Face-à-Face : Bruno Retailleau - 18/12
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Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Bruno Retailleau
Bonjour Apolline de Malherbe
Merci d'être dans ce studio au milieu d'un certain nombre de réunions Un véritable marathon pour tenter de trouver un accord sur la loi immigration Double raison pour vous recevoir ce matin D'abord parce que vous siégez personnellement à la commission mixte paritaire Vous êtes le chef des sénateurs LR Et c'est leur version qui constitue la base des négociations Et puis vous étiez hier soir pour cette ultime réunion à Matignon Qu'est-ce que ça a donné ? Est-ce qu'il y a accord ?
Non on ne peut pas dire qu'il y a accord Parce que hier nous ne sommes pas parvenus à avoir des rédactions concrètes Avec des mots, des phrases qui nous conviennent sur des points essentiels Et j'ai reçu cette nuit à nouveau des rédactions Qui prennent en compte un certain nombre de points Mais qui ne sont pas complètement satisfaisantes Pour peu que j'ai pu les regarder en milieu de nuit
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous vous êtes réunis un certain nombre de fois depuis vendredi Encore une dernière fois hier soir A l'oral vous avez obtenu un certain nombre de garanties Vous attendiez quand même à ce que ce soit traduit à l'écrit Vous regardez chaque mot On vous envoie une version dans le milieu de la nuit On essaie de comprendre aussi comment ça marche Et là vous vous dites que le conduit pas
Non, je crois qu'on a un mandat des français Beaucoup de sondages, d'études, d'opinions sont parus ces derniers mois Et il y a un consensus des français Et c'est incroyable, vous savez que les français sont tellement divisés C'est un peuple querelleur, fracturé, archipélisé Pourtant il y a un point sur lequel ils ne le sont pas divisés C'est que près de 80% d'entre eux veulent qu'il y ait moins d'immigration Qu'il soit de gauche ou qu'il soit de droite Et je pense qu'il faut que la majorité présidentielle entende cette vérité-là Et donc moi ma boussole depuis le départ c'est le texte du Sénat C'est le texte du Sénat parce que nous l'avons envisagé Comme un bloc cohérent Mais surtout avec une finalité Avec un seul objectif Réduire drastiquement l'immigration Je ne cherche pas un texte d'équilibre L'équilibre ça veut dire le en même temps Je veux un texte efficace Pas pour moi, pas pour mon parti Pour les Français, pour la France Le chaos migratoire, les Français en ont marre Jamais la France n'a été autant au bord d'une forme de partition communautariste Il faut en tenir compte
Mais ça veut dire Bruno Retailleau On va rentrer très précisément en détail sur tous les points qui achoppent Mais du point de vue de l'équilibre politique Au moment où on se parle Il est encore possible donc que la commission mixte paritaire n'ait tout simplement pas lieu Parce que s'il n'y a pas accord Si finalement le texte qu'on vous a envoyé ne vous convient pas Si d'ici ce soir, 17h, vous ne parvenez pas à un accord Il est tout à fait possible que le gouvernement se dise Bon bah c'est peine perdue, on renonce
Ça, ça sera la responsabilité du gouvernement bien sûr Il peut y avoir un début de commission permanente On constate un désaccord Il peut y avoir un début de commission mixte paritaire Et on constate un accord Un accord donc conclusif Non, moi je pense qu'il y a des points qui sont importants
Simplement pour qu'on soit bien d'accord là-dessus Vous vous dites, il y aura quand même commission
Moi je l'espère, attendez, je l'espère Je vous dis que je tiens au texte du Sénat parce qu'il est ferme Parce qu'il faut réduire l'immigration Et je pense qu'aujourd'hui, l'inaction n'est pas une option Ce texte, c'est le texte de la dernière chance Il n'y en aura pas d'autre avant 2027 Avant la fin du quinquennat Et on est dans le chaos migratoire Donc il faut savoir ce que l'on veut Est-ce qu'on veut la politique du pire ? Ce serait le pire de la politique Mais ou est-ce qu'on veut faire quelque chose ? Est-ce qu'on dit aux Français On ne fait rien, on campe sur nos positions Ou est-ce qu'on donne aux Français Un certain nombre de certitudes ?
Mes collaborateurs, j'ai demandé ces derniers jours A mes collaborateurs de me lister Tous les crimes, les violences Dues à des étrangers Sous OQTF Ou qui auraient pu être expulsés Durant ces derniers jours, ces dernières semaines Ces derniers mois, durant toute cette année C'est incroyable Les Français le savent bien Vous le savez bien, vous qui êtes journaliste Il y a quelques jours encore Un Algérien qui était sous OQTF Qui était arrivé, je crois, à l'automne Au mois d'octobre Il a violé une adolescente de 14 ans Il a tenté de violer une jeune femme de 23 ans Est-ce qu'on reste là les bras ballants ? Non, moi je veux un texte
Cette jeune femme, elle a été interviewée par BFM TV Et elle a eu ces mots Elle a précisément dit Si l'OQTF avait été respectée Si l'obligation de quitter le territoire Avait été respectée Elle estime qu'elle n'aurait sans doute pas été violée
Écoutez, j'ai moi-même été touché personnellement J'ai eu quelqu'un que j'est aimé beaucoup Qui a été massacré par un migrant Qui avait eu trois OQTF Il n'avait pas été expulsé Qui avait incendié la cathédrale de Nantes Il n'était pas en prison Et qui était dingue Il n'était pas en hôpital psychiatrique Vous croyez que ça, on peut l'admettre Je ne l'ai jamais admis Je ne l'ai jamais admis Et j'entends qu'aujourd'hui Pas forcément pour lui Il est mort Mais au nom de sa mémoire Mais au nom des vies qu'on peut préserver demain J'entends justement Que les individus dangereux Qui sont sur le sol français Irrégulièrement ou régulièrement Lorsqu'ils commettent des crimes On les expulse
Cette personne que vous avez perdue Bruno Retailleau Vous y pensez en écrivant ce texte ?
Je pense à mon pays Je pense aux français
Bruno Retailleau Vous disiez Il y a beaucoup de points Sur lesquels le compte n'est pas encore Et on n'arrive pas à trouver d'accord Quel est le point pour vous Qui fait le plus de difficulté Au moment où on se parle ?
Il y a de très très nombreux points Ce que nous avons voulu Nous au Sénat C'est réduire les entrées C'est-à-dire moins de régularisation Et plus d'expulsion Et on a voulu aussi Bloquer les pompes aspirantes Les pompes aspirantes C'est tous les domaines Où la France est la mieux disante L'aide gratuite pour les soins L'accès aux soins Le regroupement familial La demande d'asile Etc Les naturalisations Aujourd'hui Il y a les questions De prestations sociales Nous voulons Là encore De façon très nette Très claire Réduire l'attractivité De notre modèle social Par exemple
Si on s'arrête sur ces aides sociales Précisément La règle aujourd'hui C'est qu'après 6 mois 6 mois sur le territoire En ayant été régularisé On a un accès Aux prestations sociales Vous avez voulu Au Sénat Allonger ce temps Et que la personne Doive attendre 5 ans Avant de pouvoir Toucher des prestations sociales Vous allez trouver quoi ? Un point au milieu ? 3 ans ?
La proposition Non La proposition C'est que pour ceux Qui ne travaillent pas On reste sur 5 années Pour ceux qui travaillent Et qui cotisent Même s'il s'agit De prestations non contributives Ce serait moitié moins C'est à dire 2 ans et demi Voilà Ça c'est un premier paquet Ça c'est l'accord
Sur lequel vous vous êtes A peu près entendu hier
Il reste désormais A bien écrire Et l'attractivité Du modèle social C'est aussi L'accès aux soins C'est la question De l'AME
L'aide médicale d'Etat
L'aide médicale d'Etat C'est vraiment le régime Le plus avantageux En France Qu'on ait en Europe De tous les pays européens
Pour autant Là vous avez dit A l'instant Vous avez prononcé cette phrase Vous avez dit Les pompes aspirantes J'ai reçu à ce même micro La semaine dernière Un des vôtres Patrick Stéphanini Qui est quelqu'un De votre famille politique Qui partage vos idées Qui a pris le temps De regarder précisément Ce qu'était l'AME Et ses conséquences Il n'arrive pas A la même conclusion que vous Vous avez sans doute lu Son rapport Il dit que ça n'est pas Une pompe aspirante
J'ai lu son livre Et je vous invite A relire la page 257 De son livre
En revanche Depuis il a fait un rapport Un rapport sur l'AME Il dit que ça n'est pas Une pompe aspirante Qu'il ne faut pas y mettre fin
Et bien c'est faux La preuve c'est que Dans le livre Ils reconnaissent au moins Que 10% 10% Des 466 000 En réalité bénéficiaires De cette AME Sont venus en lien Avec cette AME 10% c'est près de 50 000 Mais surtout ce que ce rapport dit Il dit deux choses Un il dit ce que je dis
C'est pas une pompe aspirante
Mais si Mais vous ajoutez Mais vous ajoutez cela Vous ajoutez le regouement familial Les demandes d'asile Le droit à la naturalisation Mais vous n'imaginez pas Pourquoi est-ce que l'an dernier On a eu 1,5 million Apolline de Pâleur Pourquoi ? Ensuite qu'est-ce qu'il dit ? Il dit que non seulement C'est le régime le plus avantageux Mais qu'en même temps C'est un dispositif Qui consiste à maintenir En état de clandestinité Voilà C'est un état de clandestinité Qu'on maintient Grâce à l'AME Ce que ne font pas Les autres pays européens
Il dit précisément Que ça ne fait venir personne Il dit que quand les gens sont ici En effet parfois Ça les maintient Dans un état de clandestinité En revanche Il le dit Patrick Stéphanini Ça ne fait venir personne Ça n'est pas un appel d'air C'est un homme honnête Vous diriez que c'est un homme honnête Patrick Stéphanini
Je dis Je dis Très précisément Ce que le rapport dit Le rapport dit Oui ou non Que nous avons le régime Le plus avantageux D'accès gratuit au sein Le dit-il Ne le dit-il pas Tout à fait A partir du moment Où nous avons Le dispositif Le plus avantageux Il y a appel d'air
Mais quand l'Espagne A fait le même constat que vous Et s'est dit Bon bah on va fermer du coup Ce robinet là Ils l'ont remis Quelques mois plus tard C'est faux ?
C'est faux C'est faux Je vous le prouve Tout simplement parce que Il s'agit d'une compétence Qui n'appartient pas A l'Etat espagnol Mais qui appartient Aux régions espagnoles
Et que dit aux médecins alors ?
Et par exemple Dans les Canaries Qui voient débarquer De nombreux migrants Il faut un an De résidence Sur place Pour pouvoir bénéficier De l'assurance médicale gratuite
C'est ce que vous pourriez C'est ce que vous pourriez Envisager comme modèle L'idée de devoir attendre Un peu comme vous disiez Pour les prestations sociales
Non sur l'AME les choses sont claires L'AME ne résistera pas Au contrôle du conseil constitutionnel Donc vous la sortez Donc on la sort Mais pour la rentrer Dans un autre texte Et j'ai demandé A la première ministre D'envoyer avant 17h Cet après-midi Avant l'heure A laquelle se réunira La commission mixte paritaire Une lettre à Gérald Archer Dans cette lettre Il devrait y avoir trois choses Un engagement D'inscription dans une loi ordinaire De la réforme De l'aide médicale d'Etat Deuxièmement Un calendrier En tout début d'année Et troisièmement Dans un sens plus restrictif
Cette lettre écrite Cet engagement écrit Vous l'avez ?
Non Il sera
Vous l'espérez ?
Normalement Non Il n'y aura pas d'accord S'il n'y a pas cette lettre Puisque j'ai demandé A ce que cette lettre Et Gérard Larcher On a fait formellement La demande à la première ministre A ce que cette lettre Arrive avant 17h Cet après-midi
Donc avant 17h Cet après-midi Il vous faut la lettre Sinon vous refuserez tout accord
Il faut la lettre absolument Ça fait partie des points bloquants
Sur l'Espagne Malgré tout Il y avait quand même Un des points Que Patrick Stéphanini Avait évoqué C'est la hausse de 15% De la mortalité De cette population-là Lorsqu'ils ont mis fin A cette aide gratuite
Écoutez L'AME n'existait pas en France Avant 99 Elle n'existe pas Dans la plupart Des pays européens Pour autant Y a-t-il Augmentation de la mortalité ? Non Y a-t-il des problèmes De santé publique ?
Non Donc les jeux sont faits Aujourd'hui L'AME représente Pour tous ceux qui veulent Encourager l'immigration En réalité Une sorte de totem Moi je pense Qu'en la réduisant A des soins d'urgence Comme font les autres pays européens Y compris pour la grossesse Les soins d'avant Pendant la grossesse L'accouchement Et même après Avec les soins de prévention Mais réduisons le panier Parce que les français N'en peuvent plus Les français payent Ils cotisent Pour un système social Qui est de moins en moins bon Et eux Ça leur coûte très cher Et ils voient des gens En situation irrégulière Clandestin Bénéficier De l'accès gratuit au sang Comment voulez-vous Qu'ils ne se révoltent pas À un moment donné Dans les urnes ?
C'est ce qui s'est passé d'ailleurs Regardez Aux Pays-Bas Partout en Europe Y compris Les gouvernements de gauche Durcissent Les législations Sur l'immigration Et ceux qui ne le font pas Les Pays-Bas Ils ont accueilli 400 000 400 000 immigrés L'an dernier Et bien C'est l'extrême droite Qui prend le pouvoir En tout cas Qui gagne les élections
Ce que vous dites à l'instant On va continuer sur les points Mais ce que vous dites à l'instant C'est que s'il n'y a pas De loi immigration Suffisamment ferme Comme vous l'espérez Il y aura alors Marine Le Pen Aux prochaines élections En gros vous dites Soit c'est la loi immigration Tout de suite Soit c'est Marine Le Pen En 2027
On a des exemples Mayotte chez nous Regardez il y a 20 ans Monsieur Le Pen Contre Jacques Chirac Au second tour De la présidentielle Il fait moins de 12% À Mayotte Mais 20 ans après Marine Le Pen Contre Emmanuel Macron Au second tour De l'élection présidentielle De 2022 Fait pratiquement 60% Les choses sont claires Ceux qui ne veulent pas Régler ce problème là Ce sont ceux Qui veulent dérouler Le tapis rouge À Madame Le Pen
Bruno Retailleau Poursuivons La caution Pour les étudiants étrangers La question des mineurs isolés La question de la régularisation Des sans-papiers Régularisation des sans-papiers D'abord dans les métiers En tension La version Sénat C'était de dire Que ce serait au cas par cas Et que ce serait le préfet Qui aurait le dernier mot Est-ce que c'est cette version là À laquelle vous êtes arrivé Hier soir ?
Ça ne peut être que cette version Il reste des problèmes d'écriture Nous il y avait Un article 3 On l'a supprimé Pourquoi ?
Parce qu'il crée Un droit automatique Pour les clandestins C'était une prime à la fraude Exit l'article 3 À la place On a fait un article 4 bis Cet article 4 bis Qu'on me comprenne bien C'est pour durcir La circulaire valse Pour ajouter par exemple Pour que le préfet Au cas par cas Voie les points Les plus individus Les plus méritants Et puisse jauger Non seulement sur la réalité Du travail Mais aussi sur le respect De notre mode de vie Les principes de la République De l'ordre public Pas de condamnation Pas de casier judiciaire Etc Donc on durcit considérablement Non pas le texte initial Ça en a éjecté l'article 3 Il est sorti Il est sorti Mais on veut aussi durcir Les conditions d'application De la circulaire valse
Bruno Retailleau L'aile gauche de la majorité Vous l'êtes espérée Pouvoir y glisser deux points Que les salariés puissent Eux-mêmes faire la demande Et que ce ne soit pas Uniquement les employeurs Et puis le fait que Si le préfet ne répond pas Ça vaudrait acceptation Au bout de quelques mois Est-ce que sur ces deux points-là Vous êtes d'accord Et vous les accepterez ?
On n'est pas d'accord Ce serait un nid à contentieux Donc ce sera La rédaction du Sénat Peut-être durcie Ou alors il ne peut pas Y avoir d'accord Ça fait partie des points bloquants
Mais sur quoi vous avez cédé Alors Bruno Retailleau ?
On a cédé Sur un certain nombre de points Puisque sur les prestations sociales On était pour 5 ans de résidence Y compris pour ceux Qui travaillent et cotisent On a indiqué Qu'on pouvait faire Deux ans et demi Voilà sur un certain Nombre de points Par exemple Sur la déchéance Des binationaux On avait dit On va les déchoir De la nationalité française S'ils commettent un crime Ou s'il y a tentative de crime Cette rédaction risque De ne pas passer Sous les fourches codines Du conseil constitutionnel Donc on s'arrête au crime
Donc il ne sera que crime Et pas tentative de crime Mais on tient la déchéance C'est pas tant au gouvernement Que vous avez cédé C'est plutôt au conseil constitutionnel Et simplement à la loi
Oui mais
À la constitution
Moi je veux un texte Je ne suis pas là encore une fois Pour trouver un équilibre Je veux un texte efficace Je veux un texte qui marche
La question de l'équilibre Effectivement vous paraît même Hors de propos Si j'ai bien compris
Absolument Je veux un texte Qui soit vraiment utile aux français
Bruno Retailleau On continue La caution pour les étudiants étrangers Vous vouliez que Les étudiants étrangers Qui viennent travailler Qui viennent étudier en France Déposent une caution Qui ne leur serait rendue Que lorsqu'ils quittent La France Est-ce que là-dessus Vous tenez bon Ou est-ce que vous vous dites Bah non finalement On est ok pour faire sauter cette caution
Nous tenons bon Tout simplement Parce qu'on sait Que c'est une voie Qui permet de dévoyer Jusquement La question migratoire On a eu pratiquement 100 000 titres Pour des étrangers Qui viennent faire des études En France Et on sait que Pour une bonne part Ce sont des faux étudiants Donc il y a une caution Pour le retour En revanche cette caution On peut très bien dire Que là encore Pour des étudiants Qui sont très méritants De régime modeste Qui sont brillants Alors là On peut parfaitement Baisser ou annuler Donc ce serait en fonction
Des bourses Qui leur sont éventuellement Octroyées Du niveau Pas seulement
Pas seulement C'est le caractère méritant Moi je pense qu'on est dans un modèle
On le calcule comment Le caractère méritant ?
Ah bah sur le parcours Sur le parcours On voit très bien C'est assez facile De voir les notations Par exemple des élèves Donc on est dans un système républicain Est-ce qu'on veut y rester ? Le système républicain Pour moi C'est l'effort C'est l'exigence Et bien Ceux des étrangers Qui veulent profiter De notre système Uniquement pour profiter Sans faire des efforts C'est niait Chez nous Il y a un équilibre Il y a des droits Il y a d'abord des devoirs Et quand on est un étranger Les devoirs Ça doit compter
Les mineurs isolés Vous vouliez qu'ils puissent eux aussi Être enfermés Dans des centres de rétention Administratifs Là-dessus Point de blocage D'une partie de la majorité Qui veut les sortir Des centres de rétention Quelle version va être tenue ?
Alors Sur les centres de rétention Je suis assez d'accord Parce qu'on a tellement peu De places de centres de rétention On en a un peu plus de 2000 Que désormais La politique du gouvernement A juste ce titre C'est d'y placer Des gens qui sont dangereux Donc on ne va pas mettre On n'est pas fous On ne va pas mettre des mineurs Des familles Avec des gens dangereux Donc ce que l'on demande Éric Ciotti On a reformulé la demande Puisque le gouvernement Avait adopté Un de ces amendements Sur un texte Il y a très peu de temps Plus de centres De rétention administratif Plus de places Et puis Il faut trouver Un moyen Pour que Lorsqu'on a des mineurs Avec des familles Qu'on veut éloigner Parce qu'ils sont en situation D'irrégularité On puisse par exemple Les assigner à résidence
Bruno Retailleau Vous tenez vos troupes Si vous arrivez à cet accord Si le texte tel que vous êtes En train de nous le dérouler Est effectivement Celui qui ressort De la commission mixte paritaire Ce soir Ce n'est pas gagné On a bien compris Mais enfin Imaginons qu'on arrive Va dérouler ce scénario Est-ce que demain Lors du vote solennel A l'Assemblée Et au Sénat Vous tenez vos troupes Les LR voteront
Vous parlez du Sénat Ou de l'Assemblée ?
Les deux Vous tenez plus Les troupes du Sénat Mais vous connaissez aussi bien Les troupes des députés
Si le texte Serre de très très près Le texte du Sénat Si la boussole de ce texte C'est celui du Sénat Alors Il n'y aura pas de problème Ni au Sénat Bien entendu Ni à l'Assemblée nationale Il y aura Une très petite minorité Qui pourrait soit s'abstenir Ou ne pas le voter Très franchement Si c'est le texte du Sénat Le gouvernement Mets de son côté Un atout pour le vote Ensuite à l'Assemblée nationale
Ce que vous nous dites donc C'est qu'il y aurait éventuellement Une ou deux brebis galeuses Mais que globalement
Je ne veux pas les intituler Avec ce qualificatif Mais en tout cas Il y aura Une énorme majorité De nos députés LR A l'Assemblée nationale Qui voteraient ce texte Si encore une fois C'est la version du Sénat Qui est acceptée
Évidemment Ce que vous répondrez Dans ces cas-là J'imagine le gouvernement C'est que certes Ils vous gagneraient Quasiment tous Mais ils pourraient perdre Une partie de leur Aile gauche Des députés Renaissance Est-ce que Est-ce que c'est un argument Que vous a fait valoir La première ministre hier ?
Non mais souvent Moi je pense que Notre texte l'a assez convaincu Parce que Avant d'être premier ministre Vous l'avez senti plutôt convaincu ? Elle a été préfète C'est une femme de gauche Mais elle a été préfète Et donc elle sait comment ça marche Et c'est ce qui ne marche pas C'est sa majorité A plusieurs reprises Elle nous l'a dit Simplement ce que je voudrais dire Vraiment en respectant Les opinions des uns Et des autres C'est que c'est le texte De la dernière chance Et ce texte-là Il a été voté Au deux tiers Vous savez Au Sénat Il a été voté Au-delà de la majorité Sénatoriale Donc c'est un texte Qui rassemble
Majorité de droite Je le reprécise
Majorité de droite au Sénat Mais les deux tiers Ça s'est quasiment Jamais vu Sur un texte aussi compliqué
Mais c'est très intéressant Ce que vous dites Quand même Bruno Retailleau Ça fait trois jours Que vous vous voyez Quasiment tous les jours Avec la première ministre Et quand vous ne vous voyez pas Vous vous envoyez des messages Ou vous vous parlez au téléphone Vous l'avez senti Plutôt convaincu Vous ne le dites pas uniquement Pour... C'est pas de la méthode Vous avez le sentiment D'avoir eu face à vous Une femme qui considérait Que le projet Tel que vous le dessinez là Était un projet Qui avait son assentiment
Écoutez On n'a pas les mêmes convictions Avec Elisabeth Borne Ça ne vous a pas échappé Mais c'est une femme d'État Elle a été préfète Et c'est ce qui ne fonctionne pas Et je pense qu'elle est désireuse D'avoir un texte Parce que si on n'a pas ce texte là C'est terminé
Moi je pense que... Vous avez eu le même sentiment ? Oui oui Vous diriez avec le même respect Qu'il s'agit d'un homme d'État Qui a compris les mêmes intérêts que vous
Il est ministre de l'Intérieur Écoutez Moi je ne veux pas Que les considérations personnelles Puissent perturber Des... Comment dirais-je Des discussions qui sont difficiles Et qui sont âpres Simplement Ce que je dis solennellement A eux au gouvernement Aussi aux députés Qui sont des députés De la majorité présidentielle Le chaos migratoire Dans quelques années On ne le maîtrisera plus C'est le texte De la dernière chance Encore une fois L'inaction Ce n'est pas une option Il faut vraiment Un texte qui puisse être utile Aux Français Et à la France Partout en Europe Regardez M.
Scholz Il est de gauche Les Danois Ils sont de gauche Ils sont en train de durcir Les Danois l'ont fait L'Allemagne est en train De refaire considérablement Leur législation sur l'immigration
Bruno Retailleau Le texte de la dernière chance Donc dites-vous Président du groupe Les Républicains Au Sénat Et membre de cette commission Mixte paritaire Rendez-vous donc à 17h Le suspense continue Il est 8h53 Sur RMC-BFMTV
Bruno Retailleau