À Agen, la gauche unie pour les municipales
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
de 17 % à 10 % en 2024. - D.Seux: Depuis une petite dizaine d'années, ça s'est stabilisé autour de 10 %.
La chute a été enrayée. La bataille des idées a été gagnée. L'industrie, c'est important. - C.Roux: Ce week-end, la gauche tenait des meetings en ordre dispersé.
Des stratégies différentes pour 2027 et des fractures qui sont nées notamment des débats budgétaires à l'Assemblée nationale. Sur le terrain, c'est une autre histoire. Pour avoir une chance aux municipales, notamment à Agen, les candidats ont choisi l'union. - Merci! - C'est une photo de famille rare.
A Agen, les partis de gauche ont décidé de faire front commun pour les municipales. - On travaille depuis février 2024 à l'unité et au programme. Dans 120 jours, c'est le premier tour. - Une union portée par Laurent Bruneau, élu d'opposition non encarté. - Je représente un collectif qui rassemble toutes les forces de gauche, de LFI au PS, Place publique... - Une alliance qui dépasse les partis, c'est bien. - Des habitants parfois surpris tant les alliés d'hier semblent être devenus des adversaires sur les bancs de l'Assemblée, à l'image des récents désaccords sur la retraite ou le budget. - C'est dramatique, une telle désunion. - Il faudrait être capable de faire des compromis et d'avoir envie d'en faire. - On va le payer.
Je ne sais pas comment, mais on va le payer. Le danger de la venue de l'extrême droite... - Ca s'est fait en juin 2024 après la dissolution.
On a réussi à s'entendre sur une base programmatique pour être unis. Il faut qu'on retrouve cette envie. C'est indispensable. - A 4 mois du scrutin, la gauche à Agen est rassemblée en ordre de bataille. - Merci d'être venus ce matin.
On va faire du porte-à-porte à partir de janvier, rappeler l'importance de s'inscrire sur les listes électorales. - Les divisions entre leurs partis à l'échelle nationale suscitent de l'incompréhension. - C'est une erreur stratégique, le LFI bashing.
C'est à mon avis mal réfléchir. - Quand vous voyez vos représentants nationaux qui peuvent s'écharper avec d'autres représentants du PS, ça vous inquiète? - Ca ne nous inquiète pas au niveau local.
De fait, on est unis. Au niveau national, c'est pas les mêmes enjeux. C'est plus compliqué d'en juger. - Les gens ne nous posent pas beaucoup de questions sur l'aspect national.
Ce n'est pas les préoccupations des Agenais. - De l'autre côté du spectre politique, l'union fait la force aussi. A l'extrême droite, une liste et plusieurs partis. - C'est chouette! - On va en faire deux.
Ca, c'est le premier qu'on a fait. - Super. C'est une liste construite avec une alliance des partis de droite moins LR, pour l'instant en tout cas.
La porte est toujours ouverte et la main tendue. - Une alliance d'extrême droite qui ironise sur l'union à gauche. - Quand on voit les différences idéologiques sur des points très importants au niveau national, je suis très curieuse de découvrir leur projet et sur quoi ils ont pu se mettre d'accord.
Pour l'instant, ça va être une grande inconnue quand on voit les combats qu'il peut y avoir entre les députés de LFI et les députés socialistes. - Lui se veut au-dessus de la mêlée. Le maire d'Agen, élu depuis 18 ans, est candidat à sa réélection sous l'étiquette du MoDem. - Est-ce qu'on va payer le prix d'une proximité avec Macron?
Je ne pense pas. Les gens ont le sentiment d'une crise politique. De là à faire porter la responsabilité entière à un seul homme, ils ont une autre maturité.
A mon avis, les gens voudront une certaine solidité au local. - Les résultats seront scrutés de près. Les municipales sont la dernière échéance avant la présidentielle de 2027. - C.Roux: On voit la déconnexion, la différence entre la façon dont la politique est vécue au niveau local. - C.Barbier: C'est pas les mêmes sujets.
On parle assez peu à Agen du conflit au Proche-Orient qui déchire les gauches, de la construction européenne dans les 20 ans qui viennent ou de grands choix économiques. On reste sur des dossiers locaux et là, on peut trouver des points d'accord. Il y a une autre donnée, plus psychologique.
Quand on se croise au marché, c'est plus difficile d'entretenir la virulence de la concurrence. Vous auriez fait un reportage à Bourg-en-Bresse, vous auriez eu la même chose à droite. La gauche reproche à la droite de faire une union très large à Bourg-en-Bresse.
Il y aurait un candidat venu de la sphère zemmouriste. A Agen, les digues avec LFI sautent aussi. Est-ce que les citoyens vont faire la différence? "Ils se sont unis, on les récompense et à la présidentielle, on fera un autre choix?" Est-ce qu'ils vont s'abstenir?
On le saura au mois de mars. - C.Roux: Nous revenons à vos questions.
On a déjà eu cette question... - M.Plane: C'est un peu dur.
Ca fait partie d'une espèce d'énorme paquebot très complexe. La créativité fiscale, en ce moment, est assez importante. Bercy ne s'est jamais retrouvé dans une situation pareille, avec des arbitrages politiques très complexes, à devoir faire des budgets en très peu de temps. - C.Roux: A Bercy, ils ont supprimé pas mal de fonctionnaires. - D.Seux: Et les syndicats de Bercy disent que c'est parce qu'on a supprimé des emplois qu'ils ont moins de compétences.
L'endroit dans la fonction publique où il y a le plus de suppressions d'emplois, c'est Bercy. - C.Barbier: C'est l'endroit où la numérisation a été le plus utile. - C.Roux: Remarque. - C.Barbier: C'est ce que disait Elisa tout à l'heure.
Quand vous avez une incertitude économique, vous commencez par diminuer vos dépenses. L'Etat devrait faire pareil. Dans l'incertitude, l'Etat devrait dire: "Commençons par baisser les dépenses le plus possible.
Si à la fin de l'année prochaine, il y a une bonne surprise, on pourra..." Ils font l'inverse. - C.Roux: Question. - E.Bertholomey: Parce que les bilans sont faits à la fin de l'année.
On approche de la fin de l'année. On va avoir une discussion pour clôturer les comptes. C'est à ce moment qu'on commence à faire le bilan.
Raphaël Glucksmann