Les Partis Pris : "Drogue et politique, l'heure de vérité", "J.-L. Mélenchon, le choix du 'collec...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et nous rejoignent maintenant Routel Crif pour la politique qui salue ses camarades, Dominique pour l'économie et Abn Chalmani pour l'international. Soyez les bienvenus. Merci de nous rejoindre.
C'est vous qui commencez cher Rut. Vous revenez sur la proposition dont tout le monde parle, celle de soumettre nos élus, nos ministres à des tests antidrogues. Pas les élus hein, pas les élus encore.
Pas les élus au sens large. Pardon. Alors, je suis allé trop vite.
Peut-être parce que ça m'amusait. Bon, [rires] mais vous vous avez raison, c'est un feuilleton qu'on va suivre. Voilà.
Donc on vous écoute avec curiosité. Bah oui, en fait c'est c'est un tabou qui est élevé, celui de la drogue et de la politique. Et avec la décision du Premier ministre le cornu, la France deviendrait un des seuls pays démocratiques à pratiquer des contrôles antistupéfiants sur les membres du gouvernement et de l'administration.
Une forme de laboratoire en Europe parce que ça n'existe pas de cette façon. Aujourd'hui, enfin, il a adressé mardi une circulaire intitulée mesure de prévention de la consommation de stupéfiants au sein de l'État. Il y demande au ministres d'organiser des tests à l'ivaire de dépistage inopinés et obligatoires des membres de leur cabinet et des titulaires d'emploi à décision.
Alors, je disais pourquoi tabou ? parce qu'en fait c'est vrai que ça circule, certains savent, certains ne parlent pas [raclement de gorge] et ça a donné lieu. Alors je vous donne l'exemple des royaume-Uni par exemple où de nombreuses pétitions citoyennes ont demandé des dépissages d'alcoolémie et de drogue sans succès parce que il y avait eu des traces de cocaïne qui avaient été retrouvé dans les toilettes du parlement à Westminster.
En France, il y a eu en quelques jours en réalité trois mini scandales qui ont été mis à jour. Et c'est pas cela qui est déclenché circulaire mais en quelque sorte ça tombe à pied. Oui.
On [grognement] a pris l'exfiltration discrète d'un conseiller du premier ministre de Matignon qui consommait de la drogue. Un vice-procureur du parquet de Bobini chargé de la lutte contre les stupéfiants qui comparaissait devant le Conseil supérieur de la magistrature pour consommation de métamphétamine. Vous me la prenez alors là c'est et le directeur régional des finances publiques de Paris Île-de-France qui a été congédié pour les mêmes raisons.
Alors, c'est vrai que au lieu que ce soit diffusé de bouche à oreille et que ça paraisse comme un événement un peu dissimulé pour le grand public, cette circulaire a été diffusé. Alors, autant regarder la réalité en face et réagir. Parce qu'on se souvient de la phrase d'Emmanuel Macron sur les bourgeois des centre-villes qui financent le narcotrafic.
Vous vous souvenez ? Oui. Oui.
C'est donc une mesure de transparence et de sécurité qui veut montrer qu'il ne doit pas y avoir d'impunité, y compris au plus haut niveau de l'État. Beaucoup de professions sont concernées, les membres de cabinet, mais ça va jusqu'aux ambassadeurs, jusqu'aux préfets et jusqu'à leurs entourages. Parce que l'autre argument du premier ministre, il tient à la sécurité nationale.
Cette consommation par des agents publics constitue au-delà de leur mise en danger personnel une vulnérabilité susceptible d'être exploité par des groupes de pression, des réseaux criminels ou des manœuvres d'ingérence. Et donc là, il y a une volonté d'exemplarité. Écoutez Mod Bréon la porte-parole.
C'est une question d'exemplarité. On va le demander à nos collaborateurs, on va le demander au directeur d'administration et donc c'est normal, le premier ministre l'a fait lui-même, que au plus haut niveau de l'État, on montre l'exemple encore. Alors cette question de la drogue dans les milieux politiques, elle avait déjà émergé.
Vous vous souvenez qu'on avait contrôlé à Paris un député de la France insoumise Carbat en possession d'une petite quantité de drogue de synthèse. Il avait promis alors de suivre un protocole de soins pour traiter son addiction. Moi, je pense que sur le principe, on ne peut qu'approuver cette décision parce que les représentants de l'État ou ceux qui ont des responsabilités ne sont pas des citoyens comme les autres.
Ils se doivent de respecter des standards de comportement élevés et de respecter déjà la loi fondamentale. Et d'ailleurs, c'est un peu étrange parce que j'ai pas trouvé beaucoup de pays qui le font aujourd'hui. C'est ce que je vous disais.
Lesquels le font ? L'Indonésie, le Mexique, les Philippines, la Thaïlande. Ça vous dit quelque chose ? bah des pays particulièrement touchés par le narcotrafic et la corruption.
Alors, d'autres pays européens et notamment en France font des tests pour les postes sensibles dans les agences publiques de défense, dans les transports, dans la sécurité. Bah, c'est sûr qu'on a pas envie qu'un pilote militaire ou non d'ailleurs, un policier armé, un contrôleur aérien soit ne soit pas en pleine possession de leurs moyens. En revanche, il y a aucune politique de contrôle systématique dans les autres pays européens parce que ça soulève des questions juridiques.
Soyons clair, quel est le droit à la vie privée ? Le respect du secret médical, le principe de proportionnalité. La mesure, elle peut-être intrusive et donc il faut qu'elle soit strictement justifiée.
La réponse de Matignon, elle est simple. C'est dans le cadre beaucoup plus global du plan contre le narcotrafic une mesure tout à fait légitime. Les précautions juridiques ont été prises et c'est une question de confiance entre les citoyens et le et leurs représentants.
Par ailleurs sur plan purement légal, il ne s'agit pas de salariés classiques. Ils sont en effet comme fonctionnaires ou comme nommés au conseil des ministres. L'État pe peut leur imposer les conditions que le code du travail ne permettrait peut-être pas.
Alors, c'est déjà la panique parce que ce soir l'opinion, il y a quelques minutes hein, l'opinion vient de publier que bah tout le monde dans les ministères cherche des autotests parce que personne n'était préparé à ces mesures, même si à Matignan ça a déjà commencé. Il y a 2 semaines, il y a eu déjà des autotests qui ont été réalisés de façon assez discrète, vous voyez. Oui.
Euh et puis il y a quand même une forme d'acceptabilité qui n'est pas évitente et notamment chez les élus qui ne sont pas encore concernés, soyons clair. Écoutez, pour conclure, Gabriel Atal, le président du groupe Ensemble pour la République. Inquiétez pas.
Ouh là, c'est long. Peut-être pas ou pas. Bon alors lui il explique il explique dites-nous il explique que il considère que c'est une question d'exemplarité que de ce point de vue-là c'est légitime.
Néanmoins, il n'est pas prêt à l'appliquer immédiatement parce que il considère n'avoir aucune suspicion ni sur ses collaborateurs ni sur les élus de son groupe. Je n'arrive pas à me faire un avis définitif par ce qui est très intéressant dans ce que vous venez de nous dire quand même parce que on pourrait dire que ça va de soi et que ce serait sain s et en même temps c'est peut-être se privé de gens que qui maîtrisent à peu près ça. Est-ce qu'on fait les alcotests permanents pour savoir ce qui se passe dans la question ?
Elle est tout de suite posée. Vous avez raison. Vous avez raison la question de l'alcool vous entendre làdessus.
Non. Alors, j'ai un souvenir quand j'ai faisais bien des années mes études, j'avais un petit boulot BHV. Oui.
Et on passait alors parce qu'il était possible quand on était salarié du BHV quand on fait passer à la caisse et à partir vous maniez l'argent et ben il y avait un test de drogue. Oui, mais oui, tout à fait. Il y avait un test de drogue.
On passie à la caisse ce qui paraît logique, vous maniez de l'argent et donc il est c'était comme ça qu'il l'avait justifié. Donc on était tout un groupe de gens qui allaient se faire embaucher et il y avait la visite médicale accompagné d'un test de drogue. Première chose.
Donc vous avez été testé oui en [raclement de gorge] bien je voà pendant 5 ans, j'ai vendu des nappes au BHV donc tout allait très bien. Donc il y a pas de problème. Mais là où j'ai vraiment un problème c'est que tout ce qu' a dit route est juste pour dire il faut.
Alors moi, dès qu'on dit exemplarité, j'ai un peu de mal parce qu'on tombe dans un délire de pureté et on sait toujours comment ça commence et ça finit toujours très mal. Souvent au goulag et l'idée effectivement non mais je préfère exagérer pour bien appuyer mon propos quand même déjà arrivé mais c'était dit idée que un un politique est un est un surhomme c'est peut-être ça aussi qui aide pas aujourd'hui c'est que ça reste un un être humain qui a décidé de se mettre au service des autres. Enfin, ça c'est la vision idéale.
Et enfin, moi je suis désolé, je je reste une libérale à tout point de vue sociétal et euh économique. Donc je pense que c'est quand même le enfin là, c'est quand même venir regarder sous la couverture des gens et ça, j'aime pas ça. Moi ce qui m'intéresse c'est la liste qui a donné route, Philippine, Vietnam peut-être Mexique.
Oui. Et donc la question que je me pose, c'est est-ce que le premier ministre, le gouvernement a eu des informations montrant que spécifiquement en France, dans l'administration, les cabinets ministériels, il y a eu quelques scandales dont on n pas encore connaissance. Oui, qu'ils anticipent et qu'ils anticipant, je crois que vraiment je je vous dis en réalité euh il y a eu le plan sur le narcotrafic et euh cette circulaire enfin elle devait être intégrée au plan global et finalement il y a eu ces ces scandales, ces petits scandales qui sont passés relativement inaperçus.
Je vous ai les cité, je vous ai cité trois personnes quand même. Euh et cette circulaire a est sortie. Donc là, il y a un peu le la la gestion de de de la de la de la réaction à la circulaire.
Tout est intéressant. et et on voit comment ça se passe mais je crois pas qu' je crois qu'il y a une volonté de montrer qu'il y a dans un plan narcotraique les pas les politiques je précise pas les élus pour le moment mais ceux qui dépendent de l'État qui sont nommés en conseil des ministres et qui ont des informations confidentielles par leur habilitation défense ou par d'autres situations doivent être responsables. Après la question sur l'alcool elle est totalement légitime hein.
C'est passionnant. On va passer à autre chose avec vous Dominique. Les insoumis précisent leur feuilles de route économique pour eux. 2027 l'objectif c'est une société collectiviste.
Oui. Alors c'est c'est le mot qui qui est totalement assumé. Pourquoi est-ce qu'on parle de de la France insoumise ?
Parce que donc on sait que c'est un parti qui ne perd pas de temps. Il a un candidat dans la course pour 202 et candidat, c'est pas le cas du RN, on le saura après le 7 juillet, enfin le 7 juillet ou juste après, ni du bloc central où c'est la course des petits et grands chevaux. Euh sur euh le le la France assoumise, il y a eu une inter une interview tout à fait intéressante de Jean-Luc Mélenchon publiée dans chez nos confrères d'alternative économique.
C'était en en fin de semaine dernière ou il y a il y a il y a quelques jours. Et c'est vrai que dans le programme euh de Jean-Luc Mélenchon, on a surtout pour l'instant retenu l'idée de la Nouvelle-Fance, mais il y a des choses économiques qui méritent d'être précisées. Et ce qui est important, c'est que ça dément un peu l'idée d'un recentrage de Jean-Luc Mélenchon, dont on dit beaucoup.
Vous savez, il a consolidé son socle depuis 2 3 ans et maintenant il va ouvrir un petit peu le champ. Quand on voit les propositions économiques, le recentrage, il est pas il est pas du tout là. Alors, on va commencer par regarder le projet avec trois mots qu'il résume.
Ce n'est pas moi qui ai mis entre guillemets. Ce sont les formules. Ce sont les formules utilisées par Jean-Luc Mélenchon.
Il souhaite une société collectiviste géré par les besoins et la planification. Évidemment, il faut quelques sous-titres à tout ça. Collectiviste, bah ça veut dire quand même que l'individu est moins important que le collectif.
Donc c'est là clairement un changement. Alors, faut pas non plus se faire peur en parlant de l'Union soviétique, ça n'aurait aucun sens bien sûr, mais c'est quand même un tournant géré par les besoins. C'est un signal.
C'est ce sont pas les entreprises qui offrent au consommateurs des produits qu'ils décideront ou pas d'acheter. C'est la société dans son ensemble, notamment grâce à la planification qui décide ce qui est bon. Il y a trop de voitures, on arrête de vendre des voitures où on empêche qu' elles soit achetées, il y a trop de viande et cetera et cetera.
C'est un changement de société assez important. Maintenant, on va regarder quelles sont les mesures très concrètes et j'en ai retenu trois. Et c'est toujours dans le concret que c'est intéressant.
Absolument. J'en ai retenu trois. La retraite à 60 ans, il le dit publiquement, il le redit dans cette interview, un SMIC à 1700 € net.
Ça c'est pas la la proposition la plus disruptive puisque il est précisément aujourd'hui à 1400 1500 € net. est quasiment prêt dans son livre, il est quasiment à 1650 quelque chose comme ça. [rires] En revanche, l'indexation des salaires sur les prix dont il dit dans cette interview que ce serait à titre provisoire, mais vous savez le prévisoire, ça c'est un changement considérable.
On sait qu'en Europe, il y a un pays qui le fait de manière alors très particulière, très pointue, c'est la Belgique mais c'est un changement tout à fait important et la retraite à 60 ans avec 40 années de cotisation. Alors euh nous on est à 62 ans et 9 mois aujourd'hui et vers 43 ans de cotisation. C'est totalement infinançable.
Totalement infinançable. Et donc, comment fait-il pour financer ce projet très disruptif et ces propositions très démagogiqu ? Alors, allons-y.
Voilà. Regardons comment euh elles sont euh financées. Bah, de manière extrêmement simple par une hausse des impôts.
Jean-Lenchant n'a pas pour l'instant à ce stade chiffré, mais si on se refère à son projet et sur le site internet, c'est 184 milliards de hausses d'impôts. Hm hm. avec beaucoup de hauses d'impôts pour ceux qui gagnent plus de 4000 € et des baisses d'impôts prometil pour ceux qui gagnent moins de 4000 € net 4000 € net par mois.
Alors taxation les entreprises sur profit le capital mais 184 c'est considérable hein. Donc c'est un choc absolument à côté le choc fiscal de 2012 de François Hollande c'est de la c'est de la roupie de de de sans sonner. Et le point le plus intéressant, c'est dit Jean-Luc Mélenchon, je respecte l'Europe, je reste dans l'euro, mais en réalité je vais quand même désobéir aux traités qui ne me plaisent pas.
Et donc ça veut dire que c'est euh il souhaite que euh la banque centrale européenne imprime des billets en gros, rachète directement les dettes pour s'endetter plus. pour s'endetter plus. Donc ça veut dire que naturellement les autres partenaires euh diraient bah écoutez les amis, vous êtes dedans, vous êtes dehors, choisissez.
Donc ce que je veux dire c'est que c'est ce sont on l'a vu projet, mesure mode de financement, c'est un changement très considérable et donc l'idée du recentrage, on ne le voit pas du tout. Un livre va sortir le 2 septembre par un proche de Jean-Luc Mélenchon qui va développer les propositions économiques et c'est évidemment très intéressant. La conclusion, c'est que on voit bien que le RN a développé des propositions qui sont pour les Je pense que l'opinion a retenu une proposition du RN, c'est la baisse des prix des carburants.
Oui. Euh la taxation des riches est la proposition qui est retenue du côté de Jean-Luc Mélenchon et je pense que le camp central dit central euh devrait se réveiller un peu parce qu'on on pour l'instant l'opinion, je ne sais pas si vous retenez des propositions très claires de ce qu'il mettent sur la table, on ne les voit pas. Et donc on pourrait reprendre la proposition, la formule de André Malot en 1947.
Il avait dit "Vous savez euh entre les communistes et nous les gaulistes, il n'y a rien. Je crains que pour l'instant sur le plan programmatique entre le RN et LFI, il n'y ait pas grand-chose de visible." sans commenter complètement le le programme politique euh économique sur le plan politique, vous avez complètement raison du pour le sur le risque que court aujourd'hui le bloc central, c'est que s'installe le duel dès aujourd'hui entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen et que dans le fond, il soit effacé de la photo beaucoup plus vite qu'ils ne pensent à cause de leur petit bisbill et que les gens n'impriment d'abord ce fameux duel et en plus avec des mesures très démagogiques des deux côtés, donc c'est beaucoup plus facile. fait plaisir de toute façon dans les deux côtés et et du coup qu'il soit zappé de la photo sans s'en rendre compte et que tout d'un coup il y ait des sondages et qui se rendent compte à l'automne ou assez rapidement bah que c'est le deuxième tour Jean-Luc Valenchon Marine Le Pen point bar parce qu'il pense que c'est une élection présidentielle comme les autres où on peut se mettre en ordre de bataille en janvier-février de l'année de l'élection.
En fait, c'est totalement différent. On a candid le RN qui est à 35 plus des alliés, disons 40. On est dans une situation totalement différente.
Si on imagine en plus que les communistes et les ver se rallent à Jean-Luc Mélenchon, euh il est à 19. Donc en fait, on est dans une situation qui est en train même c'est 10 mois avant de se cristalliser et sur les questions économiques, c'est intéressant de le souligner. Enfin un ralliment éventuel des écologistes et des socialistes à Mélenchon, c'est quelque chose de Alors, les verts pas l'appareil aujourd'hui.
Certainement des personnes des personnalités et beaucoup d'électeurs écologistes ou d'électeurs verts qui voteraient Mélenchon, c'est quasi enfin c'est très très sûr, c'est là-dessus qu'il compte en effet et sur un certain nombre de socialistes aussi. Donc c'est vrai qu'il compte pas seulement sur son qu'il a là qui est déjà 12 13 qui assez important. Il pense lui qu'il est déjà à 34 de plus grâce à ces électeurs-là même s'ils sont pas soutenus par leur appareil.
Je me tourne vers vous Abnus Chalmani merci de d'intervenir. Vous revenez sur cette bataille navale qui a surpris alors absolument tout le monde dans la Manche. Une frégate russe je le rappelle qui tire sur un navire britannique et vous nous dites que l'ennemi n'est peut-être pas celui que l'on croit.
Oui enfin l'ennemi. Ce pauvre navire britannique et bien c'est un couple de retraités. C'est Jane et Alan Kelv, 68 et 70 ans qui ont vendu leur petite entreprise de signalitique en banlieu de Londres il y a une quinzaine d'années pour s'offrir ce que tant de gens, vous les voyez à l'écran, rêvent de s'offrir à la fin d'une ville de travail un voilier de 12 m et la traversée régulière de la Manche pour aller boire l'apéritif à Cherbourg.
C'est exactement pour ça. Ils tiennent même un blog pour que leurs petits-enfants suivent leurs aventures. On ne peut pas faire plus inoffensif.
Donc comme navire britannique euh avec le cout entre les dents, on a quand même vu mieux. De l'autre côté, vous avez l'amiral Grigovic qui est une frégatruse de 125 m et de 200 hommes. Et un détail qui change tout.
Le signal d'identification de la frégate était coupé. C'est donc imaginer un navire de guerre qui avance masqué dans l'une des voies maritimes les plus fréquentées au monde. Donc déjà à la base, il y a quand même petit problème.
Oui. Vers 11h du matin, alors que Jane et Alain partis de Limington à 4h du matin sont à mi-chemin de leur balade vers Cherbourg et l'Apéritif à venir, il distinguent un navire au loin. Il raconte qu'il n'apparaît pas sur leur radar.
Normal, le signal étant coupé. On les écoute, il raconte la suite. On pourrait en rire.
Et effectivement euh les Kelve en rique. Nous avions la priorité euh dit Jane Kelvin, mais on n'allait pas se disputer avec un avire de guerre. Alors petite parenthèse moi cette phrase qui dit tout du flegme britannique [rires] double en sens main moi j'adore la priorité le code maritime toutes ces règles que le couple respecté scrueusement rien ne peut être face à un canon.
Je trouve que là il résume tout. C'est après que les deux récits forcément divergent. Alors côté britannique, côté de notre charmant et sympathique couple, ils entendent cinq coups de corne de brume.
C'est le corne de brume international [musique] pour dire je doute de votre manœuvre. Vous présentez un risque, corriger votre cap. Ce que les Kelv font immédiatement et une minute plus tard les tirent.
Jen et Alan précisent qu'il n'y a eu aucun appel radio, aucune fusée éclairante avant de se faire tirer dessus. C'est quand même une sacrée aventure tout ça pour aller boire un coup à Cherbourg. côté russe, le Russie ne dit pas la même chose.
Vous vous en doutez, les Russes maintiennent que le voyer avait été sûr au signaux, je cite en et en approche dangereuse. Il précise, je cite encore que pour attirer l'attention de l'équipage du voilier de Flaisance, des fusées éclairantes et des signaux sonores ont été lancés. Le couple dit le contraire, je vois pas pourquoi il mentirait.
Moscou jure ainsi d'avoir agi en strict conformité avec les règles internationales. C'est extraordinaire. Une fréagre efface son signal, tire sur des civils puis publie un communauté qui retourne la culpabilité.
Non mais vraiment c'est c'est c'est incroyable. J Kelville a parfaitement compris ce communiqué d'itel les a pas en coupable ce qui n'était absolument pas. Non seulement on vous tire dessus on vous explique ensuite que c'est votre faute mais le couple de retraités c'est là où ils sont vraiment charmants, précise tout au tuto.
Nous ne voulons pas que la troisème guerre mondiale éclate à cause de cela. Nous non plus sommes nous. Alors, cet incident n'est pas tombé du ciel.
C'est fabuleux parce que c'est ce que les que eux-mêmes le disent, je cite. C'est à cause de ce qui s'est passé plutôt cette semaine, dit-il. Et je rajoute que Londres par contre dit mais pas du tout.
Il continue à parler d'un incident isolé. Alors que s'est-il passé 48 heures plus tôt ? C'était la première saisie d'un pétrolier de la flotte fantôme russe par les Britanniques.
Le navire était changé chargé de 100000 tonnes de brut de pétrole brut. Oui. Et donc la flotte russe euh fantôme, c'est quand même 1000 navires vieillissants sous pavillon de complaisance transportant les tris/4 du pétrole sanctionné par la Russie.
C'est un peu le cordonal financié de la guerre contre l'Ukraine. Et justement, il se trouve que l'amiral Grovic, la frégate est soupçonné d'escorter ces navires fantômes depuis avril 2006. Autrement dit, il a la tête d'un commando de contrebande pour financer les bombes sur l'Ukraine.
L'amiral Grekovic. Oui, c'est c'est c'est une frégade. C'est vraiment une frégade.
J et Alan sont le vouloir donc le symbole un peu de notre époque parce que quand même cette histoire c'est une femme. Ça a l'air de rien mais ça dit quand même beaucoup de choses. Deux Européens libres, inoffensifs, respectueux des règles, qui traversent une mer commune et qui sont soudain rattrapés par la violence de l'époque où une frégate de guerre tire sur un voyer de retraité pour faire passer du pétrole de contrebande. comme ça pourrait être c'est quand même un un un début de film bah si ça ça s'était mal terminé et qui est devenu la frégate et bien disparu sans laisser d'adresse et toujours sans émettre de signal.
Bah cette histoire est merveilleuse enfin [rires] parce qu'elle dit très bien raconté il faut dire extrêmement bien raconté. Vous avez tout à fait raison. Merci à tous pour ces par prix.
Jean-Luc Mélenchon