Pouvoir d'achat • Rentrée • Européennes : N. Dupont-Aignan sur LCI • 07/09/23 - 8h30
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Questions et réponses
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- 0:29FerméeÉludée
Est-ce que vous êtes prêt à la soutenir ?
- 0:38FerméeRéponse partielle
Donc vous serez la tête de liste ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe actuellement ?
- 0:58RelanceRéponse directe
Si c'est pour annoncer des listes pour faire vivre des boutiques, ça n'a aucun intérêt.
- 1:16OuverteRéponse directe
À quoi sert l'Europe ? Est-ce qu'on continue dans cette Union européenne ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez l'impression d'avoir un projet très différent de reconquête ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:21PrésentateurChiffre
« 40% des Français se privent d'alimentation. »
- 3:36PrésentateurPromesse
« Je voudrais qu'on profite de cette élection européenne pour crever l'abcès européen. »
- 4:50PrésentateurPromesse
« Il y aura peut-être des législatives avant les européennes. »
- 5:56PrésentateurFait
« En attendant, il y a eu une réforme des retraites, il a refusé de la passer par référendum. »
- 6:10PrésentateurChiffre
« Il a utilisé 1149.3. »
- 7:23PrésentateurChiffre
« 40% des Français se privent d'alimentation. »
- 8:35PrésentateurPromesse
« Rétablissement du contrôle des frontières. »
- 9:32PrésentateurChiffre
« On va dépasser le million sur l'année. »
- 11:38PrésentateurFait
« Nous, nous produisons notre électricité nucléaire à moins de 50 euros. »
- 11:42PrésentateurFait
« EDF vend aux opérateurs privés à 42 euros, mégawatts. »
- 12:44PrésentateurPromesse
« On peut le faire demain matin. »
- 13:46PrésentateurChiffre
« Taux fixe, 3%. »
- 13:54PrésentateurChiffre
« Il fait un cadeau aux banques et aux marchés financiers de 12 milliards par an. »
- 16:15PrésentateurPromesse
« La construction de 40 000 places de prison. »
- 16:56PrésentateurPromesse
« Il faut expulser les clandestins étrangers. »
- 17:23PrésentateurFait
« Les étrangers ont un taux de chômage supérieur aux Français. »
- 18:06PrésentateurFait
« On est loin de l'immigration zéro. »
- 18:12PrésentateurFait
« Emmanuel Macron, c'est le président de la République qui aura eu le record d'immigration. »
- 18:39PrésentateurChiffre
« Ça veut dire au moins un demi-million de personnes chaque année. »
- 20:12PrésentateurFait
« La réalité aujourd'hui, c'est que ce conflit et les vatanguères qui nous mènent dans ce drame en Ukraine sont des deux côtés. »
- 21:12PrésentateurPromesse
« On retrouve l'intégrité territoriale ukrainienne, mais on démilitarise l'Ukraine, on en fait un pays neutre. »
Temps de parole
- Présentateur90 %
- ?10 %
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8h30 sur LCI, l'invité ce matin c'est Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Adrien
Gern.
Bonjour
Adrien
Gern de Debout la France, député de l'Essonne. Et depuis hier, vous avez dans votre famille politique, au sens large, une nouvelle figure. Marion Maréchal fait son retour officiel dans la politique élective. Elle sera tête de liste aux Européennes pour reconquête, elle l'a annoncé sur TF1. Est-ce que vous êtes prêt à la soutenir
?
Mais d'abord, je ne connais pas son projet. Je n'ai eu que des bribes, et puis Debout la France présentera une liste. Donc vous serez la tête de liste ? Je ne sais pas encore, nous verrons d'abord. Moi je travaille sur les idées. Qu'est-ce qui se passe actuellement ? C'est une élection européenne à un tour. Chaque parti politique annonce des listes, sa liste,
pour compter.
On ne découvre pas les idées de reconquête, on en a quand
même une idée, il y a réellement les développées pendant toute la campagne présidentielle.
Si c'est pour annoncer des listes pour faire vivre des boutiques,
ça
n'a aucun intérêt.
Et
je mets en garde,
il
y
a
eu une abstention considérable aux élections européennes.
Les
Français sont écoeurés de la politique en cette rentrée.
Et
je crois que ce n
'est
pas la bonne méthode.
Il
faut des projets. À quoi sert l'Europe ? Est-ce qu'on continue dans cette Union européenne ? Est-ce qu'on en sort ? Comment on la réforme si on veut la garder, mais qu'on veut changer son mode de fonctionnement ? C'est ça qui m'intéresse. Mais vous
avez l'impression d'avoir un projet très différent de reconquête. Le
30 septembre, Debout la France réunira ses universités, où nous préciserons notre projet européen.
À
partir de là,
je
regarderai les projets des autres, et nous verrons s'il y a des possibilités d'entendre. Parce que je le dis, une liste Philippot, une liste Dupont-Aignan, une liste Marion Maréchal, une liste Bardella,
c
'est de la folie. Est-ce que vous lancez à tous les noms que vous venez de citer un message, un appel à l'Union ? Je lance déjà un appel à la clarification des projets. Car je ne crois pas,
et
je le pense sincèrement,
que
parler simplement de la liste anti-immigration satisfasse les Français. Ça vous dit le pourre reconquête ? Oui, mais aussi, j'ai vu l'interview de Jordan Bardella, je crois que l'Union européenne aujourd'hui nous mène à la catastrophe. Catastrophe économique, on le voit avec la misère, catastrophe en matière de démocratie et de liberté, on l'a vu pendant la crise Covid, catastrophe en matière de paix, avec la surenchère en Ukraine. Et donc je pense qu'aujourd'hui, on est à un moment historique où la belle idée européenne est totalement défigurée par cette institution.
Et donc mon
propos à moi, je rentre dans le fond, j'ai bien écouté hier Marion Maréchal, ce n
'est
pas de faire alliance avec les Hongrois, les Polonais, même s'ils sont de droite. Elle
considère qu'il faut parler à la
vraie droite.
Oui, mais ça pour moi, ce n'est pas le
sujet. Moi, je considère que l'élection européenne, en tout cas pour moi gaulliste, et c'est l'objet de Debout la France, ce n
'est
pas de défendre la droite, c'est de défendre la France à Bruxelles. C
'est de
changer ce mode de fonctionnement
de l'Union européenne
qui nous tue. Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise. C
'est
une phrase qu'on entend parfois en politique. Ce n
'est
pas vrai en l'espèce ? Ce qui vous rassemble n
'est
pas plus fort que ce qui nous divise ? Au plan national, oui, bien évidemment. Et par exemple, je demande depuis des mois à ce que les Républicains, le Rassemblement national à l'Assemblée votent la censure, car je suis convaincu qu'il y a une unité.
Mais là, on est sur un sujet
précis. Une élection européenne qui n'est pas une élection nationale. Si on fait de l'élection européenne un simple sondage, les Français ne voteront pas. Donc moi, je voudrais qu'on profite de cette élection européenne pour crever l'abcès européen, pour dire qu'est-ce qu'on garde dans l'Union européenne, qu'est-ce qu'on ne garde pas. Une fois qu'on aura défini les projets, mon projet le 30 septembre avec Debout la France, et que je verrai quelle est la réalité du projet, parce qu'elle n'a annoncé qu'une brive de projet, eh bien on verra ce qui est possible entre les uns et les autres. Donc vous n'excluez
pas des alliances, des fusions de l'église plus tard. Je n'exclu rien,
mais je veux qu'on parte sur des choses concrètes. En cette rentrée, Adrien Gindre, je trouve la vie politique française
d
'une superficialité sans nous. Pourquoi superficialité ? Parce que ce ne sont que des slogans,
des
petites histoires, des vieux bouts de ficelle, de la com. Ça vous le dites pour la
droite ou vous le dites pour le gouvernement ? Je le dis
pour le gouvernement, mais je trouve que la droite ne répond pas assez avec fermeté. Et c'est pourquoi je demande une censure, c'est pourquoi je pense qu
'on
ne peut pas tenir quatre ans comme ça, c'est pourquoi je crois qu'il faut une alternance intermédiaire par de nouvelles législatives, parce que je pense justement que si on s'entendait sur un programme commun, chacun faisant un pas, on aurait une majorité absolue, des patriotes, des nationaux, si vous voulez dire, c'est-à-dire allant de Zemmour, Le Pen, moi, Philippot et d'autres, et même certains républicains, pas ceux qui vont vers Macron. Bref, moi j'ai le sentiment d'une urgence sociale, politique, qui va bien au-delà de petits jeux politiciens. Et je vais vous dire, il y aura peut-être des législatives avant les européennes.
Alors ?
Peut-être, je l'espère en tout cas.
Pour
le moment, encore faut-il, comme vous l'avez rappelé,
qu'il y ait une censure, une dissolution. Que le gouvernement
tombe et que le président choisisse
de dire de l'Assemblée, on n'y est pas. Mais pour moi, si je peux me
permettre, c'est l'essentiel. Oui,
justement.
Parce qu'on ne va pas tenir quatre ans comme ça. Eh bien, revenons-en à l'essentiel. Vous dites superficialité. Le président de
la
République, c'est peut-être pas votre tasse de thé politique, ça c'est une certitude, mais
entreprend
différentes démarches, prend des initiatives, il a, il
y
a quelques jours, organisé les rencontres de Saint-Denis avec les chefs de parti qui ont un groupe au Parlement. Aujourd'hui, il réunit à nouveau son CNR, son Conseil National de la Refondation. Est-ce que, dans l'intérêt du pays, vous souhaitez le succès de ces initiatives ? C'est du verbiage. Pourquoi ? Parce que le président de la République ferait mieux
de
consulter les Français par référendum sur les sujets importants.
C'est beaucoup plus simple que tout ça. Cette
nuit,
il
a adressé une lettre aux chefs de parti.
Oui, je l
'ai lu. En disant qu'il allait faire une proposition dans les semaines qui viennent sur
le référendum. En attendant,
il y a eu une réforme des retraites, il a refusé de la passer par référendum. En attendant, il y
a
un Parlement. Dans ce Parlement, son gouvernement ne fait aucun effort pour réunir des majorités. Il a utilisé 1149.3. Aucun effort.
J
'y suis. Je sais ce qui se passe. Oui, ce n
'est
pas toujours l'impression qu
'on
a. Il n'y arrive pas, mais il
y a des discussions. Non, non, aucun
effort. Aucun effort. Il fait semblant. C'est un président de la République qui est dans le verbiage. Je regardais en venant dans le dictionnaire le mot verbiage. Abondance de mots vides de sens. Voilà. Et je regrette que les chefs de parti soient tombés dans ce piège. Je lisais le compte-rendu, c'est n'importe quoi. Pourquoi n'importe quoi ? Parce que ce sont des mots creux. C'est d'abord de l'anonymat. Dans les institutions de la 5e, il y
a
un Parlement. Que le président de la République rencontre les chefs de parti un à un.
C
'est-à-dire en tête à tête, les uns après les autres, oui. Mais cette espèce de table ronde dont il ne sort rien et il ne sortira rien. Nicolas Dupoignant, vous dites
que c
'est un mot creux. Pardon. Sur le référendum, c'est
un mot gauche. Vous en voyez, il en parle depuis des mois. Une proposition sur l
'immigration. Il parle d'immigration.
Il rappelle qu'il va y avoir un projet
de loi. Il l'envisage.
Il
dit d'une part le projet de loi, d'autre part à travers la question du référendum et
des changements de constitution évoqués.
où ils ne peuvent plus vivre. Ils ont subi un été d'insécurité sans précédent. Ils voient une submersion migratoire sans précédente. Ils ont un pouvoir d'achat totalement entamé. 40% des Français se privent d'alimentation.
Et
le président de la République nous balade depuis des années avec des mots creux et refuse à tout moment de consulter les Français. On a eu, Adrien Jeanne, quand même, les États généraux. Il y a eu 2 millions de contributions. Il y
a
beaucoup de Français qui y ont cru. Au moment du grand débat, les clés de
l'église. Le grand
débat, les États généraux. Poubelle, il n'en a rien fait. Ensuite, il
y
a eu le CNR.
Il
s'est pris pour De Gaulle pendant la résistance. Conseil national de la résistance. Rien. Zéro. Ensuite, il y a eu une grande... une espèce de truc pour l'écologie. Là, vous vous souvenez ? Il a dit...
La convention citoyenne pour le climat. La
convention citoyenne. Zéro. Il n'en a pas respecté un point. Après, il sort de son chapeau. Vous savez que
tout le monde était inexact, Nicolas Dupont. C'est
totalement exact. Et les Français
le savent.
Mais totalement exact. Écoutez, si le président de la République veut gouverner, s'appuyer sur le peuple, qu'il le consulte. Bon. Il refuse
de le consulter.
Est-ce que vous, vous êtes prêt, à votre place, vous avez aussi une responsabilité, à aider à faire avancer certains sujets ? Sur l'immigration, il
va y avoir... Oui, et sur l'immigration,
j'ai
proposé... Est-ce que vous êtes prêt à le soutenir, à le voter, à l'amendée ?
2018,
j
'ai proposé un référendum sur l'immigration.
Rétablissement du contrôle des frontières. Oui, vous savez qu'aujourd'hui,
telle
que
la Constitution est faite, ce
n
'est pas
possible.
On
peut
tout à fait le faire. Tout à fait. On peut tout
à fait changer
la... Le général de Gaulle l
'a
fait. D'accord. Bon, il l'a fait. C'est
une référence à tous égards.
À tous égards, oui. Parce que lui, il respectait le peuple. Et il ne s'asseyait pas dessus. Et il ne faisait pas semblant. Et donc, moi, je pense qu'aujourd'hui, la situation française est tellement grave qu'il faut consulter les Français et s'appuyer sur les Français. Alors, un référendum sur l'immigration, on le réclame tous.
Là,
il
y a
un accord total. Républicains, Front National, Rassemblement National, reconquête, debout la France. Et puis, je voyais même des sondages à gauche. Une majorité des Français de gauche veulent un référendum sur l'immigration. Pourquoi il ne le fait pas
?
Pourquoi il répartit l'immigrant ? Pourquoi il continue à accueillir autant de demandeurs d'asile ?
Vous
y apportez
? Vous
vous posez la question. Quelle est la réponse ? Non,
mais
à votre avis, pourquoi il ne le fait pas ? Peut-être parce que...
Parce qu'il a peur du résultat.
Mais parce qu'il a peur
du résultat.
Parce qu
'il
ne veut rien changer sur l'Union européenne. Parce qu'il laisse les frontières ouvertes. Parce qu'il
n
'y a eu jamais autant d'immigration de demandeurs d'asile en Europe en 2023. On va dépasser le million sur l'année. Donc, vous savez, dans la vie,
vous
pouvez tricher et mentir une fois. Vous pouvez embobiner les gens deux fois. Mais à la troisième fois, ils ne
sont
plus dupes. Alors, en l'occurrence, il n
'y aura
pas de troisième candidature à la présidentielle pour
Emmanuel Macron.
Il y aura eu
deux élections. Heureusement
pour les
Français. Oui, mais moi, je n'ai pas envie
que ça dure. Excusez-moi, Adèle Jérôme. La situation est tellement grave. Nous sommes au bord de
l
'explosion sociale. Et
je remarque d'ailleurs
que beaucoup de gens parlent de l'immigration. Il y a l'immigration et la sécurité. Je suis suffisamment en pointe sur ce sujet pour trouver des solutions. Parce que ce qui importe, c'est de trouver des solutions. Alors, parlons de ce sujet. Et en revanche, il y a un sujet explosif. Et je regrette d'ailleurs que l'opposition n'en parle pas plus. C'est la question du pouvoir d'achat. Et je présente des solutions. Alors, vous avez
des
solutions. Nicolas Dupoignan. J'insiste. Oui, mais le gouvernement dit exactement la même chose. Il ne
me
fait pas. Ah oui, mais alors c'est la question.
Est-ce
que c'est au seul gouvernement de tout faire ? Il
y a des industriels,
il y
a des distributeurs. Ça vaut sur les
carburants, ça vaut dans les
supermarchés.
On a même vu la polémique en début de semaine sur les restos du cœur. Savoir qui doit aider les restos du cœur. Le milliardaire Bernard Arnault a fait sa contribution. Une partie de
l
'opposition lui tombe dessus en disant qu'on ne
veut
pas
de cet argent. La fausse
polémique. Tout ça, c'est pour amuser la galère. Qui doit agir pour lutter sur la question de la crise
?
Quand il y a des migrants qui arrivent dans notre pays, le gouvernement est capable de dégager 200 millions d'euros comme ça.
Quand
les restos du cœur sont en faillite,
il
faut aller chercher Bernard Arnault. Il y a eu 15 millions de
gouvernements annoncés par Auro Berger. Mais quand
il y a des clandestins, là on aligne des centaines de millions. Voilà la réalité du pays. Deuxième point, voilà la réalité du pays. Deuxième point qui est effrayant, c'est qu'il y a des mesures concrètes qu'on pourrait prendre. On ne
peut
pas tout faire. Vous avez raison, c'est un sujet complexe. Mais il y a une mesure, par exemple, toute simple, qui permettrait de faire gagner du pouvoir d'achat au français. C'est de sortir du marché européen de l'électricité, comme l'ont fait. C'est
une discussion
au niveau européen.
Oui, ça fait
deux ans que ça dure. Et il y a deux pays qui l'ont fait.
Ils
ne
sont
pas même sortis de l'Europe. Ils l'ont fait. L'Espagne et le Portugal.
Et
ils ont fait baisser les prix. Nous, nous produisons notre électricité nucléaire à moins de 50 euros. La preuve, c'est qu'EDF vend aux opérateurs privés à 42 euros, mégawatts. D'accord
?
Ces opérateurs privés le refourguent aux Français en les écrasant entre 100 et 200 euros, notamment à nos amis boulanges.
Le
gouvernement est intervenu pour
que ça ne fasse la
prise. Il
a menti, droit dans les yeux. Il a menti, droit
dans les yeux. Et aujourd'hui, il y
a
une mesure simple. Sortir du marché européen d'électricité, s'appuyer sur notre électricité nucléaire. Et vous savez combien ça va faire gagner aux Français
? Les prix
sont en train de baisser, Nicolas Dupont. Non, les prix, cher M. Adrien Jeanne, ont augmenté encore de 10%. Le tarif réglementé est en train de sauter. Et les Français se trouvent confrontés à une explosion de leur facture d'électricité.
Parce
qu'on était sous un bouclier tarifaire qui permettait d'avoir modéré
la hausse. Sauf que
15%, 10%, ça fait 25% pour les ménages. Et ça va continuer. Et nos boulangers, nos artisans, nos commerçants sont étranglés parce qu'eux, ils n'ont pas de tarif réglementé. C'est plafonné à 280, ce qui est colossal.
On
produit à 42 euros
et
on paye des fortunes. Ça, c'est une première décision que je propose. On peut le faire demain matin. C'est une question de volonté politique. Il n
'y a
pas de volonté du gouvernement
sur le droit d'achat. Il n'y a aucune
volonté sur le tarif de l'électricité. Il n
'y a
aucune volonté vis-à-vis des super-profits des pétroliers. Ce n
'est
pas moi qui le dis, c'est le journal Le Parisien. Donc
c'est ça qui permet d'attraper
le prix des carburants. Oui. Le Parisien, ce n
'est
pas un journal qui m
'est
favorable, a sorti une enquête très intéressante sur le sur-profit des marges à la sortie du raffinage, entre
la
sortie de la raffinerie et la pompe. C'est curieux, ça a augmenté entre 10 et 20 centimes depuis plus de deux ans.
Il
y
a
un abus.
Qu'est
-ce qu'attend le gouvernement pour plafonner ? Qu'est-ce qu'attend le gouvernement ? Les Français
n'en peuvent
plus. J'ai proposé aussi, je ne
suis
pas le seul, qu'on réduise la taxe sur la taxe. C'est-à-dire, vous savez qu'on paye une TVA sur la taxe. Ça, on peut le faire demain matin. Alors vous allez me dire, M. le maire dit, ça coûte de l'argent.
Mais
c'est curieux, M. le maire, il emprunte les emprunts d'État. Vous savez que chaque année, l'État
emprunte.
Et vous savez qu'il emprunte 10% de nos dettes
à
taux variables indexés sur l'inflation.
C
'est des taux d'intérêt à 9%. Même si la France a encore, par rapport à beaucoup d'autres pays, des taux très faibles. Fort heureusement
pour nous.
Taux fixe, 3%. Il fait un cadeau aux banques et aux marchés financiers de 12 milliards par an. C
'est un
scandale d'État. Donc c'est curieux. Non mais je vais vous dire,
quand
les oligarques de l'électricité font des surprofits, on ne dit rien. Quand les oligarques du pétrole font
des surprofits, les oligarques,
on est presque en Russie. Des oligarques font
du surprofit.
Quand les oligarques font des surprofits, on ne touche pas. Quand les Français souffrent, on leur dit, ce n
'est
pas le moment. Est-ce que vous trouvez normal qu'on ait rajouté dans le budget de l'État 12 milliards d'euros pour des emprunts à taux variables que M. Macron fait au profit de la finance
? Normal, je ne sais pas, mais il y a peut-être un peu de caricatures dans votre présentation de la situation. Non, ce que je veux vous dire, Adrien Jeanne, juste un point. Il faut que les Français le sachent.
Il y a des économies gigantesques à faire. J'ai sorti un livre, je l
'ai
ressorti, Où va le pognon
? Où
je décriais 100 milliards d'économies, les fausses cartes vitales, les tarifs de
raquettes des autoroutes. On ne va pas faire tout le livre
maintenant, Nicolas Dupont. Non mais ce que je veux dire aux Français,
c
'est que si on économise sur ces gaspillages, on peut leur rendre du pouvoir d'achat.
Et
on peut alléger la souffrance des Français.
Et
c'est ça qui est important aujourd'hui. Ça va péter, ça va exploser si on continue comme ça. Dans l'actualité, il y a bien évidemment le pouvoir d'achat, vous l'avez longuement rappelé. Il y a aussi la situation des banlieues françaises.
Il
y a eu il
y a
quelques semaines des violences urbaines. Il y
a
eu à nouveau hier soir un drame, puisqu'un adolescent est mort dans les Yvelines, alors que son deux roues est entrée en collision avec un véhicule de police. Et qu'il a refusé d'obtempérer. Deux enquêtes ont été ouvertes, une pour refus d'obtempérer, une autre également pour homicide involontaire par conducteur. Deux policiers ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette seconde enquête. Comment on évite que ce type de phénomène se reproduise ? C'est le résultat, alors là ça ne date pas de ce gouvernement, c'est le résultat, je suis élu de banlieue, je sais de quoi je parle, de 20 ans
qui
s'aggravent, de laxisme judiciaire, c'est-à-dire que ça fait des années, et ça s'aggrave d'année en année, que les policiers font un travail et que la justice, pas d'ailleurs de la faute des magistrats seulement, de la faute des lois qui ont été votées, beaucoup trop laxistes, libère à tour de bras. Et vous avez toute une jeunesse qui est dans un sentiment d'impunité, c'est-à-dire qu'elle sait qu'elle peut cambrioler, attaquer, parfois violer, et que finalement la peine sera légère. Et c'est pourquoi j'avais proposé à la présidentielle un durcissement des peines, un changement du code de procédure pénale, la construction de 40 000 places de prison.
Il faut un cap radicalement différent, parce qu'en fait la peine n'est plus dissuasive aujourd'hui en France, et donc vous avez quelques milliers,
est
-ce que c'est 10 000, 20 000, j'en sais rien, 40 000 jeunes qui se croient tout puissants, qui vivent du trafic de drogue, qui narguent les policiers,
et
qui instrumentalisent nos lois et nos bons sentiments pour
se faire passer
pour des martyrs.
Vous
contestez aussi la volonté du gouvernement d'avancer sur ces sujets
?
Écoutez, j'ai pas vu le projet de M. Dupond-Moretti, il était très tendre, si je puis dire. Moi j'attends du gouvernement qu'il y
ait
un projet beaucoup plus rigoureux, et puis il y
a
aussi un autre problème, et on revient à l'immigration,
c
'est qu'il faut expulser les clandestins étrangers. C'est quand même un
des seuls pays au monde... Ça fait partie des mesures du
projet de loi, Nicolas Dupond-Aignan. Non, non,
non,
attendez, excusez-moi. Le projet de loi, il veut régulariser des dizaines de milliers de clandestins. Alors non, permettez-moi de
le
dire. Il veut créer un titre de séjour. C
'est quoi, c'est régulariser ? Et
expulser ceux
qui sont en situation. C'est la novlangue, ça, je ne veux pas de
riajardre.
Il n'y a pas des secteurs économiques
où on a besoin de travailleurs.
Il
y a des millions de chômeurs en France, dont des étrangers. D'ailleurs, vous remarquerez que les étrangers ont un taux de chômage supérieur aux Français. Alors avant de faire venir des étrangers supplémentaires, peut-être employons les Français et les étrangers en situation régulière qui sont au chômage. Et vous savez, si on continue à apporter de la main-d'œuvre étrangère, on va à la catastrophe sociale. Donc il faut arrêter avec ce discours. Le projet du gouvernement sur l'immigration, c'est un projet de régularisation massive sous prétexte des métiers en tension. Il y a des métiers en tension, c'est un vrai problème. Il faut jouer sur les
aides sociales,
il faut augmenter les salaires. Il faut augmenter les salaires en baissant les charges salariales. Et pour vous, c'est quoi l'objectif ? Immigration zéro ? Personne ? Mais
pendant
un moment, il faut une pause. Mais on est loin de l'immigration zéro. J'ai d'ailleurs toujours dit que c'était impossible l'immigration zéro. Mais là, on est à un record. Emmanuel Macron, c'est le président de la République qui aura eu le record d'immigration. Il faut traiter la cause d'Adrien Jeanne. Nicolas Dupoignan, deux petits sujets. Vous ne pouvez pas, excusez-moi, dans un pays où la richesse diminue, où la pauvreté gagne,
où
l'école est en faillite, où la sécurité n'est pas assurée, vous ne pouvez pas faire venir plus de 300 000 légaux, 150 000 demandeurs d'asile,
sans
parler des clandestins. Ça veut dire au moins un demi-million de personnes chaque année. Comment vous
les intégrer ? D'ailleurs, le gouvernement fait quoi ?
Le gouvernement fait quoi ?
Il est réparti
dans les campagnes. Oui. Ben oui. Non, ça
c'est... J'ai une proposition très concrète. Oui, mais
j'ai une proposition très concrète. Oui, et moi j'ai de
l'actualité, c'est très concrète. On va les mettre dans le 8e
arrondissement en face de l'Elysée, dans le 6e, dans le 5e et dans le 16e arrondissement. Vous mettez des camps de migrants qu'on a, nous, dans nos banlieues, et vous verrez que tout à coup, l'intelligentsia, l'oligarchie, va
changer
d'avis sur
l'Elysée.
Il
y a
malheureusement également des campements de migrants à Paris. Ça arrive malheureusement.
Oui, mais ils ne sont pas dans les beaux quartiers. Il faut les mettre
dans les beaux quartiers. Deux points encore.
Ça va changer.
Demain, début de la Coupe du Monde de Rugby, ce sera suite
sur TF1. Ça sera un vrai événement.
Ce matin, le chef de l'État, chez nos confrères de l'équipe, s'exprime sur le cas de Bastien Chalureau, condamné en première instance pour violences à caractère raciste. Pour le chef de l'État, si la condamnation est confirmée en appel, il serait préférable qu'il ne porte plus le maillot des Bleus. Est-ce que c'est votre avis aussi ?
Oui, bien,
toute condamnation, bien évidemment. Doit entraîner l'exclusion de nos équipes nationales. Quand on est condamné, on ne représente pas la France, que je sache. Deuxième question, les Jeux Olympiques. Là, le chef de l'État s'exprime également avec des propos très politiques. Il ne peut pas y avoir le drapeau russe aux Jeux Olympiques de Paris l'année prochaine. La Russie n'a pas sa place à un moment où elle a commis des crimes de guerre. Est-ce que vous êtes d'accord
?
Je suis en total désaccord. Pourquoi ? Parce que les Jeux Olympiques, justement, c'est de rassembler les nations, quelles que soient les situations. À ce moment-là, on enlève le drapeau chinois parce qu'il y
a
le problème des Ouïghours. On enlève la quasi-totalité des délégations. Et puis le drapeau de l'Ukraine aussi, parce que vu les atrocités de
l
'armée ukrainienne aussi, je crois que personne n'a envié les autres. Les atrocités de l'armée
ukrainienne.
Des deux côtés, c'est la même chose. Et je vous le dis aussi,
Il y a
un pays agressé, un pays agresseur. Écoutez, la réalité,
Les gars
ne
sont
pas du côté de
l'armée ukrainienne.
La réalité aujourd'hui, c'est que ce conflit et les vatanguères qui nous mènent dans ce drame en Ukraine sont des deux côtés. Et moi, j'ai toujours eu une position,
et
je me réjouis de Nicolas Sarkozy, et enfin mis les pieds dans le plat, ce qu'on est en train de faire, et le soutien abusif de la France en Ukraine, est une catastrophe pour l'Europe.
L'Ukraine n'est pas
un pays agressé, dont
le territoire a été envahi par un autre pays ?
L
'Ukraine a été
agressé, j'ai condamné. Maintenant, l'Ukraine fait aussi de la surenchère, et je demande un plan de paix, j'ai proposé un plan de paix
très équilibré.
Quelle
surenchère Nicolas Sarkozy?
Attendez, j'ai proposé un plan de paix équilibré, Oui, mais quelle surenchère
? Parce qu'aujourd'hui,
la surenchère, en utilisant le soutien des pays occidentaux pour prolonger la guerre, pour refuser tout plan de paix équilibré. Pour défendre son territoire. Mais je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas défendre le territoire, mais il faut un plan de paix. Et dans mon plan de paix que j'ai proposé, que d'autres proposent, notamment les Chinois et d'autres pays, dans ce plan de paix, on retrouve l'intégrité territoriale ukrainienne, mais on démilitarise l'Ukraine, on en fait un pays neutre, ce que propose aussi Nicolas Sarkozy, et on sauve l'Europe, car je vous mets en garde, je vous mets en garde, cette affaire ukrainienne est en train de ruiner l'Europe au profit des Etats-Unis et de la Chine.
Si on veut la disparition de l'Europe au 21ème siècle, on continue comme ça. Nicolas Dupont-Aignan, hommage donc ce matin au général de Gaulle et à Nicolas Sarkozy. Merci d'avoir été l'invité de LCI dans un instant. Elisabeth, sur l'Ukraine seulement. Le temps de l'info, d'abord la météo dans Genoir. Sous
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