Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo· 27 mai 2025 26 min

Une "TVA sociale" pour financer les dépenses de la sécurité sociale est "totalement inacceptable"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Bonjour.

Ce sera décidé avec eux. François Bairou vient de s'exprimer au sujet des taxis. Il ne recule pas sur les économies demandées mais il dit qu'il va discuter avec eux des efforts demandés.

Pour rappel, l'objectif de la réforme vise à faire 150 millions d'euros d'économie sur 3 milliards de dépenses. Que pensez-vous de la réponse du du premier ministre ? Bah d'abord, c'est et c'est bien qu'il puisse y avoir un échange avec les taxis parce que pour l'instant il y en avait pas eu et moi-même j'avais été sollicité il y a quelques jours par les taxis qui sont en grève en disant bah on voudrait quand même pouvoir être entendu, écouter, négocier.

Il y avait eu des réunions avec la sécurité sociale. Ouais, enfin pas avec le premier ministre lui-même, pas avec le ministre des transports lui-même. Et je pense utile de pouvoir entendre et écouter ce que les taxis ont à dire.

D'ailleurs, ils ont eux-mêmes, ils l'ont dit des propositions à faire. Ensuite, je trouve ça un peu curieux quand on commence une négociation de dire dès le début quel doit être l'aboutissement de cette négociation et je peux y avoir des objectif chiffré. Oui, mais enfin, je pense quand même important de dire que c'est pas des cadeaux qu'on fait au taxi.

Euh s'il y a aujourd'hui du transport médical qui est pris en charge par la sécurité sociale, c'est parce que ça correspond à un besoin. Et ce besoin, c'est qu'il y a des personnes qui ont besoin d'être déplacé, par exemple, de leur domicile à un hôpital pour pouvoir être prise en charge et avoir accès à des soins. La question est de savoir comment ce besoin est géré notamment par les taxis conventionnés. dans les faits, on est passé de 2 à 3 milliards de remboursement de taxis par la sécurité sociale en 5 ans. 3 milliards pour 40000 taxis conventionné.

Il y a pas une dérive là ? Mais peut-être qu'il faut se poser la question de savoir pourquoi ces dépenses ont augmenté. Et peut-être que si ces dépenses ont augmenté, c'est parce que d'abord les besoins ont augmenté.

On est confronté notamment à on le sait, à un vieillissement de la population et donc à des besoins en terme de de santé qui augmentent. Peut-être que ces besoins augmenté parce qu'on est confronté aussi depuis des années et des années à une politique par exemple de suppression euh d'hôpitaux de proximité qu'on a aujourd'hui 90 % du territoire national qui est un désert médical et donc c'est des transports euh plus longs pour aller euh pouvoir avoir accès à des soins. Donc peut-être on peut se poser ces questions fr ce que c'est ce que dit ce matin le premier ministre.

Il y a pu avoir des fraudes aussi. il a pu avoir des fraudes. Bon, s'il est capable de démontrer qu'il y a des fraudes, alors effectivement, faut avoir des outils pour lutter contre ces fraudes.

Mais il faut faire attention, faut pas généraliser les choses. Moi, je soutiens, attendez, je veux être clair. Moi, je soutiens aujourd'hui la mobilisation des taxis.

Je pense que les taxis, ils ont des propositions à faire sur la table. Ils sont pas fermés à l'idée qu'il puisse y avoir des économies. Je trouve ça un peu baroque comme manière de négocier de de dire on va discuter mais dès le début je peux vous dire qu'à la fin ça sera euh de tel montant l'économie parce que c'est 40 milliards d'économie à faire et tous les efforts vont mais madame il y a 40 milliards alors si vous voulez on va parler des économies mais d'abord on parler après mais sur sur ce dossier des taxis on lit beaucoup de non mais on lit beaucoup non mais sur les taxis pour cl pour clair pour clore le sujet sur les taxis on lit pas mal de témoignages de taxi qui disent voilà mon chiffre d'affair il dépend très largement parfois jusqu'à 90 % de la sécurité sociale est-ce que c'est une situation normale Mais attendez, c'est pas la sécurité sociale qui paye les taxis.

C'est les taxis qui déplacent une population qui en a besoin. Et ce déplacement, il est pris en charge par la sécurité sociale. C'est pas un cadeau que la sécurité sociale fait au taxi.

Non, c'est pas un cadeau. Mais vous voyez bien que dans les faits par exemple, il y a il y a des bons de transport qui sont rédigés à postériori de la cour. Attendez, attendez, posez pas 10 questions qui sont différentes à la fois.

Là, on me pose la question sur le besoin. Moi, je vous dis que si des taxis prennent en charge aujourd'hui le transport médical ou le transport sanitaire, c'est que ça correspond à un besoin. Bon, et je pense que si vous avez par exemple de la famille, parce que c'est souvent dans des territoires plus ruraux par exemple, que les taxis ont une partie significative de leur chiffre d'affaires qui est consacré à ce transport médical, vous êtes bien content d'avoir un taxi qui vient chercher les gens de votre famille pour pouvoir les amener à l'hôpital.

Donc il faut pas non plus faire croire que la sécurité sociale donnerait de l'argent au taxi qui correspondrait pas à des prestations réelles. S'il y a du transport médical, c'est parce qu'il y a besoin de transport médical. Donc si après on peut améliorer la situation, les taxis eux-mêmes disent qu'ils sont prêts à le faire.

Mais pour ça, il faut quand même qu'on puisse les entendre. Et je trouve que ce serait quand même de bonnes négociations de pas fixer un objectif avant le début et puis de retirer la convention telle qu'elle est pour l'instant pour pouvoir remettre le dossier sur la table et pour pouvoir en discuter avec les taxis. Ensuite, vous m'avez posé une autre question qui est la question plus large euh des économies à faire sur le budget sur le budget de la sécurité sociale.

Bon, le gouvernement a l'intention de faire, si j'ai bien compris, 15 milliards d'euros d'économie cette année sur le budget de la sécurité sociale. un rapport de la Cour des comptes qui a été publié il y a quelques semaines qui dit qu'aujourd'hui en raison des exonérations de cotisation sociales qui n'ont pas été financé par l'État en raison de mesures par exemple de primes qui sont pas qui se sont substituées à des augmentations de salaires, le manque à gagner pour la sécurité sociale par an, c'est un rapport de la Cour des comptes, il est de 19 milliards. Donc le déficit de la sécurité sociale, il a été créé artificiellement par des décisions politiques qui ont été prises pendant des années et des années où on a réduit le financement de la sécurité sociale et on nous dit maintenant on nous dit bah il y a un déficit bah si vous voulez lutter contre le défic ils ont permis d'autres choses par exemple des augmentations de salair il y a eu ça justement pas permis des pe dans dans des entreprises permis des des des augmentations de salair non ça a été un effet d'ob pour des pour des notamment des grandes entreprises qui euh au lieu d'avoir recours à des augmentations de salaires précisément qui permettent de financer la les de par des cotisations sociales de financer la sécurité sociale, on a eu recours à la place à des mesures de de prime par exemple notamment la prime Macron et ben à la fin se traduit par un manque à gagner sur la sécurité sociale.

Et à l'époque on a dit c'est pas par la prime qu'il faut passer, c'est par l'augmentation de salaire parce que sinon on va nous dire il va y avoir un trou dans le budget de la sécurité sociale. Donc il suffit de prélever plus d'argent. Bah évidemment, enfin il suffit de prélever, il suffit de rétablir le financement historique de la sécurité sociale en France.

Et en France la sécurité sociale c'est depuis l'après-ger c'est comme ça. C'est financé par des cotisations sociales. Donc si vous réduisez les cotisations sociales et que vous les compensez pas, bah après il faut pas s'étonner qu'il y a un déficit de la sécurité sociale.

Donc oui, il faut augmenter les financements de la de la sécurité sociale. Et d'ailleurs dans le budget de la sécurité sociale quand il a été examiné, je pense quand on a eu la chance d'avoir un débat parlementaire sur le sujet, c'était au moment du gouvernement de Michel Barnier. Je vous rappelle que nous avions fait voter des amendements à l'Assemblée nationale.

Nous avions généré 20 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour le budget de la sécurité sociale. Monsieur Barni a effacé ça d'un revers de la main et a passé en force son budget de la sécurité sociale par 493. il a renoncé à toutes ces nouvelles recettes que nous avions mis en place et maintenant il nous dit il y a un trou et le trou comme par hasard ça va être aux françaises et aux Français de le payer.

Bah non, moi je suis pas d'accord avec cette logique. Je pense qu'il faut augmenter les financements de la côt de la sécurité sociale parce que c'est bien d'avoir de la sécurité sociale parce que si vous préférez des pays dans lequels il y a pas de sécurité sociale et il faut avoir recours à des assurances privées pour la santé ou à de la retraite par capitalisation, bah allez-y. Mais je crois pas que ça soit le modèle français. et moi, je suis attaché au modèle français de la sécurité sociale.

Alors, il faut parler aussi des agriculteurs. À l'instant, dernière minute, la FNSE a annonce suspendre sa mobilisation. C'est ce que déclare le président de la de du principal syndicat agricole.

La loi du plomb qui vise à lever les restrictions pour les agriculteurs va être examinée directement en commission mixte paritaire après l'adoption d'une motion de rejet hier, à la demande même du rapporteur qui défendait ce texte. C'est technique mais voilà, il y a pas de débat à l'assemblée. Seul sénateur, seul députés vont se mettre d'accord sur le texte pour contourner 3500 amendements déposé notamment par vous et par les écologistes.

Est-ce que le piège s'est refermé contre vous comme on a pu l'entendre ce matin ? Non, d'abord bon vous dites ces techniques. Vous avez raison ces techniques pour que les gens comprennent bien le la Macronie et la droite aidée par l'extrême droite à inventé le 493 des députés.

C'est-à-dire, vous avez un texte de loi et avant qu'on puisse débattre de ce texte de loi à l'Assemblée nationale, vous avez des députés qui ont décidé de se priver du débat sur le sujet et de renvoyer ça directement en commission mixe paritaire où dans l'opacité la plus totale, quelques députés, quelques sénateurs vont se mettre d'accord sur une proposition de loi et venir nous voir à l'Assemblée nationale sans débat pour nous dire maintenant c'est à prendre ou à laisser. C'est pas une proposition de loi. Je sais que ça c'est le titre, visant à lever les entraves pour les agriculteurs.

C'est une proposition de loi qui propose par exemple de réintroduire des pesticides, notamment ce qu'on appelle des néonicotides sont des pesticides extrêmement question portait sur la technique parlementaire est importante parce qu'on a l'impression. Non mais c'est la question, elle est sur la manière dont on débat dans ce pays. On s'appuie s'il vous plaît.

Je je vous promets que je vais répondre à vos questions politiciennes mais d' parce que je pense que les gens qui nous écoutent, ils sont quand même intéressés de savoir que le gouvernement, les macronistes, la droite et l'extrême droite s'apprêtent à réintroduire en France des pesticides et notamment un pesticides un néonicotinoïde dont par exemple le directeur de l'ANC dit que les néonicotinoïdes sont le chlore déconne de l'hexagone qui a un pesticide qui est un pesticide tueur d'abeilles qui détruit la biodiversité et qui est dangereux pour la santé. Alors juste pardon sur ce néonicotinoïde là particulier, il est moins dangereux que les autres. Ça c'est la différence.

Madame c'est pas vrai. Il est dangereux. Si si.

Non mais alors après effectivement là où je vous donne raison, c'est que les études sont insuffisantes pour montrer la tox la toxicité de ce ce néonicotinoïde. Il y a des études qui montrent la toxicité de ce néonicotinoïche indépendant. Tout le monde sait que ça détruit les colonies d'abeilles qui sont aujourd'hui des pollinisateurs de tr des cultures à l'échelle mondiale.

Oui. Il s'attaquent à leur système nerveux. Bon bah ne dites pas qu'il est pas dangereux sinon j'allais vous dire buvez un verre de néonicotyoïde et vous serez content mais vous mangez une petite pastille mais je crois pas que vous en a la quantité comme dans dans tous les produits toxiques, il y a la question de la quantité et vous le savez très bien Manuel Bompard sur ce sujet-là en particulier Arnaud Rousseau le patron de la FN il était à votre place hier il répond à cette questionl notre bataille notre bataille c'est celle de la souveraineté de la capacité à produire dans notre pays à un moment où on perd cette capacité et je le redis nous Nous n'opposons pas nous agriculteurs, l'écologie et la production, on essaie d'être responsable.

En revanche, donnons le temps à la recherche et l'innovation de nous donner des solutions. Nous sommes dans un certain nombre de cas dans l'impasse. Il faut qu'on puisse pour un temps donné avoir ces dérogations pour continuer à progresser.

Et il insiste dans le texte, la réautorisation de l'insecticide serait encadrée. Donc en fait, il dit "Donnez-nous le temps. Nous, nous-même, on veut pas jouer contre l'écologie".

Madame, il y a une étude de LINRA qui a été publiée il y a quelques mois qui dit qu'il y a aujourd'hui 95 % d'al de cas dans lequel ce néonicotinoïde est utilisé, dans lequel il existe une alternative chimique et 78 % des cas dans lequels il existe une alternative non chimique. Donc ce n'est pas vrai de dire qu'il n'existe pas d'alternative à l'utilisation de ce néonicotinie qui est extrêmement dangereux. Premièrement.

Deuxièmement, monsieur Rousseau et c'est un argument que je peux entendre, parle d'un enjeu de souveraineté et dit "On a un problème qui a un problème de concurrence déloyale puisque ce néonicotinoïde est autorisé dans d'autres pays en Europe." Mais alors la solution ce n'est pas de l'autoriser en Franceorisé jusqu'à 2033. Donc la solution d'abord un c'est de se battre à l'échelle européenne pour que ça soit interdit partout en Europe parce que si c'est dangereux et ben ça doit être interdit partout en Europe.

Et deuxièmement, tant que cette interdiction on ne l'obtient pas au niveau européen, c'est d'appliquer en France qu'on appelle la clause de sauvegarde, c'est-à-dire on refuse d'importer des produits qui sont fabriqués, qui sont produits en utilisant ce pesticide et alors on ne met pas nos agriculteurs dans une forme de concur parce que il y a les mots et puis il y a la réalité là aujourd'hui les agriculteurs depuis 2018 ne peuvent pas utiliser cet insecticide là et en revanche on importe des noisettes de Turquie. Et ben précisément madame, c'est la raison pour laquelle je viens de vous dire et c'est d'ailleurs une proposition que nous avons fait dans le débat parlementaire en commission parce qu'il y a eu un débat en commission et que nous aurions fait dans le débat en séance si nous avions eu la chance de pouvoir avoir un débat en séance. Et ben, il y a une proposition simple, ça s'appelle une clause de sauvegarde, c'est de dire on refuse d'importer des produits qui utilisent ce pesticide et au moins nos nos producteurs ne sont pas soumis à une concurrence déloyale, mais au moins on protège aussi la santé des françaises et des Français et au moins on protège notre biodiversité parce que monsieur Rousseau, lui, il le sait que si vous avez pas de pollinisateur et ben après c'est toutes vos cultures qui sont en difficulté.

Donc si vous continuez à détruire des abeilles et ben votre agriculture, votre modèle agricole et ben il est dans une impasse. Donc il faut voir un petit peu à long terme. Donc je crois que cette solution c'est une solution très mauvaise que le passage en force du gouvernement pour nous imposer la réintroduction de ce pesticide est extrêmement dangereuse et en ce qui nous concerne on ne l'accepte pas et donc on appelle à la mobilisation et puisque le gouvernement a choisi de passer en force dans les prochains dans les prochaines heures, nous déposerons une motion de censure contre le gouvernement pour empêcher l'introduction de ce pesticide. motion de censure au sujet de cette loi.

Ben c'est ce que nous avons dit hier avant la motion de Roget. Nous avons dit si le gouvernement s'entête sur ce sujet, nous répondrons, nous réagirons parce que moi j'assume dans le débat parlementaire de dire que oui 2000 ou 3000 amendements pour débattre d'un sujet aussi grave et ben je pense que c'est nécessaire. Oui.

Après vous connaissez le travail parlementaire et vous savez que 5 jours pour débattre de 3500 amendements, ça se fait pas. Mais madame pourquoi 5 jours ? Enfin écoutez, on va peut-être en parler parce que vous avez beaucoup de travail à l'Assemblée, vous le savez.

Vous avez d'autres tex madame on va peut-être en parler. On vient de débattre d'un texte de loi sur la fin de vie. Il y avait combien d'amendements ?

Ben, il y en avait à peu près 3000 effectivement. Bon, et on a bien été capable et ben bah donc peut-être qu'on aurait pu décider d'ouvrir un temps plus long. À moins qu'on considère qu'un sujet aussi grave que le réintroduction la réintroduction d'un pesticide ne nécessite d'être une formalité qui se règle en 2 jours à l'Assemblée nationale.

Je suis pas d'accord avec ça. Pardonnez-moi. Manuel Bont, vous êtes avec nous jusqu'à 9h, vous évoquez la fin de vie.

On va en parler juste après le filinfo. Il est 8h46. Marine Clet.

Les principaux alliés occidentaux de l'Ukraine ne fixent plus de restrictions sur la portée des armes fournies à Kiev, annonce du chancelier allemand Friedrich Mers hier soir en jeu notamment certains missiles qui pourraient arriver aux portes de Moscou. C'est une annonce dangereuse, a réagi le Kremelin. Pour la première fois, le patron socialiste Olivier Fort remploie le terme de génocide pour évoquer la situation à Gaza.

Déclaration au devant de centaines de militants de gauche rassemblés au Trocadéro à Paris hier soir. Le président de la FNSE, principal syndicat agricole favorable à la loi dite du Duplomb, annonce suspendre sa mobilisation alors que le texte a été rejeté stratégiquement par les députés à l'Assemblée nationale hier soir. sera prochainement examiné en commission mixte paritaire au sein de laquelle il a plus de chance d'être voté.

L'auteur de BD Bastien Vivet s'est jugé ce matin pour pédopornographie. Dans plusieurs de ces ouvrages, il dessine des actes sexuels entre des adultes et des mineurs. Plusieurs associations de défense des enfants dénoncent des scènes inacceptable.

Enfin, l'équipe de France féminine de gymnastique artistique a décroché hier soir la médaille de bronze. C'était au championnat d'Europe, ça s'est passé en Allemagne. France info le 830 France info, Jérôme Chapui, Salia Braquia.

Toujours avec Manuel Bonpard, le coordinateur national de la France insoumise, avant de parler de cette loi fin de vie sur laquelle vous prononcerez cet après-midi à l'Assemblée, cette dernière minute, le Premier ministre François Baou chez nos confrères de BFM TV, à propos de la TVA associale, sujet abordé la semaine dernière par le président de la République à la télé, le premier ministre souhaite que les partenaires sociaux s'emparent de cette question de la TVA sociale, une hausse de la TVA pour financer la sécurité sociale. totalement inacceptable et nous serons radicalement contre. Et je veux vous rappeler que pendant la campagne présidentielle de 2022 pour retrouver les archives avec Jean-Luc Mélenchon, nous avions alerté et nous avions dit "Vous allez voir, Emmanuel Macron ne parle pas de la TVA sociale mais c'est ce qu'il mettra sur la table pendant son quinquena". aujourd'hui bah parce que nous nous savions déjà la tentation de ce gouvernement à essayer de faire reposer les efforts sur le grand nombre parce que ce qu'il faut comprendre c'est que la TVA c'est l'impôt le plus injuste que vous avez aujourd'hui.

À peu près pour les 10 % des plus riches, 5 % de leurs dépenses qui sont vont dans la TVA alors que pour les 10 % les plus pauvres c'est 12 % de leurs dépenses. Donc si vous transférez une partie du financement de la protection sociale sur la TVA, vous mettez à contribution davantage les plus pauvres parce que la consommation est une partie plus importante de leurs dépenses. Donc la TVA est une partie plus importante de leur dépenses que les 10 % les plus riches.

Mais c'est totalement inacceptable, c'est totalement scandaleux. Et évidemment que si le Premier ministre s'entête sur cette voie-là, il faut s'attendre de notre part. Et je crois pouvoir dire de la part d'une grande partie des partenaires sociaux parce que je me suis un peu intéressé à leur position, je crois qu'il faudra euh s'attendre à une opposition que soit une opposition ferme et radicale.

Et moi, j'appellerai dans ce cas-là évidemment à la mobilisation la plus large possible contre une mesure aussi injuste et aussi ridicule. Manuel Bompard, c'est cet après-midi que l'Assemblée nationale doit se prononcer sur l'aide à mourir. Qu'allez-vous voter ?

Moi, je vais voter en faveur de cette proposition de loi. C'est d'ailleurs un engagement que nous avions pris au moment des élections présidentiel, j'en parlais avec Jean-Luc Monchamp, et au moment des élections législatives. Donc, je considère y compris que j'ai un mandat en quelque sorte des électrices et des électeurs.

Je sais que c'est un sujet complexe qui parfois renvoie à l'intime, à des affaires personnelles ou familiales qui peuvent être douloureuses. Il y a la liberté de vote aussi à l'Assemblée parce que sur un sujet sur un sujet aussi important, c'est normal que que tout le monde se positionne aussi un peu au regard de de sa vision personnelle sur le sujet. Mais ce qu'il faut bien comprendre et le point sur lequel je veux insister pour les gens qui nous écoutent, c'est que en aucun cas ça revient à imposer une obligation.

C'est c'est un nouveau droit, c'est une liberté. Et donc aucune personne qui ne voudrait pas y avoir recours se verrait contraint demain d'avoir recours à la fin de vie. Donc c'est important de préciser ce point-là.

C'est là Manuel Bompard où ça devient un peu plus compliqué. Selon la perception euh des gens, au-delà de la mobilisation des cultes euh qu'on a vu contre le texte, plusieurs centaines de malades et de personnes handicapé se sont rassemblées ce weekend près de l'Assemblée nationale. Cette loi me fait l'effet d'un pistolet chargé déposé sur ma table de nuit afin que je mette fin à mes jours le jour où je me dirai que je suis un po un poids trop important pour mes proches ou que la société me dira que je coûte trop cher.

Ces mots sont ce sont ce d'Edvig Moutou 44 ans atteint de la maladie de Parkinson. Comment vous la rassurez Edvig d'abord ? D'abord, je je respecte évidemment son point de vue.

Je dois dire aussi qu'il y a aussi d'autres malades qui ont pris position pour dire au contraire ou des familles qui disent "Bah parfois on est obligé d'aller dans d'autres pays parce que les personnes membres de notre famille on on ont envie d'avoir recours à ce droit et ne peuvent pas le faire en France." Donc il y a des positions, attendez, il y a des positions qui peuvent être des positions différentes sur le sujet. Pour la rassurer, je vais dire une chose très simple.

Dans ce texte de loi, il y a cinq critères qui ont été euh définis de manière très précise qui encadrent les situations dans lesquelles on peut avoir euh recours à ce droit. Et évidemment, personne ne sera contraint euh obligé d'avoir recours à ce droit s'il ne le souhaite pas. Et d'ailleurs, parmi ces cinq critères, il y a un critère sur le discernement pour être sûr que quand une personne prend la décision d'avoir recours à ce droit, elle le fait en pleine connaissance de cause et en ayant tous ses moyens pour le faire.

Donc aucune personne ne se verra contraint d'avoir recours au droits à la fin de vie si elle ne le souhaite pas. C'est une liberté qu'on ouvre. C'est un nouveau droit qu'on rend possible pour les gens qui le souhaitent.

Et si des gens ils sont opposés, je peux tout à fait le respecter. Mais on peut pas s'y opposer pour les autres. Ce qu'on entend euh derrière euh ce témoignage que que soulevait Salia, c'est la crainte d'une pression sociale à moyen long terme sur ces personnes vulnérables.

Et ben je je ne peux que dire ce que ce que je viens de vous dire là. C'est-à-dire que je pense qu'il y a dans ce texte de loin un certain nombre de gardes fous qui permettent d'éviter qu'il puisse y avoir ce type de de de pression sociale. Et évidemment, ce texte de loi ne règle pas toutes les questions.

On a aussi adopté précédemment un texte de loi sur ce qu'on appelle les soins palliatifs dans lequel on a notamment reconnu un droit opposable aux soins palliatifs parce queon a quand même une difficulté aujourd'hui et là c'est un peu l'hypocrisie. Je parle pas des malades mais d'un certain nombre d'opposants que j'ai entendu à l'Assemblée nationale sur ce sujet, c'est que les mêmes qui disent non, il faut faire les soins palliatifs et pas à la fin de vie. Budget après budget notamment de la sécurité sociale, on en parlait tout à l'heure, à chaque fois que nous proposons d'augmenter euh les dépenses notamment euh pour renforcer notre offre de santé et notamment l'offre de soins palliatifs, et ben il passe des budgets qui sont des budgets qui compriment les budgets de de la santé.

Éé voté. Donc oui mais d'accord mais je veux dire à un moment faut être un peu cohérent si vous voulez augmenter la possibilité d'avoir recours au droit aux soins palliatifs. C'est ce que je souhaite.

Alors il faut mettre les budget nécessaire pour le faire. Autre sujet d'actualité Manuel Bompard Marine Tondelier Fabien Rousell Olivier Fortenaires dans le NFP le nouveau Front populaire se sont réunis hier pour dénoncer le génocide commis actuellement à Gaza par Israël. Ils utilisent désormais ce terme de génocide.

Qu'est-ce que vous dites ? Je dis mieux vaut tard que jamais euh sur ce sujet. Ça fait depuis maintenant des mois et des mois que la France insoumise alerte sur le génocide en cours à Gaza, que ça nous a valu des accusations ignobles, des calomnies, des menaces, des intimidations et que malheureusement, et je peux vous dire que c'est pas un bonheur pour moi, malheureusement les faits aujourd'hui nous donne raison et les actions qui sont commises aujourd'hui par l'armée israélienne à Gaza, il y avait encore un rapport de l'OMS la semaine dernière, disent que c'est 2,1 million de personnes qui sont menacées de mort dans les prochains mois.

Euh si la situation reste en l'état, je dis aussi que ce ne sont pas les mots qui permettent d'arrêter un génocide, ce sont les actes et que maintenant il est temps, puisque je vois que les lignes bougent, je vois que de plus en plus de gens dénoncent ce qui se passe à Gaza, maintenant il est temps de passer aux actes. Et la semaine dernière, par exemple, le gouvernement suédois a prononcé qu'il y ait des sanctions économiques contre le gouvernement de Netanio. On a fait 17 train de sanctions contre le gouvernement de Vladimir Poutine face à l'agression en Ukraine.

On en a pas été capable d'en faire un seul. contre le gouvernement de Netania. La France doit appuyer la demande de sanction contre le gouvernement de Netania.

La France doit décréter un embargo sur les livraisons d'armes. La France doit reconnaître immédiatement l'État de Palestine sans mettre des conditions qui sont des conditions impossibles. La France doit se prononcer pour la suspension de l'accord de coopération économique entre l'Union européenne et Israël.

Si on fait rien, non, pour l'instant, on a une révision. Peut-être ça va dans ce sens, les lignes bougent. Mais maintenant, il faut passer aux actes parce que en attendant chaque jour, c'est un jour où il y a encore des milliers de personnes qui meurent, qui sont dans des situations de famine, des bébés hein, la semaine dernière, on a parlé de 15000 bébés qui étaient menacés de famine.

Ça, je pense qu'on peut pas l'accepter. Donc, il est temps d'agir, il est temps de se bouger. Et maintenant, s'il y a d'autres responsables politiques qui avant étaient trop timides sur ce sujet, qui prennent des positions de dénonciation, c'est positif.

Mais maintenant, il faut que tout le monde tire dans la même direction et arrête aussi les calomnies contre la France insoumise qui heureusement a alerté depuis longtemps sur ce sujet. sur toute autre chose. On change vraiment d'actualité.

C'était une chamaillerie. On fait dire à une vidéo beaucoup de bêtises. Pour la première fois, le président de la République a dû démentir sérieusement une rumeur de scène de ménage après la diffusion d'une vidéo avec son épouse devenue virale.

Vidéo qui a été surinterprétée dans tous les sens sur les réseaux sociaux. Qu'est-ce que ça dit de la pression qu'on les réseaux sociaux sur vous politique ? Enfin, d'abord, moi je n'ai pas réagi à cette vidéo et je je trouve que l'écho qui a été donné à cette à cette vidéo est assez euh pathétique, je le dis sincèrement, je pense que ce qui est de l'ordre de la vie privée du président de la République regarde le président de la République.

Et j'aimerais bien que cette règle s'applique d'ailleurs pour l'ensemble des responsables euh politiques. Après, il faut quand même dire sur ce sujet qu'on peut pas dire que l'Élysée ait eu la réaction parfaite pour éviter ensuite des interprétations. On a pu le voir sur les réseaux sociaux.

C'est il commencé par dire c'était une fausse vidéo, voir mise en cause la Russie pour une tentative de déstabilisation pour après dire non en fait c'était qu'une chamaillerie. Bah ce que ça dit c'est que moi je souhaite et je pense qu'on en a fait la démonstration ce matin que les débats politiques ils se mènent sur le fond que les différents projets politique puisse être sur la table qu'ensuite c'est ça la démocratie les citoyennes et les citoyens et il puissent trancher et qu'on aille pas à faire intervenir dans le débat politique des aspects qui relèvent de la vie privée du président de la République. J'ai suffisamment de reproches à faire au président de la République dans sa politique. suffisamment de combats à mener contre lui, d'opposition à faire à sa politique pour pas avoir besoin d'invoquer cette vidéo.

Le congrès du Parti socialiste entre dans une phase décisive avec le vote "Aujourd'hui des adhérents et un clivage encore qui porte un peu sur vous la France insoumise. Est-ce qu'il faut oui ou non continuer de travailler avec vous ? C'est la question que que se pose les les les socialistes.

Comment est-ce que vous vivez cette situation ? Bon je je j'arrive pas à comprendre si ce clivage existe vraiment parce que quand j'entends aujourd'hui Olivier Fort, Nicolas Maer Rossignal ou Boris Ballot qui sont les trois candidats pression qu'ils disent désormais tous la même chose. Les ponts sont rompus.

Bah c'est c'est ce qu'ils disent. Ils disent que la France insoumise, il pas question de travailler avec eux alors qu'ils étaient, je crois, bien contents après l'élection présidentielle de 2022 et encore l'année dernière au moment de la constitution du Nouveau Front populaire d'avoir les militants insoumis pour faire leur campagne. Oui.

Alors justement, ça pose la question quand même de 2027 he ce qui va se passer au PS aujourd'hui va déterminer aussi ce qui va se passer en 2027 comme Raphaël Gluxman. Vous ne voulez pas de primaire pour 2027, primaire à gauche, c'est pourtant la proposition de François Ruffin. Donc vous partez dispersé au premier tour.

Vous croyez vraiment avoir une chance d'atteindre le second comme ça ? Mais madame d'abord, moi je souhaite et je l'ai dit et d'ailleurs c'est la position officielle de la France à insoumise qui a été y compris votée par l'ensemble des insoumises et des insoumis. C'est de dire que nous considérons-nous la France soumise au regard des 22 % des voix que nous avons réalisé la dernière élection présidentielle du fait que nous sommes le groupe politique de gauche le plus nombreux à l'Assemblée nationale que nous avons la responsabilité de proposer une candidature à l'élection présidentielle mais ensuite nous proposons de créer les conditions pour que cette candidature puisse être une candidature commune à d'autres et d'ailleurs ça devrait pas être très compliqué puisqu'on a été capable de se mettre attendez ça ne peut ça pourrait être une candidature au-delà de la candidature de la France assoumise et d'ailleurs regardez on a été capable aux dernières élections législatives de se mettre d'accord sur un programme, le programme du Nouveau Front populaire et avant cela sur le programme de la NUPES.

Pourquoi aujourd'hui nous on continue à porter ce programme ? Donc après si certains ne veulent plus porter ce programme, ils prennent le risque de la division, c'est leur problème mais nous en tout cas on continue à à porter les mêmes orientations programmatiques et on le fera au moment de l'élection présidentielle. Merci Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise l'invité de France info.

Une "TVA sociale" pour financer les dépenses de la sécurité sociale est "totalement inacceptable" — Manuel Bompard · Pourquijevote