sur patronal. Oui, patronal, mais salarial, il y en a encore. Et de toutes les façons, de toutes les façons, il faut que aujourd'hui on redonne du pouvoir d'achat.
Si le SMICNET était plus élevé, il y aurait plus de pouvoir d'achat et on ferait toute l'économie de ces dossiers administratifs. Alors, j'ai mais j'ai pas très bien compris. Donc, votre analyse de et votre réaction à passe d'une logique.
On arrête les on on invente une la vraie réforme. La vraie réforme qui redonnerait de la valeur au travail, qui ferait que le travail paye plus que l'assistance. cette vraie réforme ce serait une augmentation des salaires directs par la baisse des charges.
C'est ça la vraie réforme. Et ça veut dire et pas la EURSA activité qui est une usine à gaz dont on sait très bien qu'elle est à la fois inefficace et en même temps source d'abus. Et alors c'est la base de ce que certains l'UMP notamment le voqué par appellent la culture de l'assistana.
Non mais c'est pas ça. C'est que c'est que on fa on on a un raisonnement où c'est l'État qui intervient systématiquement dès qu'il y a quelque chose qui fonctionne pas. Moi, je pars du principe qu'en réalité, c'est le travail qui doit vous donner vos revenus et c'est pas toute une nébuleuse d'aide.
Vous savez aujourd'hui euh on on a tellement d'aides qui partent dans tous les sens que effectivement on se rend plus compte de ce qu'on touche vraiment à la fin de ce que c'est que le revenu. La part du salaire dans le revenu doit être plus importante, la part des allocations moins importantes. Est-ce que vous êtes de ceux et de celles qui considèrent que il y a trop d'assistant en France et qu'il faut passer d'après ce que vous dites, c'est un peu c'est un peu ce que vous dites.
Non, c'est pas ce que je dis. Ce que je dis c'est qu'il faut passer d'une logique de suradministration à une logique de travail. Mais vous avez raison, il y a de l'assistana en France.
Et quand madame Touren ose dire qu'il y en a pas, mais bien sûr qu'il y en a. Trop d'assistana. Bien sûr, trop d'assistana.
Et je vais vous donner un exemple. C'est l'envoqué qui parlait du du mot qui comparait l'assistana un cancer. Ce ne sont pas mes mots mais je vais vous le dire, je vais vous dire ce qui ce qui crée les problèmes.
Je vais vous prendre l'Île-de-France, la région que je connais le mieux. On a donné 75 % de gratuité dans les transports en commun aux étrangers en situation irrégulière et à leur famille. C'est juste.
C'est juste par rapport aux étrangers en situation régulière qui eux payent plein potôt. C'est juste par rapport au au Français en situation régulière qui payent plein potôt. Non.
Et donc quel rapport avec la proposition de François ? Non. Mais vous me demandez s'il y a de la sistana en France.
Oui, il y a de la sistana. Il y a euh une fausse générosité qui fait que dans certaines situations qui paraissent dramatiques, on donne des avantages sociaux qui mettent un certain nombre de personnes dans des situations plus favorables que ceux qui respectent la loi que ceux qui travaillent. Et ça c'est injuste, monsieur Aziza et ça ça nourrit les extrêmes.
Autre autre autre annonce du président de la République. Mais je pourrais vous donner un autre exemple. On a plus de chance aujourd'hui d'avoir un logement social en Île-de-France si on est au revenu de solidarité active que si on est intérimaire chez Carrefour.
Parce que quand on est intérimaire chez Carrefour, on n'est pas prioritaire. Alors, autre annonce du président de la République, ça concerne l'apprentissage. Les employeurs ne peront plus euh plus rien pour les apprentis lorsqu'ils sont mineurs dès la rentrée prochaine.
Votre réaction ? Non, mais attendez, sur l'apprentissage, c'est merveilleux. François Hollande qui est le responsable, monsieur Aziza, vous m'entendez bien, le responsable de la chute dramatique de l'apprentissage depuis 2 ans, vient nous expliquer qu'il va faire quelque chose pour l'apprentissage.
Moi, j'en ai assez de cette politique de yoyo. La politique, c'est pas un yoyo. On n'est pas en train de donner un coup à gauche, un coup à droite.
Qui a supprimé l'aide de 1000 € par apprenti pour toutes les entreprises de plus de 10 salariés ? François Hollande qui a fait en sorte qu'aujourd'hui tous les patrons, j'étais encore il y a de jours à Palaiso avec des patrons d'agence immobilière qui me disait "On prend plus d'apprentis". On prend plus d'apprentis parce qu'on nous supprime les primes dès lors que le jeune ne va pas en cours.
Nous, c'est trop lourd pour nous. On n pas on n pas la possibilité de choisir nos apprentis. On n prendra plus.
Donc le sujet aujourd'hui, c'est un sujet de la confiance, confiance des PME vis-à-vis de la stabilité politique, de la stabilité d'une politique. Donner des primes, c'est bien mais si il y a 12 conditions ou 12 conditions pour pour les avoir, et bien et bien ça ça ça devient totalement ça devient totalement dissuasif. Alors, dans l'actualité, il y a aussi euh de de nouvelles interrogations euh en ce qui concerne la reprise puisque le FMI prévoit 1,2 % de croissance euh en France pour l'année 2015.
Euh l'OFCE 1,4 alors que euh le gouvernement avait inscrit 1 % de croissance dans le cadre de la prévision budgétaire 2015. Est-ce qu'on assiste à un début de retournement de conjoncture d'après vous ? Oui, mais le retour de conjoncture, il il c'est le retour conjoncturel du monde entier, c'est-à-dire c'est un retour conjoncturel qui est lié à la politique monétaire de monsieur Dragui.
C'est un retour de conjoncture qui est lié à la reprise de la croissance en Grande-Bretagne euh dans le reste du monde. On voit bien que les moteurs de la croissance française sont à l'arrêt. Donc les moteurs à l'arrêt, ça veut dire il faudrait faire quoi ?
On a moi j'ai j'ai écouté pardon, j'ai écouté le président de la République pendant 2 heures. Je n'ai rien entendu. J'ai vu énormément d'images, j'ai pas entendu le son.
Qu'est-ce qu'il propose le président de la République pour animer la croissance dans le pays à part euh distribuer des allocations et distribuer des primes ? Pour l'instant, rien. Voilà.
Alors le sujet c'est que il va y avoir une loi Repsamen et une loi Macron qui vont passer à l'Assemblée nationale. Ces deux lois sont des lois excessivement timide qui n'apportent aucune solution à la complexité du droit du travail, à la complexité de la réglementation de la bureaucratie qui étouffe les entreprises et au matraquage fiscal qui reste le principal problème pour investir en France. Ça veut dire qu'il y a plus qu' attendre 2 ans pour faire mettre mais ça veut dire qu'il faudrait réformer.
Ça veut dire que il faudrait proposer. Ça veut dire que on a trois lois aujourd'hui. Je vous ai parlé de la loi Macron.
On pourrait faire beaucoup plus dans la loi Macron. On pourrait assouplir le temps de travail et le faire par accord d'entreprise. On pourrait réformer l'assurance chômage.
On pourrait lever les seuils sociaux pour toutes les les obligations administratives des entreprises dans la loi eten. J'étais à Volpénil en Sainmarne dans des entreprises. Qu'est-ce qu'ils m'ont dit les patrons ?
Il y avait un patron d'une entreprise de 42 salariés qui a doublé son chiffre d'affaires en 3 ans, très très profitable. Il m'a dit "J'ai atteint 43 salariés, je suis déjà en train de penser à comment je vais créer une filiale pour pas dépasser le seuil de 50." Donc il faut revoir les seuils, hein.
Mais il faut les relever, il faut désadministrer. François Hollande a parlé de choc de simplification mais Banco, on y va. Manuel Vals a parlé de simplification territoriale.
La loi territoriale, elle revient en juin. Elle est où la simplification ? C'est un enchevrement.
Tout le monde fait tout et le contraire de tout. On gaspille l'argent. Tout le monde fait tout et le contraire de tout.
C'est aussi ça c'est la principale des injustices. Le gaspillage d'argent public. C'est aussi valable en ce qui concerne les impôts.
Il y a une controverse depuis la semaine dernière puisqu'on a pris qu'un certain nombre de communes de droite et de gauche Toulouse, Bordeaux, Marseille, Lille, Lyon avec 15 % d'augmentation des impôts à Toulouse après les élections alors que les candidats notamment UMP avaient promis pendant la campagne qu'il n'aurait pas d'augmentation d'impôts. Alors moi je vous le dis, quand on promet quelque chose, on doit tenir ces engagements. Mais quand on les tient pas, c'est pas ça qui fait monter le Front national.
Ça c'est c'est clairement clairement moi je le dis clairement on doit tenir ses engagements sinon on décrédibilise la par politique. Je ne sais pas si les élus en en l'occurrence dont vous parlez avait pris cet engagement de campagne. S'ils l'avaient pris ils doivent le tenir et nous leur rappellerons.
Bah je ne sais pas s'il l'avait pris parce que c'est vous qui me le dites donc je ne sais pas on vérifiera. Mais s'il l'avait pris il faut qu'il le tienne. En revanche en revanche ce qu'il faut quand même dire c'est que le gouvernement est en train d'asphixier les collectivités locales.
Il leur demande d'investir c'est très bien. Mais les élus locaux sont des hommes et des femmes responsables. Si on leur dit vous devez faire des investissements, il faut aussi qu'il prévoient les budgets pour faire fonctionner ces investissements.
Quand vous construisez une piscine, il faut prévoir tous les les maîtres nageurs pour surveiller la piscine. Il faut prévoir l'entretien de la piscine. Donc c'est bien de la part du gouvernement de dire investissement investissement.
D'ailleurs entre parenthèses, il a fait exactement le contraire depuis 3 ans puisqu'il a coupé tous les investissements de l'État. Mais enfin ça c'était sans doute parce que il osait pas réduire le nombre de fonctionnaires et baisser dépenses de fonctionnement. Mais bref, il dit il faut investir.
Les élus locaux sont responsables. On leur coupe les vivres, on leur demande d'investir. C'est vous voyez, c'est un une équation qui est insoluble pour eux.
Et si on leur dit ça, ils vont être obligés d'augmenter les impôts. Et moi, j'avais dit à Pierre Moscov ici euh il y a 1 an et demi, qu'est-ce qui va se passer avec votre coupe des dotations des collectivités locales ? Est-ce que finalement il va pas y avoir des augmentations d'impôts locaux ?
Il avait pas voulu me répondre. C'est ce qui se passe aujourd' Alors, autre actualité parlementaire, c'est la loi sur le renseignement. Euh bah écoutez, est-ce que ça va dans le bon sens pour lutter contre le terrorisme ou pas ?
Alors moi d'abord je vais vous dire, j'étais très satisfaite que euh le président de la République ait répondu positivement à ce que l'opposition demandait, c'est-à-dire une saisine du Conseil constitutionnel sur cette cour. Donc là, vous dites, il a eu raison de proposer de d'annoncer, il a eu raison de nous répondre de nous répondre positivement. Bien sûr, bien sûr.
Il a eu raison de nous répondre positivement. Pourquoi ? Parce que moi, j'ai la conviction que cette loi, elle est nécessaire et qu'elle est utile.
On est dans une situation de guerre contre le djihadisme et la protection des personnes justifie qu'on puisse avoir les mêmes moyens d'investigation que toutes les grandes polices et les grands services de renseignement du monde. Sinon, on sera dépendant des renseignements que nous donnerons les pays étrangers. C'est pas l'idée que je me fais de la souveraineté nationale.
Donc il faut qu'on ait un service de renseignement qui puisse agir. Elle est utile mais il faut des gard fous pour être certain que on n'arrivera pas à une société de des coûtes généralisés. Donc il faut mettre des gardes de fous.
Et laassine du Conseil constitutionnel fait partie des gardes de fous qu'exigeit l'UMP. Et quand qu'exigeit l'UMP ? Moi je Oui, sans doute.
Et quand Bruno Lomer a a dénoncé l'émergence d'une police politique à travers cette loi, est-ce que vous est-ce que vous partagez est-ce que vous faites la même analyse que En tout cas, moi sur cette loi, je serais extrêmement vigilante. Nous allons nous réunir mardi dans le cadre du groupe UMP. Nous allons écouter les parlementaires qui ont mené le débat, qui sont les spécialistes de ces questions.
Ils ont fait voter un certain nombre d'amendements pour obtenir qu'il y ait une commission vraiment indépendante qui surveille les écoutes. Ils ont obtenu aussi qu'il y ait un droit de recours. Moi, je vais regarder ça très attentivement.
Je ne voterai cette loi que si elle présente suffisamment de garde-de fou pour garantir les libertés dans mon pays. La saisie du Conseil constitutionnel, ça vous suffit ou pas ? Non, je vais regarder ligne à ligne cette loi pour vérifier.
Mais on est en première lecture, monsieur Aziza. En première lecture, vous savez, le vote est pas le même qu'en seconde lecture. En première lecture, c'est un vote beaucoup plus exigeant parce qu'on peut encore obtenir des amendements et de perfectionner la loi.
Alors, autre polémique, hein, il y a beaucoup de polémiques ces temps-ci, celle autour de l'assassinat de la de la petite Chloé, cette petite fille de 9 ans qui a été assassinée à Calé par un par un polonais. Donc polémique après que Laurent Vquier estimé qu'il y avait une relation de cause à effet entre cet assassinat et ce qu'il a appelé la politique de désarmement pénal de madame Tobira. Moi je ne polimquerai pas sur ce drame qui est un drame épouvantable et que je ne souhaite à aucune famille.
Euh ce que je pense c'est que le drame de la petite Chloé est intimement lié à au fonctionnement de Schengen, au fonctionnement de Schengen et au fait que nous n'avons plus Non, monsieur Aziza, monsieur Aziza, je vous dis ce que je pense. Moi, oui, mais je vous répondrai après, ne vous inquiétez pas, je vous répondrai après. J'ai pas l'habitude de d'esquiver les questions.
Je vous dis juste que ce drame essaie de noué autour enfin pose la question de Schengen et de la fin des contrôles aux frontières. ce ce criminel était interdit du territoire français. Il a pu rentrer en France et il est rentré en France non pas parce qu'il y a la libre circulation en Europe comme je l'ai entendu dire mais parce que tout simplement on ne contrôle pas les identités aux frontières.
Si vous voulez aller en Angleterre, il y a la libre circulation mais on contrôle aux frontières. Donc le le sujet c'est Schengen et il faut qu'on en rediscute parce que ce sujet du criminel qui a tué la petite Chloé à mutatis mutandis, il se pose aussi pour un djihadiste qui rentre du djihad et qui rentre en Allemagne qui est français et qui revient en France. Donc le sujet le sujet c'est Schengen et là on peut pas y l'esquiver.
Alors ça c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que je pense que en l'occurrence, ça n'est pas la politique de lutte contre la récidive des délins sexuels qui est en cause, même si on le sait, le fait que madame Tobira a demandé qu'on supprime les peines de rétention de sûreté pour les criminels particulièrement dangereux, notamment les criminels sexuels, peut à terme provoquer de cause, çait aucun rapport. Ça n'avait aucun rapport.
Ça n'avait aucun rapport puisque il était polonais et il était purgé sa peine en Pologne. Ça n'a pas de rapport quand François Holland dit il considère que la garde des SA a été attaqué bassement notamment par Laurent Voquier. Vous dites il a raison François Hollande écoutez moi je ne veux pas polémiquer sur ce drame.
Je ne veux pas polémiquer sur ce drame. Ce que je dis c'est qu'effectivement en l'occurrence le sujet c'était Schengen. Vous voulez pas polémiquer sur ce drame mais certains euh certaines personnalités de l'UMP polémique puisque Bruno Lemire a dénoncé les propos de la renvoqué.
Jean-rené Leerf, nouveau président IMP du département du Nord, regrette aussi l'utilisation de ce qu'il estime appartient à un langage du Front National. Alors et vous les petites phrases, franchement c'est plus la police monsieur. Si si si Frédéric Azizal, c'est des petites phrases.
Je je vais vous dire quand quelqu'un dans ma famille politique dit quelque chose qui ne me convient pas, je dis ce que moi je pense et je n'attaque plus. Je n'attaque pas parce que je pense que aujourd'hui cette politique là plus personne n'en veut. Plus personne ne veut d'une politique de petites phrases.
On a eu la guerre Fillon Copé, c'est fini maintenant. Il y a plus de petites phrases au sein de notre famille politique. Est-ce que est-ce que vos voqu c'est une chance pour l'UMP ou un risque nouvelle buissonisation voire de l'opénisation de votre famille politique ?
Mais moi, je vous ai dit que je n'attaquais personne. Je pas com des idées. Mais monsieur Aziza, je n'attaque personne.
Moi j'ai mes idées, je vais les défendre. Je suis candidate, vous le savez, à la présidence d'une grande région et je serai moi-même, je serai libre, je dirai ce que je pense mais je n'attaquerai pas. Est-ce que la ligne VO est en addigation avec le changement de nom du MP puisque vous allez vous appeler les républicains.
Est-ce que ce qu'il dit, ce qu'il fait, c'est républicain ? Mais aujourd'hui, vous savez, j'ai commencé ma vie politique dans un parti qui s'appelait le rassemblement pour la République. Donc m'appeler les Républicains, je veux dire, ça correspond à mes valeurs.
Et je me suis rassemblée pour la République et c'est la République qui m'a fait me lever et qui m'a fait rentrer en politique. Donc moi, je me reconnais dans les valeurs de la République et j'ai d'ailleurs voulu que ma campagne régionale, on pourrait dire c'est une Non mais attendez, monsieur Aziza, c'est important. Normalement, c'est une élection locale, mais j'ai voulu la placer sous l'égide de valeurs.
Et ces valeurs, c'est l'autorité, la liberté, la justice qui sont des valeurs profondément républicaines. Je me sens républicaine. Monsieur Aziza, vous vous sentez républicaine.
Est-ce qu'être républicain c'est on a vu certains dire vos voqu ose tout, est-ce qu'on peut tout oser en politique y compris lancer des polémiques écoutez inviter Laurent Voquet parce que je sens que vous avez beaucoup de questions à lui poser mais Laurent Voquier est un homme politique à l'UMP. Vous savez que nous avons 200000 adhérents et que nous avons des idées. Nous avons beaucoup d'idées aujourd'hui.
Lui c'est le numéro 3 de l'UMP. Donc c'est le numéro 3. ADC moi je suis moi il y a Laurent Voquier, il y a Nathalie Cuscomisé, il y a Nicolas Sarkozy, François Fillon.
Nous avons énormément de talent, énormément de différence et nous sommes divers dans nos différences et croyez-le bien, la ligne qui va gagner c'est la ligne républicaine. Alors c'est a priori d'après les sondages, la ligne qui va gagner c'est la ligne Sarkozy puisque un sondage la ligne républicaine. D'ailleurs, je vous vous remarquez qu'on a supprimé les courants ou dans l'UMP, ça c'est une très bonne chose.
Moi, je suis ravie parce que on revient enfin à ce que j'ai toujours aimé dans l'UMP dans l'ancienne UMP, c'est que c'est que justement on était riche de notre diversité mais qu'il y avait pas des clans, des chapelles et cetera. Donc ça bat en brèche toutes les critiques que vous pourriez faire sur tel, un tel ou un tel puisque il y aura plus de courant. En tout cas, il y a des déclarations he il y a des déclarations dans quand vous les fait commenter, il y aura une ligne majoritaire et on la votera en bureau public.
Alors l' majoritaire a priori d'après les sondages et notamment les sondages IFO publié ce matin par le JDD c'est la ligne Nicolas Sarkozy puisqu'il fait course en tête dans la perspective de la première présidentielle devant à la Jupé et très très loin devant François Fillon dont vous avez été proche a priori dont vous êtes toujours proche. En clair bah le match est plié pour 2017 c'est Nicolas Sarkozi vous savez 2017 c'est très loin. Moi, je n'ai pas pris partie pour la primaire de 2017 pour la bonne et simple raison que moi je voterai pour celui qui en 2017 défendra les valeurs qui me sont chères.
Et ces valeurs, c'est celle de la réforme. Mais tout le monde va décider de défendre les mêmes valeurs puisque vous êtes dans le même mouvement. Non non, pas forcément.
Il y a des a il y a des il y a des sensibilités. Moi, je suis attaché à ce que l'on réforme ce pays. Je vous ai parlé tout à l'heure de passer d'une logique d'allocation à une logique de salaire direct plus élevé.
Je pense que cette réforme-là, il faut qu'on la défende. Pareil pareil la notion du contrat de travail unique qui met cher. Le le président de la République a reconnu que le contrat du indéterminé pouvait poser problème si on ne savait pas comment le rompre.
Moi ce qui me pose problème c'est plutôt qu'il y ait des exclus du contrat à durée indéterminé. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc je suis pour le contrat de travail contre la précarité.
Ce qui vous dérange aussi, c'est la c'est la réforme, la politique de l'éducation nationale de Naju mais bien entendu Naj Valkassem fait le contraire de ce qu'il faut faire. Elle a toujours pas compris que le collège uniforme ça marche pas aujourd'hui en supprimant les classes bilangues et les classes européenne qui justement sont des filières d'excellence qui dans les collèges les plus difficiles et les plus sensibles permettent de maintenir de la mixité sociale au sein de l'éducation nationale. Elle est en train de commettre une radicale erreur.
Elle veut mettre tout le monde sous la même toise. Elle n'obtiendra que la médiocrité pour tous. Alors, tout le monde sur la même toise.
Nicolas Francosier veut peut-être aussi ob mettre tout le monde sur la même toise. Euh vous pensez donc vous n'avez pas répondu tout à l'heure pour vous le combat le match n'est pas plié pour 2017 ? Non, c'est pas le sujet.
Aujourd'hui, le sujet c'est pas 2017, le sujet c'est 2015 et c'est comment est-ce que on franchit cette nouvelle étape vers l'alternance. On a gagné les municipales, on a réussi au départemental à freiner la montée du Front National et moi j'en suis très fier parce qu'on a montrer au départemental que les vrais candidats, ceux qui avaient les vraies solutions dans pour la vie quotidienne des électeurs, c'était nous et c'était pas le Front National et j'entends bien poursuivre dans cette voie au régional et montrer que l'alternance crédible c'est nous. Justement les régionales, vous êtes l'une des rares femmes tête de liste régional. n pas beaucoup mais j'ai j'ai appelé à ce que nous investissions Virginie Calmels en Akitaine pour qu'il y en ait au moins une deuxième mais à gauche non plus hein il y en a pas beaucoup je dis pas pas beaucoup madame n'arrive pas je parlais pas forcément du MP je parlais de tout parti confondu alors pour l'instant PS n'a pas encore choisi sa tête de liste vous préférez qui face à vous Jean-Pauluch Marie Pierre de la contrie ou Claude Bartolone Bon moi ce que je vois c'est que le bilan calamiteux de Huchon c'est finalement le boulet commun de tous les candidats socialistes puisque quand on on teste dans on les teste dans les sondages, ils sont pour la première fois depuis 17 ans largement distancés par le par le bloc des des candidats de la droite et du centre.
Donc ce que je veux dire moi aujourd'hui, c'est que quand vous avez un président de région pour lequel 61 % des Franciliens disent que c'est un mauvais président de région, ce serait paradoxal de le réinvestir. Maintenant, si le PS le réinvestit, de toutes les façons, Marie-Pierre de la Gonterie est comptable de ce bilan. Elle était la première vice-présidente depuis 11 ans.
Donc, votez Bartolon. Mais monsieur Bartolan ne connaît pas bien la région, il ne connaît pas les sujets et il viendrait là à mon avis, j'allais dire un peu en touriste, je suis pas sûr que les parachutages comme ça de dernières minutes ça marche mais après c'est son choix. Je n'ai pas à choisir le candidat.
Ce que je vois c'est qu'une gauche décrédibilisée. On ne se loge pas en Île-de-France. Le chômage n'a jamais été aussi haut.
Les transports n'ont jamais été aussi embolisés. La pollution n'a jamais été aussi élevée. Alors, excusez-moi, mais après 17 ans, un 4e mandat, pour quoi faire ?
Et concernant cette élection, vous pensez aussi que c'est plié, ça sera vous la prochaine présidente de la région de France Non, parce que vous savez, c'est un combat très difficile. L'Île-de-France à être un combat homérique. La région est une région qui est traditionnellement très ancrée à gauche. 12 millions d'habitants Oui, 12 millions d'habitants.
Mais une région très ancrée à gauche. Mais je crois aujourd'hui que les Franciliens sont comme tous les Français excédés par des hommes politiques qui font qui font de la politique politicienne, des promesses qui ne tiennent pas et qui n'ont jamais tenu et 17 de promesses non tenues, ben ça appelle, je pense, du changement. Et moi, j'ai décidé de prendre le temps.
Je suis partie très tôt. Je je suis vraiment à la rencontre des Franciliens en immersion. Cette semaine, j'étais à la Grande Borne à Grini, j'étais à Palaiseo, je vous l'ai dit, j'étais j'étais aussi à à Éver à Juvis dans le ROR pour parler de sécurité dans les transports.
Je vais vraiment faire comme l'avait fait Jacques Chirac en 94, vraiment aller à la rencontre des Franciliens, les écouter, faire avec eux cette campagne et puis on luttera contre ces fractures et ses inégalités qui sont le principal échec de la gauche. Donc, vous travaillez beaucoup, hein ? Bon, je travaille, j'ai surtout une équipe formidable autour de moi composée de tous ces jeunes élus que j'ai permis de faire émerger dans les Pourquoi je vous pose cette question ?
C'est parce que votre ami Pierre Bédier qui est président du conseil départemental les si je me trompe pas euh dit que votre plus grande qualité c'est d'être une bosseuse et votre plus grand défaut c'est d'être une bosseuse. C'est vrai ? Ben écoutez, allez dire ça aux français qu'il y a des hommes politiques qui qui ont envie de travailler.
Je pense que le travail, le sérieux, l'exemplarité, l'honnêteté, ce sont des valeurs qui sont aujourd'hui plébiscitées par le V modè, c'est Anguela Merkel, paraît-il. Bah, regardez ce qu'elle a fait de l'Allemagne, il y a peut-être des choses à prendre. Et alors, c'est vrai que vous enfin, qu'est-ce qui vous a pris de dire Hillary Clinton n'avait pas exercé de vraies responsabilités ?
Non, j'ai dit que c'était une grande dame de la politique américaine mais que je me sentais plus proche d'Angela Merkel parce qu'elle avait réformé l'Allemagne. Mes propos ont été ma phrase a été un peu coupée. Voilà.
Et alors on dit aussi que avec vous on se marre pas beaucoup. C'est vrai ça ? C'est des amis vous qui dit ça ?
Non. Non mais c'est vrai que avec Fillon, Jupé, Copé, Sarkozi, Xavier Bertrand, Mono Lemè, le renvoqué c'est l'éclate. Ah bon ?
B sûrement. Et avec Nicolas SarkoZi on se mar plus. Je l'ai pas cité.
B non, vous l'avez pas cité. Ah bah non mais avec avec les hommes politiques en général, c'est une grosse rigolade. C'est une grosse rigolade.
Vousz pasoup mais Non mais moi ce que je pense vous n'êtes pas beaucoup ri depuis que vous faites de la politique. Moi je je suis je suis je ne ris pas quand je vois la situation aujourd'hui des Français. Non, je ris pas et quand je vois la situation de mon pays, je ris pas non plus.
Et je pense que les petites blagues à la Hollande, ça fait parire le pays. Et alors, est-ce que c'est une petite blague ce que vous êtes en train de vivre, ce qu'on est en train de vivre euh cette situation que l'on voit tous les jours évoluer au sein du Front National entre les Le Penfille ? Ça vous fait rire ou ça vous fait pleurer ?
C'est un spectacle totalement pathétique. Mais le vrai crime de Jean-Marie Le Pen, qu'est-ce que c'est ? Je sais pas, vous allez nous le dire.
Bah oui, c'est d'avoir euh soulevé le rideau sur sous sur les coulisses du Front National. Et Marine Le Pen ne peut évidemment évidemment furieuse. Elle est évidemment furieuse parce que qu'est-ce qu'on a vu ?
On a vu qu'au Front National, il y avait que des gens pas fréquentables, qu'il y avait encore des péthénistes, qui avaient encore euh des antisémites, que toute cette ce ce comment on dit ce nouvel emballage que Marine Le Pen a mis sur le paquet cadeau n'avait rien changé au produit. Voilà, le FN c'est encore un parti assisté antisémite. D'ailleurs, il suffisait de regarder les dérapages de la campagne départementale.
Allons voir les candidats les candidats frontistes et et plushantons ce qu'ils disent et puis on verra on verra la vraie nature du front. parti racistes antisémites, leurs dirigeants, les dirigeants du Front national sont aussi racistes et antisémites, y compris Marine Le Pen. Écoutez, moi je n'attaque pas les gens personne.
J'attaque les idées qui que portent leur partis politique. Et bah écoutez, moi je suis désolé, j'ai entendu monsieur Le Pen, président d'honneur du Front National et je sais quoi m'entenir. Alors, est-ce que vous encouragez éventuellement Nicolas Sarkozy à débattre, à demander un débat à Marine Le Pen ?
Ah mais bien sûr, il faut débattre avec tout le monde. Je suis d'ailleurs étonné que François Hollande refuse le débat. Euh mais vous savez l'attitude l'attitude de du Parti socialiste et du gouvernement vis-à-vis du Front National est profondément ambigu.
Monsieur Aziza, faut quand même le dire. Vous avez vu Manuel Vals dans la dernière ligne droite des départementales, qu'est-ce qu'il a fait ? Il avait une stratégie qui était extraordinaire.
Il a décidé de zapper l'UMP. Il a fait il a érigé le Front National comme seul adversaire. Pourquoi ? pour le faire monter, pour essayer de dire aux français, regardez, c'est eux qui portent l'alternance dans le pays.
Et en même temps, c'était fantastique, ça sous de la gauche. Donc en réalité, ce qu'il essaie de faire, c'est une espèce d'alliance des contraires pour essayer de de d'affaiblir l'UMP qui est la seule vraie force crédible d'alternance dans ce pays. Je le répète.
Alors, il y aurait donc un intérêt pour le l'UMP, pour la démocratie française, pour la République, de voir euh Nicolas Sarkozy débattre face à Marine Le Pen avant 2017 éventuellement mais il y a je vais vous dire, moi je pense que le débat politique partout et pour tous est une force. Je pense que il faut aller chercher nos adversaires sur le terrain de leur contradiction, de leur méconnaissance des sujets. Si vous voulez que je vous parle du Front National, moi j'avais une candidate Front National dans ma circonscription, elle savait même pas quelles étaient les compétences du département.
Vous voyez ? Bon alors et en Île-de-de-France et en Île-de-France et bon pas très bon et en Île-de-France en Île-de-France on a eu des candidats Marine Le Pen était en Île-de-France elle était conseillère régional hop c'était pas une terre assez accueillante elle est partie euh Marion Maréchal Le Pen s'est fait était sur la liste des Yvelines au régional de 2010 ah c'était pas une terre assez accueillante elle est partie Marie Christine Arnetou partie à Nice je veux dire en Île-de-France le FN c'est trois petits tours ils font du tour mais bien sûr c'est des touristes c'est des touristes qui ne sont préoccupés plus qui sont préoccupés plus beaucoup plus par leur carrière leur mandat que par vos problèmes. Alors, autre chose, autre question, autre question qui a été posée au président de la République.
Euh la proportionnelle, lui dit éventuellement euh favorable à l'instillation d'une part de proportionnel. Et vous, vous dites quoi ? Moi, je dis que je vois bien la tentation de la gauche.
La tentation de la gauche, c'est la tentation de Mitter en 86. La tentation, c'est pas ce qu' dit François Holland. Oui, pour l'instant, mais il revient avec cette dose de proportionnel.
Quelle dose ? Quelle dose ? Moi, je suis pas contre une petite dose de proportionnel.
Sauf que si on fait une petite dose de proportionnel, il va falloir redécouper et que nous avons déjà vu à quel point était antidémocratique le découpage qu'a fait François Hollande sur les Cantonales. Vous savez que dans le Val de Marne, un département qui est resté communiste, la droite et le centre font 52 % des voix et réussissent à être battu. Donc moi je demande si on redécoupe, je demande que ce soit fait sous le une vraie la le vrai regard d'une commission pluraliste qui regardera comment on découpera les circonstruction.
C'est peut-être pour ça que votre allié Jean-Christophe Lagarde donc le président du souhaite, il l'a dit la semaine dernière ici à Radio J, une réforme du mode de scrutin législatif qui serait calqué sur celui des des régionales, c'est-à-dire une proportionnelle intégrale avec une prime majoritaire. Ça dans le bon sens ça ou pas ? et c'est Jean-Christophe Lagardde qui le propose.
Moi, je suis pas favorable à la proportionnelle intégrale. Je vais vous dire pourquoi. Parce que je crois à la responsabilité individuelle.
C'est au cœur des valeurs que je défends en politique. Et la responsabilité individuelle, c'est un homme un territoire. Et si on crée si on fait des scrutins de liste, on aura des listes qui seront faites par les partis et on aura au Parlement des apparats chic qui seront choisis parce qu'ils sont proches de tel ou tel courant, de tel ou tel président de parti et cetera.
Et ce sera pas les citoyens qui choisiront. Et moi, je pense queen France les citoyens ont l'habitude de choisir leurs élus. Ils les aiment, ils veulent les décider et ils veulent le pouvoir.
Alors, dans l'actualité, il y a aussi euh le plan antirracisme que Manuel Vals a présenté vendredi, c'était à Créteil. Et bien, est-ce que ça va dans le bon sens ? Est-ce que ce plan va dans le bon sens ?
Moi, je trouve ça très symbolique. Manuel Val décidé de le présenter à Créteille parce que vous savez que il y a eu des exactions très graves qui ont été commises. C'est d'ailleurs il a expliqué que c'est pour ça qu'il allait présenter à Créteil.
Ouais. ou où des une jeune femme a été violée parce que parce que on considérait qu'elle était juive. Oui, voilà, on considérait qu'elle était juive et puis on il y a eu un très beau film qui a été tourné aussi à Créteille, il s'appelle Les héritiers et qui justement bar en brèche euh cette dans dans le cas du lycée dans le où Emmanuel Vals a présenté son Ah, il est allé dans ce lycée là.
Je savais pas, j'avais pas j'avais pas j'avais pas vu qu'il est allé dans ce lycée-là. Mais ce qui est très beau, c'est de montrer justement qu'on peut enseigner la CHOA au lycée en réalité en France aujourd'hui. Donc euh donc et pas seulement la choa, la choa, les sciences, l'histoire, la philosophie, toutes les matières qui aujourd'hui sont euh plus ou moins euh ex Alors, le problème c'est qu'il faut pas que ce plan antiraciste reste l'être morte.
Et moi, je dois vous faire part aujourd'hui de ma grande préoccupation notamment sur tout ce qui est prosélitisme islamique dans l'université. Et je donc vous avez été ministre des universités, le rapport sexig qui a été remis au conseil à l'intégration nous sonne des signal des signaux d'alarmes très forts. On doit pouvoir enseigner toutes les matières, on doit pouvoir avoir des enseignants femmes, on n'a pas à prendre des salles de classe pour des salles de prière et ainsi de suite et ainsi de suite.
Donc la question de la neutralité et de la laïcité est une question qui va se poser y compris dans l'université française. Alors on parle on continue à parler du plan de Manuel Vals. Euh il il considère que la condamnation des discours de haine aujourd'hui par le régie par le droit de la presse en sa pas qu'il considère, il a décidé que ce cette condamnation des discours de haine sera intégrée au droit pénal pour et c'est Manuel Vals qui parle simplifier les règles d'enquête et de jugement.
Est-ce que vous approuvez ce choix du premier ministre ? Moi, je crois qu'il faut vis-à-vis de la haine et vis-à-vis de la violence, il faut qu'on commence à être vraiment sans sans sans merci parce que euh aujourd'hui, on est dans une société qui devient trop Mais là, est-ce que ça va dans le bon sens ? Je crois que ça c'était une demande notamment d'association.
Je crois que ça va dans le bon sens. Donc autre, je n'ai pas peur de la sanction aujourd'hui. Je pense que vraiment si on veut une société du respect, il faut accepter que la sanction fasse partie de notre de notre dispositif de protection.
Donc sanction aussi par rapport à ce qui se passe sur internet. Ça a été aussi une annonce de ce plan. Est-ce que vous savez que le Front National a voté a déclaré qu'il était contre le contrôle des sites internet et des et des et de toutes les paroles violentes et racistes qui sont prononcées sur les sites internet.
Donc, posons-nous la question. Quand on est contre justement le contrôle des sites internet violent et haineux, pourquoi ? Pourquoi ?
Mais non, mais je veux dire voilà, ça c'est un acte concret du Front National qui dévoile la vraie nature du Front National. Il faut juger le Front National à ses actes concrets. Il dit qu'il veut lutter contre le terrorisme, il veut pas qu'on condamne les sites et qu'on les contrôle les sites qui appellent à la haine.
Et bien ça veut dire beaucoup de choses. Alors des messages de haine antisémite, antipolicier aussi, anti-charlier, on l'a vu depuis le le 7 ou le 8 ou le 9 janvier, relayé depuis depuis des années par le net, par les par les les réseaux sociaux, notamment par deux gourous euh du NET, Dieu donné et Soral, devenus des gourous antisémites et négationnistes. Est-ce que bien cette décision de Manuel Vals de créer une unité nationale de lutte contre la haine sur internet va assez loin et suffisante ?
Oui, bien sûr. Oui, c'est enfin ça va assez loin. On va voir si elle est efficace mais je pense que toutes ces mesures vont dans le bon sens et je vous dis je je pense qu'aujourd'hui on doit être d'une détermination sans faille et puis on doit on doit montrer alors là pour le coup que la République est unie.
Vous m'avez demandé si j'aimais le terme républicain. Le terme républicain s'applique en l'occurrence. Ça s'appelle la fermeté républicaine.
La fermeté républicaine. Euh parce que la République en réalité, elle est elle est challengée. Elle est elle est en fait elle est défiée.
Elle est défiée par des personnes qui utilisent soi-disant le cadre de la liberté d'expression. Je pense notamment à dieu donné. Moi, je déteste la censure.
Je considère que je considère qu'il ne faut pas censurer a priori mais en même temps, quand vous avez quelqu'un qui bafoue systématiquement des jugements, qui défie la République, c'est comme les femmes en burka. Là-dessus, Manuel Vals a pas a pas été solide. Je lui ai posé la question à l'Assemblée nationale, qu'est-ce qu'on fait pour ces femmes en Burkaa ?
C'est interdit, certains payent leurs amendes à leur place et elles continuent. Elles sont multiécidivises. J'en ai encore croisé une en scène Saint-Denis quand je suis allée tracté pour les départementales.
Donc aujourd'hui, c'est quoi cette République qui est bafouée ? Qu'est-ce qu'on fait ? Emmanuel Vals m'a répondu à Madame Pécrè, c'est un piège, je ne tomberai pas dedans.
Et bien, je dis à Manuel Vals, là aussi la République est bafouée. Là aussi, les prisons qui enferme les femmes doivent être interdites dans la République française. Dernière question, c'est
Valérie Pécresse