Municipales 2026: la prise de parole en intégralité d'Édouard Philippe, réélu maire du Havre
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Au terme d'une campagne de second tour, où la liste que je conduisais était opposée à l'union complète de la gauche et à l'union des extrêmes-droites, les Avraises et les Avraies m'ont placé en tête avec 3500 voix d'avance. Je veux d'abord remercier les Avraises et les Avraies qui m'ont à nouveau fait confiance. Cette confiance, elle m'honore et elle m'impose d'être à la hauteur de ce que j'ai entendu pendant cette campagne. Car loin des sondages et des commentaires parisiens, les Avraises et les Avraies ont dit leur envie de poursuivre la transformation du Havre. Ils ont exprimé leur confiance en une équipe qui a toujours tenu tous ses engagements.
Ils ont adhéré au projet que nous avons présenté et qui vise à rendre plus forte, plus grande, plus dynamique, plus solidaire, plus attractive notre vie. Dans une ville industrielle, portuaire et industrielle, ils ont dit aussi, et je l'ai entendu, leurs attentes, leurs colères, leurs refus, leurs déceptions parfois. Dans une ville industrielle, portuaire, désormais touristique, toujours populaire, on ne peut qu'être frappé par l'immense attente de sécurité et de tranquillité, de civisme retrouvé, d'autorité à la fois ferme et apaisée, de justice sociale et de justice tout court d'ailleurs.
Les Avraises et les Avraies m'ont fait confiance et ils m'ont dit qu'ils voulaient que nous trouvions des solutions pour que l'accès à un médecin soit plus facile. Ils m'ont dit qu'ils voulaient que le vieillissement progressif de notre société soit mieux pris en compte et qu'il fallait aider les aidants. Ils m'ont dit que faire tourner un hôpital, même quand il fonctionne bien, c'était un exercice épuisant. Ils m'ont dit qu'ils voulaient encore croire à l'école et qu'ils étaient inquiets de son fonctionnement. Ils m'ont dit leur confiance dans l'avenir portuaire, mais leurs attentes fortes s'agissant de la ligne ferroviaire entre Paris et le Havre.
Je veux dire aux Havraies que je les ai entendus et que je ne les décevrai pas. Et je veux dire ici, au Havre, qu'il y a des raisons d'espérer. Notre ville, qui fut entièrement détruite il y a 80 ans, sait mieux que tout autre qu'il y a toujours des raisons d'espérer et qu'à force d'ambition et de travail, elle est redevenue belle, fière et conquérante. Les Havreies savent qu'il y a des raisons d'espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu'ils écartent les extrêmes et leurs facilités. Nous, Havreies, nous le disons aux Français aujourd'hui, oui, il y a des raisons d'espérer.
Dans notre jeunesse, créative et pleine d'ambition, capable de créer et de construire un nouveau monde plus respectueux de l'homme que le nôtre, plus attentif à notre planète et à notre avenir. Il y a des raisons d'espérer dans nos valeurs républicaines et fraternelles qui font de notre pays cette exception grâce à notre langue, à notre culture, à notre laïcité. Il y a des raisons d'espérer car l'énergie, la volonté, l'audace, cette vertu bien française, sourit toujours à ceux qui, d'où qu'ils viennent, toujours de bonne volonté, se relèvent et portent une fois encore la fierté d'être avrais et la fierté d'être français. Je vous remercie. Merci. Merci. Merci.
Merci.
Édouard Philippe