Pour le droit à l’eau, mettre en place la gratuité des compteurs et des premiers m3 vitaux
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
je vous propose que donc pardon gabriel amard on va dire là je sais pas où je suis membre du réseau des élus un insoumis et citoyens et notamment j'en connais un certain nombre d'entre vous pour tourner le pays sur cette question de la gestion de l'eau je vais vous proposer qu'on en procédant de temps je vais vous faire réagir d'abord nos invités sur la question du droit à l'eau et la perception qu'ils en ont de l'état du droit à l'eau en france de l'heure de leur balcon de leur poste de combat de leur engagement et puis dans un deuxième temps je leur demanderai après un échange avec vous sur le droit à l'eau à miami heat a mis tant de 7h30 nous allons partager ensemble eh bien nous aborderons la question de là où ils en sont et leur perception de cette mesure du programme l'avenir en commun que harris interactive a révélé être à 80 % plébiscité dans le cadre de son dernier sondage sondage qui portait sur les 42 mesure phare du programme la vie en commun alors avant de donner la parole aux gens qui m'entourent aux amis et invités et camarades d'abord excusé un gros pépin vice présidente europe ecologie les verts de la métropole de lyon qui a eu un soucis personnels bon qu'il a vraiment mobilisé je comprends tout à fait moi même devant souvent mobilisés ayant une mère très âgée et et on choisit pas forcément que ça tombe au bon moment dans ces cas là voilà donc anne au pied levé a demandé à florestan groulx de l'un des membres du comité de pilotage au de la métropole de lyon de bien vouloir la représenter et puis je salue aussi laurence boulet qui est vice présidente à la métropole et qui fait aussi partie ce comité de pilotage et j'avais eu plaisir d'ailleurs être des heures durant auditionné sur vos choix et j'en aurais dit pas plus puisque dans un instant florestan se présentera nous avons évité emmanuel poilâne pour son engagement citoyen après avoir été directeur il est aujourd'hui bénévole à la fondation france libertés danielle mitterrand laquelle daniel nous a un peu mis le pied à l'étrier aux uns et aux autres sur ces questions c'est d'elle que nous tenons la formule que l'eau est légal de l'air et du rayon de soleil auquel on a ajouté n'est ce pas mathilde tout de suite derrière trois jours sans eau et nous sommes morts et que l'eau est d'aucune manière une marchandise mais là c'est la question du droit à l'eau qui nous occupe et emmanuel fait partie d'un collectif de lanceurs d'alert 1 après avoir fait du lobbying citoyens pour obtenir l'interdiction des coupures d'eau il reviendra donc sur sa perception du point de vue du poste de combat qu'il a occupé ces dernières années sur lui aussi la perception qu'il a de l'état du droit à l'eau 1 avant de me dire ce qu'il pense brut de décoffrage de notre mesure phare sur l'eau qui est la gratuité des conteurs et des mètres cubes vitaux enfin mathilde matile panneaux qui a présidé la commission denquête il y aura à propos de la commission denquête un débat enfin une conférence débat à deux que demain donc c'est pas tant la commission dans l'ensemble de son périmètre qui nous occupe cet après midi mais c'est plutôt de ce que tu as observées à l'occasion de cette commission denquête mais aussi dans la bataille parlementaire vous avez mené avec bastien la chaux en février 2018 où nous avions par notre groupe parlementaire donner un débouché politique à un travail citoyen celui des ateliers des lois en partie mais aussi le travail d'auditions à l'époque d'un certain nombre d'acteurs associatifs d'usagers de syndicats pour déposer cette proposition loi que vous avez défendu à l'assemblée nationale donc là aussi nous dire un petit peu la vision que tu as la perception à l'issue de ces deux événements marquants de ton travail parlementaire de l'état de la situation aujourd'hui avant d'aborder la séquence 2022 et la perspective que nous avons donné au pays par la résolution présentée par jean-luc mélenchon est adoptée par notre assemblée représentative en 2019 maintenant ou 2020 en 2020 voilà dans lequel nous affirmons non seulement la volonté de mettre le droit à l'eau sommet de la hiérarchie des normes mais nous dressons aussi l'état d'une situation qui occupa le débat d'aujourd'hui mais qui fait que nous pouvons nous satisfaire même s'ils travaillaient pas terminée que en vingt ans les têtes dures auxquels nous avons participé les uns et les autres dans nos engagements associatifs dans les indics engagements syndicaux dans l'exercice des mandats eh bien nous avons divisé par deux le nombre de contrats des multinationales en france en matière de gestion de l'eau et de l'assainissement des eaux usées et que ça a permis notamment dans le cas des gestion publique qui se mettait en place dans les différentes formes que le droit français permet hélas ce n'est pas l'objet je ne détaille pas il ya eu un atelier avec rené revol ce matin qui a évoqué toutes ces questions mais il a été avancé par des collectivités et c'est ma contribution d'entrée à ma perception du droit à l'eau il a été avancé au nom du fait que le code général des collectivités territoriales d'une part des arrêts de conseil d'état d'autre part qui ont fait de la jurisprudence à partir de contentieux générés par des positions désobéissante vis-à-vis de la loi de certaines collectivités dans les années 90 des fois même dans des cités balnéaires dans des stations de ski qui ont posé la question des usages et des mésusages le qui était fait de l'eau et bien nous sommes arrivés à faire avancer le fait qu' on peut en france ouvrir le robinet sans parler d'abonnement et sans faire payer une part fixe la loi le permet et on oublie trop souvent de le dire on n'utilise pas le fait que le code général des collectivités territoriales permet de mettre en oeuvre un premier droit c'est celui que la première goutte arrive gratuitement puisque le code général des collectivités territoriales dit qu' il peut y avoir des parts fixes et des abonnements il n'y a pas écrit qu'il doit y avoir des parts fixes et des abonnements de même la jurisprudence ou la loi fait qu'aujourd'hui on sait met en place des tarifications différenciées en fonction des usages on sait mettre en place des progressivité ou des gratuités quasi-gratuité parce que j'aime tirer les oreilles de mon camarade qui s'est battu dans le cadre de la loi brottes en lui disant que la nuit il obtient le fait qu'on interdise le coupures d'eau dans la même nuit on a on s'est fait enfoncer sur une question la gratuité donc ça va moins bien maintenant qu'avant la loi brottes parce que avant la rue breton on pouvait faire les mètres cubes gratuit en volume sous forme d'une remise on ne peut plus le faire c'est comme ça croque mort dans les bouches du rhône par exemple fait 10 centimes le mètre cube très symbolique sur les mètres cubes vitaux mais voilà à peu près ce que je pouvais vous dire de l'environnement juridique dans lequel on se situe en attendant bien entendu que on se pose les questions pour l'avenir mais que nous aborderons dans le deuxième temps donc ce que je vous propose c'est que sur cette séquence là tu conclus et on donne la parole à la salle mathilde et puis sur notre mesure l'avenir en commun ba tu commenceras ça tu vas vers si emmanuel le droit à l'eau de ton poste de combat bonjour à toutes et à tous merci de cette invitation c'est c'est une opportunité pour moi le droit à l'eau c'est d'abord un travail de déconstruction de la violence à tous les étages dire que ce qu'on sait à quoi on est confronté en fait c'est une violence inimaginable et notamment pour les précaires et pour pour elle pour faire en sorte de pouvoir avoir accès un bien commun donc c'est pour ça qu'on a qu'on a fait ce livre que vous retrouverez sur le site de deux des éditions 2031 on a fait ce livre pour raconter l'aventuré qu'on a mené donc de 2013 à 2018 pour faire en sorte que les multinationales applique la loi et faire en sorte que les multinationales ne puisse plus couper l'eau donc on n'a pas énormément de temps aujourd'hui donc pour ceux qui veulent découvrir toute cette aventure il faut lire le livre et vous verrez ça donne plein d'idées pour pour d'autres combats du coup si je voulais je voulais revenir sur quatre points le premier point c'est être en capacité de montrer aux multinationales la violence qu'ils mettent en oeuvre parce que souvent trop souvent les grands patrons sont dans dans un bureau en haut d'un très bel immeuble il met en place des procédures qu'ils estiment tout à fait respectueuses de chacun il sera en appuyant pas compte de ce qu'ils font subir aux gens donc là pendant cinq ans on leur a montré exemple après exemple après exemple ce qu'il faisait au gens et ce qui faisait aux gens s'ils étaient d'une violence incroyable ils ont fini par accepter de le reconnaître le deuxième point c'est de faire en sorte d'aider les précaires d'abord faire en sorte d'être obnubilé par aider les précaires et là moi j'ai été quand même profondément choqué par deux deux expressions publiques celles de macron qui avait dit dans une gare on croise ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien ça moi j'ai un truc moi dans une gare je croise de l'amour du voyage mais pas des gens qui réussissent et ce quine qui ne sont rien puis la deuxième chose la deuxième expression c'était françois hollande dans son bureau à l'elysée quand on est allé le voir pour lui présenter le texte de loi sur le droit à l'eau pour tous il nous a dit surtout ne me fait pas encore une loi pour pour les pauvres et là je peux vous assurer que j'étais quand même assez assez décontenancé et j'étais avec gilbert mitterrand président de la fondation et gilbert mitterrand est ressorti de l'elysée la première chose qui m'a dit mais pourquoi il nous a dit de pas faire encore une loi pour les pauvres donc je pense qu'on a un énorme problème est qu'il faut absolument que l'objectif premier de nos sociétés ce soit des délais les précaires j'ai lu une anecdote sur twitter la ja hier que j'avais déjà lu mais ça m'a fait du bien de de la relire c'est c'est quelqu'un qui posait la question un scientifique elle elle qu'elle est la première action qui a fait de l'homme réellement autre chose qu'un animal et elle a dit c'est là le premier exemple qu'on en compte quand on a su qu l'homme devenait sommes pas que l'humanité devenait humanité c'est quand on a découvert un homo sapiens avec un fémur cassé réparer sa vie date pour la première fois on avait aidé quelqu'un à faire en sorte de ne pas mourir sous prétexte qu'il avait une jambe cassée alors qu'un animal une jambe cassée c'est terminé il meurt je pense qu'il faut qu'on garde ça et que quand on doit absolument faire en sorte d'abord les précaires ensuite la troisième chose qu'on a appris c'est la justice moi c'est quelque chose qui me suis je suis très fan en fait de l'idée qu'on a une justice qu'elle fonctionne et qu'on peut s'appuyer sur elle et dans le combat qu'on a mené sur les coupures d'eau c'est exactement ce qui s'est dit ce qui ce qui s'est fait on est allé devant les tribunaux et on a gagné procès après procès après procès et je me rappellerai toujours de ce second procès où c'était du côté de bourges où l'avocat de veolia on demandait je peux notre bêtise fois c'était 3 ou 4000 euros de préjudice moral et l'avocat de veolia pour l'usager qui s'était fait couper l'eau par pour nous et pour l'usager qui s'était fait couper l'eau et l'avocat de veolia a dit au juge mais vous pouvez pas accorder trois ou quatre mille euros de préjudice moral parce que quand quelqu'un se fait tuer le préjudice moral c'est de l'ordre de 2000 euros et le juge les a condamnés à 3000 ou 4000 rejoint le but chiffres exacts et pendant tous les procès qu'on a eu les juges n'ont eu de cesse de mettre des préjudices moraux extrêmement fort jusqu'à 20000 euros pour le cas d'une personne dans le sud de la france donc la justice peut être un point d'appui formidable pour nos combats à partir du moment où on oeuvre dans l'intérêt général et c'est quand on a gagné devant le conseil constitutionnel pour gabriel comme pour moi je pense était un aboutissement parce que quand on faisait les conférences avec danielle mitterrand elle disait toujours je suis pour le droit à l'eau pour tous et les multinationales en prenait mais nous aussi on est pour le droit à l'eau pour tous et elle leur répondais non non vous vous nous nous nous sommes pour le droit à l'eau pour tous et vous vous êtes pour le droit à l'eau pour tous ceux qui peuvent payer et devant le conseil constitutionnel l'avocat de veolia et de la saur a dit à trois reprises à trois reprises le droit à l'eau en france n'existe pas le droit à l'eau en france n'existe pas je voulais vérifier ça vous allez voir la vidéo sur le site du conseil qu'on cotise constitutionnel c'est génial le fait ils le disent ouvertement ça montrait bien qu'ils étaient et la justice est une arme formidable pour faire en sorte de porte et les combats militants et de faire en sorte d'entendre la voix de ces précaires un dernier point le dernier point c'est là c'est l'intérêt ça c'est pour moi quelque chose qui est primordial c'est vrai qu'on a des acteurs politiques notamment avec mathilde autour de la table et il faut qu'on réussisse à la fois en tant que citoyen et en tant que politique à faire à faire en sorte que l'intérêt général soit réellement notre priorité quand j'ai été porté en correctionnel pour diffamation par veolia il y avait accepté un texte très personnel et la volonté de nous casser dans notre ambition d'être militant être portée des combats et quand j'ai été relaxé le juge dans son jugement a dit non seulement vous avez eu raison de le dire ça mais vous l'avez fait de telle manière que vous le fassiez pas pour vous le faisiez pour l'intérêt général et à partir du moment où vous le faites pour l'intérêt général mais ya pas de diffamation et ça je pense que c'est le message moi le plus important que j'ai appris c'est cette idée que si on fait les choses pour les autres si on fait des choses avec force pour les autres et pour faire en sorte que ces femmes et ces hommes qui sont meurtris par la société et si on peut par nos actions déconstruire la violence qui leur est fait et donc créer un espace de non violence et créer une meilleure capacité à pouvoir vivre ensemble alors on peut avancer et donc derrière tous ces combats pour le droit à l'eau c'est ce message là que je veux passer c'est à la fois l'intérêt général et la non-violence et on a un magnifique bien commun donc autant s'en servir dans ce cadre là merci florestan avec anne grosperrin à la métropole de lyon et toute l'équipe auquel tu as participé tu participes vous avancez là vers la gestion publique de l'eau bien sûr mais en prenant vos fonctions confronté à votre délégataire dans ce début de mandat le droit à l'eau à lyon ça donne quoi c'est quoi votre première perception des choses là ça va aller mieux bon je remplace un européen donc la vice présidente à [Musique] 10,6 peut la remplacer [Musique] la métropole au cycle de l'eau c'est de faire un groupe de pilotage politique plurielle autour d'elle elle avait vraiment comme souhait de politiser cet objet que sont les cycles de l'eau à la fois petit six services publics et grands cycles gestion de l'eau à l'état naturel c'est ce qui fait donc il ya aussi le rance bofa qui avec avec nous aujourd'hui dans le public qui qui fait partie de ce groupe donc elle pourra aussi vous vous dire deux mots sur son fonctionnement mais je crois que cette volonté de politiser l'objet qui est le service public de l'eau potable de donner des intentions politiques un projet politique à ce retour en régie publique c'est ce qui caractérise aujourd'hui la politique de la métropole de lyon et c'est ce qui va permettre de donner une perception dournel droit à l'eau en français sur la métropole avec une vision un petit peu personnels mais d'utiliser souvent le nous parce que c'est un homme qu'on construit au sein de ce groupe politique quand il s'agit de la position de la métropole de l'est alors sur le droit à l'eau en france je vais être provocateur moi je je ne sais pas je ne sais pas ce qu'est le droit à l'eau en france puisque sa traduction dans le droit français je la trouve très incomplète si je prends code général des collectivités territoriales il renvoie en fait au code de l'environnement qui dit lusage de l'eau appartient à tous et chaque personne physique pour son alimentation et son hygiène a le droit d'accéder à l'eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous donc on voit bien toute la limite 1 d'une telle définition déjà on sait pas pour son alimentation sont ils viennent le nombre de l'ide que ça représente et puis surtout on voit bien que en fait ça renvoie une solvabilité c'est ce que disent c'est à dire que finalement la ben ça dépend en fait de sa capacité à payer ce droit d'accéder à un besoin essentiel et fondamental et ça c'est quelque chose qui m'a énormément ben voilà on est tous d'accord pour dire les limites d'une telle définition alors ça appelle un à la revendiquer et je pense qu'il ya vraiment quelque chose de 1,1 état d'esprit revendicatif sur un droit à l'eau précis et deux à le construire socialement et démocratiquement ensemble je pense que c'est ça qu'il faut qu'on retrouve c'est-à-dire quelques quelques fois mes amis me demande qu'est ce que c'est l'avenir en commun en quelques mois aujourd'hui il ya des besoins fondamentaux c'est des droits essentiels et on a la richesse et la capacité collective de les garantir pour toutes et tous et laïque en fait ça à des crises ça décrit sa décline comment on peut garantir des droits fondamentaux associé à des besoins essentiels et quelque part en faire un exercice démocratique de se dire qu'est ce qu'il ya derrière un droit à l'eau il ya l'eau potable et l'eau de boisson et de 3 litres d'eau par jour mais il ya l'eau l'hygiène il ya l'eau de la cuisine j'étais sur un camp de migrants il ya même pas trois semaines on me disait qu à cause des restrictions d'eau ils pouvaient pas faire leurs ablutions vous vous rendez compte la violence il parlait le violence emmanuel la violence de dire je dois choisir entre boire et pouvoir exercer ma croyance ma foi donc donc un droit à l'eau à définir collectivement je pense que c'est un essentiel et que ça pourrait faire un exercice démocratique qui rassemble en fait tous les citoyens ses droits et qui me paraît intéressant et mobilisateur et dans l'esprit de ce qu'on défend ce qui est défendu à la france est soumise alors maintenant pour en revenir à la métropole de lyon une fois que ce droit à l'eau a été formulée comment le garantis et c'est là où pour moi l'instrument pour garantir ce droit c'est le service public le service public de l'eau et je crois qu'il ya quelque chose qui est fondamental il faut sortir de l'idée qu'un service public de l'eau est un service public industriel et commercial qui en fait la gestion d'une infrastructure technique pour fournir de l'eau potable à un robinet il faut sortir de cette conception il faut rentrer sur la conception de un service public c'est le garant d'un droit d'un droit pour toutes et tous pas simplement de fournir un bien un robinet il ya un droit alors qu'on aura formule et démocratiquement qui est garantie par service public alors comment garantir trois composantes selon moi un mode de gestion publique gabriela dit c'est pas le sujet principal d'aujourd'hui et puis on a tous l'héritage des travaux et des travaux que tu as fait donc on va passer attardé forcément il ya aussi l'idée qu'une fois qu'on a ce mode de gestion publique une fois qu'on l'a acquis de haute lutte il faut que cette cette conduite de la gestion publique se fasse avec des critères de gestion publique et démocratique attention à pas venir importer les logiques libérales dans la régie qu'on est en train de construire et finalement de coloniser avec l'esprit d'entreprise notre gestion de l'eau et ça ça passe notamment par quelque chose auquel on est sensible à la concertation et à la participation me diras pas là mais ça passe sur sa passe par la co gestion citoyenne et la participation à la gestion de la régie publique de l'eau avec les citoyens et le droit alors je crois que c'est ça ce n'est pas qu'une histoire de redevables tcinéma aussi d'associer des usagers les citoyens et gély serait un petit peu ce qu'on fait dans la métropole pour ça et puis on en parlera en deuxième partie c'est donner un sens politique à la facture aux financements et ça je pense qu'on va le détail est juste illustré beaucoup plus concrètement et après je repasse la parole à un gabriel le mode de gestion publique donc c'est acquis à la métropole on a gagné cette lutte grâce notamment aux six au travail de au bien commun isabelle qui représente au bien commun aujourd'hui qui a contribué en fait à avoir cette victoire nous dans la délibération est un gros perrin il étonné on a mis une intention politique à cette régie publique et on s'est un petit peu friter avec l'opposition qui comprenait pas que nos délibérations ne contiennent que des tableaux pour nous montrer que l'analyse de coûts techniques basculer en fonction de la régie on essayait de le re lors m lors des tous les arguments possibles qu'on avait sur la maîtrise publique du patrimoine etc c'était une entend dame mais je pense que on a essayé de commencer à construire le droit à l'eau ici et ensuite sur la gestion publique et démocratique eh ben elle commence par une large concertation citoyenne qui est lancée avec deux phases une phase en fait on va mobiliser et les usages et les associations des citoyens qui sont pas touchés d'habitude dans la phase de conception de la régie donc là il ya vraiment une méthodologie qui a été mise en place pour déployer sa sur un an et ensuite dans le ca de la future régie il n'y a pas deux ni trois mais quatre sièges qui vont être réservés aux représentants des usagers ce qui permettra déjà une mixité dont je suis le maintien celui qui la rend aujourd'hui en remplaçant en mai dans notre d'un autre c'est a donc cela garantira est aussi ça permettra qui est et les associations qui défendent le combat de l'eau bien commun mais aussi des citoyens qu on espère on aura intéressé et qu'ils ont et qui sont issus d'une nouvelle dynamique qui aurait eu lieu pendant cette phase de conception de la régie avec eux alors bonjour à toutes et à tous merci beaucoup particulièrement à gabriel qui est quand même celui qui a gardé la flamme toujours de ce combat pour l'eau et et non et merci en général à toutes celles et ceux qui combattent depuis longtemps sur cette question du droit à l'eau pour toutes et tous on est alors peut-être pour faire un premier panorama donc à l'assemblée nationale gabriel l'a dit mais c'est un combat qu'on mène depuis quasiment le premier jour de notre élection puisque la première niche parlementaire c'est-à-dire le seul jour de l'année où nous avons le droit de choisir l'ordre du jour eh bien nous avons fait notamment donc avec ces ateliers des lois donc on construit avec des citoyens une proposition de loi constitutionnelle pour demander à ce que le droit à l'eau soit reconnu dans la constitution parce que oui après onze ans maintenant que l'onu a reconnu sous l'impulsion de la bolivie le droit à l'eau et à l'assainissement comme un droit fondamental humain eh bien nous sommes en france toujours en retard sur cette question et peut-être parce que ça a déjà été très bien dit moi je voudrais pointé sur quelque chose en particulier si on prend la question au niveau général le droit à l'eau et menacées dans le monde évidemment par la question du dérèglement climatique la question de la quantité d'eau mais ce n'est pas seulement la question de la quantité d'eau lorsque l'onudi que d'ici à 2025 vous aurez la moitié de la population mondiale qui sera en situation d'insécurité par rapport à l'eau donc ce qui est absolument énorme mais c'est aussi une question de qualité et alors là ça pose une question de rupture de système absolument drastique est forte notamment sur la question est bien de l'agriculture agro chimique qui utilisent des pesticides à tout-va qu'on retrouve dans l'eau mais aussi dans la question des risques industriels où on retrouve là aussi des pollutions extrêmement forte et par la question de la marchandisation ça c'est plutôt ce qu'on a fait avec la commission denquête ce sur quoi on ne sait pas tellement trompé en terme de deux thèmes on pourra en reparler à un moment si vous voulez mais c'est pas le thème principal de cet atelier mais on ne sait pas tellement trompé puisque le rapporteur spécial au droit à l'eau et à l'assainissement à l'onu a décidé de rendre son premier rapport en tant que troisième rapporteur au droit à l'eau et à l'assainissement à l'onu justement sur les dangers de la marchandisation qu'on voit bien dans le monde qu'on a vu en australie chez pas si vous vous rappelez 2019 les méga-feux une entreprise singapourienne qui décide de vendre 89 millions de mètres cubes en plein milieu des feux à une autre harang fonds de pension étasunien pour qu'ils aillent arroser des amendes qu'ils envoient à l'exportation donc quand on croit qu'ils vont être raisonnables même dans des choses et de grands périls comme ce sale été eh bien les multinationales ne sont jamais raisonnable et c'est pourquoi il ne faut pas les laisser gérer un bien aussi précieux que le communqué l'eau et vous avez peut-être vu mais depuis et bien la fin de l'année 2020 on peut maintenant en californie spéculer sur l'eau ce qui est une aberration totale qui implique de continuer le combat sur cette question je dirai un mot des victoire idéologique tout à l'heure dans la deuxième partie mais moi je voudrais insister quand on dit que le droit à l'eau il est bafouée dans notre pays je voudrais insister sur les territoires ultramarins parce que évidemment en france hexagonale il y à toute une partie des gens qui n'ont pas accès à l'eau et c'est un scandale on peut parler aussi de tous les villages qu'on retrouve autour de volvic qu'on retrouve autour de vittel où vous avez des multinationales qui vont directement puisée dans la nappe phréatique et qui font que et bien lors des périodes de sécheresse les habitants n'ont plus d'eau au robinet les petits maraîchers n'ont plus droit d'arroser mais la multinationale elle continue de pomper à tout va mais pourquoi je voulais vous parler des territoires ultramarins parce que s'il ya un endroit en france où le droit à l'eau est pas fou et intégralement mais d'une manière qui est absolument scandaleuse ses biens dans les territoires ultramarins évidemment celui qui est le plus touché c'est mayotte vous avez 40 % de la population qui n'a aucun accès à l'eau potable mais moi je voulais vous parler la guadeloupe et la guadeloupe en ce moment et sous une flambée épidémique extrêmement forte et justement nous devons nous appuyer sur le fait que nous sommes dans une crise dans une pandémie qui oblige justement a décrété et à rendre réel ce droit à l'eau et à l'assainissement mais que se passe-t-il en guadeloupe en guadeloupe vous avez une filiale de veolia la générale des eaux qui est resté 60 ans en guadeloupe ils sont partis ensuite précipitamment vers 2015 bon évidemment avec un chèque de 18 millions d'euros et puis aussi accessoirement avec un engagement des élus à ne jamais les poursuivre en justice et bien ce qui a été fait avec une multinationale qui a été pillée un territoire un territoire dans lequel il ya trois fois plus d'eau disponible par an et par habitant que ce qu'il ya en hexagone donc on manque pas d'eau c'est ça que je en train de vous dire et bien que se passe-t-il toute la population de guadeloupe ville sous les tours d'eau qu'est ce qu'on appelle les tours d'eau c'est à dire que vous avez de l'eau de telle heure à telle heure le mardi et puis de telle heure à telle heure le mercredi et là on arrive dans une situation tellement catastrophique il n'arrive même plus à tenir les tours d'eau qu'est ce que ça veut dire concrètement ça veut dire que vous restez avec votre enfant d'un an et bien parfois une semaine deux semaines trois semaines sans eau ça veut dire des gens qui sont complètement sortis du circuit qui sont depuis trois années quatre années six années sans eau et ça veut dire et quand même rendez vous compte 1 france 2021 des enfants qui rate jusqu'à un mois et demi d'école parents parce qu'il n'y a plus d'eau à l'école votre enfant ne va plus à l'école parce qu'il n'y a plus d'eau à l'école je sais pas si vous vous rendez compte de ce que c'est et comme le disent les guadeloupéens extrêmement bien si c'était arrivé dans n'importe quel département en hexagone jamais cette situation n'aurait perdurer jamais pourquoi est-ce que c'est comme ça alors que je vous dis qu'il ya beaucoup d'eau parce qu'il ya eu un sous investissement chronique dans les réseaux qui fait que 70% de l'eau qui est pompée par en fuite dans la nature avec du coup une et puis demander nappe phréatique qui est inquiétant et du coup énormément d'eau pompée qui n'arrive pas et qui provoque ces problèmes de tours d'eau plus vous rajoutez un réseau d'assainissement qui comme le menu le disait très bien une guadeloupéenne me disais ici nous on boit de l'eau de merde et c'est pas théorique en dit ça c'est à dire de l'eau avec des matières fécales pourquoi parce que le réseau d'assainissement est exactement dans la même situation que le réseau d'eau potable et du coup lorsque vous avez des pluies extrêmes forte ce qui arrive souvent en guadeloupe et que et bien l'assainissement déborde il va dans les réseaux d'eau potable petit os sont complètement trouvé comme des gruyères et donc on vous vous retrouvez au robinet si vous avez la chance d'avoir de l'eau et bien généralement elle est complètement pollué et salies et bien ça le fait qu' il ne se passe rien en guadeloupe sur cette question là alors que ça fait quand même plusieurs années que ça perdure est la preuve que le droit à l'eau n'est absolument pas respectée dans notre pays et amène à des à des choses qui sont absolument intolérable je vous dis juste ce chiffre qui m'avait beaucoup frappé que gabriel avait trouvé nous perdons l'équivalent qui est un problème à la fois écologique et sociale un nous perdons l'équivalent de la consommation annuelle de 18 5 millions d'habitants dans notre pays en fuite en fuite donc risque respecter le droit à l'eau pour toutes et tous et pas seulement une question de dignité humaine c'est d'abord et avant tout une question de dignité humaine mais c'est aussi une question d'intérêt général ça a été très bien dit c'est aussi une question qui permet de créer de l'emploi qui a du sens et c'est un combat qu'on doit plus que jamais continuer et peut-être ce que je dirai tout à l'heure les victoire idéologique qu'on a eu notamment grâce aux combats qui ont été menées par les associations les réseaux depuis maintenant beaucoup d'années et qui font que même si la situation est grave et très grave pour beaucoup de gens et notamment je parlais des guadeloupéens mais d'emma aurait aussi et d'autre eh bien on avance sur cette question en tout cas idéologiquement et je voulais juste terminé tu disais le chiffre de 80% on a organisé à plusieurs structures partis politiques associations réseau une votation citoyenne sur la question du droit à l'eau dans la constitution ce sur quoi on se bat et nous avons eu sur pratiquement 300 mille votants et votantes un score absolument stalinien de 99,6 % des gens qui étaient d'accord pour qu'on inscrive ce droit à l'eau dans la constitution et c'est un combat que nous allons devoir faire aboutir dans l'est dans les années à venir et c'est un combat qui est un fil rouge extrêmement important pour notre campagne présidentielle parce que vous verrez que à partir de l'eau vous pouvez attraper toutes les questions que ce soit les questions démocratiques écologique et sociale et c'est un fil que nous comptons bien tenir jusqu'à l'élysée merci merci mathilde bon ce que je vous propose là c'est que il ya un micro qui à qui je sais pas s'il fonctionne à et parce qu'on n'a pas la longueur de fil bon alors on va essayer de s'écouter s'il vous plaît est-ce que vous avez des questions des demandes d'intervention avant qu on passa au deuxième point vas-y vas-y je vais répéter pour la caméra alors oui mais pas naïve du tout alors la question que nous pose les collègues élus là c'est comment on fait la gratuité dans la mesure où le principe en france de financement de la gestion du petit cycle de l'eau et de l'assainissement des eaux usées se doit se faire exclusivement en dépenses et en recettes dans le cadre d'un service fait qui est facturé par l'opérateur finale qui est celui qui distribue l'eau potable au robinet donc c'est ça la question oui oui je répétais la question pour qu'elle soit entendue par tout le monde je la note on y répond après je t'en prie y compris une autre question aux demandes d'intervention bien fort si tu peux mais sinon je répèterai de toute façon tu veux dire en fuite 40% de l'eau potabilisée par en fuite ok merci autre chose merci est-ce qu'il y en a une autre une dernière sur ce premier tour il y aura un autre d'autres occasions d'ici 17 heures dans l'ordre que vous voulez mathilde si tu veux réagir sur tout ou partie de ce qui vient d'être dit alors là en même temps je dis mais un deuxième point ou pas ou non là c'est juste sur les ok d'accord je demande comment ça fonctionne alors là sur la question qu'est ce que l a france insoumise elle propose concrètement je vais partir de là donc là c'est là la mesure phare dont on va parler juste après qu'est le manière en fait de vraiment reconnaître le droit à l'eau à l'eau et de vraiment rendre compte créé le droit à l'eau c'est à dire la gratuité des premiers mètres cubes d'eau enfin des mètres cubes d'eau indispensable à la vie est gratuite et des conteurs et de l'abonnement donc suppression de la part fixe ensuite il ya évidemment le fait que nous nous refusons que l'eau soit privatisée donc soit dans la griffe de multinationales et donc qu'on revienne en régie publique après on a un système en france qui fonctionne extrêmement bien jusqu'à qu'on le détruise un petit peu mais qui s'appelle les agences de l'eau qui permettent justement d'avoir cette vision sur les sur les bassins versants est d'ailleurs une des propositions qu'on a commencé à faire c'est que peut-être que plutôt que d'avoir des régions qui sont complètement déconnecté de tout on pourrait peut-être réorganiser des régions autour des bassins versants qui ont des choses qui pour le coup ce ont du sens et permettent de gérer au mieux ce communqué l'eau donc ça serait une manière de faire pourquoi je dis que c'est un peu mis la mise à mal c'est parce que vous avez sûrement vu que les agences de l'eau sont en train de souffrir en terme budgétaire de manière extrêmement forte puisque on leur demande de faire de plus en plus de choses dans l'armée dans leurs missions et en même temps on leur a mis ce qu'on appelle un plafond mordant c'est à dire que ont leurs limites les recettes qu'ils peuvent avoir sinon une partie retourne au budget de l'état alors que le principe qui prévalait jusqu'à lors et auxquels nous sommes attachés c'est que l'opé l'eau et donc l'argent de l'eau doit revenir à la question de l'eau donc là c'est une des choses sur lequel on se bat c'est une des choses qu'on demande dans dans le rapport de la commission denquête c'est qu'on enlève et bien cette ponction qui est faite aux agences de l'eau et qu'on donne vraiment les moyens d'avoir des agences de l'eau qui puissent être efficaces sur cette question donc ça c'est pour répondre un peu sur comment est ce qu'on fait après nous on est très attaché au fait que ça soit au niveau de la commune qui lie un choix démocratique qui soit fait justement sur quelle gestion en veut alors non on prône la gestion publique pour plein de raisons qu'on peut expliquer pendant très longtemps et gabriel peut le faire encore plus longtemps que moi mais principalement si je le dis très vite un la gestion publique est bien plus démocratique de et pas opaque comme comme elle le fait de l est beaucoup moins cher puisque vous ne payez pas les frais de siège de veolia le commercial qui doit essayer de vendre le contrat vous ne payez pas les dividendes aux actionnaires vous ne payez pas etc etc etc 3 elle est beaucoup plus écologiquement bénéfique puisque vous comprenez que une multinationale a un petit peu intérêts je voudrais pas dire qu'ils font tout ça mais je veux dire vous n'avez pas intérêt à réparer les fuites vous parliez de 40% de fuite vous comprenez bien quand on dit d'eau potabilisée vous avez compris ça veut dire c'est sur vos factures qu'elles aient potabilisée l'eau donc l'eau qui part elle est quand même sur vos factures à la fin donc est-ce que vous avez intérêt à réparer les fuites extrêmement vite quand ça vous rapporte quand même de l'argent pour pouvoir le faire c'est une question qu'on peut laisser en suspens sans trop de difficultés bon voilà donc donc non nous défendons cette gestion est mais nous sommes très attachés à ce que ça se fasse au niveau des communes qui ont la compétence sur cette question là à ce sujet nous portons encore l'idée que des comités de gestion locale de l'eau soit dans le cadre de la refondation de la réorganisation territoriale et politique du pays dans le processus constituant c'est quelque chose que c'est que on a hiver autour de la ressource verde des questions d'éco gestion publique de l'eau avec les usagers les agents et les élus locaux des autorités organisatrices c'est à dire des collectivités qu'on compétences en matière d'eau et d'assainissement sur la question des fuites et les 40% de fuite alors que l'on regorge d'eau dans un territoire et donc il ya un gaspillage monumental il ya ce que vient de dire mathilde c'est que la politique commerciale définie par le conseil d'administration de la filiale de la multinationale a fixé dans sa négociation qui n'est pas un appel d'offres qui est une négociation de délégation de service public eh bien les termes de la rémunération du poste de la potabilisation avant transport et donc financièrement elle dégage des marges de manoeuvre sur le poste de la potabilisation et donc il lui importe peu d'en perdre 40% sur le chemin alors même que en gestion publique on sait que la fonte grise où la fonte ductile ça doit être renouvelé à raison de 1 % par an et que les matériaux composites pbc autres matériaux de type canne à pêche renforcer là et bien ça doit être renouvelé à raison de 2 à 3% par an et donc vous avez nous avons tous des indicateurs et donc les multinationales les connaissent bien et les techniciens sur le terrain et les ingénieurs sont malheureux sachez que quand on crée des régies publiques de l'eau ils accourent pour venir postuler pas seulement parce que c'est une obligation les reprendre mais parce que ça a du sens pour eux de venir bosser dans nos régies publiques et ils sont toujours diligent pour dire vous savez on sait où sont les principales fuite qui font que le rendement est mauvais parce que jusqu'à présent nous a demandé de mettre un peu plus de pression étant que la chaussée s'est pas écroulé ou que la canalisation à papeete et 20 on continue parce que de toute façon ça rapporte à nos actionnaires de notre société 2 de faire de faire ensuite ainsi comment équilibrer et je finis avec ça pour ma part pendant que les autres se préparent comment équilibrer à battre est clairement c'est de se poser quel est l'état des usages dans mon bassin de vie lusage professionnels de l'eau représente quoi en volume l'usagé domestique de l'eau représente quoi en volume dans la consommation les résidences principales de ceux qui vivent là toute l'année consomme combien par rapport aux résidences secondaires de ceux qui sont là quatre mois de l'année les usages occasionnels pour les chantiers des promoteurs des opérations immobilières est ce que on installe des compteurs spécifique pour les chantiers est ce que ces mètres cubes sont facturés ou comme par hasard on a des bornes à incendie qui sont défoncées et on renvoie la faute sur je ne sais qui jamais sûr peut-être celui qui a réellement rempli sa citerne avec pour alimenter le chantier et ainsi de suite un mois j'ai été jusqu'à trouver des lances à incendie qui fonctionnait même qu'il n'y avait pas d' incendies dans des sites industriels et qui du coup n'était pas facturé puisque c'était censé être des lances incendie certes dans des périmètres privée donc la diff la tarification différenciée en fonction des usages le droit français et la jurisprudence vous avez ça dans les manuels d comme droit à l'eau ou dans les manuels eux comme au public nous avons la batterie et nous savons organiser l'atvs la tarification différenciée selon les usages en france donc ça veut dire quoi si tu veux faire comme à roquemaure 10 centimes du mètre cube puisque maintenant on peut plus faire la gratuité en l'état actuel de la loi et bientôt manque à gagner sur ton volume quasi gratuits que le compense par le fait que tu renchérit les usages professionnels de l'eau on va me dire qu'est-ce qui s'en prend encore pauvre acteurs économiques du territoire je vous rappelle que la dépense au est déductible des impôts pour les entreprises alors que nous pour être en bonne santé et pas crever on déduit pas l'eau de nos impôts ou de notre fiscalité un donc est d'ailleurs moi j'ai eu des témoignages de chefs d'entreprise qui me disait gabriel vas-y parce que en effet ça nous gêne pas de payer 10 centimes 20 centimes 30 centimes de plus en tant que professionnels qui utilisent de l'eau qui concourent à un chiffre d'affaires pour que sur l'ensemble du territoire de l'agglomération il y ait des volumes gratuit pour l'eau vitale donc la discussion le débat comme l'a dit florestan où on construit le droit à l'eau par une implication citoyenne et l'implication de tous les acteurs fini par faire émerger très spontanément souvent la réponse d'intérêt commun dans un bassin de vie parce qu'ils sautent aux yeux finalement des gens concernés que les les les usages ne sont pas égaux entre eux et que l'eau qui concourra chiffre d'affaires n'est pas ne peut pas être accessibles dans les mêmes conditions que l'eau vitale ou pour être en bonne santé donc du coup à l'arrivée camarades chers collègues tu équilibre ton budget annexe de l'eau par cette ce renchérissement de certaines conditions d'accès par rapport à la quasi gratuité de ce qui est vital de même que aujourd'hui quand je vous dis le code général des collectivités territoriales permet de faire arriver la première goutte au domicile principal c'est ce que nous défendons un dans la gratuité des compteurs on va l'évoqué au domicile principal mais en fait sans attendre le fait qu'on met dans la constitution et il faut le faire pour toutes les raisons que nous évoquons puis tout à l'heure mais aujourd'hui à l'échelon communal ou à l'échelon l'autorité organisatrice on peut supprimer la part fixe l abonnement parce que de toute façon les gens sont addicts à l'eau et c'est pas parce qu'ils payent pas d'abonnement que le service va pas être équilibré il le sera parce que proportionnellement à la consommation il faut couvrir la dépense sauf que les jeunes qui démarrent dans la vie vont arrêter d'être assassiné par des parts fixe de 30 40 50 90 euros par an les personnes âgées isolées et à la retraite avec des petites pensions vont arrêter d'avoir finalement alors qu'elles font des efforts de sobriété sur l'eau et bien d'avoir un mètre cube à 12 euros parce que la part fixe plume leur porte-monnaie et ainsi de suite et donc en facturant proportionnellement à la consommation retombe sur nos pattes ne serait-ce qu'à l'intérieur de l'usaj domestique si on venait à tous facturés proportionnellement à la consommation dans l' usage domestique et pour l' usage professionnel ou pour les usages de résidents secondaires je pense à des communes rurales ou à des cités balnéaires des zones touristiques où depuis belle lurette ils font payer des abonnements aux résidences secondaires et pas aux résidences principales parce que les habitants des résidences principales en ont marre de payer les infrastructures pour d un niveau de population qu'elle a 4 mois de l'année voilà est-ce qu'il ya d'autres réactions sur les questions qui avait posé puis après on passe sur le sondage harris interactive entre est très rapidement pour rebondir sur votre question en tout cas je pense que du point de vue des associations ce qu'on a ce dont on a besoin comme projet politique c'est un projet de partage c'est dire que aujourd'hui on est quand même dans une spoliation il ya une ambition de faire de l'argent sur l'eau alors ça se voit sur l'eau potable ça se voit encore plus sur l'assainissement c'est sur l'assainissement on a mis en place les systèmes hérétiques qui coûte extrêmement cher en construction donc c'est très bon pour les gens du btp pour les multinationales du btp et qui nécessitent des intrants de dingue on pourrait faire des choses beaucoup plus économes qui permettra aux collectivités d'avoir le même résultat mais mais en dépensant moins d'argent et on pourrait en mettre son nom argent non dans d'autres dynamiques et avant de repasser la parole juste un exemple moi je me rappellerai toujours de vannes le le strat à paris quand elle a repris la régie publique de paris ils ont fait un budget avec plus d'investissement avec plus de 2,2 social pour avoir quelque chose alors ils espéraient être équilibré la première année en fin de première année ils ont fait 10 millions d'économies ils ont dépensé 10 millions de moins que veolia et suez simplement parce qu'il faisait des choses correctement et qu'il n'avait pas pour obsession de faire de l'argent donc si on veut s'en sortir il faut sortir de la sainte croissance il faut qu'on arrête de penser des choses pour l'argent il faut qu'on fasse des choses pour le bien commun pour les services est essentiel est qu une fois qu'on aura une base de bien commun et de services des essentiels l'économie jouera son rôle mais l'économie ne doit pas être le point d'entrée de deux de ces sujets là et on sait que c'est le cas et malgré tout ce qu'on peut dire il ya une telle croyance je faisais la blague à gaël giraud la semaine dernière en disant en fait la plus grande religion dans notre monde moderne c'est la croissance s'est pas et catholiques et musulmans et compagnie c'est la croissance et il y croit tellement fort qu'il nous faut croire que c'est vrai sauf que c'est complètement faux oui en conte en complément j'ai par revenir sur tout ce qui a été dit mme alors peut-être deux précisions une parce qu'elle me semble souvent éclairer le débat quand on parle de droit à l'eau je sais que ce référentiel là peut être interrogés mais il ya quand même cette idée que il ya l'eau à l'état naturel l'eau en tant que ressource avec un enjeu de d'allocations juste de cette ressource est donc là on a sept ans je vous décriviez d'agir par bassin versant puisque la ressource l'état naturel se construit sur un bassin versant et de fer d'allocation de ses toilettes un naturel entre les différents usages et il ya évidemment donc l'usagé économique usage agricole le refroidissement des centrales nucléaires j'en parle parce que trois centrales arrêtées cet été à cause des étiages dans le rhône c'est quand même important de le rappeler et pillards un usage qui est particulier spécifique c'est celui de l'eau potable c'est celui de l'eau vitale et c'est là où on voit bien que la différenciation de ses usages dans la location de l'eau à l'état naturel doit être un construit social c'est ce que disait gabriel c'est à dire qu'on va pas laisser le marché et l'efficacité ou la rentabilité choisir un autre place de là où doit les lots ensuite sur sur l' équilibre sur le budget équilibré alors là je rajouterais rien par rapport à ce qu'a dit gabriel puisque il résume complètement ma pensée alors là pour le coup ma pensée individuelle je vous dirai où est-ce qu'on en ait dans la métropole de lyon total par contre je pense qu'à un moment donné il va falloir commencer à s'émanciper même carrément du carcan de la redevance c'est à dire que je crois que l'outil de la gratuité sur le besoin vital c'est un premier pas c'est un premier pas de différencier les usages de l'eau mais de dire que le service public de l'eau potable repose uniquement sur la redevance c'est à dire une facturation au service rendu je pense qu'il va falloir s'en affranchir dans le sens où si on veut complètement des marchandises et l'eau il va falloir sortir de la facture et pour sortir de la facture eh ben il ya plusieurs plusieurs solutions il y à une question il ya ya ya l'impôt il ya la cotisation je veux dire la sécurité sociale de la santé oms met à trouver un autre mode de financement que de dire on facture à l'acte enfin au départ en tout cas c'est bien la bisque d'ailleurs de du moment et je pense que là on rejoint les notions de transport gratuit les notions de d'énergie aussi c'est à dire que tant qu'on fera de ces services essentiels des biens de consommation courants comme les autres eh ben on s'affranchira pas complètement du fait de voir la possibilité de profit la possibilité de marchands de marchandisation sur un droit essentiel et et quelque part noms commencent à se battre là dessus à la métropole de lyon par exemple c'est ce que je disais tout à l'heure aujourd'hui un service public de l'eau potable il peut pas s'occuper des gens qui sont pas connectés au réseau c'est à dire qu'il n'est pas compétent sur les bains douches ou sur les fontaines dire que si avec anne laurence on veut par exemple mettre des nouveaux bains douches qui ont été fermées à lyon tout a été fermée sauf un on ne peut pas pourquoi parce qu'on nous dit mais vous comprenez à ce moment là la personne qui paye sa facture d'eau va payer pour les personnes pauvres mais c'est ça la solidarité c'est ça la solidarité ce qu'à un moment donné sur les besoins essentiels on paye pas ce service rendu je n'achète pas un paquet de bonbons j'achète un droit de vivre et donc là il ya un vrai combat à faire et on est en train d'essayer de le faire alors je vous raconte pas si c'est des petites prises de tête avec nos services juridiques parce que vous voulez vraiment essayer d'arriver à positionner notre futur régie publique de l'eau comme ce qu'on disait non pas à fournir nos fournisseurs d'eau robinet mais le garant d'un droit à l'eau et et là on a trouvé un petit peu comme comme comme vous tout à l'heure on a trouvé un cavalier un cavalier législatif c'est-à-dire qu'elle a exprimé quelque chose je vous le dis parce que c'est intéressant et on en n'est pas peu fier on espère que ça va faire jurisprudence j'y crois l'article l 225 12 3-1 autorise à mettre en oeuvre des mesures sociales visant à rendre effectif le droit d'accéder à l'eau potable et à l'assainissement dans des conditions économiquement acceptables par tous et en fait donc c'est donc ça c'est typiquement la tarification sociale et les les tarifications environnementale mais la tarification sociale c'est aider les gens à mieux vivre leur pauvreté c'est pas la corriger ni la réduire donc c'est pour ça que je pense qu'il faut encore aller plus loin et donc nous avec âme et donc avec laurence on a réussi à essayer de même dans les statuts de la régie la mise en oeuvre des mesures sociales visant à rendre effectif le droit d'accéder à l'eau potable à l'assainissement c'était aussi peut-être les babouches pour ceux qui n'ont pas accès à un point d'eau et une fois que qu'on aura cette régie publique une fois que ça soit dans les statuts eh ben on tentera le coup et on verra si on rend temps en bataille avec la préfecture ou pas sur le contrôle de légalité sachant qu'on s'est quand même un petit peu prémunit en mettant en missions annexes que la métropole pourrait nous confier cette compétence là au titre de la clause de compétence générale du social mais le combat politique c'est de le faire au titre de la régie publique de l'eau pour effectivement parce qu'il est d'une régie publique qui fournit non pas un bien de consommation courants comme les autres home est un droit alors je vous propose est laurence a demandé la parole oui je propose qu'on on on réagit juste là donc mathilde je donne la parole à lorente qui viennent demander sur les sujets qui viennent de nous occuper là et après on revient sur sur la bataille culturelle merci beaucoup je fais juste parce que ça me fait réagir sur la tarification sociale etc je veux pas me lever ça je serais plus grande que les autres j'ai pas l'habitude il ya une première chose c'est qu'on on a quand même quand on gagne des grandes métropoles comme celle là elles ont des administrations qui était pas sous la même majorité vous l'avez compris donc il faut quand même batailler ferme avec nos nos agents certains sont convaincus d'autres moins et le service juridique en particulier c'est étonnant d'ailleurs donc voilà donc c'est une bataille permanente de leur rappeler que nous on fait de la politique et que le juridique aussi il a l'appui des normalement c'est pas toujours facile et du coup ça nous oblige à faire du juridique pour les coincer mais bon c'est pas très normal bref enfin bon sur un point important quand même quand on passe en régie publique enfin en tout cas on espère qu'on va aller jusqu'au bout on a une chance à lyon c'est qu'il ya une bataille citoyenne très importante et de militants en 2013 2014 qui avait déjà préfiguré et faillit faire basculer en régie ça n'a pas été le cas mais ça a pas ça a permis quand même de construire un contrat de délégation actuelle avec veolia qui est bien plus ce qui est un bon enfin un bon contrat ge mais plein de guillemets à ça mais il a permis ça et donc j'engage aussi à ce qu'on regarde ce qu'il y avait dans ce contrat là pour d'autres qui ont besoin encore de passer le pas et de convaincre et notamment sur les taux de suite il ya des engagements dans ce contrat l'actuel de veolia sur les taux de fuite il ya aussi une grosse bataille sur la cartographie du réseau et donc on a maintenant une une très bonne connaissance ce qui nous aide dans justement la connaissance de où ça va et qui consomme quoi avec une difficulté j'en viens tout de suite à la tarification sociale c'est à lyon mais je pense que c'est pas du tout la seule commune enfin où la seule agglo on a beaucoup de compteurs collectif et donc il va falloir qu'on trouve une bonne idée et il y en a mais une bonne idée appliqué à ce qui se passe à lyon je vais dire comme ça sur comment on fait quand même delà de la progressivité sur ces compteurs collectif sachant que à lyon ils sont très nombreux et qu'on a déjà si on s'était dit on met des compteurs pour juste qu'à compter individuellement même s'il restait un peu collectif on en a pour des dizaines d'années donc on sait déjà qu'on pourra pas le faire à court terme donc ça va nous occasionner des belles constructions et ça on va le faire avec les gens qui ont participé à la bataille 2013-2014 et les citoyens qu'on qu'on fait avec la concertation qui démarre à luton oui oui d'autant qu' on a justement dans les expériences de ces bassins de vie qui sont passés en régie des tarification différenciée qui ont été confrontés ces vingt dernières années au problème est qu'ils n'ont pas toujours attendus loin de là l'individualisation pour passer à la tarification progressive ou à la tarification différenciée et qui se sont servis par exemple ces dernières années des éléments dont on dispose d'un au service d'urbanisme sur la composition au nombre d'appartements ou plus récemment rené revol sur l'agglomération de montpellier il en parlait ce matin dans un atelier qui parlait notamment de quel projet de régie publique à l'adresse des élus locaux ce matin il disait lui qu' il avait eut obtenu un accord des services fiscaux pour mettre en place des volumes gratuit en fonction de la composition familiale par exemple ce qui règle le problème du coup de [Musique] de calculer le volume global d'un immeuble qui est derrière un conteur collectifs et autres plans b obtenir des propriétaires bailleurs qui le mettent eux plus rapidement en place des compteurs individualisés donc là se sait ça fait débat alors je vous annonçais tout à l'heure mais vous l'aviez deviné en regardant le programme des amphis d'été que la proposition numéro je ne sais plus combien sur l'e42 priorité mais on va dire que l'eau étant dans le tout dans tout c'est la progrès et la proposition numéro un l avenir en commun et bien c'est la gratuité des compteurs nous y avons fait référence depuis tout à l'heure et des mètres cubes vitaux qui ressort comme et bien plébiscité à 80% dans le sondage harris interactive ont peut-être sourire nous qui souvent contestons la légitimité des sondages mais après tout puisque des sondeurs nous renvoie à leurs outils pour nous plébiscité ou publicités les mesures dont nous portons et ben on s'en saisiront prends parce que d'habitude ça sert à nous frapper bon donc voilà je voulais avant de faire réagir nos invités peut-être mathilde que tu tues tu reviennes sur toi finalement comment tu as reçu 7 cette nouvelle alors qu'on avait peut-être un peu l'impression de vider l'océan avec nos doigts à propos de faire de l'eau une question centrale de la bataille politique de 2022 finalement on nous la mène sur un tapis rouge merci beaucoup gabriel j'en profite pour saluer rené lizeroux tuyaux qui vient d'arriver et une grande vous pourrez l'entendre demain je fais un petit teasing pour demain j'ai parlé tout à l'heure très vite de vittel et de la bataille que vous menez contre nestlé mais qui une belle bataille alors je reviens à la gratuité des premiers mètres cubes d'eau et du conteur c'est la seule manière de garantir réellement le droit à l'eau moi je jeudi on a eu des gros débat alors je suis déjà je suis très heureuse de voir que c'est 80 % nous on était arrivé à 99,6 % des 3 300 mille personnes qui avaient voté et je vais même vous dire mieux que ça pour la preuve que c'est une mesure qui va dans le sens de l'intérêt général humain c'est que dans la commission d' enquête que nous avons menée il y a donc 30 députés de tous bords différents le rapporteur donc moi j'étais présidente lui il était rapporteur le rapporteur qui est de la république en marche et bien ce rapport a été adopté à l'unanimité et dans ce rapport était notamment préconisé et bien justement la gratuité des mètres cubes de vito et la gratuité du compteur donc ça c'est vraiment une très belle victoire idéologique qui montrent que on peut vraiment réussir à avancer sur des sujets maintenant vous inquiétez pas qu'on va pas les lâcher ses 29 députés pour que ensuite ça se concrétise à à l'assemblée donc c'est la preuve je crois que c'est une proposition d'intérêt général qui permet de faire l'union populaire dont nous parlons maintenant depuis plusieurs jours et dont nous allons continuer à parler moi je vais juste vous faire un petit aparté sur pourquoi à mon avis est important de porter cette proposition là plutôt qu'une tarification sociale j'explique pourquoi nous nous préférons la gratuité des premiers mètres cubes d'eau vitaux en essentiels à la vie c'est parce que lorsque vous êtes devant une tarification sociale et bien finalement vous allez avoir comme tout l'ensemble des droits c'est à dire un non recours très fort on le voit surtout les droits qu'il y a et puis parce que moi ça me dérange que pour avoir accès à l'eau on soit au but de montrer sa feuille de ressources parce qu'à partir du moment où nous reconnaissons que on disait toujours tout à l'heure trois jours sans eau et nous sommes morts où nous reconnaissons que le droit à l'eau et à l'assainissement est un droit fondamental humain eh bien nous n'avons pas à montrer des ressources pour avoir accès à ce droit et je crois que le jour où est bien dans la france mettra dans sa constitution le droit à l'eau et à l'assainissement et la gratuité des premiers mètres cubes d'eau est essentielle à la vie et de la part fixe notamment du compteur eh bien je crois que là on aura vraiment une effectivité du droit à l'eau qui permettra de faire en sorte que le droit à l'eau soit de la garantie dans notre pays ce qui aidera des peuples du monde entier comme nous à aider le peuple bolivien lorsqu'il a mis en place cette résolution pour laquelle la france avait voté en 2010 à l'oeil nu comme nous est par exemple le peuple burkinabé avec thomas sankara qui à l'époque et il y est toujours avait fait un ministère de plein exercice sur la question de l'eau et fait lui aussi une tarification différente selon les usages et donc cette gratuité et bien je crois gabriel l'a montré par exemple il l'a fait on le fait à plusieurs endroits et cette gratuité elle se finance très simplement elle se finance notamment avec une différenciation des de la tarification des usages et je crois que c'est très simple pour tout le monde de comprendre que 1 il n'est pas possible de bafouer un droit fondamental qui a un droit fondamental de la dignité humaine et de refuser que des gens aient accès à l'eau sous des conditions de ressources ou de je ne sais quoi et la deuxième chose est bien que ce n'est pas la même chose d'utiliser l'eau pour des usages qu'on va dire de confort bondi souvent remplir une piscine laver une voiture ou je ne sais quoi que pour un usage vitale ou que pour un usage ou l'eau sert à faire du profit donc pour un usage notamment professionnelle je crois que c'est une question là pour le coup de bon sens et d'intérêt général et finalement non je ne suis pas si surpris ce que 80% des gens je crois même que ça peut être plus et que maintenant il faut transformer et bien cette majorité sociale du pays qui est d'accord avec cette proposition en actes politiques et c'est ce qu'on propose notamment pour 2022 et sur lequel on continuera de se battre évidemment à l'assemblée nationale merci mathilde bravo hein pour ce pour ce travail c'est un travail qui qui poursuivent à ce que faisait ce cas ce qu'a proposé daniel dans un premier temps la gratuité a toujours été très importante pour elle et puis au moment où on avait fait le travail sur le droit à l'eau pour tous à l'assemblée on avait fait nous aussi à un sondage et c'est toujours très intéressant de voir que les français répondent présents ils répondent présent quels que soient les courants politiques quelles que soient les villes je donnais de deux exemples le premier exemple c'est que on avait posé la question aux consommateurs d'eau en bouteille six étaient d'accord pour participer à la solidarité sur l'eau en tant que consommateur d'eau en bouteille d'encre les gens qui achètent ils avaient répondu à 70% qu'ils étaient d'accord pour participer financièrement à la sévérité sur l'os aujourd'hui le lot bouteilles ne participent pas du tout à ce détail étaient sur l'eau et le second exemple c'est assez à annecy une ville de droite il avait mis en place un une votation citoyenne à référendum local pour savoir ce qu'elle est elle pour ce soit de la population qui était d'accord pour mettre en place le 1 % pour la solidarité internationale pour l'eau et la population avait répondu à 95 % oui je pense que moi c'est ça qui me qui me touche le plus est il là on est confronté à des choses très violente quand on a proposé le texte de loi à l'assemblée son droit à l'eau pour tous toutes les prises de paroles préalable au texte de loi était favorable au droit aux draps l'eau pour tous le bien commun la place de l'eau dans la vie et c'est ballot pour la vie etc et quand on rentre dans le détail des articles qu'on tombe sur les lobbys qui attaque qui attaque qui attaque qui casse tout et donc on a absolument besoin de faire en sorte que que les que les acteurs politiques l'ensemble des acteurs politiques n'ai d'autre choix que d'écouter ce que les gens disent et les gens disent en france en europe dans le monde tout le monde dit l'eau c'est la vie c'était je rappelle ça à chaque fois mais danielle mitterrand avait fait une une conférence votre conférence a fait une rencontre avec des enfants c'était des cm2 je crois qu'il y avait il y avait une soixantaine d'enfants alors et daniel ai parlé avec sa façon de parler pas forcément toujours très adapté aux enfants et donc à la fin et s'était posé la question de savoir ce que vous avez compris qu est-ce que vous gardez de ça il ya un petit garçon qui s'est élevé qui avait dit madame l'eau c'est la vie je pense qu'il faut qu'on réussisse à retrouver cette intelligence qu'on a en nous mais que pour des raisons fallacieuses trop d'acteurs cacher sous le tapis et si vous réussissez ça va quelque part c'est ce combat que daniel a commencé il ya des décennies qui pourra trouver sa voie et je suis persuadé comme on dit que l'eau trouve toujours sa voix que là aussi elle trouvera sa savoie merci en tout cas pour votre engagement sur ce travail c'est de faire bien attention au micro ce que je vois qu isabelle me regarde avec les yeux sur les premiers mètres gratuits et sûr les compteurs alors moi j'ai une position individuelle qui en fait rejoint celle qui a exprimé mme at-il donc je vais pas m'attarder là dessus notamment parce que notre projet de société comme on disait tout à l'heure c'est pas de d'aider à mieux vivre sa pauvreté c'est d'arrêter la pauvreté c'est quelque chose de très différent que de stigmatiser vous êtes pauvres mais je vais vous aider charitablement d'un projet social qui dit non il ya des droits pour toutes et tous de manière inconditionnelle indifférenciée ça semble vraiment fondamental alors maintenant je vais prendre un petit peu la position de wisques on en est dans le groupe de politique pilote de de pilotage du retour en régie publique de l'eau sur ces questions là nous le programme est très claire de la majorité métropolitaine y aura les premiers maintenant le l'élu local il est confronté en fait à trois forces il a une première force et il faut l'effectivité que ma mesure va aider à ce qu'il y ait moins précaire en hausse sur mon territoire comme le dixième à titre tout à l'heure ça sert à rien qu'on fasse quelque chose où il n'y a pas de recours un dispositif où il n'y a pas assez de recours et ou du coup on transforme pas réellement la vie des gens il a une deuxième force et il faut quand même que ce que je fasse à et un minimum de sens politique c'est à dire que c'est pas parce que la fondation veolia arrivée nous dire on vous paye tous vos impayés à la place des gens qu'on va retenir une solution comme ça parce que sinon on aura un gros écart trop grand avec nos principes et il a une troisième force qui est cher aussi aux mouvements de la france d'un solide et qui est cher à la majorité métropolitaine et dont s'occupe voilà la vice présidente à côté de moi c'est qu'on veut qu construire avec des citoyens et cette question de la tarification à mon beau père un groupe politique tient absolument à ce que ce soit l'entrée enfin une question centrale qui soient mises en débat avec les usagers c'est à dire que on veut qu construire 7 différenciation des usages facturation une différenciation des usages avec les citoyens et on a déployé énormément de moyens pour faire une méthodologie participative ça va être aussi à nous d'amener les principes idéologiques la bataille des idées qu'on est en train de mener mais comme emmanuel l'a dit j'ai confiance puisqu'en fait il suffit de retrouver le bon sens sur l'eau et la vie mais notamment on veut faire le pari de cette concertation citoyenne et donc du coup la précision de combien mètres cubes gratuit et la précision de la manière avec laquelle on va gérer l'abonnement ou le prix dès que le lie au compteur d'eau on va attendre en fait cette mise en débat démocratique notamment parce qu on a aussi des contraintes très matérielle c'est celle que don lawrence parlais tout à l'heure c'est qu'en fait on a un compteur en pied d'immeuble et donc on connaît pas forcément les les compositions des ménages qui sont derrière mais il ya des solutions à gabriel l'a dit et certaines villes l'on me l'ont mis en application donc donc voilà on va on va faire cette mise en débat là et je pense que on aura quelque chose d'intéressant j'en suis sûr à la fin merci il y avait une demande d'intervention alors comme je peux pas déplacés je répèterai pour la caméra allez-y merci vous me permettez de répondre du tac au tac je crois que c'était la seule demande de prise de parole je vérifie en aura ok il y en aura d'autres je vais essayer d'être concis sur ce point d'autant qu'avec rené revol il nous a en partie occupé trois heures ce matin donc je vais pas pouvoir commencer mais juste vous dire un jean luc mélenchon dès 2016 s'est engagé pour l'abrogation de la loi notre bon maintenant on est un peu plus tard n'est ce pas une mandature se termine et pour autant dans le processus constituant que nous défendons en vue du passage à la 6ème république nous défendons l'idée que la communauté de projets soient privilégiés si tenté que les communes le souhaitent à la communauté forcé premièrement deuxièmement la commune est dans la bataille constituante excusez-moi de vous renvoyer la balle mais la constituante il y aura tout le monde est dans les allers retours entre des délégués à la constituante en vue d'élaborer la règle commune en 6ème république il y aura ce que l'implication citoyenne avec les moyens de l'institution devra porter et compris les élus locaux qui sont des citoyens élus représentants du peuple un temps donné dans leur vie nous avons donc à tout refonder de fond en comble y compris ceux là même si aujourd'hui on sait que pour les communautés de communes l'association des maires ruraux a obtenu le report jusqu'en 2026 du transfert de la compétence maintenant vous vous êtes en communauté d'agglomération donc le couperet est passé au 1er janvier 2020 bien donc oui l'idée même du passage à la 6ème république au delà de la formule c'est un processus constituant qui refont tout deux vont en comble donc y compris les moyens et la règle du jeu pour que la libre administration avec des moyens se fasse depuis et à partir de l'échelon démocratie de proximité qu'est la commune où est le département avant même la question régionale qui devrait plus stratégie qui devrait être plus en lien avec des choses peut-être plus tourné vers la question des réseaux dont l'eau fait un peu partie que ça n'est aujourd'hui répartie mais en cela c'est un débat c'est un débat dans lequel on va être impliquées et nous on va être impliqué le réseau des élus insoumis et citoyens mais l'ensemble de ce corps ont porté jean luc mélenchon à la victoire de 2022 nous aurons à nous impliquer au delà d'une victoire pourra pas rentrer à la maison faudra aller se battre pour obtenir ce que vous dites là c'est qu'on puisse reprendre la main sur les communs et définir collectivement ou est-ce que de manière des concentrés ou décentralisée ça aussi c'est un enjeu eh bien on organise la gestion ou la cogestion de la de l'eau et des communs maintenant sur les mesures qui interviendrait avant la constituante nous avions et nous allons confirmer cela a fortiori avec les mesures qui sont aujourd'hui portés dans le cadre de l'avenir en commun le fait que nous allons organiser la sortie ddsp on peut pas être ceux qui avons participé avec attaque avec l'appel de varages avec michel partage et danielle mitterrand en 2000 rappelez-vous pour les plus anciens avec les comités attaque n de cosa cgt la cnl l'ufc que choisir parfois les coordinations au secours au bien commun au public 1 on peut pas avoir fait tout ce boulot plus les élus locaux da cieux et leur votation citoyenne où le référendum et à l'arrivée diviser par 2 le nombres de dsp pas finir le travail une majorité politique demain va devoir organiser tranquillement et sereinement le fait qu' on et conduisent ce qu'ils peuvent vendre des chaussettes ou faire ce qu'ils veulent mais qu'ils s'occuperont plus du commun parce que avec nous l'eau sera d'aucune manière soumises à des conventions marchande donc donc voilà pourquoi vous pouvez compter sur nous et sur vous même au poste de commande nous serons nous mettrons en oeuvre les conditions d'extinction des quelques dernières 6000 dsp parce que je l' ai dit tout à l'heure on le rabâche depuis deux jours il avait douze mille cinq cents contrats ya vingt ans et n'ont plus que six mille finir le travail c'est les éconduire à la sortie et que ça se termine de manière en sifflet dans la mandature selon des modalités qui ne vous nous faut encore construire non pas pour un programme mais dans l'exercice du pouvoir lui-même avec un haut niveau d'implication des usagers des élus du bloc communal qui aujourd'hui et je l'espère demain auront encore compétences en tant qu' autorité organisatrice mais franchement le patrimoine et public les installations sont publiques août et du patrimoine public les usagers ont déjà payé toutes les installations il y à quelques exceptions des captages appartiennent à suez écoutez on va pas faire un fromage pour quatre exceptions nationale on réglera le problème des exceptions et donc ce qui va se passer c'est qu'on va reprendre nos biens un épineux ils vont aller faire autre chose c'est tout ça va se terminer comme ça et si sur un coin de table il ya quelques contentieux pour lesquels il faut verser des soultes pour ce qu on se dise au revoir et ben on verra on examinera au cas par cas mais d'abord et avant tout on les a conduits à la porte parce que de toute façon aujourd'hui pour la plupart dans deux tiers des cas ils sont sur les deuxième moitié de contrat et ils font déjà des marges de 20 à 30% sur le contrat donc excusez nous mais ils se sont assez gaver pour que on peut trouver les bonnes 4 malka taillé pour se quitter et qu'on reprenne le périmètre de ce qui revient à la puissance à la puissance publique voilà ce que je peux vous dire à la fois du fait de notre engagement au style et en faveur de l'abrogation de la loi notre dollar fondation de l'organisation territoriale et politique du pays et de la mesure immédiate d'un gouvernement qui gérait des premiers mesures d'urgence dans lequel le droit à l'eau effectifs et une loi constitutionnelle aurait à sortir des conventions marchande la question d'un commun indispensable à la vie est bien dans ce cadre là vous pouvez compter sur vous parce que vous allez mener la bataille et nous aurons besoin d'étroites relations et collaborations entre le réseau des collectivités locales en france et notamment de l'échelon communal avec une représentation parlementaire et gouvernementale qui va devoir préparer la fin de ces quelques dernières dsp je vous rappelle qu'on commence la bataille ils les multinationales ont 75 % des usagers de l'eau en distribution et représentent un tiers des contrats et des services ça veut dire que historiquement les régies publiques ont toujours été majoritaires en nombre de services sur le territoire outre marin et métropolitains et aujourd'hui représente moins du quart donc on va pas se priver on est en train d'écrire l'histoire depuis 20 ans eh bien on va continuer à le faire mais là dans une condition politique qui a rapport de force différents soyez en certains il est l'heure allez-y on prend à la volée les dernières questions et on arrête merci alors écoutez je propose que sur coca cola et les captages direct dans la nature on laisse matile de réagir et à l'oral mot de la fin sur votre première question en l'état actuel du droit français il est tout à fait possible je vous réponds vraiment de manière assez caricatural de mètres de robin et un clapet antiretour et d'alimenter avec l'eau de pluie les chasses d'eau aujourd'hui on peut le faire si on a la volonté politique d'accompagner les propriétaires bailleurs et les particuliers à concrétiser ce type de mesures ce n'est pas interdit c'est possible je vais juste une dernière phrase avant de conclure avant que m il puisse conclure on parle toujours économie en fait on parle toujours ça va être rentable possible on nous dit toujours que c'est impossible etc et c'est bien que tout le monde est en tête que pour les coupures d'eau quand on a commencé le combat tout le monde nous a expliqué que le service d'eau ne pouvait pas se passer d'aidé et coupures d'eau que le système d'eau que les services d'eau s'effondrerait si les coupures données n'étaient plus faisable ça fait maintenant cinq ans qu'ils en font plus et services d'eau se porte très bien donc c'est indispensable d'avoir des exemples comme cela en tête pour bien leur dire arrêtez de nous dire qu économiquement ça ne marche pas tout marche en économie on s'adapte et on avance de conclusion je suis hyper d'accord sur ce que tu vraiment qu'on sort de l'idée qu'il ya des contraintes et notamment pour rebondir sur ce qu'on disait tout à l'heure le service public de l'eau de l'éclairage public on le paye pas encore à la consommation la route on aperçoit à la consommation je pense que le service public de l'eau potable il ya un moment donné il faudra dire que c'est pas quelque chose qu'on paye et en petite anecdote je pense vous avez bien fait parler de pas et les toilettes aussi on parle du droit à l'eau potable mais elle est liée à celle hygiène et de la dignité je suis allé aux toilettes tout à l'heure à la gare de valence déjà si j'avais pas un euro sur moi j'étais bloqué je trouve qu'on est dans une société aujourd'hui où se dire que si on n'a pas un euro pour aller aux toilettes dans toute la richesse qu'on a on peut pas le faire je veux dire ça c'est quelque chose moi quoi encore en engageant un militant es fatigué je me rappelle c'est sûr parti pour trois semaines c'est insupportable et c'est d'autant plus insupportable que quand je suis partie des toilettes on m'a donné ça en disant vous avez 90 centièmes de réduction pour la prochaine fois où vous y allez le dire y'a un moment donné je crois que on a on a des absurdités et on a effectivement cette responsabilité ne jamais jamais laisser la bataille des idées la bataille culturelle sans qu'on soit là pour la défendre merci beaucoup un petit mot de fin aussi pour rebondir sur coca cola c'est toute la marchandisation dont on parlait sur la question de l'eau alors on peut parler de coca cola mais on peut en citer bien d'autres qui tombe dans les nappes phréatiques tout d'abord on reparlera par exemple de vittel ou de volvic demain nestlé ou danone mais qui quand même dans des moments de sécheresse les seuls qui ne sont pas assujetties aux lots aux arrêtés sécheresse ce sont ces multinationales à qui on laisse pillés et d'ailleurs prendre encore plus d'eau que d'habitude avec des effondrements des nappes phréatiques qui sont absolument dramatiques pour envoyer de l'eau en bouteille à 70% à l'export à l'étranger donc pour le coup y compris la priorité du droit à l'eau qui est pourtant dans une loi sur l'eau et la hiérarchisation des usages qui ont été faits n'est pas du tout respecté donc oui à un moment il faut stopper ces multinationales et je dis juste que gabriel ce qui vous dit quand il dit qu'il n'y aura aucune convention marchande sur l'eau ça veut dire par exemple que le marché de l'eau en bouteille est bien et vient est une question que nous poserons et s'il n'y a pas de convention marchande il n'y a pas d'eau embouteillée non plus donc ça va quand même assez loin comme proposition ce que nous faisons est en tout cas nous continuerons à nous battre pour le commun qu'est l'eau j'aime bien dire cette phrase de thomas sankara qui me disait il ya déjà quarante ans mais qui est toujours extrêmement actuel qui disait entre le champagne pour quelques-uns où l'eau potable pour tous il faut choisir eh bien nous avons choisi et nous continuerons ce qu'on va jusqu'à la victoire merci à vous les amis merci gabriel [Applaudissements]
Mathilde Panot