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Podcast / conversationParti socialiste (sur YouTube)· 3 septembre 2026 87 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleNumérique

Tous les moyens sont-ils bons pour redonner la parole aux citoyen·nes ? - #CamPuS2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 71 %Attaque 19 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi dans les chambres parlementaires n'avons-nous pas de comités d'initiative de consultation comme au niveau local ?

  • 18:00FerméeRéponse partielle

    La primaire socialiste coûte 15€, est-ce accessible à tous ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Comment rendre la parole aux citoyens en situation de handicap ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quels outils pour éviter que la démocratie meure en amont des urnes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:00Éric KeroucheFait
    « Moins vous avez d'ouvriers dans un parlement, moins des votes en faveur des ouvriers sont faits dans ce parlement. »
  • 0:15Fait
    « on le voit bien, on est interpellé tout le temps sur les réseaux sociaux et cetera et par ailleurs que les citoyens pourrait aussi jouer le rôle de fact checker pardon pour cet anglicisme des débats politiques tels qui sont en train de de s'installer. »
  • 0:30Fait
    « au Brésil, ils ont fait une forme de référé vérité pour permettre à la justice pas d'être une police de la vérité politique parce que le débat contradictoire doit exister, mais en tout cas de se dire que le mensonge qui est euh propagé sur les réseaux sociaux à une vitesse grand V doit être non seulement contredit mais avec la même vitesse et la même ampleur quand il qu'il a été proféré installé dans le débat public. »
  • 1:00Promesse
    « on doit pouvoir avoir les outils en France, une loi contre le mensonge en politique qui et bien impose à la personne qui vient de diffuser cette deep fake non seulement de la retirer mais aussi d'utiliser la ses algorithmes pour et bien remettre la vérité au bon endroit. »
  • 2:00Chiffre
    « Entre 2002 et 2024, il y a 275000 2,75 millions de personnes qui se sont présentées à une élection municipale, départementale, régionale et cetera. La moitié d'entre elles viennent des classes moyennes et populaires. »
  • 3:00Fait
    « dans les élus qui soient locaux, enfin les dernières élections municipal, on a eu un recul de la parité sociale sans commune mesure, que ce soit à l'Assemblée nationale, au Sénat, au Parlement européen. »
  • 4:00Fait
    « Les institutions, elles sont dans un contexte et elles sont dans un contexte qui est un contexte qui est celui du capitalisme, du capitalisme financier notamment et que cette crise du capitalisme a aussi des influences sur nos sur nos institutions. »
  • 5:00Fait
    « le Parlement n'a pas les moyens en France de de jouer de jouer son rôle. C'est pour ça que quand Gabriel Atal dans sa grande intelligence nous explique qu'il faut supprimer des parlementaires pour faire des économies au vu des chiffres que je vous ai donné. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous allons donc nous intéresser référendum proportionnel participation en fait comment est-ce qu'on peut redonner la parole aux citoyens et aux citoyennes ? Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, je suis Dien Badiop. Je suis porte-parole du Parti socialiste.

Je suis aussi députée des Ivines et j'ai euh le plaisir d'animer cette belle table ronde. Je vous demande d'accueillir madame Ségoline Royal, madame la ministre [rires] et ambassadrice [applaudissements] présidente de la COP 21 qu'on ne présente plus. [applaudissements] Monsieur Benjamin Morel, constitutionnaliste, docteur en sciences politiques. [applaudissements] J'ai le plaisir d'accueillir ma collègue et copine Léa Balage Marie qui député [applaudissements] écologiste.

Porte-parole aussi de Marine Tondelier. Je, j'ai le droit de le dire, mon sénateur préféré Éric Kerouche [rires] [applaudissements] et ma collègue et copine Marine Rosset qui est une élu de la mairie de Paris. [applaudissements] Voilà, on a un beau panel et je on va on va justement échanger avec je pense que c'est bien avec les différents points de vue que nous avons pu rassembler sur cette table ronde de comment est-ce qu'on peut redonner la parole à nos concitoyens et à nos concitoyennes.

Et donc du coup pour ouvrir le bal et ben Benjamin si tu veux bien nous dire quelques mots. Alors, tout d'abord, bonjour à tous. Merci beaucoup pour cette invitation dans le cadre de ce campus qui est un campus un peu particulier parce que, mais je vais rien vous apprendre, c'est on entre en élection présidentielle et ces élections présidentielles ne vont pas être des élections présidentielles comme les autres.

Et peut-être en propre liiminaire, j'aimerais vous dire un petit peu comment je les vois. On dit souvent sous la 5e République, celui qui dispose du pouvoir euh c'est le président de la République. En fait, c'est pas si évident, hein.

Si vous prenez par exemple la constitution de la 3e République, qui disposait du poids réglementaire sur la 3e République ? Et ben c'était le président de la République sous la 5e, c'est le premier ministre qui disposait du pouvoir de déposer un projet de loi sur la 3 République. C'était le président de la République sous la 3e, sous la 5e, c'est le premier ministre qui on parle beaucoup du domaine réservé.

Le domaine réservé, ça n'existe pas. C'est l'invention de Jacques Chabandelmass au congrès de l'UNR en 1959 pour essayer de calmer les députés gaulistes qui s'écrient contre la politique algérienne du général de Gaul. qui dispose des forces armées sous la 5e République ?

Le premier ministre alors que sous la troisème, c'était le président de la République. Celui qui dispose du pouvoir sous la 5e République, c'est pas tant le président, c'est celui qui dispose d'une majorité. Or, dans quelques mois, on a une élection et probablement deux.

En réalité, c'est une présidentielle qui va être une présidentielle à quatre tours. Les présidentielles certes, mais les législatives qui sont derrière. Et là, actuellement, la plus grande probabilité que l'on a, c'est soit que le RN porte et qu'il dispose d'une majorité.

C'est pas le plus facile pour lui, mais c'est pas impossible. Au quel cas se pose la question et des contrepouvoirs et de l'usage qu'on peut faire de certains pouvoirs présidentiels, notamment le référendum. Or aujourd'hui, vous le savez sans doute, on en parlera peut-être un petit peu, et bien il y a des questions qui se posent sur l'usage qu'on peut faire du référendum.

Est-ce qu' éventuellement un président élu ne pourrait pas en utilisant l'article 11 et bien réformer la Constitution et remettre en cause certains fondements de l'état de droit, certains éléments et bien qui relèvent des droits et libertés de vous, de moi, de tout de tous nos concitoyens et cetera. L'autre question qui se pose, c'est si le RN n'arrive pas au pouvoir, est-ce que quelqu'un d'autre peut disposer d'une majorité ? Bah aujourd'hui, quand on prend les cartes électorales, c'est pas évident.

Et comme c'est pas évident et bien pour arriver à tenir le pouvoir dans des pays exotique étrange, bizarre comme l'Autriche, la Suisse, l'Italie, le Danemark, la Finlande, je peux vous passer tous les pays européens à part nous et les Anglais, et bien on a besoin de construire des coalitions. La question qui va donc se poser, c'est comment aujourd'hui on peut arriver à construire des coalitions ? Comment est-ce qu'on peut arriver et parvenir à synthétiser une politique qui soit fondée sur à nouveau des majorités ?

Et ça passe mais on va beaucoup en parler je pense. Ça passe par la question des modes de scrutin. Alors je vais vous citer des philosophes de la fin des années 80 mais il y a pas de bon ou de mauvais mode de scrutin.

Il y a des modes de de scrutin qui sont efficaces et d'autres qui ne le sont pas. Le mode de scrutin majoritaire à deux tours qui est notre mode de scrutin ne produit pas nécessairement des majorités. Il en a pas produit dans ce pays avant 1962 alors que ça était le mode de scrutin de toute la 3e République.

Il ne produit des majorités qu'en cas de bipolarisation de la vie politique. Bipolarisation qui pour l'instant sera peut-être pas le cas d'en 10 ans mais pour l'instant n'existe plus. Et donc dans ce cadre-là, on doit penser des réformes institutionnelles à la fois pour construire des contrepouvoirs efficaces en cas de dériv libéral et on pourra évoquer les voies de ces dérivées libérales et également pour pouvoir demain à nouveau bâtir, construire et consolider des majorités à dessin de gouverner le pays.

Ces réformes là, bah c'est pas des réformes idéologiques, c'est des réformes nécessaires. D'où le fait que les institutions à mon avis seront ou en tout cas devraient être dans la campagne de 2027. Pour les constitutionnaliste, on a toujours un peu l'impression de crier dans le désert mais vous êtes très nombreux ce matin pour parler d'institution.

Alors ça me donne un peu d'espoir. [applaudissements] Merci beaucoup. Je crois que c'est bon.

Bonjour à toutes et tous. Merci pour pour l'invitation. Euh je voudrais poursuivre un peu la réflexion sur le contexte politique dans lequel nous avons cette discussion dans votre entrée politique, celle du Parti socialiste.

Je le dis à ma place d'écologiste, on parlait de la l'impossibilité peut-être d'avoir une majorité politique. J'espère qu'elle sera de gauche et écologiste en 2027 et j'espère que nous contribuerons toutes et tous à pouvoir la construire. Mais on le sait aussi que le moment politique et le moment du débat politique tel qu'il est en train de s'installer est en train de se cristalliser autour de la question qui est posée faut-il redonner la parole aux citoyens.

C'est intéressant d'ailleurs puisque dans la première mouture du programme, il y a marqué tous les moyens sont-ils bons pour redonner la parole aux citoyens. Mais dans les deux versions de cette question, j'interroge un inconscient collectif qu'il y a à poser des limites déjà à cette parole citoyenne. Faut-il ?

Est-ce que tous les moyens sont bons ? comme si d'une certaine manière donner la parole aux citoyens. Oui, mais dans une certaine limite à la place des partis politiques, à la place de sachant d'élus institutionnalisés euh qui auraient d'une certaine manière un peu peur du broque que viendraient faire les citoyens dans nos institutions.

Et donc, je nous interroge déjà à pouvoir lever cette forme de méfiance que nous avons à l'égard des citoyennes et des citoyens lorsqu'ils viennent poser des questions parce que c'est le piège que nous tend le Rassemblement national. Il nous tend ce piège parce que il brandit la question référendaire et on pourra en parler de ce coup d'état référendaire qui qui commence à poindre et qui est déjà dans le programme du rassemblement national. Mais il nous piège parce que il nous met dans la position, je dis nous le camp de la défense de l'état de droit dans une position conservatrice qui viendrait défendre les institutions pour ce qu'elles sont et non pas interroger leur finalité parfois aussi de production, de domination, d'exploitation.

Et on doit pourtant nous être tout en défense de la dignité que produit le système de défense de l'état de droit en étant en même temps dans le mouvement pour répondre à ce contreprojet que nous impose le Rassemblement national dans le débat politique. Ça c'est la première interrogation que j'aimerais qu'on se pose collectivement, c'est comment est-ce qu'on tombe pas dans le piège de la méfiance à l'égard des citoyens. On a eu une forme de méfiance, parfois de mépris à l'égard des gilets jaunes lorsqu'ils étaient dans la rue.

Et on a bien vu que le contenu des cahiers de doléance et bien en fait c'était celui qu'on entendait déjà dans nos circonscriptions, dans nos familles, dans nos entourages et qu'il n'y avait pas lieu d'avoir une forme de voilà de méfiance au regard des mobilisations qui qui pouvaient qui qui ont survenu tout au long des gilets jaunes. Et donc quand on s'attache à disqualifier ou qualifier des outils de participation, d'émergence des citoyens dans le champ du débat politique, il faut se poser les questions selon quel critère est-ce qu'on qualifie ou disqualifie ? Si on prend le critère de l'usage, l'utilisation d'un dispositif, ça veut dire que le référendum d'initiative partagée, vu qu'il est actuellement inefficace, enfin en tout cas inopérant, bien ce n'est pas un bon un bon outil.

Euh si on prend un critère qui est celui de la capacité de transformation du droit d'un outil de participation ou de je préfère contribution citoyenne au débat politique. Alors la convention citoyenne pour le climat étant donné ce qui en a été fait produit et bien est un outil qui est inefficace puisqu'elle n'a pas contribué à transformer le droit comme elle prétendait pouvoir le faire. Si on prend l'outil, si on prend pardon le critère euh du la popularité d'un dispositif, alors le référendum et la voie, l'alpha et l'oméga de la participation citoyenne en ce sens que non seulement il est plébiscité, mais il permet surtout la contribution directe et très facile et très compréhensible des citoyens dans un débat public.

Et pourtant, on le voit, il peut emporter euh la négation de la protection de minorité, de la protection de l'environnement et de la dignité de la personne. Et donc à ce titre, il pourra être aussi récusé comme un outil efficace, utile pour la démocratie euh de participation euh citoyenne. Donc je nous invitais à à nous poser la question de cette méfiance, mais aussi de la manière dont on regardait ces outils de participation citoyenne et comment est-ce qu'on venait les qualifier ou les disqualifier dans ce débat pour ne pas tomber dans le piège que l'extrême droite nous tend.

Ensuite, et je le dis euh tranquillement entre amis socialistes sur la question des citoyens. Euh moi je je j'aimerais que j'aimerais vraiment que quelqu'un me réponde. J'ai déposé une proposition de loi, enfin non, j'ai repris une proposition de loi de 2000 puis de 2000 qui a été adoptée à l'Assemblée nationale en 2000, adopté au Sénat en 2011 qui aurait dû être adopté à l'Assemblée nationale en 2012 qui était le droit de vote des étrangers aux élections municipales.

En fait, si une partie des citoyens ne sont pas dans l'espace politique, et bien ça ne marche pas. Si l'histoire de la migration n'est pas intégrée pleinement dans les exercices délibératifs tant des collectivités locales dans les exercices de participation citoyenne et je sais que la ville de Paris le fait déjà, mais aussi pleinement dans la capacité à devenir élu, alors ça ne marche pas et on a une citoyenneté à deux vitesses au niveau au niveau local. Et donc moi, j'aimerais qu'on m'explique pourquoi est-ce que ça n'a pas pu être fait.

On a essayé de le faire à l'Assemblée nationale. Je disais, j'ai repris cette proposition de loi dans le cadre de la niche du groupe écologiste et social. C'est intéressant parce que ça aurait pu être la première proposition de loi constitutionnelle qui aurait pu être qui aurait dû être validée par référendum et donc on aurait eu une forme de cercle complet de la participation citoyenne dans une exception large de ce qu'est la citoyenneté, c'est-à-dire aussi la résidence euh pour les les élections locales.

Voilà un peu ce que j'avais envie de de dresser comme tableau. Et la participation encore une fois, ce n'est pas de regarder l'autre avec méfiance pour ce qu'il représente, mais de regarder aussi la part d'intérêt qu'il peut avoir dans la libération collective et lui donner toute sa place. Mais on y reviendra, je l'espère.

Merci Léa. On [applaudissements] va donner le micro à Éric Kerouche. Bien.

Bonjour à toutes et à tous. Merci de l'invitation. enchanté aussi d'être là avec Sgolen Royal parce que je me souviens que dans la campagne de 2007, elle avait pris à brascor la question de la participation et je me souviens aussi de ce que nous avions pu monter à l'époque indépendamment de l'issue, il y avait quand même une volonté de mettre en place la participation et c'était c'était important de le faire sur le fond.

Il y a deux sens au mot au mot démocratie. La démocratie, ça peut être le sens qu'on entend habituellement, c'est-à-dire le pouvoir du peuple des motos Kratos. Et en fait, c'est quelque chose, c'est notre système, c'est notre système de gouvernement qui nous semble qui nous semble naturel, mais ce système de gouvernement passe nécessairement par un aspect représentatif des représentants qui à un moment donné se voi octroyer le pouvoir par le peuple et qui donc agissent en leur nom.

Et bien entendu, dès que on est dans cette dans cette logique, il y a un risque toujours d'autonomisation de ceux qui gouvernent au détriment de ceux qui votent pour ceux qui qui gouvernent. Mais il y a un autre sens euh que je reprends à Samuel Ayat de de la démocratie. La démocratie, c'est au sens littéral de la de la plebe, c'est-à-dire le pouvoir des plus faibles, c'est-à-dire représenter les plus faibles.

Et cette conception de la démocratie devrait être la conception de la démocratie de la gauche et il ne faut jamais s'en écarter. Malheureusement, c'est parfois un peu le cas. Alors, si je reprends les les items rapidement et en complétant ce qui vient d'être dit par mes petits camarades, là il y a une question de la participation, c'est en fait celle de l'exclusion de la participation.

C'est la question du pourquoi des gens à un moment donné ne se sentent plus citoyens ou ne sont pas assez citoyens. Quand on regarde les les chiffres, la plupart du temps, les commentateurs se désespèrent de la participation aux élections. Mais moi, je vais vous poser la question différemment, c'est au vu d'une certaine façon de certaines réponses politiques, pourquoi il y a encore autant de gens qui participent ?

C'est plutôt comme ça qu'il faudrait le qu'il faudrait le voir parce que il y a une succession d'exclusion du monde politique et une sécession qui est de plus en plus importante qui a d'abord commencé aux élections nationales qui s'est poursuivi aux élections locales qui sont censées être des élections de proximité qui connaissent un déclin régulier de la participation depuis 1990 et on a plein de fixations en France qui nous empêchent de faire plus de participations. Je ne prends qu'un exemple, c'est la mal ou la non inscription sur les listes électorales. Ça représente en France à peu près d'après les estimation environ 6,5 millions de personnes qui sont à l'écart du champ politique.

Et encore une fois singulièrement ceux qui sont à l'écart du champ politique, ce sont donc les plus faibles. Et quand on est à l'écart du champ politique, ça a une influence parce que par exemple moins vous avez d'ouvriers dans un parlement, moins des votes en faveur des ouvriers sont faits dans ce parlement. Ce que je veux dire par là, c'est que la représentation la représentation sociale, elle est importante.

L'exclusion des plus précaires de ceux qui sont les plus faibles de la société qui se privent de la parole ou pensent qu'il n'est plus nécessaire de l'apprendre parce qu'ils sont trahis. Et bien c'est un enjeu essentiel. Participer oui mais participer avec tout le monde.

Et j'en reviens très brièvement aux deux autres items. Celui du mode de scrutin et celui du référendum. sur la question d'abord du mode de scrutin.

Notre scrutin, comme l'a dit tout à l'heure Benjamin, a été efficace pendant quelques années. Sauf que ce que l'on oublie quand on parle de d'un système majoritaire, c'est que un système majoritaire, contrairement à ce que son nom comprend, n'emporte pas n'apporte pas forcément de majorité. Alors qu'à contrario, un système proportionnel a comme perspective de faire en sorte que les voies soient le mieux traduite en siège et que elle représente au mieux la diversité.

Or, notre système électoral a a déraillé tout simplement parce qu'il est pensé pour une bipolarisation de la vie politique et que d'abord à partir des années 80, on a eu une tripartition de la vie politique en trois blocs distincts. Et ça c'était pas très grave mais c'est que cette tripartition de la vie politique, elle s'est traduite à l'Assemblée nationale et que on a une tripolarisation de l'Assemblée nationale qui empêche en fait celle-ci de fonctionner. Donc le système majoritaire ne fonctionne plus en tant que tel et il a des effets pervers parce que vous ne compr euh ne pourra pas être au 2e tour, vous tendez à faire un vote qu'on appelle un vote utile ou un vote stratégique mais vous vous éloignez de vos préférences politiques.

Le système majoritaire vous éloigne de la capacité à vraiment vous exprimer. Et donc il y a un risque aussi que le système majoritaire provoque aussi de la désillusion d'une part et du retrait par rapport au vote. Et en plus en plus comment comprendre que quand vous obtenez 30 % des voix au premier tour, vous avez 60 % des sièges à l'Assemblée nationale ?

Comment comprendre que ces majorités sont artificiellement fabriquées et que donc d'une certaine façon peuvent gouverner des gens qui dans les urnes, en tout cas dans les voies n'ont pas la majorité et ce qui amène à une brutalité extrêmement forte puisque vous pouvez gouverner sans avoir discuté avec les autres en ayant une majorité qui est uniquement construite par la loi du mode de scrutin. Et c'est pour ça que je pense que cette évolution du mode de scrutin, le passage à la proportionnelle, il est essentiel pour transformer la nature même de notre régime, pour l'apaiser parce que le compromis n'est pas la compromission et que si on avance pas ensemble, ça produit de la brutalité politique qui est une des caractéristiques de la 5e République. Et j'en termine très brièvement par la question du référendum.

Chez les populistes, le référendum a une place essentielle parce qu'il donne la il donne sa place au souverains, c'est-à-dire au peuple. Sauf que il faut savoir se le dire aussi, en France, il y a une dérive plébiscitaire du référendum. C'est la caractéristique de l'utilisation du référendum en France. et on ne répond pas forcément à la question, on répond à celui qui la pose.

Et c'est une autre difficulté parce que moi je suis pour le référendum, pour le référendum initiative citoyenne, pour le référendum d'initiative partagée quand il sera corrigé, c'est une évidence mais attention pas n'importe quel référendum parce que un référendum qui est fondé sur les émotions, un référendum fondé sur les émotions, c'est le Brexit. On ne travaille pas le fond, on joue sur des slogans et on joue sur les peurs et on peut manipuler alors la souveraineté populaire. Et il y a plein de façons de faire en sorte que le référendum puisse fonctionner.

Si d'abord il y a un débat citoyen, si les citoyens préparent les questions qu'ils vont poser à d'autres citoyens, mais il y a aussi toujours dans le référendum une capacité à corrompre la nature même de la démocratie. Et ça sera mon point final. C'est ce que veut faire le Rassemblement national parce que s'il était s'il était élu, ce que personne ici dans cette salle ne souhaite, moi le premier, mais s'il y avait ce risque, en fait, on voterait, vous l'avez compris, le Rassemblement national veut faire voter sur la préférence nationale, mais en fait son référendum ne concerne pas la préférence nationale.

Il concerne en fait une transformation en profondeur de notre démocratie avec 20 % du texte de notre Constitution qui serait changé. Et du jour au lendemain, alors que les gens pensent avoir répondu à une question, ils se retrouvaient dans un autre système politique et ce ne serait pas un changement de majorité mais un changement de régime. Donc tous les outils de la démocratie doivent être utilisés mais avec méthode et aussi avec contrôle parce que encore une fois la démocratie est un système instable et fragile et c'est nous d'une certaine façon qui en tenons les clés de l'équilibre.

Merci Marine [applaudissements][acclamation] Marine Bonjour à tous et à toutes. Merci Diana d'avoir organisé ce ce débat, de nous avoir invité à y contribuer. Je suis très heureuse de d'y participer.

C'est vrai que merci d'avoir tous ensemble en 2006 lancé la démocratie participative. Ça avait fait raner à l'époque même au sein du Parti socialiste [rires] et puis après l'idée a fait son chemin. Et ensuite quand je suis devenue présidente de la région poitoucharante, on a appliqué on a appliqué cela.

J'étais allé voir d'ailleurs en Amérique latine les expériences de démocratie participative à l'époque et on avait fait euh bah les budgets participatif notamment avec les jeunes dans les lycées. B c'était extraordinaire. C'est vrai qu' on a financé du du coût des choses auxquelles on avait pas pensé et vous savez ce qui est sorti le plus des votes de budget participatif dans les lycées sont que c'est 10 % du vote du du budget des lycées qui était mis au vote des lycéens et à 80 % ils ont demandé des espaces de culture c'estàdire des des studios pour faire la musique des espaces de théâtre des activités culturelles, des sorties culturelles et cetera, surtout pour les lycées qui étaient en milieu rural.

Donc ça c'était vraiment intéressant et puis auprès des des jeunes aussi, des artisans, des commerçants, ce qui était sorti de ce de ce budget participatif, c'était les bourses désir de on avait appelé ça du coup les bourses désir d'entreprendre. C'est-à-dire que quelqu'un qui voulait lancer une entreprise, qui avait une activité et cetera, tac, on donnait un petit coup de pouce pour qu'il crée son activité et son emploi. Ça avait permis par exemple la réouverture de beaucoup de commerce en en milieu rural, en milieu de bourg qui est un un sujet d'ailleurs assez tragique aujourd'hui puisqu'on voit tous les centres villilles, tous les centres bourg qui se dévitalisent.

Mais c'est un autre un autre sujet. Si cette question a été posée, faut-il redonner la parole aux citoyens ? C'est aussi le constat qu'il y a une grave crise démocratique aujourd'hui.

Nous vivons dans une très grave crise démocratique. D'où vient cette crise démocratique ? de plusieurs choses.

D'abord avant de réinventer des procédures démocratiques aujourd'hui auxquelles les gens ne croient plus puisque même lorsqu'elles sont mise en place par exemple par Macron sur le réchauffement climatique, les gens travaillent pendant des semaines et des semaines et puis finalement il y a aucune proposition qui n'est reprise. Donc ça c'est pire que tout parce que si vous faites semblant de faire de la démocratie participative, je l'avais dit ça au début déjà en 2006 et dans ma région, j'ai dit on ne fera pas semblant de faire de la démocratie participative. parce que ça c'est pire que tout.

C'estàdire que ça se retourne et du coup les gens se replient sur eux et disent "Mais en plus on nous a pris pour des idiots en nous faisant croire qu'on faisait de la démocratie participative. Donc avant de réinventer de nouvelles formes de démocratie participative, il faut déjà bien faire fonctionner les institutions telles qu'elles existent." Et qu'est-ce qu'on observe aujourd'hui ?

C'est que d'une part des citoyens n'est pas respecté. Ça c'est quand même très très grave. Ça remonte à quelques années, 2005 le référendum sur le la Constitution européenne et puis ensuite les élites qui disent "Non mais le peuple est ignorant, le peuple ne sait pas où où sont les bons choix.

Nous les élites, on va même modifier le vote du peuple. On va modifier et leur imposer une solution qu'ils ont refusé." Mais non, le peuple est très sage.

Les citoyens sont les meilleurs experts de ce qui les concerne. Les gens sont très informés. Donc chaque fois que des élites se disent "On sait mieux que le peuple ce qu'il faut faire, c'est un dysfonctionnement grave de la démocratie." Deuxème exemple. [applaudissements] [applaudissements] Deuxème exemple, lorsque récemment les citoyens ont voté pour les législatives, mais c'est la gauche qui a gagné.

Donc le fait que le gouvernement ne soit pas un gouvernement issu de la gauche, c'estàd de la majorité législative, mais c'est un grave dysfonctionnement de la démocratie. Alors, on pense que c'est un événement comme ça, mais non, ça provoque des choses très profondes dans la société française par rapport à la crédibilité et par rapport à l'humiliation que ressentent les citoyens lorsque leur vote n'est pas pris en considération. 3è exemple, la démocratie, c'est la République, c'est le respect de la séparation des pouvoirs lorsqu'un 493 est utilisé d'une part contre les mouvements sociaux, contre le les mouvements sociaux, contre le régime des retraites d'une part et contre le vote majoritaire à l'Assemblée d'autre part, c'est un dévoiement de l'utilisation du 493.

Il a pas été fait pour ça le 493 dans la constitution, il a été fait pour être utilisé exceptionnellement lorsque des circonstances et cetera. L'usage du 493 de façon répétitive comme un instrument d'élaboration de la loi est une très grave atteinte à la à la séparation des pouvoirs et ça aussi il faudra y répondre. En clair, si déjà les institutions telles qu'elles sont fonctionnaient correctement et non pas sous l'impulsion d'un pouvoir autoritaire qui pense qu'il est plus malin que nous, plus intelligent que nous, plus informé que nous, alors que son objectif c'est d'abord de se protéger lui sentant effectivement qu'il perd pied par rapport à son enracinement dans la société, là c'est en effet c'est en effet un vrai problème.

Et enfin, pour terminer, rappelons-nous, moi ce qui me guide toujours, c'est que je me souviens toujours, j'ai toujours en mémoire ce qui m'inspire, c'est Stéphan Esessel, indignez-vous. En 2008 2009, je me souviens, il était venu à l'université populaire de de démocratie participative et il disait "Mais les gens sont quand même intelligents, comment est-ce qu'ils peuvent accepter ou comprendre ?" Et ça ça c'est tellement vrai encore aujourd'hui qu'on leur explique que ce que nous avons fait dans le conseil national de la résistance notamment la sécurité sociale à un moment on avait plus rien c'était possible et que aujourd'hui après des années de croissance il y a eu des années de croissance la France est plus riche que lors de l'après-guerre on nous explique que ce n'est plus possible et qu'il faut renier sur les différents acquis sociaux avant même de poser La répartition des richesses.

N'écoutez pas, c'est le peuple qui est sage par rapport à cela. Et il ajoute Stéphane Essel que c'est parce que les forces de l'argent ont intégré les systèmes de décision au niveau exécutif. Ils sont là, ils sont dans le processus de décision, donc ils vont imposer leur point de vue.

Et la dernière chose contre quoi il faut vraiment lutter, c'est la politique par la peur. Et c'est ce qu'on est en train de subir depuis plusieurs années. La peur du déficit.

Ah non, la peur du déficit, on va plus pouvoir rembourser, donc vous allez vous taire. La peur de l'explosion, du prix de l'énergie, vous savez, on nous fait peur, on dit "Non, ça va doubler tripler." Et du coup quand ça augmente que de 10 % on dit "Ah merci, ils sont gentils." Ça n'augmente que de 10 %.

La peur sur la protection sociale. Non non mais les cartes vitales, elles ne vont plus fonctionner. Puis comme elle continue à fonctionner, ah merci, ils sont quand même très très forts, hein.

Ils ont maintenu le le le fonctionnement des cartes vitales. Donc la question de cruciale aujourd'hui de la politique par la peur, c'est une question sur laquelle il faut informer les citoyens pour qu'ils n'acceptent pas cette politique par la peur qui englobe bien évidemment la menace sur le système de retraite qu'on entendait. Chaque fois que j'entends une menace sur le système de retraite, vous savez quoi ?

Je repense au dernier conseil des ministres de François Mitteran. Il nous avait dit ceci : "Attention, la cause que vous dévendez est plus grande que vous. Attention, vous vous battrez le dos au mur.

Attention, ils vous rediront que les retraites ça n'est pas possible parce que de toute façon, ils ont déjà promis aux assurances privées de mettre la ferme basse sur ce pactol." Donc vous voyez que ces courbats là, ils sont à la fois présentés comme des débats nouveaux mais en fait non. Ce sont des débats qui remontent à plusieurs années, c'est-à-dire ce sont les débats du socialisme en quelque sorte.

Bien sûr, revisiter au temps présent. Et la dernière chose que je voudrais vous dire, c'est que dans l'exercice de la démocratie, il y a une différence entre ceux qui exercent le pouvoir pour eux-mêmes, qui s'aiment eux-mêmes et ceux qui aiment le peuple. C'est pas pareil. et des dirigeants qui aiment le peuple, il n'auraient jamais laissé se se déliter et le le mouvement des gilets jaune avec les souffrances sur l'économie, le souffrance sur les manifestants, les gens mutilés, un des gouvernants qui aiment le peuple lorsque le mouvement des gilets jaunes naît au bout de 24 heures.

On l'arrête, on arrête cette stupidité de la taxe carbone si on aime le peuple. Parce que si on aime le peuple, on voit que les premiers occupants des ronds-points, ce sont des femmes, des femmes retraitées. Et pour faire sortir des femmes retraitées qui qui enfilent un gilet jaune et qui vont sur les ronds-points, faut vraiment qu'elles en aient ralbol ralbol de chez ralbol. et ces femmes retraitées. [applaudissements] Et pourquoi Ralbol de chez Ralbol ?

Parce que c'est toute petite retraite de cette génération souvent de femmes qui ont travaillé même sans être déclaré, les conjoints de l'artisan, les conjoints de l'agriculteur et cetera. la taxe carbone et ben c'était l'impossibilité en milieu rural d'aller se déplacer pour chercher ses petits-enfants de mettre de mettre des un petit peu d'argent chaque parce que c'était au mois de novembre he avant Noël hein de mettre un petit peu d'argent de côté pour faire les cadeaux de Noël à ses petits enfants et cetera. C'est ça la la véritable la vitalité de d'un peuple.

Et après, il en a fallu de l'énergie pour que les gens redescendent dans la rue sur les retraites. Franchement quand j'ai vu moi les manifestations de retraite, je me dis bah il en faut l'énergien déjà aller sortir dans la rue pour les gilets jaunes, sortir dans la rue pour la retraite s qui descend dans la rue qui seront rattrap dans là aussi il y a vraiment un un problème qui j'ai dépassé mon temps de [rires] Pour terminer, écoutez, pour terminer euh puisqu'il faut donner la parole au citoyen, et bien au moins le Parti socialiste le fait avec la primaire. Et ben oui, [applaudissements] parce ils ont tous en train de critiquer, ils ont tous critiqué la primaire au sein du Parti socialiste.

Et bien moi, je dis bravo à Olivier Fort d'avoir tenu bon [applaudissements] et parce que si les partis ne donnent pas l'exemple dans ce contexte de crise démocratique mais qui le donnera ? Alors oui, je serai candidate à ces primères si j'obtiens les parrainages parce que je crois à la démocratie. Je pense que les gens ont quelque chose à dire, quelque chose à faire, doivent se saisir des de chaque événement démocratique parce que l'élection qui est devant nous, en effet, c'est une élection qui va permettre de savoir si oui ou non la France va réussir à surmonter cette crise démocratique et à redevenir cette lumière au niveau mondial qu'elle était lorsqu'elle a réparti à travers le monde ses grands principes de liberté, d'égalité, de fraternité.

Et moi je crois que c'est possible. Merci de votre attention. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup.

Bonjour à toutes et tous. Merci aussi de m'avoir invité pour cette table ronde. Euh mon voisin qui est à 15 me dit "C'est ton moment, vas-y" aussi.

Donc pas d'annonce de ce style, simplement pour vous dire que moi aussi comme Léa, j'ai un petit côté bon élève et donc j'ai tendance à répondre à essayer de répondre à la question qui nous était posée. [grognement] Et comme j'ai été prof d'histoire géo, je retourne toujours aux sources. Et en fait le gars qui a déjà tout compris depuis longtemps et qu'il faut qu'on relise régulièrement évidemment c'est Joress dans son discours d'Albi en 1903 il dit que la République c'est un grand acte de confiance de confiance dans le fait que les citoyennes et les citoyens auront assez de temps et de liberté d'esprit pour s'occuper de la chose commune.

Et donc je crois que pour répondre à cette question, il nous donne deux indications qui doit être qui doivent être au cœur de la construction du projet socialiste. Le fait de donner la liberté d'esprit, c'est l'école. C'est l'école qui émancipe, qui forme et qui permet de créer, de former des citoyennes et des citoyens qui auront un avis équivalent à des avis d'expert.

Et la deuxième indication qui nous donne aussi, c'est le temps. Quel temps laissons-nous aux citoyennes, aux citoyens après s'être occupé de leur famille, après avoir été au boulot, quel temps on leur laisse pour se préoccuper aussi de la chose commune ? Et ce grand acte de confiance, il peut être fait finalement de ce que je comprends euh de Jorès et de ce que je vois aussi de mon expérience, si on arrive à remplir euh ces deux conditions et je voulais le dire en introduction parce que je crois que ça doit vraiment nous guider pour les années euh les années à venir.

Alors ce grand acte de confiance, on l'a fait aussi à Paris. à Paris en tout début de mandat, vous avez tous évidemment suivi la crise qui a été la nôtre dans le domaine du péri scolaire et le candidat à l'époque Emmanuel Grégoire qui est devenu maire de Paris a tenu à ce que soit réalisé une convention citoyenne sur les rythmes et la protection de l'enfant à l'école. Et donc on a fait ce choix-là, ce pari un peu fou, de relaisser la parole aux parents, aux usagers de l'école publique au milieu d'une crise qui était quand même très très forte.

Et on n' pas tout réussi. Mais de cette expérience, je voudrais vous dire cinq choses qui m'ont euh euh que j'ai vu puisque Emmanuel m'a demandé de de mener cette cette convention citoyenne et qui doit à mon avis qui doivent nous inspirer. La première, c'est que et Éric l'a l'a dit la la un peu, il faut que les questions qui soient posées correspondent aux préoccupations des citoyennes et des citoyens.

Bon là, on était évidemment en plein dans le 1000, mais je suis persuadé que les Françaises et les Français ont conscience que leurs élus n'ont pas forcément les réponses à tout face au défis immenses que nous avons. Mais ce qu'il ne nous pardonnerait pas, c'est de ne pas porter les questions, leurs questions et que nous nous intéressons pas aux mêmes choses que eux et qui les préoccupent. davantage.

Donc la première chose, c'est effectivement quand on est dans une démarche de démocratie participative, est-ce que la question correspond à la préoccupation profonde des personnes ? La deuxième chose, c'est le tirage au sort. Ça fait du bien franchement.

Le tirage au sort, c'est se rappeler l'égalité profonde qu'il y a entre les citoyennes et les citoyens. Et ça, c'est rafraîchissant. Et la deuxième chose du la troisème chose que permet le tirage au sort, c'est qu'on va chercher des gens qui ne se seraient jamais exprimé parce que avec le tirage au sort, on peut effectivement faire en sorte que le panel choisi soit représentatif de la population.

Donc nous, on a ouvert le le la proposition de cette de participation à la convention citoyenne. Il y a eu 1500 parents qui se sont révélés volontaires en en une semaine, donc en très peu de temps. On en a tiré 80 issus des quartiers populaires, des hommes, des femmes de tout âge, de tout arrondissement.

Donc on va chercher des gens et ensuite ce ce que ça crée chez eux c'est que ça crée de l'engagement après cette convention citoyenne après qui nous est rendu un rapport après plusieurs weekends de travail avec des experts, des écoutes, de discussions, de délibération entre eux, ils ont créé une association. Donc les choses se suivent. Je sais maintenant et j'en suis persuadé, je l'ai vu que euh ils ressortent de cette convention citoyenne euh différents et euh ils ont eu euh d'autres opinions, d'autres partages que euh euh la façon dont ils étaient ils étaient rentrés dans cette convention citoyenne.

Mais évidemment, et c'est mon 5è point, il y a une condition, c'est que les élus, les ceux qui qui posent cette question là, qui les font bosser, comme l'a dit Solen, prennent en compte, écoutent et que ce travail ne soit pas balayé d'un revers de main comme ça a été fait effectivement sur la convention citoyenne, sur le climat. Et là, on s'est engagé à un comité de suivi à rendre compte de ce que nous pourrons mettre en place, de ce que nous n'arriverons pas à mettre en place aussi de façon très transparente et avec un peu d'humilité, disons-le aussi. Donc voilà ce que je voulais vous dire sur cet exemple de convention citoyenne sur les rythmes et puis on pourra parler au fur et à mesure des échanges des différents outils qui sont mis en place à Paris.

Euh l'assemblée citoyenne est aussi euh un instrument intéressant de délibération où euh euh effectivement les les les citoyens qui sont tirés au sort dans l'assemblée citoyenne là aussi choisissent leur sujet euh et euh on va un peu plus loin que la consultation ou la participation puisque ça devient une délibération à la fin. Et puis euh peut-être pour conclure ce premier temps d'intervention, vous dire que euh comme mon voisin, je crois qu'il faut démocratiser partout. Là, on parle effectivement des instruments de la démocratie, mais je crois dans la même ligne aussi que Joress que la participation, la démocratie est un instrument de transformation sociale et un instrument un instrument de transformation du réel.

Et je voudrais prendre un exemple économique, vous le savez sans doute, mais dans les 10 prochaines années, un/ers des dirigeants des entreprises en France, en Europe vont partir et ils n'ont pas toujours de solution de reprise, ce qui implique des conséquences graves pour les emplois. Et je sais que nous proposons dans notre projet et c'est aussi une façon de démocratiser parce qu'on ne peut pas considérer que le citoyen est citoyen uniquement de 18h à 20h quand il va en conseil de quartier ou qui va voter pour le budget participatif. Et puis le reste du temps sur son lieu de travail dans son entreprise il a pas voix au chapitre et il n'est pas citoyen et il faut que on puisse proposer effectivement que les travailleurs prennent part à la gouvernance.

Mais allons plus loin à la propriété des entreprises parce que eux savent dans quelle direction ils peuvent mener leurs entreprises. Et cela nous préservera aussi de prédateurs et de grands groupes qui n'iront pas forcément dans un un sens démocrate ou que celui qui est en tout cas celui que nous nous choisissons. Et donc portons ce sujet là d'acte de confiance sur les sujets purement démocratiques de de choix de citoyens mais portons-le partout parce que c'est ainsi je crois qu'on répondra au grands défis que nous allons devoir affronter dans les prochaines années.

Je vous remercie. Merci beaucoup. [applaudissements] Merci pour cette première partie d'intervention très très riche du coup puisque vous avez très largement ouvert le débat et comme du coup moi je tiens à la participation de celles et ceux qui sont présents dans cette salle, on va ouvrir euh justement des questions-réponses.

Alors par contre je vais être très je vais être très précise. Je veux une question courte. Non, vraiment parce que que parce que sinon voilà comme ça eux ils peuvent faire des réponses longues.

Non mais c'est surtout que si on veut avoir des réponses de nos intervenants, il faut des questions vraiment courtes. Je vais en prendre trois, quatre, ensuite ils vont répondre. Je vais essayer de faire justement le l'aller-retour avec la salle parce que je trouve que c'est intéressant que vous puissiez aussi vous exprimer, que ce soit pas juste descendant.

Et donc je vais faire un homme, une femme et question courte. Si vous faites pas de questions, je passe à quelqu'un d'autre. D'accord, on est OK.

Oui, c'est mon côté prof. Alors, attendez, je descends du coup. Je vais faire l'animatrice jusqu'au bout.

Je vais descendre. Voilà. Alors, levez la main.

Alors [soupir] ici question courte et après je passe. C'est une question sur la démocratie participative. En fait, au niveau local, nous avons des comités d'initiative de consultation au sein des conseils municipaux ou d'arrondissement lorsque on a une configuration plus grande.

Pourquoi dans les chambres parlementaires, nous n'avons pas ce système là qui pourrait permettre aussi de contrôler les réformes sur la vie publique, sur l'enrichissement aussi de certains certaines réformes par rapport à la vie des parlementaires. Et on voit bien que sur le système des retraites, il y a quand même des questions à se poser sur les retraites des sénateurs alors que la retraite des citoyens est toujours réfléchie au rabet. Merci.

Bonjour tout le monde. Merci euh pour cette table ronde. Je suis très ravi.

Je suis venu de Paris. Ma première euh mon premier intérêt d'être rentré dans cette table d'abord, c'est quand j'ai vu participation, faut-il redonner la parole aux citoyens ? Oui, il faut la leur redonner.

Mais je vous pose une question madame la ministre. À partir du moment où je suis très content que cette primaire socialiste soit ouverte. Euh sauf que malheureusement euh de demander surtout au Parti socialiste qui a lutté pour l'Europa 1 € à l'ensemble des participants de payer une participation de 15 € euh pour voter pour participer à cette primaire.

Moi je trouve qu'elle est très trop chère et tout. Donc voilà, ma question c'est celle-ci. Comment d'un côté on lutte pour l'Europa 1 € ?

Est-ce que c'est un homme ? Oui, bonjour. Euh question peut-être un peu particulière mais c'est pour quand je parle de citoyens.

Les citoyens, c'est très large. Il y a toute une partie de la population qu'on ne voit pas dans la participation citoyenne. Je le sais d'expérience mais je vais pas la raconter là.

Euh j'aimerais bien avoir votre avis des idées, ce que vous pour ce que nous pourrions faire pour rendre la parole aux citoyens encore plus accessible, aux personnes en situation de handicap et toutes les formes de handicap. [applaudissements] Je me déplace, on prend une dernière question et après vous allez pouvoir répondre. Je vais faire l'autre partie de la salle.

Pardon. Il faut il faut qu'on fasse le tout. Bonsoir.

Alors, désolé si je dézoome un petit peu. La société démocratique a besoin de deux piliers. Le premier, c'est la vérité dans les faits.

Le deuxième, c'est le lien entre les gens. Euh je la question que je me pose c'est à l'heure où les réseaux sociaux, l'intelligence artificielle font que chacun détient sa propre vérité qui ne sera pas la même que celle du voisin. Et au moment où les liens entre les gens se désagrèchent de manière assez forte, aux États-Unis, les 15 24 ans ont perdu 70 % de leur temps d'interaction entre humains.

Donc ma question c'est quels outils pour vous en dehors de de la du vote type la convention citoyenne ou le l'outil p Isk auang a utilisé à Taïwan quels sont les outils pour vous qui permettent d'éviter que la démocratie meure en amont des urnes ? Merci beaucoup. Bon bah vous avez 3 minutes chacun. pour répondre.

Allez-y. Ah voilà, c'était fermé. Oui.

Non, toutes ces questions sont vraiment passionnantes parce qu'il faudrait même chacune d'elles mériterait un approfondissement sur le le problème de la démocratie participative au Parlement. vous répondrez acteur. Moi, je voudrais juste dire, c'est vrai que le voter en faisant payer 15 € je trouve j'ai demandé que ça soit moins cher.

Bon, malheureusement, c'est pas ce qui a été retenu. Alors, ce qu'il faudra bien expliquer aux gens, c'est que ils peuvent voter aussi pour 10 € puisque c'est une déclaration sur l'honneur. S'il trouvent que c'est trop cher et qu'ils ont du mal, voilà, c'est trop cher, bah il il coche le tarif social et il paye 10 €.

On peut adhérer aussi dès maintenant au PS pour 20 € sachant que ces ces contributions sont déductibles encore faut-il être imposable mais sont déductibles donc du revenu imposable ce que les gens ne savent pas forcément. Voilà donc ça effectivement il va falloir motiver pour la participation parce que c'est c'est important que ça soit réussi dans le processus. Soyez, c'est démonstratif aussi, c'est moral par rapport à la à la comment dirais-je à la réussite de ce processus démocratique, de cette prise de risque démocratique.

Ça, je crois que c'est c'est très important sur la question des jeunes très là, je pense que c'est une question centrale. Vous savez que à la sortie du Covid un jeune sur 10, un jeune sur 10, je raconte ça dans mon livre en donnant les toutes les les précisions, a pensé ou a fait une tentative de suicide parce qu'il a été privé de l'interaction. et la gestion du Covid telle qu'on l'a supporté, ça a été un moment mais antidémocratique, abominable.

Les enfants au milieu des ronds encra et cetera. Et ce qui a cruellement manqué dans ce processus où vous aviez d'ailleurs un un panel de d'hommes tous les matins qui venaient nous donner le nombre de morts, ce que personne ne pouvait justifier bien pour faire bien peur à la population. Il y avait que des hommes d'ailleurs hein, vous avez vu la crise Covid a été gérée uniquement par des hommes avec cette cruauté.

Alors que dans d'autres pays, la crise Covid a été gérée quand même beaucoup plus souplement. Et ça démontre exactement ce que vous dites, c'est que priver les enfants, les jeunes de ce qui fait l'essentiel de leur vie sociale, c'est-à-dire de leur préparation de leur vie future d'adules, c'est-à-dire les interactions, c'est quelque chose d'essentiel et ça et ça c'est un vrai sujet politique auquel il faudra répondre. [applaudissements] Alors également, je vais faire évidemment des réponses partielles, mais on va tous se relayer sur ce que vous disiez, monsieur.

Moi, j'en suis fondamentalement convaincu. C'est-à-dire que si vous quand on fait venir un constitutionnaliste en règle générale, on lui pose deux questions. D'abord, est-ce qu'il faut la 6e République ?

On me l' pas encore posé. Et ensuite, qu'est-ce qu'on change dans la Constitution ? Maintenant, j'ai l'habitude de commencer toutes mes interventions en disant que la constitution de la 5e République n'est pas parfaite et pour moi, la 6e n'est pas un tabou.

Néanmoins, la 5e République, aussi imparfaite soit-elle, n'explique pas aujourd'hui pourquoi des États-Unis à la Pologne, du Portugal, la Finlande, il y a personne qui va bien. Une anecdote que je raconte assez souvent mais qui m'a marqué, j'étais il y a à peu près 2 ans, souvenez-vous, il y a 2 ans, on avait François Baou Matignon et pas de budget. Donc on allait pas très bien.

J'étais invité à la radio télévision suisse et le thème du débat c'était la France va mal mais la Suisse c'est pire. Et les Suisses sur le plateau se changeraient un petit suisse. J'étais pas d'accord avec eux parce que quand même nous ça allait plus mal.

Mais malgré tout, vous voyez que cette crise c'est pas une crise franco-française. C'est pas une crise de la 5e République et cetera, même si elle est pas parfaite et qu'il y a plein de choses à améliorer. C'est une crise qui est une crise des démocraties occidentales et qui pour moi repose sur deux piliers.

Le premier pilier, vous l'évoquiez, c'est une crise de l'espace public. Je sais faire des constitutions, je sais pas faire des institutions qui fonctionne sans espace public fonctionnel. Prenez la Révolution française.

La Révolution française, les institutions, elles marchent pas et elles marcheront pas avant le consulat qui était pas vraiment une démocratie. La révolution française, c'est pas d'abord des institutions, c'est 5000 journaux, c'est des clubs, c'est un espace public qui s'ouvre. Notre espace public est radicalement profondément dysfonctionnel.

On peut faire des référendums, on peut faire la démocratie participative. J'y reviendrai rapidement et je suis pour. Mais si on règle pas le problème de l'espace public, les démocraties meurent toujours.

L'autre point, c'est quoi représenter ? représenter, c'est pas seulement ressembler à et là on a commencé notamment à parler des questions de mode de scrutin mais et c'est important mais ressembler c'est représenter c'est d'abord et peut-être avant tout agir au nom d'eux. La politique c'est quoi ?

Et l'État c'est quoi ? L'État c'est pas une fin en soi, faut pas être statolâtre. L'État, c'est l'instrument que le peuple se donne pour agir sous son propre destin.

Si je pense que l'État ne peut pas régler tous les problèmes qui se posent à pouvoir d'achat et cetera, si jamais je pense que la politique ne sert à rien et que le vote est inutile, j'ai deux actions rationnelles. La première, on l'évoquait, bah la politique, ça sert à rien. Donc je reste chez moi et je m'abstiens.

La deuxième action rationnelle, c'est je vais trouver quelqu'un, on va l'appeler, je sais pas, Donald. On va dire qu'il est orange et lui vous allez voir, il va vous allez voir ce que vous allez voir. Quand il sera au pouvoir, lui il pourra agir.

Ça vous donne le populisme et l'autoritarisme. Et ça c'est la crise de l'impotence publique. Impotence publique, débat public dié, vous avez la crise de nos démocraties et ensuite la réflexion des institutions.

Bon, moi, je suis plutôt spécialiste. C'est là-dessus que je peux si vous voulez témoigner, mais elle est importante mais elle reste à mon avis secondaire par rapport à ça. D'ailleurs, on parle également institution quand on parle médiia et quand on parle action publique.

Un mot sur la question, même si je pense que Éric l'abordera également en profondeur, la démocratie participative est du lien entre parlement et citoyen. C'est pas que ça marche pas, c'est que ça a été fait pour pas que ça marche. Enfin, on parlait tout à l'heure, c'est Royal parler de 2005.

En 2005, d'abord il faut arrêter de dire qu'en 2005, les Français ont voté contre Jacques Chirac. C'est pas vrai. Prenez le oui au TCE en novembre 2005, en novembre 2004, pardon, il est de 65 % dans les enquêtes.

La code de popularité de Jack Chirac est de 35 %. Prenez les mêmes enquêtes au mois de mars 2005, le Oui. Ou TCE est tombé à 45 %.

La code de popularité de Jack Chirac est de 35 %. Les Français n'ont pas voté contre Jacques Chirac. Ils ont voté à la suite d'une campagne.

On peut dire c'était pas bon et cetera. Ils ont voté non en conscience. Et pour vous raconter une histoire familiale, moi je viens d'un milieu très populaire.

Ma mère à l'époque rentre de son travail, je elle a acheté Libération, l'humanité, le Figaro, le monde. Je dis mais qu'est-ce que tu fais maman ? Elle me dit bah on va voter, faut que je m'informe.

Elle adore Jacques Chirac. D'ailleurs, elle a des meugs Jacques Chirac et elle a voté non, chacun ses goûts. Et depuis, en effet, elle a l'impression qu'on n'écoute plus.

Et donc là, c'est un traumatisme profond. 2 ans après avoir fait passer le TCE par voie parlementaire, on fait une réforme constitutionnelle enfin par après avoir rejeté le TCE, on fait une réforme constitutionnelle d'un côté et on fait adopter le TCE par congrès. Et en même temps, on introduit un référendum d'initiative citoyenne dans la Constitution qui aujourd'hui pour se réaliser implique, mais vous connaissez les règles, que et bien il vous faut 10 % du corps électoral.

En Italie, il faut 500000 signatures. Là, il en faut 4900000. Qui vous faut un 5e des parlementaires.

Ça c'est facile à réunir. Pas pour que vous ayez un référendum, pour que le parlement puisse examiner et c'est s'il renonce à examiner parce que vraiment il a oublié que vous aurez le droit à votre référendum. Comprenez bien que c'est ce moquer du monde et qu'à l'époque la représentation parlementaire avait tellement peur d'un peuple qui lui a dit non. qu'elle a créé des mécanismes, idem pour les pétitions, c'est anecdotique, qu'elle a créé des mécanismes qui ne devaient jamais jamais jamais être utilisé.

Et bien évidemment bah aujourd'hui quand on tente des risques et qui marchent pas, enfin des référendum initiative partagé et qui ne marchent pas, on s'étonne en disant "Oh, c'est embêtant et on creuse un peu plus la facture démocratique." Donc là, il y a en effet des des réformes qui sont des réformes nécessaires pour revenir sur des mécanismes dont on a voulu organiser à dessin l'impotence et l'incapacité d'action. [applaudissements] Je vais poursuivre la réponse aux questions en parlant de ce dernier point du RIP.

Je disais tout à l'heure, il est inopérant, inefficace et et donc inutile. Il y a un autre référendum, c'est celui d'initiative citoyenne qui a été scandé dans les manifestations des gilets jaunes qui provient des mobilisations nuit debout et je crois que véritablement enfin faut faire du judo avec ce ce programme du Rassemblement national qui nous promet le référendum comme l'alpha et l'oméga. Mais en fait moi chiche, moi je souhaite que les citoyens et les citoyennes dans le débat constitutionnel ai une capacité d'initiative.

C'est le sens de la proposition de loi déposée notamment par ma collègue Écolo Marie Pochon qui a porté la revendication d'un référendum d'initiative citoyenne sur l'ensemble des sujets qu'ils soient constitutionnel, législatif mais aussi d'initiative locale. Et elle est même allée jusqu'à poser la question d'un référendum qui viendrait abroger une loi qui a été qui a été passée de en force et de manière injuste comme la réforme des retraites. On pourrait penser même à un référendum qui vient révoquer un certain nombre d'élus.

En tout cas, ça mérite d'avoir le débat parce que je pense que nous ne devons pas être encore une fois le camp du conservatisme au regard du référendum et penser que le référendum pour ce qu'il est, pour l'histoire qu'il représente est à disqualifier du débat politique. C'est comment est-ce que le référendum devient délibératif et devient un moment d'intelligence collective, un moment où justement l'espace politique dans lequel nous sommes s'enrichit des contributions individuelles de chacune et chacun. Donc le référendum d'initiative citoyenne notamment en matière constitutionnelle telle qu'il a été proposé par les écologistes, c'est un référendum qui permet à des citoyens de faire une proposition, d'autres citoyens 150 tirés au sort de pouvoir éclairer le débat à travers et bien la contribution d'experts.

Mais les experts, c'est pas que les sachant sur les plateaux télé, pardon, mais il y a aussi l'expertise euh de l'expérience et de l'empirisme. Et ça, il faut aussi pouvoir le revaloriser dans la participation citoyenne et donc d'avoir à travers ces 150 personnes et bien un débat qui soit éclairé, informé pour ensuite avoir une délibération qui permette aux citoyens véritablement de répondre à la question telle qu'elle doit être posée, telle qu'elle a été posée par les citoyens. C'est cette irruption dans le débat constitutionnel des citoyens et donc ça provient du peuple, je vais dire et pas de d'une verticalité autoritaire qui viendrait modifier la Constitution pour atteindre la dignité qu'on peut et bien avoir une respiration démocratique oxygéner aussi nos débats démocratiques notamment en matière constitutionnelle.

L'exemple suisse est même très intéressant puisqueen Suisse, ils ont ce mode d'initiative citoyenne pour réformer la Constitution, soit de manière totale, soit de manière partielle. De manière totale, ça jamais été fait mais de manière partielle, oui. Et en fait, c'est les citoyens font émerger une question et l'assemblée parlementaire a la possibilité de pouvoir y répondre avec un contreprojet.

Et donc, on peut se dire la question mérite qu'on s'y attache. On n'y avait jamais répondu, faisons un contreprojet et chiche, ça peut être aussi ça qui sera soumis au référendum. Donc c'est une première partie de réponse sur la question de la participation des citoyens dans l'espace parlementaire.

Mais tous les dispositifs qui ont été mis en place sont pour l'instant d'un grand foutage de gueule. Les 2 millions de signatures de la loi du plomb euh qui est classé sans qui sont classés sans suite. C'est-à-dire qu'on on ne on ne redébat pas de la question de du plomb.

C'estàd que les parlementaires ne enfin le gouvernement n'entend pas les 2 millions de personnes qui ont signé une pétition sur une plateforme qui est aussi compliquée que de remplir ces impôts pour pouvoir ensuite les entendre et se dire que de réintroduire des pesticides en l'espèce la cététamyippride n'est pas une bonne idée et n'est pas plébiscité. C'est cette première question. La deuxième question c'est la loi sur le permis tué.

C'est une loi qui change fondamentalement le rapport que la population peut avoir avec la police. 700 7300 personnes qui signent une pétition encore une fois pour dire cette loi ne doit pas passer. Bien c'est 730000 personnes.

On leur a dit comme la loi a été votée à l'Assemblée nationale, un débat ne peut plus avoir lieu et vous ne pouvez pas être entendu. Et donc ces moments d'irruption démocratique n'existent plus. Alors que euh en fait on le voit bien, on est interpellé tout le temps sur les réseaux sociaux et cetera et par ailleurs que les citoyens pourrait aussi jouer le rôle de fact checker pardon pour cet anglicisme des débats politiques tels qui sont en train de de s'installer.

Et je reviens à votre question sur le mensonge l'air de poste vérité. Euh au Brésil, ils ont fait une forme de référé vérité pour permettre à la justice pas d'être une police de la vérité politique parce que le débat contradictoire doit exister, mais en tout cas de se dire que le mensonge qui est euh propagé sur les réseaux sociaux à une vitesse grand V doit être non seulement contredit mais avec la même vitesse et la même ampleur quand il qu'il a été proféré installé dans le débat public. Je vais prendre un exemple.

On a une campagne qui je sais pas par exemple sur la personne que vous allez choisir à l'élection enfin à votre primaire qui coûte très cher. Euh mais ça c'est mon avis, ça n'engage que moi mais je reviendrai sur le coup de la démocratie. euh [applaudissements] une vidéo, un deep fake qui euh et bien vient distordre complètement le propos politique de cette personne.

Et bien, on doit pouvoir avoir les outils en France, une loi contre le mensonge en politique qui et bien impose à la personne qui vient de diffuser cette deep fake non seulement de la retirer mais aussi d'utiliser la ses algorithmes pour et bien remettre la vérité au bon endroit. Et ça c'est un système brésilien. Il faudrait investiguer pour voir de quelle manière est-ce que on peut avoir aussi une loi contre le mensonge en politique en France.

Les Belges y pensent, la France devrait y penser. Euh et tout en parlant bien entendu la manière dont on doit contraindre X bien pourquoi pas on pourrait le suspendre mais déjà les contraindre à à respecter le DSA qui est la législation européenne en la matière. Sur la question, je faisais une pique sur le coût de la primaire.

En fait, c'est la question du coût de la démocratie. C'est la question de la participation de celles et ceux qui en sont les plus éloignés. Madame, vous parliez des personnes en situation de handicap.

Il y a la question de la représentativité, donc d'avoir plus de personnes en situation de handicap capable, enfin pas capable mais c'est-à-dire qui disposent des moyens pour pouvoir accéder à des responsabilités, donc les partis politiques leur fassent confiance et que ils puissent être assez haut sur les listes pour ne pas être tokenisé en bas de liste en disant j'ai la présidente de telle association et cetera parce que je crois que ça suffit. et donc d'avoir véritablement une vraie considération pour les personnes en situation de handicap lors lorsqu'elles exercent un mandat pas pour ce qu'elles sont uniquement mais pour ce qu'elles portent et ce qu'elle et ce qu'elles permettent d'apporter à la société en tant qu'individu également. Et puis le coût de la démocratie et c'est aussi la question de la parité sociale dans nos espaces politiques.

C'est un collectif qui s'appelle démocr démocratiser la politique qui a fait une étude très intéressante. Je ne sais pas si vous la connaissez. Moi, quand j'ai lu leur étude, ça m'a vraiment choqué.

Entre 2002 et 2024, il y a 275000 2,75 millions de personnes qui se sont présentées à une élection municipale, départementale, régionale et cetera. La moitié d'entre elles viennent des classes moyennes et populaires. Bah en fait dans les élus qui soient locaux, enfin les dernières élections municipal, on a eu un recul de la parité sociale sans commune mesure, que ce soit à l'Assemblée nationale, au Sénat, au Parlement européen.

Alors là, c'est franchement c'est c'est OK. Enfin, il y a pas de parité sociale du tout. Euh et bien il y a donc il y a la moitié des personnes qui représentent les classes moyennes et populaires qui sont candidates.

Elles ne sont même pas la moitié à être élues. Elles font douillés à un moment donné quelque part dans nos organisations politiques euh en première partie euh mais aussi dans les mandats qu'on leur confie pour pouvoir être renouvelés euh la fois d'après lorsqu'elles sont présentées. Et je crois que chaque parti politique de gauche, s'il est responsable dans la manière d'envisager la participation pleine et entière de toutes celles et ceux qui qui concourent à notre démocratie, doit pouvoir avoir une proposition sur la parité sociale dans son programme politique pour l'élection présidentielle et les élections législatives à à venir. pour vous dire enfin un dernier point, c'est que on est dans un moment alors tu parlais de Donald tout orange, du fait que les démocraties étaient en danger.

Je crois qu'on est dans un moment, moi j'invite chacune et chacun et je sais que tu le fais aussi à réfléchir au coup de notre défaite parce que on est tous en train de formuler des propositions magnifiques sur la participation citoyenne, sur le fait sur la parité sociale, je viens de le faire, sur la place des étrangers dans les démocraties locales. Et tout ça, ça n'existe plus. Si l'extrême droite arrive au pouvoir, vous allez euh, je le dis en tant que porte-parole de Marine Tondelier, vous allez voter à une primaire et c'est bien dommage qu'on puisse pas le faire ensemble.

Et je crois que le coût de la démocratie, c'est celui euh est-ce qu'on est prêt à perdre la démocratie dont on formule toutes les hypothèses aujourd'hui d'amélioration ? Est-ce que ce qu'on est en train de perdre là peut-être vaut l'écurer d'appareil qui nous occupe depuis plusieurs jours ? [applaudissements] C'est le dernier message que j'avais envie de vous adresser parce que après je dois rendre le micro.

Je ne le crois pas. Euh et donc bonne primaire. J'espère peut-être à bientôt. [applaudissements] Mais je vais finir ce sur quoi tu viens de de conclure.

Je vais juste dire que je vais vous répéter que l'accession au pouvoir du Rassemblement national, ce n'est pas un changement de majorité, mais un changement de régime dont nous ne mesurons pas encore complètement la portée que ça peut avoir. Et je pense qu'il y a un petit peu trop de résignation en la matière et que nous avons chacun, chacune dans cette salle une responsabilité historique. ma voisine, moi-même, on a tous cette cette responsabilité et j'espère que on sera à la hauteur parce que ça sera plus que des remords et des et des regrets si ça devait si ça devait advenir parce que je pense que le prochaine notre prochain campus se tiendrait dans un dans une ambiance fortement fortement différente et personne personne ne le souhaite. que encore une fois, moi je suis politiste et je sais que en matière de trajectoire politique, rien n'est inéluctable et le passé nous l'a montré.

Ça c'est le premier point. [applaudissements] Après, pour aborder les questions qui ont été directement posées, bon d'abord les institutions, elles fonctionnent pas toutes seules dans le dans les terres comme ça. Les institutions, elles sont dans un contexte et elles sont dans un contexte qui est un contexte qui est celui du capitalisme, du capitalisme financier notamment et que cette crise du capitalisme a aussi des influences sur nos sur nos institutions.

Je vais être vraiment bref parce que c'est pas la peine de se faire du mal mais dès le moment où les sociaux-démocrates ont accepté de composer avec le marché, c'est-à-dire de chercher non pas à l'apprivoiser et d'une certaine façon, on cherchait simplement à l'accompagner pour dire en fait que bah ça fera mal aux gens mais il faudra que ça leur fasse moins mal. Si on est dans une logique d'accompagnement et qu'on est plus dans une logique d'affrontement avec les forces financières, et ben on perd. Et en fait c'est une explication de la social-démocratie qui s'est couchée pour partie dans plein de dans plein de dans plein de domaines.

Il y a pas eu de troisème voix, il y a eu des voix qui nous qui nous ont accompagné dans un cul de sac. Et donc bon donc quand on traille une partie de sa parole, faut pas s'étonner que les gens ne croient plus à ce que vous dites quand vous dites que vous les défendez puisqueen fait quand il y a des industrialisation, quand autour de moi tout s'effondre, bah c'est plus exactement la même la même perspective. Donc il y a ce contexte particulier de fonctionnement de la démocratie dans un système à la fois national et international qui est qui est compliqué.

Pour autant, ça veut pas dire qu' c'est toujours pareil. le mon habituel dans ce cas-là, ben écoutez, on s'allonge tous par terre et on se laisse mourir. Donc je crois pas que ça soit une solution.

S'agissant de l'espace démocratique, il y a plein de il y a plein de possibilités. Alors que les choses soient claires, je vais répéter aussi ce que je répète habituellement. Je ne crois pas que des innovations techniques puissent remettre en cause de la démocratie, la la crise de la démocratie.

En revanche, il ne faut pas penser qu'il ne faut pas multiplier les innovations démocratiques parce que elles permettent en effet plus de participation. Si euh on passait au vote sur plusieurs jours, il y aurait plus de participation. Si le vote par correspondance était autorisé en France, il y aurait plus de participation.

Si on avait de la proportionnelle, il y aurait plus de participation. Ça durait peut-être pas, mais il y aurait un un un un bum de de participation. C'est à peu près ce qui se passe à partout.

Donc il faut multiplier les innovations euh démocratiques et et en fait c'est à on peut le faire. Euh il y a maintenant, vous le savez, des euh des sites de de oui de de de Civictech qui qui fonctionnent bien. On peut aussi créer des espaces euh des espaces de participation.

Ces espaces de participation doivent aussi euh d'une certaine façon concerner le parlement. Alors, je vais aussi être très brutal. Nous sommes en France un parlement de nain.

Voilà, c'est la caractéristique du du Parlement français euh avec un budget du Sénat qui est s'élève à peu près à 340 millions d'euros, 550 millions d'euros pour euh l'Assemblée nationale. Vous ajoutez 120 millions d'euros de mémoire pour la présidence de la République et vous ajoutez 30 millions d'euros pour le Conseil constitutionnel. Ça fait aux alentours de 100ion2 si j'ai bien calculé tout ça 1 mliard2 pardon et tout ça c'est le budget du bundosrat en Allemagne simplement du bundosrat.

Donc ce que je veux dire par là c'est que le Parlement n'a pas les moyens en France de de jouer de jouer son rôle. C'est pour ça que quand Gabriel Atal dans sa grande intelligence nous explique qu'il faut supprimer des parlementaires pour faire des économies au vu des chiffres que je vous ai donné. C'est ridicule et ça permettra en plus qu'il y ait de moins en moins d'élus dans les territoires ruraux, ce qui donnera de plus en plus de place au rassemblement national mais c'est toujours des idées intelligente des macronistes.

Donc là il y a il y a il y a un point il y a un point particulier. Le deuxième c'est que en effet il est tout à fait possible de mettre en place de la participation à l'intérieur du parlement. Alors, je vais vous donner plusieurs exemples.

Il s'avère que au mois de juillet dernier, j'ai posé la première question au gouvernement participative puisque en fait j'ai [grognement] posé une question qui nous a été donnée et que nous avons filtré par les réseaux sociaux et ça a permis qu'il y ait un une question posée par l'intermédiaire des citoyens. C'est pas grand-chose mais ce que je veux dire par là, c'est qu'on peut multiplier les innovations. De la même façon, je pense que il serait normal qu'il qu'on puisse mettre en place des initiatives de loi citoyenne.

Ça pose aucun souci. Je pense aussi que dans les études d'impact, on pourrait écouter les citoyens. Donc en fait, on pourrait multiplier ces espaces.

Encore faut-il et il faut se regarder en face que ceux qui sont élus comme parlementaires n'en aient pas peur parce que il y a aussi il y a aussi ce recul. On est les représentants, on est une casse à part, on va vous expliquer les choses. Bah c'est pas exactement en fait comme ça que ça ça marche.

Ou alors on dit que la démocratie est une démocratie à éclipse et que en fait on est démocrate au moment du vote et 5 ans plus tard. Et ça, je pense que c'est plus possible pour les pour les citoyens. Après, je vais aller très vite sur l'aspect de la de la retraite des des sénateurs.

Elle a été baissée de 20 %. À mon sens, elle devrait être alignée sur les règles les règles habituelles. Je suis pas devenu sénateur pour être retraité.

Donc, j'ai pas de j'ai pas de souci par rapport à ça. Ça fait partie quand même du fait que les chambres ont une certaine latitude dans leurs règles internes, mais il ne vous a pas échappé que la la présence de la gauche à la tête du Sénat était relativement fugace et furtive dans toute l'ensemble de la 5e République et que j'ai bien peur malgré tout que ça continue cette fois-ci. Donc voilà, il faut être inclusif, il faut être aussi, il faut multiplier les innovations, il ne faut pas en avoir peur.

Et je rejoins ce qu'a dit Colen Royal tout à l'heure. Il y a un point essentiel, il y a rien de pire en démocratie que de donner l'apparence de la démocratie et ensuite de le dessaisir. La question du traité, elle est vraie mais la Emmanuel Macron a pris une série d'initiatives qui sont des initiatives au départ affichées de démocratie et il les a dévitalisé.

C'est le pire. Je prenons le le le grand débat et les cahiers de doléance. sortir d'une alors ça peut être un exercice de communication et c mais les cahiers de doléance en tant que tel n'étaient pas une mauvaise idée.

Mais mépriser la parole qui a été prise, le mal que se sont donnés les gens d'écrire réellement le mépriser au point que à la fin on ne sait même pas vraiment ce qui a été dit à part certains chercheurs qui sont enfin mais ou des départements qui s'en sont saisis comme le mien. Il y a rien de il y a rien de pire que ça. Donc donner l'apparence de la démocratie et retirer le tapis sous le pied des des citoyens, c'est remettre en cause la démocratie elle-même. [applaudissements] Euh par où commencer ?

Peut-être dans la la suite de ce qu'a dit Éric et sur les cahiers de doléance, c'est vrai que ça a été quand même un moment de partage aussi entre français et français et différents milieux. Moi, je suis élu dans un arrondissement aisé, dans le 5e arrondissement et évidemment comme dans tous les villages de France, arrondissement et villes, le jeu a été joué de de faire une grande réunion publique. Et dans cette grande réunion, des citoyens, des gens réalisaient que les agriculteurs avait une retraite à 800 € à moins de 1000 €.

Il il n'était pas au courant avant ces grands débats et cette crise des gilets jaunes. Donc ça dit aussi ça fait le lien avec la cohésion. où est-ce qu'on se rencontre encore de différents milieux, de différentes origines ?

Quels sont les lieux qu'on a ? Quels sont les espaces pour partager nos vies tout simplement, nos envies, nos idées ? Et donc je suis très sensible à cette question du lien social et du lien social entre et la mixité sociale.

Vous avez tous en tête ce travail qui a été réalisé des cartes la superposition des cartes des bars tabac et qui ferment les uns après les autres en France et la carte du rassemblement national. plus vous êtes effectivement isolé, plus vous êtes une proie euh à l'extrême droite, disons-le ainsi. Donc la démocratie, c'est aussi cette politique qui permet ce lien social entre entre nous.

Et euh je voudrais euh parler de fait de de lieu qui existent même encore dans les les plus petits villages et qui sont un apprentissage de la démocratie. Ce sont les associations. Les associations, vous avez une âgée, vous avez un bureau, vous avez une prise de parole, vous avez un intérêt local, vous faites ensemble quelque chose et on voit à quel point depuis 10 ans euh elles ont été mises à balle dans leur liberté, dans leur financement.

Donc une politique qui prend en compte, qui veut redonner la parole aux citoyens, elle doit aussi aider, soutenir les lieux comme les associations qui permettent un engagement. Parce que là, on a parlé effectivement du de la démocratie et de la participation par la parole, mais je crois qu'il y a aussi une démocratie du faire. euh quand vous prenez euh euh du temps pour euh les euh plus pauvres, quand vous prenez du temps pour euh aller euh rendre visite et cetera et cetera, vous faites aussi démocratie.

Et ça, il faut qu'on puisse le valoriser aussi euh dans notre projet et dans notre société, le bénévolat, euh l'engagement parce que ça rond l'isolement et parce que je crois que c'est aussi une forme d'engagement euh qui a toute sa place et qui est un tremplin, une façon aussi de faire vivre notre démocratie. Euh Éric l'a dit, il faut multiplier et euh je je j'en suis euh persuadé euh les initiatives démocratiques et puis je crois qu'il faut aussi les articuler parce que il y a rien de pire que euh la perte de sens euh ou l'éparpillement euh de la consultation sans que euh ça aboutisse à une décision. Et donc à Paris notamment, on va travailler à cette idée d'un parcours démocratique où euh en cinq étapes, je reviens toujours à mon chiffre 5, excusez-moi, euh où on pourra recueillir effectivement quelles sont les préoccupations des Parisiennes et des Parisiens dans un premier temps, avoir un temps ensuite de délibération via une assemblée citoyenne ou une convention citoyenne qui permettent à des citoyens, à des experts de formuler un certain nombre de propositions, puis un troisème temps de débat public à l'intérieur de la ville, dans chaque arrondissement, à chaque bout de rue pour discuter de ces propositions et puis enfin un temps de votation de votes qui permettent aux Parisiennes et aux Parisiens de se prononcer sur ces éléments de participation.

Je crois que c'est important voilà cette articulation entre le vote, la délibération, le débat, l'écoute évidemment des élus pour bâtir une démocratie participative qui est du sens et qui permettent d'agir. Ça y est, c'est bon. Merci.

C'est bon. Merci beaucoup. Euh en tout cas, merci pour toutes vos interventions parce que je crois que ce qu'on pourra retenir euh de cette table ronde, c'est que finalement euh les institutions effectivement sont des outils dont on doit se saisir pour euh justement faciliter la participation euh citoyenne.

Je crois qu'il faut pas se mentir aussi, c'est que celles et ceux qui détiennent le pouvoir ou en tout cas qui l'exercent de mal à le partager. Moi, je sais que beaucoup d'élus se disent "Ah oui, mais si je fais de la participation citoyenne, ils ont l'impression qu'ils perdent une partie de leur pouvoir et donc du coup, ils ont du mal à le partager avec celles et ceux qui les ont élus pour justement les représenter." Donc, il y a aussi cette espèce de posture qu'il va falloir avoir lorsque vous êtes un élu, c'est de d'accepter de partager votre pouvoir, votre pouvoir de décision et justement de transformation. avec celles et ceux et même parfois même qui n'ont pas voté pour vous mais qui vont vous demander des comptes sur votre action euh de de d'élu.

L'autre l'autre point qu'on n' pas abordé, c'est celui aussi de médias qui est aussi un grand pouvoir et qui on l'a vu, avec la concentration des pouvoirs chez une certaine personne que je ne nommerai pas mais que vous avez tous en tête, mais qui fait de la propagande sur une idéologie et qui aussi permet de comprendre la progression de l'extrême droite et de ses idées dans notre espace. Et le problème aussi c'est que je finirai par dire que je crois que quand on fait de la politique, c'est aussi organiser des espaces où les gens se rencontrent. Tu l'as redit.

Au-delà des associations, je crois que le rôle des politiques, c'est aussi d'être en capacité via des parti politique, via des débats publics et cetera, d'avoir des espaces où les gens se rencontrent, discutent et font justement société commune. Et lorsque vous parlez des jeunes qui perdent leur interaction sociale, des gens qui sont pas suffisamment inclus de la parité sociale qui n'existe pas aussi, je crois que c'est aussi tous ces éléments-l que nous en tant que responsable politique mais aussi en tant que militant comment améliorer cette représentation, ce partage du pouvoir, cette capacité aussi de donner la parole mais aussi de l'entendre. on l'a dit, il suffit pas de dire aux gens "Allez-y, exprimez-vous".

Il faut aussi que ce temps de parole soit converti dans des actions concrètes où ils se disent "Ah bah, tu vois, il m'a écouté mais en plus, il a intégré certaines de mes recommandations ou de mes suggestions et je le vois dans sa façon d'exercer son mandat." Donc euh sincèrement, je crois que c'est un peu ce qu'on a voulu vous vous démontrer. En tout cas, moi c'est ce que je retiens de vos différentes interventions et encore une fois euh merci de la de la je dirais de l'honnêteté et de la clarté avec laquelle vous vous êtes exprimé parce que je crois que c'est aussi important de sortir de la posture et de la langue de bois dans un moment où on on est on est proche du mur.

Et si vous me permettez, je vous dirai cette dernière chose en tant que parlementaire depuis un peu enfin 2 ans, moi je je fais partie de de celles et ceux qui ont été élus il y a peu, mais j'ai été élu local pendant très très longtemps. Je crois que personne n'a envie de de se d'être confronté à à ce qu'il va être ou ce qu'elle va être parce que l'extrême droite arrive au pouvoir en France. Je crois qu'on peut tous se dire qu'on va s'éviter ça et je crois très sincèrement que au-delà de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir qui serait une catastrophe, c'est surtout ce que ça libérerait de comportement et de paroles racistes comme on peut le voir depuis un certain temps et comme on l'a vécu au moment des législatifs parce que les gens pensaient que Bardella était déjà à Matignon.

Je crois que c'est notre responsabilité, notre responsabilité commune et partout à gauche et chez les écologistes de nous éviter ça. Et moi, je crois comme laa et comme beaucoup ici que rien ne sera possible si la gauche et les écologistes ne font pas bataille communes pour nous éviter les ténèbres. Et encore nous, je pense qu'on s'en sortira à peu près, mais je pense à beaucoup de nos concitoyens, nos concitoyennes qui pour eux ce serait le début de choses qui sont innommables et que beaucoup ne pourraient même plus finalement être des citoyens et des citoyennes à part entière.

Donc, je vais vous demander d'applaudir très très fort nos intervenants [applaudissements] et vous remercier pour votre participation. [applaudissements] [acclamation]