THOMAS MÉNAGÉ est face à CHARLES CONSIGNY sur BFMTV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse partielle
Charles Consigny, il va dans le bon sens Sébastien Lecornu ?
- 0:12OuverteRéponse partielle
Il dit dans la stabilité fiscale, ça veut dire qu'il augmente les impôts ?
- 0:51OuverteRéponse partielle
Si le budget passe par ordonnance, la première copie sera retenue ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu propose un délai de carence pour certaines allocations aux étrangers. Ça va dans votre sens ?
- 3:24OuverteRéponse directe
Il propose que les retraités fassent un effort dans ce budget. Est-ce une ligne rouge ?
- 4:33OuverteRéponse partielle
Il donne un peu à tout le monde, est-ce qu'il ne va pas mécontenter tout le monde ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35InvitéChiffre
« la surtaxe sur les grandes entreprises qui est maintenue devrait rapporter 5 milliards d'euros par an au lieu de 8 »
- 2:10InvitéFait
« Sébastien Lecornu propose un délai de carence pour certaines allocations aux étrangers »
- 2:30Invité politiqueFait
« avec ces 5 ans d'équivalent temps plein, pour qu'une personne qui arrive sur notre sol n'ait pas les prestations non contributives »
- 2:54Invité politiqueChiffre
« Au global, avec 5 ans d'équivalent temps plein, on est autour de 15 à 18 milliards sur cette base »
- 3:38Invité politiqueFait
« Oui, ça en fait partie, parce que c'est une augmentation d'impôts déguisés »
- 3:47Invité politiqueFait
« on va supprimer l'avotement, on va désindexer, indirectement, vous appauvrissez le peuple »
- 4:20Invité politiqueFait
« on subventionne les éoliennes. C'est-à-dire qu'on est pour les énergies renouvelables, le géothermie, l'hydroélectricité, mais les éoliennes, ce ne sont pas des bonnes énergies renouvelables, vertueuses »
- 6:48Invité politiqueFait
« Il y a peut-être du gras, il y a sûrement des réformes de fonctionnement et des économies à faire »
- 8:48Invité politiqueFait
« Nous, on est favorable à une suppression d'un échelon. Depuis des années, on est favorable à la suppression des régions »
- 11:35Invité politiqueFait
« le rapport de la Cour des comptes l'a dit très clairement, un tiers seulement est lié au Covid »
- 12:31Invité politiqueFait
« Quand on supprime le CESE, quand on veut supprimer les Césaires, quand on veut supprimer les régions, quand on veut supprimer, fusionner tout un tas d'agences »
Temps de parole
- Présentateur54 %
- Marine Le Pen28 %
- Invité11 %
- ?5 %
- Locuteur non identifié3 %
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Charles Consigny, il va dans le bon sens Sébastien Lecornu
? –
Alors oui, moi je trouve qu'en demandant 54 milliards d'économie, il va dans le bon sens.
– Alors ce n'est pas
économie, c'est effort budgétaire, il faut être précis sur les termes utilisés.
–
Alors à plusieurs titres, d'abord il dit dans la stabilité fiscale, donc ça veut dire qu'il augmente les impôts évidemment, parce que quand un responsable politique en France dit qu'il les maintient au même niveau, c'est qu'il les augmente, quand il dit qu'il les baisse, c'est qu'il les augmente, mais pas de trop, c'est ça la réalité.
– Par exemple la surtaxe sur les
grandes entreprises qui est maintenue devrait rapporter 5 milliards d'euros par an au lieu de 8, alors ça baisse un peu mais il y
a
toujours cette surtaxe.
–
Donc d'abord je pense que les impôts vont augmenter, premièrement, et d'ailleurs on le voit bien sur les retraités et tout ça.
Ensuite, de
ce que j'ai compris, je parle sous le contrôle d'un parlementaire, si le cornu passe finalement son budget par ordonnance, c'est la première copie qu'il aura soumise au parlement qui sera retenue. Donc cette copie avec 54 milliards d'euros d'efforts budgétaires.
Et
tout ce qui aura été ensuite discuté, amendé, etc. sera oublié, on retient la première version.
Il
sera censuré, s'il passe par ordonnance,
son
gouvernement tombera, lui-même tombera. Mais le cornu fait beaucoup de politique en réalité. Moi je pense qu'il est, malgré ses démentis, je pense qu'il fait en sorte d'être un candidat potentiel à la présidentielle. S'il présente une copie, entre guillemets, courageuse, avec des efforts, que derrière il est censuré, que c'est du coup sa copie courageuse qui devient le budget, il est démissionné, mais il sera candidat dans la foulée sur la base de ce budget-là. Moi c'est comme ça que
je vois… Oui,
absolument. Moi c'est comme ça que je vois sa stratégie. Et d'ailleurs, il y a plein de stratégies dans son budget, je ne
veux
pas être trop long, donc je laisse répondre notre invité, mais il y a beaucoup de stratégies politiques dans le budget, soi-disant,
sans
élo, sans élarme de le cornu.
Il y
a
des mesures qui vont vous plaire. Par exemple, Sébastien Lecornu propose un délai de carence pour certaines allocations aux étrangers. Oui. Ça c'est une revendication du RN, il va dans votre sens ?
On
attendra de voir réellement si ça passe, réellement si c'est constitutionnel, parce qu'aussi il y a des débats en la matière, ça avait déjà été voté par l'Assemblée nationale, et c
'est
la raison pour laquelle on veut passer un texte dans le cas d'une revanche constitutionnelle, avec ces 5 ans d'équivalent temps plein, pour qu'une personne qui arrive sur notre sol n'ait pas les prestations non contributives. On fait la différence, nous, entre les prestations contributives, celles où vous payez chaque mois, vous cotisez à l'assurance chômage, que vous soyez étranger ou français, vous avez vos droits, vous ouvrez des droits et vous en bénéficiez. Celles qui sont non contributives, là il faut un minimum de temps. Et aujourd'hui, il y a un débat constitutionnel en la matière. Mais tant mieux si le
Premier ministre... Ça rapporte beaucoup de l
'argent, ça ?
Au global, avec 5 ans d'équivalent temps plein, on est autour de 15 à 18 milliards sur cette base. Donc aujourd'hui, là, ce n'est pas 5 ans d'équivalent temps plein, je ne
sais
pas encore le détail précisément de ce qui sera proposé dans le budget. Nous, Marine Le Pen a été claire, on attend de voir la copie globale, on n'est pas comme la France insoumise, mais on n
'a
à chaque fois pas été dans cet état d'esprit. On attendra de voir réellement ce qu'il en est. On a bien entendu un certain nombre de lignes rouges, d'éléments où au moment d'une crise sociale majeure, où les gens n'arrivent plus déjà à
chauffer, à se déplacer... Les
retraités, puisqu'il propose quand même que les retraités fassent un effort dans ce budget, alors moins de 6 milliards, mais ça veut dire qu'il veut viser ce qu'on appelle les retraités aisés, mais on n'a pas encore bien défini ce que c'est les retraités aisés. Est-ce que pour vous, c'est une ligne rouge ?
Oui, ça en fait partie, parce que c'est une augmentation d'impôts déguisés.
C
'est pour ça que les 54 milliards, il
faut
que ce soit des économies. Il ne
faut
pas que ce soit des hausses d'impôts déguisés. C'est-à
-dire
que quand vous dites, vous allez vous appauvrir, on va supprimer l'avotement,
on
va désindexer, indirectement, vous appauvrissez le peuple. Et surtout, aujourd'hui, je pense que c'est inentendable de la part des retraités, comme de tous les Français, tant qu'on ne fait pas des économies ailleurs. Donc on attendra de voir la réalité. Mais 6 milliards, si on cherche 6 milliards, Bruno Le Maire, qui n'est pas du Rassemblement National, lui-même maintenant le dit, il faut faire baisser la contribution de
l
'Union Européenne. C'est 6 milliards. On demande un rabais. On serait toujours contributeurs nets, comme à l'époque de Jacques Chirac, à peu près sur le même étiage, mais on contribue moins. Si on veut aussi faire 6 milliards, je cherche 6 autres milliards, et ça sera les débats parlementaires, on subventionne les éoliennes. C'est-à
-dire
qu'on est pour les énergies renouvelables, le géothermie, l'hydroélectricité, mais les éoliennes, ce ne sont pas des bonnes énergies renouvelables, vertueuses. Et sans les subventionne à hauteur de 6 milliards. Voilà, on a 6 milliards. On pourra les trouver ailleurs. S'ils cherchent 6 milliards, on arrivera, je pense, les parlementaires à
les
trouver.
Mais là, en regardant, en fait, il en donne un petit peu à tout le monde, Sébastien Lecornu, parce que le délai de carence pour les étranges étudiants, ça, c'est pour le RN. Le gel du point d'indice des fonctionnaires, ça, c'est pour les Républicains. La surtaxe sur les grandes entreprises, ah ben tiens, ça, c'est un petit coup pour la gauche. En essayant de satisfaire tout le monde, est-ce que finalement, il ne
va
pas mécontenter tout le monde dans cette histoire ?
On verra. Moi, je pense qu'il y a beaucoup de politiques dans tout ça et qui donnent à chacun un prétexte pour justifier le vote du budget et la non-censure. C'est ça qui... Vous faites la mou, mais c'est ça
qui... Ou l'inverse.
Ou l'inverse. Moi, je ne sais pas à quel point il est malicieux. Pour
l'instant,
tout le monde
a dit que
ce
budget serait censuré.
Il
souffleur, il
a
dit. Ces stratégies
sont
au 30e degré. On voit bien que tous les premiers ministres, depuis que l'Assemblée est composée comme elle est maintenant, n'arrêtent pas de se casser les dents sur la composition et croient toujours qu'en donnant une carotte à un tel et à tel autre, ils arriveront à louvoyer comme ça. Et à chaque fois, finalement, ils se prennent les pieds dans le tapis. Sauf quand vraiment ils crament la caisse, ce qu'a fait le cornu lors du précédent budget, en donnant aux socialistes le scalp de la réforme des retraites, qui est à peu près la seule réforme courageuse du deuxième quinquennat
de Macron. Oui, mais là, dans cette copie
-là, il n
'y a
pas une concession forte à un groupe. Il n'y a pas effectivement la suspension de la réforme des retraites.
Il n'y a pas d
'équivalent. Là, c'est des petites mesures. Parce qu'on est au bord d'avoir les instances européennes, voire le Fonds monétaire international, au chevet de la France. Donc moi, quand je l'entends dire, on a un problème en France, quand je l'entends dire, comme pour rassurer je ne sais qui, ça n'est pas un budget d'austérité, moi, ça m'inquiète, je suis désolé, je pense que ça... Il faudrait un budget d
'austérité.
Oui, absolument, je pense que sa responsabilité serait de faire un budget d'austérité. La tronçonneuse, j'ai vu les chiffres qui sont tombés aujourd'hui, Ravier Mileï a définitivement tué l'inflation en Argentine, et ils ont quatre points de croissance. On serait content d'être dans cette situation. De l'aveu même de le cornu, les dépenses de fonctionnement, c'est-à-dire de fonctionnement, pas les dépenses utiles aux Français, les dépenses de fonctionnement. Des collectivités locales ont augmenté de 7 milliards d'euros cette année. Enfin, excusez-moi, mais...
C
'est parce que l'État a délégué beaucoup plus aux collectivités.
De fonctionnement, non, non. Mais ils ont
embauché, du coup.
Oui, ben...
Les prix de l'énergie ont augmenté. Vous savez que les
collectivités aussi... Mais ça ne sert à
rien. Il y a peut-être du gras, il y a sûrement des réformes de fonctionnement et des économies à faire, mais il y a quand même
un élément qu'il ne faut pas oublier,
c'est que le gaz, l'électricité,
les carburants... Et quand vous
êtes maire, je ne parle pas des grosses collectivités, mais les maires, quand il y
a
l'éclairage public, sauf à éteindre, sauf
à ne plus mettre de... Il y en a
beaucoup qui éteignent la nuit.
Oui,
mais
sauf à ne plus mettre de carburant dans la camionnette qu'il fait dans un village de 500 habitants de l'essence, à un moment, il y
a
quand même aussi une hausse des coûts.
Oui, mais moi, je...
Non, si, parce que je veux qu'il y ait du... Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut qu'il y ait du cost-killing. Moi, je suis très surpris de voir une chose.
C
'est
l
'économie de coût. C'est que le conseiller territorial, souvenez-vous, qui devait remplacer, qui devait fusionner le conseil départemental avec le conseil régional, c'était, j'ai retrouvé ça, dans le programme d'Emmanuel Macron en 2016. Donc ça devait être fait, là, dans les dix ans qui se sont écoulés. Bon, c'était une réforme de Sarkozy à l'origine que, bien sûr, Hollande, qui est la nouvelle star des journalistes, et à mon avis, pas au-delà des journalistes, a passé, évidemment, à l'as. Parce que lui, il aime bien quand il
y
a des couches, parce que ça fait autant de repas, autant de banquets, autant de gens à serrer des mains, autant d'électeurs potentiels. Ça,
ça
lui plaît. La métropole, le conseil départemental, le conseil régional, la communauté de communes, l'intercommunalité. Ça, il aime, Hollande. Ça, c'est son monde. Bon, avec ses 20 000 euros de retraite, 10 000 plus l'indemnité de parlementaire. Donc, moi, je dis, qu'est-ce qu'on attend, par exemple ? Alors, je sais qu'avec l'État, là, de l'Assemblée, c'est difficile à faire. Mais je pense que, par exemple, on va voir si vous êtes d'accord avec moi, d'ailleurs, parce que le RN, aussi, ça devient un parti d'élus. Je vous vois tous, là, c'est des élus.
Et
bientôt,
de sénateurs.
Bien dans le fromage, les élus RN. C'est parce
que les conseils nous choisissent. – Oui, oui, mais
est-ce que vous seriez, par exemple, favorable à la suppression de l'échelon politique du département ? On garde la région, le conseil régional, on supprime le conseil départemental. Ça ferait
des économies.
Nous,
on
est favorable à une suppression d'un échelon. Depuis des années, on est favorable à la suppression des régions. Voilà,
on préfère un échelon
beaucoup plus proche, qui connaît le territoire. – Ça fait économiser combien, ça ? – Alors là, j'ai plus le chiffre en tête.
– Ça fait moins économiser que si on supprime le
département. – Oh,
peu ou
prou, on est quand même sur le même étiage, mais on supprime des élus,
on
supprime des fonctionnaires et surtout des méga-structures qui, plus elles sont grosses, moins elles sont bien gérées, plus elles sont détachées du territoire. Et aujourd
'hui, ça, c'est
une mesure d'économie. – C'est pas proposé par Sébastien
Lecornu. – Non, tout ça, c'est pas faisable pour le budget. – Oui, mais moi, j'ai l
'impression que quand même, Sébastien Lecornu, avec ses propositions qu'on découvre quasiment en direct dans cette interview accordée au Figaro, c'est que, certes, c'est pas le grand soir de la dépense publique, mais quand même, il essaie de limiter les dégâts. Parce qu'il sait très bien que c'est un budget de transition. Dans sept mois, il y aura un nouveau locataire à l'Elysée qui pourra, s'il a une majorité derrière, changer ce budget. Donc, il va peut-être dans le bon sens. C'est pas le grand soir, mais
c
'est déjà ça. – Je sais pas comment vous dire. On croirait un élève qui a zéro de moyenne et qui, au troisième trimestre, arrive à convaincre le conseil de classe que ça va dans le bon sens. Moi, je suis désolé. Non, ça fait dix ans qu'ils sont là. On a 3 500 milliards.
–
On
pourrait
pas dire que l'élève, le conduit en progrès ?
–
Non, parce que quand ça fait dix ans que vous avez zéro de moyenne, je suis désolé. Moi, vous ne pouvez pas me convaincre si je suis professeur dans votre conseil de classe que vous êtes en progrès. Donc, je pense que quand ils arrivent avec 3 500 milliards d'euros de dettes, et puis, en plus, toujours cette rhétorique que moi, je trouve très pénible chez les macronistes, je veux pas taper sur eux spécialement, je veux pas... Mais quand même, c'est que c'est jamais... C'est toujours la faute des autres. Donc là, le dernier argument à la mode pour eux, c'est que c'est la situation internationale. Alors, attention, nous allons...
Emmanuel Macron convoque demain les chefs de parti pour parler des conséquences nationales de la situation internationale. Moi, je vois les conséquences. Si vous voulez, la situation internationale, par définition, elle vous percute. Ça, c'est normal. Il y a des guerres, il y a des conflits, les matières premières qui obéissent à des cours mondiaux, ça monte et ça descend. Parfois, ça monte beaucoup. Quelle est la responsabilité d'un homme politique et d'un homme d'État
? C
'est
d'être
prêt à y
faire ça. C'est
de faire en sorte que le pays soit prêt à absorber la situation internationale, à résister à la situation internationale. Et là, ce qu'on voit, c'est qu'on est complètement à poil. Et surtout,
il se dépose, alors que tous les pays, enfin tous les pays européens qui s'en sortent beaucoup mieux que nous aujourd'hui, ont la même crise. On a eu la même chose et la même rhétorique au moment du Covid, où on nous a dit c'était le quoi qu'il en coûte, donc c'est ce qui a endetté le pays. Mais en fait, le rapport de la Cour des comptes l'a dit très clairement, un tiers seulement est lié au Covid. Donc on aurait pu dire, et on peut donner ce point-là à Emmanuel Macron, un tiers, on va dire, c'est pas de sa faute.
Mais à un moment, c'est les réformes qui n'ont pas été faites, les économies qui n'ont pas été faites, la relance qui n'a pas eu lieu parce qu'on est totalement submergé par les impôts, par les taxes, par les normes qui empêchent
le développement de notre
économie dans notre pays. Et donc aujourd'hui, je pense que, voilà, on ne peut pas se défausser. Il y
a
un bilan, et il y aura un bilan qui sera aussi à rappeler à Édouard Philippe et à
Gabriel
Attal qui font le tour des bistrots et des pommiers, mais qui doivent aussi se rappeler à leur bilan.
Je ne
sais
même pas s'ils sont encore en campagne,
ceux
-là, mais bon. Si, Édouard
Philippe, je l'ai
vu planter des fleurs aujourd
'hui. Il a mangé des pommes. Il a mangé des pommes. On
se demande. Non, mais c'est intéressant d'entendre ça. En même temps, il y
a
un double discours, cher M. Ménager, parce que moi, quand je regarde le programme du Rassemblement national, je ne
veux
pas me répéter, mais en tout cas, vous n'êtes pas milléiste du tout. On est d'accord. Quand on
supprime des
agences, quand on supprime le CESE, quand on veut supprimer les Césaires, quand on
veut supprimer les régions,
quand on veut supprimer, fusionner tout un tas d'agences, je considère quand même qu'on va nettoyer
un petit peu la situation. Le
dernier mot à la mode à l'Assemblée, c'est les gros blocs, c'est s'attaquer aux gros blocs. Je ne
sais
pas si vous entendez ça, vous aussi.
Pas
encore. Ils n'arrêtent pas de dire ça. On va s'attaquer aux gros blocs des retraites. Vous, par exemple, le bloc des retraites, vous ne
vous
y attaquez pas du tout.
Puisque Marine Le Pen,
elle est encore sur
la retraite nationale. On s'attaque
à tous les autres blocs.
C'est dommage, c'est le
plus gros. Oui, mais
on a toujours été clair, M.
Consigny. À un moment, les Français et les retraités, ils entendront qu'on puisse s'attaquer à ce bloc-là de leurs droits, de leurs retraites. Quand vous aurez fait la preuve par l'exemple... Oui,
mais ce n
'est
pas
qu
'on les
augmente quand même un petit peu. C'est à peu près pareil. À chaque fois, on a des politiques qui disent on va faire des économies et on va vous demander un effort. Et qu'est-ce qui se passe à la fin ? On demande les efforts et
on ne fait pas les
économies. Et là, c'est pareil. C'est une question de symbole. Un jour, peut-être, on ne sait pas de quoi demain l'avenir sera fait, mais on pourra demander des efforts aux Français. Mais aujourd'hui, au vu de la situation sociale, la situation des carburants, on ne peut pas, alors même qu'on n
'a
pas fait la preuve par l'exemple, des économies structurelles,
allaient encore leur prendre dans les poches. Là, ça va être compliqué pour Sébastien Lecornu d'expliquer quand même aux Français. Alors, il dit que
ce
n
'est
pas un budget d'austérité, mais ce n
'est
pas non plus un budget qui... Bon, c'est quand même un budget qui veut faire des économies au moment où la vie est très chère, que beaucoup de Français aimeraient bien qu'on les aide à payer leur carburant, à manger, à boucler la fin du mois. Voilà, ça va se télescoper forcément. Ce n
'est
pas un budget qui correspond au moment.
Oui, mais la vie est chère. Pourquoi ? La vie est chère, à mon sens, pour les Français, à cause du poids, justement, de cette puissance publique qui écrase tout sur son passage. Et ça, il
y
a beaucoup de Français qui le vivent quand même. Alors, là encore, je me répète un peu, mais... La vie ne sera pas moins chère avec l'obligée Lecornu. Les artisans, les indépendants, les auto-entrepreneurs, les professions libérales, les commerçants, même d'ailleurs, beaucoup de salariés le vivent, même beaucoup de fonctionnaires le vivent. Ils vivent bien le fait que la différence est telle, et parfois, elle est au-delà du réel, entre le brut et le net, que forcément, la vie devient chère si vous donnez tout ce que vous gagnez à la puissance publique. Donc, il
y a
un moment donné où le serpent se mord la queue. Moi, je pense que, en réalité, les Français sont plus mûrs, plus matures sur ce sujet-là. J'ai lu dans le détail la grande enquête du Cevipov pour le Monde, je ne
sais
pas si vous l'avez vu, qui pointe les attentes des Français par rapport à la présidentielle qui arrive. En réalité, il y
a
une volonté massive, en fait, d'une forme de milléisme en France, et d'une forme de tronçonneuse. Et donc, je pense que le cornu, en réalité, il pourrait aller beaucoup plus loin. On est au pied du mur. On peut aller sur Churchill, etc. Et je crois qu'il est déformé par des années et des années de politique. C'est quand même un ancien sénateur. Il est jeune, mais il a déjà été sénateur. Ce n
'est
pas anodin. Et du coup, il louvoie comme beaucoup font. Et je pense que les Français seraient favorables à plus de clarté.
Merci, Thomas Ménager, M. le député. Merci, Charles Consigny.
Marine Le Pen