Polémique Pap Ndiaye / Bolloré : Macron défend la "liberté d'expression" - Reportage 13.07.2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
À l'origine du mouvement, la nomination de Geoffroy Lejeune comme directeur de la rédaction du JDD, l'hebdomadaire détenu par Bolloré.
- 0:51OuverteRéponse directe
Une grève soutenue par le ministre de l'Éducation nationale qui charge l'Empire Bolloréen.
- 1:29OuverteRéponse directe
À l'extrême droite, les élus RN fustigent la déclaration du ministre de l'Éducation nationale.
- 1:58RelanceRéponse partielle
Dans quel pays vivons-nous pour qu'il y ait un tel tollé et que même des personnalités de haut rang arrivent à faire de l'ingérence dans une boîte privée ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Mardi, la polémique enfle et gagne les rangs de l'Assemblée nationale. La droite accuse le ministre d'outrepasser ses fonctions.
- 2:51OuverteRéponse directe
Auditionné par le Sénat en janvier 2022, Vincent Bolloré nie tout projet politique à travers son empire médiatique.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23InvitéFait
« Geoffroy Lejeune a parfaitement le droit d'être directeur d'un journal. »
- 0:34InvitéFait
« Le problème, c'est que là, il s'empare d'un journal existant, un journal qui a une histoire, qui a des valeurs, qui a une ligne. »
- 0:46InvitéFait
« Il va tuer le journal du dimanche. Le journal du dimanche, tel qu'on le connaît, n'existera plus. »
- 1:12InvitéFait
« Quand vous regardez CNews, quand vous regardez ce qui est devenu européen, quand vous regardez cet ensemble-là, la conclusion s'impose. »
- 1:22InvitéFait
« CNews, c'est très clairement l'extrême droite. »
- 1:37InvitéFait
« Il faut rappeler quand même que le JDD, c'est privé. Chacun fait ce qu'il veut au sein de sa maison. »
- 1:53InvitéFait
« Je pense que ça, encore une fois, les Français ne le comprennent pas. »
- 2:10InvitéFait
« Quand il s'agit de diversité d'opinion, il retrouve son rôle de ministre de l'endoctrinement national et rêve de censure. »
- 2:28Invité politiqueFait
« En revanche, vous démontrez tous vos talents d'idéologue. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Vous méprisez ce faisant les journalistes et des équipes qui y travaillent et des mythes de nos concitoyens qui les regardent et les écoutent. »
- 2:42Invité politiqueFait
« Bien sûr, j'évoque ici la polémique de ce week-end avec CNews et Europe 1. »
- 3:03InvitéChiffre
« Vous voyez que dans le monde, le secteur des médias, c'est le deuxième secteur le plus rentable après le luxe. »
- 3:13InvitéFait
« Notre intérêt n'est pas politique, n'est pas idéologique, c'est un intérêt purement économique. »
- 4:00InvitéFait
« Rien ne justifie qu'on s'attaque à un ministre. La liberté d'expression s'applique aussi au ministre. »
Temps de parole
- Présentateur34 %
- Invité13 %
- Invité 211 %
- Invité 310 %
- Invité politique10 %
- Invité 49 %
- Invité 56 %
- Invité 64 %
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C'est un journal en grève depuis trois semaines. A l'origine du mouvement, la nomination de Geoffroy Lejeune comme directeur de la rédaction du journal du dimanche, l'hebdomadaire dominical détenu par Vincent Bolloré. Geoffroy Lejeune, ancien patron du magazine d'extrême droite Valeurs Actuelles, fait l'unanimité contre lui dans la rédaction.
Geoffroy Lejeune a parfaitement le droit d'être directeur d'un journal. Nous, on ne dit pas que les journaux d'extrême droite n'ont pas le droit d'exister. Le problème, c'est que là, il s'empare d'un journal existant, un journal qui a une histoire, qui a des valeurs, qui a une ligne. Et de ce fait, il va bouleverser ça. Il va tuer le journal du dimanche. Le journal du dimanche, tel qu'on le connaît, n'existera plus.
Une grève soutenue par le ministre de l'Éducation nationale qui charge par la même occasion l'Empire Bolloréen.
Je comprends bien qu'ils ne veulent pas entrer dans la galaxie des publications ou des médias contrôlés par un personnage qui est manifestement très proche de l'extrême droite la plus radicale. Quand vous regardez CNews, quand vous regardez ce qui est devenu européen, quand vous regardez cet ensemble-là, la conclusion s'impose. CNews, c'est très clairement l'extrême droite.
À l'extrême droite, justement, les élus RN fustigent la déclaration du ministre de l'Éducation nationale.
Moi, je suis atterrée. Il faut rappeler quand même que le JDD, c'est privé. Chacun fait ce qu'il veut au sein de sa maison. Dans quel pays vivons-nous pour qu'il y ait un tel tollé et que même des personnalités de haut rang, soi-disant, arrivent à faire de l'ingérence dans une boîte privée. Je pense que ça, encore une fois, les Français ne le comprennent pas. Ça va changer quoi ? Il n'y aura plus que 95% au lieu de 96% de presse à gauche.
Éric Zemmour, longtemps tête d'affiche de l'antenne de CNews, fustige, lui aussi, le ministre Papendiaï.
Quand il s'agit de diversité d'opinion, il retrouve son rôle de ministre de l'endoctrinement national et rêve de censure.
Mardi, la polémique enfle et gagne les rangs de l'Assemblée nationale. La droite accuse le ministre d'outrepasser ses fonctions.
On vous entend très mal, monsieur le ministre. En revanche, en revanche, vous démontrez tous vos talents d'idéologue. Vous méprisez ce faisant les journalistes et des équipes qui y travaillent et des mythes de nos concitoyens qui les regardent et les écoutent. Bien sûr, j'évoque ici la polémique de ce week-end avec CNews et Europe 1. Là, monsieur le ministre, on vous entend vraiment trop.
Auditionné par le Sénat en janvier 2022, lors d'une commission d'enquête sur la concentration dans les médias, Vincent Bolloré nie tout projet politique à travers son empire médiatique.
Vous voyez que dans le monde, le secteur des médias, c'est le deuxième secteur le plus rentable après le luxe. Et donc, notre intérêt n'est pas politique, n'est pas idéologique, c'est un intérêt purement économique. Et depuis 20 ans, ce groupe s'est constitué uniquement sur des questions économiques.
Côté gouvernement, la polémique embarrasse. Qui pour soutenir Papendiaï ? Interrogée hier, Elisabeth Borne préfère ne pas prendre position.
Vous comprenez qu'on est sur un sujet qui est délicat. Il n'appartient pas au gouvernement d'interférer dans la gestion des médias, quels qu'ils soient. Il y a du reste une mission d'information parlementaire sur ce sujet. Donc on va attendre les conclusions de cette mission d'information parlementaire.
Ce matin, en Conseil des ministres, le président prend le contre-pied de sa chef de gouvernement et apporte son soutien au ministre Papendiaï.
Rien ne justifie qu'on s'attaque à un ministre. La liberté d'expression s'applique aussi au ministre.
De quoi conforter les journalistes du JDD. Aujourd'hui, ils ont reconduit leur mouvement de grève à 97%. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.