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🔮 DÉBAT REMIGRATION : François Asselineau VS Jean-Yves Le Gallou - Le Samedi Politique

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Invité politique

TV LibertĂ© est en danger. Aujourd'hui, je ne vais pas y aller par quatre chemins. L'avenir de TVL est menacĂ©. Nous faisons les frais d'un effet ciseau. Je vous explique d'une part, les politiques catastrophiques des deux quinquennats Macron ont appauvri les Français. Les consĂ©quences se font sentir. MĂȘme nos plus fidĂšles tĂ©lĂ©spectateurs peinent Ă  soutenir TVL autant qu'ils voudraient le faire. De l'autre cĂŽtĂ©, les attaques du pouvoir nous ont infligĂ© de sĂ©vĂšres blessures. Un an aprĂšs la fermeture arbitraire de notre compte bancaire, les pertes et les coĂ»ts globaux de plus de 442 000 euros mettent Ă©videmment en pĂ©ril la pĂ©rennitĂ© de TV LibertĂ©.

À cela s'ajoute un dernier facteur, la censure insidieuse des gĂ©ants du numĂ©rique. MalgrĂ© le cap d'un million d'abonnĂ©s Ă  la chaĂźne TVL, un cap historique pour un mĂ©dia alternatif, nos Ă©missions, comme nos appels aux dons, sont invisibilisĂ©es pour rĂ©duire notre impact. Face Ă  cette pression croisĂ©e, inĂ©dite, du systĂšme, je vous garantis toutefois que toute l'Ă©quipe a su garder intacte son envie de vous informer. Mais nous ne pourrons pas poursuivre cette mission si la mobilisation pour TVL ne s'amplifie pas vaillamment. Il nous manque encore beaucoup pour que nous puissions finir l'annĂ©e.

Alors je vous le demande, si vous le pouvez, faites dÚs à présent un don à TV Liberté pour battre en brÚche le pouvoir et imposer la liberté d'informer. Mais rappelez-vous, chaque don à TVL est déductible à 66% de vos impÎts. Il vous coûtera donc le tiers de la somme versée. Alors je compte sur vous, avant qu'il ne soit trop tard. Le numéro du samedi politique, je suis ravie de vous retrouver pour ce numéro un peu spécial, puisque nous avons aujourd'hui deux personnalités qui vont débattre ensemble d'un seul sujet. Vous l'avez vu, il y a quelque temps dans le samedi politique, on l'avait plus ou moins annoncé.

Eh bien, ce sera sur la remigration, aux cĂŽtĂ©s de François Asselineau et de Jean-Yves Le Gallou. Mais avant, c'est le moment du petit coup de pouce. A tout de suite. – Et donc avec nous, vous l'avez compris, François Asselineau, prĂ©sident de l'UPR, candidat pour l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Bonjour, monsieur.

2:28
Présentateur

– Bonjour, Élise Blaise, et bonjour à tous les auditeurs.

2:31
Invité politique

– Merci d'ĂȘtre en tout cas avec nous pour ce petit dĂ©bat qui va ĂȘtre animĂ©, je n'en doute pas, aux cĂŽtĂ©s Ă©galement de Jean-Yves Le Gallou. Bonjour, Jean-Yves.

2:39
François Asselineau

– Bonjour, Élise.

2:40
Invité politique

– Alors sur TV LibertĂ©, on vous connaĂźt peut-ĂȘtre encore mieux, François Asselineau, pour l'Ă©mission ImmĂ©diat, bien entendu, la Fondation PolĂ©mia, et puis surtout ce dernier ouvrage pour lequel vous avez dĂ©jĂ  dĂ©battu sur TV LibertĂ©, Remigration pour l'Europe de nos enfants, avec une prĂ©face de Martine Sellner, vous y en direz sans doute un mot, c'est aux Ă©ditions de la Nouvelle Librairie, en partenariat avec l'Iliade.

Alors messieurs, on va dĂ©battre environ pendant une petite heure, vous aurez un temps de parole Ă©quilibrĂ©, je vais essayer de m'efforcer, de faire fonctionner ces deux choses de toute beautĂ©, vous en conviendrez, vous comprendrez pourquoi il faut soutenir TV LibertĂ© pour trouver des techniques peut-ĂȘtre un peu plus professionnelles, nĂ©anmoins, on va faire le maximum pour pouvoir aller au bout de ce sujet, et je vais commencer peut-ĂȘtre par le dĂ©but. Jean-Yves Le Gallou, selon vous, comment il faudrait dĂ©finir la remigration ?

3:31
François Asselineau

– Eh bien c'est assez simple, depuis 40 ans, tous les ans, il rentre un nombre supplĂ©mentaire d'Ă©trangers en France, et d'ailleurs dans tous les pays europĂ©ens, au peu prĂšs dans tous les pays europĂ©ens. On est en mesure aujourd'hui de voir Ă  quel point cette situation dĂ©bouche sur des rĂ©sultats catastrophiques, en matiĂšre d'Ă©cole, en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, en matiĂšre de fiscalitĂ©, en matiĂšre de tranquillitĂ©. Et par consĂ©quent, je pense qu'il est temps de changer la nature de l'immigration, et au lieu d'avoir chaque annĂ©e plus d'immigration, eh bien commencer Ă  entamer un processus de retour, de diminution de l'immigration. Comment ?

Eh bien en prenant un certain nombre de cas successifs, en prenant une remigration progressive, en commençant d'abord la premiĂšre Ă©tape, c'est l'arrĂȘt de toute immigration nouvelle, que ce soit au titre du travail, des Ă©tudiants, du regroupement familial ou du droit d'asile. En tout cas, une pause dans tous ces domaines. C'est la premiĂšre Ă©tape. La deuxiĂšme Ă©tape, c'est le renvoi des clandestins. Les clandestins, ils sont de l'ordre d'un million en France, de 4 millions en Europe. Ils n'ont rien Ă  faire lĂ , puisqu'ils sont en situation illĂ©gale. La troisiĂšme Ă©tape, c'est le retour des dĂ©linquants, qui ne sont pas tous en prison des dĂ©linquants Ă©trangers.

Et puis, il y a ceux qui n'apportent rien Ă  la production, ceux qui vivent les Ă©trangers, qui ont un permis de sĂ©jour rĂ©gulier, mais qui vivent finalement de l'aide publique gĂ©nĂ©rale, et pour lequel il doit ĂȘtre possible, comme cela se fait en SuĂšde aujourd'hui, d'engager un processus de retour. Une fois qu'on aura fait ça, on aura libĂ©rĂ© en quelque sorte la situation de la France. Et si d'autres pays europĂ©ens le font, parce que tout ça se fera forcĂ©ment de maniĂšre collective, on aura libĂ©rĂ© la situation des pays europĂ©ens.

5:40
Invité politique

Parfait. Merci Jean-Yves Le Gallo pour cette entrĂ©e en matiĂšre. François Asselineau, peut-ĂȘtre votre point de vue et comment vous dĂ©finiriez, vous, la remigration, en fonction de ce que Jean-Yves Le Gallo a dit ? Et puis aprĂšs, on justifiera ce dĂ©bat, Ă©videmment.

5:53
Présentateur

D'abord, je dirais une chose en prĂ©ambule, c'est que, vous l'avez rappelĂ© tout Ă  l'heure, je suis candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Donc, je pĂšse les paroles que je vais dire, parce que je propose aux Français un programme, des choses qui soient opĂ©rationnelles. Je ne suis pas lĂ  Ă  faire des plans sur la comĂšte, Ă  dire aux gens ce qui leur plaĂźt, etc. J'essaie de trouver des solutions. Je ne sais pas, M. Le Gallo, je ne crois pas que vous ĂȘtes candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle.

6:16
François Asselineau

– Je ne suis pas candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle. – Peut-ĂȘtre que vous
 – Je compte peser dans le dĂ©bat, Ă  ma maniĂšre, en prĂŽnant ce qui me paraĂźt nĂ©cessaire.

6:23
Présentateur

– Alors, vous nous direz pour qui vous appellerez, d'ailleurs, Ă  voter parmi les candidats potentiels Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Donc ça, je crois que c'est un point de dĂ©part important. C'est de savoir qu'il faut rester concret, opĂ©rationnel et rĂ©aliste. La deuxiĂšme chose que je voudrais dire, c'est que je suis
 Je vis en France. Je ne suis pas Ă  Sceau. Et je partage le constat que vient de faire M. Le Gallo. C'est qu'il y a effectivement une immigration qui est devenue torrentielle, notamment sous Macron, avec 300, 400, 500 000 personnes qui entrent chaque annĂ©e.

Et que tous les sondages indiquent qu'il y a les Français, 75% des Français, qui considĂšrent qu'il y a trop d'immigration et qu'il faut arrĂȘter. Parmi lesquels, d'ailleurs, j'insiste, beaucoup de Français d'origine immigrĂ©e eux-mĂȘmes, qui ne sont pas les derniers Ă  trouver qu'il y a trop d'immigrĂ©s, contrairement Ă  une lĂ©gende. Donc je suis d'accord sur le constat. Ça, il n'y a pas de problĂšme. Et je suis d'accord aussi sur l'objectif que poursuit M. Le Gallo, qui est d'essayer d'arrĂȘter l'immigration, et voire Ă©ventuellement, pourquoi pas, de favoriser le retour. Mais lĂ  oĂč on a une grosse divergence, si vous voulez, c'est que j'ai lu le livre de M. Le Gallo.

Ce sont pour beaucoup des vƓux pieux. Ce sont des choses qui ne tiennent pas compte de la rĂ©alitĂ©. La rĂ©alitĂ©, c'est que nous sommes enserrĂ©s par des traitĂ©s europĂ©ens, pas seulement des traitĂ©s europĂ©ens, d'ailleurs, mais aussi, ce qui fait partie intĂ©grante des traitĂ©s europĂ©ens, la Charte des droits fondamentaux, mais aussi par la Cour europĂ©enne des droits de l'homme.

Et donc nous avons toute une architecture qui enserre les décisions du peuple français et qui, en fait, nous impose une politique absolument identique, quelle que soit la personne pour laquelle on vote, sauf, comme je le propose, à sortir de l'UE pour reprendre notre pouvoir de décision, notre pouvoir de régler les questions migratoires. Parce que, si vous voulez, on peut toujours dire, effectivement, qu'on va faire remigrer ici et ça. Mais si c'est contraire aux engagements juridiques trÚs précis que la France a pris et sur lesquels l'UE ou la Banque centrale européenne ont des moyens de rétorsion si on ne les respecte pas,

8:33
Invité politique

il faudrait conclure votre premiÚre réponse, si vous voulez.

8:36
Présentateur

Eh bien voilĂ . C'est-Ă -dire que moi, si vous voulez, la remigration me paraĂźt, telle que, en tout cas, j'ai cru la comprendre dans le livre de M. Le Gallo, c'est vouloir colmater un bateau tout en laissant des brĂšches ouvertes pour faire entrer de l'eau dans le bateau.

8:51
Invité politique

– Alors, avant de vous redonner la parole, si vous voulez bien, Jean-Yves, je voudrais qu'on justifie votre prĂ©sence Ă  tous les deux sur ce plateau parce que tout a commencĂ© avec une vidĂ©o de François Asselineau oĂč vous Ă©voquiez la remigration. Je vous propose qu'on revoie cet extrait, puis vous ferez vos rĂ©actions.

9:06
Présentateur

– DĂ©solĂ© de le dire, mais remigration, c'est ce que voulaient faire les nazis quand ils appelaient « Evacuerung nach Osten », l'Ă©vacuation vers l'Est, et qui Ă©tait de chasser, alors pas seulement les Juifs, mais il y avait aussi les communistes, il y avait les Slams, mais en particulier les Juifs, l'Ă©vacuation vers l'Est et qui Ă©tait devenue une espĂšce d'euphĂ©misme Ă©pouvantable pour des crimes, les envoyĂ©s dans les camps de la mort.

9:29
Invité politique

– Bon, et Ă  l'issue de cette vidĂ©o, Ă©videmment, Jean-Yves Le Gallou, vous l'aviez « relayĂ© », enfin, vous l'aviez citĂ© plus exactement, c'est le meilleur terme, je crois, et vous expliquez que François Asselineau Ă©tait dans un couloir tout seul Ă  distribuer les anathĂšmes. Pourquoi ne pas accepter le dĂ©bat ? Eh bien, c'est chose faite, et je vous remercie tous les deux pour cette initiative.

9:55
François Asselineau

– Bon, voilĂ , alors je ne reviens pas sur le point Godwin parce que c'est quand on n'a pas d'arguments, et je pense que François Asselineau peut avoir des arguments, donc on va laisser le point Godwin de cĂŽtĂ©, ce qui est un petit peu facile, vous savez, Eva Braun aimait les chiens, vous aimez les chiens, vous ĂȘtes nazi, Hitler Ă©tait vĂ©gĂ©tarien, vous ĂȘtes vĂ©gĂ©tarien, vous ĂȘtes nazi, Rome aimait les jeunes hommes, vous aimez les hommes-jeux, vous ĂȘtes nazi, ce n'est pas le sujet.

Alors, par contre, sur le fond, je pense que François Asselineau se trompe quand il dit qu'il n'y a pas de solution dans mon livre, puisque précisément, toute la deuxiÚme partie est consacrée à ce que j'appelle le juge exit. Et le juge exit, ça passe effectivement par la sortie de la dictature des juges, qu'il s'agisse d'ailleurs des juges européens, à savoir la Cour de justice européenne, mais au-delà, la Cour européenne des droits de l'homme, qui joue un rÎle tout à fait fondamental dans ce domaine, repris par les juges français, mais aussi le conseil constitutionnel. Le premier verrou à faire sauter, c'est le conseil constitutionnel.

D'ailleurs, François Asselineau le sait bien, je crois qu'il a été, il y a un certain nombre d'années, au cabinet de Charles Pasqua. Quand Pasqua était ministre d'Intérieur, de 86 à 88, ou de 93 à 95, l'Europe ne s'occupait absolument pas de l'immigration à l'époque, ce n'était pas dans ses compétences. Eh bien, un certain nombre de projets de loi de Charles Pasqua, de lois votées à la demande de Charles Pasqua, ont été censurés par le conseil constitutionnel, à l'époque présidé par M. Badinter.

Par conséquent, le problÚme, je ne dis pas que le problÚme n'a pas des aspects européens, bien sûr, de l'Union européenne, bien sûr, mais ça va bien au-delà de cela, et on le voit d'ailleurs, puisque dÚs qu'un texte de loi est voté par les parlementaires, alors qu'il ne répond qu'au dixiÚme ou au centiÚme de ce qui est nécessaire, il est aujourd'hui censuré par le conseil constitutionnel, généralement d'ailleurs avec des arguments qui renvoient aux principes généraux du droit, aux préambules de la Constitution, à la Convention européenne des droits de l'homme, à la Convention de GenÚve, que sais-je encore, parfois effectivement à la Cour de justice européenne, mais pas uniquement.

Donc le problĂšme est plus vaste.

12:21
Invité politique

– En fait, on a un problĂšme politique qui bloque le traitement, on va dire, du problĂšme migratoire de votre point de vue, et il est aussi bien europĂ©en que français, et simplement Ă©voquer le problĂšme europĂ©en, c'est simplement ne pas vouloir traiter le problĂšme, puisqu'on pourrait aussi le traiter en France.

12:34
François Asselineau

– On pourrait dĂ©jĂ  faire beaucoup de choses en France, d'ailleurs j'ai citĂ© la SuĂšde, il y a beaucoup de pays qui font un certain nombre de choses, tout Ă  fait insuffisantes au demeurant, parce que dans tous les pays europĂ©ens, nous on a le Conseil constitutionnel, et bien l'Angleterre Ă  la haute cour de justice, l'Allemagne Ă  la cour constitutionnelle de Karlsruhe, voilĂ , tout le monde a sa paralysie, et c'est une paralysie judiciaire gĂ©nĂ©rale.

13:01
Invité politique

– François Asselineau, qu'est-ce que vous rĂ©pondez Ă  ça ?

13:04
Présentateur

– DĂ©jĂ , je voudrais revenir sur le petit passage que vous avez montrĂ©, qui est un
 vous avez tronçonnĂ© une vidĂ©o qui faisait


13:10
Invité politique

– Vous disiez que vous Ă©tiez d'accord et que vous trouvez que Le Galou Ă©tait trĂšs gentil.

13:12
Présentateur

– Non, non, non, voilĂ , que j'avais tronçonnĂ©, vous avez retenu un morceau trĂšs particulier, donc on parle de Point Godwin, mais c'est parce que je rĂ©agissais Ă  quelque chose que j'ai d'ailleurs trouvĂ© dans le livre de M. Le Galou, c'est d'abord, qu'est-ce qu'on parle, c'est quoi la remigration ? S'il s'agit de faire exĂ©cuter les OQTF, c'est-Ă -dire les gens qui doivent quitter le territoire français, je suis d'accord. Mais chez M.

Le Galou, ça va beaucoup plus loin, puisqu'il s'agit d'aller jusqu'Ă  faire le tri parmi des gens ayant la nationalitĂ© française, en fonction, je suis dĂ©solĂ© de le dire, mais la religion ou la couleur de peau, si j'ai bien compris, en leur disant « Vous n'ĂȘtes pas bien assimilĂ©, donc on va vous chasser ». Donc lĂ , c'est quand mĂȘme quelque chose qui est au contraire, non seulement Ă  la Constitution française, Ă  la DĂ©claration du gouvernement, mais aussi Ă  tous les textes traitĂ©s que l'on a pu suivre, et c'est pour ça que je disais que ça n'existe pas. Alors M.

Le Galou nous explique, je suis d'accord sur le fait qu'il y a en France le Conseil constitutionnel ou le Conseil d'État qui ont pris, sur les questions migratoires, comme sur beaucoup d'autres choses d'ailleurs, d'une latitude, d'un pouvoir qui est tout Ă  fait exagĂ©rĂ©, tout Ă  fait excessif, et qui d'ailleurs, il y aurait beaucoup Ă  dire lĂ -dessus, je me suis heurtĂ© moi-mĂȘme au cours des derniers mois ou des deux derniĂšres annĂ©es Ă  des dĂ©cisions du Conseil constitutionnel ou du Conseil d'État qui sont d'une indigence en matiĂšre de traitement des dossiers qui est absolument scandaleuse, mais ce n'est pas le propos ici.

Ce que je voudrais dire quand mĂȘme, c'est que je ne comprends pas la position de M. Le Galou, puisque certes, il y a des problĂšmes en France, mais le problĂšme numĂ©ro un, c'est notre appartenance Ă  l'Union europĂ©enne. Et quand il cite des exemples comme le Danemark, par exemple, ou la SuĂšde...

14:46
Invité politique

Si je peux me permettre, c'est votre point de vue que le problÚme numéro un est l'appartenance.

14:49
Présentateur

Oui, mais parce qu'en fait, ce qu'il cite, ça ne marche pas. C'est-Ă -dire qu'au Danemark ou en SuĂšde, non, ça ne marche pas. De la mĂȘme façon qu'en Pologne ou en Hongrie, dont on a beaucoup parlĂ©, ça ne marche pas. Et lorsqu'il y a des changements de majoritĂ©, comme ça a Ă©tĂ© le cas, par exemple, en Pologne, eh bien la Pologne avait Ă©tĂ© frappĂ©e de sanctions. Le nouveau gouvernement revient dans les clous de l'Union europĂ©enne. Il faut savoir que les traitĂ©s europĂ©ens, point par point... Par exemple, il y a 5 flux migratoires qui entrent en France. Le premier d'entre eux, c'est le regroupement familial. Alors les gens disent que c'est de la faute de Giscard.

C'est vrai que c'est Giscard qui avait commencĂ©. Mais dĂ©sormais, depuis la directive de 2003, mais c'est aussi inscrit dans les traitĂ©s europĂ©ens, le regroupement familial fait partie du corpus de l'Union europĂ©enne. Or, le regroupement familial, c'est la moitiĂ© quasiment de l'immigration. Donc vous ne pouvez pas arrĂȘter le regroupement familial si vous ĂȘtes sous l'empire des traitĂ©s europĂ©ens. Le deuxiĂšme point, c'est les...

15:49
Invité politique

On va peut-ĂȘtre le faire par point, si vous voulez, bien comme ça. Jean-Yves Le Gallou, sur le regroupement familial, qu'est-ce que vous en diriez ?

15:55
François Asselineau

Un petit point factuel, d'abord. Le regroupement familial, c'est Ă  peu prĂšs 100 000 entrĂ©es sur 385 000. Donc c'est pas tout Ă  fait... c'est beaucoup, mais c'est le quart. C'est pas la moitiĂ©. DeuxiĂšmement, le regroupement familial, il a Ă©tĂ© imposĂ© par le Conseil d'État en 1978. Et quand le gouvernement, un rĂ©cent gouvernement, a voulu limiter le regroupement familial au moment du Covid, le Conseil d'État a annulĂ© le dĂ©cret. C'est-Ă -dire que vous, vous ne pouviez pas sortir de chez vous sans avoir une auto-autorisation, si j'ose dire. Mais le Conseil d'État considĂ©rait qu'on pouvait continuer Ă  venir de l'Ă©tranger. Il y a aussi, dans les entrĂ©es, il y a le droit d'asile. Bon.

On aborde aprÚs, alors. D'accord. Il y a cinq catégories. Il y a le travail, les étudiants, le regroupement familial, le droit d'asile et les régularisations.

17:02
Présentateur

Et puis l'intra-européen.

17:03
Invité politique

Alors peut-ĂȘtre qu'on peut s'occuper du droit d'asile Ă  prĂ©sent.

17:05
Présentateur

— Alors oui. Mais moi, je rĂ©ponds. Alors effectivement, le Conseil d'État prend des dĂ©cisions. Mais le Conseil d'État, comme le Conseil constitutionnel, se rĂ©fĂšre aux traitĂ©s europĂ©ens, dont je rappelle que les traitĂ©s europĂ©ens et la Cour de justice de l'UE est absolument formelle. Et ça a Ă©tĂ© gravĂ© dans le marbre du droit français depuis l'arrĂȘt Costa. Prime sur la Constitution française. Ceux qui disent qu'on va faire en sorte que la Constitution prime sur les traitĂ©s europĂ©ens, c'est contraire aux droits europĂ©ens. Donc ça, c'est un point fondamental. Et effectivement, les juges administratifs français, ils appliquent le droit europĂ©en. Donc moi, j'aimerais, M.

Le Galou, qui nous m'explique, qui me prĂ©sente au sein de l'UE un État qui ne respecte pas le regroupement familial. Ça n'existe pas. C'est-Ă -dire que c'est une directive. Et vraiment, je ne comprends pas cette position. J'aimerais... Mais je pense que ça sera ce que M. Le Galou m'expliquera tout Ă  l'heure. Pourquoi rester dans l'UE ? Parce que finalement, on assiste... — LĂ , on va quand mĂȘme un peu au-delĂ  du sujet. Moi, je veux bien qu'on en parle. — Non, non, mais parce qu'on va voir sur ce point de la rĂ©gularisation, le regroupement familial, la rĂ©gularisation des sans-papiers, etc., le droit d'asile. À chaque fois, parlons du droit d'asile, puisque c'Ă©tait le sujet.

C'est le point numéro 2 qui a été réglé par ce qu'on a appelé Dublin 2, Dublin 3. Et puis maintenant, il y a le nouveau pacte asile-migration. Mais c'est une machine... C'est une usine à gaz. On n'y comprend plus rien, parce que ce sont des intrications entre eux, des droits, des co-décisions, des choses, des machins. On n'en comprend plus rien. Et c'est évidemment la porte ouverte, d'une part, aux juges administratifs, de faire prévaloir leur idéologie, l'idéologie européenne.

Mais c'est aussi la porte ouverte Ă  toute une sĂ©rie d'associations et d'organisations non-gouvernementales, comme Amnesty International, par exemple, qui proteste contre le pacte asile-migration, qui vient d'entrer en vigueur le 12 juin de cette annĂ©e, en 2026. Il avait commencĂ© Ă  ĂȘtre discutĂ© en 2015. Ça fait 11 ans, 11 ans qu'on l'en a mis pour essayer d'avoir un systĂšme qui est un petit peu plus ferme. Comment est-ce que l'on peut proposer de rester dans l'Union europĂ©enne pour rĂ©gler des problĂšmes que nous n'aurions pas si nous n'y Ă©tions pas ? Et qu'on rĂ©glerait nous-mĂȘmes nos dĂ©cisions ?

19:14
Invité politique

– Alors si je peux me permettre, on va Ă©viter les points Godwin, on va Ă©viter les points Frexit, parce que sinon on ne va pas rĂ©ussir Ă  aller sur le sujet de la rĂ©unification.

19:21
François Asselineau

– Mais c'est quand mĂȘme, on est en plein dedans. – Alors moi, mon sujet, ma prĂ©occupation premiĂšre, pardon pour M. Asselineau, ce n'est pas le Frexit, c'est le Migrexit. Et pour rĂ©aliser le Migrexit, c'est le Jugexit. Et dans le Jugexit, il y a effectivement un certain nombre d'Ă©lĂ©ments de l'Union europĂ©enne que je ne tiens absolument pas Ă  garder, mais je crois que cela va au-delĂ . J'ai citĂ© leur groupement familial, il a Ă©tĂ© imposĂ© en France en 1978 hors Union europĂ©enne.

Il a commencĂ© dans les autres pays europĂ©ens Ă  peu prĂšs Ă  la mĂȘme Ă©poque, pas pour des raisons liĂ©es Ă  l'Union europĂ©enne, pour des raisons liĂ©es Ă  l'idĂ©ologie gĂ©nĂ©rale qui est diffusĂ©e, qui est imposĂ©e par la doxa mĂ©diatique.

20:09
Invité politique

– Mais ça n'empĂȘche pas, si je peux me permettre, mais aprĂšs ça peut ĂȘtre gravĂ© dans le marbre du droit europĂ©en.

20:13
François Asselineau

– Oui, Ă  ce moment-lĂ , on le balaye, voilĂ . – Ah mais on le balaye, comment on le balaye ? – Mais ce n'est pas lĂ -dessus que je
 – Si, si, si, si. – VoilĂ , je crois qu'il y a Ă©normĂ©ment de choses Ă  faire pour reprendre notre souverainetĂ© et celle-lĂ  en fait effectivement partie. S'agissant du droit d'asile, c'est en France aujourd'hui qu'il y a le plus de titres d'asile dĂ©livrĂ©s, c'est nouveau. Ça a longtemps Ă©tĂ© l'Allemagne. Mais nous sommes Ă  70 000 dans le cadre de la Cour nationale du droit d'asile, qui est une sorte de postĂ©rieur glorieux du Conseil d'État.

Bon, eh bien vous avez des pays qui sont Ă  quelques centaines, comme le Danemark, ou Ă  quelques dizaines, comme la Pologne, comme la Hongrie. Donc si vous voulez, tout le monde applique le droit d'asile, mais pas du tout avec la mĂȘme ampleur. On a le systĂšme d'asile le plus gĂ©nĂ©reux de tous les pays europĂ©ens. Donc effectivement, les gens qui choisissent, ils finissent par venir en France, parce que finalement, on a plus de chances d'obtenir l'asile, et mĂȘme quand on le demande avant de l'avoir obtenu, c'est lĂ  qu'on a les meilleures indemnitĂ©s. Donc il y a aussi des choses Ă  faire dans ce domaine-lĂ .

Et effectivement, en matiÚre d'asile, si on applique toutes les rÚgles telles qu'elles ont été appliquées par les jurisprudences, définies par les jurisprudences de la Cour nationale de droit d'asile, on pourrait faire entrer 600 millions de personnes en France, et en Europe d'ailleurs, ce qui fait un peu beaucoup, me semble-t-il.

21:50
Invité politique

– François Asselineau, qu'est-ce que vous rĂ©pondez Ă  tout ça ?

21:52
Présentateur

– Il y a des points sur lesquels je suis d'accord. Bien sĂ»r qu'on peut avoir
 – Il n'est pas perdu. – Bien sĂ»r. Il suffit d'aller regarder mon programme. Les gens, on m'a fait la rĂ©putation d'ĂȘtre quelqu'un qui ne comprenait rien aux questions migratoires, mais tout simplement, les gens n'ont pas regardĂ© ce que je dis depuis des annĂ©es. Je dis, d'ailleurs, dans mon programme politique, si on propose notamment la sortie de l'Union europĂ©enne, c'est justement pour rĂ©cupĂ©rer en particulier le contrĂŽle des frontiĂšres. Parce que dans le contrĂŽle des frontiĂšres, on ne peut pas avoir de contrĂŽle des frontiĂšres dans le cadre des traitĂ©s europĂ©ens. Il n'y a plus de frontiĂšres intĂ©rieures.

Et puis il n'y a pas que le droit d'asile. Enfin, quel que soit le sujet, quand on le prend les uns aprÚs les autres, on s'aperçoit que nous sommes contraints d'abord et avant tout par notre appartenance à l'Union européenne. C'est pour ça qu'on ne peut pas parler de ça sans parler de l'Union européenne. Et que, moi, évidemment que lorsque, par exemple, vous avez des populations qui viennent, par exemple, d'Afrique francophone ou du Maghreb, qui arrivent sur le sol européen, ils ne vont pas aller en Hongrie. Ils ne parlent pas le hongrois. Ils n'ont personne qui connaisse là-bas. Et la législation sociale est moins protectrice qu'en France.

Donc effectivement, il y a un phĂ©nomĂšne d'attraction en France de ces populations, bien entendu. De la mĂȘme façon, d'ailleurs, que le Brexit n'a pas entravĂ© l'immigration de populations qui viennent de pays anglophones comme le sous-continent indien, qui essayent de tout faire pour arriver au Royaume-Uni, oĂč ils sont dirigĂ©s. Et ce n'est pas la faute du Brexit. C'est dirigĂ© par des gens qui, par ailleurs, sont contre le Brexit et sont des mondialistes, comme Starmer ou comme...

23:19
Invité politique

Si je peux me permettre, François Celino, lĂ , ça devient compliquĂ© de suivre. Parce que du coup, on ne peut pas faire de remigration parce qu'on est dans l'Union europĂ©enne. Mais en mĂȘme temps, le Brexit a eu lieu en Grande-Bretagne et eux non plus...

23:30
Présentateur

C'est extrĂȘmement... Alors, vous cherchez une contradiction lĂ  oĂč il n'y en a pas. Parce que je rappelle qu'au Royaume-Uni, le Brexit a eu lieu sur une suggestion, enfin, sur la pression de Nigel Farage et de son parti politique, que les Britanniques ont votĂ© pour le Brexit. Mais comme les institutions britanniques sont faites de telle sorte que le Premier ministre, c'est le chef du parti qui a le plus de dĂ©putĂ©s au Parlement, ce qui n'Ă©tait pas le cas de Nigel Farage, il avait un ou deux dĂ©putĂ©s. Le Brexit a Ă©tĂ© menĂ© par le chef du Parti conservateur et maintenant le chef du Parti travailliste qui sont anti-Brexit. C'est un peu comme je l'ai souvent dit.

C'est comme si en France, il y avait eu... Ça traverse l'esprit de Macron, aprĂšs tout. Que Macron dĂ©cide de faire un rĂ©fĂ©rendum sur le Frexit et qu'Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale, les Français dĂ©cident le Frexit et que ce Frexit soit menĂ© par Macron et par le cornu. C'est ça qui s'est passĂ© au Royaume-Uni. C'est-Ă -dire que le Brexit a Ă©tĂ© conduit au Royaume-Uni par des gens qui n'en voulaient pas, qui n'ont jamais voulu en utiliser toutes les potentialitĂ©s. Lorsqu'on rĂ©cupĂšre sa souverainetĂ© nationale, on peut avoir des gouvernements qui sont bien et d'autres qui sont moins bien.

On peut avoir des gouvernements qui dĂ©fendent des intĂ©rĂȘts nationaux et d'autres qui dĂ©fendent des intĂ©rĂȘts mondialistes, par exemple. Mais ce qui est certain, c'est que tant qu'on n'en sort pas, de toute façon, on est verrouillĂ©. Et c'est ça que je ne comprends pas. C'est pourquoi rester dans... En rĂ©alitĂ©, la scĂšne politique française, tous les partis politiques, tous les candidats Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle, sauf moi, tous sont en train de se dire, essayer de trouver, d'Ă©chafauder des solutions pour rĂ©gler des problĂšmes que nous n'aurions pas si nous n'Ă©tions pas dans l'UE, tout en restant dans l'UE. C'est ça qui est dĂ©lirant.

25:06
François Asselineau

Jean-Yves Le Gallou. Moi, je crois qu'il y a aussi une option qui est la prise de conscience croissante des peuples europĂ©ens, des diffĂ©rents peuples europĂ©ens. Je crois que nous avons un phĂ©nomĂšne qui est un phĂ©nomĂšne mondial et qui est un phĂ©nomĂšne qui touche tous les pays europĂ©ens, qui est le phĂ©nomĂšne de la migration massive, du mondialisme et de la doxa politiquement correcte qui s'applique de la mĂȘme maniĂšre Ă  peu prĂšs partout. Il y a aussi Ă  peu prĂšs partout la mĂȘme rĂ©pression judiciaire. C'est-Ă -dire que quand on intervient sur ces sujets-lĂ , on s'expose Ă  des interdictions, on s'expose Ă  des fermetures de comptes bancaires, on s'expose Ă  des condamnations pĂ©nales.

Partout, partout en Europe. Partout en Europe, il y a le mĂȘme phĂ©nomĂšne. Et en face de cela, il y a, je crois, une prise de conscience croissante des peuples europĂ©ens Ă  la fois, on le voit par des manifestations de plus en plus nombreuses, de plus en plus puissantes contre l'immigration, contre les crimes de l'immigration en Grande-Bretagne, en Irlande. On voit ce phĂ©nomĂšne monter partout. Et on voit aussi dans chaque pays, et ça c'est une raison, Ă  mon avis, d'optimisme, monter en ligne des partis identitaires qui sont conscients du problĂšme de l'immigration et qui font campagne sur la question de l'immigration.

C'est assez intĂ©ressant d'ailleurs de voir que l'AFD, qui est aujourd'hui de loin le premier parti en Allemagne, malgrĂ© tous les embĂ»ches qu'ils peuvent avoir, est Ă  30% dans les sondages, et qu'en Grande-Bretagne, M. Farage, qui avait fait campagne sur le Brexit, avec succĂšs d'ailleurs, aujourd'hui est Ă  la tĂȘte d'un parti, Reform Yucca, qui est assez largement centrĂ© sur les questions de l'immigration et qui est lui-mĂȘme poussĂ© dans les reins par un parti plus radical qui s'appelle Restore Britain.

C'est-Ă -dire qu'il y a une prise de conscience du phĂ©nomĂšne de l'immigration et de leur extraordinaire nocivitĂ© pour les peuples europĂ©ens, pour la survie des peuples europĂ©ens, pour la transmission de l'histoire et de la culture europĂ©enne, qui est dans tous les pays europĂ©ens, et qui va finir par bousculer les choses. D'ailleurs, je note qu'il y a eu, alors c'est loin d'ĂȘtre parfait, il y a eu un rĂšglement qui vient d'ĂȘtre adoptĂ© au Parlement europĂ©en qui est relativement restrictif et qui ouvre la possibilitĂ© qui a Ă©tĂ© interdite jusque-lĂ  d'avoir des hubs en dehors de l'Union europĂ©enne pour rĂ©expulser les clandestins.

C'est quelque chose de tout Ă  fait nouveau, tout Ă  fait insuffisant, mais tout Ă  fait nouveau. D'ailleurs, M. Macron, qui pourtant a la rĂ©putation d'ĂȘtre europĂ©iste, a tout de suite dit « Nous ne l'appliquons pas ». VoilĂ .

28:01
Invité politique

– Bien sĂ»r. Alors ce que je vous propose, c'est que
 Ce qui me surprend quand mĂȘme, c'est qu'on peut avoir un dĂ©bat courtois entre vous sur ce plateau de TV LibertĂ©. NĂ©anmoins, la remigration est trĂšs peu prĂ©sente dans les questions qui sont abordĂ©es dans les mĂ©dias du systĂšme, alors que sur le web, et notamment sur les rĂ©seaux sociaux et particuliĂšrement sur X, on peut parler Ă  peu prĂšs sans tabou de cette question. Et il y a notamment de nombreux mĂšmes qui sont sortis. Alors pour dĂ©tendre l'atmosphĂšre, je vous propose qu'on en regarde un.

28:30
Locuteur non identifié

– Ah non ! Je suis portĂ©e !

29:04
Invité politique

– Bon, lĂ , on n'est clairement pas dans une remigration volontaire. On le voit, il s'agit Ă©videmment d'une expulsion, visiblement vers l'AlgĂ©rie. On voit que c'est quand mĂȘme un retour musclĂ©. Est-ce que ça vous choque, François Asselineau ?

29:17
Présentateur

– DĂ©jĂ , il y a un problĂšme, c'est qu'on n'a pas encore vraiment abordĂ© le fond de l'ouvrage de M. Le Gallo. Et vous avez raison, je vois qu'il y a beaucoup question sur les rĂ©seaux sociaux de gens qui se montrent le bourrichon, qui se disent « Je vais voter Bardella et Ă  partir de juin 2027, allez, hop, tout le monde dĂ©virait. »

29:35
Invité politique

– Jordan Bardella ne dĂ©fend pas la remigration.

29:37
Présentateur

– Non ! Alors dĂ©jĂ , Jordan Bardella ne dĂ©fend pas la remigration. J'ai vu que M. Zemmour parle maintenant d'immigration nĂ©gative, ce que je trouve absolument irrissant, parce que s'il s'agit du solde migratoire nĂ©gatif, eh bien s'il y a plus de Français qui s'en vont, il aura une immigration nĂ©gative. Donc ça veut dire qu'il hĂ©site lui-mĂȘme Ă  utiliser le terme de remigration. Et moi, je voudrais qu'on entre dans le dĂ©tail, comment ça se passe, si vous voulez. Les OQTF, c'est des gens qui sont clandestins, dont on a jugĂ© qu'ils doivent quitter le territoire national. Je partage avec tout Ă  fait le sentiment de M. Le Gallo. Vous savez qu'il n'y en a que 10% qui sont exĂ©cutĂ©s.

Donc il faut augmenter. Oui, par tant de grands vents

30:15
Invité politique

en plus.

30:15
Présentateur

Oui. Mais la rĂ©alitĂ©, c'est que c'est difficile parce qu'on a affaire Ă  des associations qui donnent des conseils comment se charger parce que c'est quand mĂȘme une lĂ©gislation trĂšs laxiste. Il faut aller se pointer deux fois par semaine Ă  la prĂ©fecture. Vous avez tout Ă  fait le temps de disparaĂźtre dans la nature. Dans le programme que je propose, il y a notamment prononcĂ© l'illĂ©galitĂ© de financement public Ă  toutes les associations dont l'objectif serait de contourner les lois françaises parce que c'est bien de ça qu'il s'agit.

Mais il n'en demeure pas moins que c'est difficile parce que lorsque vous ne savez pas quelle est la nationalitĂ© de quelqu'un qui refuse de vous la dire et qui n'a pas de papier, les pays Ă©metteurs de migrants sont fondĂ©s Ă  vous dire « Mais attendez, ce monsieur, cette dame n'est pas de chez moi. » Donc effectivement, il faut augmenter le pourcentage de l'OQTF. Je crois que c'est un petit peu ce que c'est de faire tous les gouvernements. Il faut certainement aussi rendre beaucoup plus difficile la pompe aspirante, notamment des prestations sociales qui sont servies. Mais c'est un sujet qui est compliquĂ© mais sur lequel il faut effectivement Ɠuvrer.

Et puis il y a un autre sujet, c'est qu'est-ce que l'on fait, par exemple, du droit d'asile dont je rappelle qu'il est protĂ©gĂ© notamment par notre appartenance Ă  l'Union europĂ©enne. Puis il y a un autre sujet, c'est qu'est-ce que l'on fait des gens qui sont avec un titre de sĂ©jour au bout des 10 ans. Et puis un dernier sujet, c'Ă©tait celui qui, pour lequel on m'avait reprochĂ© le point Gonouil, qui est dans le livre de M. Le Gallou, c'est des personnes de nationalitĂ© française dont on estimerait que ces personnes ne se sont pas assimilĂ©es et donc pour lesquelles on procĂ©derait Ă  des expulsions. Alors moi, je voudrais dire quelque chose. C'est que je n'ai pas d'exemple, mais peut-ĂȘtre que M.

Le Gallou va m'en donner, d'un pays démocratique qui a réussi à faire partir des centaines de milliers de personnes sereinement. J'ai vu dans le livre de M. Le Gallou qu'il évoque en effet des sujets, ce qu'on appelle de l'épuration ethnique, en fait, que ce soit par exemple aprÚs le traité de Lausanne de 1923, lorsqu'il y a eu plus d'un million 300 000 Grecs qui ont été chassés de Turquie. Lorsqu'il s'agit de la partition des Indes, vous avez 15 millions de personnes qui ont quitté les Indes. Lorsque vous avez l'indépendance de l'Algérie, on a eu un million de pieds noirs qui sont partis. Quand vous avez... On ne va pas multiplier.

Dans tous les cas, dans tous les cas, c'était soit des guerres, guerres civiles en Algérie, soit guerres entre la GrÚce et la Turquie, ou bien des problÚmes justement à l'indépendance des Indes. Dans tous les cas, ça s'est traduit soit par une guerre, soit par des centaines, voire des millions de morts. Et donc la question qui se pose, elle est là, c'est que comment procéder... Parce que les gens... J'aimerais vraiment entendre M. Le Gallo parce que...

33:04
Invité politique

Ça tombe bien

33:05
Présentateur

qu'il y a du retour. Il faut entretenir. Il faut arrĂȘter de faire croire aux gens qui pensent qu'ils vont voter Zemmour, ils vont voter Bardella, hop, il y a 6 millions de personnes qui vont ĂȘtre chassĂ©es. Parce que ça, ça n'arrivera pas. Et c'est trĂšs important parce que ça, ça participe du vote. Moi, je dis que ça n'arrivera pas. En revanche, la seule chose qui peut vraiment arriver, c'est qu'on sort de l'Union europĂ©enne et que lĂ , pour le coup, on casse la pompe aspirante de 80%, 90% de l'immigration nouvelle.

33:35
Invité politique

Merci François Asselineau. Alors là, je crois qu'il y a beaucoup de choses auxquelles vous pouvez répondre. Jean-Yves Le Gallou, comment... C'est vrai que c'est une vraie question quand on lit votre livre. Comment fait-on pour réussir à distinguer ce que vous appelez les assimilés et non-assimilés ?

33:47
François Asselineau

Bon, alors, c'est un sujet que je n'ai pas voulu Ă©luder. C'est assez facile d'Ă©luder. Je crois d'abord qu'il faut ĂȘtre progressiste. Bon, encore une fois, dans la progressivitĂ©... Progressif, non pas progressiste. Oui, progressif, oui, absolument.

33:59
Invité politique

On n'est pas malentendu.

34:00
François Asselineau

Pas de malentendu, bon. Donc, d'abord, on arrĂȘte. Les clandestins, les dĂ©linquants, ceux qui vivent d'aide sociale. Ça fait dĂ©jĂ  Ă©normĂ©ment. Alors, c'est vrai que les gens considĂšrent, l'opinion considĂšre, et Ă  juste titre, qu'il y a un problĂšme avec une partie, pas tous, des binationaux, c'est-Ă -dire des gens qui venaient d'Afrique ou du monde arabo-musulman, qui ont obtenu la nationalitĂ© française, mais qui, pour beaucoup d'entre eux, n'est qu'une nationalitĂ© administrative, une nationalitĂ© commoditĂ©e. D'ailleurs, ils ne se revendiquent pas comme français, mĂȘme, il leur arrive d'agresser des Français en disant ça, le français, sale goĂšre, et j'en passe, c'est l'affaire de CrĂ©pole. VoilĂ .

Alors, en ce qui concerne les binationaux
 – La meurtre de Thomas, donc. – VoilĂ , la meurtre de Thomas. En ce qui concerne les binationaux, je considĂšre trois grandes catĂ©gories. Il y a les binationaux assimilĂ©s. Eh bien, ceux-lĂ , il n'y a pas de problĂšme, ils peuvent rester, ce n'est pas le souci.

35:02
Invité politique

– Mais assimilĂ©s, qui dĂ©cide ?

35:04
François Asselineau

Écoutez, c'est assez
 Qu'est-ce que c'est ĂȘtre assimilĂ©s ? Eh bien, c'est partager la culture commune, les valeurs communes de la sociĂ©tĂ© d'accueil. Il y a ensuite ceux qui sont inassimilĂ©s, mais qui ne sont pas hostiles. Ceux-lĂ , si on peut les encourager Ă  repartir, c'est bien, mais ce n'est pas forcĂ©ment Ă  faire de maniĂšre contraignante. Et puis, il y a les inassimilĂ©s hostiles. Or, les inassimilĂ©s hostiles, c'est-Ă -dire ceux qui cassent, ceux qui pillent, ceux qui violent, ceux qui empĂȘchent


35:41
Invité politique

– LĂ , ils sont dans la catĂ©gorie des dĂ©linquants. – Ceux qui empĂȘchent de faire la fĂȘte.

35:44
François Asselineau

– Les criminels. – Ils sont dans la catĂ©gorie des dĂ©linquants et les criminels. Les dĂ©linquants et les criminels, on les condamne et on les dĂ©choie de la nationalitĂ© française. – Alors, on va me dire, ça ne va pas trĂšs bien se passer. – Surtout avec l'autre pays. – Ça se passe dĂ©jĂ  pas trĂšs bien maintenant. Vous savez, avec l'autre pays, qu'est-ce que fait un franco-national, un binational, par nom, algĂ©rien, franco-algĂ©rien, quand il repart en AlgĂ©rie, il prend le passeport algĂ©rien. VoilĂ . Bon. Donc, alors, ça ne va peut-ĂȘtre pas tout Ă  fait bien se passer. mais en ce qui concerne les relations diplomatiques, eh bien, il y a un ancien ambassadeur de France en AlgĂ©rie, M.

Driancourt, qui a Ă©tĂ© deux fois ambassadeur en AlgĂ©rie, qui participera au grand colloque sur la remigration que nous ferons le 31 octobre et qui sait trĂšs bien ce qu'il faudrait faire dans les relations avec les pays d'origine, il faudra peut-ĂȘtre envisager un certain bras de fer et nous avons, la France, un certain nombre de moyens par les visas qu'Ă  l'accord nous refusent, par les transferts d'argent, par l'accĂšs aux hĂŽpitaux de leur oligarchie, il y a de quoi faire aussi dans ce domaine-lĂ . Mais, j'en reviens et je termine quand on dit oui, mais ça va ĂȘtre la guerre civile. Mais, la guerre civile, elle est dĂ©jĂ  en partie lĂ .

Il y a des parties entiÚres du territoire qui échappent à la loi française et par conséquent, alors on peut dire au fond, c'est la philosophie de Mme Dubarry. Encore un instant, M. Le Bourreau, elle était charmante, Mme Dubarry d'ailleurs. Encore un instant, M. Le Bourreau, mais le problÚme, il est là. Alors, on peut le différer, on peut continuer à dire laissons faire, laissons faire et on ne fera qu'à graver le problÚme. Et M. Bernard Brochand, qui a été ancien directeur général de la sécurité extérieure, les services français, à l'époque de M.

Chirac, a dit de maniĂšre trĂšs claire dans un grand article du Figaro sur ces sujets-lĂ , il faut un radicalisme sans remords parce que si on n'a pas le radicalisme aujourd'hui, on aura la guerre civile demain. Et moi, je ne veux pas que les enfants de nos enfants soient minoritaires dans leur propre pays. Je ne veux pas que les EuropĂ©ens deviennent minoritaires sur la terre de leurs ancĂȘtres.

38:13
Invité politique

François Asselineau, j'imagine que vous avez évidemment beaucoup de choses à répondre à tout ça,

38:18
Présentateur

notamment sur les binationaux. Bien sûr, parce que, si vous voulez, ça me fait penser, si vous voulez, c'est un peu comme les gens qui sont contre les fonctionnaires en général. Et à chaque fois qu'on leur propose de supprimer des fonctionnaires, je trouve que ce n'est pas ceux-là qu'il faut supprimer.

38:31
Invité politique

Ce n'est pas vous qui allez défendre ça, j'imagine.

38:32
Présentateur

Non, non, non, mais je le dis, parce que tout le monde connaßt autour de soi des Français ou des pas Français d'origine immigrée avec lesquels ça se passe trÚs bien. Donc, si vous voulez... Si je peux me permettre, on en connaßt aussi avec qui ça se passe moins bien. Voilà, mais qui donc décidera de cela ? Qui est-ce qui va décider de ça ? Jean-Yves Le Galloup. Non, non, oui, c'est ça. On a dit,

38:52
François Asselineau

on renvoie à une décision d'une condamnation pénale pour délit ou crime. Voilà, ça, c'est objectif.

38:58
Présentateur

Oui, mais vous n'avez pas le droit dans le cadre dans lequel vous vous placez. Parce que M. Le Galloup, j'insiste, tout son livre, d'ailleurs, il explique que finalement, ça ne se passe pas mieux en NorvÚge. Vous pourrez en parler, d'ailleurs, de cette histoire. Il explique dans son livre que sortir de l'Union européenne n'est pas le problÚme.

39:14
François Asselineau

C'est un problÚme européen global plus qu'un problÚme du Union européen.

39:17
Présentateur

C'est d'abord et avant tout le problĂšme. D'abord et avant tout, le problĂšme, c'est que nous sommes impliquĂ©s dans une sĂ©rie de textes juridiques qui sont fondamentaux. Et moi, je vois, c'est pour ça que j'insiste Ă  ce point et que je voulais avoir ce dĂ©bat, que les gens qui nous regardent et qui se disent « Ah, mais moi, je vais voter Zemmour ou moi, je vais voter Bardella ou Le Pen, je ne sais pas. » Parce qu'il va y avoir la rĂ©-migration, on les trompe, on les dupe. Parce qu'en mĂȘme temps, en mĂȘme temps, comme dit l'autre, M. Zemmour, M. Bardella veulent rester dans l'Union europĂ©enne. C'est-Ă -dire que rien n'aura lieu. Et moi, je pense que Ă  chaque jour suffit sa peine.

Je suis bien d'accord sur le fait, je l'ai dĂ©jĂ  dit, je le redis, sur le fait qu'il faut arrĂȘter les flux migratoires. Mais c'est quand mĂȘme dĂ©lirant de ne pas comprendre ce que je dis. C'est qu'avant de commencer Ă  vouloir faire partir des gens avec les drames humains que l'on imagine, avec le corps social français, est-ce que vous imaginez des expulsions massives qui, d'ailleurs, sont interdites par la Cour europĂ©enne des droits de l'homme, interdites par le pacte sur les migrations internationales que la France et l'Union europĂ©enne a ratifiĂ©e, interdites par l'ONU.

Qu'est-ce que vous imaginez que ceci pourrait se procĂ©der sans que ce soit une espĂšce d'explosion sociale en France de façon gĂ©nĂ©rale ? Moi, je suis quelqu'un de pacifique. Et lorsqu'on dit qu'on est dĂ©jĂ  en guerre civile, non. Il y a des troubles effectivement graves dans certains quartiers sur lesquels, lĂ , nous avons des solutions parce que je pense que lĂ , il y a du laxisme intolĂ©rable dans certains quartiers. mais on ne peut pas dire qu'on soit dans la guerre civile. On n'est quand mĂȘme pas dans une guerre civile, heureusement encore. Et donc, la premiĂšre chose, c'est quand mĂȘme de tarir les flux Ă  l'entrĂ©e avant de commencer Ă  vouloir faire des choses qui sont...

Si je peux me permettre, c'est ce que M. Le Gallou a expliquĂ© dans les dĂ©bats. Il ne veut pas se donner le moyen. Je suis persuadĂ© qu'il va nous expliquer Ă  la fin qu'il va voter Zemmour ou Bardella. C'est quand mĂȘme ça qui est extraordinaire. C'est-Ă -dire qu'il va voter pour quelqu'un qui veut rester dans le cadre de ce qui vous fait entrer.

41:10
Invité politique

Si vous voulez bien, je vais prendre dans ce cas-lĂ  la question diffĂ©remment. Vous ĂȘtes candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle, je l'ai dit. Vous voulez sortir de l'Union europĂ©enne. Donc, on est le jour 2. Vous avez rĂ©ussi Ă  faire votre Frexit. Est-ce que vous ĂȘtes favorable Ă  la remigration ?

41:27
Présentateur

Dans un premier temps, je suis favorable, un, Ă  arrĂȘter les flux migratoires ou Ă  les rĂ©duire Ă  trĂšs peu. Deux, Ă  favoriser, pourquoi pas, d'ailleurs j'en ai souvent parlĂ©, Ă©ventuellement, une procĂ©dure de retour. Vous savez, il y avait eu le million StolĂ©ru, l'aide au retour. Bon, ça n'avait pas beaucoup marchĂ© parce que la rĂ©alitĂ©, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de personnes qui sont intĂ©ressĂ©es. Sauf si, et lĂ  je suis d'accord avec Jean-Yves Le Gallou, sauf si, et c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer, il y a le dĂ©veloppement des pays Ă©metteurs. Ça, je suis d'accord avec ça. Mais l'idĂ©e de faire croire aux gens...

41:57
Invité politique

Donc il faut continuer d'aider les pays émetteurs.

41:59
Présentateur

Mais l'idĂ©e que l'on... De faire croire aux... Non, parce qu'ils se dĂ©veloppent parfois mĂȘme tout ça. Mais l'idĂ©e selon laquelle on va faire partir des centaines de milliers de personnes, il n'y a pas d'exemple. Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire que ça se soit bien passĂ© dans un État dĂ©mocratique. Alors si, effectivement, c'est une dictature, une guerre civile, une guerre, lĂ  d'accord. Mais est-ce que les Français vraiment veulent qu'il y ait une guerre civile, une vraie guerre civile, une vraie guerre en France pour ces questions ? C'est ça la question.

42:26
Invité politique

Certains considÚrent comme Jean-Yves Le Galou qu'on y est déjà.

42:30
Présentateur

Oui, mais je pense que c'est une formule, c'est un propos de tribune et c'est un excĂšs.

42:35
François Asselineau

Il y a un abondant du territoire, il y a une partie du territoire oĂč la loi française ne s'applique pas. À partir de ce moment-lĂ , effectivement, on peut dire qu'on est en paix civile, mais on est en paix civile dans le cadre d'une partition de fait, qui n'est pas une partition officielle, mais c'est une partition de fait, les lois françaises ne s'appliquent pas de la mĂȘme maniĂšre partout. VoilĂ . Donc ça, c'est le problĂšme. Et le deuxiĂšme problĂšme, c'est qu'on dissĂ©mine les problĂšmes.

43:01
Invité politique

Précisez votre problÚme. Qu'est-ce que vous voulez dire dans les lois françaises ne s'appliquent pas partout ? C'est que certains endroits, elles ne sont pas respectées ?

43:07
François Asselineau

La Seine-Saint-Denis échappe assez largement à la loi française générale. Voilà. Par exemple.

43:12
Invité politique

Elle échappe à la loi parce que la loi, elle existe, mais parce que les juges sont existes.

43:17
François Asselineau

Elle Ă©chappe Ă  la loi parce que, si vous voulez, les populations amĂšnent avec elles leurs mƓurs. VoilĂ . Et donc, Ă  partir du moment oĂč vous avez un dĂ©partement qui devient Ă  majoritĂ© afro-musulmane, eh bien, les rĂšgles qui s'appliquent sont plutĂŽt les rĂšgles africaines ou plutĂŽt les rĂšgles arabo-musulmanes que les lois françaises. Quand elle construit la loi, elle tombe toujours sous le coup de la loi. Peut-ĂȘtre, mais la loi n'est pas appliquĂ©e, et difficile Ă  appliquer compte tenu de la masse dĂ©mographique. Alors, je suis d'accord sur une chose. Le premier sujet, le premier sujet, bien sĂ»r, c'est l'arrĂȘt des entrĂ©es nouvelles.

Et alors, dans les entrées nouvelles, je veux bien qu'il y ait, je sais qu'il y a, l'asile qui est contrÎlé par des interprétations trÚs extensives de la Convention de GenÚve, notamment sur la protection subsidiaire. Mais il y a l'asile. D'accord. Il y a le regroupement familial. D'accord. Mais il y a aussi des choses qui ne sont pas obligatoires. Il y a le travail. On délivre 50 000 titres de travail tous les ans. Eh bien, ça, on pourrait aller vers zéro. Bon, ça, c'est la premiÚre étape. On délivre 110 000 titres de séjour pour des étudiants. Bon, alors, je ne pense pas qu'il faille...

44:31
Invité politique

Il y a une loi qui vient de passer, justement, pour qu'il n'ait plus le droit aux bourses.

44:35
François Asselineau

Oui, il y a une limitation de leurs avantages sociaux. Effectivement, ça, c'est plutÎt une bonne chose. Mais nous n'avons absolument pas besoin de 110 000 étudiants étrangers qui, pour beaucoup, viennent là, en fait, c'est de l'immigration de travail ou de l'immigration clandestine déguisée et qui, pour beaucoup, n'ont pas le niveau suffisant. Moi, je ne suis pas, pour la fermeture complÚte des titres de séjour aux étudiants, à deux conditions, qu'on accepte des étudiants de trÚs haut niveau ou des étudiants qui payent trÚs cher. Voilà.

Et donc, on a une politique sĂ©lective pour les Ă©tudiants Ă©trangers, extra-europĂ©ens, alors qu'aujourd'hui, on fait venir des gens pour permettre de financer des postes de maĂźtres de recherche en sociologie dans des universitĂ©s inutiles et nuisibles. Donc, vous voyez, on peut dĂ©jĂ , avec le travail, avec les Ă©tudiants, avec les rĂ©gularisations qui ne sont pas obligatoires, on pourrait quand mĂȘme dĂ©jĂ  rĂ©gler la moitiĂ© du problĂšme. AprĂšs, effectivement, on rentre dans le dur avec le regroupement familial. C'est ce que j'allais vous dire.

Et l'asile, et là, c'est ce que j'appelle le juge exit qui est plus vaste que le Frexit puisque, comme l'a rappelé François Asselineau à juste titre, il y a aussi les conventions de l'ONU, il y a aussi la convention de GenÚve, il y a aussi le pacte de Marrakech. Donc, on est enserré dans un ensemble d'une toile d'araignée et l'Union européenne n'est qu'un des fils de cette toile d'araignée, un des fils dont j'accorde volontiers qu'il est nuisible, mais qui n'est pas le seul. Voilà.

46:16
Présentateur

Alors, je vais rĂ©pondre Ă  ça. Je crois qu'il y a une grande diffĂ©rence quand mĂȘme entre les propos, les analyses de M. Le Gallou et les miennes. C'est qu'il y a quand mĂȘme une approche dit Lachambeau qui est de nature racialiste chez M. Le Gallou. D'ailleurs, il y a des dĂ©veloppements sur la gĂ©nĂ©tique, sur les peuples qui sont lĂ  depuis 10 000 ans, 4 000 ans, etc. Donc, il y a une approche racialiste qu'il faut bien prĂ©ciser.

Alors que, pour ce qui me concerne, c'est que nous, nous dĂ©veloppons comme idĂ©e, c'est l'idĂ©e que ce qui importe, c'est que les Français de souche comme les Français de rĂ©cents, comme les immigrĂ©s, on doit favoriser une assimilation et qu'ils doivent accepter ce qu'on appelle le pacte rĂ©publicain. Or, de ce point de vue-lĂ , je suis dĂ©solĂ©, notre appartenance Ă  l'Union europĂ©enne, ça n'est pas de la gnognote puisque, d'une part, ça nous vole notre souverainetĂ© et notre indĂ©pendance nationale, ce qui n'est quand mĂȘme pas rien.

Et deuxiĂšmement, ça vĂ©hicule une idĂ©e qui est absolument mortifĂšre, c'est que la France est une vieille lune qu'il faut absolument laisser tomber et qu'on aura bientĂŽt les États-Unis d'Europe. C'est-Ă -dire qu'on a un propos... Lorsque les gens... Je me rappelle, Sarkozy avait dit, en parlant justement des migrants, des immigrĂ©s qui causaient des problĂšmes en France, la France aimait lĂ  ou quittait lĂ . Mais il l'aime, la France, M. Sarkozy, quand il allait Ă  un sommet sur la francophonie au Canada, il avait plantĂ© tout le monde pour aller voir le prĂ©sident des États-Unis. C'est-Ă -dire que dĂšs qu'il avait trois jours de congĂ©s, il filait aux États-Unis.

Donc l'un des principes fondamentaux de la sortie de l'Union européenne, c'est aussi de réenchanter, si j'ose dire, la France et que les Français reprennent confiance dans leur propre patrie. Parce que c'est toujours comme ça que ça a fonctionné en France avec les principes d'assimilation. C'est un mot que je veux remettre sur le devant de la scÚne. L'assimilation, vous savez, on disait beaucoup que par exemple les Italiens étaient inassimilables. Il y a 15 jours, quand vous m'avez invité, je vous avais demandé comment était mort Sadie Carnot. Vous savez, je vous avais dit.

Bon, Ă  l'Ă©poque, il y avait eu un italien de bashing, si j'ose dire, c'est-Ă -dire que comme l'assassin Ă©tait italien, on avait dit que ce sont des gens qui sont inassimilables. on voit... Et d'ailleurs, c'est assez curieux de voir que parmi les mouvements, certains mouvements d'extrĂȘme droite, il y a beaucoup de Français dont le patronyme justement est d'origine Ă©trangĂšre. EuropĂ©enne. Pas forcĂ©ment europĂ©enne. M. Bardella, il a des ascendances, si j'ai bien compris, algĂ©riennes. Donc on a... Ben oui, tout Ă  fait. C'est son grand-pĂšre. Donc ça veut dire que moi, je ne veux pas dĂ©sespĂ©rer de la capacitĂ© assimilatrice de la France.

Il y a aussi, lorsque Zinedine Zidane marque des buts pour la France, tout le monde est heureux, tout le monde est content en France. Moi, je m'en fiche. Oui, vous m'en fichez, mais tout le monde... Ça veut dire que moi, je ne suis pas d'accord... Avec vous dans l'Ă©quipe d'AlgĂ©rie. Oui, je ne suis pas d'accord avec cette essentialisation qui consiste Ă  dire que les gens, quel que soit leur nombre de peau, sont inassimilables. En revanche, en revanche, nous, on a un programme extrĂȘmement cohĂ©rent, c'est qu'en revanche, il faut que la France redevienne la France et impose un certain nombre de valeurs en matiĂšre d'identitĂ© nationale.

Par exemple, je voudrais le dire ici, je l'ai dĂ©jĂ  dit, mais je ne suis pas sĂ»r que tout le monde est tiltĂ©. Moi, je suis le candidat qui propose d'introduire dans la Constitution française le principe que la France est un pays, est une RĂ©publique laĂŻque. Ça y est dĂ©jĂ . J'y ajoute de traditions chrĂ©tiennes. Mais M. Zemmour ne veut pas mettre ça. M. Bardella, non plus. Et pourquoi je dis ça ? C'est parce que les Français sont attachĂ©s aux deux.

D'une part, à la laïcité, ça veut dire que des Juifs, des musulmans, des hindous, des athées, etc., comme des catholiques, comme des protestants, ils ont parfaitement le droit d'avoir leur culte de façon discrÚte ou plus ça participe de leur vie privée. Mais dans la sphÚre publique, les Français veulent tout simplement, comme disait le général de Gaulle, il disait qu'ils s'adressaient à tous les Français qui veulent avant tout que la France reste la France.

C'est-à-dire que que ce soit sur les jours fériés, que ce soit sur l'égalité homme-femme, que ce soit sur la monogamie, que ce soit sur les droits de l'héritage, que ce soit sur les interdits alimentaires, que ce soit sur les constructions, par exemple, d'édifices religieux, il faut donner aux juges administratifs dans les années qui viennent des moyens de trouver dans la Constitution française quelque chose qui leur permette de faire un distinguo, non pas qu'il y ait une religion officielle, mais qu'il y a une identité nationale qui permette d'avoir une espÚce de prime à la religion qui est présente en France depuis 1 500 ans et qui a formaté ça.

Et je vous assure, si vous y réfléchissez bien, c'est une idée trÚs pacifique et qui permet... Tout le monde comprend ce que je veux dire. C'est-à-dire que toutes les personnes qui sont des religions minoritaires peuvent exercer leur cul, mais d'une façon relativement discrÚte pour rester conformes à l'identité nationale. Et je terminerai avec un peu de propos. Moi, je m'adresse pas seulement, si vous voulez, aux frÚres musulmans qui sont financés par l'émirat du Qatar, lequel finance le PSG. Tous les responsables trouvent ça formidable, le PSG. Moi, j'ai pas trouvé ça formidable. Mais je m'adresse pas non plus aux délinquants. Eux, c'est pas des frÚres musulmans.

Les délinquants, c'est plutÎt le modÚle hollywoodien. Moi, je m'adresse à la trÚs grande majorité des immigrés qui, globalement, s'assimilent doucement et discrÚtement. Et c'est ça qu'il faut favoriser. Et ça, ça ne pourra passer que pour redonner l'amour de la France, redonner l'amour de la patrie.

51:45
Invité politique

Merci. Alors, Jean-Yves Le Gallou, là, vous avez plein de retard. François Asselineau a explosé son temps de parole.

51:50
François Asselineau

Voilà. Alors, deux choses. D'abord, l'assimilation. Pardon de le dire, mais c'est un discours daté. C'est-à-dire, c'est un discours qu'on pouvait tenir dans les années 70, 80. On pouvait penser que ça marcherait.

52:06
Invité politique

Vous l'avez défendu avant ?

52:07
François Asselineau

Non, non. J'ai Ă©crit un livre sur la prĂ©fĂ©rence nationale en 1985 et je ne croyais pas Ă  l'Ă©poque Ă  la remigration. Mais Ă  l'Ă©poque, je dirais, je comprends qu'on pouvait y croire. Bon, pourquoi ? Parce que l'assimilation
 On voulait dire Ă  l'assimilation. L'assimilation. L'assimilation. L'assimilation, ça a marchĂ© pour les Ă©trangers d'origine europĂ©enne. Italiens, espagnols, polonais, portugais.

52:37
Locuteur

Bon.

52:38
François Asselineau

Ça ne marche pas sauf pour des minoritĂ©s, sauf pour des individualitĂ©s. Moi, j'admets tout Ă  fait ça, c'est la rĂ©alitĂ© pour des individualitĂ©s. Ça ne marche pas collectivement pour la grande masse des Ă©trangers d'origine africaine ou arabo-musulmane. VoilĂ , c'est un fait.

52:59
Invité politique

Comment vous l'expliquez, pardon ? Mais comment vous l'expliquez,

53:01
François Asselineau

pourquoi ? Si l'assimilation avait marchĂ©, on le saurait. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce que la diffĂ©rence d'origine
 Et je vais revenir en rĂ©ponse Ă  François Asselineau sur, entre guillemets, le racialisme. Les diffĂ©rences d'origine, les diffĂ©rences de culture, les diffĂ©rences de civilisation sont trop grandes et que ça ne peut pas marcher. VoilĂ . C'est comme ça. C'est peut-ĂȘtre trĂšs triste, mais c'est comme ça. La derniĂšre population Ă©trangĂšre Ă  s'ĂȘtre bien assimilĂ©e Ă  la France, tout en gardant ses particularitĂ©s, ce qui est tout Ă  fait naturel, sont les Portugais. VoilĂ . Depuis, ça ne fonctionne plus. Les Portugais, ils sont au nord de la MĂ©diterranĂ©e.

Ils ne sont pas au sud de la Méditerranée. Le racialisme. Vous m'interrompez parce que je vais répondre sur le racialisme.

53:47
Invité politique

Mais comme ça, vous allez gagner du temps. Si je peux me permettre, les Portugais, quand mĂȘme, Ă  chaque fois qu'il y a un match de foot, je n'ai rien contre les Portugais, je constate. Je constate qu'ils ont toujours un drapeau portugais et qu'ils sont toujours en faveur de l'Ă©quipe portugaise, y compris quand elle joue contre la France. Ça ne vous choque pas ?

54:03
François Asselineau

Non, parce qu'ils ne cassent pas. Ils ne cassent pas. Ils ne descendent pas dans la rue pour casser. Ils font ça, effectivement, un peu de la mĂȘme façon qu'un Breton va soutenir l'Ă©quipe de Rennes. VoilĂ . Mais ils ne cassent pas. Ils ne brĂ»lent pas les voitures. Ils ne pillent pas les magasins. VoilĂ . C'est quand mĂȘme une diffĂ©rence relativement importante. Vous en conviendrez. François Assino a utilisĂ© le mot racialisme. Effectivement, je prends en compte dans ce livre les diffĂ©rences d'origine et, d'un certain point de vue, l'unitĂ© d'origine des peuples europĂ©ens. Le peuple mort europĂ©en, il remonte Ă  5 000 ans.

Et le peuple mort français, il remonte Ă  3 000 ans avec trĂšs, trĂšs peu de modifications depuis. Mais, au fond, quand je suis accusĂ© de racialisme, je suis plutĂŽt en bonne compagnie parce qu'on pourrait aussi accuser de racialisme le gĂ©nĂ©ral de Gaulle qui a Ă©crit « Nous sommes avant tout » – on parlait de la France, des Français – « un peuple de race blanche, de culture grĂ©co-latine et de religion chrĂ©tienne ». VoilĂ .

Et il disait, il a envoyĂ© Ă  la fois Ă  son ministre du Travail dans les annĂ©es 64 et il avait envoyĂ© en 1945 Ă  son garde des Sceaux et Ă  son ministre du Travail des instructions en termes de politique dĂ©mographique qui prenaient en compte le fait de privilĂ©gier les gens d'origine europĂ©enne sur les autres et en 1964 en disant « ArrĂȘtez de faire entrer autant d'AlgĂ©riens ». VoilĂ . C'est le gĂ©nĂ©ral de Gaulle.

Donc, de ce point de vue-lĂ , je le dis Ă©videmment diffĂ©remment parce que nous sommes en 2025 et j'emploie des termes diffĂ©rents, peut-ĂȘtre, mais moi, je me considĂšre qu'en matiĂšre de racialisme, je suis dans le prolongement du gĂ©nĂ©ral de Gaulle et il y a des citations du gĂ©nĂ©ral de Gaulle trĂšs nombreuses. Celles qui sont reprises par Alain Perfit dans son livre « C'Ă©tait de Gaulle ». Celles qu'on peut trouver dans les instructions envoyĂ©es Ă  ses ministres et celles qu'on trouve mĂȘme dans les mĂ©moires d'espoir oĂč il prend en compte les rĂ©alitĂ©s.

De Gaulle était un réaliste et il savait que les différences, oui, ethniques, je n'ai pas peur du mot, les différences ethniques, les différences de civilisation, ça existe. Et que la France, effectivement, pour moi, la France, c'est un pays européen d'expression française, d'histoire française et je suis évidemment attaché à l'expression française et à l'histoire française mais dans un cadre plus vaste.

56:46
Invité politique

Eh bien, messieurs, on est arrivĂ© au terme de cette Ă©mission. Ce que je vous propose, Ă©tant donnĂ© que vous ĂȘtes Ă  peu prĂšs Ă  25 minutes pile tous les deux, je ne sais pas comment j'ai rĂ©ussi mais je suis assez fiĂšre de moi, je dois l'avouer, je vous propose chacun d'avoir une minute, une minute trente pour conclure tout simplement sur ce sujet. François Asselineau ?

57:02
Présentateur

Je conclurai en disant simplement que j'ai bien entendu tout ce qu'a dit M. Le Gallou qu'il oublie encore une fois le rÎle absolument délétÚre de notre appartenance à l'Union européenne qui promeut le communautarisme. Sur le modÚle anglo-saxon et américain. C'est-à-dire qu'avant effectivement que De Gaulle disait ça dans les années 45, il me reproche de parler d'assimilation en disant que ça date des années 70 et il nous cite des propos des années 45.

Il faut rĂ©enchanter la France pour les populations qui sont nouvellement arrivĂ©es et il faut lutter contre la politique du communautarisme qui est promue constamment dans les mĂ©dias par l'Union europĂ©enne, par notre suggestion au modĂšle prĂ©tendument amĂ©ricain. C'est-Ă -dire que, et je terminerai le propos en disant que je n'ai toujours pas compris, honnĂȘtement, pourquoi M. Le Gallou va appeler Ă  voter pour des candidats qui sont pour rester dans l'Union europĂ©enne, ce qui ruine 95% de ce qu'il dit dans son livre.

58:00
Invité politique

Jean-Yves Le Gallou, pardon,

58:01
François Asselineau

il vous reste une minute pour rattraper François Solineau. Une minute ? Je ne vais pas rĂ©pondre sur le plan Ă©lectoral. Je vous confirme, mon choix sera entre Zemmour et Bardella ou un candidat Ă©quivalent. Ça, c'est tout Ă  fait clair. Donc, il restera dans l'Union europĂ©enne. Mais il y a Ă©normĂ©ment, Ă©normĂ©ment, Ă©normĂ©ment de choses possibles. Et si vous voulez, je suis attachĂ©, comme vous, Ă  rĂ©enchanter la France. Mais je crois qu'il faut aussi rĂ©enchanter la civilisation europĂ©enne. Je pense que les Français, ils ont une vieille civilisation. et que cette civilisation, ils la partagent avec leurs voisins europĂ©ens.

Et que nous, tous les EuropĂ©ens, par-delĂ  la frontiĂšre du Rhin ou de l'Elbe ou du Pau, tous les EuropĂ©ens, nous sommes de mĂȘme civilisation. Et je crois qu'il y a une grande conscience europĂ©enne qui est en train de monter Ă  travers, par-delĂ  les frontiĂšres europĂ©ennes, qui est le fait que les EuropĂ©ens se sentent plus proches les uns des autres que des gens Ă©trangers ou issus d'une immigration lointaine prĂ©sents sur leur propre territoire.

59:13
Invité politique

Eh bien, merci beaucoup, messieurs. On est arrivés au terme de cette émission. Je rappelle, Jean-Yves Le Gallou, Remigration, c'est évidemment disponible sur la boutique de TVL. François Asselineau, comme l'année scolaire, allais-je dire, se termine. Je crois qu'on vous retrouve à la rentrée avec un rendez-vous pour l'UPR.

59:27
Présentateur

Ah oui, pour notre université d'automne qui aura lieu notamment le 26 septembre. à ValÚre, prÚs du chùteau d'Azel-Rideau. Et on aura deux tables rondes. La premiÚre qui sera consacrée justement à un problÚme fondamental dont on devrait parler justement sur les questions d'assimilation qui est la question de l'éducation nationale. Et puis l'aprÚs-midi, ce sera la table ronde habituellement consacrée aux questions géopolitiques. Et Jean-Yves Le Gallou, il y a un rendez-vous aussi sur la organisation.

59:51
François Asselineau

Rendez-vous le 31 octobre en région parisienne pour une grande manifestation à la fois française et européenne avec des élus de différents pays européens, avec des experts sur la remigration.

1:00:07
Invité politique

Eh bien, merci beaucoup messieurs d'avoir rĂ©pondu prĂ©sent en tous les cas Ă  ce rendez-vous. Merci Ă  tous d'avoir suivi cette Ă©mission. Dites-moi dans les commentaires si ce format vous a plu. En attendant, eh bien, on se retrouve la semaine prochaine pour un samedi politique sans doute un peu plus classique, mais intĂ©ressant quand mĂȘme, je l'espĂšre. Ă  bientĂŽt. Sous-titrage SociĂ©tĂ© Radio-Canada