Décryptage des annonces de Sébastien Lecornu avec Pauline Théveniaud et Hortense Crépin.
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse partielle
On va avoir droit à un exercice de pédagogie ou du concret ?
- 1:12OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a vraiment beaucoup d'attentes ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous ce soir de la prise de parole de Sébastien Lecornu ?
- 4:03OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est une bonne chose ?
- 5:27OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un signe d'essoufflement, ou est-ce qu'il ne faut pas tellement y compter ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31InvitéChiffre
« Ils demandent notamment 10 milliards d'euros sur la table. »
- 3:02InvitéFait
« On demande à ce qu'on revienne sur les postes supprimés. »
- 3:13InvitéFait
« On demande à ce qu'on recontacte les professeurs contractuels qui n'ont pas été reconduits à la fin de l'année dernière. »
- 3:41InvitéFait
« Pas un centime de fonds publics, d'argent public, ne doit aller dans les lycées privés et cet argent doit aller dans les lycées publics. »
Temps de parole
- Invité40 %
- Présentateur27 %
- Invité 222 %
- Invité 38 %
- ?2 %
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8h, 20h, c'est RTL Soir.
On
attend d'une minute à l'autre l'allocution de Sébastien Lecornu. Le Premier ministre doit prendre la parole depuis Matignon. Il est un petit peu en retard. A mes côtés, Pauline Thévignot du service politique de RTL. Bonsoir. Bonsoir. Et Hortense Crépin du service Éco pour commenter les annonces du Premier ministre. Bonsoir.
Bonsoir à
tous.
D'abord, on attend des annonces concrètes. Pauline, on va avoir droit à un exercice de pédagogie ou du concret ?
Alors,
il devrait y avoir quand même un peu de concret. Vous l'avez remarqué, Anne-Sophie, le champ des sujets que veut aborder Sébastien Lecornu ce soir est bien plus large que la simple crise lycéenne. Ça, c'était surprenant. On ne s'y attendait pas. Il veut parler du budget. Il veut parler de la crise agricole qui l'inquiète énormément. Et surtout, il veut parler des carburants et de l'énergie. Son entourage annonce un gros volet.
C
'est leur expression sur ce thème. Et donc, ce que l'on subodore, c'est que c'est vraiment sur ce volet-là qu'il y aura des annonces ce soir.
Il y a des attentes fortes, vous le disiez, puisqu'ils s'adressent à la fois aux lycéens, aux agriculteurs, aux automobilistes, puisqu'on parle du carburant. Est-ce qu'il y a vraiment beaucoup d'attentes ? J'ai vu que les représentants des lycéens et étudiants demandent à être reçus par Lecornu, par Sébastien Lecornu, faute de mesures concrètes, Hortense Crépin.
Absolument. Alors, les syndicats de lycéens, rejoints par les étudiants, ont formulé une liste de 10 priorités, selon eux. Ils demandent notamment 10 milliards d'euros sur la table. Pour l'instant, selon eux, le compte n'y est pas. Les représentants des étudiants ont été reçus cet après-midi au ministère de l'Enseignement supérieur. Ils en sont ressortis visiblement mécontents. de dire notamment, s'il faut aller à l'Elysée, on ira. Ce que l'on sait déjà, c'est que demain, il y a un nouvel appel à la mobilisation des lycéens, des étudiants, des professeurs. Aussi, l'intersyndicale a donné une conférence de presse ce matin. On sait qu'il y
aura
également une manifestation à Paris, notamment demain après-midi, à 15h, au départ de la place de la Bastille, avec également des rassemblements prévus devant des préfectures dans le reste de la France. Donc, pour le moment, le compte n'y
est
pas pour eux. Alors,
justement, vous parliez aussi des enseignants qui appellent à faire grève et à manifester demain. Nous sommes en ligne avec Adrien Mission. Bonsoir.
Bonsoir.
Vous représentez le syndicat de professeurs SE UNESA et vous appelez à manifester demain
?
Bien sûr, bien sûr que nous appelons à manifester. Nous appelons évidemment à soutenir la mobilisation des lycéens et des lycéennes. Effectivement, ils expriment des inquiétudes, des revendications sur l'école, sur les conditions d'apprentissage, sur leur avenir. Il faut les entendre et il faut passer aux actes. Et bon nombre de leurs revendications, ce sont les revendications que nous, au SE UNESA, nous portons pour l'école.
Alors, justement, qu'attendez-vous, vous, ce soir, de la prise de parole de Sébastien Lecornu
?
Ce qu'on attend, c'est très simple, des mesures concrètes. Et je peux vous les détailler. Alors, je ne
vais
pas tous vous les faire parce que la liste est longue. Mais de façon très concrète, on demande à ce qu'on revienne sur les postes supprimés. On demande à ce qu'on recontacte les professeurs contractuels qui n'ont pas été reconduits à la fin de l'année dernière, qui connaissent les élèves et qui peuvent, dès à présent, prendre ces élèves en charge. On demande aussi à ce qu'on ait des moyens qui nous soient donnés. Et on a bien conscience qu'on est dans une période de budget restreint. Mais voilà,
évidemment, les moyens qui
sont consacrés, mais oui, on peut faire des choses concrètes, on peut faire des choses immédiatement, notamment en redéployant les fonds publics qui sont destinés aux lycées privés, aux lycées publics. Pas un centime de fonds publics, d'argent public, ne doit aller dans les lycées privés et cet argent doit aller dans les lycées publics. Voici des mesures extrêmement concrètes et on attend ça du concret
ce
soir.
Il y a une chose assez concrète, c'est que depuis hier,
il
y a ces espèces de temps de discussions qui sont possibles dans les établissements, demandées par le ministère de l'Éducation nationale pour échanger avec les élèves. Il était question de banaliser une journée pour cela. Est-ce que c'est une bonne chose
? Écoutez,
la banalisation des cours, si on veut écouter réellement les lycéens et les lycéennes, pourquoi pas ? Mais effectivement, il faut que ces temps d'échange puissent se traduire en des temps complets. Enfin, je ne vais pas vous rappeler le fameux grand débat national après la crise des Îles-et-Jaunes, grande séquence de consultation qui finalement a donné un sentiment assez amer à la population, un sentiment de ne pas être écouté. Si l'écoute qui est proposée aux lycéens ne débouche pas sur des décisions concrètes, franchement, ça peut nourrir davantage de défiance. Et puis, en plus, il faut que ce soit fait dans des conditions acceptables.
Si c'est à la va-vite, à l'arrache, passez-moi l'expression du jour au lendemain, en demandant aux enseignants, allez-y, prenez les élèves et débrouillez-vous, ça va conduire à quoi ? À rien du tout, à un coup de com'. Et finalement, ce n
'est
pas du tout ce que demandent les lycéens et les lycéennes, et ce n
'est
pas du tout ce que demandent les personnels, et ce n
'est
pas du tout ce qu'on demande au SEUNSA.
Merci beaucoup, Adrien Mission. Hortense Crépin, il y
a
eu quand même moins de mobilisation aujourd'hui. Est-ce que c'est un signe d'essoufflement, ou est-ce qu'il ne faut pas tellement y compter ?
Effectivement, il y a eu moins de mobilisation.
On
va rappeler les chiffres que donnait le ministère ce matin. 459 établissements connaissaient aujourd'hui une suspension totale ou partielle des cours. C'est deux fois moins qu'hier. Les actions perturbations étaient aussi en recul de plus de la moitié. 232 établissements concernés depuis ce matin, 496 hier à la même heure. Il faut aussi avoir à l'esprit que nous sommes mercredi, et que le mercredi est traditionnellement un jour où il y a un peu moins de cours pour les lycéens, tout en sachant que la journée de demain, il y a déjà cet appel à nouveau à la mobilisation. Donc, on verra demain, effectivement, la mobilisation et son ampleur.
On va faire une petite pause et on se retrouve. Ça va peut-être le faire venir.