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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 26 août 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprises

L'invité d'Apolline Matin : Les pertes d’emploi des chefs d’entreprise sont au plus haut - 26/08

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui fait qu'à un moment, vous avez été obligé de mettre la clé sous la porte ?

  • 1:49RelanceRéponse directe

    Que s'est-il passé ? Comment est-ce que la situation a dégénéré ?

  • 2:23FerméeRéponse partielle

    Parce que les coûts ont augmenté ? Parce que ça ne suivait pas ?

  • 2:44FerméeRéponse directe

    Ça a été un engrenage ? Vous avez accumulé des dettes ?

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Vous en êtes où aujourd'hui, Frédéric ?

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Et sans revenu, vous aviez un chômage, une assurance, quelque chose ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57PrésentateurChiffre
    « 33 000 femmes et hommes, chefs d'entreprise, 220 par jour, qui perdent leur boîte. »
  • 1:08PrésentateurChiffre
    « On avait atteint un record en 2024, on l'a dépassé en 2025. »
  • 1:21PrésentateurFait
    « Généralement, des entreprises de 3 salariés, moins de 500 000 euros de chiffre d'affaires. »
  • 1:25PrésentateurFait
    « 46 ans en moyenne, donc ce ne sont pas des jeunes dirigeants. »
  • 1:35PrésentateurChiffre
    « on a vu le nombre de défaillances d'entreprises doubler pour les entreprises de plus de 50 salariés. »
  • 5:20PrésentateurFait
    « aucun dirigeant ne bénéficie de droits au chômage. »
  • 3:27InvitéFait
    « En 40 minutes, vous rentrez, vous êtes chef d'entreprise, vous sortez, vous n'êtes plus rien. »

Temps de parole

  • Invité37 %
  • Présentateur32 %
  • Présentateur 223 %
  • Invité 25 %

≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Vous avez vous-même dû fermer votre entreprise. C'était une entreprise du bâtiment. En Bretagne, vous aviez 15 employés. Vous aviez pourtant lancé l'entreprise en 2007. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment, vous avez été obligé de mettre la clé sous la porte ? Vous m'entendez, Frédéric ? Allô ? Frédéric Mercier qui était en direct avec nous. On va y revenir dans un instant. Hervé Kermarek, qui aujourd'hui sont ces patrons qui perdent leur boulot ? Vous l'avez dit, 33 000 femmes et hommes, chefs d'entreprise, 220 par jour, qui perdent leur boîte. 220 par jour ? 220 par jour. Depuis le premier semestre, c'est un triste chiffre, vous l'avez dit.

On avait atteint un record en 2024, on l'a dépassé en 2025. Et on est à nouveau sur le premier semestre à ce triste record. Ce sont donc des femmes et des chefs d'entreprise, femmes et hommes, qui perdent leur emploi. Généralement, des entreprises de 3 salariés, moins de 500 000 euros de chiffre d'affaires. 46 ans en moyenne, donc ce ne sont pas des jeunes dirigeants. Et le fait marquant, qui est finalement le fait le plus inquiétant, c'est que les entreprises de plus de 20 salariés sont désormais ciblées, touchées malheureusement. Et encore plus sur les plus de 50 salariés, on a vu le nombre de défaillances d'entreprises doubler pour les entreprises de plus de 50 salariés.

Alors que par nature, on pourrait considérer que ces entreprises sont plus stables, plus solides. Un peu plus solides. On est un peu plus solides. Frédéric Mercier, vous êtes à nouveau en direct avec nous. Je vous posais la question à l'instant. Que s'est-il passé ? Comment est-ce que la situation a dégénéré ? Et que vous vous en soyez à avoir dû mettre la clé sous la porte de votre entreprise ?

1:58
Invité

Bonjour. Écoutez, ça a été une mort lente, on va dire. L'après-Covid, avec les augmentations de matériaux, a été relativement fatale, difficile à vivre. Et derrière le démarrage de la guerre en Ukraine, moi je travaille énormément avec des particuliers. Et le démarrage de la guerre en Ukraine a plombé toute l'activité.

2:23
Présentateur

Parce que les coûts ont augmenté ? Parce que ça ne suivait pas ? Non, la peur.

2:28
Invité

La peur, au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine, ont fait que, moi je travaillais beaucoup dans de la rénovation et de la piscine, donc qui étaient des choses qui pouvaient attendre ou être reportées. Et beaucoup de clients ont décidé des reports d'investissement.

2:43
Présentateur

Et qu'est-ce qui s'est passé ? Ça a été un engrenage ? Vous avez accumulé des dettes ?

2:48
Invité

À partir de 2023, oui, c'était des difficultés à faire face à nos règlements de factures, de matériaux, de sous-traitants, des décalages dans les règlements des charges.

3:03
Présentateur

Vous en êtes où aujourd'hui, Frédéric ? C'est-à-dire un an après avoir dû fermer votre entreprise, je le rappelle, entreprise du bâtiment, il n'y avait qu'un salarié. Aujourd'hui, vous en êtes où ? Vous vivez de quoi ?

3:14
Invité

Alors aujourd'hui, moi j'ai eu la chance de retrouver du travail. Donc aujourd'hui, j'ai un statut salarié. Mais c'était difficile, c'est le moment de la fermeture, parce que ça se passe très très vite au tribunal de commerce. En 40 minutes, vous rentrez, vous êtes chef d'entreprise, vous sortez, vous n'êtes plus rien. Vous n'avez plus rien, plus aucun droit sur l'entreprise. Donc vous vous trouvez sans rien et sans revenu.

3:38
Présentateur

Et sans revenu, vous aviez un chômage, une assurance, quelque chose ?

3:42
Invité

Alors moi, j'avais souscrit une assurance GSC, justement. J'ai repris l'entreprise en 2007 et je l'avais conservée tout au long des années. Et donc grâce à ça, au bout de deux mois, parce qu'il y a le temps que ça se mette en place, etc., j'ai pu retoucher 80% de mon salaire moyen de l'année d'avant.

4:03
Présentateur

Vous remonteriez une entreprise ou vous préférez désormais rester salarié ?

4:07
Invité

Ah non, aujourd'hui, je ne remonterai pas d'entreprise, c'est beaucoup trop risqué. Vous ne reprendriez plus le risque, Emmanuel ? Est-ce que, Frédéric, vous vous êtes senti très seul ou est-ce que vous vous êtes fait accompagner ? Parce qu'en fait, souvent, on se rend compte qu'il y a beaucoup de chefs d'entreprise qui s'enferrent tout seuls dans leurs difficultés et que s'ils avaient été accompagnés, ils auraient peut-être pu s'en sortir. Frédéric ? Alors, avec le recul, aujourd'hui, oui, je pense que, c'est vrai, on est peu accompagnés, mais on n'est pas toujours bien aidés. Et je pense que, si je serais allé voir le tribunal de commerce un an avant, j'aurais pu sauver mon entreprise.

Malheureusement, je suis allé le voir beaucoup trop tard. Et donc, ce n'était plus possible au moment où j'y suis allé. Donc, ça s'est fermé très rapidement.

4:55
Présentateur

Hervé Kermarek, je voudrais justement qu'on puisse élargir au-delà de... Restez bien avec nous, Frédéric, mais au-delà du profil de Frédéric. Comment vous voyez la suite ? C'est-à-dire que ce chiffre, il est très inquiétant, plus 7% par rapport à l'an dernier, qui n'était déjà pas terrible, franchement. Comment vous voyez l'année qui s'ouvre, avec aussi le débat économique-politique du moment ? Le climat est très incertain. Évidemment, on est en période préélectorale et ce n'est jamais favorable aux affaires. Ce que je voudrais rappeler quand même, c'est qu'aucun dirigeant ne bénéficie de droits au chômage.

Et que préparer son entrepreneuriat, son entreprise, c'est surtout préparer les situations qui sont les plus à risque. Et le premier risque, c'est de déposer le bilan. Ce chef d'entreprise l'a parfaitement dit, il avait préparé sa sortie éventuelle en gardant une garantie de chômage, cette GSC. Et il faut encourager les dirigeants à souscrire le plus possible cette garantie, parce que le risque, il existe, il est démontré et il est de plus en plus important. Merci beaucoup, merci pour votre témoignage Frédéric Mercier.

Et ces chiffres que vous nous dévoilez ce matin, Hervé Carmarec, vous êtes président de cette association GSC qui propose l'assurance aux entrepreneurs en cas de perte d'emploi. N'hésitez pas, comme Frédéric, vous pouvez nous appeler au 32 16 aussi pour témoigner. Merci.

6:07
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.