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Discours / meetingAntoine Léaument· 15 avril 2026 2 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSécuritéSolidarités & famille

Stop aux amendes arbitraires contre les jeunes de quartier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « Je suis à 9000 € d'amende, monsieur. J'ai 16 ans, c'est pas normal. »
  • 0:20Fait
    « Une amende à 14h56, 14h57, 14h58, 14h59. Ces mots sont ceux de jeunes de mon département les sonnes victimes du phénomène de multiverbalisation. »
  • 1:00Chiffre
    « Certains reçoivent cinq amendes en une minute. »
  • 1:40Fait
    « Selon le rapport du défenseur des droits de 2025, des documents internes de la police contiendraient le terme indésirable comme catégorie d'action policière. »
  • 2:20Chiffre
    « Ils ont ainsi 20 fois plus de risques d'être contrôlés par la police. »
  • 3:40Fait
    « Un policier peut donc décider, seul, sans procès, sans contradictoire, sans motivation, de condamner des jeunes au surendettement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je suis à 9000 € d'amende, monsieur. J'ai 16 ans, c'est pas normal. J'ai 19 ans et je suis à 6000 € d'amende.

Une amende à 14h56, 14h57, 14h58, 14h59. Ces mots sont ceux de jeunes de mon département les sonnes victimes du phénomène de multiverbalisation. Certains reçoivent cinq amendes en une minute.

La multiverbalisation consiste à enchaîner des amendes contre une même personne, souvent en très peu de temps. Paramendes sont parfois prononcées à distance, sans aucun contact avec la police. Ainsi, certains jeunes sont verbalisés alors qu'ils sont en classe ou en vacances.

L'amende forfaitaire délectuelle est d'abord un outil arbitraire, celui d'une justice sans juge rendue par le pouvoir exécutif des policiers, mais elle peut être aussi mobilisée à des fins racistes. Selon le rapport du défenseur des droits de 2025, des documents internes de la police contiendraient le terme indésirable comme catégorie d'action policière. Qu'on signe serait donné aux agents de chasser des indésirables.

Mais qui sont-ils ? Et bien, je vais vous le dire. Ce sont les jeunes perçus comme noir et arabes des quartiers populaires.

Ils ont ainsi 20 fois plus de risques d'être contrôlés par la police. En 2016, la justice a d'ailleurs condamné l'État pour contrôle au faciè. Aujourd'hui, un policier peut donc décider, seul, sans procès, sans contradictoire, sans motivation, de condamner des jeunes au surendettement.

Mais ces jeunes ne sont pas des indésirables, ce sont des citoyens de la République française et ils ne demandent pas grand-chose. Juste que la République soit à la hauteur de sa promesse d'égalité. Mais impayable par des jeunes déjà précaires, ces amendes sont donc majorées.

Elles donnent lieu à des saisies bancaires et plongent les jeunes dans l'extrême pauvreté. Comment construire un avenir quand on commence la vie avec une dette écrasante sur le dos ? Comment faire confiance à une République qui vous sanctionne sans motif de manière répétée et vous enfonce la tête dans la pauvreté plutôt que de vous aider à vous en relever