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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 18 septembre 2026 16 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesImmigration & asile

THOMAS MÉNAGÉ est face à CHARLES CONSIGNY sur BFMTV !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Charles Consigny, il va dans le bon sens Sébastien Lecornu ?

  • 0:12OuverteRéponse partielle

    Il dit dans la stabilité fiscale, ça veut dire qu'il augmente les impôts ?

  • 0:51OuverteRéponse partielle

    Si le budget passe par ordonnance, la première copie sera retenue ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu propose un délai de carence pour certaines allocations aux étrangers. Ça va dans votre sens ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Il propose que les retraités fassent un effort dans ce budget. Est-ce une ligne rouge ?

  • 4:33OuverteRéponse partielle

    Il donne un peu à tout le monde, est-ce qu'il ne va pas mécontenter tout le monde ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35InvitéChiffre
    « la surtaxe sur les grandes entreprises qui est maintenue devrait rapporter 5 milliards d'euros par an au lieu de 8 »
  • 2:10InvitéFait
    « Sébastien Lecornu propose un délai de carence pour certaines allocations aux étrangers »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « avec ces 5 ans d'équivalent temps plein, pour qu'une personne qui arrive sur notre sol n'ait pas les prestations non contributives »
  • 2:54Invité politiqueChiffre
    « Au global, avec 5 ans d'équivalent temps plein, on est autour de 15 à 18 milliards sur cette base »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « Oui, ça en fait partie, parce que c'est une augmentation d'impôts déguisés »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « on va supprimer l'avotement, on va désindexer, indirectement, vous appauvrissez le peuple »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « on subventionne les éoliennes. C'est-à-dire qu'on est pour les énergies renouvelables, le géothermie, l'hydroélectricité, mais les éoliennes, ce ne sont pas des bonnes énergies renouvelables, vertueuses »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « Il y a peut-être du gras, il y a sûrement des réformes de fonctionnement et des économies à faire »
  • 8:48Invité politiqueFait
    « Nous, on est favorable à une suppression d'un échelon. Depuis des années, on est favorable à la suppression des régions »
  • 11:35Invité politiqueFait
    « le rapport de la Cour des comptes l'a dit très clairement, un tiers seulement est lié au Covid »
  • 12:31Invité politiqueFait
    « Quand on supprime le CESE, quand on veut supprimer les Césaires, quand on veut supprimer les régions, quand on veut supprimer, fusionner tout un tas d'agences »

Temps de parole

  • Présentateur54 %
  • Marine Le Pen28 %
  • Invité11 %
  • ?5 %
  • Locuteur non identifié3 %

≈ 17,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Charles Consigny, il va dans le bon sens Sébastien Lecornu

0:02
Locuteur

? –

0:02
Présentateur

Alors oui, moi je trouve qu'en demandant 54 milliards d'économie, il va dans le bon sens.

0:07
Locuteur

– Alors ce n'est pas

0:08
Invité

économie, c'est effort budgétaire, il faut être précis sur les termes utilisés.

0:12
Locuteur

–

0:12
Présentateur

Alors à plusieurs titres, d'abord il dit dans la stabilité fiscale, donc ça veut dire qu'il augmente les impôts évidemment, parce que quand un responsable politique en France dit qu'il les maintient au même niveau, c'est qu'il les augmente, quand il dit qu'il les baisse, c'est qu'il les augmente, mais pas de trop, c'est ça la réalité.

0:34
Locuteur

– Par exemple la surtaxe sur les

0:35
Invité

grandes entreprises qui est maintenue devrait rapporter 5 milliards d'euros par an au lieu de 8, alors ça baisse un peu mais il y

0:41
Locuteur

a

0:41
Invité

toujours cette surtaxe.

0:42
Locuteur

–

0:42
Présentateur

Donc d'abord je pense que les impôts vont augmenter, premièrement, et d'ailleurs on le voit bien sur les retraités et tout ça.

0:50
Locuteur

Ensuite, de

0:51
Présentateur

ce que j'ai compris, je parle sous le contrôle d'un parlementaire, si le cornu passe finalement son budget par ordonnance, c'est la première copie qu'il aura soumise au parlement qui sera retenue. Donc cette copie avec 54 milliards d'euros d'efforts budgétaires.

1:07
Locuteur

Et

1:08
Présentateur

tout ce qui aura été ensuite discuté, amendé, etc. sera oublié, on retient la première version.

1:15
Locuteur

Il

1:16
Présentateur

sera censuré, s'il passe par ordonnance,

1:18
Locuteur

son

1:19
Présentateur

gouvernement tombera, lui-même tombera. Mais le cornu fait beaucoup de politique en réalité. Moi je pense qu'il est, malgré ses démentis, je pense qu'il fait en sorte d'être un candidat potentiel à la présidentielle. S'il présente une copie, entre guillemets, courageuse, avec des efforts, que derrière il est censuré, que c'est du coup sa copie courageuse qui devient le budget, il est démissionné, mais il sera candidat dans la foulée sur la base de ce budget-là. Moi c'est comme ça que

1:47
Locuteur

je vois… Oui,

1:49
Présentateur

absolument. Moi c'est comme ça que je vois sa stratégie. Et d'ailleurs, il y a plein de stratégies dans son budget, je ne

1:54
Locuteur

veux

1:54
Présentateur

pas être trop long, donc je laisse répondre notre invité, mais il y a beaucoup de stratégies politiques dans le budget, soi-disant,

2:01
Locuteur

sans

2:02
Présentateur

élo, sans élarme de le cornu.

2:06
Invité

Il y

2:06
Locuteur

a

2:06
Invité

des mesures qui vont vous plaire. Par exemple, Sébastien Lecornu propose un délai de carence pour certaines allocations aux étrangers. Oui. Ça c'est une revendication du RN, il va dans votre sens ?

2:17
Locuteur

On

2:18
Marine Le Pen

attendra de voir réellement si ça passe, réellement si c'est constitutionnel, parce qu'aussi il y a des débats en la matière, ça avait déjà été voté par l'Assemblée nationale, et c

2:26
Locuteur

'est

2:26
Marine Le Pen

la raison pour laquelle on veut passer un texte dans le cas d'une revanche constitutionnelle, avec ces 5 ans d'équivalent temps plein, pour qu'une personne qui arrive sur notre sol n'ait pas les prestations non contributives. On fait la différence, nous, entre les prestations contributives, celles où vous payez chaque mois, vous cotisez à l'assurance chômage, que vous soyez étranger ou français, vous avez vos droits, vous ouvrez des droits et vous en bénéficiez. Celles qui sont non contributives, là il faut un minimum de temps. Et aujourd'hui, il y a un débat constitutionnel en la matière. Mais tant mieux si le

2:52
Locuteur

Premier ministre... Ça rapporte beaucoup de l

2:53
Invité

'argent, ça ?

2:54
Marine Le Pen

Au global, avec 5 ans d'équivalent temps plein, on est autour de 15 à 18 milliards sur cette base. Donc aujourd'hui, là, ce n'est pas 5 ans d'équivalent temps plein, je ne

3:03
Locuteur

sais

3:03
Marine Le Pen

pas encore le détail précisément de ce qui sera proposé dans le budget. Nous, Marine Le Pen a été claire, on attend de voir la copie globale, on n'est pas comme la France insoumise, mais on n

3:13
Locuteur

'a

3:13
Marine Le Pen

à chaque fois pas été dans cet état d'esprit. On attendra de voir réellement ce qu'il en est. On a bien entendu un certain nombre de lignes rouges, d'éléments où au moment d'une crise sociale majeure, où les gens n'arrivent plus déjà à

3:23
Locuteur

chauffer, à se déplacer... Les

3:24
Invité

retraités, puisqu'il propose quand même que les retraités fassent un effort dans ce budget, alors moins de 6 milliards, mais ça veut dire qu'il veut viser ce qu'on appelle les retraités aisés, mais on n'a pas encore bien défini ce que c'est les retraités aisés. Est-ce que pour vous, c'est une ligne rouge ?

3:38
Marine Le Pen

Oui, ça en fait partie, parce que c'est une augmentation d'impôts déguisés.

3:40
Locuteur

C

3:40
Marine Le Pen

'est pour ça que les 54 milliards, il

3:42
Locuteur

faut

3:42
Marine Le Pen

que ce soit des économies. Il ne

3:44
Locuteur

faut

3:44
Marine Le Pen

pas que ce soit des hausses d'impôts déguisés. C'est-à

3:45
Locuteur

-dire

3:45
Marine Le Pen

que quand vous dites, vous allez vous appauvrir, on va supprimer l'avotement,

3:48
Locuteur

on

3:48
Marine Le Pen

va désindexer, indirectement, vous appauvrissez le peuple. Et surtout, aujourd'hui, je pense que c'est inentendable de la part des retraités, comme de tous les Français, tant qu'on ne fait pas des économies ailleurs. Donc on attendra de voir la réalité. Mais 6 milliards, si on cherche 6 milliards, Bruno Le Maire, qui n'est pas du Rassemblement National, lui-même maintenant le dit, il faut faire baisser la contribution de

4:06
Locuteur

l

4:06
Marine Le Pen

'Union Européenne. C'est 6 milliards. On demande un rabais. On serait toujours contributeurs nets, comme à l'époque de Jacques Chirac, à peu près sur le même étiage, mais on contribue moins. Si on veut aussi faire 6 milliards, je cherche 6 autres milliards, et ça sera les débats parlementaires, on subventionne les éoliennes. C'est-à

4:21
Locuteur

-dire

4:21
Marine Le Pen

qu'on est pour les énergies renouvelables, le géothermie, l'hydroélectricité, mais les éoliennes, ce ne sont pas des bonnes énergies renouvelables, vertueuses. Et sans les subventionne à hauteur de 6 milliards. Voilà, on a 6 milliards. On pourra les trouver ailleurs. S'ils cherchent 6 milliards, on arrivera, je pense, les parlementaires à

4:33
Locuteur

les

4:33
Marine Le Pen

trouver.

4:33
Locuteur non identifié

Mais là, en regardant, en fait, il en donne un petit peu à tout le monde, Sébastien Lecornu, parce que le délai de carence pour les étranges étudiants, ça, c'est pour le RN. Le gel du point d'indice des fonctionnaires, ça, c'est pour les Républicains. La surtaxe sur les grandes entreprises, ah ben tiens, ça, c'est un petit coup pour la gauche. En essayant de satisfaire tout le monde, est-ce que finalement, il ne

4:50
Locuteur

va

4:50
Locuteur non identifié

pas mécontenter tout le monde dans cette histoire ?

4:52
Présentateur

On verra. Moi, je pense qu'il y a beaucoup de politiques dans tout ça et qui donnent à chacun un prétexte pour justifier le vote du budget et la non-censure. C'est ça qui... Vous faites la mou, mais c'est ça

5:05
Locuteur

qui... Ou l'inverse.

5:05
Présentateur

Ou l'inverse. Moi, je ne sais pas à quel point il est malicieux. Pour

5:09
Locuteur

l'instant,

5:10
Invité

tout le monde

5:10
Présentateur

a dit que

5:11
Locuteur

ce

5:11
Invité

budget serait censuré.

5:12
Locuteur

Il

5:12
Invité

souffleur, il

5:12
Locuteur

a

5:12
Invité

dit. Ces stratégies

5:13
Locuteur

sont

5:14
Présentateur

au 30e degré. On voit bien que tous les premiers ministres, depuis que l'Assemblée est composée comme elle est maintenant, n'arrêtent pas de se casser les dents sur la composition et croient toujours qu'en donnant une carotte à un tel et à tel autre, ils arriveront à louvoyer comme ça. Et à chaque fois, finalement, ils se prennent les pieds dans le tapis. Sauf quand vraiment ils crament la caisse, ce qu'a fait le cornu lors du précédent budget, en donnant aux socialistes le scalp de la réforme des retraites, qui est à peu près la seule réforme courageuse du deuxième quinquennat

5:43
Locuteur

de Macron. Oui, mais là, dans cette copie

5:44
Invité

-là, il n

5:44
Locuteur

'y a

5:44
Invité

pas une concession forte à un groupe. Il n'y a pas effectivement la suspension de la réforme des retraites.

5:48
Locuteur

Il n'y a pas d

5:48
Présentateur

'équivalent. Là, c'est des petites mesures. Parce qu'on est au bord d'avoir les instances européennes, voire le Fonds monétaire international, au chevet de la France. Donc moi, quand je l'entends dire, on a un problème en France, quand je l'entends dire, comme pour rassurer je ne sais qui, ça n'est pas un budget d'austérité, moi, ça m'inquiète, je suis désolé, je pense que ça... Il faudrait un budget d

6:12
Locuteur

'austérité.

6:12
Présentateur

Oui, absolument, je pense que sa responsabilité serait de faire un budget d'austérité. La tronçonneuse, j'ai vu les chiffres qui sont tombés aujourd'hui, Ravier Mileï a définitivement tué l'inflation en Argentine, et ils ont quatre points de croissance. On serait content d'être dans cette situation. De l'aveu même de le cornu, les dépenses de fonctionnement, c'est-à-dire de fonctionnement, pas les dépenses utiles aux Français, les dépenses de fonctionnement. Des collectivités locales ont augmenté de 7 milliards d'euros cette année. Enfin, excusez-moi, mais...

6:42
Locuteur

C

6:43
Locuteur non identifié

'est parce que l'État a délégué beaucoup plus aux collectivités.

6:45
Locuteur

De fonctionnement, non, non. Mais ils ont

6:46
Locuteur non identifié

embauché, du coup.

6:48
Locuteur

Oui, ben...

6:48
Marine Le Pen

Les prix de l'énergie ont augmenté. Vous savez que les

6:50
Locuteur

collectivités aussi... Mais ça ne sert à

6:52
Marine Le Pen

rien. Il y a peut-être du gras, il y a sûrement des réformes de fonctionnement et des économies à faire, mais il y a quand même

6:57
Locuteur

un élément qu'il ne faut pas oublier,

6:58
Marine Le Pen

c'est que le gaz, l'électricité,

7:01
Locuteur

les carburants... Et quand vous

7:02
Marine Le Pen

êtes maire, je ne parle pas des grosses collectivités, mais les maires, quand il y

7:06
Locuteur

a

7:06
Marine Le Pen

l'éclairage public, sauf à éteindre, sauf

7:08
Locuteur

à ne plus mettre de... Il y en a

7:09
Présentateur

beaucoup qui éteignent la nuit.

7:09
Marine Le Pen

Oui,

7:10
Locuteur

mais

7:10
Marine Le Pen

sauf à ne plus mettre de carburant dans la camionnette qu'il fait dans un village de 500 habitants de l'essence, à un moment, il y

7:16
Locuteur

a

7:16
Marine Le Pen

quand même aussi une hausse des coûts.

7:18
Locuteur

Oui, mais moi, je...

7:19
Présentateur

Non, si, parce que je veux qu'il y ait du... Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut qu'il y ait du cost-killing. Moi, je suis très surpris de voir une chose.

7:27
Locuteur

C

7:27
Présentateur

'est

7:27
Locuteur

l

7:27
Présentateur

'économie de coût. C'est que le conseiller territorial, souvenez-vous, qui devait remplacer, qui devait fusionner le conseil départemental avec le conseil régional, c'était, j'ai retrouvé ça, dans le programme d'Emmanuel Macron en 2016. Donc ça devait être fait, là, dans les dix ans qui se sont écoulés. Bon, c'était une réforme de Sarkozy à l'origine que, bien sûr, Hollande, qui est la nouvelle star des journalistes, et à mon avis, pas au-delà des journalistes, a passé, évidemment, à l'as. Parce que lui, il aime bien quand il

7:56
Locuteur

y

7:56
Présentateur

a des couches, parce que ça fait autant de repas, autant de banquets, autant de gens à serrer des mains, autant d'électeurs potentiels. Ça,

8:03
Locuteur

ça

8:03
Présentateur

lui plaît. La métropole, le conseil départemental, le conseil régional, la communauté de communes, l'intercommunalité. Ça, il aime, Hollande. Ça, c'est son monde. Bon, avec ses 20 000 euros de retraite, 10 000 plus l'indemnité de parlementaire. Donc, moi, je dis, qu'est-ce qu'on attend, par exemple ? Alors, je sais qu'avec l'État, là, de l'Assemblée, c'est difficile à faire. Mais je pense que, par exemple, on va voir si vous êtes d'accord avec moi, d'ailleurs, parce que le RN, aussi, ça devient un parti d'élus. Je vous vois tous, là, c'est des élus.

8:29
Locuteur

Et

8:29
Présentateur

bientôt,

8:30
Locuteur

de sénateurs.

8:31
Présentateur

Bien dans le fromage, les élus RN. C'est parce

8:33
Locuteur

que les conseils nous choisissent. – Oui, oui, mais

8:36
Présentateur

est-ce que vous seriez, par exemple, favorable à la suppression de l'échelon politique du département ? On garde la région, le conseil régional, on supprime le conseil départemental. Ça ferait

8:47
Locuteur

des économies.

8:48
Marine Le Pen

Nous,

8:48
Locuteur

on

8:48
Marine Le Pen

est favorable à une suppression d'un échelon. Depuis des années, on est favorable à la suppression des régions. Voilà,

8:54
Locuteur

on préfère un échelon

8:56
Marine Le Pen

beaucoup plus proche, qui connaît le territoire. – Ça fait économiser combien, ça ? – Alors là, j'ai plus le chiffre en tête.

9:03
Locuteur

– Ça fait moins économiser que si on supprime le

9:04
Marine Le Pen

département. – Oh,

9:06
Locuteur

peu ou

9:06
Marine Le Pen

prou, on est quand même sur le même étiage, mais on supprime des élus,

9:10
Locuteur

on

9:10
Marine Le Pen

supprime des fonctionnaires et surtout des méga-structures qui, plus elles sont grosses, moins elles sont bien gérées, plus elles sont détachées du territoire. Et aujourd

9:17
Locuteur

'hui, ça, c'est

9:17
Invité

une mesure d'économie. – C'est pas proposé par Sébastien

9:20
Locuteur

Lecornu. – Non, tout ça, c'est pas faisable pour le budget. – Oui, mais moi, j'ai l

9:22
Invité

'impression que quand même, Sébastien Lecornu, avec ses propositions qu'on découvre quasiment en direct dans cette interview accordée au Figaro, c'est que, certes, c'est pas le grand soir de la dépense publique, mais quand même, il essaie de limiter les dégâts. Parce qu'il sait très bien que c'est un budget de transition. Dans sept mois, il y aura un nouveau locataire à l'Elysée qui pourra, s'il a une majorité derrière, changer ce budget. Donc, il va peut-être dans le bon sens. C'est pas le grand soir, mais

9:48
Locuteur

c

9:49
Présentateur

'est déjà ça. – Je sais pas comment vous dire. On croirait un élève qui a zéro de moyenne et qui, au troisième trimestre, arrive à convaincre le conseil de classe que ça va dans le bon sens. Moi, je suis désolé. Non, ça fait dix ans qu'ils sont là. On a 3 500 milliards.

10:05
Locuteur

–

10:05
Présentateur

On

10:05
Locuteur

pourrait

10:05
Présentateur

pas dire que l'élève, le conduit en progrès ?

10:08
Locuteur

–

10:08
Présentateur

Non, parce que quand ça fait dix ans que vous avez zéro de moyenne, je suis désolé. Moi, vous ne pouvez pas me convaincre si je suis professeur dans votre conseil de classe que vous êtes en progrès. Donc, je pense que quand ils arrivent avec 3 500 milliards d'euros de dettes, et puis, en plus, toujours cette rhétorique que moi, je trouve très pénible chez les macronistes, je veux pas taper sur eux spécialement, je veux pas... Mais quand même, c'est que c'est jamais... C'est toujours la faute des autres. Donc là, le dernier argument à la mode pour eux, c'est que c'est la situation internationale. Alors, attention, nous allons...

Emmanuel Macron convoque demain les chefs de parti pour parler des conséquences nationales de la situation internationale. Moi, je vois les conséquences. Si vous voulez, la situation internationale, par définition, elle vous percute. Ça, c'est normal. Il y a des guerres, il y a des conflits, les matières premières qui obéissent à des cours mondiaux, ça monte et ça descend. Parfois, ça monte beaucoup. Quelle est la responsabilité d'un homme politique et d'un homme d'État

11:09
Locuteur

? C

11:09
Présentateur

'est

11:09
Locuteur

d'être

11:09
Présentateur

prêt à y

11:10
Locuteur

faire ça. C'est

11:10
Présentateur

de faire en sorte que le pays soit prêt à absorber la situation internationale, à résister à la situation internationale. Et là, ce qu'on voit, c'est qu'on est complètement à poil. Et surtout,

11:21
Marine Le Pen

il se dépose, alors que tous les pays, enfin tous les pays européens qui s'en sortent beaucoup mieux que nous aujourd'hui, ont la même crise. On a eu la même chose et la même rhétorique au moment du Covid, où on nous a dit c'était le quoi qu'il en coûte, donc c'est ce qui a endetté le pays. Mais en fait, le rapport de la Cour des comptes l'a dit très clairement, un tiers seulement est lié au Covid. Donc on aurait pu dire, et on peut donner ce point-là à Emmanuel Macron, un tiers, on va dire, c'est pas de sa faute.

Mais à un moment, c'est les réformes qui n'ont pas été faites, les économies qui n'ont pas été faites, la relance qui n'a pas eu lieu parce qu'on est totalement submergé par les impôts, par les taxes, par les normes qui empêchent

11:56
Locuteur

le développement de notre

11:56
Marine Le Pen

économie dans notre pays. Et donc aujourd'hui, je pense que, voilà, on ne peut pas se défausser. Il y

12:02
Locuteur

a

12:02
Marine Le Pen

un bilan, et il y aura un bilan qui sera aussi à rappeler à Édouard Philippe et à

12:04
Locuteur

Gabriel

12:05
Marine Le Pen

Attal qui font le tour des bistrots et des pommiers, mais qui doivent aussi se rappeler à leur bilan.

12:10
Présentateur

Je ne

12:11
Locuteur

sais

12:11
Présentateur

même pas s'ils sont encore en campagne,

12:13
Locuteur

ceux

12:13
Présentateur

-là, mais bon. Si, Édouard

12:14
Locuteur

Philippe, je l'ai

12:14
Présentateur

vu planter des fleurs aujourd

12:15
Locuteur

'hui. Il a mangé des pommes. Il a mangé des pommes. On

12:18
Présentateur

se demande. Non, mais c'est intéressant d'entendre ça. En même temps, il y

12:21
Locuteur

a

12:21
Présentateur

un double discours, cher M. Ménager, parce que moi, quand je regarde le programme du Rassemblement national, je ne

12:26
Locuteur

veux

12:26
Présentateur

pas me répéter, mais en tout cas, vous n'êtes pas milléiste du tout. On est d'accord. Quand on

12:30
Locuteur

supprime des

12:31
Marine Le Pen

agences, quand on supprime le CESE, quand on veut supprimer les Césaires, quand on

12:35
Locuteur

veut supprimer les régions,

12:36
Marine Le Pen

quand on veut supprimer, fusionner tout un tas d'agences, je considère quand même qu'on va nettoyer

12:41
Locuteur

un petit peu la situation. Le

12:43
Présentateur

dernier mot à la mode à l'Assemblée, c'est les gros blocs, c'est s'attaquer aux gros blocs. Je ne

12:46
Locuteur

sais

12:46
Présentateur

pas si vous entendez ça, vous aussi.

12:48
Locuteur

Pas

12:48
Présentateur

encore. Ils n'arrêtent pas de dire ça. On va s'attaquer aux gros blocs des retraites. Vous, par exemple, le bloc des retraites, vous ne

12:55
Locuteur

vous

12:55
Présentateur

y attaquez pas du tout.

12:56
Locuteur

Puisque Marine Le Pen,

12:57
Présentateur

elle est encore sur

12:58
Locuteur

la retraite nationale. On s'attaque

12:59
Présentateur

à tous les autres blocs.

13:02
Locuteur

C'est dommage, c'est le

13:04
Marine Le Pen

plus gros. Oui, mais

13:04
Locuteur

on a toujours été clair, M.

13:05
Marine Le Pen

Consigny. À un moment, les Français et les retraités, ils entendront qu'on puisse s'attaquer à ce bloc-là de leurs droits, de leurs retraites. Quand vous aurez fait la preuve par l'exemple... Oui,

13:14
Locuteur

mais ce n

13:14
Marine Le Pen

'est

13:18
Locuteur

pas

13:18
Marine Le Pen

qu

13:18
Locuteur

'on les

13:18
Marine Le Pen

augmente quand même un petit peu. C'est à peu près pareil. À chaque fois, on a des politiques qui disent on va faire des économies et on va vous demander un effort. Et qu'est-ce qui se passe à la fin ? On demande les efforts et

13:26
Locuteur

on ne fait pas les

13:27
Marine Le Pen

économies. Et là, c'est pareil. C'est une question de symbole. Un jour, peut-être, on ne sait pas de quoi demain l'avenir sera fait, mais on pourra demander des efforts aux Français. Mais aujourd'hui, au vu de la situation sociale, la situation des carburants, on ne peut pas, alors même qu'on n

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Locuteur

'a

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Marine Le Pen

pas fait la preuve par l'exemple, des économies structurelles,

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Invité

allaient encore leur prendre dans les poches. Là, ça va être compliqué pour Sébastien Lecornu d'expliquer quand même aux Français. Alors, il dit que

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Locuteur

ce

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Invité

n

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Locuteur

'est

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Invité

pas un budget d'austérité, mais ce n

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Locuteur

'est

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Invité

pas non plus un budget qui... Bon, c'est quand même un budget qui veut faire des économies au moment où la vie est très chère, que beaucoup de Français aimeraient bien qu'on les aide à payer leur carburant, à manger, à boucler la fin du mois. Voilà, ça va se télescoper forcément. Ce n

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Locuteur

'est

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Invité

pas un budget qui correspond au moment.

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Présentateur

Oui, mais la vie est chère. Pourquoi ? La vie est chère, à mon sens, pour les Français, à cause du poids, justement, de cette puissance publique qui écrase tout sur son passage. Et ça, il

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Locuteur

y

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Présentateur

a beaucoup de Français qui le vivent quand même. Alors, là encore, je me répète un peu, mais... La vie ne sera pas moins chère avec l'obligée Lecornu. Les artisans, les indépendants, les auto-entrepreneurs, les professions libérales, les commerçants, même d'ailleurs, beaucoup de salariés le vivent, même beaucoup de fonctionnaires le vivent. Ils vivent bien le fait que la différence est telle, et parfois, elle est au-delà du réel, entre le brut et le net, que forcément, la vie devient chère si vous donnez tout ce que vous gagnez à la puissance publique. Donc, il

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Locuteur

y a

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Présentateur

un moment donné où le serpent se mord la queue. Moi, je pense que, en réalité, les Français sont plus mûrs, plus matures sur ce sujet-là. J'ai lu dans le détail la grande enquête du Cevipov pour le Monde, je ne

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Locuteur

sais

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Présentateur

pas si vous l'avez vu, qui pointe les attentes des Français par rapport à la présidentielle qui arrive. En réalité, il y

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Locuteur

a

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Présentateur

une volonté massive, en fait, d'une forme de milléisme en France, et d'une forme de tronçonneuse. Et donc, je pense que le cornu, en réalité, il pourrait aller beaucoup plus loin. On est au pied du mur. On peut aller sur Churchill, etc. Et je crois qu'il est déformé par des années et des années de politique. C'est quand même un ancien sénateur. Il est jeune, mais il a déjà été sénateur. Ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas anodin. Et du coup, il louvoie comme beaucoup font. Et je pense que les Français seraient favorables à plus de clarté.

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Locuteur non identifié

Merci, Thomas Ménager, M. le député. Merci, Charles Consigny.