Nicolas Dupont-Aignan invité de Bruce Toussaint sur iTélé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça vous inspire, ce clip et ce problème, ce fléau ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Najat Vallaud-Belkacem présente demain un plan pour favoriser la mixité sociale à l'école. Qu'est-ce qu'on peut faire concrètement ?
- 5:09OuverteRéponse directe
Quelle est votre ambition pour ces élections régionales, au niveau national, pour Debout la France ?
- 6:03RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qui vous différencie du Front National, par exemple ?
- 7:26FerméeÉludée
Au deuxième tour, vous appellerez à voter pour le Front National ?
- 9:45RelanceRéponse directe
Est-ce que vous pensez la même chose que Manuel Valls, qui dit que ce serait un drame si le Front National gagne une région ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« Ce clip est très bien. Je soutiens totalement cette campagne. »
- 1:49Invité politiqueFait
« Le problème, c'est que le trafic de drogue dans nos cités n'est même pas condamné. Et que la justice est totalement impuissante. »
- 3:01Invité politiqueFait
« C'est l'honneur de la France. On est un des seuls pays qui a une éducation nationale pour éviter justement la ségrégation qu'on voit aux États-Unis, en Angleterre, etc. »
- 3:22Invité politiqueFait
« C'est en rétablissant l'ordre dans cet établissement. Je suis élu de banlieue, je sais de quoi je parle. »
- 3:36Invité politiqueChiffre
« J'ai dans l'établissement privé de ma circonscription, 400 enfants en liste d'attente, souvent de milieu populaire. »
- 5:15Invité politiqueFait
« Notre ambition, c'est de permettre aux Français d'avoir enfin le choix entre, d'un côté, les deux parties du système, PS, UMP, Républicain, qui ont échoué, et de l'autre, le Front National. »
- 5:38Invité politiquePromesse
« Arrêter les grands projets pharaoniques, la mégalomanie des élus, revenir sur la proximité, faire en sorte que l'argent du contribuable soit économisé. »
- 6:37Invité politiquePromesse
« C'est qu'on favorise des entreprises locales. C'est, par exemple, qu'on fasse le haut débit partout en France, qui permettrait aux gens de travailler de zone rurale ou de ville moyenne. »
- 6:55Invité politiqueFait
« J'ai un adversaire, M. Saint-Just, en Ile-de-France, qui a le record d'absentéisme en Picardie. »
- 13:51Invité politiqueFait
« La résistance viendra de l'ensemble du pays, des gens qui ont encore un peu de bon sens, et qui savent qu'il faut rétablir nos frontières. »
- 14:07Invité politiqueFait
« Ils peuvent repartir. »
- 18:14Invité politiquePromesse
« Notre parti, Debout la France, c'est une taxe carbone aux frontières de l'Europe. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan65 %
- Présentateur23 %
- ?6 %
≈ 33,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour. Bonjour Bruce Toussaint. Et merci d'être avec nous. Pour la première fois, une campagne est lancée aujourd'hui afin d'agir contre les agressions ordinaires subies par toutes les femmes dans les bus, les trains ou les métros. Nous diffusons depuis 7h ce clip en exclusivité. Nous allons le regarder ensemble si vous le voulez bien.
Mademoiselle, vous
êtes charmante. Alors, on fait connaissance ?
C
'est quoi ton numéro
?
Mais ta petite jupe, là, c'est pour moi
? T
'es bonne, tu sais, tu m'excites. Mais réponse, elle chienne.
Stop,
ça suffit. Le quotidien des femmes ne doit pas ressembler à ça. Face au harcèlement, n'attendons pas pour réagir.
Qu
'est
-ce
que ça vous inspire, ce clip et ce
problème, ce fléau ? Ce clip est très bien.
Je
soutiens totalement cette campagne. D'ailleurs, dans mon projet régional en Ile-de-France, j'en ai fait un axe fondamental, car le quotidien des femmes est insupportable.
Voilà
ce qui se passe. Vous savez, il
y a
une jeune femme qui me disait récemment qu'elle a fait un stage à Londres pendant un an. Jamais, jamais, dans le métro à Londres, elle a eu le moindre harcèlement ou la moindre remarque désobligeante. Elle est revenue à Paris et au bout de 15 jours, elle m
'a
dit « Je veux repartir, car je n'en peux plus d'être harcelée ». Ce n
'est
pas un problème mineur. Et c'est très important ce qui est fait. Mais il faut être clair, c'est aussi un problème de mentalité, d'attitude, d'éducation des jeunes. C'est très bien. Et en tout cas, s'il y a un domaine où on devrait être unis, quelles que soient nos origines politiques, c'est dire exactement « Stop, ça suffit ».
La secrète à
l
'État aux droits des femmes, qui était notre invitée tout à l'heure sur E-Télé, rappelait qu
'une
main aux fesses, par exemple, c'est condamnable. Et un homme peut être condamné. Le problème, c'est que les femmes ne le font pas. Ne portent pas
plainte pour ce genre
d'actes. Le problème, c'est que le trafic de drogue dans nos cités n'est même pas condamné. Et que la justice est totalement impuissante. Et que c'est le problème majeur du pays aujourd'hui. Donc il n
'y a
pas de crédibilité dans la riposte judiciaire. Mais c'est aussi, je pense, important de sensibiliser les gens sur le caractère inacceptable. Maintenant, ça suffit. Il faut voir le quotidien des jeunes filles dans nos banlieues. Il faut voir ce qui se passe. Donc, moi, ça fait des années que j'alerte. Donc je suis très content.
Et ce n
'est
pas parce que c'est le gouvernement qui le fait que je vais me plaindre. Autre sujet important. Najat Vallaud-Belkacem présente demain un plan pour favoriser la mixité sociale à l'école. Voilà un sujet qui revient. Elle ne parle pas de réforme de la carte scolaire. Elle dit que c'est une expérimentation. Pour l'instant, ça va concerner Paris, la Seine-Saint-Denis, l'Hérault qui aurait accepté de le tester. Alors, le gouvernement dit qu'il veut briser cette espèce de ségrégation. Qu'est-ce qu'on peut faire concrètement ? Je vais vous dire. Parce qu'il y
a
aussi une réalité. Et tous les parents qui nous regardent ce matin ont sûrement un avis sur la question. Mais quelle hypocrisie.
Là, quelle hypocrisie du gouvernement. C'est un coup de com'
parce
qu'en vérité,
la
mixité scolaire, c'est le principe même de l'éducation nationale publique. C'est l'honneur de la France. On est un des seuls pays qui a une éducation nationale pour éviter justement la ségrégation qu'on voit aux Etats-Unis, en Angleterre, etc. Donc, on a un beau système. Malheureusement, il ne marche pas. Pourquoi ? Parce qu'on a abandonné l'autorité dans les établissements. Vous savez, ce n
'est
pas en forçant les parents à mettre leurs enfants dans un établissement à problème
qu
'on va régler le problème. C'est en rétablissant l'ordre dans cet établissement. Je suis élu de banlieue, je sais de quoi je parle. On va être très clair. J'ai dans l'établissement privé de ma circonscription, 400 enfants en liste d'attente, souvent de milieu populaire. Et des parents viennent me voir, me dire, sauvez mon enfant, intervenez pour qu'il soit pris dans ce lycée privé, parce que c'est le bazar dans le lycée public. Donc, ça ne sert à rien de faire des grands discours sur la mixité. Il faut évacuer les élèves violents, il faut soutenir les professeurs, il faut rétablir l'école républicaine du mérite, de l'effort. Et là, vous verrez
que
les parents n'auront pas peur de mettre leurs enfants dans des collèges publics qui ont mauvaise réputation. Il faut traiter la cause du problème, ne pas s'attaquer aux symptômes. On est tous pour la mixité. Les collèges ghetto, ça existe. Mais bien sûr, mais pourquoi ils sont devenus ghetto ? Parce qu'on a lâché prise, parce qu'on a abandonné, parce que vous avez des petits voyous qui terrorisent une classe. C'est ça la réalité. Alors que Mme la ministre met des surveillants dans les cours de récréation, que Mme la ministre soutienne ses professeurs qu'elle abandonne lâchement, avec tout ce discours pseudo laxiste qu'elle mène en permanence.
Mais il y
a
aussi une réalité sociale, et j'allais dire géographique. Mais c'était le cas avant. Vous connaissez bien le département de l'Essonne, vous
êtes élu de l'Essonne. On
voit bien qu
'il
y a des
endroits où... Mais
c'est l'école, le collège aujourd'hui, c'est le dernier endroit mixte de la société. On
a suppris les services stationnaires. Mais il est de moins en moins. Mais il est de
moins en moins, puisqu'il n'y a pas d'autorité du professeur, et que les professeurs ne sont pas soutenus. Que des petits voyous font la loi. Alors, ce n
'est
pas en forçant les parents à mettre leurs enfants là-bas qu'elle y arrivera. C'est en traitant la cause du problème. Et je peux vous assurer qu'il y a des collèges, ou il y a des proviseurs, ou des principaux exceptionnels, qui ont remis de l'ordre, et bien très vite, les parents de tous milieux sociaux sont revenus.
Nicolas Dupont-Aignan, les régionales arrivent à grands pas. Alors, quelle est votre ambition pour ces élections-là, au niveau national, pour Debout la France ? Nous
avons des candidats partout. Notre ambition, c'est de permettre aux Français d'avoir enfin le choix entre, d'un côté, les deux parties du système, PS, UMP, Républicain, qui ont échoué, et de l'autre, le Front National. Je suis convaincu que les Français attendent une autre alternative. Et c'est ce que nous proposons pour la première fois, avec un programme très simple, arrêter les grands projets pharaoniques, la mégalomanie des élus, revenir sur la proximité, faire en sorte que l'argent du contribuable soit économisé, et qu'il aille vers les territoires qui sont abandonnés. Ça, c'est notre objectif.
Et notre objectif, c'était être au second tour, partout, et prouver ainsi au paysage politique, qui nous enferme dans le choix Front National, pas Front National, qu'il
y a
une autre voie possible.
C'est ça l'enjeu politique. Qu'est-ce qui vous, sur ces élections régionales, et sur ces programmes, qu'est-ce qui vous différencie du Front National, par exemple ? On vous classe toujours à
droite
de la droite,
proche de l'extra-droite, à voir après. C'est la vieille rangaine. Et je
vais vous dire un ami, on va revenir
dessus. Concrètement, qu'est-ce que vous proposez de différent ? Pourquoi ils font ça ?
Moi, je vais vous dire pourquoi ils font ça. Parce qu'ils ne supportent pas qu'ils puissent y avoir une autre voie, qui soit différente du Front National, mais qui veuille régler les problèmes. Donc, ce qui me... Sur l'élection régionale, ce n
'est
pas le thème du Front National. Sur l'élection régionale, c'est quoi, par exemple ? C'est qu'on favorise des entreprises locales. C'est, par exemple, qu'on fasse le haut débit partout en France, qui permettrait aux gens de travailler de zone rurale ou de ville moyenne. C'est le fait qu'on ait un peu plus d'intégrité. Et que je sache, là-dessus, il y a beaucoup à dire, à droite, à gauche, et même au Front National. J'ai un adversaire, M. Saint-Just, en Ile-de-France, qui a le record d'absentéisme en Picardie.
Et
qui prétend faire le ménage en Ile-de-France. Donc, vous savez, moi, je suis convaincu que les gens, les Français, ont du bon sens.
Ils
ont déserté les urnes
parce
qu'ils en avaient marre de ce piège politique. Avec nos listes, ils auront des gens de bon sens, qui ont le souci du bien commun, qui sont honnêtes, enracinés dans les territoires, et qui veulent arrêter la concentration de tous les investissements sur les métropoles.
Au
deuxième tour, vous appellerez à voter pour le Front National ? Mais vous plaisantez.
Mais vous n'avez rien compris, vous faites semblant, parce que vous êtes intelligent. Flattez-moi. Je ne vais pas vous flatter, mais enfin, attendez. Mais vous plaisantez. Je fais ça, justement, pour offrir une alternative. Je
serai au second
tour. Nous serons au second tour. Et lorsque vous n'y serez pas. Mais nous serons au second tour. Et lorsque vous ne serez pas au second
tour dans les 13 régions,
vous le savez bien. Mais pourquoi vous plaisantez ? Nous sommes capables, si les Français le veulent, d'offrir une alternative.
Ça,
c'est une façon de ne pas répondre.
Mais faites le premier tour
avant le
second.
Je ne répondrai pas plus,
parce
que moi, je fais ça. Donc, la
vraie
réponse,
c
'est que je ne veux pas répondre à cette question. Non,
parce que je veux. Dites-le honnêtement.
Après, je peux comprendre. Je vais vous répondre.
Mais c'est une
question qu'on peut se poser. Mais c'est normal. Mais les électeurs, il
y
a deux tours. Les électeurs sont libres. Vous croyez que Dupont-Aignan
va
dire aux électeurs, vous votez ceci, cela ? Ça s'appelle une consigne. Eh bien, les consignes, les Français n'en veulent plus. Chacun est libre dans le bureau de vote. Et je dis aux électeurs, au premier tour, si vous voulez que vos idées pèsent, qu'elles pèsent fort, votez pour vos convictions. Bruce Toussaint, je vais vous poser une question. Quand vous êtes intoxiqué...
C'est vous qui posez les questions.
Quand vous êtes intoxiqué dans un restaurant, est-ce que vous vous y retournez
?
Rarement. Bon. Ça fait 20 ans que les Français sont intoxiqués par deux partis qui ont ruiné la France. Et pourquoi on voterait toujours pour les mêmes
? Et
pourquoi, à l'inverse, on voterait pour un parti comme le Front National qui n'a pas les solutions ? Moi, je propose justement
un
bon restaurant, simple, mais qui permettra de sortir de ce piège politique. Bien. Donc, vous ne voulez pas répondre sur le
deuxième tour ? Non, parce que je veux
être au deuxième tour.
Écoutez... Mais
c'est un scrutin proportionnel. Chaque voix compte. Nous n'avons pas l'habitude en France d'avoir ce type de scrutin. Donc, pourquoi parler de désistement ? Chaque Français est
libre.
Je n
'ai
jamais donné de consigne de vote,
vous
le savez très bien. Bien. Regardez ce que disait à propos du Front National qui est, quoi qu'on dise, l'arbitre de ces élections, ou même plus que ça, le principal acteur de ce scrutin. Écoutez ce que disait Manuel Valls hier matin sur ITV et Europe 1.
Oui, ça
serait un drame.
Bien
sûr que ça serait un drame
que
le Front National gagne une, deux ou trois régions. Nous prendrons nos responsabilités parce que dans ces moments-là, il faudra être désintéressé. Le
plus important,
ça sera d'empêcher que l'extrême droite, antisémite et raciste, ne prenne une région.
Oui,
ce serait un drame, dit Manuel Valls, si le Front National gagne
une région. Est-ce que vous pensez la même chose ?
Il n'y a plus un Français qui croit à ce cinéma de bas niveau qui est le piège que je dénonce depuis des années. On veut en faire, mais attendez, je peux répondre, mais moi je vous réponds. Monsieur Valls fait commerce du Front National. Il en est l'inspirateur. C'est à cause de sa politique socialiste que le Front National monte, l'ouverture sans frein des frontières, la politique, l'axis de sécurité. Et en fait, vous avez là, cette image est intéressante, Bruce Toussaint, parce qu'elle montre la grosse ficelle des socialistes qui ont besoin du Front National pour survivre. Eh bien, justement, moi ça ne m'intéresse pas parce que je propose une autre voie. Je
ne veux pas
rentrer dans ce piège. Est-ce que ce serait un drame que le Front National gagne une région ? Pour les socialistes,
sans doute. Mais
pour vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Est
-ce que ce serait dramatique
? Dramatique est un mot excessif. Je propose... Mais ça
serait quoi alors
? Ça serait
embêtant ? Je
ne sais pas, moi. C
'est quoi le bon terme
? Je propose, je préférerais que Debout la France gère
des
régions. Je n'ai aucun doute là-dessus.
Et je ne veux pas rentrer
là-dedans. Ça ne m'intéresse pas. C'est la vieille politique. Plus personne n'y croit à ce genre de discours. Alors,
ce
n
'est
pas
si simple que
ça.
Parce que quelques heures plus tard, Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS, disait quelque chose qui allait à l'encontre de ce qu'affirmait Manuel Valls. Regardez.
Je
ne
suis
pas dans le catastrophisme. Je ne pense pas que c'est en disant aux Français, attention, il va se passer ça, attention, votre avenir est là, attention, le Front National va envahir l'ensemble de régions. Qu'on mobilise les gens. Il ne
faut
pas les prendre pour des gugusses. Ils savent réfléchir.
Ah, ben
voyez ! Je
suis plus d'accord avec Cambadélis qu'avec Valls. Je ne
peux
pas arrêter de prendre les gens. Mais parce que
cette tension... Pourquoi
nier que c'est un sujet ? C'est la première
fois... Mais non, vous
en faites un sujet. Mais ce n
'est
pas moi qui en fait un sujet, ni les médias. Ce sont des sondages. C'est un sentiment qui est très palpable de cette montée du Front National. Il
y
a une montée dont vous ne parlez jamais,
qui
est l'abstention,
qui
est le désintérêt total de nos concitoyens pour la politique parce que justement, on les enferme dans ce choix impossible. En fait, nos concitoyens ne veulent plus de gens qui nous gouvernent. Et ça, c'est clair. Ils hésitent à donner leur voix au Front National. Ils voient que le Front National pose parfois de bonnes questions, mais qu'en même temps, toutes les réponses ne sont pas les bonnes. Et donc, nos compatriotes, une partie vote entre les trois et une autre s'abstient. Et cette partie est de plus en plus importante. Donc moi, j'aimerais... Moi, je combats l'abstention. Moi, je dis à ceux qui ne veulent plus aller voter, venez voter pour nous.
On va changer les choses et on va écarteler. On va empêcher cet étau, ce piège de mettre la main sur la France. Ça, c'est beaucoup plus grave. Vous savez, quand 25 millions... Bruce Toussaint, vous connaissez le chiffre ? 25 millions de Français ne veulent plus voter.
Vous
comprenez ce que ça veut dire ? 22 millions
ne votent
pas. Il
y a
44 millions d'électeurs. 22 millions s'abstiennent. Et vous avez 3 à 4 millions de Français qui ne sont pas inscrits sur les listes. Ça veut dire qu'il
y
a 25 millions de nos concitoyens. Vous vous promenez dans la rue, il y
a
un Français sur deux qui ne veut pas voter. Et je
vais
vous dire,
le 6 décent, ça risque d'être moins. Ça dépend des élections. Aux présidentielles, la participation,
c
'est 80%. On le sait. La présidentielle, mais plus
aux élections
intermédiaires. On verra aux régionales. Bien.
Ça
risque d'être pire. Deux autres sujets importants dans l'actualité. Ça, ça continue. Calais. Il y a 15 migrants de la jungle de Calais qui devaient trouver refuge à Étival-Clairefontaine.
C
'est dans les Vosges. Sauf que le maire s'y oppose. Il dit que les administrés voient d'un mauvais œil l'arrivée de ces personnes, de ces migrants. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Est-ce que ce maire a raison de dire non ? Oui, oui, oui. La résistance
viendra de l'ensemble du pays, des gens qui ont encore un peu de bon sens, et qui savent qu'il faut rétablir nos frontières, qu'il faut arrêter cette fausse générosité, qu'il faut maintenant dire stop. Et
c'est un point fondamental. Mais là, ceux-là, ils sont déjà là.
Mais ils peuvent repartir. C'est plus une question humanitaire.
Non,
non, non. Je ne vois pas l'Arabie Saoudite, le Qatar et tous les autres pays accueillir toute la misère du monde. Et je préférais qu'on
aide... C'est ce qui
différencie
de l'Arabie Saoudite. Je préférais qu'on aide les populations chez elles. Parce que là, il y a un vrai défi d'aide au développement. Et je préférais que l'argent que nous mettons sur l'accueil des migrants, nous le mettions dans les pays d'origine. Car c'est comme ça qu
'on
traitera le problème. Le gouvernement est devenu fou. D'ailleurs, je remarque. Est-ce que vous avez remarqué, Bruce Toussaint, que le gouvernement a rétabli les contrôles aux frontières pour la sécurité des chefs d'État ? C'est-à-dire pour que la petite fiesta de M. Hollande fonctionne. Mais en revanche, le terrorisme, après les attentats du 11 janvier, le flux migratoire délirant, là, le gouvernement s'en fiche complètement. Ça veut dire qu'on est dans un pays où un ministre de l'Intérieur ose rétablir les frontières pour la sécurité des chefs d'État et pas pour la sécurité des Français. Mais je ne sais pas si vous réalisez le ridicule de la situation.
Donc, il y a urgence à stopper le flux migratoire qui est en train de déstabiliser notre pays. C'est important.
Emmanuel Macron présente tout à l'heure ce qu'on va appeler la loi Macron 2, grossièrement. Noé, ça s'appelle d'ailleurs Nouvelles Opportunités Économiques. Donc, vous allez suivre ça avec intérêt ou désintérêt
?
Je suis un homme politique et donc je dois tout suivre avec intérêt. Je ne vais pas balayer parce que c'est Macron. En revanche,
je
vais vous dire, j'ai été par exemple samedi visiter le salon du Made in France où il y a des centaines d'entreprises françaises qui se battent pour produire en France et offrir des emplois en France. Et vous savez quel a été le grand absent
?
M. Macron qui n'a pas dénié passer trois minutes au salon du Made in France. Ça révèle tout à fait le personnage et sa préoccupation pour l'économie française. M. Macron, c'est le pur produit de la banque d'affaires
qui
fait de la com. Mais aider les PME, les artisans, ceux qui sont en train de mourir parce qu'il y
a
les travailleurs détachés, il y
a
la directive travailleurs détachés, 500 000 emplois qui ne payent pas les charges sociales en France, ça ne l'intéresse pas.
Écoutez ce que disait ce week-end Nicolas Sarkozy d'Emmanuel Macron.
L
'humoriste qui nous sert de ministre des Finances, M. Macron,
avait
dit «
Je
rêve que tous les jeunes puissent être milliardaires. Oh, j'en veux pas tant, M. Macron.
Je
rêve simplement que chacun de vos fils ou de vos filles puisse se dire à 18 ans et à 20 ans « J'ai pas besoin de m'exiler pour réussir.
» C
'est un humoriste, Emmanuel Macron ? En tout cas, ils se font concurrence. Bonne réplique. Voici les trois images du jour. Trois images à commenter ensemble. Nous allons commencer. Alors, c'est une toute petite phrase qui avait fait un peu de bruit à l'époque, il faut bien le dire. C'est Henri Guénaud qui avait parlé de Marion Maréchal-Le Pen quelques jours. J'aimerais savoir ce que vous en pensez. Il avait dit que c'était quelqu'un qu'il respectait, avec qui il se verrait bien travailler. Et vous ?
Je
ne la connais pas assez, mais en tout cas, je la respecte parce que je respecte toutes les personnalités politiques. Et je ne vois pas au nom de quoi je
ne devrais pas la respecter. Non, mais il
y a
une différence entre ce que vous dites, vous, et ce que dit par exemple Manuel Valls lorsqu'il dit que le Front National est antisémite et raciste. Tout ça est grotesque.
Comment ça ? Qu'il y ait une arrière-boutique au Front National avec des reliquats peut-être. Mais en tout cas, il faut arrêter de caricaturer tout. Si le Front National était antisémite et raciste, il serait interdit en France.
La COP21 approche à grand pas.
C'est
la deuxième image. Alors vous avez dit tout à l'heure, j'ai noté la petite fiesta de François Hollande. Ce n
'est
pas franchement un peu caricatural. C'est un
vrai enjeu ce COP21 ? Soyons clairs.
C'est un vrai enjeu. Mais je voudrais que l'on s'attaque aux vraies causes. Si c'est pour simplement réunir les chefs d'État et prendre des engagements volontaires qui ne seront pas tenus comme les précédents, je ne crois pas qu
'on
serve la question majeure du réchauffement climatique. Moi, ce que j'ai proposé depuis des années, c'est clair, notre parti, Debout la France, c'est une taxe carbone aux frontières de l'Europe.
Car
aujourd'hui, c
'est
l'Europe qui pollue le moins, la France qui pollue le moins, la France pollue deux à trois fois moins que les autres pays du monde. Donc, ce que j'aimerais polluer, enfin, participe au carbone, pour être clair. Ce que j'aimerais, c'est qu'à un moment, on arrête les fiestas et que les pays européens,
ça
c'est la vraie Europe que j'aime, se disent, tiens, les produits qui viennent de Chine où il y a quatre fois plus de pollution, eh bien, on met une taxe carbone aux frontières. Ça, je peux vous dire, ça ferait avancer le débat, ça inciterait la Chine à avancer. Or, on n'est pas du tout là-dedans. On est dans des engagements volontaires au cours d'un sommet sympathique, mais qui risquent malheureusement de ne pas être assez coercitifs. Et j'aimerais qu'on passe à la coercition parce que sinon, le réchauffement va être une réalité. Il l'est déjà.
Voilà.
Troisième et dernière image, très vite. C'est vraiment juste un tout petit commentaire parce qu'il y
a
une espèce de retour du général de Gaulle dans le débat public. Bon, il y a eu Morano, évidemment. Là, c'est Anne Hidalgo, ça vous a peut-être échappé, qui aujourd'hui est à Colombais pour rendre hommage au général de Gaulle à l'occasion du 45e anniversaire de sa mort. Nous sommes, en effet, le 9 novembre, je vais y arriver. Vous faites partie des adorateurs du
général de Gaulle. Je
vais
tout à l'heure
à
Colombais. Mais vous allez croiser Anne Hidalgo. Oui, eh bien, c'est tant mieux. Personne ne peut s'approprier le général de Gaulle. En revanche, il y
a
des leçons historiques. Et la leçon du général de Gaulle, pour moi, en tout cas, je ne dirais pas un adorateur, je dirais un inspirateur. Ce n
'est
pas la même chose. C'est l'esprit de résistance, c'est l'indépendance du pays, c'est-à-dire la démocratie, et c'est un certain humanisme. Et c'est un magnifique homme d'État. Et je pense qu'il nous manque. En tout cas, ces leçons devraient être un peu plus suivies. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan. Bonne journée
à vous. Merci à vous.
Nicolas Dupont-Aignan