Nomination d'un Premier ministre : mission impossible ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:01OuverteRéponse partielle
Roger Carotti, le Président a-t-il eu les mots justes dans cette crise ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Stéphane Peu, Emmanuel Macron est-il responsable de tout ?
- 9:01OuverteRéponse directe
Roger Carotti, l'erreur de Barnier sur le budget ?
- 13:01FerméeRéponse directe
Stéphane Peu, voterez-vous la loi spéciale ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Roger Carotti, une personnalité peut-elle rassembler ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Emmanuel MacronFait
« le mandat que vous m'avez démocratiquement confié est un mandat de 5 ans et je l'exercerai pleinement jusqu'à son terme »
- 4:00Emmanuel MacronFait
« il a été censuré ce qui est inédit depuis 60 ans parce que l'extrême droite et l'extrême gauche se sont unis dans un front antirépublicain »
- 6:00Stéphane PeuFait
« il est à l'origine de tout le bazar qu'il y a dans le pays mais il est responsable de rien »
- 7:00Stéphane PeuFait
« beaucoup des députés qui soutiennent Emmanuel Macron ont été élus parce que les candidats du nouveau front populaire se sont désistés pour battre le rassemblement national »
- 8:00Stéphane PeuFait
« Emmanuel Macron lui-même qui a nommé Michel Barnier en s'assurant préalablement pas auprès de Marine Le Pen qu'elle le censurerait pas »
- 11:00Roger CarottiFait
« le 9 juin dernier il est il a extrapolé et il a en partie quand même déstabilisé les institutions »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonjour à tous très heureux de vous retrouver dans ce nouveau numéro de Parlement Hebdo l'émission qui vous fait vivre les temps for de la semaine au Parlement avec comme chaque semaine un débat entre un député et un sénateur aujourd'hui nous recevons Stéphane peu bonjour bonjour vous êtes député communiste de scè Saint-Denis et face à vous Roger caroti bonjour bonjour vous êtes sénateur les républicains des haut scèes et on reviendra avec vous sur laallocution du président de la République jeudi à la télévision en pleine crise politique Emmanuel Macron va nommer un nouveau Premier ministre avec pour mission la formation je cite d'un arc de gouvernement un gouvernement d'intérêt général une intervention du chef de l'État après la censure du gouvernement Barnier voté mercredi à l'Assemblée nationale par la gauche et le rassemblement national nous verrons comment sortir du blocage parlementaire qui s'annonce mais d'abord retour sur l'allocution du Président de la République Jérôme Rabier après la censure et la démission du gouvernement de Michel Barnier Emmanuel Macron a tenté de reprendre la main lors d'une allocution télévisée le chef de l'État a déçu ceux qui attendaient un nom de Premier ministre et aussi ceux qui réclament sa propre démission avec une réponse claire le mandat que vous m'avez démocratiquement confié est un mandat de 5 ans et je l'exercerai pleinement jusqu'à son terme le président de la République est revenu sur son choix de dissoudre l'Assemblée en juin dernier avec un timide m à coulepa puis a évoqué la censure de celui qu'il avait nommé à Matignon il y a seulement 3 mois dénonçant une alliance mortifère il a été censuré ce qui est inédit depuis 60 ans parce que l'extrême droite et l'extrême gauche se sont unis dans un front antirépublicain et parce que des forces qui hier encore gouvernent la France ont choisi de les aider un tacle social qui ont voté la censure des socialistes auquel le président semble pourtant lancer un appel à dialoguer dans l'optique de former un nouveau gouvernement moi je nommerai dans les prochains jours un premier ministre je le chargerai de former un gouvernement d'intérêt général représentant toutes les forces politiques d'un arc de gouvernement qui puisse y participer ou à tout le moins qui s'engage à ne pas le censurer pour y parvenir un nouveau cycle de consultation a été lancé avec pour débuter les chefs de parti des groupes parlementaires du bloc central du Parti socialiste et de la droite Roger carocier est-ce que le Président de la République a eu les mots justes dans cette crise politique inédite moi je pense qu' on aurait dû aller plus loin c'est-à-dire que si on voulait éviter d'abord la crise financière éventuelle et et le trouble il e mieux valu que le Président de la République n'interviennne que pour donner le nom de du Premier ministre là ce qu'il a dit c'est sensé ça n'est pas déterminant sur la suite politique donc il faut attendre les jours qui viennent pour voir s'il y a une expression une concrétisation parce que pour être très franc avec vous je sais pas ce que c'est que un un gouvernement d'intérêt général je connais l'intérêt national l'intérêt supérieur de la patrie mais l'intérêt général je vois pas bien ce que ce que ça veut dire et l'arc républicain la conception de l'arc républicain à l'Assemblée comme dans le pays n'est pas la même en fonction des interlocuteurs donc re pr il se pose en garant les institutions mais qui est responsable de la situation actuelle non mais qui se pose en garant des institutions c'est la Constitution président de la République le Chef de l'État et le garant de la continuitité de l'état de l'intégrité du territoire et cetera donc il a raison de se poser en garant c'est son rôle constitutionnel peut-être qu'en revanche le 9 juin dernier il est il a extrapolé et il a en partie quand même déstabilisé les institutions donc il a une responsabilité dans la crise actuelle ah bah oui ne serait-ce que par la dissolution du 9 enfin du 9 juin bien sûr et pourtant après cette motion de censure votée par la gauche et le rassemblement nationale et bien Emmanuel Macron estime je cite qu'il n'assumera pas l'irresponsabilité des autres que lui répondez-vous Stéphane peu bah le avec avec Emmanuel Macron c'est toujours la même chose c'estàd il est à l'origine de tout le bazar qu'il y a dans le pays mais il est responsable de rien et c'est c'est les autres qui sont responsables donc à chaque fois on est habitué Emmanuel Macron son arrogance son manque d'humilité bon ça sa faculté à rendre les autres responsables de ce qu'il a lui-même provoquer donc ça c'est un dénis qui est habituel chez lui insupportable que les Français rejettent de plus en plus juge sévèrement et par ailleurs il est provocateur com parce que bah parce que quand même euh que s'est-il passé au mois de juin il y a eu un premier tour qui a placé en première position le rassemblement national et la gauche en 2e position et ensuite vous avez un pays qui s'est rassemblé dans un front républcains avec des accords de désistement je rappelle quand même que beaucoup des députés qui soutiennent Emmanuel Macron ont été élus parce que les candidats du nouveau front populaire se sont désistés pour battre le rassemblement national et aujourd'hui il parlent d'un front antirépublicain c'est une provocation inutile c'est le gouvernement d'Emmanuel Macron c'est Emmanuel Macron lui-même qui a nommé Michel Barnier en s'assurant préalablement pas auprès de Marine Le Pen qu'elle le censurerait pas c'est lui qui a cassé le front antirépublicain que nous avions constitué au mois de juin le Front républicain front antiéain front antibquain c'est une provocation de la part d'Emmanuel Macron ROG carucci je pas à la hauteur pardon de le dire comme ça euh ce qui est clair c'est que quel que soit le gouvernement et on verra dans les semaines qui viennent si c'est un gouvernement que l'ensemble de la gauche refuse je dis l'ensemble pas seulement LFI l'ensemble de la gauche ça veut dire quoi ça veut dire que si on sait que systématiquement l'ensemble de la gauche refuse ce gouvernement ça veut dire que ceux qui ont le bouton nucléaire de la censure c'est le RN puisque par définition si la gauche est systématiquement opposée à ce gouvernement c'est le RN qui décide de la survie donc forcément on est dans un système qui est par rapport à la Constitution qui est bancale il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale il y a même pas de majorité relative stable et à partir de là jusqu'à probablement la prochaine dissolution de l'Assemblée les prochaines élections euh il faut vivre avec mais moi je je suis totalement hostile à ce qu'on on on qualifie on on commence à dire celui-là il est antirépublicain et tout bon ça n'a pas beaucoup de sens Stéphane peu le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier fort est prêt je cite à négocier avec les macronistes et avec les républicains sur la base je cite de concession réciproque est-ce que les communistes sont également favorables à cette démarche pour former un gouvernement qui irait des communistes OLR mais si vous voulez de c'est c'est étonnant cette période le le 12 août vous rendez compte les les les quatre chefs de parti du nouveau front populaire écrivent à tous les présidents de groupe de l'Assemblée nationale hors mis le rassemblement national pour leur proposer d'avoir des discussions texte par texte il y a rien de nouveau donc nous faisons la même chose moi je pense et et mon groupe également que pour débloquer la situation faut aller un tout petit peu plus loin c'estàdire nous proposons nous que le Président de la République respecte la force arrivver en tête qui n'a pas de majorité même relative mais qui est la force arrivriver en tête Nau le nouveau front populaire lui demande de désigner un premier ministre et que ce premier ministre travaille ou cette première ministre travaille avec l'Assemblée nationale avec deux principes à mon avis qui permettent de rassembler un on votera texte par texte avec des majorités on recherchera des majorité à l'Assemblée nationale texte par texte et pour assurer de la la démarche il n'y aura pas de 40 9 voilà donc pas de censure possible alors j'ai bien conscience qu'en l'état actuel de l'Assemblée nationale ça ne permettra pas de mettre en œuvre tout le programme rien que le programme mais ça permettra peut-être d'avoir des avancées de montrer au pays qu' est qu'on est capable de bâtir des rassemblements pour être très clair Stéphane peu est-ce que vous communistes vous êtes prêt à négocier avec les macronistes qui à vous affranchir de la France insoumise au sein je me suis mal fait comprendre mais c'est pas la démarche que je propose ce que je propose c'est que le le président de la République respecte le le le résultat du mois de juin et nomme enfin il demande au nouveau front populaire de désigner un premier ministre et que sur cette base là nous fassons évoluer nos partenaire du nouveau front populaire vers cette idée pas de 493 des négociations texte par texte moi vous savez dès le mois d'août quand j'ai j'ai essayé d' de faire la démonstration à mon petit niveau j'ai bâti un texte cinq mesures d'urgence sur le logement il a été signé par des élus du MoDem il a été signé par des élus d'horizon des par les quatre groupes du nouveau front populaire on pouvait avoir une majorité sur C mesures d'urgence pour le logement et vous pensez pas parce que on ne peut pas décorréler notre discussion sur la situation du pays sur le plan institutionnel de la situation sociale dans le pays moi hier matin j'étais avec les gens de hachamp tous les jours dans ma permanence à SAÉ je reçois je reçois des gens qui ont des problèmes de logement si on arrivait à faire passer quelques textes donc par exemple celui-là CIN mesures de pour le logement je pe vous dire que le pays l'attend beaucoup d'urgence sociale al les communistes sont pour un gouvernement NFP qui négocie texte par texte 1493 Roger Carotti quand on entend Olivier fort le patron du Parti socialiste qui dit on peut parler avec les LR est-ce qu'il peut y avoir un gouvernement qui va du PS ce que vient de dire mon collègue communiste mais dès le départ Mélanchon et les LFI ont tué l'idée parce que quand ils ont dit nous nous voulons un gouvernement qui a applique le programme du NFP et seulement le programme du NFP et tout le programme du NFP ça rend toute discussion impossible donc à partir de là j'entends bien ce que dit Olivier fort qui aurait mieux fait de le dire au moment de la constitution du gouvernement bar ce que LFI s'est autoexclu des discussions ça c'est le problème de la gauche je ve pas dire pourquoi le PS dit ça de LFI ça c'est di ave moi franchement je je le dis et puis voilà je suis plutôt du genre a accepté de discuter avec tout le monde mais lellef fi ces derniers temps et bien après d'ailleurs la constitution du gouvernement Barnier a pris un certain nombre de positions sur bien des sujets qui à mon sens l'exclus de l'arc républicain donc pour moi discuter avec fi c'est même impossible mais au-delà de ça et avec le PS sur quel point les l peuvent-ils s'entendre avec le PS Michel Barnier avait fait des propositions desès le début Olivier fort les a refusé alors j'entends bien que maintenant il semble évoluer alors voyons un peu en fonction de de la personnalité qui sera désignée par le Président de la République si cette personnalité arrive vraiment à détacher le PS de de LFI si oui alors peut-être que des discussions seront possibles sinon voilà parce que si on nous dit on n pas à discuter avec LR mais sur un programme qui parce que les concessions réciproque ça veut dire quoi il faut faire un gouvernement qui a un projet un programme qui réponde aux aspiration ce sur quoi je suis assez d'accord il vaut mieux se mettre d'accord sur quelques grands projets plutôt que sur une politique comme Stéphan pe répondez à à Roger carucci vous êtes d'accord est-ce qu'il y a une personnalité qui pourrait se détacher et mettre tout le monde d'accord d' d'abord moi je pense que effectivement ceux qui disent tout le programme rien que le programme dans la situation actuelle ça n'a pas de sens mais j'ajoute que l'autre formule qui n'a pas de sens c'est celle des macronistes ou en tout cas d'une partie des maronistes de l'Assemblée nationale qui n'ont de cesse de dire c'est tout le bilan rien que le bilan d'Emmanuel Macron ça n'a pas de sens non plus et qui ont mené la vie dure à Michel Barnier sur la discussion budgétaire pour empêcher que soit remise en cause telle ou telle avant du moi j'étais au mois d'août dans le bureau du président de la République avec les les leaders du nouveau front populaire le le président de la République on lui a dit quel bilan vous tirez de ces élections législative il nous dit les gens rejettent la politique et veulent une alternance bon euh et je devrais en tenir compte et dans la minute qui suit il refuse toute remise en cause des fondamentaux de sa politique c'est-à-dire la politique de l'offre la réforme des retraites et bon donc si vous voulez il y a il y a c'est là où il y a un un problème c'estàdire que moi je suis pour faire des concessions j'essaie de le faire moi si si je devais faire moi Stéphane peu la loi sur le logement je ferai pas les cinq mesures d'urgence que j'ai essayé de bâtir pour qu'elle elle elle rassemble une majorité de députés à l'Assemblée donc bien sûr on doit faire des concessions mais vous savez les plus dogmatiques à l'Assemblée nationale c'est ce qui reste des députés macronistes Roger Carotti face aux appels à la démission du président de la République des appels qui viennent de la France insoumise mais aussi de la droite certaines personnalités comme Jean-François Copé Charles de courourson et bien le président de la République a affirmé jeudi qu'il ira au bout de son mandat en 2027 mais si ce blocage politique se poursuit en 2025 est-ce que la question de la de sa démission se posera euh j'ai beaucoup d'estime et d'amitié pour Jean-François Copé donc il ne prendra pas mal le fait que je dise que je je trouve que c'est pas utile de poser cette question d'abord parce que euh tout le monde sait très bien qu'Emmanuel Macron ne démissionnera pas il l'a redit d'ailleurs dans son intervention deuxème élément constitutionnellement franchement faire démissionner le président de la République ça ressemble à du rodéo hein donc c'est pas très crédible en revanche que le Président de la République accepte l'idée parce que je suis assez d'accord si le président de la République dit mon bilan que mon bilan que ma politique franchement les élections récentes comme la dissolution prouent que non et et et son niveau de popularité dans le pays non plus donc il faut qu'il laisse le Parlement et éventuellement les groupes parlementaires trouver une solution gouvernementale et il se détacher un peu mais on aura un problème de toute façon entre 2025 et 27 une démission du président de la République réglerait quelque chose Stéphan peu non mais c'est pas moi je nous nous le nous le demandons pas d'abord parce que c'est c'est pas dans notre pouvoir c'est c'est la décision lui appartient je mets juste en garde le président de la République s'il continue de penser que les Français sont trop bêtes pour comprendre être à la à la hauteur de son intelligence ou comme dit sa femme les Français mérite pas mon mari comme président c'estàd s'il continue d'être dans cette arrogance dans cette supériorité qui exaspère les français si Contin continuent de mettre de l'huile du sel sur les plaiis de de ce pays plutôt que d'essayer de les cicatriser ce qui est quand même souvent euh la le le rôle dans lequel il il se complet évidemment s'il n'accepte pas qu'il puisse y avoir une autre politique possible que celle qu'il a mené depuis 2017 et qui est quand même une catastrophe il restait un sujet positif de cette de ce bilan c'était la baisse du chômage qui est en train de s'inverser aujourd'hui avec tous les plans de licenciement qu'il y a dans dans le pays la la la remontée du chômage c'est le dernier clou sur le cercueil de la politique d'Emmanuel Macron il a restait que ça comme élément de de bilan donc si vous voulez moi ce que je crains c'est que s'il s'amende pas dans son comportement et dans son acceptation qu'il faut changer de politique à ce moment-là les la situation et les Français jugent risquent de le juger très sévèrement et et la situation risque de s'imposer à lui il ne pourra plus présider ce pays on va poursuivre ce débat mais on va revenir sur ce mercredi 5 décembre qui restera dans l'histoire 62 ans après George P après Georges Pompidou le gouvernement de Michel Barnier a donc été renversé par une motion de censure déposée par la gauche et qui a été votée par le rassemblement national 331 voix pour la censure le récit de séance d'Elsa mangava en raison de l'adoption de la motion de censure et conformément à l'article 50 de la Constitution le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement un peu avant 20h30 la sentence tombe pour Michel Barnier 3 mois presque jour pour jour après son arrivée à metigon il est contraint à la démission quelques heur plus tôt dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale celui qui est encore Premier ministre fait face à ceux qui veulent le censurer le nouveau front populaire d'une part la majorité de nos concitoyens n derrière votre gouvern ni enc MOS derère le président qui vous a nommé à cette place la majorité du peuple et bien derrière la motion que je porte et le rassemblement national qui après avoir placé le gouvernement de Michel Barnier sous surveillance a décidé de le faire tomber à ceux qui me croi animer de l'intention de choisir par un vote de censure la politique du pire je veux leur dire que latique du pire serait de ne pas censurer un tel budget un tel gouvernement un tel effondrement quelques minutes avant le vote le chef du gouvernement lance un dernier avertissement ce dont je suis sûr mesdames et messieurs ce que je dis avec gravité devant vous c'est que cette motion de censure au moment où vous vous apprêtez sans doute dans cette conjonction des contraires à approuver cette motion de censure rendra tout plus grave et plus difficile je suis sûr 331 députés ont voté la censure Michel Barnier devient le premier ministre le plus éphémère de la 5e République dans la séance du mercredi 4 décembre alors Roger carucci une question à vous est-ce que sur le budget finalement l'erreur de Michel Barnier ce n'a pas été de balayer comme ça d'un revers de main les amendements qui avaient été portés notamment par la gauche on a l'impression qu'il a pas eu de main tendue réellement vers la gauche vous êtes d'accord je crois que Michel Barnier a hérité d'une situation dramatique donc en 15 jours il a dû élaborer des éléments budgétaires et il a essayé quand même avec le Sénat notamment mais aussi avec les groupes à l'Assemblée nationale de bâtir quelque chose d'un peu cohérent ceci étant je dois dire que un Premier ministre qui à peine arrivé dit vu la situation 3300 milliards d'euros de dett un déficit à plus de 6 % il faut trouver 60 milliards cette année probablement 60 milliards l'année prochaine et 60 milliards l'année d'après comment être populaire comment être la main tendue sur les amendements quand vous vous dites bah malheureusement je n'ai à proposer que une réduction drastique des dépenses publiques et une augmentation d'un certain nombre d'éléments de fiscalité c'est très difficile donc là c qui que ce soit qui vienne maintenant après Michel Barnier il hérite forcément de la même situation financière économique ça va donc être extraordinairement difficile et je le dis tout de suite par rapport à la gauche le vrai sujet quand même dans le système démocratique qui est le nôtre c'est que lorsque vous avez un RN qui on l'a dit au premier tour des élections législatives est arrivé en tête avec 32 % des voix bah il faut écouter à la fois les demandes de la gauche mais aussi les demandes du rassemblement national c'est un tiers des Français donc c'est difficile de faire la synthèse et Michel Barnier qui est un grand honnête homme a essayé de le faire il a échoué Stéphan pe finalement quand Michel Barnier revient rétropédale et annule la hausse de la taxe sur l'électricité le dérboursement des médicaments finalement il répond à la fois au demande du RN et de la gauche et puis c'est aussi un homme de droite qui avait accepté d'augmenter les impôts sur les plus riches et sur les grands groupes est-ce que la gauche en le censurant n'a pas été intransigente ah je je ne crois pas d'abord la la la censure c'est il y a il y a il y a un mauvais pr euh projet de Doig de financement de la sécurité sociale on ne peut pas le voter parce que il met le 493 et donc on censure ce projet de Doig de la sécurité sociale que nous désapprouvons et en censurant ainsi euh le le ce projet de loi on censure le gouvernement mais enfin faut remettre les les choses bon moi ce que je pense c'est qu'à partir du moment où on est comme ça dans une tripartition de l'Assemblée je pense qu'il fallait essayé de rester fidèle au périmètre des gens qui s'étaient rassemblés au 2uxème tour de l'élection législative c'est-à-dire ce qu'on appelle le le Front républicain enfin bref c'était la gauche et la droite ou le centre non rassemblement national à vouloir se mettre dans la main enfin c'était moi ça me j'avais la peine pour lui de le voir ces 15 derniers jours sauter à la corde de Marine Le Pen comme ça dont on savait qu'à la fin elle elle ne elle jugerait sévèrement les concessions qu'elle disait avoir obtenu alors que par ailleurs j'ai aussi eu de la peine pour Michel Barnier j'étais dans l'mistique et je suis intervenu et j'ai pris un parti d'ailleurs Gérard d'armanin de voir comment les macronistes lui ont mené la vie dure ils lui ont mené la vie dure de deux manières en contestant un certain nombre de mesures qu'il présentait dans son budget en en l'amendant en votant contre en votant contre dans dans l'hémicycle c'est la gauche qui est venu à la rescousse de Michel Barnier sur un certain nombre de mesures de de la loi finance et en étant quand ils n'étaient pas là pour voter contre les quelques mesures positives ils étaient absents ils é ils ont déserté le débat budgétaire mais moi je vous le dis je seraiis Michel Barnier je me dirais qu'avec des amis comme ça j'ai pas besoin d'ennemis peut-être courte réaction sur ce point Roger carotci après on parlera de la loi spéciale moi je sur l'attitude du camp macroniste des députés macronistes qui ont des est sûr c'est que on va le dire comme ça élégamment euh je ne suis pas sûr que Michel Barnier est obtenu de la part de l'ensemble du socle dit commun le soutien qu'il aurait pu attendre ce qui veut pas dire que ça aurait suffi mais ça veut dire que quand vous êtes dans la situation explosée de l'Assemblée national au moins votre camp doit rester extraordinairement discipliné si vous voulez tenir ça c'est clair alors maintenant la suite c'est une loi spéciale sur le budget c'est Emmanuel Macron qui l'a annoncé concrètement comment ça va se passer c'est on applique le budget de l'an dernier ou est-ce qu'on peut aussi le modifier ah benah le président de la République a annoncé que mi-décembre euh il demanderait ce qu'il y ait alors il faut qu'il y ait un gouvernement hein il faut quand même qu'il a un gouvernement avant mais qu'il ait une loi spéciale sur les finances alors cette loi spéciale sur les finances elle permet un peu de modifier quand même le budget 2024 mais elle est en fait une reconduction pour l'essentiel de 2024 ce qui veut quand même dire qu'il faudra voter un budget janvier début février 2025 plus travailler pour pour modifier la suite mais cette loi spéciale de financement qui peut être amendé hein qui peut être amendé au Parlement cette loi spéciale elle permet de faire en sorte que l'économie ne s'arrête pas le paiement des fonctionnaires le prélèvement des impôts et cetera et cetera alors Stéphane peu est-ce que vous êtes prêt à voter cette loi spéciale qui s'annonce au Parlement vous vous ne la bloquerez pas loi spéciale pour appliquer le budget de l'an dernier ou oui la la loi spécial c'est une loi qui permet d'assurer dans l'urgence la continuité de l'État donc donc vous la voterez oui sauf si je je je je mets toujours un bémol parce queavevec Emmanuel Macron sauf si euh si c'est une loi de continuité de l'État qui permet d'assurer la cont il y a pas de problème si si on profite de cette loilà pour mettre un ou deux mauvais coup ce que je ne pense pas qui ce qui me paraîtrait irresponsable mais personne n'y a intérêt mais enfin vous savez oui ou je voilà donc hormis ce bémol enfin cette cette prudence oui nous l'avons dit d'ailleurs il y avait une réunion des présidents de groupe auprès de la présidente de l'Assemblée dès mercredi soir enfin dernier après le le vote de la censure et à cette question nous avons dit oui nous nous vous savez les communistes on est des gens qui avont le sens de l'État le sens des responsabilités euh le sens de l'intérêt général mais l'intérêt général comme disait Roger carucci l'intérêt général tout moi j'ai ét élu local longtemps avant d'être parlementaire quand je dirigeais ma collectivité j'avais le sentiment de servir l'intérêt général mais mes adversaires politiques consid que je le servais mal bon c'est leot de la fin merci merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat et on se retrouve la semaine prochaine [Musique] [Applaudissements] [Musique]
Emmanuel Macron