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interviewSud Radio· 7 novembre 2025 19 min

Marion Maréchal : "Le voile n'est pas une tradition française"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité politique Maxime Liedu. Il est 8h17 sur Sud Radio et mon invité [musique] politique ce matin est Marion Maréchal. Bonjour.

Bonjour. Député européenne et président d'identité liberté. La l'actualité ce matin est marquée par un rapport qui pointe les défaillances dans le suivi judiciaire des deux adolescents mis en examen pour le meurtre d'É.

C'était le 24 janvier dernier à Paris. La mère de la victime veut des explications de la part des magistrats. Ce ne sont pas les juges qui ont tué Ilias ditel, mais la justice ne l'a pas protégé.

Nous souhaitons que le code de déontologie des magistrats complène l'obligation d'expliquer leur décision. Est-ce que c'est ça le vrai débat mené aujourd'hui ? L'impérat enfin le fait que les juges doivent impérativement justifier leur décision.

Ah non mais cette affaire est insupportable et également l'affaire d'ailleurs de d'Adrien du meurtre d'Adrien Perez qui revient dans l'actualité. On en parlera peut-être, mais c'est vrai que sur le cas d'Élias, donc je rappelle quand même ce jeune garçon de 14 ans qui a été assassiné à coup de machette par deux mineurs gratuitement hein parce qu'il devait se faire voler son téléphone et qu'il a résisté et bien on découvre une succession de finalement de défaillance à la fois personnelle d'un certain nombre de juges, notamment le juge des enfants qui refuse un contrôle judiciaire sur ces mineurs alors même que je le répète ce sont des multirécidivistes. 19 agressions ou tentative de vol avec violence dans les 19 jours qui précèdent et puis une défaillance quasiment systémique.

Ça veut dire on voit une défaillance de moyens parce que il y a pas il y a pas le suivi attendu, il y a pas la réponse dans les temps. Donc c'est vrai que ça dit quelque chose de du grand malade qui est notre justice. Mais ce qui est dramatique, si vous voulez, c'est que les affaires se succèdent sans que manifestement il n'y ait de véritables prises de conscience parce qu'on ne voit rien aujourd'hui dans les propositions du gouvernement et en particulier dans le budget qui aille dans le sens non seulement d'un renforcement des moyens de la justice qui est quand même une des fonctions régaliennes centrales qu'on attend de l'État.

On attend pas un état nounous, on attend d'abord un état qui protège et et pas même d'ailleurs sur les les questions des moyens attribués. Je rappelle que la justice sur 1000 € de dépenses publique c'est 7 €. 7 € euh c'est c'était 7 € 7 € c'est Oui 7 € non mais c'est 7 € sur 1000 € contre 575 € consacrés à la dépense sociale.

Voilà ça vous en dit long mais sur ce que sur ce qu'est-ce qui en réalité la maman d'Élias quand elle réagit à ce rapport nous souhaitons que le code de déontologie des magistrats complène l'obligation d'expliquer leurs décisions. Est-ce que quand on parle de la justice au-delà des moyens, il ne faudrait pas aussi peut-être avoir des actes ? C'est-à-dire que quand les juges prennent une décision, avoir une véritable responsabilité.

Ce n'est pas la première fois qu'on a fait ça. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Je pense qu'il y a un débat qui doit être posé là-dessus.

Qui juge les juges ? Voilà. Quand il y a finalement une défaillance professionnel manifeste, une erreur de jugement et de discernement qui est grossière, voilà, au regard des éléments factuels qui étaient offerts à ce juge qui parfois tendent d'ailleurs à révéler une forme d'idéologie.

Parce que quand on est un juge des enfants qu'on a face à soi deux mineurs dangereux qui ont commis 19 agressions et qu'on trouve le moyen d'expliquer qu'il ne faut pas de contrôle judiciaire, moi j'aimerais bien savoir qu'est-ce qu'elle peut-être le moteur autre qu'une idéologie, disons-le, une idéologie laxiste d'extrême gauche. Donc oui, je pense que doit être posé aujourd'hui le fait de pouvoir à un moment donné poser une responsabilité professionnelle. Cette responsabilité professionnelle, elle existe dans toutes les professions dire de juger les juges, il faudrait quoi ? peut-être créer une institution quoi indépendante envers laquelle il faudrait peut-être rendre des comptes, demander des compes.

Il faut qu'il puisse y avoir en effet parce que bon alors il y a des choses qui existe mais en fait qui sont très peu opérationnelles et puis en général les paires se protègent entre eux. Donc moi, je pense qu'il doit y avoir pouvoir en effet un contrôle euh professionnel euh en cas de défaillance qui ne soit pas voilà par exactement un organisme dédié mais qui ne soit pas comme c'est le cas aujourd'hui uniquement composé des paires parce qu'on peut s'attendre à ce qu'il y a une forme parfois de corporatisme. Je crois que ça doit être beaucoup plus divers euh afin qu'on puisse en effet à un moment donné poser la question même de la compétence du juge parce que à un moment donné il y a une question de compétence quand même et là il y a manifestement une défaillance flagrante et donc extrêmement dangereuse.

Et donc vous nous dites, et ça c'est intéressant, mine de rien, créer une institution avec peut-être différents acteurs politique, justice, policière pour de temps en temps quand on estime des décisions de justice comme étant défaillante ou problématique avec les éléments factuels on pu quand il y a en effet une défaillance professionnelle avérée, ça me semble absolument éident mais sur la justice, vous savez, il y a beaucoup de pas dire. Moi j'ai j'ai écouté le témoignage de la mère d'Élia. Je vous jure ça m'a ça m'a retourné l'estomac.

Euh cette mère qui est en pleur, son fils a été tué là encore gratuitement euh par euh par euh des jeunes euh et un en particulier donc qui avait pris 15 ans sort au bout de 7. On découvre que ce type a eu 18 Oui, bien sûr. La maman d'Adrien et qui raconte ça et elle explique que ce ce donc le meurtrier de son fils a eu 18 permissions de sortie durant ces 7 ans de prison.

Il s'est marié en prison, il a pu partir en weekend à Montpellier, il a eu des permissions pour aller faire du sport et au bout de 7 ans, il sort, il reprend sa vie comme s'il de rien n'était. Et là encore, pourquoi ? Parce que ça c'est aussi un vrai sujet parce qu'il y a deux procès en fait dans la justice.

Il y a le premier procès public en assise avec les juris que tout le monde voit médiatique. C'est là où il a pris 15 ans. Et puis il y a le deuxième procès.

Vous savez le deuxième procès, c'est celui qui se fait dans les coulisses, dans les couloirs sans que personne le sache qui est celui finalement du juge d'application des peines. Et la réalité de ce juge d'application des peines qui tout seul va revenir sur la décision de justice et la plupart du temps va diviser par deux les peines qui sont prononcées. Et ça non plus c'est pas possible. vous, on il faudrait donc prendre des décisions en effet pour au niveau judiciaire, certainement au niveau de la loi même peut-être pour arranger certains dispositifs.

On sait que souvent, en tout cas dans une partie de votre camp, on dit à chaque fois "Oui, mais si on prend ces décisions, on est ensuite retoqué par le Conseil constitutionnel." J'aimerais vous faire euh entendre en tout cas ce que dit Gabriel Atal qui dit "Le vrai débat en 2027 est celui de l'évolution de notre Constitution." Il disait ça parce qu'il évoquait notamment le fait que le Conseil constitutionnel, on va dire annulé une partie de sa loi concernant la justice des mineurs.

Est-ce que vous le rejoignez à savoir qu'en 2027, c'est l'évolution de notre constitution qui jouera un rôle déterminant dans le débat public ? Ah ben je suis convaincu qu'il n'y aura pas de véritable changement de politique sans changement constitutionnel. Et parmi ce changement constitutionnel, il y a évidemment la question de l'immigration qui doit être traitée mais il y a la question duère il faut il faut adosser une loi constitutionnelle sur l'immigration pour permettre finalement de retrouver la main euh euh et contrarier toutes ces décisions proigration qui sont mis dans la jurisprudence et qui nous empêchent donc de changer la loi.

On se souvient notamment du Conseil constitutionnel qui a censuré, vous vous souvenez, cette loi dite Philippine qui permettait de de d'allonger la durée de rétention des des clandestins dangereux. Exactement. H et le sujet du conseil constitutionnel est central parce que finalement le Conseil constitutionnel aujourd'hui est devenu un nouveau législateur.

Je rappelle que c'est un une enfin une juridiction dirigée par un ancien socialiste et qui s'est particulièrement manifesté ces derniers mois en empêchant le législateur de manière totalement arbitraire de pouvoir légiférer et durcir la législation sur la la l'immigration. Et donc oui, il faut réformer cette institution pour la faire revenir à l'esprit. Réforme, on ne la supprime pas.

Non, je pense qu'on on peut la conserver pour les missions qui étaient initialement les siennes, c'est-à-dire d'abord et avant tout le contrôle de la légalité des élections parce que c'était ça, et revenir en fait à au respect strict des textes de la Constitution parce que le problème aujourd'hui c'est qu'il y a une dérive dans l'interprétation du texte de la Constitution. Ça veut dire que ces juges finalement surinterprètent les textes pour bien permettre de défendre leur idéologie. Donc oui, bien sûr qu'il faudra une réforme constitutionnelle pour pouvoir casser cette idée finalement que l'état de droit, c'est l'état de droit de la gauche en fait parce que c'est ça aujourd'in se passer.

Et continuons encore un mot sur on va dire le climat sécuritaire ambiant. On en parlait dans le journal de 8h avec le profil de l'assaillant de l'île d'oléon qui se qui se précise on dit polytoxicomane qui s'est converti au catholicisme puis tout d'un coup radicalisé. Il y a eu ou ceux qui ont immédiatement après les faits qualifié cet attentat d'islamiste ont été pointés du doigt en disant on a été beaucoup trop vite au regard des dernières information.

Est-ce que vous vous dites au contraire on on a été beaucoup trop prudent à tort parce que aujourd'hui règne une atmosphère qui fait que très rapidement la radicalisation peut-être avérée actée et partout. Alors on est indéiablement face à un profil un peu particulier même si les motivations islamistes ont l'air quand même de plus en plus avéré puisqu'on parle de rénavant de de conversion. Il aurait crié à Akbar avant de passer à c'est Ala qui lui a donné ses ordres. ilend uneationigieuse mais ce qui est s qu'on est face à unil ambigu qui semble avoir eu des problème d'alcoolisme de marginalité mais ça dit quand même j'ai envie de dire finalement quel que soit le profil ça dit quand même quelque chose de la société ça veut donc dire que cet homme-là depuis son île d'oléron et dans ses fragilités psychologiqu qu'elle soit ou social a eu suffisamment accès à un discours islamiste décomplexé probablement d'ailleurs sur les réseaux sociaux pour pouvoir se radicaliser et être poussé à passer à l'acte.

Et donc on voit bien qu'il y a quand même une ce que ce que voilà ce qu'elle appelait cet islamisme d'atmosphère qui est suffisamment développé pour que ça puisse prioritairement frapper ce type de profil plus fragile. Donc ça dit quand même quelque chose d'extrêmement inquiétant sur le manque de contrôle encore de l'État du contenu aujourd'hui islamiste qui se déploie sur internet de manière spectaculaire et totalement tentaculaire. Poursuivons la conversation Mario Maréchal en partant notamment du côté de de l'Assemblée nationale où se joue énormément de dossiers décisifs notamment d'un point de vue économique.

Mais avant j'aimerais qu'on s'arrête sur ce qui fait énormément réagir depuis les dernières heures, à savoir la présence de de fillettes voilées au niveau des spectateurs de l'Assemblée nationale notamment lors des questions au gouvernement. C'était une provocation ? Ah, c'est extrêmement choquant, mais j'ai envie de vous dire au-delà du fait qu'il y ait aujourd'hui des fillettes voilées probablement autour de 11 12 ans parce que c'est un collège au sein de l'Assemblée nationale, ce qui devrait être totalement interdit et d'ailleurs ce que le règlement de l'Assemblée nationale lui-même interdit.

Donc on ne respecte pas, on ne fait pas respecter ce règlement. Ce que je trouve ex ça peut pas être de l'inattention, vous dites en réalité, on a décemment ignoré le bah écoutez manifestement il y a un règlement, il a pas été respecté. Évidemment que le port du voile doit être absolument interdit au sein de l'hémisyc, que ce soit d'ailleurs pour les visiteurs, pour les collaborateurs, pour les salariés en général, pour les élus, enfin ça me paraît quand même être absolument évident.

Euh mais j'ai envie de vous dire que au-delà du fait d'être choqué de voir bien sûr des fillettes voilées dans l'hémicycle, je suis choquée de découvrir qu'il y a donc des écoles privées dans notre pays puisque c'est une visite scolaire hein, deux écoles privées en l'occurrence euh qui donc font voyer font voiler des fillettes. Donc j'aimerais quand même que l'État se penche sur ces fameuses écoles parce que excusez-moi, qui voile les fillettes aujourd'hui en islam, ce sont les radicaux, ce sont les fondamentalistes. Et quand je vois des profils comme madame Tondelier, grande féministe paraît-il, et dire "Oui, il faut qu'on lâche la grappe aux femmes en parlant de cette polémique." Donc oui, on va donc lâcher la grappe aux islamistes qui veulent voyer voiler des fillettes de 8 9 10 11 12 ans.

Et quand ils voudront les marier à 10, 11, 12 ans, il faudra aussi leur lâcher la grate. Mais vous rendez compte de la gravité de ces propos. Vous dire sinon que vous faites la police du vêtement comme on le dit, comme le dit certain.

Excusez-moi, ça va au-delà de ça. On voit bien que la déjà on sait quelle est la dimension particulière du voile. Le voile a une dimension pas seulement religieuse, il a une dimension politique.

Que ça plaise ou pas. Le voile est quand même aujourd'hui quelque chose qui permet dans un certain nombre de pays musulmans de réprimer les femmes, de les discriminer, parfois même de les emprisonner quand elles refusent de le porter. Donc ça n'est pas quand même un un comment dire une manifestation religieuse absolument neutre.

Au-delà d'ailleurs de la question de la laïcité, permettez-moi de dire que ça n'est pas français. Voilà, c'est pas une tradition française. Ça ça pose encore un autre problème qui est d'ordre culturel mais c'est quand même un sujet.

Et donc oui, de fait ça pose un très grave problème parce que ça révèle qu'il y a aujourd'hui des écoles privées alors sous contrat, hors contrat à voir mais qui manifestement permettent le port du voile des fillettes. Donc voilà, moi j'en appelle aujourd'hui à au gouvernement et à l'État français pour qu'ils aillent se pencher sur le cas de ces écoles. H est-ce que vous vous pratiquez la takia Marion Maréchal ? [rires] Je je sais pas n'étant pas en l'occurrence musulmane puisque il semblerait que ça se pratique en islam mais voilà je pose la question parce que Gérald Armanin dans les échos hier a dit et vous êtes affilié ça nous permet de rester à l'Assemblée nationale au groupe rassemblement national qu'en réalité le rassemblement national faisait de la takia économique.

Mais écoutez, je sais pas, je vous savez je j'ai entendu beaucoup de choses sur le alors vous avez raison de le préciser déjà remettant au contexte donc vous savez moi je suis président d'identité liberté donc un parti députés à l'assemblée nationale absolument un parti qui est allié au rassemblement national qui n'est pas au rassemblement national parce que précisément j'ai une ligne différente sur de sujets notamment les sujets économiques comment vous définiriez économiquement et donc oui alors bon certains certains me qualifient on pas se battre sur les mots mais de plus libéral voilà donc je suis en effet probablement probablement moins étatiste he qu' certain nombre de mes collègues. Mais en revanche, je vais vous dire, moi j'ai j'ai pas de problème avec le fait d'assumer des différences économiques avec le Rassemblement national. J'ai un certain nombre de points de divergence aujourd'hui sur des position à l'Assemblée nationale et mes députés en sont le reflet.

Mais néanmoins, j'aime pas non plus les caricatures et j'aime bien l'honnêteté intellectuelle en politique. Et quand j'entends dire par exemple que le Rassemblement national serait quasiment ultraocialiste oufiste, faut pas non plus raconter n'importe quoi. C'estàd que vous vous n'auriez pas été capable de dire que vous êtes là pour faire respecter les engagements des socialistes.

Non, mais si vous voulez, quand aujourd'hui on voit un parti LFiste qui propose plus 173 milliards d'euros d'augmentation de prélèvement obligatoire, on peut pas dire que ce soit aujourd'hui la position du Rassemblement national. Il y a plus 37 milliards d'euros de prélèvement obligatoire ou d'impôt en 5 jours il y a eu il y a eu de la part du Rassemblement national une volonté de défendre en effet quelques mesures ciblées d'augmentation des impôts et je les ai pas toutes partagé donc je vous mets très à l'aise mais j'ai aussi vu le Rassemblement national avec nos députés d'ailleurs bloquer un certain nombre de hauses d'impôts pour défendre le pouvoir d'achat des Français et des familles pour défendre le chiffre d'affaires des entreprises. L'un de mes députés d'ailleurs Edie Casterman a bloqué par exemple l'augmentation des taxes sur les biocarburants avec d'ailleurs aidé en cela par le Rassemblement national et ils ont également défendu des baisses d'impôts.

Nous avons défendu des baisses d'impôts par exemple sur la CVAE donc des impôts de production parfaitement injustes qui ruinent notre compétitivité. Donc voilà donc je veux dire moi je je veux bien une fois de plus porter une critique sur un certain nombre de choses et assumer qu'il y a des singularités dans cette va tenir pardonnez-moi Marian Rachel est-ce que ça va tenir sur la longueur ? Vous êtes quand même l'artisan phare de l'Union des droites.

Certes des divergences, certes, vous êtes un peu plus libéral, mais quand on voit l'impôt sur la fortune improductive, l'attaque sur les rachats d'action, l'attaque sur les multinationales, 34 milliards d'impôts supplémentaires, comment on peut se revendiquer libéral comme vous l'êtes avec certes des sensibilités différentes, mais faire partie aujourd'hui ou être affilié à un parti dont le don dont le monsieur économi Jean-Philippe Tangiy dit "Heureusement qu'on est là pour faire respecter les engagements que les socialistes n'auraient jamais tenu sans nous. Comment ça tient ?" C'est pas des droit grand écart.

Bon, je vais vous le dire très simplement parce qu'en fait le propre d'une coalition, c'est justement d'additionner des sensibilités différentes et vous savez il y a pas moins de différence du côté de la gauche et même probablement davantage. Et vous savez, moi la première chose qui me motive au-delà évidemment des questions économiques qui sont tout à fait centrales et je vous le dis d'ailleurs, il y aurait beaucoup de choses qui nous font converger avec le Rassemblement national dans la défense des des classes moyennes, la volonté de réduire le train de vie de l'État et d'autres et j'en passe. Mais néanmoins, il y a quand même un sujet vital, moi qui m'anime, je vais pas vous surprendre, qui est quand même celui de la démographie, de l'immigration et de la sécurité.

Et sur ces sujets-là, il y a une très grande convergence et j'ai envie de vous dire qu'il y a même une convergence qui va au-delà du Rassemblement national. Une convergence des droites, nous sommes d'accord. et j'ai et des droites au sens très large et et le le vote historique qu'il y a eu sur et bien la fin des accord de 68 à l'Assemblée nationale qui a rassemblé non seulement nos élus d'identité liberté mais le RN qui a rassemblé également des membres d'horizon qui a rassemblé les LR les membres du parti d'Érioti et la démonstration que nous sommes capables de faire une coalition des droites sur les sujets vitaux qui concernent les Français et moi des victoires comme ça j'en veux 10 j'en veux 100 j'en veux 1000 demain moi je veux dire Je je je vais vous le dire franchement et cruellement, je prends un certain plaisir à voir la grande comédie des LFistes à cette occasion qui arrive les larmes aux yeux devant les caméras pour se plaindre de de cette décision.

Donc d'une certaine manière, je crois que ça a été la démonstration que ce que je défends depuis très longtemps à savoir une coalition des droites qui va du camp national jusqu'au centre droit non seulement n'est pas une fantaisie mais est même le seul chemin possible et souhaitable pour que demain nous puissions battre la gauche sur ces sujets fondamentaux. Deux questions encore Marian Maréchal quand vous prenez notamment l'Union des droites. Un, est-ce que ce n'est pas tellement difficile d'aller prier l'Union des droites quand même Marine Le Pen ne veut pas se qualifier de droite ?

Et que répondez-vous surtout à Bruno Rotaillot qui hier a rejeté l'idé l'idée d'une grande primaire allant de Laurent Voquier à à Gabriel Atal ou autre. Est-ce que ce n'est pas tout simplement cette union des droits destinée à être une idée ? Écoutez, moi je crois que ce sont les événements qui font les choix et quoi qu'on en pense, on a vu plus d'avancées sur ce sujet de la coalition des droites depuis maintenant quelques semaines qu'en quelques années.

On l'a vu d'ailleurs dans les appels au votes lors des différentes partielles. On l'a vu dans les votes euh à l'Assemblée nationale. On l'a vu dans les mains tendues euh de différents responsables politiques.

Bruno Rota donc estimé que c'est une représentation plutôt fort on va dire de de droite dit en réalité cette grande primaire n'existera pas. En réalité, j'ai envie de vous dire pour moi cette primaire de toute façon c'était pas la primaire de la coalition des droites puisque Laurent Voquet et David Lisnard eux-mêmes expliquent qu'ils veulent faire une primaire pour battre le Rassemblement national et les macronistes. C'est pas tout à fait l'idée que je me fais de la coalition des droites, vous l'avez compris.

Voilà. Et moi j'ai envie de vous dire que de toute façon tout va s'accélérer et et les gens vont être obligés de prendre leur responsabilité parce qu'aujourd'hui il y a quand même la distinction entre des alliés potentiels et un adversaire existentiel. Et ce qui s'est passé aux États-Unis notamment avec euh l'élection de Zoran Mamdani, vous l'avez vu, qui était le candidat de Manon Aubri, de Rima Hassan, de Jean-Luc Mélenchon, euh de Madame Tondelier qui explique que c'est une grande inspiration qui est le visage finalement d'un candidat euh donc qui est de confession musulmane mais qui est surtout proamasse, qui est multiculturaliste, qui a des propos très douteux à l'égard des blancs puisqu'il veut quasiment mettre en place des taxes sur les blancs.

C'était dans son programme d'ailleurs de peu personne sans s'en émeuvent qui est proche c'est selon madame Florence Bergeot Blacker qui est une experte des réseaux islamistes qui est proche donc des réseaux islamistes divers et variés et bien aujourd'hui il est à la tête d'une des plus grandes capitales occidentales donc l'union des droites pour justement pas exactement que la leçon que je voulais tirer de cela c'était de dire que nous ne sommes pas à l'abri de cela voilà et que toutes les grandes capitales européennes demain pourraient tomber dans les mains de cet extrême gauche qui déteste tout ce que nous représentons et donc il faut s'annir pour battre Évidemment ces profils là. Dernière question Marion Maréchal, je vous propose de répondre uniquement par oui ou par non, uniquement par la la proposition et la Oui. Oui. [rires] Mais vous allez y arriver, je n'ai aucun doute.

Faut-il à partir de 2027 poser le débat sur le temps de travail, c'est-à-dire travailler plus longtemps. Oui. Faut-il également envisager une réforme des retraites pour travailler en réalité plus longtemps revenir, on va dire au régime à 62 ans, régime ancien ?

Alors, il faut poser le débat sur les retraites, mais moi je suis pour l'ouverture d'une part de capitalisation. Très bien. Euh, est-ce que vous diriez que LFI est passionnément antisémite puisque le philosophe notamment Raphaël Antoben a gagné son procès pour avoir dit ça contre le parti ?

Je dis que oui, il y a un certain nombre de profils qui sont manifestement ambigu sur la question de l'antisémitisme et je pense à des seins pour des raisons électorales. Est-ce que le Est-ce que comme le président de la République Emmanuel Macron, vous vous diriez plutôt positif concernant le marque au sûr en Union européenne ? Ah non, pas du tout.

Je me bats contre ça au Parlement européen. Et dernière question, Marine ou Jordane ? Ah bah la question se pose pas à l'heure actuelle puisque c'est Marine Le Pen qui est la candidate officielle du camp national et du Rassemblement national.

Donc Marine Le Pen. Bah donc Marine Le Pen de fait voilà c'est je la soutiens aujourd'hui comme vous le savez en tant qu'allié du camp national. Merci beaucoup Marion Maréchal d'avoir été au micro de Sud Radio ce matin député européenne et président d'identité liberté.

Merci d'avoir été avec nous dans un instant. Cette question qu'on va se poser notamment entre 9h et 10h pour un invité exceptionnel. Fran Olivier Gisbert, grand patron de presse, confesseur évidemment d'énormément présidents de la République.

Il ne reconnaît plus son pays. D'où la question qu'on vous pose amis auditeur de Sud Radio. Est-ce que vous reconnaissez encore le pays dans lequel vous avez grandi ?

Et puis on reviendra dans un instant en compagnie d'Arlet Chabo notamment et vous auditeur de Sud Radio 0826 300300 sur cette polémique à l'Assemblée nationale et l'apparition. On vient d'en parler avec Marion Maréchal de certaines filles voilées dans les spectateurs de l'Assemblée nationale. C'est une provocation.

On vous pose la question mais surtout on vous attend. 0 0826