Sur la situation économique et les finances publiques
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Édouard Philippe on a parlé de la puissance en terme militaire politique démographique parlons de la puissance économique c'est l'état très mauvais des finances publiques très mauvais vous va comme qualificatif c'est peu réjouissant oui c'est vrai ouais déficit public 5 et5i % du produit intérieur brut on attendait 4,9 % une erreur de 20 milliards est-ce que vous entendez que ça donne concitoyen par rapport à votre majorité un sentiment de légèreté je crois pas qu'il s'agisse de légèreté je pense qu'il s'agit d'un vrai problème et qu'il faut le prendre au sérieux et que c'est très difficile de le faire prendre au sérieux en France parfois par certains Français et parfois par certains responsables politiques parce que ça fait tellement longtemps qu'on dit que c'est un sujet et que ça se traduit pas véritablement par des manifestations si net que il y a beaucoup de gens qui pensent que bon écoutez ça va la dette ça fait longtemps qu'on oublit en fait la France arrive à emprunter facilement et donc il y a énormément de responsab est-ce que ce que pense est-ce que c'est ce que pense une partie de l'état profond c'est ce qui se dégage de ce qu'on observe pardon c'est pas une association de bouliste c'est quand même la 7e puissance économique de l'univers et pas de budget rectificatif on dit Oh oups 20 milliards bon on sait on va faire des économies 10 milliards on sait pas très bien où tout ça paraît quand même comme vous le dites un petit côté on s'en fout non je pense qu'il y a des gens qui ne prennent pas suffisamment ce problème au sérieux qui ça y compris dans l'état y compris à la tête de l'État pas je sais pas si non je crois pas à la tête de l'État je peux pas l'espérer je je le crois pas mais mais mais mais mais je pense que oui il y a un certain nombre de gens dans cette majorité dans les autres dans les oppositions aussi qui lorsqu'ils sont dans l'opposition aiment à faire croire que c'est un sujet sérieux puis lorsqu'il passent aux manettes finalement ils vont carrément est-ce que ça voudra dire pardon avoir le courage de dire clairement qu'en particulier dans la les finances publiques qui sont parmi les plus dégradé d'Europe la France a 58 % du PIB dépenses publiques les plus élevé de la zone euro il faudra faire des coupes clair ou sombre je pense qu'il faudra d'abord comprendre que si on ne fait pas rapidement des choses qui permettent de remettre dans de l'ordre dans nos finances publiques nous nous fragilisons c'est-à-dire que nous sommes à la mercie de gens qui ne sont pas nous qui ne nous veulent pas forcément du bien et et dont nous serons les débiteurs expliz là bien c'està-dire qui exactement c'est-à-dire que quand vous n'êtes pas maître chez vous vous êtes forcément le valet de quelqu'un les gens qui achètent de la dette française bien sûr et moi j'ai aucune envie d'être le valallet de qui que ce soit je considère que la France c'est un grand pays un pays souverain et un pays souverain ça met de l'ordre dans ses finances publiques un danger pardon les fonds américains traditionnel vous savez cette cette tendance entre dépensons finalement on on trouvera toujours une façon de et puis faisons attention c'est un vieux débat dans la politique française c'est un vieux débat dans l'histoire française moi je suis obsédé par l'idée que si nous ne sommes pas plus forts alors nous aurons des problèmes plus fort militairement plus fort économiquement et donc plus souverain et plus souverain ça veut dire mieux à même de gérer notre argent et de ne pas nous placer dans une situation de faiblesse est-ce que ça veut dire aller aller plus vite dans la mise en ordre je vous donne un exemple comptable monsieur rochbin c'est pas du tout c'est pas du tout une obsession de comptable c'est même pas en vérité c'est pas une obsession technocrate technocrate ils peuvent continuer à faire tourner la machine y compris avec de la dette c'est une obsession de quelqu'un qui considère que la France si elle veut rester elle-même si elle veut continuer à compter si elle veut continuer à préparer à ses enfants et à ceux qui viendront après un avenir serein doit être forte la charge de la dette 72 milliards en 2027 si vous êtes élu président de la République en 2027 ce sera pas loin du budget de l'éducation quoi je c auudessus de 80 en réalité on passera avant en 2027 he si ça paraît inoui est-ce que ça veut dire qu'il y a urgence à nettoyer les choses avant maintenant plus vite oui et alors le problème c'est que une fois qu'on a dit ça il faut dire comment euh ma conviction pendant longtemps j'ai pensé je vais vous dire puisqueaprès tout vous m'avez dit tout à l'heure qu'il arrivait qu'onon change d'idée pendant longtemps j'ai pensé que si si pendant 10 ans on réussissait à avoir une politique solide sérieuse qui considère qu'on augmente pas plus vite la dépense publique que la richesse nationale que on sert les boulon là où il faut les serrer on obtiendrait un un une remise à niveau ou en tout cas une amélioration sensible de la situation je crois plus ça je ne crois plus ça je considère que c'est tellement difficile d'avoir une forme de constance dans l'effort dans notre pays que si on veut apporter une réponse et une réponse efficace et crédible à ce sujet il faudra réorganiser assez profondément dépend entier de l'action publique donc de la dépense et et et ça c'est c'est pas exactement simple à faire mais je ne crois pas que le rabot nous permettra d'obtenir les résultats qu' ça donc on ne peut pas économiser partout de façon linéaire ça veut dire quoi notamment dans la sécurité sociale dans la santé aujourd'hi l'assurance chômage don aujourd'hui le premier poste de la dépense publique de très loin ce sont les dépenses sociales qui peut dire en France que elles ne serait pas importantes elles sont considérables en matière de santé et à juste titre elles sont considérables en matière de retraite et à juste titre donc il faudra les diminuer donc il faudra se débrouiller pour faire en sorte qu'en travaillant plus on puisse mieux les financer et pas par de la dette vous savez la question c'est c'est on peut l'apprendre au niveau individuel de qu'est-ce qu'on préfère qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on aime pour son confort si on apprend au niveau collectif si on parle au pays et si on dit au pays nous ne resterons pas aussi prospère nous ne resterons pas ce que nous voulons être si nous ne créons pas plus de richesse et si nous ne sommes pas plus sérieux avec nous-mêmes hdouard Philippe on dit ça on dit ça et on fait le contraire ce qui s'est passé à la SNCF ça vous a choqué franchement ça m'a pas échappé ouis le fait que la SNCF il y a un accord général de la société la SNCF fait bénéficier ses employés d'un régime de retraite plus favorable que tant d'autres employés qui pourront partir 9 à 18 mois plusut tôt en concant une part de la rémunération vous dites ça m'a pas échappé que ça choquer ça ne me choquerait pas si la SNCF n'avait pas besoin d'argent public pour vivre plus exactement si elle si elle n'avait pas besoin qu' intervalle régulier l'état vient de récupérer notamment une partie de sa datte il se trouve que quand j'étais Premier ministre pour permettre à la SNCF de se développer j'ai dit on va reprendre une partie partie sans de sa dette reprendre une partie de sa dette c'est pas c'est pas la rayer c'est dire au français vous allez payer aujourd'hui demain et vos enfants une dette supplémentaire parce que on veut permettre à la SNCF de se développer est-ce que c'est une erreur de laisser faire ça en tout cas c'est c'est quelque chose qui m'a paru très surprenant et dont j'aurais préféré que cela n'arrive pas ça ça je vous le confirme après peut-être que le gouvernement j'ai vu d'ailleurs que le gouvernement c'est oui c'est parce que fait monsieur Maon surprenant surprenant dans votre vocabulaire ça veut dire vous d'accord vous dire je vais vous dire il y a plein de gens qui pens que pour exister à la télévision faut dire des trucs hyper dur avec des termes scandaleux tout ça moi je crois pas pour une raison simple c'est que j'ai été Premier ministre et je sais combien le décalage entre le souhaitable et le possible est important et cette expérience là je vais pas l'oublier donc c'est assez facile quand on est sur un plateau de dire il a faucon quand on n jamais exercé les responsabilités c'est incroyablement facile et quand on les a exercé c'est incroyablement reposant très bien mais je vais pas faire ça
Édouard Philippe