HÔPITAL PUBLIC : UN SECTEUR À L'AGONIE / DÉMOCRATIE : ET SI MACRON FAISAIT UN 3ÈME MANDAT ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation actuelle de l'hôpital public en France ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les revendications des syndicats de santé ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les contrats d'études sont-ils une solution proposée ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quelle est la proposition pour supprimer Parcoursup ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quelle est la proposition pour le financement des hôpitaux ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Quelle est la différence entre Sécurité sociale et assurances privées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:00Christophe PrudhommeChiffre
« 80% du territoire national est un désert médical cela devient un scandale d'État. »
- 16:00Christophe PrudhommeFait
« On a besoin d'une politique de rupture aujourd'hui il faut savoir si l'hôpital le système de santé dépend du service public ou si on continue à privatiser à tout va. »
- 22:00Christophe PrudhommeChiffre
« La loi de finances de la sécurité sociale pour 2023 n'augmenter qu'un peu plus de 3% alors que l'inflation est à 6. »
- 38:00Christophe PrudhommeChiffre
« 150 morts évitables par mois. »
- 42:00Christophe PrudhommeChiffre
« Quand une personne reste sur un brancard plus de 24 heures aux urgences il y a une surmortalité en particulier pour les plus âgés qui est augmenté de 50%. »
- 48:00Eugénie MeriauxFait
« La limitation du mandat présidentiel dans le temps le nom cumul des mandats etc tout cela corset notre vie publique dans des règles qui limitent le libre choix des citoyens. »
- 52:00Paul ElecFait
« La Constitution russe elle a inspirée de la Constitution française on a eu des révisions constitutionnelles en même temps en 2008 en Russie et en France. »
- 4:00Fait
« la Commission de Venise d'habitude elle critique plutôt les les autres pas nous »
- 5:00Fait
« en France on a un régime on n'a pas un régime d'autorisation en matière de liberté normalement on a un régime ce qu'on appelle un régime répressif »
- 6:00Fait
« on est en train de basculer dans un régime d'autorisation ou en fait pour exercer l'ensemble de nos libertés il va falloir demander l'autorisation au préfet ou à aux autorités administratives »
- 7:00Fait
« la dissolution annoncée du mouvement complexe des soulèvements de la Terre ce n'est pas une association mais un regroupement de de citoyens et d'association ensemble »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Musique] [Musique] bonsoir à toutes et à tous soyez les bienvenus vous êtes au bon endroit sur le plateau du média votre média où j'ai le plaisir de vous retrouver ce soir en direct comme chaque soir du lundi au jeudi à 18h30 et à 19h les jours de manif avec un objectif décrypter l'actualité sans les chaînes des milliards des routes du pouvoir à nos chevilles et quand je dis votre média ce n'est pas un abus de langage ici tout est financé par vos abonnements et vos dons défiscalisables pour ceux qui paient l'impôt sur le revenu et ça tombe bien car nous sommes piles en campagne de milieux d'années pour préparer la rentrée prochaine donnez aux médias et déduisez 66% de votre don de vos dons de vos impôts le calcul est simple si vous donnez 100 euros il ne vous en coûtera que réellement 34 plus de 37000 euros ont été récoltés déjà dans notre cagnotte dans l'objectif est fixé à 100 000 merci pour cela on continue on compte sur vous on sait qu'on peut le faire pour l'heure nous sommes le mardi 20 juin 2023 et c'est l'heure de toujours debout [Musique] au programme de votre émission comme d'habitude elle se découpera en deux parties en ouverture nous ferons focus sur une situation que vous connaissez sans doute déjà l'hôpital public français à l'agonie malheureusement après avis de grève a été déposé fin mai sur tout le mois de juin par l'intersyndical composé des syndicatsudes CGT faux et d'une ça pour en parler je recevrai le médecin urgentiste Christophe prud'hommes en seconde partie d'émission un second sujet tout aussi passionnant la démocratie en France elle aussi en bien le mauvais état dans notre pays la sortie remarquée puis contestée par lui-même de Richard Ferrand président du bureau exécutif du parti présidentiel Renaissance et les réactions des macronistes sur les réseaux sociaux m'ont mis la puce à l'oreille au-delà de cette idée farfelue de modifier la Constitution pour permettre un troisième mandat consécutif à Emmanuel Macron qu'est-ce que cette séquence politique raconte de la conception du pouvoir par la macronie on en parlera avec eugéniemeriaux maîtresse de conférence en droit public à la Sorbonne par rien et Paul Elec anal politique pour les médias que vous connaissez bien installez-vous bien confortablement c'est parti [Musique] fermeture des services d'urgence de maternité de leads psychiatrie de chirurgie de médecine sans compter les difficultés dans les EHPAD le secteur du handicap de la protection de l'enfant des services sociaux et en grande précarité etc les conséquences directes sont importantes et de plus en plus nombreuses pour la population 80% du territoire national est un désert médical cela devient un scandale d'État ce sont les mots de la CGT sur leur tract appelant avec sud et faux lune ça tout le corps soignant et les usagers des services publics de santé à se mobiliser et à se rassembler aujourd'hui 20 juin devant l'Hôtel de Ville de Paris je reçois tout de suite Christophe Prudhomme sur ce plateau pour en parler c'est à vous nous sommes en direct évidemment c'est les aléas de du direct comment ça va Christophe Prudhomme bien malgré la chaleur j'imagine malgré la chaleur pour ce qui est ce qu'il y a un problème parce qu'on a plus de malade en ce moment vital du fait de cette première vague de chaleur tout à fait et on va en parler ensemble alors vous êtes médecin urgentiste membre de la CGT et conseiller régional et les filles alors que le comprennent bien ici aux médias on en parle souvent d'ailleurs vous êtes venus souvent en parler avec nous des collègues aussi à vous de cette situation sur la santé en France sur l'hôpital public pré précisément on en est où aujourd'hui précisément est-ce que ça stagne les problèmes où est-ce que ça sent la catastrophe s'accélère pour une raison très simple c'est qu'on a besoin d'une politique de rupture aujourd'hui il faut savoir si l'hôpital le système de santé dépend du service public ou si on continue à privatiser à tout va clinique centre de santé privée dentaire assurance privée pour compléter la sécurité sociale voilà enfin c'est Monsieur Macron nous mène vers un système à l'américaine il y a deux grands secteurs d'activités qui à la fin du 20e siècle était majoritairement financé par les fonds publics l'éducation et la santé en étant en train de les privatiser c'est à dire que c'est devenu un marché voilà comme un autre on gardera un service public à minima pour les pauvres parce que nous sommes des bons chrétiens et on laisse pas les pauvres mourir dans la rue quand on est les bons chrétiens encore que et pour meurt quand même dans la rue voilà donc on a vu les scandales s'accumulent ces dernières années ORPEA les centres dentaires les centres de soins non programmés Cosem y compris le ministre et au centre d'un scandale il a favorisé l'activité privée d'un professeur de médecine du Samu de Paris enfin voilà donc il y a un moment donné il y a pas que nous les yougosistes qui disons que il y a une financarisation du système de santé il le rapport de l'Académie de médecine et un autre de l'Académie de médecine et de pharmacie qui disent clairement qu'il y a une financière du monde de la santé et même eux s'en est meubles les académiciens en disant non la santé ça peut pas dépendre du marché ça peut pas être un secteur dans lequel il y a les investisseurs parce que un investisseur il est pas là pour donner pour soigner au service public il est là avant tout pour maximiser son retour sur investissement alors justement les syndicats appelés pour cette raison mais pas que hein mobilisation aujourd'hui le 20 juin je sais que vous étiez présent devant l'Hôtel de Ville de Paris tout à l'heure est-ce que déjà un retour sur cette mobilisation est-ce que vous êtes satisfait ce que ça a été suivi non enfin c'était une journée d'action symbolique faut pas parler de juridique grève à l'hôpital parce que la grève on fait pas on fait pas grève à l'hôpital on se mobilise on se déclare en grève ah ça c'est quand même important et on travaille comme d'habitude donc c'est important le taux de grève était relativement important par rapport à ce qu'on connaît dans d'autres journées d'action parce que il y a l'unité syndicale sauf la CFDT mais enfin c'est quand même bien que l'ensemble des syndicats se mobilisent c'est un appel à la population se mobiliser parce que la santé aujourd'hui avec le salaire c'est une des premières préoccupations des Français et si on crée pas le rapport de force la santé la santé est une question politique trop importante pour la laisser à un ministre médecin parce que ce ministre médecin il défend avant tout les médecins et pas les assurés sociaux alors les revendications je l'ai vu très nombreuses elle change pas voir elle se cumule avec d'autres hausse des salaires je crois 1900 euros arrêt de la marchandisation la financiarisation de la santé vous l'avez dit à l'instant massive de professionnels c'est ça la première revendication il y a effectivement c'est une des premières c'est presque la première c'est la première parce que aujourd'hui le gouvernement joue justement sur ce déficit de personnel pour jusqu'à nous si si c'est eux quand on 2019 nous étions dans la rue pour demander un grand plan de formation et d'embauche de personnel je rappelle à Monsieur Macron et un monsieur Braun que il faut un an pour former les soignante ou trois ans pour former une infirmière 2019-2023 on dirait à 4 ans donc on aurait déjà les professionnels et on a une revendication aujourd'hui qui est très simple et qui sort pas comme ça de nos doux rêves puisque c'était un système qui existait jusque début des années 80 quand on avait du mal à recruter dans les hôpitaux ça s'appelle les contrats d'études et ça résonne avec le mouvement sur les retraites parce que c'est quoi un contrat d'études c'est que quand vous êtes embauché quand vous êtes donc quand vous entrez dans une école professionnelle et bien vous signez un contrat vous êtes payé c'est pas une bourse c'est payé avec des cotisations sociales donc des cotisations retraite donc vous commencez à cotiser à la retraite à 18 ans et ensuite vous devez un certain nombre d'années dans un territoire dans un établissement ça c'est la première revendication il y a une deuxième revendication qui est aussi très parlant dans la période c'est qu'on demande la suppression de parcoursup parcoursup et une catastrophe pour les écoles professionnelles de santé mais d'une catastrophe d'une manière générale pour les étudiants comme quoi les liens les ponts avec d'autres luttes pourquoi quand vous allez dans une école professionnelle par défaut parce que c'était votre quatrième choix en parcours sup et bien le résultat c'est qu'il y a un taux d'échec et d'abandon qui est de 25% et ça ce sont pas les chiffres des syndicalistes y compris le président de la République incité ces chiffres là lors d'une d'une de ces allocution donc voilà donc on a du concret et le gouvernement refuse alors que par consub est une catastrophe il refuse de supprimer parcoursup alors que les contrats d'études c'est les contrats d'études c'est ce qui fait que aujourd'hui dans les hôpitaux on a beaucoup de collègues qui viennent des hommes des Ant de la Réunion parce qu'on allait les chercher chez eux il y avait un bureau qui s'appelait BUMIDOM on leur disait on manque Ben et le professionnel dans ces emplois qui sont pas ouais bon très attractifs en métropole donc on vous paye le voyage on vous loge vous êtes payé pendant vos études et vous avez une compensation les congés bonifiés que le gouvernement va remettre en cause c'est-à-dire la possibilité de partir de moi régulièrement pour aller voir sa famille dans sa dans son département d'origine il y a aussi dans une des revendications une sur laquelle j'aimerais m'arrêter plus particulièrement c'est le mode de financement de l'hôpital avec dans le viseur on imaginaire je rappelle que son mode de financement en 2019 77 % venant de l'Assurance Maladie donc environ 54 milliards d'euros sur les 70 000 composent le budget mais on le sait dans le viseur des syndicats dans le vote il y a la T2A la tarification à l'acte un mot là-dessus je pense c'est important de le dire pourquoi la question c'est qu'on peut pas dissocier le problème de l'hôpital et de la ville si les gens viennent à l'hôpital aux urgences c'est parce qu'il y a pas de médecin en ville évidemment et donc la question de la tarification à l'activité ou de la rémunération à l'acte en ville c'est la même chose c'est à dire que c'est un mode de financement qui est complètement inadapté parce que aujourd'hui le malade en équation voilà et puis en fonction et bien de sa pathologie des antécédents des ce qu'on appelle les comorbidités c'est archi hospitalisés pour un problème cardiaque mais j'ai aussi le diabète alors tout ça ça donne des points et à la sortie ça donne un tarif voilà et donc on met le ballon en équation sauf qu'un malade chaque malade est particulier mettre le malade en équation qu'on ait besoin pour ceux qui connaissent d'une comptabilité analytique c'est-à-dire qu'on sache où va l'argent oui à l'hôpital on a besoin de ça évidemment pour pouvoir prévoir les investissements etc mais là c'est un système productiviste qui est issu de l'industrie c'est à dire que un malade va rapporter tant alors il peut rapporter un petit peu plus si on va aller chercher le maximum de points en disant oui mais il a les réseaux sociaux il a le diabète il a aussi fait un accident vasculaire cérébral donc tout ça on peut le côté mais le problème que ça pose tant à l'hôpital qu'en ville c'est qu'aujourd'hui alors qu'on manque de médecins va à 25 % du temps de travail des médecins c'est de l'administration moi j'ai pas été formé pour coder pour faire rentrer de l'argent à l'hôpital mes collègues en ville et ils ont pas été formés pour aller voir leur banquier pour investir dans leur outil de travail d'aller voir leur comptable parce que ce sont des travailleurs indépendants et il faut qu'il paye leur cotisation sociale etc tout ça c'est du temps perdu voilà donc on demande selon vous mais vous proposez quoi du coup pour faire pour que cette éventualité arrive avec le gouvernement des allochés on vous écoute on va supprimer cela vous proposer quoi vous et vos syndicats votre syndicat par exemple pour la médecine de ville que les médecins sont salariés dans les centres de santé et pour l'hôpital qu'on a un budget qui soit un budget plus réel qu'on révise chaque année en fonction et bien de son environnement parce qu'un hôpital à Charleville-Mézières c'est pas la même chose qu'un hôpital à Montpellier à Nice c'est pas la même population c'est pas ce qu'on appelle la même épidémiologie et puis surtout on veut sortir de la loi de financement de la sécurité sociale qui fixe un budget qu'on ne doit pas les passer alors que on a des besoins qui peuvent varier d'une année sur l'autre or sortir de cette loi de financement de la sécurité sociale c'est possible on a un système qui fonctionne très bien en Alsace Moselle c'est vrai c'est vrai et qui permet que on est à taux d'évolution des cotisations qui évolue en fonction des besoins des dépenses de l'année n-1 est-ce que ça sera inflationniste non parce que il y a le Parlement qui joue son rôle qui fixe une borne haute qu'il faut pas dépasser écouter la le système aléasmose c'est pour la partie complémentaire ils peuvent aller jusqu'à 2,5% du salaire au niveau des cotisations aujourd'hui ils sont un 4 et l'an dernier ils étaient à 1,5 parce qu'il y a eu moins de dépenses voilà il y a que moi il y avait plus le covid etc et en plus c'est géré par les travailleurs et par un camarade de la CGT vous voyez qui gère bien parce qu'il niveau de cotisation donc il y a aucun problème la question de fond c'est est-ce que la santé est financée intégralement par la Sécurité sociale ou est-ce qu'on fait glisser vers des assurances et il y a une grosse différence entre l'assurance et la sécu la sécu c'est les cotisations sans fonction de ses moyens et on reçoit en fonction de ses besoins quand on a une assurance dites mutuelle mais faut plus parler de mutuelle c'est les complémentaires et bien en fonction de ce qu'on paye on a la carte ivoire la carte Silver ou la carte Gold mais la carte Gold la coupe très cher puis la carte patinum aussi hein voilà donc ça c'est le système à l'américaine les systèmes à l'américaine on l'envoie les tare parce que l'espérance de vie aux États-Unis en 2021 est passé en dessous de l'espérance de vie en Chine voilà donc ce qui pose quand même un petit problème en termes d'efficacité du système et la question c'est pas dépenser moins puisque les Américains dépensent 18% du PIB dans le système de santé on a 12 donc 50% de plus que nous c'est vrai mais 50% de plus que nous mais sauf que où va l'argent et ben dans les poches des actionnaires qui gèrent les cliniques et qui fournissent les assurances santé puisque il y a aussi cette annonce on parlait de sécurité sociale à l'instant et du privé avec les mutuelles à côté mutualistes à compter du premier octobre la prise en charge des soins dentaires alors encore une fois c'est un c'est un milieu qui n'est pas géré par public historiquement mais par le par le privé passera de 70 à 60% donc 10% de moins ce qui représente quasi milliards et pour les transports sanitaires et on passe à 40 tout à fait pour cent et 50 pour d'autres mais ça veut dire qu'on transfère sur les assurances là c'est 500 millions c'est 500 millions mais on a déjà transféré aussi d'autres soins donc petit à petit on demande aux assurances ne parlez plus de mutuelle parler de complémentaires et dans les complémentaires il y a les mutuelles qui assurent l'assurance maladie complémentaire mais il y a surtout secteur privé et le secteur privé devenu majoritaire le mouvement mutualiste est minoritaire dans les assurances maladies complémentaires aujourd'hui donc c'est une catastrophe donc c'est un vrai problème parce que qu'est-ce qui va se passer et bien le tarif va augmenter le tarif pour les assurances mailles complémentaires vont augmenter alors que dans le même temps pourquoi aujourd'hui nous sommes en difficulté à l'hôpital et d'une manière générale le système de santé y compris la médecine de ville c'est que Monsieur Macron ment quand il dit qu'il a jamais mis autant d'argent dans la santé il y a pas besoin d'être un grand économiste pour le comprendre la loi de finances de la sécurité sociale pour 2023 n'augmenter qu'un peu plus de 3% alors que l'inflation est à 6 vous dites qu'il ment on va écouter tout de suite le votre mini j'ai envie de dire François Brandt qui a réagi aujourd'hui aller dans l'hémicycle justement à votre action devant la mairie de Paris on l'écoute tout de suite heureusement que nous n'avions pas attendu votre alerte pour nous occuper de l'hôpital public et des soignants alors vous revenez sans cesse sur les crises que nous avons eu cette hiver sur des enfants entre la vie et la mort dans les couloirs d'hôpital ce qui n'était pas le cas je vous rassure moi je vais aussi vous parler de l'hôpital public monsieur le député parce que savez-vous je le connais un petit peu quand même l'hôpital public c'est aussi ce monsieur je vous donnerai pas son nom de 65 ans la semaine dernière qui fait brutalement une paralysie sa femme appelle le SAMU les urgences et oui ça existe ça fonctionne il est conduit à l'hôpital il a une IRM qui est lu à distance par le neurologue du CHU qui confirme l'AVC qui lui donne l'indication d'injecter un produit qui on va déboucher son caillot et une heure après il n'a plus de paralysie c'est ça aussi notre hôpital public ce ne sont pas que des situations catastrophiques alors effectivement j'imagine que ce qu'il raconte là il ne ment pas ça existe mais il préfère voir le verre à moitié plein il est pas à moitié plein là il est en train de s'asser sécher complètement parce que aujourd'hui l'association que présidait monsieur Braun que j'appelle pudocteur qui était mon ami qui est plus mon ami et puis un docteur il est pas si mauvais côté de la force ça murgence de France qui était l'association professionnelle qui présidait a fait cet hiver un recensement des morts évitables sur la base déclarative donc tout le monde n'a pas déclaré on a eu des éléments qui promenaient de 30 départements et dans une émission la récente de compléments d'enquête il a répondu à la journaliste mais si on est en ça à l'ensemble du territoire à combien de morts évitables par mois vous estimez que l'on est aujourd'hui 150 morts évitables par mois donc voilà donc c'est pas le verre à moitié plein à moitié vide le système est en train de s'effondrer heureusement qu'on arrive à faire des choses encore efficaces pour les patients mais aujourd'hui il faut être clair l'effondrement de notre système de santé entraîne une surmortalité d'ailleurs les chiffres commencent à le montrer puisque l'an dernier alors qu'il y avait pas de mort lié au covid on n'a jamais eu une telle mortalité en France voilà c'est une mortalité supérieure à celle qui était attendue d'ailleurs ça va poser qu'est-ce qu'il explique et ben parce que on a eu une épidémie grippe importante donc il y a des morts il y a la grippe et que aujourd'hui nous avons 700 000 personnes atteintes d'affection longue durée dans des maladies graves qui n'ont plus de médecins traitant quand on va aller voir un spécialiste le désert médicaux c'est en fait c'est en fait le problème de fond c'est un problème de fond il y a un problème d'accès aux soins et et il y a un problème d'accès aux soins qui est lié au manque de médecins et puis au coup il y a des gens qui vont pas avoir le spécialiste parce que le spécialiste aujourd'hui il y a une généralisation des dépassements d'honoraires bien sûr y compris à l'hôpital public ah oui il y a de l'activité privée à l'hôpital public qui perdure ce qui est un scandale voilà donc le ministre aujourd'hui euh il peut répondre de cette manière mais c'est pas sérieux d'être dans le déni de la gravité de la situation c'est dans le déni mais il est dans le déni bien sûr qu'il est dans le déni aujourd'hui il pourrait très bien dire oui je vous comprends il y a des difficultés mais voilà ce qu'on fait qu'on essaie de faire mais écoutez on ferme partout les services d'urgence des maternités des services de chirurgie c'est la réalité il y a de moins de moins en moins de médecins traitant qui se déplace pas à domicile qui laisse des personnes à l'abandon les spécialistes font ce qu'ils veulent où ils veulent comme ils ont pas réussi à négocier avec la sécurité sociale une augmentation de leurs tarifs et bien il se paye sur la bête qu'elle patient avec le dépassement d'horaire nous on propose autre chose voilà et les jeunes médecins ils adhèrent des centres de santé avec des infirmières des médecins des kinés salariés et qui font que leur métier et qui travaillent en équipe vous savez si on travaille avec un binôme médecin infirmière on fait de la bonne télémédecine c'est-à-dire que l'infirmière va à domicile du patient toutes les semaines pour les patients qui ont des maladies chroniques et avec effectivement les contacts y compris en visio avec le médecin elle peut estimer elle peut adapter le traitement le médecin se déplace s'il pense qu'il doit se déplacer ça c'est de la bonne télémédecine par contre qu'est-ce que nous vend monsieur Braun avec ses amis du secteur privé lucratif du groupe Ramsay un abonnement à 12 € par mois pour avoir 20 téléconsultation dans l'année donc ça c'est l'ubérisation de la médecine c'est une vision politique de la chose même philosophique de notre système de vie finalement c'est très politique est-ce que la santé relève moi je propose un référendum et on va le gagner ce référendum avec une question est-ce que la santé doit relever du secteur public et on en est dessus toutes les activités marchandes elle serait nette cette question et le Conseil constitutionnel il reste rhabiller voilà et après c'est très simple pas de conventionnement sécurité sociale si vous êtes pas secteur privé si vous n'êtes pas secteur public ou privé à binôme lucratif les fondations les associations et les marchands dehors les marchands qu'ils aillent travailler pour fabriquer des voitures des frigos des fringues mais pas dans le domaine de la santé parce que on le rappelle le pour l'instant de cotisations sociales ils appellent ça charge y compris le rassemblement national pour augmenter les salaires propose de diminuer les cotisations sociales mais les cotisations sociales c'est notre salaire moi je dis aujourd'hui quand un smicard dit qui gagne 1400 euros non il gagne pas 1400 euros son salaire c'est 2000 euros OK et il y a 600 euros il y a 600 euros qui met dans la sécurité sociale voilà s'il était aux États-Unis ça sera à lui de se payer sur l'assurance santé et son fond de pension comme celui qui vous lui dites ça le dit mais moi il y avait 600 euros je mets par mois mais disons que j'ai pas de médecin près de chez moi l'hôpital il est vachement loin il est nul vous lui dites quoi se batte ensemble pour qu'on glisse pas vers un système à l'américaine nous n'aura même plus rien il aura même plus de sécu vous dites l'hôpital ça risette pire donc la question c'est aujourd'hui la sécurité sociale a été créée il y a longtemps maintenant il y a plusieurs générations il faut revenir au fond de la sécurité sociale s'appelle l'éducation populaire vous y participez avec le média il faut il faut comprendre aujourd'hui qu'il faut qu'on revienne au fondamentaux on a un salaire qui s'appelle le salaire socialisé on a fait le choix en France de mettre un tiers de notre salaire dans la sécurité sociale pour payer nos soins quand on est malade pour police qu'on appelait la retraite des vieux les allocations familiales et quand on a une maladie professionnelle ou un accident du travail qu'on puisse continuer à vivre bon on a oublié que c'était un choix et que le choix alternatif ce sont les assurances privées et les assurances privées c'est une catastrophe avec 50 millions d'Américains qui n'ont pas de couverture de santé voilà malgré les tentatives de Barack Obama ça n'a pas amélioré les choses parce que voilà les marchands ont été suffisamment puissants en termes de lobby pour que les républicains aux États-Unis bloquent ce système et puis on a des régressions aujourd'hui on a des régressions avec l'industrie pharmaceutique qui met en rupture les médicaments essentiels pour nous vendre des médicaments très chers qui souvent sont inutiles ils respectent pas les droits fondamentaux comme le droit des femmes sur l'IVG en mettant en rupture un médicament essentiel pour les médicaments j'étais en manifestation l'autre jour aux Invalides pour protester contre ça faut mettre pas l'industrie pharmaceutique voilà qui aujourd'hui fait ce qui veut où elle veut et qui développe des produits qui sont pas les priorités de santé publique voilà mais par contre les vents très très chers et qui utilisent les médias pour faire de la publicité et inciter les associations de patients à faire pression sur le gouvernement pour que ces médicaments soient soumis sur le marché très rapidement sans qu'on puisse en négocier le prix voilà et donc ça c'est un véritable c'est une vraie étape question dont il faut discuter aujourd'hui c'est que l'industrie pharmaceutique aujourd'hui l'industrie la plus rentable au monde Pfizer que nous avons dû les vaccins très très cher a pu dégager 43 milliards de dollars là il y a quelques mois 43 milliards de dollars pour racheter une start-up qui avait pas encore produit des médicaments qui est dans ses tuyaux des anticancéreux mais qui espèrent vendre 10000 euros l'ampoule voilà où on en est sur le médicament et dans le même temps quand on a les médicaments à 2 euros la boîte à cela ils sont en rupture le médicament un vaccin essentiel quel vaccin contre le BCG qui est essentiel dans un dans ce département on a aujourd'hui la Seine-Saint-Denis et bien il était en rupture parce que ça ne fit ça l'intéressait pas c'est tes parental bien vu qu'on importe des vaccins de Pologne parce que Sanofi n'était pas capable alors que c'est le champion français et même mondial des vaccins n'étaient pas intéressés pour pouvoir produire suffisamment de vaccins des CG pour la France bon voilà donc et puis surtout il y a un scandale qui est que les laboratoires font du chantage en disant mais on préfère vendre nos médicaments à d'autres pays qui les achètent plus cher que la France et donc du coup ça crée d'autres soucis encore une fois de sécurité et donc voilà ils vont assécher la sécurité sociale non aujourd'hui on a besoin d'un vrai débat national sur quel système de santé on veut et ce système de santé politiquement faut être clair c'est le service public dans le cadre de l'aménagement du territoire est-ce qu'on appelle la sécurité sociale intégrale c'est-à-dire collecteur unique de cotisations payeur unique de prestation c'est à dire qu'on va vers l'extinction des complémentaires ça sera beaucoup plus simple et puis une médecine publique avec des centres de santé avec des professionnels de santé salariés en lien avec les hôpitaux et les EHPAD d'ailleurs vous voyez un bon modèle c'est que dans la petite ville en petit village on met le centre de santé au rez-de-chaussée de l'eples comme ça il y a les la première des médecins qui s'occupent et de l'État et de la population et surtout on a besoin de médecins qui reprennent la visite à domicile il peut pas y avoir un gouvernement qui nous dit il faut que les gens restent à domicile et qui est plus de visite à domicile parce que dans le cadre de la rémunération à l'acte de la médecine libérale les médecins disent ah ouais mais la vitalité c'est chronophage et c'est pas si bien payé et ben si il faut la visiter à domicile ça nous éviterait que des personnes viennent aux urgences uniquement parce qu'ils n'ont plus de médecin traitant dans les 24 heures vous voulez 48 heures quand c'est un problème de santé aigu en tout cas ce débat effectivement qu'on imagine assez bien ici aux médias sur cette question essentielle qui en fait qui revient au sujet numéro 2 qu'on va être tout à l'heure de la démocratie en France c'est un autre sujet on a du mal quand même à le voir s'établir puisque au début de la sécurité sociale je crois de mémoire que se formait enfin le PIB français c'était 40% du PIB français qui étaient détenus par la Sécurité Sociale donc c'est par exemple quand même une somme fondamentale incroyable que aujourd'hui les les privés qui mettent la main de plus en plus de ça c'est facilement à quel moment c'est que 30% du PIB c'est c'est le notre système de protection sociale à peu près à quel moment vous allez pouvoir croire aujourd'hui sur les retraites là je vous posais la retraite il y a eu un débat avec la population non non oui mais là c'est on gagnera si on gagne la bataille des idées après il faudra transformer sa politique voilà mais déjà il faut gagner sur la bataille d'ici les voyez aujourd'hui sur la retraite les gens bien compris que cette réforme était une saloperie et on a discuté sur sur la question des interdits oui on l'a mais d'abord on l'a il va falloir la mettre en oeuvre et on continuera à quand même à se battre parce que il mesure d'application et qui vont être très compliqué mais à mettre en oeuvre déjà avoir le personnel au niveau de la Caisse nationale d'assurance vieillesse ça va être très compliqué et puis là sur la santé la question que je vous pose à tout à l'heure elle est majoritaire dans la population la question c'est que comme on construit la carte politique et l'alternative politique c'est pas laisser la droite comme ça a été le cas là nous imposer le débat autour de ses propositions sur une loi santé soi-disant pour réguler l'installation des médecins il faut prendre ça il faut que les laupes prennent cette question comme celle des salaires en main pour proposer des alternatives et qu'il y ait un débat national sur cette question et qu'on est un mouvement social pour pouvoir effectivement imposer ce choix entre la sécurité sociale et le service public ou le système privé que qui essaye de nous vendre monsieur Macron aujourd'hui avec plein d'arguments vous avez deuxième groupe de clic en France aujourd'hui qui a repris des actions du fonds d'investissement là qui a qui avait créé le ce groupe ce groupe L100 et puis un certain moment donné il revend ses actions pour récupérer son bénéfice la Financière tétis c'est à la famille Bettencourt qu'investit dans les cliniques privées et le Groupe AXA voilà donc il arrive un moment donné l'argent de la sécurité sociale qui est notre argent qui est votre argent le mien il va pas dans les poches des gens qui en ont déjà trop d'argent parce que je rappelle que la fille est en cours et la femme la plus riche du monde le problème de la France qui a un petit pays on voit une régression mais bon oui un petit pays le fait qu'on est l'homme le plus riche du monde la femme la plus riche du monde c'est ça notre problème c'est Macron dirait la version des enfants être fier de cela mais j'entends tout à fait votre point de vue une dernière question je pense l'été l'été presque là dans quelques jours plus officiellement avec lui arrive les beaux jours mais aussi comme chaque année la baisse la baisse des effectifs la fermeture des services notamment des urgences habituellement déjà avec l'effectif à 100% enfin même si c'est pas vraiment le cas dépasser pour beaucoup par exemple ma console les alab qui est juste derrière là en régie révélait en 2018 pour Radio France que deux personnes âgées en fin de vie décédées dans la salle d'attente des urgences du CHU de Tours à 15 jours d'intervalle restez 4 heures et 6h dans la salle d'attente sur des brancards alors cetera vous les connaissez vous aussi qui nous regardez ce sont des rames récurrents en France et qui illustrent essentiellement un manque de de personnel de moyens l'hiver dernier 150 personnes vous diffusant parler tout à l'heure je me souviens sont mortes sur des brancards en France est-ce qu'on doit craindre encore le pire pour cet été oui ça va continuer à se dégrader parce que aujourd'hui alors que nous sommes pas au cœur de l'été il y a 15 % des lits qui sont fermés aujourd'hui par manque de personnel donc vous imaginez quand j'étais jeune on nous proposait d'aller en renfort dans les zones touristiques vous voyez sur la côte atlantique et sur le la façade méditerranéenne aujourd'hui alors que on a quand même certaines transhumance voilà avec des endroits où il y aura beaucoup plus de monde donc il faudra plus de moyens il y a moins de moyens donc forcément les conséquences même si on essaye de pallier et que on a quand même une médecine encore qui permet de sauver les gens et de proposer des techniques de pointe malheureusement on va avoir une mortalité évitable qui va augmenter et Monsieur Braun est venu au Congrès urgence où il y a eu une publication qui a été faite par un professeur de médecine de la Pitié-Salpêtrière qui montre que quand une personne reste sur un brancard plus de 24 heures aux urgences il y a une surmortalité en particulier pour les plus âgés qui est augmenté de 50%. voilà donc faut être clair donc aujourd'hui la politique du gouvernement est le déni parce que si au moins ils acceptaient de reconnaître qu'il y a des difficultés aujourd'hui et bien ils sont responsables de ces morts évitables monsieur Braun dans son déni la manière dont il se défend à l'assemblaise et responsable de ses morts sur les brancards monsieur Macron est responsable de ses morts sur les Brancas des gens qui sont morts et il y en a eu encore ces derniers jours parce que le SAMU n'est pas arrivé voilà parce qu'on a minimisé au téléphone parce qu'on a les moyens limités ou quand vous quand on vous appelle pour un arrêt cardiaque et que on a fermé le SMUR de proximité qui aurait pu arriver dans les 15 minutes et que le véhicule qui arrive du Samu il met 45 minutes pour arriver moi je suis désolé je reprends ma casquette de médecin c'est plus la peine d'envoyer le SMUR pour envoyer le médecin pour signer le certificat de décès bon c'est peut-être le mot de la femme il est pas jovial je vous donnais quand même une petite minute rapide pour donner un peu j'ai envie de dire un peu espoir je sais pas si c'est le mot mais aux personnes qui nous regardent de donner envie aux gens qui nous écoutent de ne pas baisser les bras face à tout à ce constat noir 30 secondes mobilisez-vous avec les personnels le santé les comités de défense les hôpitaux les maternité proximité il y a eu plusieurs milliers de personnes dans la rue à Guingamp encore ce weekend il y a plein d'initiatives allez à la porte pas pour les bousculer mais pour les interpeller avec force et dans le respect de la démocratie allez voir vos députés vos sénateurs pour leur dire que la politique actuellement menée par ce gouvernement et qui soutiennent quand ils sont membres de la majorité n'est plus possible et que eux aussi sont responsables de ces morts évitables qui sont décrites et publiées dans des congrès de médecine ce ne sont pas des islamo-gauchistes là qui veulent tout casser et qui veulent faire la révolution qui le disent c'est dans un congrès de médecine voilà ben merci beaucoup Christophe Prudhomme d'avoir été sur ce plateau sera avec nous alors je rappelle que vous êtes médecin urgentiste et conseiller régional ainsi que membre de la CGT évidemment on se retrouve bientôt pour j'espère de meilleure nouvelle que ce soit à bientôt merci avec plaisir la part la première partie de l'émission et c'est terminé mais ne zappez pas dans quelques minutes je reçois ici même je niemeriaux et pollec ensemble on reviendra sur la sortie vous avez suivi ce dimanche de Richard Ferrand qui appelait dans un entretien aux Figaro à modifier la Constitution pour permettre à 1000 Macron de briguer un troisième mandat avant de de se démentir le même sur Twitter à tout de suite [Musique] alors que l'on assiste depuis la bataille contre la réforme des retraites à l'affaiblissement de nos institutions et par extension de notre démocratie Richard Ferrand président actuel du bureau exécutif du parti présidentiel Renaissance aimerait apparemment rendre possible un troisième mandat consécutif pour Emmanuel Macron dans un entre une interview au Figaro paru ce dimanche 18 juin l'ancien président de l'Assemblée nationale et encore un an ne serait pas contre une révision de certaines règles de la Constitution en somme il expliquait dans les colonnes du quotidien réactionnaire je cite la limitation du mandat présidentiel dans le temps le nom cumul des mandats etc tout cela corset notre vie publique dans des règles qui limitent le libre choix des citoyens ça affaiblit notre vie politique en qualité et en densité et la rend moins attractive fin de citation pour Richard Ferrand il faudrait donc en finir avec certaines contraintes qui encadrent les mandats électoraux en partie tout en gardant certains principes inaliables changeons tout cela en préservant le risque pardon et le conseil constitutionnel gardien vigilant selon lui des principes républicains et des libertés publiques prônent-ils alors pourtant aux antipodes l'idée de passer à une sixième république plus démocratique gagne la sentiment de nombreux leaders de gauche et même parmi les plus hostiles à la nupes comme la mère de Paris Hidalgo alors pourquoi cette sortie de Richard Ferrand qu'il a démenté dans un tweet tout aussi sec est-ce pour tester nos réactions les limites que raconte au-delà de ces propos cette séquence de la conception du pouvoir par la macronie autant de questions que l'on va se poser avec mes deux invités de ce soir bonsoir eugéniemeriaux bonsoir vous êtes maîtresse de conférence en droit public à la Sorbonne Paris 1 et Paul Elec pour smartphone attaché parlementaire ancien attaché parlementaire et aujourd'hui analyse politique pour me dire entre autres c'est parti pour le fond de la faux [Musique] merci d'être là tous les deux ce soir ça va le moral la chaleur tout va bien on s'y habitue on commence à s'y habituer alors ce n'est pas la première fois que cette cette idée ce scénario de dans 3ème mandat est évoqué ces derniers temps fin novembre 2022 je vous fais un petit récap l'éventualité qui Emmanuel Macron puisse briguer un nouveau mandat était sorti dans la presse ou la vie sans doute suivi le scénario donc le suivant Macron va dissoudre l'Assemblée nationale puis démissionner afin de pouvoir se représenter en 2027 cette idée avait été motivée par un précédent en octobre 2022 le 25 le Conseil d'État avait permis à Édouard Fritch qui effectuait son deuxième mandat en tant que président de la Polynésie française de se présenter une troisième fois le motif retenu était qu'il n'avait pas pu faire cette demande à entièrement correctement voilà doux et donc nez cette éventualité pour Monsieur Macron qui pourrait alors chercher à faire jouer cette jurisprudence pour tenter de rester au pouvoir en 2027 Paul ça fait donc deux fois en 7 mois qu'on nous sort cette histoire de troisième mandat penses-tu cela anodin ou alors sans complotisme est-ce que ça pourrait être une tentative un ballon lancée pour rendre cette idée acceptable je suis plus effectivement persuadé que s'il s'agit d'un ballon d'essai qu'on teste des réactions mais surtout que ça révèle aussi la notion très légère qu'ils ont avec qui est le sens du progrès de la démocratie je rappellerai que du coup cette limitation du mandat mais je pense que je n'y reviendrai plus en détail de façon plus précise était un acquis de la dernière réforme de 2008 et qui était rares acquis de transformation il me semble je me trompe pas de de voilà d'avancer sur sur le système politique français qui est déjà démocratiquement contestable on va dire enfin contestable au niveau de son objectif démocratique et donc bon après il y a la question Macron la question Macron ça me à chaque fois qu'il parle ou que il y a ses idées qui reviennent sur sa pratique du pouvoir je pense à la phrase de polisan qui dit tout bourgeois se sentait lui c'est à dire qu'il y a une projection de de ces gens-là en tant que classe sociale qui se projette largement au-delà des institutions politiques c'est des gens qui s’estiment légitime d'ailleurs leur culture est décidé légitime leurs paroles sont supposées être voilà au dessus de tout et d'ailleurs dans la pratique du pouvoir des macronistes dès qu'ils ont été contestés on a bien vu que ils aussi entre en fait mépris absolu des oppositions ou des solutions ouais ou fanatisme quand j'allais dire au sens de d'absolutive de la raison quoi ce sont toujours eux la raison alors vous avez soit les extrêmes en face soit quand c'est la gauche c'est les islamistes les éco-terroristes que vous voulez et en fait c'est eux contre tout le monde enfin la raison pure absolue qui n'est pas du tout contingente qui est on a l'impression que voilà on parle avec des gens qu'on a vérité révélée face à face à nous et c'est flippant donc voilà après effectivement ballon d'essai petite tentative à mon avis plus que immense débat mais c'est intéressant pour pouvoir analyser le moment politique car je mange je me retourne vers vous eu génie est-ce que on va du coup aller voir si ce scénario que je viens de décrire là il y en a deux le donc de la démission du président de la République pour se présenter et rendu possible par la Constitution sur le territoire de la France hexagonale est-ce que c'est possible premièrement et ensuite aussi depuis dimanche Beaucoup de se poser la question est-ce que cette ce qui sous-entendait monsieur Richard Ferrand et simplement possible change la Constitution pour que le monsieur le Président puisse encore plus de scénario possible que ça c'est nary possible et c'est à cet égard d'ailleurs que la comparaison avec la Russie et pertinente à mon sens puisque on l'a déjà dit voilà la Constitution russe elle a inspirée de la Constitution française on a eu des révisions constitutionnelles en même temps en 2008 en Russie et en France en France c'est donc l'article 6 on a limité les mandats à deux mandats consécutifs voilà et 2008 c'était pareil en Russie l'imitation a demandé à consécutifs que s'est-il passé en 2020 en Russie on a enlevé le terme consécutif en considérant que cette révision constitutionnelle permettait de remettre les compteurs à zéro et donc permettait à Poutine de se représenter en 20 4 et il y a un autre scénario qu'on n'a pas évoqué toujours le scénario russe c'est celui d'une inversion Premier ministre président à la poutine Medvedev oui c'est-à-dire que Emmanuel Macron devienne le Premier ministre d'un président qui sera son son porte son porte-parole et d'ailleurs ça pourrait être intéressant du point de vue constitutionnaliste parce que ça nous permettrait de tester notre Constitution pour savoir si c'est vraiment la lettre de la Constitution un système présidentialiste aussi en fait ça dépend de la personne et donc du bonapartisme des personnes qui incarnent la figure présidentielle dans notre système et puis je voudrais rajouter que cette pratique là elle existe en plein depuis les années 2000 il y a environ 11 grandes présidents africains qui ont eu recours à une modification de la Constitution en raison du nombre de limitations par exemple des mandats et à l'intérieur desquels il y a pas les moindres il y a Bouteflika qui a permis de faire élire Bouteflika aditametermann voir à la fin faire élire son fauteuil parce que concrètement c'était ça la dernière élection il y avait au Zimbabwe Mugabe quand même pas non plus un tendre et un très joli démocrate vous avez Paul Kagame de Tchad au Togo donc ici les pratiques et je changerai même de braquer en disant on va me dire voilà c'est que la question africaine pas véritablement même dans le camp progressiste il y a eu des tentations comme ça en 2014 coréen président de l'équateur a changé aussi la Constitution pour pouvoir faire en sorte que on puisse ne pas limiter à demander à consécutifs donc c'est une pratique qui interroge quand même entre dans l'idée en France à croire que pays de la démocratie et voilà je sais que est-ce que c'est possible pouvez comparer les dictateurs la Russie ni je ne sais que notre pays justement c'est vous comparez enfin juste titre la loi tout du moins suprême est inspirée de la nôtre là-bas en Russie sur Internet tous les régimes semi-présidentiels africains également ils sont inspirés de la cinquième par exemple effectivement c'est tout à fait que je connais bien sur le web on l'a beaucoup vu cette comparaison avec Madame Poutine qui a fait ce que vous avez décrit à l'instant qui a tripoté la Constitution etc mais sérieusement en France dans notre pays aujourd'hui est-ce qu'on peut assister à cela qui permettrait à un homme ou une femme de rester au pouvoir pour toujours alors réviser la Constitution on peut le faire de plusieurs manières soit on la révise en utilisant les moyens qui sont donnés par la Constitution c'est l'article 89 je rappelle que l'article 11 pour l'instant n'est pas une voix de rêve pour réviser la Constitution donc l'article 89 qui est extrêmement difficile à mettre en oeuvre c'est quasiment impossible de d'utiliser l'article 89 en l'état actuel de notre du rapport de force politique au Parlement puisqu'il faut à la fois un vote identique des deux chambres et ensuite la majorité des trois cinquième mots concret ou un référendum donc c'est extrêmement difficile de mettre en oeuvre demain cette révision constitutionnelle après il y a d'autres manières de réviser la Constitution il y a évidemment il y a une nouvelle lecture de la Constitution c'est ce que je viens de dévoquer avec une lecture qui serait plus primo ministérielle que présidentielle et sinon il y a le coup d'État évidemment et la Révolution et d'ailleurs je voudrais rappeler à cet égard une interview de d'Emmanuel Macron dont vous vous souvenez peut-être lorsqu'il était candidat et que il donnait cet entretien au 1 où il disait il disait les Français n'ont pas pardonné la mort du roi les Français veulent un roi moi j'essaie d'incarner ce vide qui n'a été rempli que par les figures des Bonaparte surtout Napoléon Bonaparte et du général de Gaulle donc il a cette il s'inscrit dans cette vision bonapartiste gaulliste des institutions et donc en effet comme comme vous l'avez très bien dit ça le dépasse donc il est habité d'une forme de transcendance donc je pense qu'il y a en effet cette volonté de peut-être passer outre un certain nombre de mécanismes constitutionnel on l'a vu pour réaliser son œuvre et je rappelle d'ailleurs que Napoléon Bonaparte comme Louis Napoléon Bonaparte on fait des coups d'État parce qu'il n'arrivait pas à réviser les constitutions qui les enraient dans un étau et par exemple Louis Napoléon Bonaparte en 1848 il réalise son coup d'État du 2 décembre 51 parce que il ne peut pas se être réélu en tant que président et que la révision de la Constitution est quasiment impossible en tout cas beaucoup trop une procédure beaucoup trop longue et donc il fait un coup d'état possible aujourd'hui quelle forme aujourd'hui il y avait à l'air numérique à l'air ou tout se sait mais justement en fait je pense que la question c'est de de ne pas toujours visualiser les possibilités comme des répétitions de ce qui s'est passé et d'ailleurs dans cette question d'analyse sur tournant autoritaire pratique autoritaire on a plein de mots et de vocabulaire qu'on utilise pour parler de quelque chose de dans le fond de l'air qui nous semble dangereux pour la démocratie simplement essayer de comprendre que il ne faut pas poser la démocratie et la dictature comme une espèce de dichotomie absolue avec ses soins l'autre on est dans une forme de continuum la politique c'est les mouvements c'est les processus lents de transformation et des pratiques et des cultures politiques et on l'a très bien vu on avait déjà un débat il y a deux semaines ici pour parler un peu de comment dans la pratique les coutumes parlementaires ont été écrasées par la macronie et quand on parle de tournant autoritaire quand on voit encore une fois aujourd'hui une dissolution d'une association par Gilda Gérald Darmanin et Candy avec les arrestations d'une quinzaine de militants des soulèvements de la terre placement en garde à vue avec également l'implication des services antiterroriste qu'est-ce que ça dit de la démocratie et j'en passe des meilleurs on en a eu d'autres des associations quand c'est un fond de l'air et c'est ça qui faut comprendre c'est que ce qui se passe c'est que on est dans des sociétés notamment les social occidentales ou la société civile et extrêmement développée c'est-à-dire qu'il y a des institutions en dehors de l'État qui pèsent ok qui pèse sur la vie politique sur la conception des individus et les individus eux-mêmes parce qu'ils sont organisés en association en syndicat en plein de formes différentes d'actions collectives ils ont pris en entreprise je pense qu'ils sont plus puissantes que l'État qui ont aussi des qui peuvent influencer la conception de tas de choses j'imagine que ça compte vous en parliez tout à l'heure dans la première partie sur ce qui se passe au niveau du financement de la sécurité sociale et des intérêts privés et on sait très bien d'ailleurs ce que j'ai tout à l'heure c'est le pouvoir de la bourgeoisie il est aussi ailleurs les rares fois où la gauche est arrivée au pouvoir en tout cas des représentants du mouvement ouvrier c'est arrivé au pouvoir on a bien vu derrière que en face la le pouvoir il pouvait se faire ressentir par ailleurs et donc dans les entreprises donc si vous voulez dans les sociétés civiles extrêmement développées il est plus dur hein je pense de d'imposer des pratiques dictatoriales ou de d'envisager un coup d'État comme ça c'est pas l'enjeu actuelle le problème c'est plus le fait que moi c'est vrai ça fait des années que je remarque on dit tourner autoritaire dérive autoritaires et puis on a plus de mots il y en a pour ça continue et donc qu'est-ce que ça veut dire de la société actuelle alors avant d'aller sur ce terrain là parce que je pense qu'on va y aller parce que c'est la question qu'on se pose évidemment au fond j'aimerais quand même proverbe un peu de crédit à ce que dirait charferrant c'est quand même pas n'importe qui c'est comme quelqu'un qui a présidé la soirée pendant un moment qui est aujourd'hui aux manettes ou presque d'un mouvement politique qui est important aussi qu'est-ce que du parti présidentiel est-ce qu'il a raison de dire quand même je cite encore une fois on l'a dit au début que modifie que ces règles là que nous connaissons aujourd'hui affaiblissent notre vie politique en qualité en densité je le cite et la rendre moins attractive alors le constitution oui le constitutionnalisme c'est une confiscation je le dis souvent c'est une confiscation du pouvoir politique au profit de de juge non élu type Conseil constitutionnel donc quand on constitutionnalise on décide de soustraire à de la délibération politique du Parlement un certain nombre d'enjeux un certain nombre de politiques publiques donc il a tout à fait raison et le constitutionnalisme est décrié à droite comme à gauche comme étant une confiscation du pouvoir souverain du peuple et en cela moi ce que je trouve intéressant c'est qu'il y avait jusqu'à leur un consensus sur le constitutionnalisme qui était relativement partagée sur l'ensemble du spectre politique et qu'aujourd'hui ce consensus il s'effrite partout une prise de conscience de la du caractère partisan du droit et du droit constitutionnel et de la en fait la neutralité qui avait été inscrite en tout cas l'illusion de la neutralité a été complètement effrité et c'est lié évidemment à la crise de la démocratie représentative je mets ça entre guillemets mais en tout cas cette cette défiance à l'égard des institutions donc ça rejaillit également sur le droit constitutionnel qui jusqu'à alors n'était pas vraiment n'était pas dans le spectre des critiques conformères à l'égard de la démocratie même maintenant étant donné l'utilisation qu'on a été faite par le gouvernement d'Emmanuel Macron évidemment il y a des retombées mais je voudrais je voudrais revenir sur ce qu'a dit justement Richard Ferrand quand il dit nous devons garder deux institutions le Conseil constitutionnel et le bicaméralisme c'est très simple voilà c'est très intéressant en fait ça veut dire nous devons garder le Sénat et le Conseil constitutionnel donc deux institutions qui sont qui ont vocation à modérer les justement la souveraineté la souveraineté du peuple qui voilà qui s'exprime par la voix des représentants élus au Parlement donc ça c'est assez intéressant qui le veuille d'une se revendiquer de la souveraineté du peuple et d'autre part les institutions qu'il nous proposent comme étant ces garde-fous sont précisément celles qui ont été pensées contre la souveraineté parlementaire et qui sont les institutions phares du constitutionnalisme justement qu'il considère comme fragilisant la démocratie donc c'est vraiment très très ambigu moi j'ai vu du bon appartisme parce que pareil il parle pas que de ça il parle des cucumules des mandats oui cette idée quand même comme disons une limite à des pratiques qui s'étaient développées un de cumul et avec la formation d'une aristocratie politique ou d'une oligarchie politique qui était Apple contraire de l'idée que la que l'élection était une n'était pas un travail n'était pas une carrière mais était une fonction qu'on exerçait de façon temporaire et voilà donc et puis c'est encore la question du mandat mandat présidentiel ou mandat ailleurs et donc du coup j'y vois vraiment encore une fois ce réflexe de quand on veut justifier une sorte de légit de la part de ces gens qui pensent le pouvoir sans le peuple en général on dit on retournera ça leur permettra de s'exprimer avec moi je l'ai vu je l'ai lu comme un dédain le cumul des mandats arrêtez de nous donner des exigences sur nous comme on vit en tant que politique mais par contre on vous consultera les jeunes enfin voilà surtout quand on voit la pratique du pouvoir que ces gens ont eu j'ai un macroniste qui se revendique de la légitimité populaire mais c'est fort de café pour rester poli donc voilà j'ai vu un truc de bon de temps en temps on veut bien faire valider par le peuple les idées qu'on se fait nous de ce que doit être le pouvoir et comme vous le disiez très bien le Sénat et le Conseil constitution c'est pas pour modérer quoi c'est c'est pour s'assurer on sait ce que donne la démocratie reprenative en gros depuis mais depuis des années ça donne en gros des majorités conservatrices de personnels qui viennent toutes pratiquement tous des mêmes catégories sociales la population qui pensent fondamentalement la même chose parce que le consensus politique générale sur je sais pas le rapport de l'État au marché aux entreprises dont vous parliez et dans la première partie on parle régulièrement sur le plateau du média c'est c'est c'est ça qui fait le coeur de la démocratie représentative d'ailleurs vous disiez elle est en crise et ça quand le capitalisme est en crise la démocratie représentative ne va pas bien elle commence par éternuer et souvent elle disparaît en tout cas on a des exemples historiques dans lesquels la crise du capitalisme du fascisme il faut dire le mot capitalisme et des institutions politiques ça donne quoi fascisante quand vous me demandiez qu'est-ce qui s'est passé au niveau du consensus donc sur le consensus sur la 5e République il s'est brisé avec avec le 49.3 les 100 utilisations et surtout la dernière alors que la Cinquième République était un régime de consensus depuis 81 depuis qu'on avait eu l'alternance puisque la gauche et la droite pouvait s'y retrouver et c'est pareil pour le consensus général de la presse Seconde Guerre mondiale sur le triptyque constitutionnalisme ou état de droits économie de marché et démocratie représentative parce que bon non malant tout le monde s'y retrouvait dans ce voilà il y avait une alternance or aujourd'hui ce qui vole en éclat c'est pour toute une partie de des forces politiques ça ne fonctionne plus du tout et c'est la raison retrouver dans ce schéma parce que là on a on a effectivement je crois dans ce spectre politique là peut-être que la gauche que laquelle vous faites référence dans qui se retrouver dans ce chemin-là n'est plus la même aujourd'hui en vérité et la droite également vous avez vous avez des déclarations dans la presse j'étais interrogé par un journaliste récemment sur cette question là de représentants politiques de journalistes ou d'anciens haut fonctionnaires de droite qui fustige notre insertion dans tout un réseau de traités internationaux des droits humains des Nations Unies ni dans notre notre adhésion au Conseil de l'Europe avec la Cour européenne des droits de l'homme qui nous empêche de mener une politique d'immigration digne de ce nom etc donc vous avez le consensus qui vole en éclat de part et d'autre on l'a bien je veux dire le macronie c'est présenté en 2017 comme l'aile progressiste du social libéralisme hein c'était en gros l'estroscaniens quelques traites de droite et puis très vite la droite libérale c'est comme ça que ça organisé et regardez comme ils ont changé la pratique du pouvoir réel lorsqu'ils sont contestés lorsque la possibilité de produire se consensus auprès de la population en tout cas le consentement de la population à sa politique mais regardez les Japan est attals aujourd'hui c'est eux qui tiennent ces discours et sur l'immigration et sur les assister et sur ce que vous voulez sur les associations sur il y a tellement et c'est ce que je disais tout à l'heure encore une fois d'attaque parce que en face c'est c'est nous contre eux et cette cette cette grande guerre dichotomique a installée elle est dangereuse quand elle est de la part du pouvoir parce que un pouvoir qui installe une dichotomie entre lui et sa population genre comment ça pourrait être une un état de droit à une démocratie tranquille j'allais dire c'est une état malade en tout cas justement avant d'aller sur ce terrain là j'ai une dernière question intéressante scénario vous dites qu'il y en avait plein de scénarios euh parce que là on parlait de demande à successifs hein tout à l'heure vous vous disiez aussi le la façon le le ce qui s'est passé en Russie ou le président devient le premier ministre pour revenir président admettons est-il possible que que pourrait se passer cette petite supercherie parce que c'est un peu tune un peu une en vous écoutant la décrire que Monsieur Macron puisse envoyer ou laisser aller à Cazeneuve ou un devoir Philippe le remplacer pour revenir ensuite au pouvoir en 2032 est-ce que c'est possible cela je pense que nos institutions le permettent et je ne suis pas dans je ne sais pas ce que pense voilà on peut pas savoir l'avenir mais en tout cas ça me paraît être un scénario tout à fait possible et cela est-ce que j'allais dire notre Constitution nos lois peuvent nous en protéger c'est-à-dire est-ce qu'on peut imaginer aujourd'hui inscrire par exemple est-ce qu'on pourrait enfin c'est un peu difficile mais d'exiger à ce que le mandat soit limité à deux avis est-ce que ça pourrait nous protéger cela par exemple voilà mais c'est pas le choix qu'on a fait en 2008 quand on a réalisé l'article 6 et je voudrais revenir sur cette idée de de la présidente à vie dans un système parlementaire vous pouvez faire la limitation du nombre de mandats dans le temps finalement elle est assez elle est pas courante si vous prenez l'Allemagne Angela Merkel a fait 4 mandat voilà c'est parce que il y a un Premier ministre qui est qui dépend des élections qui dépend du Parlement c'est dans les régimes présidentielles que la limitation du nombre de mandats dans le temps pose vraiment question et donc ça ça encore une fois là dedans en France et ailleurs bien sûr donc si on avait un régime parlementaire on pourrait tout à fait considérer que de toute façon il y a le premier ministre en tout cas le chef de l'exécutif est tenu par sa majorité donc quel que soit le nombre de mandats qui qu'il fait de toute façon il est il répond de ses actes le problème c'est quand on est dans un système comme le nôtre des culpabilité politique du président là la limitation du nombre de mandats dans le temps qui est la grande réforme si vous la Commission de Venise ou on a parlé de la Commission de Venise récemment du Conseil de l'Europe qui a dit que le 49 alinéa 3 soulevait des interrogations alors c'est intéressant parce que la Commission de Venise d'habitude elle critique plutôt les les autres pas nous et donc c'est un c'est un moment intéressant la Commission de Venise donc démocratie par le droit c'est sa mission qu'est-ce qu'elle dit dans les régimes présidentielles il faut la limitation du nombre de mandats dans le temps et c'est une des réformes qui est demandée pour démocratiser les pays en transition démocratique notamment dans les pays du Sud donc ça me paraît assez intéressant de noter noter ça où ils partiraient il reviendrait beaucoup de scénarios alors on se pose désormais du coup à cet instant pour un peu finir notre notre propos la question de la crise démocratique on l'a dit la crise dérive plein de termes qui est en cours on entend de plus en plus souvent une phrase cette question sommes-nous encore en démocratie même des bouches les plus on peut dire raisonnable par le passé mais la majorité refuse cette idée à 100% en plusieurs fois il y a pas de crise il y a pas de problème il y a pas de violence policière on peut le dire aussi on a pourtant réellement assisté aux limites de nos institutions on en a parlé ensemble à l'hyper présidentialisme aussi pendant la séquence des retraites mais aussi pendant la séquence du covid on ne peut pas oublier je crois qu'il faut pas oublier les conseils de défense en huis clos etc c'était quelque chose qui qui illustré cela de plus les mouvements contestataires tu l'as dit tout à l'heure sont fortement réprimés en France par la force et la violence dans les manifestations par aussi le pouvoir sur le terrain administratif on pense tu l'as dit tout à l'heure à la dissolution annoncée du mouvement complexe des soulèvements de la Terre ce n'est pas une association mais un regroupement de de citoyens et d'association ensemble en 15 jours une trentaine de militants écologistes ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur les actions contre le cimentier Lafarge j'aurais pu vous parler de cela et de plein d'autres choses des outils de surveillance de masse on a fait une émission ici que je n'aimais il y a quelques jours suite à la votation au Sénat d'une loi qui permettrait la surveillance de masse biométrique en mardi Jo etc et avec l'argument du terrorisme alors que dans le même temps Gérald Darmanin utilise le même argument pour qualifier les militants écologistes etc bref tout ça pour dire tenir question qui va vous j'imagine vous laisser aller dans dans vos réponses crises démocratique le gouvernement leur est fait mais c'est quand même la bonne expression non je pense que il faut remettre l'évolution de nos institutions et de notre droit dans un contexte plus large qui est celui de l'état d'urgence en fait on est dans un dans un état d'urgence depuis 2015 voilà depuis 2015 qui a fait évoluer notre droit très très significativement c'est à dire qu'on revient sur les grandes lois de la Troisième République la Troisième République qui a fondé notre modèle républicain que ce soit la loi d'association que ce soit la liberté de manifestation en fait que ce soit l'ensemble de nos libertés fondamentales qui ont été posées à cette à cette époque là dans une période beaucoup moins libérale au niveau mondial et aujourd'hui remise en cause on dit que en France on a un régime on n'a pas un régime d'autorisation en matière de liberté normalement on a un régime ce qu'on appelle un régime répressif c'est-à-dire que les libertés peuvent être exercées et qu'ensuite uniquement si il y a des troubles à l'ordre public alors on peut avoir des interdictions mais on est en train de basculer dans un régime d'autorisation ou en fait pour exercer l'ensemble de nos libertés il va falloir demander l'autorisation au préfet ou à aux autorités administratives et on voit ça à mon avis c'est véritablement l'un des aspects majeurs du glissement vers l'autoritarisme qu'on est en train de vivre parce qu'il y a cet effet cliquet une fois que l'état d'urgence à Périgny c'est pérennisé dans le droit commun c'est ce qui s'est passé en France avec la loi silt la loi de 2021 sur les principes de la République c'est d'ailleurs par cette loi qu'on a les nouveaux moyens mis à disposition du Conseil des ministres pour dissoudre les associations et les groupements de fait lorsque c'est cet état d'urgence là c'est pérennisé on ne revient pas en arrière ou très très difficilement en arrière ça c'est une première partie sur plutôt le caractère autoritaire de notre droit et sur la démocratie c'est la même chose en fait le dévoiement de la démocratie représentative vient des états d'urgence depuis le début du 20e siècle on a commencé à dépousser des Parlement de sa fonction législative 14-18 c'est la première guerre mondiale c'est le moment où on invente les décrets lois et ensuite les décréois deviennent les décrets les ordonnances et deviennent la manière de légiférer et on ne parle plus que d'efficacité du gouvernement et on oublie complètement la fonction législative du Parlement donc dans ces deux à la fois au niveau démocratique et au niveau État de droit c'est l'état d'urgence qui nous plonge dans un glissement autoritaire duquel il est très difficile de sortir et surtout si on y glisse on a début de réponse que tu as soulevé tout à l'heure c'est parce que le contexte politique le permet l'oblige il y a une raison à cela bien sûr parce que là c'est une politique les institutions ne sont que le reflet de structure bien plus profonde dans la société la crise démocratique c'est quoi c'est l'expression d'une crise des rapports sociaux dans des sociétés il y a pas seulement des institutions et des individus et des un jeu entre les deux il y a des gens qui occupent des positions dans la division du travail dans la division genre dans la société dans la division raciste du de la société parce que on peut parler de racisme dans cette division et pas seulement de racisations je pense en tout cas dans la société française et à l'intérieur de ces rapports sont contestés pourquoi il y a une tripartition du champ politique actuellement qu'on a vu en 2017 dans les résultats électoral qu'on a vu en 2022 et qui explique d'ailleurs la crise de majorité à l'Assemblée c'est-à-dire le fait que bon voilà le pouvoir de la bourgeoise est contestée les alternatives qui naissent ne sont pas totalement M en tout cas pour le remplacer actuellement et du coup dans cette impossibilité de changement de cap les rapports entre chaque groupe sociaux se radicalise la confrontation est plus violente dans les rapports sociaux qui sont en crise des gens se mobilisent regardez les mouvements antiracistes qui se mobilisent les mouvements féministes qu'on reprit écologistes parce que cette contradiction nouvelle genre enfin nouvelle en tout cas qui prend de l'ampleur et qui commence à devenir très saillante organise de nouveau c'est et donc c'est cette contestation des rapports sociaux qui se répercutent ensuite sur une scène politique pourquoi parce que de nouveau tout à l'heure le mot de illusion était posé l'illusion de la démocratie libérale dans laquelle en fait on choisit un peu et que quand on est en contestation de l'ordre social on réalise que nous n'avons pas de souveraineté ou entre cas très très peu on peut choisir des gens qui font partie de la bourgeoisie et changer son personnel une fois une bourgeoisie de gauche une fois une borgée de droite pour mener la même politique et de l'autre côté genre quand voilà quand on est confronté à des questions de sous déjà nos budgets nos droits sociaux nos services publics sont tombés en ruine quand dire nos capacités à s'organiser voilà en tant que acteur libre sont remises en cause à partir du moment où ces organisations associations syndicats peuvent remettre en cause le pouvoir donc c'est ça la crise c'est l'impossibilité 1 2 de trouver une porte de sortie une résolution de certains conflits qui qui sont en germes dans la société et c'est pour ça que c'est violent c'est à la fois un risque et une opportunité une opportunité pour avoir des mouvements qui accélèrent c'est-à-dire des des basculements idéologiques certains ou des mouvements électoraux qui vont prendre de l'ampleur très rapidement regardez après 2008 et jusqu'à aujourd'hui la rapidité à laquelle des mouvements existent puis disparaissent existent dans tous les pays en Espagne vous avez pas des Mosses qui a pris une claque la dernière fois mais qui ont émergé à la suite de la crise et qui était un mouvement social les indignés notamment vous avez plein d'exemples ces Riza en France la France insoumise ce que vous même Emmanuel Macron comme artifice de la bourgeoisie pour changer son personnel en interne en disant bon voilà on va changer les cadres sur le de la bourgeoisie sur lequel on s'appuie c'est plus anciens fonctionnaires de l'État et la bourgeoisie territoriale traditionnelle c'est la start-up le conseil et les mieux financiers vous voyez et donc du coup c'est ça la crise c'est les moments où Ben dans l'incertitude les mouvements sont rapides et c'est dangereux aussi parce que derrière couvent encore une fois le retour de la bâtiment et peut-être que c'est peut-être le démon de fin vous allez la voir j'ai envie de vous le donner c'est-à-dire il vient de prononcer le mot d'incertitude parce que c'est quand même très noir comme tableau il est pas nouveau tableau on le commande souvent ici il est assez noir pour ne pas baisser les bras encore une fois pour que les personnes qui nous entendent même nous-mêmes sur ce plateau en disant quand même on peut quand même espérer que les choses s'arrangent dans l'incertitude NES hein des choses positives parfois négatif est-ce que c'est il y a plus que cela sur lequel on peut encore s'appuyer pour se dire bon peut-être qu'effectivement dans tout cela peuvent surgir des mouvements qui peuvent faire changer la bascule justement c'est ce que je voulais dire si vous l'avez déjà un peu dit la crise permet une c'est aussi une opportunité donc et la résolution de la crise imprime pendant longtemps ça marque aux institutions et à la vie politique je vais pas refaire un cours ou reprendre les exemples bien connus mais voilà le la démocratie c'est la résolution de crise ou le parlementarisme c'est la résolution de crise entre l'armée et le peuple pardon entre le roi entre le roi et le peuple entre le roi et le peuple si on prend le Royaume-Uni si on prend la France donc la crise permet des conjonctures fluides et une résolution qui ensuite peut donner quelque chose de nouveau ce que je trouve extrêmement dommage c'est que nous sommes dans une période où au lieu de penser d'inventer quelque chose de nouveau on est sur comment ne pas glisser ne pas glisser vers le passé en réalité c'est un petit peu ça voilà et donc le l'agenda de discussion le débat public il est focalisé sur des questions anciennes rétrograde c'est-à-dire comment ne pas tomber dans le fascisme alors qu'on devrait se poser des questions comment imaginer de nouvelles formes de démocratie des nouvelles formes de d'agir politique ensemble et ce serait bien de réussir d'une manière ou d'une autre à avoir la main sur l'agenda du débat public je parle là aux forces de gauche au lieu de rester de voilà au lieu de rester en serré justement dans les termes du débat public qui sont posés par d'autres et qui sont relativement rétrogrades la fin 2000 donne-le à Rosalie socialisme ou barbarie c'est ça le programme face à la résolution de la crise c'est ça on disait un monde meilleur à socialisme ou barbarie et donc si un site rosalux elle a dit on ne sent les chaînes que on ne sent ses propres chaînes que lorsqu'on bouge et justement ça répond à la question que vous me posez sur pourquoi le consensus s'effrite justement parce qu'on a commencé à bouger et les chaînes sont apparues comme comme ce qu'elles sont c'est à dire comme des étaux parfait mot de la fin de faire référence avec son beau merci à tous les deux d'avoir été avec moi ce soir avec nous des notre média merci aussi à toutes et à tous d'avoir suivi l'émission en direct ou en replay puis évidemment une fois l'émission terminée elle est disponible en replay sur Youtube et sur Dailymotion aussi dans les deux cas je vous invite à réagir sous cette vidéo si vous l'avez apprécié surtout à nous rejoindre dans cette aventure assez dingue que le média il faut le dire comment c'est très simple en vous abonnant ici même sur Youtube évidemment en pensant à activer la petite cloche de notification mais surtout sur le média tv.fr/soutien vous le savez seul vos abonnements payants des 5 euros par mois sans engagement ainsi que vos dons forment nos moyens qui permettent concrètement aux médias d'exister et malgré vos efforts nombreux en vous en remercie ça ne suffit toujours pas pas encore d'où notre nouvelle campagne de don du milieu d'année qui a pour objectif de combler ce petit manque encore et de permettre à nous d'aborder la septième saison déjà du média à la rentrée de manière positive vous êtes déjà plus de 600 à avoir donné 37000 euros sur l'objectif qui est atteindre les 100 000 et bonne nouvelle pour ce assujetti à l'un pour sur le revenu vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66%, je vais réussir à toute ma phrase une raison de plus pour filer sur le médiattv.fr/s on compte sur vous on peut on sait qu'on peut compter sur vous quant à moi je vous remercie encore de toute votre attention et vous dis à très bientôt sur ce terrain le terrain du plateau et le terrain à l'extérieur du plateau merci et bonne soirée [Musique] [Musique]