Commémo 11 Novembre , Alexandra Rebstock,Maire de Nilvange Discours de Mme Catherine VAUTRIN
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Chapitres
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« 11 novembre, la France écoute battre son cœur. Elle se recueille devant les noms de ceux qui ont donné leur vie pour que nous vivions libre. »
- 0:46Chiffre
« 1400000 soldats tombés au champ d'honneur, autant de familles meurtries, 4 millions de blessés et de mutilés »
- 3:42Fait
« nous réapprenons que la guerre est possible »
- 4:26Fait
« La flamme qui l'animait fut une invincible espérance, l'espérance de ceux qui ont décidé d'être fort pour protéger ce qui est juste. »
- 5:09Fait
« la France, fidèle au sacrifice de ses anciens, à ses valeurs et à ses promesses, consciente de sa vocation universelle au service de la paix »
Temps de parole
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11 novembre, la France écoute battre son cœur. Elle se recueille devant les noms de ceux qui ont donné leur vie pour que nous vivions libre. Elle se rassemble pour commémorer la victoire et célébrer la paix. C'était il y a 107 ans. Au fracas des armes succédé le silence des plaines dévasté de champagne, des vallées de la Meuse, des forêts d'Argone. Ce silence portait le poids immense de ceux qui étaient morts durant 4 années dans les grandes batailles couchées dessus le sol ou enseveli sous la boue. 1400000 soldats tombés au champ d'honneur, autant de familles meurtries, 4 millions de blessés et de mutilés et parmi ceux apparemment Adè combien de nuits hanté par des terreurs sans fin.
Chaque année, devant les monuments de nos communes, les générations se rejoignent. Uni dans cette mémoire, nous rendons visible l'idéal qui nous tient debout, le sens que nous avons donné à notre histoire, le projet collectif que nous poursuivons par-delà les tragédies. Construire un ordre tel que la liberté, la sécurité et la dignité de chacun y soit garanti selon les mots du général de Gaulle en 1941. Ce projet porte un nom, la République. La République a donné à chaque soldat mort pour la France, aussi anonyme soit-il, d'être honoré à la place la plus élevée, celle qu'occupe la tombe du soldat inconnu sous l'Arche.
En lui s'incarne le sacrifice de tous les morts pour la France d'hier et d'aujourd'hui jusqu'à ceux qui loin de chez eux sont tombés en Indochine, en Algérie, dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan, au Levant. En lui se mêle leur visage venus de tous horizons, ceux des fusillers marins bretons et des tirailleurs sénégalais unis dans le même héroïsme à mud. Ceux tombés à Verdin et sur les plages de Provence, ceux des franurs et partisans et des résistants du réseau Alliance, ceux de ces combattants venus d'Afrique, du Pacifique, des Amériques et d'Asie, qui reposent désormais dans le sol de France sous les croissants les étoiles ou les croix des carrés militaires.
Ceux des incorporés de force alsaciens et maélan, pris dans le drame intime de leur conscience, ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n'y croyaient pas. Sur ce soldat, de tous les âges et de toutes les origines, la flamme du souvenir ne s'est jamais éteinte. Il y a 100 ans, en 1925, était organisé aux invalides le premier atelier de confection du bleu et de France, devenu le symbole de la solidarité avec le monde combattant. Cette petite fleur qui poussait dans les tranchées témoigne de la force d'âme de la nation. Force d'âme qu'on rappelait les commémorations du 80e anniversaire.
des débarquements, de la libération et de la victoire dans une époque la nôtre où nous réapprenons que la guerre est possible. Au péril qui pesait sur la survie même de la France, la philosophe Simon Veille offrait en 1942 une définition du patriotisme que chacun peut faire sienne. Le sentiment de tendresse poignant pour une chose belle, précieuse, fragile et périssable. Ce patriotisme demeure une nécessité vitale. Marc Bloc, l'homme des lumières dans l'armée des ombre en incarna l'exemple. Son entrée au Panthéon le 16 juin prochain, décidé par le président de la République rappelle que l'esprit de défaite est toujours un poison mortel.
La flamme qui l'animait fut une invincible espérance, l'espérance de ceux qui ont décidé d'être fort pour protéger ce qui est juste. Cette espérance que symbolisé déjà dans le ciel de Reince le 11 novembre 1918, les tours restaient debout de la cathédrale martyre. Le 8 juillet 1962, sous ces voûtes reconstruites, était scellé la réconciliation franco-allemande pour que l'Europe vive libre et en paix. Car là sera toujours l'espérance de la France, fidèle au sacrifice de ses anciens, à ses valeurs et à ses promesses, consciente de sa vocation universelle au service de la paix. Vive la République ! Vive la France !
[applaudissements]