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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 27 mai 2018 17 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieSolidarités & famille

RESPECTER LES ANIMAUX C'EST AFFIRMER NOTRE HUMANITÉ - Mélenchon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Locuteur 1Fait
    « comme notre collègue il y a un instant je monte à la tribune pour m'exprimer avec le privilège particulier que vous connaissez aux présidents de groupes dans les débats en temps partagé »
  • 5:30Locuteur 1Fait
    « on ne prend pas plus à la nature que ce qu'elle peut reconstituer »
  • 7:30Locuteur 1Fait
    « la disparition massive des oiseaux ou la disparition massive des abeilles c'est une question qui ne serait venu à l'esprit de personne il y a encore 20 ans ou 30 ans »
  • 12:00Locuteur 1Promesse
    « il faudrait 400 mille paysans de plus »
  • 14:00Locuteur 1Fait
    « il n'existe plus d'agriculture qui soit près de simplement des sueurs et de pousser en socs derrière des boeufs ça c'est une autre époque mais c'est fini »
  • 16:00Locuteur 1Promesse
    « nous avons pu établir dans le programme l'avenir en commun qu'il faudrait 400 mille paysans de plus »
  • 18:00Locuteur 1Fait
    « les quelques fermes bio que j'ai pu observer de près j'ai été très surpris de voir le niveau d'éducation et de formation des gens qui s'y trouvait »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

comme notre collègue il y a un instant je monte à la tribune pour m'exprimer avec le privilège particulier que vous connaissez aux présidents de groupes dans les débats en temps partagé je dispose encore de plus d'une heure et demie mais je ne pense pas à les utiliser dès cet instant mais je le fais pour marquer comme a voulu le faire notre collègue à juste titre la solennité l'importance du moment et des débats que nous allons avoir dont je suis certain qu'ils vont être suivis scrutées par les français non seulement parce qu'ils ont un attachement à leurs animaux personnelles mais parce que je crois que la modernité qui comporte si souvent temps d'inconvénients qui bouleverse de manière si extraordinaire la condition de vie des êtres humains au point que l'on peut dire qu'à pesant dont ils ne sont plus ce qu'ils étaient il y a encore disons 66 ans pour parler de mon âge lorsqu'ils n'étaient que 2 milliards tandis qu'il y en a aujourd'hui 7 milliards et qu on en annonce pour bientôt 10 milliard modifiant radicalement de fond en comble la condition humaine et son rapport à la nature si bien que que dans cette modernité surgissent la question de la souffrance animale me paraît être un des traits les plus remarquables du temps que nous vivons car c'est dans une grande violence tout d'un coup comment d'attention qui souligne une compréhension quasi spontanée de ce qui est en jeu ce qui est en jeu c'est que l'humanité d'une manière ou d'une autre doit trouver les voies d'une harmonie avec la nature j'utilise le mot harmonie parce qu'il me semble adaptée au cas que nous avons à traiter l'harmonie signifie que l'on met en rapport des rythmes les uns avec les autres on sait cela en musique j'ai proposé avec mes amis la règle verte c'est à dire on ne prend pas plus à la nature que ce qu'elle peut reconstituer voilà une harmonie mais il y en a une autre qui est plus subjective c'est celle que nous pouvons avoir avec les autres êtres vivants dont nous avons pris conscience qu'ils sont absolument indispensables à notre propre survie autrement dit que l'écosystème et en tout et quand quand on en retire une partie et bien tout le monde est atteint de la même manière la disparition massive des oiseaux ou la disparition massive des abeilles c'est une question qui ne serait venu à l'esprit de personne il y a encore 20 ans ou 30 ans mais nous avons compris maintenant que c'est une question décisive quoique à première vue elles apparaissent comme ça peut-être subalternes mondiaux les abeilles que faire et on a vu d'ailleurs à ce sujet toute une mécanique se mettre en place pour tirer profit des inconvénients de cette situation par exemple les abeilles pollinisent et gratuitement et bien on a vu des gens inventent et des machines à peu à polliniser mais évidemment contre espèces sonnantes et trébuchantes on voit donc le système ne contient pas en lui même une limite qu'il fixerait tu dansais relation à la nature car il est capable à tout instant d'inventer quelque chose qui lui permet d'entretenir l'illusion que pour finir la nature sera définitivement l'objet de sa domination s'agissant de la souffrance animale il faut accepter l'idée que pour l'essentiel de celle qui est dénoncée aujourd'hui on en trouve la racine dans un certain type et modèle agricole qui est largement inféodée à une vision industrielle et financière de l'agriculture qui n'était pas ce qu'elle était au départ en tout cas depuis le néolithique c'est-à-dire il ya moins cinquante mille ans lorsque par hasard on a appris à le faire et qu'on s'est mis à le faire c'est-à-dire cultivé et dès lors que l'on cultivait que l'on disposait en abondance de quoi nourrir et soi et ses petits des êtres humains ont explosé en nombre bon pas en repos mais en nombre j'ai lu avec intérêt récemment le livre de monsieur hariri qui montre comment on vivait bien mieux chasseurs cueilleurs qu'on ne vit à apporter traîner les charges qui sont celles de l'agriculture et j'avoue que je n'y avais pas réfléchi avant de le lire de cette manière et c'est une des vérifications de la loi des rendements décroissants du point de vue de l'activité humaine et de la fatigue humaine bref l'agriculture qui génère de la souffrance mais elle n'est pas la seule parce qu'évidemment il n'ya pas d'agriculture de cette sorte qu'il n'y a pas de consommateurs à l'autre bout de la chaîne il faut donc que même est une certaine capacité à ignorer ce qu'ils sont en train de faire lorsqu'ils consomment tel ou tel type d'aliments dont inéluctablement ils ne peuvent ignorer qu'elle génère de la souffrance ce sentiment de la responsabilité morale particulière vous la trouvez pardon chez les pythagoriciens donc vous voyez 5e siècle avant notre ère petit suggéré d'être absolument végétarien je me suis posé la question comme d'autres de savoir si c'était possible je suis moi-même un addict d'autres consommation et je vous demande mes chers collègues de réfléchir pour savoir si le mot est exagéré parce que vous pouvez parfaitement vous procurer des protéines autrement qu'en mangeant de la viande cependant le plaisir que vous en tirez vous ne retrouverez pas avec vos galettes de soja ou avec tel ou tel autre l'épeautre par exemple donc on voit qu'il y a des habitudes et donc nous savons que nous traitons une matière qui peut être modifiée par d'autres habitudes il n'y a donc aucun caractère inéluctable à la consommation des protéines d'une manière je prends en ce moment l'exemple de la viande le jeu pourrait le prendre pour les oeufs ou pour toute autre production de cette nature et on peut dire que si l'on regarde dans l'histoire longue on s'apercevra qu'un certain nombre d'épidémie ou de maladie lié à la consommation je ne parle pas de la consommation moderne je parle de la consommation d'une manière générale vous le savez mes chers collègues il ya des régions du monde où l'on est allergique au lait il y à des régions du monde où il a fallu habituer les gens à consommer certaines productions parce qu'ils n'en avaient aucune habitude et que parfois ça le rendait malade j'ai même appris qu'il existait ici et là des peuplades ci encore à cette heure ne peuvent pas consommer d'alcool ce qui est bien dommage pour eux parce que sally tueur aide et en quelques instants par les allergies que ce alors que ça leur provoque ce sont des allergies mortels on voit donc les habitudes alimentaires des êtres humains sont aussi plastique que les l'être humain lui-même et la carte de l'europe vers ici que certaines allergies correspondent aux vagues de migrations correspondant à la consommation de certains produits qui étaient amenés dans certaines zones je montre tout cela pour dire nos consommations et nos buts de consommation sont variables des pentes d'habitude qui sont socio culturel deuxièmement la paysannerie a toujours été capable de s'adapter et elle s'est toujours adapté à condition qu'on ne lui met pas la barre très haut et dans une seule direction je voudrais rappeler puisque un collègue l'a fait il ya un instant de quel prix s'est payé la fâcheuse poussé vers l'élevage hors sol naturellement au point de départ il s'agissait de faire aussi bien que les autres mais en vérité cela signifiait faire aussi mal que aujourd'hui encore on nous dit que pour obtenir de la viande et du lait au tarif auquel les allemands s'en procure avec des chaînes avec des fermes de millevaches de millevaches sa millevaches dix mille vaches il faudrait faire que me non je crois qu'il ne faut pas faire comme eux et si quelqu'un tout à l'heure évoqué la responsabilité de l'agriculture française dans l'agriculture européenne je crois que précisément c'est sa capacité à être un modèle et à ne pas se plier aux injonctions de la mode ou de la libre circulation des marchandises sans aucune contrepartie que nous gagnerons nos ballons devant ce qui compte c'est à dire l'humanité universel et les tâches qui lie à accomplir j'ai dit que cette agriculture avait ce mode agricole a une racine il peut changer il peut bouger l'élevage hors sol j'ai pu suivre les hasards de la vie ce que ça donnait dans le débat parlementaire mais j'ai bien vu comment on est passé de ferme où l'on n'en mettez 200 à 500 puis à 800 et les revendications pour en mettre 1200 de truies par élevage ceux qui tuent allemand sur est absolument incompatible avec quelques bien-être que ce soit et ce n'est pas tout à mesure qu'on a croisé la taille des exploitations outils été revendiqué est d'ailleurs en même temps on accroît c'est la taille des déjections dont il y avait eu à pâtir ensuite si bien que j'ai pu voir avec le temps des réclamations pour limiter la distance à laquelle on devait pendre des lisiers par rapport aux habitations des êtres humains et on est passé comme ça 2 800 à 500 et pour un peu certains demanderai 200 m à la fin ce devenait tellement invraisemblable que il aura fallu que ce soit des urbains qui prenant la défense des ruraux disent écoutez c'est pas possible que vous fassiez pas ça qui accepteraient de vivre dans de telles conditions donc on voit qu'il ya une pression et cette pression si vous ne la ralentit c'est pas par des règlements qui naturellement aujourd'hui ne peuvent pas encore prendre la forme d'interdiction définitive comme je le souhaiterais en tout cas des règlements qui permettent de limiter la taille de ces élevages et en particulier des fermes de dix mille vaches des élevages de porcs st ainsi ni d élevage de poux de ces pauvres lapin qui n'ont même pas la possibilité de bénéficier d'un règlement européen pour ce qui est de la définition de la taille de leur cage j'ignorais pour ma part que vous pouvez construire des cages quasi kilométrique de lapin et combien d'autres animaux de cette manière la pression ne sera lâchera pas seule la jonction la décision législative et la qualité des débats que nous allons avoir et je trouve que c'est bien commencé va nous permettre de nous faire entendre de faire comprendre qu'il y à une préoccupation qui traverse toute la société pour une raison qui est fondée et je veux maintenant venir après avoir dit que naturellement il ne s'agit pas ici de pénaliser culpabiliser les agriculteurs puisqu'au contraire c'est sur eux que va reposer la modification du modèle agricole et oui il faut donc ont trouvé les bonnes conditions on a été capable de le faire écouter regarder à quelle vitesse nous sommes devenu souverain alimentairement alors qu'on ne savait pas le faire comment nous avons pu faire le regroupement cadastrales et toutes ces choses qui sortent et traditions parfois centenaires et j'ose dire millénaires pour certaines quand on a réorganisé avec le remembrement comme vous vous en souvenez pour ceux qui ont connu ces époques ça a été des choses terribles à les gens étaient prêts à se prendre à la gorge pour pour un coin de terre deux arbres en creux en wallon qu'un observateur superficielle n'arrivait pas à distinguer du suivant mais qui est en charge et du travail de plusieurs générations avaient à leurs yeux une toute autre signification que celle qu'elle pouvait avoir pour nous donc on voit bien que l'on peut changer tout ça est que les agriculteurs français lyon était toujours prêt je reviens à dire pardon je fais une parenthèse dans ce propos qui va bientôt s'achever que si l'on veut une autre agriculture personne ne doit oublier que pour avoir une agriculture paysanne vivrières et respectueuse de la nature et des rythmes de la nature pour entrer en harmonie avec elle il faudra plus de monde nous avons pu établir dans le programme l'avenir en commun qu'il faudrait 400 mille paysans de plus je redis à tous ceux qui nous entendent que pour trouver 400 mille paysans de plus il ne suffira pas de désigner une personne sur dix dans la rue pour en faire un paysan c'est un métier c'est un métier qui a une qualification de plus en plus élevés qui nécessitent de plus en plus de connaissances et de savoir-faire les quelques fermes bio que j'ai pu observer de près j'ai été très surpris de voir le niveau d'éducation et de formation des gens qui s'y trouvait qui souvent étaient des ingénieurs agricoles et qui étaient souvent avec des bac + 2 ou bac + 3 et ceux qui n'avaient pas ces diplômes et même plus que bac + 3 il n'avait pas ses diplômes étaient si on devait faire des équivalences de leur savoir faire au moins au même niveau il n'existe plus d'agriculture qui soit près de simplement des sueurs et de pousser en socs derrière des boeufs ça c'est une autre époque mais c'est fini et heureusement que c'est fini parce qu'avec les modes de production actuelle tout serait déjà saccagés et nous avons besoin de cette agriculture parce que les agriculteurs vous dire on est tous les spécialistes vous confirme que ce que nous avons fait à la terre en a appauvri les rendements ça paraît incroyable entendre mais en a appauvri les rendements il faut donc passer à autre chose cet autre chose peut-être que c'est le respect que nous aurons des animaux qui va nous permettre de mieux le comprendre et c'est le moment de faire un peu de philosophie j'ai cité tout à l'heure les pythagoriciens bon ça peut paraître bien loin des piqûres on n'a trouvé qu'un texte dans lequel il dit qu'il vaudrait mieux éviter de manger de la viande non c'est pas pourquoi epicure le 10 mai les piqûres et un matérialiste vous pensez qu'il a toute ma sympathie de même que les stoïciens mais j'ai trouvé dans plus récent c'est à dire dans jean jacques rousseau qui pour nous est pour beaucoup je pense sur ces bandes est une source d'inspiration et russie au monde que les fondements de la morale ne sont pas seulement dans la raison parce que au fond évaluer la portée d'un acte ne peut pas avoir de sens d'un simple point de vue rationnel il en a du point de vue de la sympathie que nous éprouvons pour ceux avec qui nous entrons en communication et en relations sociales dès lors la sensibilité n'est pas un supplément que l'on apporte à l'exo d'une situation elle en est une composante direct qui est à la source est à la racine de la morale autant que les considérations rationnel que nous pouvons faire sur un sujet je crois que dans ce domaine encore un ruisseau nous tient la main il faut que l'on comprenne que la sympathique que les êtres humains exprime les uns pour les autres cas d'ailleurs une base d'euros logique on observe dans le cerveau et malheureusement dans le cerveau d'un certain nombre d'animaux que ce qui se passe dans le cerveau d'un être humain se décale que dans le cerveau de celui qui le regarde ou qui l'accompagnent c'est la raison pour laquelle nous sommes et c'est normal une espèce en apprentissage permanent le regard de l'autre nos instituts et des calques dans la pensée de l'autre les comportements que nous avons là racines de l'empathie de la sympathie et de la morale et dans ce sentiment spontanée d'équivalence que nous avons avec n'importe lequel d'entre nous qui fait que n'importe lequel d'entre nous se précipitent quand un enfant tombe pour le ramasser n'importe lequel d'entre nous va éviter à n'importe lequel d'entre nous même s'il n'aime pas beaucoup tel ou tel incident qui pourrait nuire à sa santé et à sa vie ou à ce que l'on voudra de lui même eh bien il faut observer que ce même sentiment existe chez nombre d'animaux et dès lors nous avons en quelque sorte une communauté de conditions dans la sensibilité avec les autres êtres vivants et cela nous fait de voir nous n'avons pas le regarder de haut avec le distance en le considérant comme de la mièvrerie ou comme un attendrissement qui viendrait nous empêcher de penser correctement c'est le contraire c'est en tenant compte de cette sympathie c'est en tenant compte de cette empathie cas lors du devant n'ont eu même pleinement humain c'est-à-dire d être pleinement conscients de leur environnement c'est à dire que nous n'agissons pas seulement par instinct dis-nous commanderait de nous emparer des choses comme si elles des animaux comme si elles étaient des choses ou des objets mais au contraire de considérer qu'il s'agit d'être sensible et voyez vous je ne vois pas ce qui peut nous convaincre du fait qu'il ya un intérêt à laisser souffrir sans qu'il y ait des conséquences pour ceux qui font souffrir et pour la société qui il devient différente des milliers d'animaux enfermés dans des cages des êtres vivants que l'on est cool tout vif un jeu choisi le mot pour que cela vous pénètre messieurs d'un frisson qui vous fait réfléchir oui parce que c'est ça la castration à vif de ces jeunes animaux etc etc quelle qu'elle profite peut tirer la société d'une telle violence aucun quels bénéfices tirent rappel du fait de le faire cesser la considération qu'elle aura pour elles mêmes et l'idée que c'est le chemin par lequel il faut s'avancer je ne dis pas que c'est simple je ne dis pas que toutes les sensibilités ce bail je ne sais pas je ne sais pas si la sensibilité d'une huître est équivalente à celle d'un macaque que l'on torture du matin au soir pour faire sur lui des expériences sur tel ou tel telle ou telle maladie ou tel ou tel produit mais je sais que l'un et l'autre à leur façon s'exprimant en tant qu'être sensible voilà pourquoi nous gagnons en dignité pour nous-mêmes pour ce que nous sommes pour le modèle agricole que nous voulons développer en nous posant de telles questions ne faisons pas acte d'une sensiblerie sociétal qui ne concernerait que quelques personnes dans les villes attachés à leurs animaux domestiques quoique leur attachement soit une bonne et non une mauvaise chose nous parlons d'une façon de vivre de regarder le monde nous avons pris conscience qu'à 7 milliards nous ne pouvons plus traiter la nature comme un objet car nous sommes en train de la détruire et nous ne pouvons pas regarder les autres êtres sensibles comme des objets qui nous appartiennent parce qu'il ne nous appartiennent pas et que si nous avons une façon de les traiter qui les transforme en objet alors nous sommes certains qu'un jour ou l'autre c'est nous mêmes que nous traitons en objet

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