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InterviewBruno Retailleau· 4 mars 2026 60 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseJusticeImmigration & asileÉconomie & entreprises

Bruno Retailleau dans La France En Face (CNEWS)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 29 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la stratégie de LR à 11 jours du premier tour des municipales ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    En tant qu'ancien ministre de l'Intérieur, que proposez-vous pour améliorer la sécurité des Français ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La France compte-t-elle dans les discussions sur le Moyen-Orient ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Le président Macron a été réservé sur une offensive israélienne terrestre. Partagez-vous cette position ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Soutenez-vous une offensive terrestre israélienne au Liban pour établir une zone tampon ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Jean-Claude retraité demande : la France va-t-elle envoyer des troupes en Iran ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Bruno RotaillotFait
    « Israël a le droit de se défendre. »
  • 10:00Bruno RotaillotFait
    « Oui ou non. Israël a le droit de se défendre. »
  • 12:00Bruno RotaillotFait
    « Ça n'est ni notre intention, ni d'ailleurs ce que nous ont demandé les Américains ou les Israéliens. »
  • 14:00Bruno RotaillotFait
    « Je n'ai pas renvoyé moi dos à dos loin de là le régime des Molas et l'attaque israélienne et l'attaque américaine. »
  • 16:00Bruno RotaillotFait
    « L'islam gauchisme c'est très simple aujourd'hui. C'est représenté notamment par les fill les insoumis et monsieur Mélenchon qui au nom d'un communautarisme veulent draguer le vote musulman. »
  • 22:00Bruno RotaillotFait
    « Il faut sanctionner parce que vous avez des mineurs aujourd'hui. Maurice Berger, grand pédopsychiatre, l'exprime très bien. Il en a fait un certain nombre de livres qui ont aucune empathie avec leur semblable. »
  • 26:00Bruno RotaillotPromesse
    « Je proposerai euh plus d'un 13e mois 13 entre 13 et 14 mois pour ceux qui travaillent un peu plus 2 heures de plus par semaine. »
  • 32:00Bruno RotaillotFait
    « Je viens de dire que le pire c'est les filles, mais pardon, la gauche écologiste ou socialiste, ou par devant, elle dit pas d'accord mais par derrière elle fait des accords. »
  • 6:01Bruno RetailleauPromesse
    « Un peu plus c'est une ou deux heures par semaine et vous aurez un 13e mois à la fin de l'année. »
  • 8:01Bruno RetailleauFait
    « Aujourd'hui, il y a quelques semaines, on a vu que le niveau de vie des Français s'était effondré et que désormais on était inférieur à la moyenne du niveau de vie européen. »
  • 10:01Bruno RetailleauChiffre
    « La dernière le dernier vote, c'est 53 % des députés. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à tous et bonsoir à toutes. Bonsoir Pierre, bonsoir Laurence. Nous sommes heureux de vous retrouver sur C News et sur Europain pour ce nouveau numéro de la France en face.

Merci d'être au rendez-vous de cette émission qui se concentre sur l'essentiel, les débats de fond, les propositions pour changer la vie quotidienne des Français et bien sûr alors que tous les regards sont braqués sur la guerre au Moyen-Orient et en Iran, bien quelle vision pour la France au cœur d'un monde secoué par la violence des guerres et des conflits. Notre invité ce soir, c'est Bruno Rotaillot. Bonsoir à vous.

Bonsoir à vous. Bonsoir Bruno Rota. Vous êtes le patron des LR.

Nous avons beaucoup de questions à vous poser à 11 jours seulement du premier tour des municipales, alliance, pas alliance, quelle est la stratégie de votre part ? Et puis bien sûr, en tant qu'ancien ministre de l'intérieur, ce que vous proposez pour améliorer la sécurité de nos compatriotes, des Français qui seront d'ailleurs présents tout au [musique] long de cette émission à travers les questions qu'ils ont à vous poser. On va commencer Bruno Retaillot bien sûr par la situation au Moyen-Orient.

Avec cette dernière minute, on apprend que Donald Trump a contacté Emmanuel Macron pour l'informer de l'état des opérations militaires en Iran. Le président de la République a en retour alerté le président Trump sur la situation au Liban à laquelle la France demeure très attentive. Deux questions.

Un, c'est une bonne chose que le président américain prenne à tâche avec le président français et de la position d'Emmanuel Macron sur le Liban, il s'est montré très réservé sur une éventuelle offensive israélienne terrestre. Première question. Bien sûr, je je suis heureux de voir que la France compte quand même puisque le président Macron avait de lui-même le weekend dernier avoué que il n'avait pas été tenu informé.

Donc là, il y a un contact et je pense que c'est important qu' tenu des répercussions mondiales d'ailleurs, y compris en France sur le territoire national du président Macron dans un premier temps. Ah, dans un premier temps, je pense qu'il y a eu un manque d'anticipation. Évidemment, euh pas grand clair pour savoir que lorsque on masse une Armada euh tout près de l'Iran, c'est pas pour faire des ronds dans l'eau, bien sûr. 2è question sur le Liban, vous savez, je suis très attaché, j'y suis allé à plusieurs reprises et nous avons un lien très particulier, la France et et le Liban.

Je pense que le président de la République a totalement en raison de soutenir notamment les forces libanaises pour désarmer le esboll. Tant qu'il y aura le esbola armé, il ne pourra pas y avoir de relèvement. Mais Israël n'a pas le droit de se défendre.

Et bien, je pense qu'au contraire, je pense qu'Israël a le droit de se défendre. Je pense que euh précisément ça constitue une opportunité historique. On parle souvent de droit international.

Il y a une résolution 1559 pour désarmer justement les milices et notamment le leboll là. Il faut en profiter et il faut vraiment si on veut et si on aime le Liban, si on veut que le Liban qui est un pays qui est un message comme l'avait dit un jour Jeanpul I et il faut vraiment être à côté des forces libanaises pour désarmer définitivement les supposs de l'Iran. Emmanuel Macron ce soir dit que le esbola doit arrêter.

Est-ce que là encore c'est pas une parole un peu vaine ? juste juste dire ça et les veines si elle reste au stade des paroles je pense que il faudrait constituer à l'initiative de la France une coalition qui pourrait réunir plusieurs pays pour aider les forces libanaises justement à désarmer cette miliste chite cette miliste qui est vraiment aux ordres des m peu importe ceux qui le voudront mais je sais que un certain nombre de pays le souhaiteraient et et on pourra trouver en tout cas j'en suis sûr des volontaires en tout cas pas l'Espagne en tout le l'Espagne, j'ai j'ai non j'ai peu confiance. On va parler on va en parler dans un instant.

Juste soyons clair, vous soutenez l'offensive terrestre israélienne dans le sud de Liban pour établir une zone tampon afin de protéger les habitants du nord d'Israël. Je serai très clair. Oui ou non.

Israël a le droit de se défendre. Bien. Je pose simplement une condition, c'est que on participe effectivement au désarmement du Bbolla et que ensuite Israël respecte la souveraineté du Liban. et se retire une fois que la menace réagir à une menace, c'est normal, c'est naturel.

En revanche, lorsque la menace est éteinte, alors c'est la souveraineté du Liban qui doit prévaloir. Alors, on va évoquer évidemment euh l'état des troupes françaises, en tout cas l'avancée euh du porte-avion Charles Legal comme l'a annoncé Emmanuel Macron. On va écouter le premier français qui a une question à vous poser.

Il s'appelle Jean-Claude et il est retraité. Jean-Claude retraité. Euh est-ce que vous pensez que la France va envoyer des troupes en Iran ?

La réponse de Bruno Rota. Ça n'est ni notre intention, ni d'ailleurs ce que nous ont demandé les Américains ou les Israéliens. Je pense qu'en matière de politique étrangère, peut-être on en reparlera, on doit avoir une ligne, c'est la défense de nos intérêts nationaux.

L'intérêt nationaux qui le président de la République dans son allocution d'ailleurs. Bah c'est très bien et je m'en félicite. On n'est pas la France, je veux dire est pas une ONG, vous voyez.

Donc, on a des intérêts qui nous sont propres, on doit les défendre. Quels sont ces intérêts ? Par exemple, puisque vous faisiez allusion au président de la République, notre intérêt n'est pas de revoir autour d'une table les molégocier un accord nucléaire qu'ils ont toujours violé.

Je pense que et je me féliciterai le régime d'Ébol Mol tombe. Donc ça veut dire pas de négociation avec l'Iran. Ça signifie ça signifie vraiment que j'espère que le peuple iranien, grande culture, grande civilisation millénaire trouvera l'occasion justement de reprendre de pouvoir un pouvoir démocratique.

Bien ça c'est un premier point. Nos autres intérêts, c'est évidemment on a parlé du Liban, c'est aussi les accords de défense que nous avons avec une petite dizaine de pays du golf et donc on doit aider à l'interception. J'ai appris euh comme vous hier soir dans l' enfin dans l'allocution du président de la République que c'était c'était réalisé.

C'est là aussi une bonne chose. Je pense que et j'avais demandé hier matin sur une radio dans une matinale que on devrait là aussi sur le des trit d'Ormous pouvoir euh intervenir intervenir parce qu'on y a des intérêts directs. Donc c'est le cas déjà puisque les les troupes les commandines interviennent déjà en ce moment dans le détr.

Oui mais je pense qu'il faut une coalition. Je pense que là aussi il faut une coalition internationale. On aura pas de peine àer trouver à la trouver. pour faire en sorte que ce goulet d'étranglement puisse être libéré.

Est-ce que vous connaissez les buts de guerre de Donald Trump ? Est-ce qu'ils sont clair à vos yeux ? Est-ce qu'il s'agit de renverser les molas ?

Est-ce qu'il s'agit d'éradiquer le programme nucléaire iranien ? Est-ce que c'est clair dans votre tête ? Bah je sais pas si c'est clair dans sa propre tête.

Simplement ce que j'observe c'est que je n'ai pas renvoyé moi dos à dos loin de là le régime des Molas et l'attaque israélienne et l'attaque américaine. Ce que j'observe c'est que l'Iran depuis 1979 constitue une menace une menace pour notre pays à laquelle la France a contribué hélas. le terrorisme par exemple qu'elle a répandu, l'islamisme qu'elle a exporté la dissimilation nucléaire, l'industrie balistique, la déstabilisation de la région, le Hamas à Gaza, mais aussi les outils au Yémen, mais encore le esbola au Liban, mais bien sûr le régime de Bachar et Elassad et bien sûr les cheites notamment la milit en Irak.

Donc euh c'est une menace et très franchement, je me félicite que la tête de ce serpent islamiste a été fauchée par cette coalition euh américano isisraélienne. Est-ce que ce que vous dites ce soir, Bonotaillot sur europe 1 et sur ces news, c'est euh oui, Trump agit militairement et s'il a d'autres buts que uniquement euh le le régime change comme D a dit et ben ça fait partie du deal. Moi vraiment ce que je souhaite c'est que à l'issue il y ait plus de régime des Mola. et que ce soit le peuple iranien qui prenne en main sa destinée, il le mérite.

C'est un peuple 90 millions d'habitants qui est cultivé et c'est une très très grande civilisation millénaire, plurillénaire même. Mais alors comment le faire ? Parce que il n'y a aucun moyen pour l'instant pour le peuple iranien de reprendre les commandes de ce gouvernement qui est encore aux man gardiens de la révolution.

On voit leur puissance de feu actuellement. Il faut une opération terrestre. Est-ce qu' jusqu'où faut-il aller dans l'intervention ?

Le meilleur moyen, c'est que un des corps constitués, l'armée ou un autre, puisse faire défection et puisse se retourner contre le régime et s'associer justement à l'élan populaire. Ce serait le meilleur moyen. Mais ça c'est un vœup pieux, c'est-à-dire que vous ne pouvez que le souhaiter ce soir.

On ne peut que le souhaiter évidemment, mais euh observons quand même que aujourd'hui les frappe rendent ce scénario bien plus possible qu'il ne l'était il y a encore quelques semaines. Oui et non puisque vous avez les gardiens de la révolution qui n'ont pas pu par exemple faire les funérailles de la de la ramène ce soir. Si c'est comment dirais-je s'il y a un délai dans le temps, ça veut dire que ça sera fait et ça veut dire qu'ils sont toujours là.

Non, mais ils sont très affaiblis. Dès le départ, j'ai mis un doute parce que changer un régime changer un régime, aucun pays ne peut s'en assurer. Aucun pays.

Et ce n'est pas qu'une affaire de frappe. Mais encore une fois, si le régime est suffisamment déstabilisé et si un des grands corps constitués se retourne contre le régime, alors il y a une leure d'espoir. Ce que je sais simplement, c'est que sans que ces frappes, il y avait aucune sorte d'espoir vis-à-vis du peuple iranien.

Ils ont tout essayé. Ils se sont massacrés. des femmes dilapidées, des jeunes, des enfants pendus devant les yeux de leur famille en haut d'une grue.

C'est ça le régime des mola. Et vous voyez ce qui est incroyable, regardez l'extrême gauche. Camel Daoud a eu ce weekend des mots très très justes en disant qu'il y a une gauche en Europe qui préfère finalement plutôt qu'un Iran libre des mola et un régime en vie.

C'est terrible. Bruno Retaillon, on est sur aux Européens. Vous estimez que la gauche a une responsabilité morale dans ce qui s'est passé en Iran et dans l'éruption de cet islamisme politique qui a l'Iran émergé dans les années 80.

L'Iran a été la matrice de ce que l'on appelait l'islam gauchisme. Souvenez-vous d'ailleurs en 79 le coup d'état si je dire la révolution contre le chat à l'époque c'était à la fois les molas et les communistes. Et cette révolution les molt commencé avec les communismes.

Elle s'est terminée évidemment sans eux. Ils ont été éradiqués mais ils ont constitué une matrice idéologique euh dans laquelle est née précisément ce qu'on appelle l'islam gauchisme. Alors l'islam gauchisme c'est très simple aujourd'hui.

C'est représenté notamment par les fill les insoumis et monsieur Mélenchon qui au nom d'un communautarisme veulent draguer le vote musulman. Ils ont plus de prolétaires à défendre. Il y a bien il y a belle lurette qui ne défendent plus les travailleurs.

Ils s'en fichent. Mais désormais, la figure rédemptrice qui a remplacé finalement le prolétaire, c'est euh cette figure-là justement de de l'islamiste étranger, immigré. Euh voilà, c'est c'est terrible mais on en est là.

Vous voulez dire que Mathilde Panot qui est encore ce matin dit que c'est une attaque illégale au mépris du droit international. C'est uniquement pour un but électoraliste, sachant qu'on est à 11 jours des municipales. J'avais pas compris, voyez, que la dil dilapider les femmes, pendre des jeunes et cetera, massacrer un peuple par dizaines de milliers, c'était ce que souhaitait voyez le le droit international.

Je n'ai pas compris que le droit international devait nécessairement protéger ce genre d'exaction. H h pour Gabriel Atal, le droit international n'est plus une donnée intangible. dit il faut être réaliste et pragmatique.

C'est ce que vous dites. Il faut réinventer le droit international et peut-être réinventer les grandes institutions qui sont obsolète comme l'ONU. Les institutions multilatérales sont totalement en panne, je le regrette d'ailleurs.

Mais la politique c'est la confrontation au réel, c'est pas l'utopie parce que à ce moment-là on devient les idiots utiles de l'histoire. Ces institutions sont donc en panne. J'espère qu'on retrouvera les bases, les règles d'un droit international.

Comment ? Mais aujourd'hui, les règles sont à terre. Et là encore, je pense que le droit international, ça ne peut pas être le paravant le prétexte pour l'inaction, pour la passivité.

C'est clair. Et est-ce qu'on doit appliquer nécessairement le droit international à ceux qui ne l'appliquent pas eux-mêmes au régime des MOLA ? Encore une fois, c'était la pire des menaces, une des pires menaces, une des pires menaces dans le monde.

J'ai cité le terrorisme, l'islamisme, j'ai cité la déstabilisation, les messiles balistiques et cetera et cetera. Ils ont eux-mêmes signé des engagements auprès de la communauté internationale, notamment en matière de contrôle de l'armement nucléaire, en tout cas vis-à-vis de la prolifération nucléaire. Ils ont interdit à la communauté nationale de internationale de venir poursuivre les inspections.

Donc ils se sont déjés par eux-même. Voilà, c'est tout. Donc à un moment donné, à force de brandir le droit international, en réalité bien souvent c'est pour justifier l'inacceptable.

Mais la France a un siège au conseil de sécurité de l'ONU. Alors vous, président, puisque vous êtes candidat à la présidentielle de 2027, comment est-ce que vous ferez ? Vous irez comme tous les chefs d'état à l'ONU, vous occuperez ce siège en disant en marchant sur l'inertie en se disant que finalement bon ben finalement on va pouvoir continuer comme ça.

C'est un c'est une enceinte statutaire. C'est une enceinte statutaire. Nous sommes très peu de membres permanents au conseil de sécurité.

J'observe d'ailleurs que souvent le droit international c'est le droit des vainqueurs. Pourquoi est-ce que la France et d'autres sont membres permanents ? Bah voilà, c'est parce que c'était les vainqueurs de 45. simplement, je pense que c'est une enceinte importante pour pouvoir dialoguer.

Faut jamais cesser de dialoguer. Le dialogue, c'est aussi ce qui caractérise la France, mais ça ne doit pas être à n'importe quelle condition. Nous sommes aussi une puissance, peut-être on va en reparler, nucléaire et ça donne un statut très particulier à la nation française, à notre pays.

Bruno Rotaillot, on est sur ces news et Européens 21h14. Et ce qui se passe et les menaces qui pèsent sur la France et l'inquiétude des Français face à ce qui se passe au Moyen-Orient. La menace terroriste, vous l'avez évidemment évoqué puisque l'Iran menace de représaille tous ceux qui pourraient intervenir et qui prendraient part à cette guerre.

Les sites sensibles ainsi que les lieux de culte sont protégés par Laurent Nogèz, votre successeur à l'intérieur. Est-ce qu'il y a selon vous et d'après les informations dont vous disposez un risque réel d'attentat sur notre sol ? Il peut y avoir des risques évidemment avec ce régime.

Ces risques sont de trois sortes essentiellement. Le premier, ce sont des cellules dormantes. Moins d'une vingtaine sont suivies par nos services.

Donc c'est finalement assez peu. Moins d'une vingtaine sur combien ? Moins d'une vingtaine, je veux dire, de cellules dormantes vis-à-vis du régime iranien. de deuxè élément euh lorsque j'étais ministre de l'intérieur j'ai bien vu nos services m'avaient informé que la le mode d'action du régime iranien chez nous en France notamment pour assassiner pour tenter les assassinats notamment de leurs opposants, c'était pas de recourir à des proxis ou plutôt ces proxis, c'était de payer notamment des individus du grand banditisme narcotrafiquant criminalité organisée.

C'est leur mode d'action principal. Et enfin, enfin, on voit bien que aujourd'hui la plupart des attentats qui ont été perpétrés en France sont le fait de très jeunes qui se radicalisent sur internet. Donc, il peut y avoir aussi une forme de dissémination idéologique, une forme de stimuli qui provoque justement ce genre d'attentat.

ça me paraître les les trois modalités et je pense que mon mon successeur a eu raison de réhausser justement l'attitude défensive de la France y compris avec l'opération Sentinelle. Absolument. Et euh la protection des lieux de cultes juifs puisqu'on est en pleine religieuse juive et que cette communauté est particulièrement visée.

On n'oublie pas non plus que la France a été la cible des attentats euh mené notamment par le Esboula dans les années 85 et les parachutistes français du Dracard 1983 1983 di mort ensuite 856 et en 2018 un attentat perpétré notamment enfin en tout cas une tentative qui avait été attribuée que nos services avaient attribué à l'Iran. Donc, soyons pas naïfs. Là encore, et le droit international euh abandonne pour un certain nombre d'individus euh qui veulent en fait justifier la passivité, le statut quo, ne rien faire comme d'habitude, ne rien faire.

Regardez les trains passés. Bruno, crève. Voilà.

Bruno Roto, Donald Trump Pierre dans sa sémantique habituelle a dit que on avait tout anéanti en Iran, que on cont les Américains contenaient la la marine iranienne. En tout cas, l'Iran affirme encore aujourd'hui détenir le contrôle total du D3 d'ormouse. Il y a plusieurs navires qui ont été détruits.

Une crise économique du coup se profile. Le prix du barol du baril pardon de pétrole augmente il y a 600 jours de réserve. Le prix du gaz et encore plus.

Soit-il prendre des mesures concrètes pour maintenir le pouvoir d'achat des Français ? Non, je pense que les mesures concrètes, je l'ai déjà expliqué euh il y a quelques instants dans la défense de nos intérêts vitaux nationaux, je pense que le D3 d'Ormus en est un exemple et il faut constituer sans doute avec les Israéliens, les Américains et beaucoup d'autres pays qui ont les mêmes intérêts que nous, une coalition précisément pour sécuriser ce lieu stratégique où passe 20 % du pétrole, du gaz notamment naturel liquéfié. Mais donc par exemple baisser la la TVA comme le propose le le RN sur le on en est pas là.

Non, on en est pas là d'abord. Bien sûr, sauf que on on a il y a plus d'argent dans les caisses. Ça coûterait 20 milliards.

Ça coûterait 20 milliards d'euros. Il y a plus d'argent dans les caisses. Donc vous me posez la question que doit-on faire ?

Et bien, on doit régler euh le problème à la source. En France, on essaie toujours de ne traiter les problèmes des conséquences des problèmes. Traitons les causes avant de d'essayer de financer par de l'argent public toujours voilà des conséquences.

D'accord. Donc la on n'aide pas le pouvoir d'achat des Français et on attend l'élection d'achat. On aide le pouvoir d'achat des Français euh précisément en libérant justement le D3 d'Ormous.

Voilà, l'OPEP plus a décidé de produire et de mettre sur le marché plus de pétrole. Ça devrait avoir un effet là aussi pour maintenir la hausse. Mais mais la meilleure solution encore une fois le remède c'est de faire en sorte que le D3 d'Ormous ne soit pas tenu en otage par les molas.

Alors justement sur cette question, c'est Romain qui est dirigeant d'un cabinet de recrutement dans l'énergie qui a une question pour vous. Bonato bonjour. Euh Romain Lefèvre, dirigeant d'un cabinet de recrutement dans l'énergie.

Euh j'ai une question pour vous. Si demain vous étiez élu président, quelle serait votre première décision politique sur le thème de l'énergie euh sur quelle serait la la politique énergétique que vous mettrez en place pour les années à venir ? Réponse de Bruno Roto sur Europin et sur ces news.

Réponse nette claire. Je ne ferai pas ce que Emmanuel Macron a fait, vous souvenez ? Euh, il a fermé par exemple Fessona il a ouvert Sainta Avol central au charbon.

Euh encore récemment, nous vivions sous l'empire d'un décret qui proclamait qu'il fallait arrêter 14 réacteurs nucléaires pour ensuite changer d'avis. Première chose, la stabilité parce que c'est absolument nécessaire dans l'environnement économique. Très concrètement, l'objectif c'est d'avoir une euh énergie qui soit bon marché, abondante et décarbonée.

Et pour se faire, deux solutions. Première solution, le nucléaire c'est parce que c'est une énergie décarbonée. Nous n'oublions pas que nous sommes les champions du monde de l'électricité décarbonée à 95 %.

Donc nous avons une électricité qui est une électricité verte. Voilà. Et par ailleurs là encore je ce que je ferai c'est que je j'allongerai l'existence autant que la sécurité nous le permet justement de nos centrales nucléaires.

Deuxème élément ouvrirouvrir Fanheim non ça n'est plus possible malheureusement ça n'est plus possible c'est trop tard c'est trop tard de l'argent fichu par les fenêtres deuxième chose sur les énergies renouvelables. Bien j'arrêterai toute subvention pour les projets à venir toute subvention sur les énergies renouvelables pour deux raisons. D'abord parce que ce sont des des énergies qui sont désormais arrivées à maturité et que on a plus d'argent public pour les subventionner.

Ça coûte des milliards des milliards d'euros tous les ans et ça renchérit le coût justement de l'électricité. Deuxième raison, c'est qu'aujourd'hui on produit trop d'électricité. On en produit plus que nécessaire puisque la consommation a baissé depuis 10 ans.

Pourquoi est-ce qu'elle a baissé ? Parce que il y a la sobriété et il y a l'efficacité. Alors certes, on exporte mais souvent on exporte à bas prix à perte.

Donc on a on achète à haut prix on sort du système européen ou pas ? Non surtout pas. Ça c'est la bêtise à ne pas faire plus précisément parce que on est on est un pays exportateur.

Donc je ne le recommande absolument pas. simplement moi la politique énergétique que euh j'entreprendrai euh lorsque je serai président de la République, elle sera guidée non pas par une idéologie écologiste mais plutôt par la raison. Voilà.

Et en utilisant, ça veut dire quoi ? Attendez, ça veut dire quoi ? La raison brut mais ça veut dire que depuis 10 ans, depuis monsieur Hollande, pourquoi est-ce qu'on a fait la guerre au nucléaire ? parce que il y a eu un accord à l'époque entre les écologistes et le PS, madame Au madame Duflot, en disant pour avoir les voix des écolo, il faut casser le nucléaire français.

On a saboté le nucléaire français. Emma Macron en a rajouté malheureusement une couche pendant son premier quinquena et donc on a affaibli cette filière alors que c'était notre atout et alors que partout dans le monde partout dans le monde le nucléaire revient à la mode et c'est parce qu'il revient à la mode d'ailleurs qu'il faut un nucléaire de nouvelle génération avec le projet Astrid parce que demain l'uranium sera sans doute beaucoup plus rare et donc il faut demain le nucléaire nouvelle génération qui permettra de brûler les déchets pour avoir une sorte d'écon économie circulaire. Alors Bruno Rota on évoque le nucléaire.

On va glisser sur la dissuasion nucléaire qui n'a pas grandchose à voir avec le nucléaire civil. Emmanuel Macron a annoncé une nouvelle stratégie concernant notre dissuasion nucléaire qui est la véritable garantie de la survie de notre nation. Une dissuasion qui associeit des partenaires européens.

L'Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, la Grèce. Alors, il ne s'agirait pas d'un partage de la dissuasion, mais est-ce qu'au fond c'est ça que vous redoutez dans cette proposition d'Emmanuel Macron ? J'avais fait une tribune la veille de son intervention.

C'est ce que je redoutais. Je redoutais euh finalement une forme d'européganisation euh une sorte de mise en commun de l'arme nucléaire. Et ça n'est pas possible.

Il nous a rassuré, le président de la République, je pense a été très très clair de ce point de vue-là en disant que un la décision ultime, ça resterait le président de la République élu au suffrage universel de la mise en œuvre de l'arme nucléaire ne sera pas partagé non plus, pas plus que la définition de nos intérêts vitaux. Alors que nos intérêts vitaux s'élargissent au-delà du territoire national au territoire européen, ça c'est pas nouveau. Dans une instruction en 1964, le général de Gaulle l'avait déjà dit.

Il avait parlé du Bénélux et de l'Allemagne fédérale. Et ensuite George Pompidou, c'était en 72 dans un livre blanc, avait là encore précisé que les intérêts vitaux de la France ne s'arrêtaient pas aux frontières françaises. Donc je pense que de ce point de vue-là, il nous a rassuré un point d'attention.

Euh la dissuasion avancée. J'attends de voir concrètement ce que cela donne. J'ai bien vu que ça n'était pas une mise en commun, une européenisation de nos moyens.

Je ne veux pas que au fil du temps il y a un engrinage qui se mette en place et qui provoque une cette communautarisation, si j'ose dire, qui serait hors des clous. L'arme nucléaire, c'est vraiment l'arme ultime et comme disait quelqu'un, voilà, la France, c'est une monarchie nucléaire, ça ne peut pas être autre chose. Il peut pas y avoir de partage de ce point de vue-là.

Mais si la dissuasion c'est que de temps à autre euh nos mirages par exemple soient disséminés dans tel ou tel pays provisoirement momentanément nos avions donc pas les avions américains. Avion c'est ce qui se passe déjà et vous savez je ne pense pas que ceux les pays qui en bénéficient comme la Belgique comme l'Italie comme l'Allemagne renoncent d'ailleurs à ce parapluie. Le temps est en quelque sorte une alliance nucléaire avec une sorte de double clé.

Les bombes sont américaines et le vecteur alors actuellement c'est des tornados bientôt ça sera des avions américains des F35 mais les vecteurs sont plutôt des vecteurs allemands enfin en tout cas qui sont opérés par les Allemands ou les Belges ou et ce mais précisément comment est-ce que vous faites le tri entre justement l'OTAN qui est une force protectrice de certains pays on pense notamement à la Pologne qui qui est dans la liste d'ailleurs des pays qui pourraient se joindre à cette dissuasion augmentée que veut le le président de la République Alors, on a l'autant d'un côté et puis on a cette cette dissuasion hybride, j'allais dire que vous craignez, que d'autres craignent également où on se digne de l'entrebaillement de la porte. C'est-à-dire que bah oui, une fois qu'on a le pied dedans, on peut négocier ensuite pour Non, parce qu'on ne participe pas aux opérations de planification nucléaire dans le cadre de l'OTAN. Mais c'est bien pour cela que j'ai pris la précaution de dire parce que j'ai entendu le mot progressivement dans le discours du président de la République et c'est la raison pour laquelle j'ai dis attention à un engrenage qui pourrait euh aboutir à une forme de communautarisation ou ou d'asservissement mais on en est pas là et ce serait très franchement je ne veux pas le dire parce que ce serait un procès d'intention.

Donc je je ne le dis pas, je mets simplement une alerte, je mets simplement en garde. En attendant, on aurait quand même des pays européens qui achètent des F35 plutôt que des rafales et qui profiteraiit d'une façon indirecte de la dissuion française. C'est c'est ce que j'ai indiqué dans une de mes réactions du reste.

C'està-dire que dissuasion avancée pour participer à la protection de l'espace européen. Oui, mais je trouve qu'il y a quand même une condition. C'est une défense européenne avec du matériel euh non pas américain mais européen et si possible français.

Voilà. Et il y a une phrase qui a été retenue sans que les uns ou les autres, je crois une phrase du président de la République, il fasse très attention. Il a dit cette chose juste pour être libre, il faut être craint.

Exactement. Pour être craint, il faut être puissant. Je pense que le problème français aujourd'hui, c'est que la puissance ça n'est pas qu'une affaire militaire, c'est une affaire globale, budgétaire, économique.

Général de Gaulle avait une phrase assez géniale qui permet d'englober, de comprendre, de ramasser le sens de ce que doit être une politique étrangère, une politique internationale. Il avait dit "L'essentiel pour jouer un rôle sur le plan international, c'est d'exister soi-même, en soi-même, chez soi. Un pays un pays qui n'est pas capable de tenir ses comptes est un pays qui n'est pas capable de tenir son rang sur le plan international." Encore un mot, Bruno Retaillot, de la défense française.

Avant de passer aux enjeux de sécurité qui préoccupent nos compatriotes et de pouvoir d'achat. Est-ce que la l'effort budgétaire consenti pour nos armées est suffisant ? Est-ce qu'il faut faire plus ?

L'Allemagne juge insuffisant les efforts de la France en matière de de réarmement. Elle nous appelle même à faire des économies pour pouvoir investir dans notre défense. Est-ce que c'est à la hauteur des enjeux quand on voit ce qui se passe actuellement dans le monde entier ?

Première chose, je reconnais les efforts que le président de la République et ses différents gouvernements ont fait depuis 1900 depuis 2017. Quasiment un doublement sur deux quinquena. C'est suffisamment rare pour le souligner.

ça ne suffit pas. Mais vous voyez bien que quand je disais que la puissance est une affaire globale, vous voyez bien qu'aujourd'hui si on veut dépenser plus, et il faudra dépenser plus, il faudra réhausser dans un monde de plus en plus menaçant. Jusqu'à combien ?

Quel est votre seuil ? Écoutez, de quelques dizaines de milliards d'euros supplémentaires, ce qui est très très lourd et en l'état actuel de notre économie et de nos problèmes budgétaires, ce sera très difficile. Donc il va falloir faire des choix. faudra faire des choix et donc faire des économies.

C'est ce que je proposerai pendant la campagne des présidentielles de façon très concrète. Je mettrai sur la table un certain nombre d'économies. Il faudra, je pense, en 5 ans, faire 120 milliards. 120 milliards d'économies.

Sur quoi ? Sur les dépenses sociales. Sur qu'est-ce que sur quoi ?

Sur passe bien sûr sur une partie dépenses sociales, une partie dépenses de l'État. Mais j'aurai l'occasion d'y revenir. C'est un peu tôt pour le détailler mais je détaillerai très précisément pour que les Français sachent avant à quoi s'attendre.

On avance Taillot, vous êtes sur C News et sur europein dans la France en face ces derniers jours. Plusieurs affaires ont révé l'amplur de la violence juvénile dans notre pays face à ces déchaînements de violence. Vous avez euh vous-même en tant que ministre de l'intérieur euh impuissant à faire changer les choses.

Ce que ce qui m'a le plus marqué qu'au ministre de l'intérieur, c'est l'explosion de la violence des mineurs. J'étais très marqué à tel point que à chaque fois qu'il y avait un crime de sang provoqué par un mineur, je demandais aux gendarmes, aux policiers de me donner le nombre d'antécédents judiciaires et souvent il y avait plus de 30 antécédents judiciaires. Vous vous rendez compte ?

Ça veut dire que en France, on a organisé volontairement l'impunité des mineurs et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle les narcotrafiquants utilisent les mineurs. C'est terrible. C'est une faillite.

Quand vous dites on a organisé, c'est qui on ? ont parce que on a et récemment c'est le Conseil constitutionnel qui nous a interdit de changer de pied pour la justice des mineurs. Il y a une proposition de loi qui a réussi à être votée pour durcir la justice des mineurs et le Conseil constitutionnel l'a censuré en disant quoi ?

En disant que le principe pour les mineurs, ça devait être l'éducation et non pas la sanction. Si vous avez des enfants, je m'adresse aux téléspectateurs. Est-ce que vous pensez que quand on élève ces enfants, on dissocie l'éducation et la sanction ?

Et ça, c'est terrible parce que on enferme dans des parcours de délinquence des jeunes et on leur permet en toute impunité de voler. Ils volent un œuf, un bœuf et cetera. Ils extorquent avec violence et un jour il y a du sang.

Quand il y a du sang, la prison tombe. Mais c'est trop tard. C'est trop tard parce qu'il y a une victime.

Il y a du sang. Et c'est trop tard parce que ce jeune est difficilement redressable. La prison tombe quand la prison tombe, c'est ça aussi, c'est peut-être une question quand la prison tombe et quand il y a un crime.

Si euh quand il y en a une, mais vous savez aussi bien que moi. Ma proposition, absolument ma proposition c'est des courtes peines de prison notamment pour des mineurs dans des établissements qui seront adaptés immédiates dès les premiers délits graves. Il faut sanctionner parce que vous avez des mineurs aujourd'hui.

Maurice Berger, grand pédopsychiatre, l'exprime très bien. Il en a fait un certain nombre de livres qui ont aucune empathie. avec leur semblable, aucune empathie et il faut les retenir dans des lieux fermés.

Vous m'avez pas répondu Bruno Roto. On c'est qui ? C'est la gauche, la droite, c'est tout le monde ensemble.

C'est le dogme, c'est le fait que il y a aujourd'hui une inertie. Alors la gauche, la culture de l'excuse pardon, elle est quand même beaucoup plus. J'ai des choses à reprocher à la droite et la droite a pas toujours bien fait d'ailleurs.

Mais franchement la culture de l'excuse, c'est la gojudiciaire qui l'a porté et c'est la raison pour laquelle dans mes propositions que je ferai et je le dis d'ailleurs au français, si vous pensez qu'un homme politique, parce qu'il y en aura des candidats qui vont venir vers les Français en disant "Moi, je vais changer la politique pénale, et bien si cette personne vous dit "Méfiance, je vais changer la politique pénale sans changer la constitution, il changera rien du tout. Moi ce que je veux c'est que ce soi les Français qui décident de la politique pénale, donc un référendum. Exactement.

Et non pas les juges. Les juges sont importants. Je tiens la séparation des pouvoirs et c'est la raison pour laquelle j'ai critiqué les dérives de l'état de droit et je veux réconcilier l'état de droit.

C'est nécessaire la séparation des pouvoirs avec la démocratie, c'est-à-dire la souveraineté populaire par le référendum, par un changement constitutionnel qui passera par l'article 89 en modifiant plusieurs points de la Constitution. J'y reviendrai d'ailleurs dans quelques semaines où j'aurai l'occasion de détailler et de mettre sur la table très précisément les modifications. Pour renverser la table, il faut tout mettre sur la table.

Bruno Rota ça répond en partie à la question de Karim qui est retraité qui va vous la poser tout de suite sur ces news européens. Karim Kebériez la question. Alors la question c'est qu'est-ce qu'on fait pour améliorer un peu plus la sécurité dans les grandes villes ?

Paris par exemple il y a une dégradation mais je ne vois pas beaucoup d'améliorations dans le dans le bon sens. Alors pour Railler Karim, première chose, je vous réponds cach voter pour des candidats de droite. Il y a une vraie différence entre dans les villes dirigé par la droite ou dirigé par la gauche.

Exemple chiffre à l'appui sur les 10 villes qui sont les moins sûres de France, neuf sont gouvernés par la gauche. 9/ 10 les moins sûrs de France gouvernés par la gauche. Première chose Karim voter notamment à Paris en jour des municipales le conseil de Bruno Rotaou exactement et en l'occurrence pouradati.

Deuxème élément, c'est fondamental. Je propose dans des villes, des grandes villes qui sont des villes où le narcotrafic, la criminalité organisé cette enquisté, je propose de créer un état d'urgence spécifique qui permettra de contrôler des quartiers, qui permettra justement de façon quasiment automatique de contrôler les entrées, les sorties de ces quartiers. un nouveau régime qui permettra de faciliter les saisies, les réquisitions et cetera pour verrouiller les quartiers et pour en reprendre possession.

Et s'il faut faire entrer des blindés de la gendarmerie, nous ferons rentrer des blindés évidemment type Sentor dans ces quartiers qui sont des quartiers des zones quasiment de non droit. Vous dites que les policiers ne vont plus dans ces zones Brunoch dès qu'ils s'en retirent. Si je vais vous dire mon bonheur franchement au mystère de l'intérieur, j'ai connu le pire c'est la noirceur de l'âme humaine mais mais le meilleur c'est et je l'ai félicite encore j'ai toujours été très ému, c'est le courage des policiers, des gendarmes, des sapeurs pompiers et le sens de l'état notamment du corps préfectoral.

Mais mais c'est pas eux le problème. H le problème c'est il nous faut une volonté et il faudra bien sûr changer la politique en matière de justice. Là aussi, je l'ai dit il y a quelques instants, la volonté, ça passe aussi par les parents. 80 % des Français estiment que les parents sont responsables des graves faits commis par leurs enfants mineurs.

Est-ce qu'il faut renforcer la responsabilité parentale ? Et c'est oui. Comment ?

Bien sûr, parce qu'il y a certains maires qui disent bah par exemple, il faut supprimer les allocations familiales. Absolument. Il y a déjà un article du code pénal, l'article 1267, je crois euh 1207 qui est très précis et qui en cas de défaillance des parents permet de se retourner contre les parents.

Je pense que ça n'est pas suffisant et je pense qu'il faudra supprimer les allocations de parents qui sont défaillants. Encore une fois, ministre de l'intérieur, j'ai observé, on m'a rapporté des cas d'enfants très jeunes de 10 ans, de 11 ans qui traînaient dans les rues après minuit. Mais c'est criminel de la part des parents.

Laisser ces enfants en pleine nuit dans la rue, c'est les livrer à tous les trafics. Donc, on doit responsabiliser les parents. Une allocation, c'est l'impôt des Français.

C'est pas indu derrière. Il y a des devoirs. Moi ce que je veux instituer demain, c'est une société où il y a bien sûr des droits mais où il y a une justice.

C'est-à-dire il y a des devoirs. L'un peut pas aller sans l'autre. Non.

Bruno Retaillo, un mot vous affichez votre fermeté en matière de sécurité mais aussi d'immigration. Les derniers chiffres publiés par la place Beauaveau, le ministère de l'intérieur révèlent l'explosion de l'immigration avec une augmentation de 11,2 % des titres de séjour en 2025. Est-ce que vous ce n'est pas votre bilan en mat ?

Écoutez, mon mon bilan est très simple. Les leviers que j'avais, je les ai utilisé et ça a été efficace. Moins de naturalisation puisque je suis revenu à la notion d'assimilation parce que la droite même la droite n'ait même plus parler d'assimilation.

Deuxième chose record européen maintenant c'est pas assez mais on est le premier pays d'Européens pour les éloignements. Euh notamment les interpellations des étrangers en situation irrégulières la régularisation des sans papiers qui a baissé les problèm les titres de premier séjour ont explosé. Voilà, le problème c'est que le ministre de l'intérieur est responsable des sorties mais responsable des entrées.

Et bien c'est le qu d'ors autant dire que pour le qu d'ors plus il y a d'entrée mieux ça vaut parce que c'est le rayonnement de la France. C'est une drôle de conception mais c'est la conception du quai. Et bien moi je pense que qu' soit de gauche ou de droite le quai voulait dire c'est une conception euh fondamentale conception c'est un réflexe.

C'est un réflexe bien sûr. Oui parce que en France il y a eu un dogme. L'immigration est nécessairement une chance et moi j'ai choqué la bienpensance en disant que non l'immigration ça n'est plus une chance dans les conditionsourd' pas le premier.

Il y a eu il y a eu sous le quinqu Nicolas Sarkozy Bris Ortefeu aussi qui avait les mêmes Bris a fait un Brisortfeu a fait un très très bon travail mais c'est la première fois que publiquement un ministre de l'intérieur a déclaré que l'immigration n'était pas une chance on a pas besoin d'immigration en France si bien sûr mais à condition qu'on on on la choisisse et qu'on la maîtrise. Or on ne maîtrise plus rien. Pourquoi ?

Parce que d'abord il y a l'appel d'air. On a un système social qui est trop généreux. Tous les autres pays européens sont en train de durir leur législation et nous on a encore l'aide médicale d'État.

Vous rendez compte que l'aide médicale d'État rembourse les clandestin à 100 % alors qu'il y a des Français qui cotisent et qui vont être remboursés, je pense les soins dentaires à 50 à 60 %. Mais c'est une honte, c'est une injustice. Un appel d'air d'un côté, le problème de la non maîtrise des entrées par le ministère de l'intérieur et puis il faut tout changer.

Là encore, pardon, conseil constitutionnel qui avait sur la loi migration, c'est des amendements en plus que j'avais fait voter pour une grande partie, une trentaine au Sénat qui est qui visait justement à avoir une plus grande fermeté migratoire. Et tous ces amendements ont été totalement censurés. Au nom de quoi ?

Du droit. Tu parles d'une idéologie. Soyons clair et je le suis clair même si je choque et donc il faudra là aussi un référendum comme pour la justice pénale sans référendum vous n'aurez pas de reprise en main de l'immigration.

On s le président des référendum Bruno Ron. Oui, voyez, parce que je suis démocrate et très franchement, je pense que le malaise démocratique aujourd'hui, c'est d'abord parce que les gens voient qu'il y a des élections, des alternances, mais que les politiques ne changent pas, qu'il y a une sorte d'impuissance comme si le pouvoir n'avait plus le pouvoir. Mais oui, parce que le pouvoir est ligoté, c'est ce que j'ai appelé l'impossibilisme par plein de jurisprudence.

Il faut des juges bien sûr, mais les juges aujourd'hui invent au-delà des textes. Et ce que je veux moi précisément, c'est que ce soit pas les juges qui décident du principal, c'est que ce soit les gens parce qu'on est en démocratie. Bruno Rotaillot, il est 21h39 sur ses news et sur europein.

Euh le deuxème alors il y a deux euh postes principaux dans la tête des Français, c'est la sécurité, on vient d'en parler, et le pouvoir d'achat. Écoutez Fatouata qui est fonctionnaire qui a une question pour vous. Bonjour monsieur Rata.

Je m'appelle Fatou Mat Dialog. Je travaille dans la fonction publique. Je voudrais savoir si vous êtes élu en 2027, qu'allez-vous faire pour la classe euh pour le pouvoir d'achat des classe moyennes ?

Réponse de Bruno Rota sur ce réponse à Fatou Mata, euh elle a parfaitement raison. Je démontrerai pendant la campagne présidentielle que la classe moyenne en France a été la variable d'ajustement de toutes les politiques, de la politique familiale à toutes les politiques, y compris pour le logement, y compris pour le logement social. Je le démontrerai.

Donc il faut changer totalement et moi je veux bâtir un nouveau modèle social. Qu'est-ce que vous proposez ? Mon modèle, mon modèle social justement ce sera de faire en sorte que on donne plus à ceux qui travaillent et moins à ceux qui profitent.

Travail gagnant concrètement travail gagnant. Très concrètement travailler plus pour gagner plus c'est travail. Très concrètement, je proposerai euh plus d'un 13e mois 13 entre 13 et 14 mois pour ceux qui travaillent un peu plus 2 heures de plus par semaine.

J'effacerai les cotisations sociales pour l'employé et y compris pour l'employeur. Pour l'employeur, ça fera un gain de compétitivité. de pratiquement 1/3, c'est énorme.

Hm parce qu'il peut pas y avoir de progrès social sans compétitivité. Donc 13 mois et demi à condition de travail un peu plus. Par contre, je serai intransigent vis-à-vis de l'assistana, c'est-à-dire je ferai un écrêtement à 70 %.

Je fais un compte social. Dans ce compte social unique, je mettrai compte social unique. C'est pas du tout ce que propose monsieur Farandou.

Je démontrerai que c'est une mauvaise idée. Il s'y prends mal. Et bien dans un compte social, je mettrai toutes les aides sociales de l'État, des collectivités, par exemple de la CAF, des caisses et j'écrêterai, c'est-à-dire je plafonnerai à 70 % du SMIG pour m'assurer qu'il y ait un écart d'au moins 30 % entre le revenu de l'assistance, de la solidarité et le revenu du travail.

Je veux vraiment être le protecteur de la France des travailleurs et pas de la France des profiteurs. Et pour le RSA, vous voulez imposer 15 heures de travail hebdomadaire, c'est ça ? Absolument.

Euh je je ferai mieux que cela. Je veux là aussi créer un revenu d'incitation à l'activité où je fusionnerai un certain nombre d'aides actuellement, notamment la prime d'activité, le RSA et puis la SS. Et en les fusionnant, je montrerai que en reprenant ne serait-ce que un mi-temp ne serait-ce qu'un mi-temps, on gagnera sur un salaire moyen 400 € de plus par mois.

C'est énorme. Avantager le travail, désavantager l'assistana. Ça sera ma ligne de conduite notamment pour la classe moyenne, celle que j'ai appelé la France des honnêtes de gens, celle qu'on a marre de travailler, de de payer des impôts, de cotiser euh pour que d'autres à condition que les gens qui sont au RSA trouvent des emplois aussi et puissent euh effectuer que ce soit des emplois compatibles parce qu'il faut pas non plus faire bien sûr mais justement il va falloir libérer l'économie, on en reparlera mais parlons-en maintenant et qu'est-ce que par exemple les 35 heur vous cassez sort des 35 des Je sors des 35 he absolument.

Je sors des 35 heures. Et quand je vous parlais des par exemple de l'effacement des cotisations, il y aura plus de cotisation. Un par exemple quelqu'un travaille, il est maçon et cetera.

À partir de la 36e heure, ce sera zéro cotisation. Zéro cotisation pour le salarié, défiscalisation pour l'impôt sur le revenu, zéro cotisation pour son employeur. Donc c'est gagnant gagnant.

Souvent on oppose le pouvoir d'achat et la compétitivité. Là, je ferai plus de compétitivité pour l'entreprise et plus de pouvoir d'achat pour le travailleur. Bruno Rotaillot, évoquons les municipales que c'est vraiment l'échéance qui qui nous attend.

Quelle stratégie pour les Républicains ? Est-ce que vous allez passer des alliances avec d'autres parties de droite ? Je pense à l'UDR et au RN pour faire barrache à la gauche et àfi.

On va peut-être déjà écouter la question de Odil qui est retraité par rapport à LFI et puis je vous passerai une question sur votre stratégie. Bonjour monsieur Retaillot, je m'appelle Audine, j'ai 78 ans. On me demande de vous poser une question, j'en aurai sans doute plusieurs à certain nombre.

J'ai beaucoup de respect pour vous, mais j'aimerais que vous nous donniez une position claire. Quelle serait votre position sur notamment le parti LFI ? Et pensez-vous autant de mal du RN que de LFI, vous voyez ?

Et que comptez faire contre ce parti ? Alors Roota et les filles pour moi c'est le pire. J'ai connu Jean-Luc Mélenchon quand il siit au Sénat.

J'ai connu un républicain cultivé, un républicain sourcilleux, vêtilleux et il est désormais euh devenu euh le parrain si j'ose dire des plus antirépublicains et les plus les plus forcés. Elle est fill pour moi, c'est le pire. C'est un parti qui propage l'antisémitisme.

On l'a vu encore dans la bouche de monsieurchon il y a il y a quelques jours, qui pactise avec les islamismes, qui justifie la violence. Regardez ce qui s'est passé à Lyon. Un député euh qui a fondé la jeune garde qui est un député LFiste et ce recours à la violence à la justification.

Donc non, je ne mets pas sur le même plan LI et le Rassemblement national. Le Rassemblement national est pour moi un adversaire. Je pense qu'il porte un projet qui n'est pas sérieux.

Euh, ce sont, si j'ose dire, des démagogues, ils promettent la Lune au Français. Mais si on veut demain que la France se relève, c'est certainement pas par la Sisterna. Madame Le Pen, par exemple, avait refusé de voter les 15 heures de contrepartie du RSA.

Donc, ils sont socialistes dans leur tête. Ils ont voté 34 milliards d'euros d'impôts de plus en espace de 24 heures au dernier budget. Donc, c'est pas comme ça qu'on va relever la France.

Mais Lfi, pardon, c'est le pire des pires. Mais ça veut dire que est-ce que il y aura des possibles alliances avec le R ou l'R dans des cas difficiles où il aura pas il n d'abord d'abord je vais vous dire sur le plan local nous sommes la première force au niveau territorial donc la grande majorité des seconds tours se fera en notre présence en notre minorité donc vous vous maintiendrez dans tous les cas et on se maintiendra partout où on le pourra ça c'est clair pour moi parce que il y a d'autres élections avec les intercommunalités, les métropoles et ce sont des élections très importantes parce que souvent les finances publiques sont dans ces intercommunalités, dans ces métropoles et autres, mais nous donnerons la liberté bien entendu. Ça sera bien entendu hors de question de faire élire un éléfiste.

Ce que je veux simplement dire mais par rapport à la candidate de gauche. Oui, mais justement Paris la gauche, je viens de dire, écoutez-moi bien, je viens de dire que le pire c'est les filles, mais pardon, la gauche écologiste ou socialiste, ou par devant, elle dit pas d'accord mais par derrière elle fait des accords. J'ai lu le communiqué du Parti socialiste il y a 24 heures pour le second tour, pardon.

Au premier tour, il y a plus de 60 accords h entre LFI et le Parti socialiste. Les écolos, c'est pire. plus de 80 accords au premier tour.

Qu'est-ce que vous leur dites ce soir justement ? Je dire c'est une honte que quelque part ils se comportent comme des complices et comme des tartufes. C'est une bande de tartufes puisque ils disent facialement non on les condamne, on condamne la violence et on demande à nos candidats des condamnés et de l'autre côté il justifie des accords.

Bruno Rota ils seront dès le premier tour ils seront se regrouper. La gauche c'est se regrouper quand la droite est systématiquement divisée. Regardez à Paris trois candidatures qui risquent d'enrayer celle de Rachid Adati.

Écoutez, je dis au Parisiens, je je je ne cesse que de le dire. C'est-à-dire que toute voix portée sur madame Knafo ou monsieur Bournael sera des voix, ce seront des voix utiles à monsieur Grégoire à la gauche. H voilà.

Et si on veut tourner parce qu'on a un moment historique, c'est une opportunité incroyable de tourner un quart de siècle de la gauche municipale à Paris, et bien il faut voter dès le premier tour pour Rachidati et certainement pas pour madame Claf ou pour monsieur Bournael. Emmanuel Grégoire est notre invité demain matin sur ces news qu'est-ce que vous lui dites ? Engagez-vous à ne pas faire alliance avec les filles.

Il va vous dire je ne fais pas alliance mais les se reporteront. Bien sûr, mais je je serai demain dans une commune et je montrerai que dans cette commune déjà, il y a une alliance de la gauche avec les filles dès le premier tour et je montrerai demain d'ailleurs une carte de France et sur cette carte de France, je mettrai des points rouges partout où dès le premier tour, on a déjà un accord de la honte entre LFI et les autres partis de gauche. Est-ce que ça veut dire que euh les dernières outrances de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur le le nom de Jeffre Epstein, n'arrêtent pas ses alliances ?

Ou monsieur Gluxman ou monsieur Gluxman ? Vous vous imaginez, il y a en France Marine Tondelier par exemple a tweeté ça suffit et je crois que vous avez retweeté derrière en disant ça suffit de dire ça suffit, il faut faire autre chose. Exactement.

Il y a en France une indulgence, voyez, dès qu'on est d'extrême gauche, on passe tout, on passe tout et eux du coup se permettent tout et la gauche est en train de se rendre complice. Alors encore une fois, on fait des bureaux politiques, on proteste, on s'indigne mais en réalité dès qu'il s'agit des accords électoralistes, de son petit pécule de voie, alors là on oublie la morale. Donc qu'est-ce que vous dites à Jordane Bardella qui appelle adresser un cordon sanitaire autour de la France insoumise ?

Vous lui dites "Bah non, il y aura pas de cordon sanitaire." Ah ben je dis bien sûr que si, bien sûr que si. Il faut faire barrage.

Je l'avais déjà dit, il faut faire barrage. Il faut faire barrage à LFI et nos électeurs nous leur donnerons ensuite une consigne de liberté. Voilà, ils sont grands.

Voilà et en plus nos concitoyens ne supportent plus et ne suivent plus les consignes. Donc ils seront libres. Mais moi je leur dirai le pire, je le dis ce soir, je le répète, je l'ai déjà dit par ailleurs, barrage à elle fille.

C'est une évidence pour moi. Allez, on va avancer. Peut-être on parle de la primaire.

Oui. Vous voulez Est-ce que vous voulez vous imposer comme le candidat naturel de la droite Bruno Rotaillot et est-ce que c'est pour cela que vous avez très très tôt déclaré votre candidature pour 2027 ? J'ai déclaré ma candidature très tôt.

Je pense que j'ai eu raison. Les derniers sondages le le montrent. Il y a trois sondages qui qui viennent de par C'est une bonne idée puisque c'est la mienne.

C'est ce que ce que vous dites. Bah non. Non, parce que j'aurais pu être démenti d'ailleurs pour les sondages parce que c'est une épreuve de vérité.

Simplement, moi, j'ai voulu euh euh sortir euh pour exprimer une voix différente. Je vais mettre sur la table encore une fois un nouveau projet, une nouvelle offre politique avec un projet de liberté pour la prospérité, d'ordre intransigent pour l'immigration, pour notamment la justice, mais aussi une fierté française parce que il y a le niveau de vie, le pouvoir d'achat, mais il a les modes de vie. Et je pense qu'on ne peut pas demander à un peuple de relever des défis si ce peuple ne croit pas en lui-même, s'il est pas fier de lui-même.

Et je pense que le sport national en France, c'est l'autodénigrement. Voyez, c'est le fait que de dire "Mais la France, on veut bien qu'elle soit estimable mais avant, elle doit se reconnaître coupable." Et bien moi, j'en ai marre et je serai le candidat qui voudra défendre précisément nos par exemple nos coutumes, notre civilisation, notre culture, notre mode de vie et notamment à l'école.

La transmission pour moi c'est fondamental. Je veux demain donner aux jeunes français une France à aimer à travers une école véritablement républicaine. Vous savez que le plus grand échec de ces 30 dernières années, c'est qu'aujourd'hui l'école dite dite républicaine dite républicaine, c'est devenue une machine à fabriquer des inégalités puisque le résultat des élèves dépend en fait de la position sociale des parents.

C'est terrible. Moi, je veux que chaque enfant puisse réussir grâce à son effort, à son mérite. Donc, on va revenir aux fondamentaux et il faudra reformer des professeur.

C'est difficile aujourd'hui d'enseigner et on les recrute pas parce que ils ne veulent pas euh évidemment postuler et on les paye très mal. Une question de Jérôme qui vous parle de la présidentielle. Bonjour monsieur Rotau, je suis Jérôme, j'ai 64 ans.

J'ai une question. Est-ce que vous pensez que vous arriverez à fédérer le Front de la droite pour les élections présidentielles ? Voilà.

Et on sait qu'il y a beaucoup de candidatures à droite notamment David Lisnard, la vôtre. Je vais répondre je vais répondre à Jérôme. Jérôme a raison parce que bien souvent dans l'histoire le pire ennemi de la droite, ça a été la droite elle-même.

Moi, je vais pas m'adresser au chapeau à plume, peu m'importe, je vais m'adresser aux français et pas seulement aux français de droite. Ce qui m'importe, c'est précisément de porter un projet qui sera nouveau. Je viens de le dire, on va renverser la table.

Moi l'analyse que je fais c'est que le pays est en train de décliner et les Français sont en train de s'appauvrir et on n'y arrivera pas si on n'assume pas une rupture. J'assumerai cette rupture mais je suis sûr qu'il existe dans le pays. Là encore, j'en reviens à ce que j'avais appelé la France des honets, ce que j'appelle une majorité nationale, une majorité de françaises et de Français qui en ont marre.

Et je dirai la vérité et je pense là aussi que je convaincrai une des choses qui m'avait le plus étonné au ministère de l'intérieur, c'est que j'avais mis sur la table souvent, j'avais fait des propositions qui décoiffaient et qui ont créé des polémiques. Bon euh et ben malgré tout dans les enquêtes d'opinion à chaque fois bien sûr j'avais une grande majorité 75 80 % des lecteurs de droite qui me soutenaient mais j'avais souvent une majorité d'électeurs de gauche qui me soutenaient. Donc la majorité nationale au sens goien du terme, elle existe et c'est celle-ci que moi je je veux si j'ose dire rassembler. rassembler encore une fois avec des nouveaux projets, des projets qui vont là aussi euh peut-être parfois choquer mais qui ne choqueront pas cette France, cette majorité silencieuse.

Il en a marre de dire qu'on vivra mieux en travaillant moins. Ça c'est des mensonges. On a raconté, la gauche a raconté aux Français des boniments, des bonniments pendant des décennies et c'est comme ça que la France est en train de s'appauvrir.

Bruno Rotaillot, vous êtes pas le seul à vouloir renverser la table. Il y en a un qui s'appelle Jordan Bardella qui lui aussi a envie de renverser la table. Quand on regarde les derniers sondages avec les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, ce sondage ifop d'aujourd'hui, Jordan Bardella dans l'hypothèse, vous êtes le candidat du socle commun, Jordan Bardella est à 38 %, vous êtes à 17 %.

C'est c'est quand même un écart structurel, j'allais dire. Bien sûr, c'est un écart important. Simplement, moi ce que ce que je veux dire, c'est que je crois pas un seul instant que les projets du Rassemblement national relèveront la France.

Vous savez, ils se sont opposés justement parce que ils veulent l'assist. Ils ont une partie de leur électorat, une grande partie qui vient de la gauche communiste d'ailleurs en refusant les 15 heures de contrepartie au RSA, en refusant la réforme de l'assurance chômage, en refusant la réforme des retraites. Ça vous l'avez dit, Bruno Rota mais vous avez dit aussi que les électeurs sont grands et en attendant quand on regarde les intentions de vote, c'est quand même criant.

Il y aurait deux ou trois points d'écart, je veux bien mais là on est à 20 points d'écart. Oui, d'accord. D'accord.

Mais on verra, on verra avec une campagne électorale. On verra parce que je porterai moi euh là aussi un langage de vérité. Ça pourra déplaire parfois, mais je pense pas qu'encore une fois en promettant la lune au français on on puisse parvenir.

Je pense promettre la lune. Bah bien sûr, pas faire d'effort par exemple ne ne pas faire d'effort ni sur les retraites. Vous pensez que les Français sont capables aujourd'hui euh d'accepter un langage qui les trompe ?

Quand je suis né, il y avait quatre cotisants. Hm. pour un retraité.

Demain, il y aura seulement un cotisant pour un retraité. Croyez que sans effort, on va pouvoir servir de bonnes retraites ? Ça veut dire une politique d'austérité.

Non, ça veut c'est l'inverse puisque vous voyez j'ai mis là encore je vous ai fait des propositions avec un 13e voire même un 14e mois de façon intelligente. Donc pour ceux qui travaillent pour ceux qui mais par le travail, je suis désolé je encore une fois je protégerai et j'essaierai de bâtir un modèle social en avantageant ceux qui travaillent et pas ceux qui profitent. Bruno Rotaillot, euh est-ce que en refusant cette idée de primaire qui pourrait déterminer tous ces candidats qui euh vont émerger dans les prochains mois dans ce qu'on appelle le bloc central qui n'est pas très joli, mais vous ne mettez pas en scène finalement l'affrontement Eren et les filles au second tour de la présidentielle ?

Ah mais moi je ne me reconnais pas dans le bloc central, pardon. Moi je n'appartiens pas au bloc central. Non mais il y aura pas de problèm J'ai quitté le gouvernement.

Pardon ? le gouvernement euh tout simplement parce que j'ai vu que le premier ministre s'apprêtait à faire une politique de gauche, ce qu'il a fait d'ailleurs puisque le vice-premier ministre c'était monsieur Olivier Fort, on l'a vu dans le cadre du des deux budgets d'ailleurs de la sécurité sociale et du budget de de l'État. Donc non, les choses sont pour moi très claires.

Je trace route, je vais faire une politique original. Parlez pas vos concurrents. Non mais ni monsieur Vokier, ni monsieur Nissnard, ni monsieur Bertr.

Mais je parle au français, je parle au français. Je parle au français et on verra bien euh si le projet que je vais porter porte ou non justement. Et et la rupture que j'appelle, ce sera une rupture dans tous les domaines.

Dans tous les domaines à à commencer dans le domaine démocratique comme je le disais tout à l'heure, que le pouvoir revienne au peuple puisse revenir au peuple. Je gouvernerez avec le peuple, certainement pas sans le peuple ou contre le peuple pour le pareil sur la prospérité. Jamais je ne dirai au français pas de problème, demain on rasera gratis.

Je leur dirai on va essayer de travailler un peu plus. Un peu plus c'est une ou deux heures par semaine et vous aurez un 13e mois à la fin de l'année. C'est intéressant.

C'est pas du sang et des larmes. Aujourd'hui, c'est du sang et des larmes puisque aujourd'hui, il y a quelques semaines, on a vu que le niveau de vie des Français s'était effondré et que désormais on était inférieur à la moyenne du niveau de vie européen. C'est terrible.

Mais les Français le savent parfaitement. une école qui ne fonctionne plus, euh une santé qui est à la peine, l'hôpital, euh une justice là aussi euh qui souvent est une justice qui excuse beaucoup trop et qui ne sanctionne pas suffisamment. C'est ce qu'on a dit.

Bon, vous restez avec nous. On salue les auditeurs d'Européens qui rejoignent tout de suite Maëi. Nous, il nous reste encore une question à vous poser.

Elle porte notamment sur la loi dite sur la fin de vie et sur l'aide à mourir qui a été votée par l'Assemblée nationale. Le texte va revenir devant le Sénat mais il semblerait que l'affaire soit conclue. Est-ce que vous êtes découragé ?

On sait que vous êtes fortement opposé à cette aide à mourir. Non non, je ne suis pas découragé parce que il y a 2 ans, on a on nous avait dit que les trois/4 de l'Assemblée nationale du Parlement voteraient ce texte. En fait plus les moins s'écoulent, moins il y a justement de de supporteurs.

En tout cas, la dernière le dernier vote, c'est 53 % des députés. Vous voyez, moi je pense que le scandale, le vrai scandale auquel on ne s'attaque pas suffisamment, c'est qu'on n'est pas égau devant la mort puisque en fonction de votre département, vous aurez oui ou non pratiquement la moitié de ceux qui meurent n'ont pas justement accès aux soins palf sur les soins palliatifs a été oui mais elle était votée à l'unanimité mais derrière pour l'instant il y a peu de moyens, il y a pas assez de moyens. On sait qu'il faudra des années pour combler justement ce faosset d'inégalité.

Et moi ce que je crains ce que je crains par-dessus tout c'est que demain la logique financière avec un système de santé quitte à la peine finalement entre deux choix collectifs. Le choix des soins palliatifs les tiens, c'est des centaines de millions d'euros parce que c'est beaucoup de moyens et le choix d'une petite pilule qui coûte rien du tout. Donc ça sera un choix économique.

Je crains qu'il y ait une pression et je crains que cette pression elle soit pas seulement financière, économique, je crains qu'elle soit aussi psychologique et qu'elle concerne chacun d'entre nous. Parce qu'au crépuscule de notre vie, souvent beaucoup de gens se diront "Est-ce que je suis devenu un fardeau ? Est-ce que je dois pas débarrasser le plancher et les victimes seront les plus pauvres puisque c'est ceux qui ont pas les moyens de comm comme ce qui se passe au Canada comme les études l'ont montré au Canada comme les études c'est c'est souvent les les plus modestes mais ce qui est terrible c'est que là encore on va couper les derniers liens je pense que la fin de vie c'est un moment important qu'il faut vivre dans un lien et je crains que cette question si jamais il y a l'euthanasie le suissi assisté que chacun devra se poser suis-je devenu un fardeau pour la société suis-je un fardeau une charge pour les miens, c'est une question insupportable et malheureusement ce texte aboutira à cette question qui est une question dramatique et par ailleurs, on voit bien, on l'a vu d'ailleurs y compris dans les débats parlementaires, on croit mettre des gardes fous mais en fait les uns après les autres ces digla tombent.

Une porte pour reprendre votre expression tout à l'heure, une porte entrebaillée finit grande ouverte. Merci beaucoup Bruno.