JEAN-LUC MÉLENCHON À ON N'EST PAS COUCHÉ - 8 AVRIL 2017 - #ONPC
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est temps d'accueillir notre premier invité politique pour ce soir. Le député européen est candidat de la France insoumise. Il est candidat évidemment à l'Élysée.
C'est l'homme en forme du moment. Il a largement dépassé Benoît Amont dans les enquêtes d'opinion et Talonne même désormais François Fillon. Il vient à nouveau donc défendre sa vision de la France insoumise.
Voici l'homme qui monte, Jean-Luc Mélenchon. [Applaudissements] Bienvenue Quel accueil ! Non mais j'ai l'impression j'ai l'impression d'être dans un meeting hein.
Alors franchement on sent la différence. La dernière fois vous étiez à 11 % c'était à peu près la moitié de ça. Là d'un seul coup 17 18 sur le moment où je vous parle mais c'est pour vous faire plaisir.
Je suis reparti tout. J'étais venu, vous m'avez dit au moins 10 fois comment ça se fait vous faites que 11 %. Je me suis dit mais c'est vrai.
Comment ça se fait je fais que 11 %. Allez on va en mettre un bon coup. Merci.
Merci. Je suis content d'avoir participé. Plus que content monsieur Mélenchon.
Je suis fier même d'avoir participé à cette prise de consal vous bouger le cul et je vous garantis que c'est pas ça que j'ai bougé. C'est là que ça se passe. Bon en tout cas franchement ça va.
Vous marchez sur l'eau en ce moment Jeanluc M il paraît pas moi non. Moi je suis prudent et trop laïque aussi pour marcher sur l'eau. Ah c'est vrai que ou pas c'est bon en skinotique.
C'est vrai que le coup des religieux face à Marine Le Pen sur le débat de lundi dernier ça c'était pas mal. Ouais, parce qu'à la fin ça finit par être saoulant quoi. J'aurais peut-être pas dû réagir comme ça parce qu'il y a des gens bon autour de moi, je vais pas raconter d'histoire y compris dans ma famille des gens qui sont qui ont la foi, qui sont pratiquants et moi j'ai pas d'avis sur ce sujet sinon que je les respecte.
Mais là ça faisait trop quoi les crèches. Enfin au début j'ai même pas compris ce qu'elle disait. Vous avez bien compris que vous n'aviez pas croyaz qu'elle parlait des crèches pour les gosses quoi.
J'ai dit qu'est-ce qu' lui prend ? Non c'est la crèche pour le petit Jésus. Mais oui, à la fin je dis mais vous voulez pas mettre les urgences dans la Constitution pendant que vous y êtes ?
Et puis en route, je me dis mais qu'est-ce qu'elle raconte ? Et après, j'ai compris qu'elle voulait mettre les crèches dans la constitution. Là, je crois que vraiment bon alors j'ai répondu que beaucoup de Français, mais ce que je voulais dire c'est beaucoup n'ont pas de religion, en tout cas n'en n'en n'en professe pas.
Je lui interdis de dire ce que moi je crois ou ne crois pas parce que tant que je serai élu des Français, je représente tout le monde. Mais surtout, y compris les gens qui ont la foi, qui pratiquent, ils ont pas envie qu'on les prenne comme ça en qu'on les accapare pour les Non, ils pratiquent dans le secret de leur cœur, dans dans leur famille, dans leur pour eux-même. Ils demandent pas devenir des objets politiques.
De ce point de vue de siècles de victoire de de la révolution et de la République a créé un consentement entre nous, même si on n'est pas du même avis politique, néanmoins, on sent les choses comme ça. La foi, c'est une affaire privée, c'est pas un sujet politique. H revenons quand même sur le voilà votre bonheur du moment, ce fait de de monter dans dans les sondages.
Alors, c'est vrai que quand on est un peu faible dans les sondages ou quand on ne décolle pas, on a tendance à dire "Mais vous savez, les sondages n'y croit pas." Là, en ce moment, vous y croyez au sondage ? Ben, je suis comme tout le monde.
C'est-à-dire que quand j'ouvre le journal, il m'arrive par distraction sans doute. Mais allez savoir pourquoi je vais voir l'horoscope. Alors s'il est bon, c'est mieux, j'y crois.
Ouais. S'il est pas bon, je me dis mais c'est des bêtises. Allons, allons, ça va m'influencer.
Euh bon, je vous l'ai dit la dernière fois, hein, pardon, c'est c'est une nouvelle religion leage. Mais oui, sondage. Ouais, vous avez raison.
Moi, je serai pour qu'il y en ait pas parce que ça fausse tout. Euh ça donne une impression que la partie est jouée. Les gens ne se déterminent plus d'après leurs idées, mais d'après un espèce de petit jeu.
Vous savez bon qui va être à tel, je vous l'ai dit la dernière fois, vous rappelez, aucun aucun combat ne vaut la peine d'être mené si on se repère dans les sondages parce que ils sont tous perdus d'avant. Et aujourd'hui, on me dit vous marchez sur l'eau et tout mais attendez, il y a une erreur. Mon sujet c'est pas de marcher sur l'eau, c'est de gagner l'élection.
Je suis pas là pour témoigner si vous voulez. Je je me bats pour gagner. Alors si j'y arrive et bien on fera ce qui est prévu.
Si je n'y arrive pas, je m'inclinerai devant la décision du peuple et je me dis heureux de vivre dans une grande démocratie. Voilà pour y arriver, vous allez c'est l'inverse que j'ai posé comme question il y a quelques semaines puisque c'est monsieur Amon qui était devant vous, vous derrière, maintenant c'est l'inverse. Est-ce que vous allez demander à monsieur Amont de se désister en votre faveur de lui dire dis donc, est-ce qu'on peut pas finalement passer ce cap et être au au deuxème tour ensemble ? et ce sera vous forcément le candidat puisque vous êtes devant lui maintenant.
Bon, il va de soi que s'il le faisait, ce serait une très grande nouvelle et que je dirais pas non, évidemment, vous le devinez. Mais moi, je ne veux pas exercer sur lui une pression que demeurant je n'avais pas supporté sur moi. Il mène son combat, il le fait courageusement avec des gens absolument répugnants qui lui font le supplice chinois de l'abandonner un après l'autre, ce jour après jour. des gens qui sont totalement déloyaux mais qui me donnent raison à postériori car pens à Manuel Vals à certains ministres du gouvernement.
Moi je je n'ai pas voulu aller dans cette histoire en disant ça ne règlera rien parce que les gens sont trop différents. On peut faire une primaire entre des gens qui sont séparés par des nuances ou des sensibilités. Là c'est des projets différents et ils sont en train de le poignarder et il y a que lui qui tient parole parce que tous les autres là le le parti socialiste est en quelque sorte comme un emballage une apparence.
Donc moi ni je veux la câbler ni de pression sur lui. Je respecte son combat. Je me suis accordé avec lui sur le fait que il y aurait un pact de non agression.
Je le respecterai jusqu'au bout. Je ne dirai pas un mot sur lui plus haut que l'autre. Et bien sûr la seule chose que j'auraai à dire, c'est des choses pour le rassurer éventuellement.
Euh si vous vous permettez que j'évoque un sujet de fond euh à ce sujet. Il a il m'a entendu parler d'une conférence pour la sécurité en Europe de l'Atlantique à l'Oral. J'allais vous poser la question après d'ailleurs.
Mais si vous voulez me la poser là, ça tombera bien. Allez-y. Oui.
Alors oui. Non mais c'est une question intéressante. Regarde regarde et regarde le type prudent.
Tout à fait. Bien sûr monsieur le président. Non non, c'est pas le style de Non non, lui il mettrait son point d'honneur.
Ah oui s'il avait affaire au président à être insolent. Mais vous aimez l'insolence, vous avez fait non dire la mienne. Oui oui c des autres comme tout le monde.
Alors vous avez fait évidemment vous avez parlé d'une conférence de sécurité de l'Atlantique à l'Oural pour organiser une sorte de négociation des frontières mais il y a quelque chose dans cette négociation qui m'échappe un peu parce que vous avez rajouté dans une petite vidéo que j'ai vu de vous très intéressante au moment. Il faut demander au peuple ce qu'ils en pensent. Mais vous vous imaginez bien que à cette conférence Poutine et Trump vont se présenter peut-être, mais les peuples, ils vont pas se présenter les peuples.
Ce sont les représentants de ces peuples qui vont venir. Et vous imaginez bien que les Écossais et ceux qui représentent le Royaume-Uni, euh la Catalogne et ceux qui représentent l'Espagne ne vont pas être représentés de la même manière. Sans doute.
Mais je commence d'abord par le début de de votre question. La vérité c'est que les frontières sont en cause. C'est ça le problème.
Sinon, on en parlait même pas. Elles le sont d'une manière terrible. Il y avait les vieux cas qu'on connaissait.
Chypre qui n'est toujours pas réglé. ceux qui sont en train d'apparaître la frontière entre l'Albanie et puis le la Macédoine de l'autre côté les Bulgares. On voit apparaître des tensions.
On le sait pas nous en France parce qu'on en parle pas mais ceux qui suivent l'actualité internationale savent que ce sont des sujets. Auparavant nous-même on a charcuté la Serbie pour faire le Kosovo. Donc il y a une ambiance en Europe depuis la fin de l'Union soviétique qui est à l'incertitude sur certaines frontières.
Et puis il y a un énorme problème, c'est la Crimée. Alors en cours de route, la Crimée est devenue une des Républiques de la Fédération de Russie. Mais ce n'est pas dans les accords internationaux.
C'était pas ça la frontière. La frontière précédente a incluait la Crimée dans l'Ukraine. On en pense qu'on en veut.
Personnellement, je pense que c'est stupide mais c'est ça l'ordre international. Donc c'est à cause de ça qu'il y a une montée des tensions. Donc il y a deux solutions.
Où on prépare la guerre, ce que j'entends dire hein. Alors on fait pression enfin où on essaie d'organiser ce que pourrait être une sortie raisonnable. C'est à ça que moi j'essaie de réfléchir parce que je pense que l'autre chemin ne mène nulle part sinon à une escalade qui à un moment donné pourrait échapper à tout le monde.
Alors nous avons installé, je dis nous les Américains avec l'accord du président français ont installé des batteries antimissiles en Pologne. Au départ c'était pour riposter à l'Iran puis en cours de route évidemment on est venu quand même à la vérité. La vérité c'est que 75 % du dispositif de défense russe est mis en cause.
Alors de l'autre côté ils ont amené leur missile et nous on est les Français. Pas question. pas question qu'il y a une guerre en Europe.
Donc il y a deux choix. Ou bien on laisse faire ou bien on essaie de faire une proposition. C'est ma proposition, c'est une conférence de sécurité.
On a un cadre pour ça. Ça s'appelle l'organisation de coopération pour la sécurité en Europe. Ça a été créé après les accords qui va y participer parce que les peuples et pourquoi vous les rassurez Benoîment là-dessus ?
Ça qui par dire je n'ai pas l'intention. J'ai entendu dire ma ma formule a été résumée. Mélenchon propose de rediscuter les frontières en Europe.
Ça va pas. J'ai jamais proposé une chose pareille. Je suis un on dit en diplomatie que je me je suis plutôt mitérando gauliste, hein.
Bon bah c'est comme ça. Bon pour la réelle politique. Et ben, écoutez déjà la première chose et la chose essentielle qu'a fait François Mitteran quand les deux Allemagnes se sont réunifiées, c'est de dire aux Allemands, nous on est d'accord mais vous commencez par dire que vous êtes d'accord pour respecter la frontière Nice qui est à l'est, qui a déjà déclenché de guerres.
Bon, ils ont bien été obligés de dire oui. Si on avait écouté François Mitterrand, etth bien euh ni les Allemands n'auraient pas reconnu en 48 he les Croates et les Slovaes qui aussitôt ont commencé à fiche dehors les gens qui les dérangeaient. Bref, je suis donc pour la stabilité mais je demande à tout le monde de comprendre qu'il y a danger et nous sommes un grand pays donc nous pouvons faire mettre une offre sur la table pas simplement rester là en disant on va s'armer jusqu'au dents pour faire peur à Poutine mais vous rigolez vous lui faites pas peur vous renforcez son point de vue car son point de vue est entièrement bâti sur le rapport de force et à cette conférence c'est Poutine qui sera là ça sera pas son peuple c'est ça ou alors moi je pars du principe suivant c'est de me dire je je pars du principe que tout le monde essae d'éviter la guerre donc si on si cet homme vient à cette conférence il représente son pays.
Évidemment, il s'agit pas non plus d'aller chercher les gens comme ça. Il vient, on va lui dire "Écoutez, quel est votre problème ?" Parce que nous, la frontière de la Crimée, on peut pas accepter que tout d'un coup un morceau de l'Europe change de pays comme ça.
Donc nous ce qu'on vous demande par exemple, on peut dire nous on met sur la table, nous voulons un référendum sous contrôle de l'Organisation des Nations- Unies pour être certain que les gens de Crimé on bien, on va envoyer Maman et Antoine Goui. Bah oui, mais pourquoi pas ? Commission internationale, reconnaît le Gonduana.
Il y a deux il y a deux principes qui sont à l'œuvre. L'intangibilité des frontières et le droit des peuples à disposer de fa convaincre monsieur Poutine de faire un référendum dans son pays à ce sujet. Oui.
Alors attendez, mais sur la table, on met d'autres choses. Lui, il va nous dire "Écoutez, vous êtes bien gentils, vous les gens là. Qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?
De rapprocher la frontière de l'OTAN sans arrêt de mon pays. Donc vous vous engagez, vous retirez vos batteries antimissiles qui sont en Pologne. Alors nous, on va dire bah oui mais vous vous retirez les vôtres." Oui.
Après on dira tel pays, il va nous dire tel pays, on ne veut pas qu'il soit dans l'OTAN. Bon d'accord, on l'avait déjà promis la dernière fois. Donc l'Ukraine ne sera pas dans l'OTAN.
Donc les pays limitrophes de la Russie ne seront pas dans l'OTAN et on établit une zone de paix. Et si ça marche comme ça avait marché pour Sez que le temps existe encore à ce moment-là si si ça marche, je vous répondrai sur l'OTAN si avec beaucoup de plaisir mais si ça marche on peut passer autre chose. Par exemple, on pourrait dire nous proposons que l'Europe soit une zone dénarisée.
Plus d'armes nucléaires, c'est énorme hein. Mais pourquoi on ne proposerait pas ? Si tout le monde se sent en sécurité, à partir du moment où chacun se sent en sécurité, du coup, il ne se sent pas en nécessité de s'armer jusqu'au dents pour pour faire face aux autres.
Voilà ma ma vision des choses. Mais ça, pour faire ça, il faut que les Français soient crédibles. Il faut pas qu'on apparaisse comme les petits porteurs de sacoche des Américains.
Et c'est là que vient la question de notre sortie de l'OTAN qui n'a pas de raison d'être en tant qu'organisation du traité de l'Atlantique Nord alors qu'il y a plus d'URSS, qu'il y a plus de pacte de Varsvie. Que fait cette organisation aujourd'hui sinon créer des problèmes ? L'Europe, elle crée des problèmes, c'est tout ce qu'elle fait.
H Votre discours est intéressant mais un peu paradoxal avec le fait que vous voulez réinstaurer le service militaire, c'est que vous faites tout pour que la guerre n'ait pas lieu à la fois à l'extérieur et à l'intérieur par rapport à l'arme nucléaire et en même temps, j'ai vu votre programme, réinstaurer un service national militaire et civil. Mais il y a militaire sera vané ça. Oui.
Oui, il y a civil et militaire. Militaire, est-ce que c'est pas paradoxal ? Bah c'est Je suis pas naïf non plus hein.
Euh un pays, il doit aussi être capable de se défendre. Mais ma vision de la défense, c'est que elle est d'abord fondée sur la sécurité des frontières. de la France.
Donc le peuple français doit être en état de se défendre s'il était agressé. Le service militaire, c'est une participation humaine de haut niveau parce que les jeunes français sont instruits, cultivés euh et que donc ça donne une capacité de défense de haut niveau intellectuel. Et c'est de la défense, la défense moderne, c'est-à-dire y compris de la défense comme on dit non létale, hein, non mortelle. c'est protéger les cheminements, c'est euh assurer la sécurité de certains sites.
Euh bon, par exemple, on peut dire les centrales nucléaires, j'aime pas trop évoquer ça, mais des sites, on va dire, que le peuple français est en état de protéger quoi qu'il arrive. Et c'est de cette façon que nous montrons à la fois que nous sommes un peuple pacifique mais en même temps pas naïf. Est-ce que si l'Europe n'existe pas, c'est parce que justement les Français veulent défendre nucléairement que leur territoire et non pas le territoire des voisins qui font partie de l'Europe.
Est-ce que c'est pas ce manque de fédéralisation européenne ce niveau-là qui qui pose un problème ? Mais monsieur Max, admettons, je je suis pas éloigné de ce que vous dites, mais pour qu'il y ait une défense commune, il faut qu'il y ait quelque chose de très grand en commun, c'est-à-dire un Parlement et un peuple. Une Europe fédérale, ça pourrait être une Europe fédérale, mais ce n'est pas à l'ordre du jour dans les conditions actuelles et ce serait une catastrophe de le proposer à cet instant.
Mais néanmoins, je dis je veux dire pour vous répondre sans tourner autour du pot, je ne suis pas d'accord pour que la dissuasion nucléaire française soit mise au service des 28 pays de l'Europe. Je ne suis pas d'accord. Pourquoi ?
Parce que c'est se faire embarquer dans des histoires dont dont les Français ont pas idée. Il y a des des conflits que les Russes ont avec leurs voisins, il y en a il durent depuis 1000 ans. Donc il ne peut pas être question d'être à la mercie d'une provocation ici ou là d'un côté ou de l'autre et que les forençais se trouvent embarquer.
Puis après on vous dira mais dites donc monsieur Mélenchon, c'est vous tout seul qui allez décider de ça ? Si vous êtes le président de la République, bah oui, c'est moi tout seul. C'est pas vous.
On fera pas une assemblée générale pour décider si on passe que je l'espère n'avoir jamais à faire et ça n'aura pas lieu à la dissuasion nucléaire. Mais monsieur Max, entendez-moi bien, il faut protéger. Je suis antinucléaire, je suis pour les conférences de désarmement, mais il faut à tout prix que nous gardions pour nous l'argument d'après lequel les Français ne se laisseront jamais faire et que ils ne veulent pas de guerre sur le vieux continent.
Ni une petite, ni une moyenne, ni une grande, mais même des petites, on n veut pas. Sophie Sophie d'avant. Vanessa, deux blondes et je m'y perd Vanessa Burgraf.
Et ben alors, enfin voilà, c'est ça. Les blondes me font tourner la tête sur l'Europe parce que plus on approche une blague. Non non.
Oui. Ah bon ? Rassurez-vous, on se voit toujours après.
Marine sur l'Europe, je vous en prie. Et sur l'Europe, plus on approche du scrutin, plus j'ai le sentiment que les sujets qui ne font pas le consensus, les candidats mettent un peu d'eau dans leur vin. Je vrais qu'onle si vous voulez bien un moment de l'Europe avec vos deux plans.
Le plan A, c'est la renégociation pour sortir des traités européens de l'austérité. Et le plan B, on est bien d'accord, si vous n'arrivez pas à renégocier ces traités, on sort de l'Union européenne et on sort de l'euro. Vous nous le dites ce soir.
Oui, si je n'arrive pas à renégocier, on sortira de l'euro. Oui. Oui.
Ça s'appelle la dissuasion ça madame. C'est comme si vous me demandiez il y a un instant, monsieur Mélenchon, si la France est attaquée militairement, est-ce que vous utiliserez la dissuasion ? Réponse : oui.
Si je ne vous dis pas oui, il y a pas de dissuasion. Si je ne vous dis pas oui pour le plan B, il y a pas de plan B. Et s'il y a pas de plan B, il y a pas de plan A.
Parce que les gens diront parle toujours Mélenchon dans 5 minutes pour bien que tu fasses comme les autres. C'est là qu'on signe. Bon donc je ne signerai pas.
Je veux qu'on sorte des traités. Mais madame je je veux pas biaiser avec votre question. La réponse est oui.
C'est-à-dire que ou bien nos partenaires, car ce sont des partenaires, pas des ennemis. Donc on peut parler avec eux. Et pour l'instant aucun président français n'a pris le temps de dire à madame Merkel pour quelle raison les Français ne peuvent plus accepter ces traités européens. pas par idéologie mais parce qu'ils contiennent des principes économiques et des normes comme le refus de l'harmonisation sociale ou fiscale qui permet à ce bandit de Junker euh de de piller le reste de l'Europe avec son pays le Luxembourg ou à d'autres de refuser toute harmonisation sociale dans des conditions telles que nos économies sont en train d'être détruites.
Donc nous allons commencer par dire écoutez ça ne nous va pas et on vous dit pourquoi. C'est la première fois qu'ils l'entendront et on va avoir des pays qui vont dire comme nous parce que si vous croyez quel pays alors c'est ça qui m'intéresse. Quel pays ?
Parce que vous vous misez beaucoup sur les pays du sud, de l'Europe du Sud. Aujourd'hui, l'Espagne de Raroy, c'est un pays qui est à droite. En Italie, Gentiloni est plutôt du côté de de Renzi, donc plutôt de un social social démocrate.
Avec quel pays on va on va faire ce partenariat ? Avec le Portugal qui pèse pas grand-chose en Europe, avec la Grèce qui ne pèse plus grand chose, avec qui ? Quels vont être vos alliés ?
On le fera avec ceux qui le voudront. Mais je voudrais attendez, je voudrais je crois que vous avez une vision des choses qui ne tient pas assez compte du fait que quelle que soit la nature politique dans le gouvernement, il y a aussi des intérêts qui le surplombent qui sont ceux du pays qui le gouverne. Aujourd'hui, ni les Espagnols ni les Portugais ne peuvent trouver leur compte au traités européens, ni les Italiens.
Je ne dis pas le capital espagnol ou portugais. Ils n'ont pas voté, pardonnez-moi, ils n'ont pas voté pour des partis d'extrême gauche. Non, pour sortir.
Donc la preuve, c'est que les peuples que vous appelez un parti d'extrême gauche parce qu'avec vous vite, hein. Ben non, on évite à l'extrême gauche. Podemos ou Podemos par exemple est un parti Podemos c'est un parti d'extrême gauche.
Non mais bon classement, d'accord. Ben alors dans mon classement, on va dire que c'est un parti d'extrême gauche et il n'a pas l'extrême gauche pour vous. Il n'a pas il n'a pas remporté les élections mais il n'a pas revenons si vous voulez bien, il n'a pas remporté les élections.
Donc vous dites les peuples suivent or les peuples d'Europe du Sud n'ont pas voté pour ces parties là. Alors alors quel vote alors je vos alliés moi jeis savoir avec quel pays vous comptez vous alliés. Je vous dis qu'il y a des situations où chacun réfléchit différemment.
Les italiens sont en train de se faire saigner par le même dispositif qui nous saigne nous. Monsieur Rajoy tout de droite qu'il est, tout corrompu qu'il est, en Espagne, il est le premier ministre d'un pays qui est à la ramasse et qui souffre affreusement. Ne croyez pas que la situation se soit calmée là-bas, hein.
Ça va mieux. Jean-Luc Mélenchon, on va quand même Alors, si on passe de 25 % de taux de chômage en Espagne, à 18 %, il y a quand même une baisse de 7 points de Bon, je vais pas vous commenter la politique de l'Espagne que je connais bien car je suis en relation très étroite avec mes amis là-bas. Mais regardez ce que je vais vous donner comme exemple.
Lorsque j'étais ministre de l'enseignement professionnel, certes, ce n'était pas un sujet central l'enseignement professionnel. Tout le monde s'en fout sauf dans la moitié de la hl vous avez raison. Un des gros problèmes de la France.
Mais bien sûr, en tout cas, ce qui se passait à ce moment-là, c'est que quand je faisais des propositions, j'étais en français de gauche pour eux, d'extrême gauche parce que Lionel Jospin pour eux, c'était le communisme à peine masqué, hein. Bon, et bien lorsque je faisais des propositions qui par exemple étaient d'avoir des diplômes communs avec le même contenu dans toute l'Europe, c'était une révolution. Vous savez-vous qui m'a aidé ?
Celle la ministre anglaise qui était une travailliste qui avait fait exactement le contraire. jusque là la ministre italienne alors elle était non seulement elle était de droite mais honnêtement elle était même un peu plus que de droite hein l'espagnol était de mon côté il était de droite. Qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est pas qu'on avait fait une concession c'est que l'intérêt de nos pays allait dans le même sens. Quand vous discutez de pays à pays, vous ne venez pas demander aux gens d'adhérer à vos idées. Ce serait absurde.
Vous traitez des États et les États ont des intérêts. Et les intérêts de ces États, on essaie de les faire coïncider. Moi, je ne je ne renonce pas à l'idée d'arriver à convaincre les Tèqus.
Je ne renonce pas à l'idée d'arriver à m'accorder avec les Polonais avec qui je n'ai strictement rien à voir. Est-ce que vous ferez un référendum pour la sortie de l'euro ? Alors là, vous merci de me poser cette question parce qu'elle est très importante.
Quoi qu'il arrive, à la fin, on décidera par référendum. C'està-dire, je reviens et je dis voilà les gens, voilà ce que je ramène à la maison, qu'est-ce que je fais ? Je signe ou je signe pas ?
S'ils me disent tu signes pas, je signe pas. Et à ce moment-là, plan B. qui me disent "Tu signes, je signe." Et si vous perdez ce référendum, Marine Le Pen avait dit qu'elle ferait également un référendum pour la sortie de l'euro.
Elle a dit "Si je perds ce référendum, je pars. Est-ce que ça sera votre cas aussi ?" Je sais pas pourquoi vous éprouvez le besoin de citer Marine Le Pen à propos de quelque chose qu'a fait avant le général de Gaulle.
Bonnement, dans les institutions Oui. Enfin, on va pas remonter, on va pas remonter au général de Gaulle. Moi, je vous parle de ce qui se passe en ce moment.
Est-ce que vous partez ? Il y a une les institutions de la 5e République sont extrêmement centralisées sur le monarque présidentiel. Aussi longtemps que l'Assemblée constituante que j'aurais convoqué n'aura pas fait la nouvelle constitution pour la 6e République, c'est la 5e qui s'applique.
Il me semble que devant une déconvenue pareille, si je revenais avec un accord, dont je dirai aux Français, "Écoutez, ça vaut la peine de le voter, ça vaut la peine de tenter ça." Et qu' me disent "Non, bah c'est non." Donc moi je suis un démocrate.
Non mais oui, moi je m'en vais. à la différence des autres qui restent tout le temps que ça oui non pareil ça y reste en même temps attendez pardon monsieur moi je compte je compte convaincre si je signe je pas n'importe qui moi j'ai un caractère que vous connaissez si je signe c'est que je suis convaincu et donc que j'aurais fait le travail pour ça et je dispose d'importants moyens c'est pour ça que je suis vous me dites je ne mets pas d'eau dans mon vin je pratique avec sans des responsabilités c'estàdire je veux qu'avant d'arriver grâce à vous qui aurez fait de moi le portrait que vous savez ils se disent Voilà celui-là, il va falloir faire attention. Il va pas falloir parler trop fort parce que il est un peu nerveux.
Ah, vous avez changé, vous avez changé. Une ambiance de travail. Ça c'est la pouz poser.
Ouais. Là-dessus, là-dessus. Là-dessus, il faut dire oui, il faut d'ailleurs le reconnaître.
Ça vous voulait être ma première question mais je vais y venir. Dans le Jid de la semaine dernière, vous avez déclaré "Je deviens une figure rassurante, je suis moins impétueux". Et c'est vrai, franchement, vous vous êtes calmé.
Qu'on passe notre vie au camping ensemble ? Comment vous le savez ? Mais non, comment vous le savez ?
Mais vous êtes calmé, vous vous êtes vous êtes moinché grassé. Qui est le vrai Jean-Luc Péchon ? On dit que vous êtes un peu nerveux hein.
Mais vous-même vous le dites, vous-même vous le dites dans le JDD, c'est le titre, je deviens une figure rassurante, je suis moins impétueux. Est-ce que vous pensez que à un moment donné vous avez pu faire peur ? C'est possible.
Oui. Et puis il y avait aussi une stratégie à ce moment-là qui était la stratégie de la conflictualité, quelque chose que j'ai pas inventé hein, et qui consistait à être frontal sur tous les sujets. Et puis à partir de là, il s'est construit quelque chose autour de cette ligne.
Des milliers de gens, pardon, de dire des millions puisque nous avons été 4 millions en 2012, se sont reconnus et ne l'ont pas fait autour d'un homme. Ils l'ont fait autour d'un ensemble d'idées avec malice, des fois en m'utilisant. Bon et il s'est construit de cette manière une sorte de partie sans mur, un mouvement euh que je retrouve à cette étape.
Mais après, je veux je comprends votre question et je vais vous répondre. D'abord, le temps passe sur tout le monde et c'est une chose importante dans la vie d'une personne sans se regarder vivre parce que ça c'est malsin de sentir le bonheur qu'il y a à être progressivement quelqu'un d'autre. Moi, je n'ai jamais regretté le temps passé.
Et deuxièmement, un événement oui a bouleversé ma manière de regarder les choses et surtout mes plus jeunes camarades parce que je suis entouré de beaucoup de gens jeunes. C'est la mort de François de la Pierre qui était, on appelle ça mon bras droit. En fait, en réalité, c'était mon altère ego et nous avions ensemble une sorte de d'échange permanent idéologique, tactique, stratégique et son absence soudain a pesé en moi comme celle d'un être cher.
Mais il avait sa vie, j'avais la mienne. Mais intellectuellement, soudain, je me suis retrouvé tout seul. Et je le dis pas par mépris du tout de tous ceux qui sont avec moi et dont au contraire la présence et c'est ma mon dernier mot contribue aussi à m'apaiser.
La jeune génération mon directeur de campagne il a à peine 31 ans. C'est un docteur en mathématiques. Je sais pas ce qu'il cherche.
J'ai rien compris. Vous voyez la feuille, on comprend rien. Les autres pareil, ce sont des jeunes esprits extrêmement brillants.
Vous avez une bonne vous avez une bonne directrice de la communication quand même. D'ailleurs, une grande star en ce moment, on la voit partout dans la presse, Sopia Chikirou. Il y a pas de problème qui a changé Jean-Luc Mélenchon.
Il est Oui, mais ça c'est ce qu'on dit. Ses mérites sont très grands. Euh mais bon, c'est un peu elle a canalisé vos colères un peu.
Elle a euh Non, elle aurait des fois plutôt allumé. Oui. Euh parce que bon, les communiquants, ça reste des communiquants.
Non, mais nous avons inventé ensemble un concept qui dont vous découvrirez après la campagne toute l'intensité. Le concept de révolution. Non, ça alors là, il a été galvodé hein.
Vous avez vu même monsieur Macron, enfin en tout cas eux, ils ont des concepts descendants d' lui, il invente révolution, personne n'y croit. L'autre, elle dit euh "Je suis la France apaisée." Tu la vois, tu te dis "Mais ça va pas ?
Elle est complètement enragée." Euh bon et et ça marche pas. Tandis que la tandis que quand moi je dis la force du peuple, bah c'est quand même le style et la force et le peuple.
Bon, donc les gens qui travaillent avec moi ont tous ensemble et pour des raisons de théorie construit une manière de voir la façon de faire de la communication. Nous avons inventé la communication montante à l'heure à laquelle nous parlons en plus des 3600 personnes qui appuient ma candidature, j'aime on dit que je suis seul, moi ça me fait marrer cette histoire depuis le début mais il y a des groupes, je ne sais pas qui c'est. Par exemple, il y a un groupe qui s'appelle Discord insoumis.
Ils sont 3000. Ils changent la liste tous les 3 jours et ils militent tout seul. Ils ne reçoivent pas la moindre consigne.
Là par exemple, il crée un jeu qui s'appelle fiscal combat. Ils ont ils sont présents partout. Donc vous voyez ça, qu'est-ce que qu'est-ce que ça montre ?
Ça veut dire que c'est l'action, c'est le mouvement, c'est l'idée qui crée le réseau, pas l'inverse. Donc les autres, ils sont là à dépenser des millions pour se payer des communautés managères, je sais pas quoi, des pauvres malheureux qui essayent d'injecter comme du ciment dans la dans la tête des gens et qui n'arrivent naturellement à rien parce que le mouvement, il part d'en bas et il est capable de se centraliser. C'est ça la nouveauté qui fait que j'espère que une fois élu tout ça va continuer parce que je peux rien changer sans eux.
Revenons sur la politique nationale et sur la vie quotidienne des Français, leurs salaires, les salaires des Français, les salaires moyens, les salaires de ceux qui gagnent le moins s'amélioreront quand et de combien ? Si vous êtes président, on va com d'abord, ils vont s'améliorer, on va parler salaire et pouvoir d'achat très rapidement. D'abord, on réévalue le SMIC.
Alors le SMIC, il faut se rendre compte que c'est d'abord la paye des femmes parce que 80 % des personnes payées au SMIC sont des femmes et toutes n'ont pas une bonne partie d'entre elles n'ont pas un salaire complet, c'estàdire à la fin du mois, ils n'ont pas le SMIC tel qu'on entend mensuellement. C'est donc un SMIC hor, il faut le réévaluer parce que les gens n'y arrivent pas. Et à partir du moment où on le réévalue, on sait que il va y avoir un effet, on le connaît, qui va de case en case.
Tous les salaires remontent d'un cran. Ça c'est le premier effet. Deuxièmement, je suis pour verrouiller ce système fou où les uns ont rien, les autres ont tout.
Donc, j'ai proposé une échelle de salaire qui ne puisse jamais aller plus loin que de 1 à 20. Bon, alors 1, on me dit 1 à 20, c'est beaucoup. Bah d'accord, mais enfin c'est la revendication de la Confédération européenne des syndicats.
Si j'appliquais à toutes les entreprises, ce qui est aujourd'hui le régime des entreprises de l'économie sociale et solidaire, ça serait de 1 à 7. Et honnêtement, ça va de 1 à 7. J'ai pris un avant pour me situer dans un cadre de combat en quelque sorte européen pour que l'idée puisse être reprise dans d'autres pays.
Donc premier effet augmenté, 2è effet verrouillé, remettre du carnet de de imposer à toutes les entreprises, petites, moyennes, grandes entreprises. Oui. Alors, j'ai pensé à deux choses parce que pour les petites, c'est difficile d'augmenter le speak.
Donc la manière de faire serait la suivante. Euh on va baisser l'impôt sur les sociétés pour les petites entreprises. Vous savez qu'aujourd'hui l'impôt est le même pour tout le monde.
C'est 33 et des choses. J'ai entendu monsieur Gatas dire que c'était confiscatoire. Le gars il est pas au courant de ce que c'est qu'une confiscation hein.
Parce que euh j'ai connu une époque où c'était du 50 %. D'accord. Bon donc on en est à 33.
Les très grandes entreprises ne payent pas à 33. Elles trichent, elles fraudent, elles vont au Luxembourg. Enfin c'est le genre McDo là euh bon. euh qui paye pas en rond en France, qui s'arrange pour mettre tous ces restaurants en déficit et les pauvres gens qui travaillent, ils les traitent d'une manière affreuse.
Bon, alors bah comment vous faites ? Prenons cet exemple concret contre McDo. Comment vous faites ?
Oui. Ah cela mais jusqu'en enfer, je les pourchasse parce que non mais je vous je c'est deux principes très simples à appliquer. Premièrement, les entreprises doivent déclarer leurs bénéfices dans les pays où elles les réalisent.
S'il y a doute, et il y a doute puisque le ministère des finances fait une enquête hein, il y a doute, c'est-à-dire que McDo organise semble-t-il volontairement la mise en déficit de chacun de ces magasins en leur faisant payer une quittance pour la marque et un loyer. Bon, donc cela on peut dire, vous déclarez dans chaque pays les bénéfices que vous avez fait et vous payez comme tout le monde. Voilà, vous êtes là, vous faites vos surtout nous les Français, on a quelque chose à dire parce que c'est leur deuxième chiffre d'affaires dans dans en Europe, la France.
Bon, il y a alors quand même ils pourront moins cotiser et faire leur devoirs. Ça c'est un premier aspect pour les personnes. C'est pareil.
Vous savez, j'avais proposé qu'on reprenne un truc. On inventé les Américains. Donc pour une fois, c'est moi qui propose quelque chose d'Américain.
C'est le l'impôt universel basé sur la nationalité. Oui, c'est-à-dire que vous êtes français, vous êtes quelque part, vous déclarez au pays où vous êtes que quand même faut payer vos impôts là où vous êtes. Vous dites "Voilà, je paye temps." Et puis après vous envoyez au fisque votre déclaration et vous dites "Bah voilà, j'ai gagné temps et j'ai payé temps." Alors le fils dit "Bah, si vous aviez été en France, vous ne devriez encore ou bien ah ben si vous étiez en France, ben vous payerez plus rien." Très bien.
Je comme député européen, je suis astreint à ce régime. Et les Nord américains courent tout le monde dans le monde hein. Il demandent dans les banques les soupçons d'Ariicanitude pour être bien sûr de retrouver les leurs.
Monsieur Mélm parce que par exemple on va vivre au Brésil, je paye mes impôts comme un français alors que je suis au Brésil. Mais quand je suis en France dans mes impôts il y a le fait aussi que je paye le RSA, je paye aussi la sécurité sociale. Je paye des choses qui vont d'une certaine manière par la voie publique me rapporter.
Si je suis au Brésil et que je dois repayer pour ma santé, c'est inique de faire un impôt pour un français qui ne bénéficie pas par le pays d'où il réside depuis des mêmes largesses, j'allais dire que celui de la société française. Si. Et tous les toutes les fiscalités sont pas harmoniques.
Euh oui, bah on paye dans le pays où on est puis après bah on contribue pour qu'il reste quelque chose qui s'appelle la France. Parce que peut-être qu'un jour tu vas y revenir. Peut-être qu'un jour tes enfants n'auront pas envie de rester au Brésil mais voudront rentrer en France ou toi-même, c'est pas vous, je je tue toi hein, mais je à la personne qui me le dirait parce que j'ai déjà eu cette objection.
Mais un jour tes enfants vont rentrer au pays et puis peut-être que toi tu es parti là-bas, tu es tout jeune, tu craches feu et flammes et puis un jour ben voilà, tu es en couple, tu vas avoir des enfants, tu voudrais bien quand même qu'ils aillent à l'école gratuite parce que dans le Payouté, elle n'est pas gratuite. Je suis jeune et que je vais pas avoir d'argent que je vais m'installer au Brésil. Je dois donc payer des impôts en France pour ma santé et au Brésil.
Comme le système de santé est très défaillant, je suis obligé de repayer pour avoir accès à des mutuels au Brésil. Et donc c'est injuste. Non, c'est pas injuste.
C'est on est français quoi. Ça peut pas être on n'est pas c'est pas un restaurant, c'est pas c'est pas un libre service. C'est pas un libre service.
Nous sommes français donc nous partageons l'intérêt de la patrie. La France doit être défendue. Bon bah voilà, c'est pas le Brésil qui va le faire donc ça vous coûte des sous.
Euh il doit y avoir une école en France, vous avez pas envie que l'école soit runée. Bah ça coûte des sous. Donc tout le monde s'y met.
Voilà. Et puis si vous payez déjà là-bas beaucoup et ben vous payerez pas en France parce que le fils verra la différence. Mais oui, on paye tous, tous.
On paye tous. C'est notre pays, c'est notre bien commun. Donc on côtise tous.
Je pose une question et je vous redonne la parole. Vanessa Yan pour être pour pour être au au 2e tour vous savez aussi bien que moi. Maintenant, il faut encore gagner des électeurs et vous comptez sur les de semaines, ces deux semaines qui restent avant le premier tour pour les gagner ces électeurs.
Vous pensez les gagner où ? Dans l'électorat de Benoît Amont, dans celui de Marine Le Pen, pensez que vous pouvez encore récupérer des gens du Front National des électeurs he je parle. J'espère bien que des électeurs vont vont changer d'avis parce que surtout dans milieu populaire, les gens vont bien finir par se rendre compte que cette femme leur m bon qu'elle a décidé alors suivant les endroits où elle dit des choses différentes mais nous on l' su à la trace donc on sait qu'elle raconte pas les mêmes choses partout elle s'en va à l'île elle dit oui oui 35 non 39 enfin on comprend plus rien après elle va au médef elle dit attendez nous on a toujours été compté 35 hein et ça sera 39 payé 39 très bien 39 payer 39 où est le problème c'est qu'elle a fait sauter 4 he sup et 4 he supplié par 4 dans un mois ça commence à faire beaucoup hein voilà donc elle ne leur pera pas les ors supplémentaires ils les auront perdu pour prendre un exemple et j'en ai dit mais pour poursuivre sur la question de Laurent il y a des souverainistes de droite et d'ailleurs en Grèce c'est ce qui a été fait vous pourriez très bien au nom de certaines idées que vous avez sur l'Europe avec monsieur Dupont Aignant faire une sorte d'alliance pour que les souverainistes Non mais je vous dis ça non mais je vous mets dans la situation déjà la dernière fois c'était à maintenant vous voulez Non mais c'est pas ça, c'est que Non mais je le compare je le compare un peu à Mitteran 80.
Le coup de génie de Mitteran en 80, c'est qu'il a réussi grâce à ce qu'il a fait entre 71 à 81 à finalement pouvoir réunir des forces qui à la base étaient antagonistes. Manifestement, c'est pas Benoît Amont qui est mitéran, c'est vous là cette année. Donc vous avez la possibilité soit de faire en sorte que monsieur Amon devienne George March et donc de lui faire à l'envers comme a fait Françant, soit de marchéiser si j'ose dire monsieur Dongignan.
Mais il y a des voies qui naturellement vous reviennent et avec un petit peu de tactique politique, vous pourriez les récolter et faire un très joli score. Qui fait Chirac dans l'histoire ? Shirak en 81, son score était tout à fait certes honorable mais mineur.
Écoutez, je vais je vais pas faire de la tactique parce que c'est l'erreur euh terrible que je question. Non non mais je je réponds à votre question. Je défends, j'ai fait un j'ai fait j'ai fait on va dire un paris, on va mettre des guillemets, j'ai fait le pari que je ne m'adressais pas à des électorats préétablis.
Mais je m'adressais à tout le monde. À certains moments, j'ai fait des petites prises de risque. J'ai dit "Écoutez, moi je suis un homme de gauche, mais je vous demande pas d'être d'accord avec la gauche.
Je vous demande d'être d'accord avec ce que je raconte. Si vous voulez, quand on veut forcer le destin et queon veut qu'on est habité par admettez hein, il faut l'être un peu, beaucoup habité par la modestie. Si vous voulez, laissez-vous habiter par la modestie.
Euh mais moi j'ai besoin de prendre des forces pour me lever le matin et me dire je vais soulever le monde avec mes mains. Bon si vous n'y croyez pas vousmême alors mais je si on y croit pas on fait pas ça. Bon on ne croit pas à la France B on va faire autre chose.
Bon des choses honorables he je ne dis pas que tout le monde doit être dans cet état d'esprit et je me suis dit c'est comme ça que je vais avancer et encore à cette heure je ne me dis pas je vais prendre à celui-ci par exemple. C'est pour ça aussi je ne polémiquerai pas avec Benoît Amon. Ce n'est pas que les mots me manqueraient mais c'est parce que j'espère que le moment venu mais la politique c'est ça aussi.
Mais non, la politique ça c'est la politique la politique c'est convaincre des gens, convaincre des masses de gens qu'une chose est juste et que ça vaut la peine. Ce que je vou dire, c'est que ce ne sont pas les leaders avec qui vous allez vous entendre, mais ce sont les électeurs qui naturellement mais les leaders si on il y a deux questions, hein. Il y a je vais pas perdre de vue celle de monsieur Moche parce qu'elle a un grand contenu, mais les leaders certains évidemment qui vont faire mouvement.
Imaginez-vous que euh je je gouverne le pays. Vous croyez que je vais laisser de côté quelqu'un comme Montebourg ? Vous croyez pas qu'il peut m'aider celui-là ?
Il avait déjà les dossiers avant, il sait ce que c'est que le besoin de nationaliser certaines entreprises. Donc je vais avoir besoin de lui. Mais c'est moi qui vais le voir.
Poignant pe aider sur le du pontan peut vous aider sur Alors c'est là qu'il y a une il y a une différence monsieur moi et c'est maintenant que je vais vous répondre. Il y a une différence dans le contenu qu'on parce que Chevinement avait proposé un rapprochement à moment donné Mélenchon du Pontignan. Oui oui mais c'est Chevinement. ce n'est pas moi.
Euh Chevenement, il avait aussi proposé à un moment donné de s'accorder avec monsieur Devilier. J'ai toujours trouvé ça épouvantable. Monsieur Duponignan assez logique que je respecte, ce n'est pas il n'appartient pas au camp progressiste.
Pardon de vous dire que pour moi tout est au service d'une idée, celle de l'émancipation humaine, du progrès social. Bon, c'est pas les mêmes raisonnements que tiens euh monsieur Duponignant, les souverainistes sont extrêmement tribaux en quelque sorte, pas moi. Euh moi, je ma vision de la France, c'est une France universaliste.
C'est une France qui n'est pas enfermée dans une vision d'elle-même étriquée. Et ça m'empêche pas, je le dis à monsieur Dontignan. Vous voyez, vous m'avez entendu ce soir parler de de Gaulle, ce qui est quand même pas banal dans ma bouche.
Mais Syiza l'a fait en Grèce, c'était ça ma question aussi. Mais c'est il l'a fait parce que ça devait correspondre à quelque chose pour lui. Mais il s'est beaucoup trompé, beaucoup trompé.
Il ne fallait pas signer. Je je l'ai dit et répéter, il avait des moyens de pression même quand on est un petit pays. Il y a pas de petit pays.
Vous parlez de Cypra sans Grise. Je parle de Chipra sans Grèce. Il se laisse enfermer pendant 18h avec 17 personnes qui avaient qu'une idée lui faire les poches.
Et le docteur Chaleu lui a parlé sur un ton inacceptable. Moi à sa place, je vous dis ce que j'aurais fait. J'aurais pris ma tête Georgas, voyez, effondré avec la sébile à la main.
J'aurais dit "Écoutez, j'adorerai payer mais je ne peux pas. Alors, déclarez-moi en banout, au revoir, je m'en vais." Les deux autres qui étaient là, j'aim mieux vous dire qu'ils auraient couru dans le couloir pour le rattraper.
Pourquoi ? Parce que le mécanisme européen de stabilité financière, si c'est la banqout en Grèce, 40 milliards pour les Français, 60 milliards pour les Allemands. Il avait donc des arguments pour faire valoir une position de bon sens qui était de dire "Nous ne pouvons pas payer." La preuve, c'est qu'ils se sont encore saignés et qu'ils n'ont toujours pas payé.
Ils en sont encore au mémorandum. Je voilà ce que je veux vous dire. Si les dettes en Europe ne sont pas reprises par la banque centrale qui aujourd'hui par exemple pour le cas de la Grèce, elle en a racheté 80 % hein.
À qui ? pas à la Grèce aux banques privées. Si la banque centrale européenne au lieu d'arroser les banques privées en espérant qu'elle remettent en route l'économie européenne, racheter les dettes des États, les inscrits à son bilan en tant que dette perpétuelle, tous les États en sont libérés.
Pour autant, le papier ne perd pas sa valeur. Et à ce moment-là, la dette est annulée. Monsieur Max, madame, mais l'Allemagne ne veut pas la mutualisation.
Si nous ne le faisons pas, demandez à des gens, vous êtes vous-même, vous suivez ces questionsl manière d'épurer une dette que personne ne peut payer, il y en a pas 50, l'inflation, la guerre ou rembourser. Rembourser, on n'y arrive pas, il reste la guerre et l'inflation. Et ben moi, je préfère l'inflation et qu'on soit tous vivants.
Parce qu'à quatre ou c points d'inflation, nous tirons d'affaires et on en finit. Vous ne pouvez pas dire à un jeune homme, une jeune femme qui a 20 ans ou ou qu' en a 30, vous dire "Écoutez, le projet pour les 20 prochaines années, c'est de payer la dette et de voir tous les 5 ans rappliquer les phases de pierre qui viennent dire "On va retirer 120 milliards, on va retirer 50 milliards, on va supprimer 500000 fonctionnaires." Vous vivez- moyens alors que c'est eux qui vivent au-dessus de nos moyens à nous cela.
Bon, vous le savez comme moi. Donc vous ne pouvez pas, ce n'est pas une affaire, comment vous dire ? Ce n'est pas une affaire madame simplement parce que je suis un homme qui vient de la gauche et qui a une façon de voir le collectif d'une manière très forte, l'intérêt général.
C'est pas c'est pas le sujet. Le sujet c'est que cette politique n'est pas tenable. Si nous continuons comme ça, nos nations vont se disloquer et dans cette dislocation il y aura la guerre.
Dis Maman veut intervenir. Oui. Tout à l'heure vous parliez de duasion nucléaire.
Moi je suis né, bon quand on dit nucléaire, il y a l'uranium. Moi, je suis né au Niger et Niger, c'est l'uranium, c'est ARA. Et est-ce que euh quand vous arriverez au pouvoir euh vous laisserez les Nigériens décider du prix de l'uranium ? parce que c'est ce qui arrive.
Ça va de soi. Voilà, nous on vit au-dessus de l'uranium et on le voit partir mais on le voit pas revenir. Non seulement l'uranium est pris au prix qu'on peut discuter, mais il provoque des appétits de toutes sortes, hein.
D'ailleurs, la plupart du temps, les guerres, il y a qu'à suivre les pipelines et les gazaux du pour savoir où elles ont lieu et là où il y a duum. Donc ma position c'est qu'on va sortir du nucléaire déjà en France parce que nous les français nous ont les malins mais nous ne sommes pas indépendants. Pour pouvoir faire fonctionner nos centrales, il faut qu'on aille chercher l'uranium chez vous et on le fait dans des conditions qui sont souvent assez largement discutables.
D'accord ? Donc sortir du nucléaire c'est aussi garantir notre indépendance. je vous parle franchement et aussi fiche la paix aux habitants des endroits qui ont pour leur malheur cette richesse sous les pieds qui n'en est pas vraiment une.
Donc on voit que en sortant du nucléaire, en sortant des énergies carbonées, toute chose que nous pouvons faire en passant au 100 % renouvelable, nous nous rendons indépendants et nous libérons des peuples et nous améliorons nos comptes parce que même s'il est pas cher, il est pas gratuit l'uranium et le pétrole et le gaz non plus. C'est la moitié de la facture du commerce extérieur de la France, c'est du pétrole et du gaz plus de l'uranium la moitié, hein. Donc voilà comment on y trouvera à notre compte.
Évidemment après le reste, mais puisque je vous tiens, tiens, j'en profite pour dire quelque chose. Moi, je crois que je crois à la francophonie politique, vous voyez. C'estàd pas seulement les échanges actuels qui sont un peu officiels.
Je crois qu'on peut faire des choses et il va se passer une chose extraordinaire, c'est que le le la langue française, j'aimerais mieux si vous pouvez l'appeler autrement, ça m'arrangerait, la langue commune, je sais pas, va être le troisème groupe de locuteurs dans le monde grâce à l'Afrique. Oui. Alors, l'Afrique va donc, comme c'est elle qui utilise le plus la langue, elle va la féconder de son imaginaire, de ses récits, de ses musiques.
Et nous sommes à la veille d'un grand changement puisque cette langue que les Français croient ne appartenir qu'à eux est la langue en fait de plusieurs centaines de millions de gens, bientôt d'un milliard de personnes qui vont la parler. Et je crois que ça crée des bases. Par exemple, on pourrait imaginer que l'Académie française cesse d'être française et devienne une académie francophone.
Et donc l'ensemble des pays qui ont en usage commun la langue pour il y aurait leurs auteurs, leurs plus beaux esprits, leurs poètes, peut-être leurs chanteurs, pourquoi pas ? Puisque tout, ils ont même des prix Nobel maintenant. par conséquent de la il y a eu des africains et des Russes à l'accadémie française hein quand même hein c'est très ouvert.
Oui oui oui bien sûr. Et nous nous comportons pas toujours très bien Sangor. Sangor qui était à l'Académie française et qui est un un très grand André Minus est rentré l'année dernière.
Donc moi j'aime ça. Je trouve que c'est bien comme ça et qu'on devrait euh euh l'élargir encore. Ensuite, on pourrait avoir un système euh pour nos étudiants qui ont en usage la langue française de nos différents pays, on pourrait faire, on appelle ça un Erasmus, un système de bourse qui nous permet d'échanger.
Moi, je sais que si j'ai à diriger ce pays et bien pour l'enseignement professionnel par exemple, bon tous les ans il se trouve qu'il nous reste des places, vous voyez, il nous reste des places au lycée ceci, au lycée cela et cetera. Et bien moi, je serai pour les proposer à des jeunes gens qui viendraient euh des pays francophones pour que ils viennent ici apprendre leur métier. Et puis je dirai aux gouvernant de ces pays, bah écoutez, on vous en prend tant temps, vous nous en prenez combien pour que nous aussi nos jeunes gens puissent aller étudier et commencer à faire humanité avec ceux qui parlent la même langue queeux.
Donc, je suis très optimiste pour l'avenir parce que nous allons être la première nation en population d'Europe et que nous les Français et en plus nous sommes à l'intérieur d'un monde francophone et il faut pour que le monde francophone vive qu'on laisse les pays émergents parlant la langue française diriger le mouvement, le l'entraîner parce que c'est eux qui vont renouveler notre imaginaire. Vanessa Burgraf une question quand même parce qu'on a pas beaucoup parlé du logement logement des jeunes et des précaires. Aujourd'hui, il y a un jeune avec un emploi, un jeune sur deux avec un emploi qui vit chez ses parents.
Qu'est-ce que vous faites pour ces ces jeunes qui n'arrivent pas aujourd'hui à sujeter parce qu'on leur demande une caution bancaire, parce qu'on leur demande d'avoir un CD ? Qu'est-ce qu'on fait ? Pz-on fait Oui, ben je je vous réponds d'abord.
On va commencer par dire une chose pour qu'au moins elle soit dite, hein. Il y a 2000 personnes qui meurent dans la rue tous les ans et elles meurent pas parce qu'elles sont dans la rue, elles meurent parce qu'elles sont dans la rue abandonné de tous. Donc déjà, on a un premier problème, ça on ne peut plus l'accepter.
Alors, c'est pas seulement le logement d'urgence ni le fait que le 115 une fois sur de répond pas, qu'il faut qu'on mette au point. C'est assurer des parcours pérennes. Maintenant, pour les jeunes gens, il y a rien de plus facile à régler.
Il faut construire des logements. Voilà, c'est aussi bête comme ça. Alors, vous dites combien il y en a besoin, combien on construit de logement et quand on emprunte par une caisse ou par une autre pour construire du logement, vous savez que derrière il y a un bien matériel qui est le logement lui-même.
Si bien que l'emprunt s'amort par la force des choses. Donc, c'est seulement la décision politique. Mais je vais vous dire qui elle dérange.
La solution politique, la volonté politique. Ça dérange tout ce pour qui l'explosion des prix de l'immobilier est une rente extraordinaire. J'en sais quelque chose.
Je suis parisien. J'ai d'abord acheté un petit appartement au bon moment en le revendant sans avoir rien fait. La rue a pas changé hein.
Moi, j'ai rien fait. J'ai changé l'intérieur. J'ai gagné dessus et puis le suivant et puis le suivant.
C'est une source d'enrichissement sans cause. Et à la fin, j'ai un appartement, il vaut cher, ça me fait une belle jambe parce que de toute façon ça change rien au fait que je l'habite. D'accord.
Mais en attendant, c'est comme un placement pour plein de gens. C'est un placement, ça c'est pas acceptable. Donc nous construirons, on m'a dit, il faut 200000 logements par an.
Je ne suis pas en état moi Mélenchon de faire l'évaluation. On m'a dit 200000, ben c'est 200000. Et venez pas me dire que c'est pas possible.
Il y a rien de plus simple à faire que de construire du logement. Et le logement des jeunes, notamment le logement des étudiants, a aussi été une base spéculative. Il y a des gens à qui on a dit normal, placez vos économies, mettez-les là-dedans, ça va vous rapporter du temps.
Bon, voilà, les fameuses chambres de bonnes qu'on lou. Bon, alors ça c'est inacceptable et vous avez raison de de poser cette question parce que quand même il y a un droit de base qui est le logement. Je finis là-dessus.
Cette année là, la trêve est terminée. On appelle la trêve parce que en effet, c'est la guerre contre les pauvres. Alors donc d'ailleurs je signale et je montre le dessin que vous avez choisi cette semaine comme ça ce sera fait.
Fin de la trêve hiverale et on voit François Hollande qui dit à son chien son labrador mais on nous laisse encore un mois pour quitter les lieux. Voilà c'est le il y a plein de gens le dessin que je vais choisi cette semaine Alex pour il y a plein de gens à cette heure-ci qui sont morts de peur de se faire expulser. L'année dernière 130000 décisions d'expulsion 14000 de fêtes.
Là les gens sont morts de peur de toutes sortes de gens. C'est injuste parce que si on dit bah écoutez, on comprend, ils ont pas payé, OK, on va pas dire personne ne paye mais quand même on sait bien qu'on est dans une situation extraordinaire, c'est une situation d'urgence. Qu'est-ce qu'on va faire d'eux ?
Et des fois on les met dehors et après ben ils sont dehors. Alors il y a d'autres règles qui s'appliquent. Vous êtes dehors, vous avez des enfants.
Bon allez à l'hôtel, ça coûte plus cher qu'est-ce que vous faites vis-à-vis des propriétaires ? Alors c'estàdire que si on les expulse pas, qu'est-ce qu'on fait vis-à-vis qui paye le le loyer au propriétaire ? Je comprends.
Attendez d'abord le propriétaire, ça dépend qui c'est hein, mais je réponds à votre question. C'est pas forcément un salot he le propriétaire. Non mais bien sûr que non.
Un de vos électeurs parce que on a peur mais c'est pas qu'il soit un électeur ou pas. Non mais je veux dire ça peut être quelqu'un qui est aussi trimé réussi qui a investi dans ce truc qui en attend. On est d'accord mais attendez laissez-moi vous dire c'est très simple aussi à régler.
La ville de Paris le pratique. Quand vous êtes à Paris, si vous voulez louer quelque chose que vous avez, vous allez à la ville de Paris, il y a un contrat pouf et vous garantit que vos loyers seront payés pendant 2 ans si le locataire ne le paye pas. Alors évidemment, quand le locataire ne paye pas, on le laisse pas payer et puis personne va le voir.
Non, on dit "Ah là, il y a un problème, il paye plus." Alors, on va le voir, on met en route l'assurance. Le propriétaire a donc son loyer et puis on va discuter avec la personne.
Faut dire, mais qui paye l'assurance ? Pardonnez-moi, qui paye l'assurance ? C'est le propriétaire ou c'est la mairie ?
C'est tout le monde. Mais donc c'està-dire quoi tout le monde ? C'est le propriétaire ou c'est la ceux qui sont propriétaires payent l'assurance.
Pag j'imagine que les assurances vont augmenter alors pour les propriétaires parce que les assurances vont pas garder les mêmes tarifs. Écoutez, je sais pas, je suis pas candidat président d'une compagnie d'assurance. Oui mais oui mais je suis désolé mais Jean-Luc Mélenchu ça pose un vrai problème parce que évidemment c'est simple à la formule que vous proposez mais ça veut dire que et ben oui mais pour tout quand vous avez une cotisation ça vous coûte mais après ça vous rapporte parce que c'est vous le propriétaire si quand la personne ne paye plus vous touchez votre loyer vous êtes contente ou pas madame si votre gosse va à l'école et qui a un instituteur vous êtes content ou pas bah ça vous coûte ça s'appelle les impôts.
Là s'appelle la cotisation. Donc pour un coup, vous avez un service en face. C'est ça qui compte.
Sur France 2, le 11 mars, vous avez dit ceci. Les gens qui aujourd'hui sont en France et n'ont pas de papier, s'ils ont un contrat de travail et qu'ils sont au boulot, je leur donne des papiers. Oui, les autres, je suis obligé de leur dire écoutez, je ne sais pas quoi faire.
Et surtout, je dis il faut arrêter de partir de votre pays d'origine. Vous dites cela aux Syriens, aux Somaliens, aux soudanais, aux Éréens. Non, ça dépend des cas parce que les gens très grande violence.
Enfin à mes yeux cette phras, c'est d'ailleurs là-dessus que Nathalie Arta dit c'est la différence entre monsieur Mélenchon et moi. Il sera notre invité un peu plus tard. Oui, c'est possible parce qu'on peut-être qu'on ne s'est pas compris.
Moi, je n'ai jamais été pour la liberté d'installation. Je vais pas commencer maintenant. Je dis que les gens ne partent pas par plaisir.
Je ne cesse de le dire, ils partent parce qu'ils y sont obligés. Bien, accueillons en très grand. Pardon, laissez-moi terminer.
Donc déjà, c'est ça la part de ma réponse qui est de dire moi je ferai tout pour que vous soyez pas obligé de partir de chez vous. J'ai j'ai déjà expliqué comment les guerres, les contrats commerciaux iniques et cetera. Deuxième temps, quand les gens sont là aujourd'hui, vous avez des gens qui travaillent, qui travaillent, ils ont un contrat de travail, ils sont exploités, hein, et ils n'ont pas de papier.
Alors, je m'engage. Je donnerai des papiers à tous les travailleurs qui ont un contrat de travail et qui n'ont pas de papier. De la même manière, je dis les travailleurs détachés, ils rentrent chez eux parce que ce système-là ne s'appliquera plus en France parce que c'est un système qui va détruire la sécurité sociale et qui oblige tous les entrepreneurs à aller chercher de la main d'œuvre de travailleurs détachés pour la raison qu'elle coûte moins cher.
Même celui qui veut être correct ne peut pas l'être. Vous voyez ? Donc j'essaie d'avoir une attitude qui est une attitude de raison.
Quant aux autres ceux qui ne sont ni travailleurs détachés ni travailleurs avec un contrat, qu'est-ce que vous voulez que je dise ? Je vais quand même pas aller dire ben écoutez et ben c'est pas grave. Si c'est un problème pour le pays, par conséquent, je suis obligé de faire de travailler avec discernement les gens qui sont des réfugiés parce que façon ils peuvent pas rentrer chez eux vu que c'est la guerre, on a tout cassé et que nous-même on y a des responsabilités.
Je vais quand même pas leur dire rentrez chez vous, ça n'a pas de sens. Ou bien comme a dit madame Le Pen, une fois que vous êtes sorti des eaux internationales, tou je vous repousse dedans et noyez-vous. On ne peut pas faire ça, tout le monde le sait.
Donc on est obligé, on est obligé mais parce qu'on est des êtres humains, de traiter les gens qui sont dans cette situation comme on voudrait que nos gosses soient traités quand ils vont chez les autres. Parce que je ne sais de le dire, il y a 500000 jeunes Grecs au fichu campan de Grèce qui sont partis. Il y en a 400000 qui sont partis d'Espagne.
De cela, on ne parle jamais. On ne parle que des gens qui viennent d'Afrique et du reste. Mais que ce que nous les Européens nous envoyons chez les autres, il n'en est jamais question.
Ceux qui sont là et qui n'ont pas de papier, alors il y a la catégorie de ceux qui sont des réfugiés de la guerre. Il y a les gens qui sont des réfugiés climatiques et puis vous avez les gens qui passaient par là. Voilà.
Après la loi s'applique. Est-ce qu'il faudra faire une tournée en quelque sorte de régularisation ? Est-ce qu'il faudra le faire ?
Bah c'est à vous de répondre. Mais je vous pose la question à tous. Réfléchissez.
C'est vous le candidat ? Mais bien sûr le Maroc l'a fait, l'Espagne l'a fait, tout le monde le fait. Et chez nous, parce qu'on a peur d'une femme hein qui est madame Le Pen, comme on a peur d'elle et de l'influence qu'elle peut avoir sur les gens, aussitôt tout le monde se cache.
Et bien non, il faudra faire des régularisations parce qu'on ne sait pas faire autrement. Sinon, vous condamnez les gens à une chasse perpétuelle dans la rue et à la chasse aux facièes parce qu'il faut dire les choses comme elles sont. On pourchase les gens d'après leur couleur de peau, leur apparence.
Et là-dessus, on se fonde sur l'idée qu'en en attrapant un paquet, on finira par en trouver un qui n'avait pas à être là. Donc voilà comment il faut travailler. Ça fait plaisir de vous retrouver euh révolté.
Mais le feu est toujours sous la cendre. Ouais, ça on a vu. Et non, mais je veux d'avance dire le mépris que m'inspire ceux qui disent "Ce sera un appel d'air." Ils ne savent pas qu'exiler est une souffrance.
Immigrer, c'est un exil forcé. S'en aller, c'est une souffrance. Il y a des milliers de parents à cette heure qui se demandent où sont passés leurs gosses parce qu'ils sont partis, ils sont noyés en Méditerranée ou ils sont perdus quelque part.
Et cette immense souffrance nous fait un devoir. On commence par être des êtres humains et après on fait des comptes. Et je suis sûr que un pays qui a été capable d'absorber 130000 bot people n'a aucune difficulté à faire ce qu'il faut pour remettre de l'ordre chez lui et cesser de diviser tout le monde et de pourchasser les gens selon la tête qu'ils ont.
Hm les gens, allez on termine en signalant, je signale cet ouvrage euh où vous répondez aux questions de Cécile Lamar de la vertu. On n'a pas eu le temps de parler des affaires, de la corruption en politique, tout ce que vous ne voulez plus voir, c'est ce que vous expliquez évidemment euh dans ce livre. Vous revenez sur c'est un peu de la philo.
J'espère que ça a plu à monsieur Max qui s'intéresse. Vous revenez sur l'affaire Causac puisqu'on vous interrog la philosophie, on vous interroge là-dessus. Je m'attendais à ce que monsieur Moxement m'en parle.
Tant pis. J'avais préparé plein de choses. Je reviens la prochaine fois.
Entre les deux tours. Entre les deux tours, pourquoi pas ? Cochon qui s'en dédit monsieur.
OK. Merci monsieur Mélenchon. [Applaudissements] [Musique] Ah.
Jean-Luc Mélenchon