Emmanuel Macron écarte Gabriel Attal pour 2027 et prend date en 2032
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
On a vu le chef de l'État vraiment très impliqué... On va toujours garder Emmanuel Macron dans 10 ans, 15 ans, 20 ans un président à vie selon vous ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
À quoi en tête selon vous ? Exaquet ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La singularité d'Emmanuel Macron par rapport à ses prédécesseurs, elle est double...
- 7:00OuverteRéponse directe
Est-ce que après faut s'attendre à un duel en 2032 Macron versus Attal ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Une nouvelle dissolution serait-elle bénéfique pour la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Emmanuel MacronFait
« Je suis venu dire que ça n'était pas fini. J'ai encore besoin de vous pendant 2 ans, 5 ans, pendant 10 ans. »
- 4:00Paul MelinFait
« Il vise un poste au niveau européen. »
- 6:00Véronique JaquierFait
« Le macronisme ne survivra pas dans 2 ans. Tout simplement parce qu'il n'y a pas de colonne vertébrale. »
- 8:00Paul MelinFait
« Il y a aujourd'hui une tripartition du pays entre le bloc RN, le bloc central et un bloc de gauche. »
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[Musique] Europ soir weekend 19h 21h Guillaume Liche et le journal de Michel d'Orient complet tout à l'heure à partir de 20h sur Europein Europe 1 soir weekend il est 19h bientôt 47 merci de passer votre début de soirée avec nous toujours accompagné de Véronique Jaciquier journaliste à C News et Paul Melin écrivain et essayiste. Emmanuel Macron de retour dans l'arène politique. C'est la question qu'on se pose ce dimanche soir.
Cap sur 2032, le chef de l'État a passé une petite tête hier soir, c'était au cirque d'hiver devant ces jeunes soutiens au cours duquel ils sont devenus les jeunes en marche, changement de nom, l'occasion rêvée pour Emmanuel Macron de reprendre la main. Je suis venu dire que ça n'était pas fini. J'ai encore besoin de vous pendant 2 ans, 5 ans, pendant 10 ans.
On a vu le chef de l'État vraiment très impliqué avec beaucoup de force dans sa conviction, dans la voix, dans son exercice préféré, celui de prendre la parole et de crier fort, parler de son projet. Euh on va toujours garder Emmanuel Macron dans 10 ans, 15 ans, 20 ans un président à vie selon vous comme en Chine ? Euh non, moi je ne crois pas.
D'abord, je pense que il ne peut pas parler autrement que la façon dont il s'est exprimé hier soir. Vous imaginez un président de la République qui vous dirait "Bon ben salut hein, dans 2 ans j'ai fini et puis il reste 2 ans d'ailleurs et puis je vais me tourner les pouces hein parce que voilà on veut plus trop de mois. On a quand même deux élections qui l'ont montré.
Élection européenne, élection législative. On a le sentiment d'une machine politique qui tourne à vide. Euh donc il faut forcément qu'il existe, qu'il occupe l'espace.
Et il a quoi en tête selon vous ? Exaquet ? a quoi en tête ?
Bah alors moi je pense qu'il vise un poste au niveau européen. Voilà, moi je pense que ce qui l'intéresse et sans doute y arrivera-t-il mais c'est vrai que se pose la question pour nos jeunes présidents de de leur suite, c'est-à-dire y a-t-il une suite à la politique ? Y a-t-il une autre vie que la politique ?
Hier, on avait de vert qui lui consit une carrière de cinéma. Mais non, mais la question s'était déjà posée pour Nicolas Sarkozy. C'est finalement quand il n'a plus été réélu en 2012, il était jeune encore.
La question s'est posée pour François-Hollande. La question se posera pour Emmanuel Macron puisqu'il est encore plus jeune que François Hollande et Nicolas Sarkozy quand il quittera l'Élysée. Euh donc la reconversion est extrêmement difficile.
On on a un François Hollande qui a accepté de revenir sur les bancs de l'Assemblée nationale. avier Valérie Juscardestin qui s'était fait réélire comme conseiller général. Vous voyez ?
Donc il y a une vie après l'Élysée. Maintenant ce qui est plus surprenant chez Emmanuel Macron, c'est que je trouve qu'il y a quand même un de lubrice, c'est-à-dire de l'orgueil que je juge forcément très mal placé de dire "Je serai encore l'homme de la situation en 2032 parce que de toute façon alors soit il le pense vraiment et ça veut dire qu'il pens la France va être dirigée par des tocars et qu'on va l'appeler comme un recours." Soit il n'a pas compris la grande leçon que lui envoient les Français à longueur de journée et ce qui est la noblesse et l'honneur de faire de la politique.
Paul Melin, la la singularité d'Emmanuel Macron par rapport à ses prédécesseurs, elle elle est double. D'abord, il est plus jeune, beaucoup plus jeune. Il a 47 ans, hein.
Il est arrivé au pouvoir, il avait 39 ans, il va le quitter, il aura 49 ans. Ce qui fait que euh quand il dit "Je suis là dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans," il aura même pas 60 ans. Donc vous imaginez en politique euh si vous voulez les carrières politiques, vous voyez des gens qui ont 60 70 80 ans, regardez Donald Trump, regardez Joe Biden, regardez Jean-Luc Mélenchon.
Ce sont des gens qui ont tous plus 70 ans et qui font de la politique. Donc évidemment que la carrière d'Emmanuel Macron, elle est pas terminée. Ça c'est la première singularité encore plus vraie que les autres présidents.
Et puis la deuxième la deuxième chose c'est qu'Emmanuel Macron la différence de François Hollande, de Nicolas Sarkozy, de Jacques Chirac, d'à peu près tous les présidents de la 5e à part de Gaulle, c'est qu'il a créé son propre parti. Il est parti exnilo et il a créé Enche en marche EM. Il a créé véritablement quelque chose qui était ni de droite ni de gauche.
En 2017, il est arrivé de nulle part. En 2015, pas grand monde le connaissait. En 2016, il était ministre de l'économie de François Hollande et en 2017, il était élu président.
C'est une carrière éclaire en politique. En en 3 ans, il a été élu président. Voilà.
Exactement. Mais si vous voulez, du coup les jeunes les jeunes en marche maintenant s'appellent ces jeunes ces troupes de jeunes. Avant, ils s'appelaient les jeunes avec Macron.
C'est vous dire, c'est-à-dire que ce parti s'est construit autour de la personnalité du chef de l'État. Donc oui, donc si vous voulez Gabriel Atal, Gérald d'Armanin, les les successeurs qu'il peut avoir dans son parti ou Élisabeth Borne qui était d'ailleurs présente aussi à ce rassemblement vont avoir fort affaire dans dans l'ombre du de leur père spirituel ou du père fondateur de ce parti. François Hollande, lui, il a laissé le Parti socialiste qui était là avant lui, qui était là après lui.
Nicolas Sarkozi, il a eu l'UMP, il a fait LR, c'est la même chose. Là, Emmanuel Macron, la République en marche, il a créé. Donc il va y avoir si jouit les pronostiqueurs, chez lui une volonté de continuer à être une sorte de figure tutellaire.
Et justement, il a snobé Gabriel Atal. C'est ce qu'on a pu voir. Il lui a coupé l'air sous le pied un petit peu.
Oui. Oui. Non mais alors je ne suis pas du tout d'accord avec Paul Melin.
C'est-à-dire je pense que le macronisme ne survivra pas dans 2 ans. Tout simplement parce qu'il n'y a pas de colonne vertébrale et que oui, il a créé un parti. Mais quelque part, ce qui a fait que euh Emmanuel Macron a été élu en 2017, c'était àas le vieux monde, je suis le nouveau monde, je suis le jeune monde.
Élsée un jeune président. Il y en a ralbol de ces violents politiques, il y en a ralbol de ces politicards euh qui ne savent faire que de la politique. Or, il y avait quand même un paradoxe, c'est que Emmanuel Macron n'avait jamais été élu.
Il n'a jamais été maire, il n'a jamais été conseiller général. Il ne sait pas ce que c'est que la disputation, si j'ose dire, lors d'un conseil municipal. euh, il a fait exploser la gauche et il a ensuite tenté de faire exploser la droite.
Là, on voit qu'elle essaie de reprendre des couleurs. Donc, il a fait péter un système, hein, pardonnez-moi de parler de la sorte. Euh ce qui fait qu'on se retrouve avec la montée des extrêmes des deux côtés et avec des vieux briscards de la politique qui tirent leur épingle du jeu parce que euh finalement il y a une espèce de loi naturel qui fait qu'il y a certains dinosaures qui résistent mieux euh que les genunaux du vieux monde.
Quand je pense aux genau du vieux monde, évidemment je pense à un Gabriel Atal contre un Jean-Luc Mélenchon ou contre une Marine Le Pen qui a quand même beaucoup d'expérience. Bon, on sait quand même qu'elle a une épée de Damoclè concernant son sort judiciaire. Donc ça c'est une autre affaire.
Donc je pense que euh voilà, il il a fait vieillir le nouveau monde Emmanuel Macron et donc euh et donc il n'aura pas d'avenir. Moi ça m'intéresse pour cet avenir par rapport à Gabriel Atal qui lui l'orne peut-être sur 2027. Est-ce que après faut s'attendre à un duel en 2032 Macron versus tal ?
Alors, attendez si je peux juste m'exprimer. Non, juste juste juste parce que non, moi je pense qu'il n'y aura pas de duel parce que euh Emmanuel Macron, vous l'aurez remarqué quand même, n'est pas très populaire et on lui reproche de plus en plus quand même une culture du mépris. On l'a vu avec le dossier des EDFE, on l'a vu avec le dossier des éoliennes, cette macronie, cette technocratie qui est complètement déconnectée des vrais sujets des Français.
Ça ça passe de moins en moins et Atal de toute façon est sur cette ligne là. Donc je ne vois pas comment ils peuvent capitaliser sur la moindre sympathie, sur la moindre espérance, sur les moindres intentions de vote. Donc moi je je pense que la Macronie de toute façon n'a pas d'avenir.
Je serais certainement moins catégorique que Véronique. J'en sais rien en fait. C'est que c'est très difficile de de de lire dans une boule de cristal et de vous dire quelle sera l'avenir pour le macronisme.
Toujours est-il que le centre continuera à exister dans ce pays, que la pensée progressiste et cetera continuera à exister, qu'il y a encore beaucoup de Français qui croient à cela de centre gauche ou de centre droit qu'Emmanuel Macron a été réélu en 2022 et que je ne sais pas encore quelle figure incarnera ce courant. Euh on pense peut-être à Gabriel Atal, il y a il y a certaines limites, ça peut être aussi Gérald Armanin. Euh Gérald Armanin, il incarne aussi une forme de centre- droit un peu plus populaire, un peu plus enraciné, assez rude sur le régalien.
Bah, il reprendra quand même je pense le le parti. Euh donc, si vous voulez, il y a quand même plusieurs tendances, plusieurs lignes, plusieurs options. Quand on parle aujourd'hui de bloc central, c'est très compliqué parce qu'il est extrêmement divers.
Il y a un bloc central de centre gauche et il y en a un de centre droit. Voilà, l'enjeu c'est exactement ça, c'est d'élargir. Est-ce qu'on élargit sur une polarité droite ?
Quel va être le comportement des républicains ? Désormais, ils sont au gouvernement. Il y a plusieurs ministres.
Il y a Bruno Rotaillot qui est à la fois le chef du parti et qui est un ministre fondamental de ce gouvernement. Lui aussi jouera avec ses troupes probablement un rôle. Il y aura-t-il des alliances ou pas ?
Et tout cela, l'avenir nous le dira. Il nous reste deux petites minutes. Une dernière question, je voulais aborder avec vous cette question.
À partir de de de mardi, une nouvelle dissolution redevient possible pour Emmanuel Macron. Euh est-ce que ça pourrait être bénéfique pour la France dans les Ben si on veut la mettre un peu plus par terre ? Oui, on peut continuer comme ça.
Non, moi je pense que non, il y a il y a trop d'instabilité dans ce pays. On a tous les chefs d'entreprise, tous les leaders économiques qui disent "Stop, il nous faut un peu de vision, il nous faut un peu de stabilité". Euh voilà, vous avez vu que vous avez quand même des assureurs mondiaux qui qui n'assurent même plus euh les intérêts français parce que à cause des émeut euh ça coûte doréna trop cher.
Euh voilà donc où on en est. C'està dire il faut penser à l'image quand même que la France donne d'elle à l'étranger. Donc ça me paraîtrait apocalyptique.
Paulin, moi je pense qu'une nouvelle dissolution serait surtout pas très utile parce que si vous voulez nous avons selon les projections, selon les enquêtes d'opinion, je sais qu'il faut les prendre avec des pincettes, mais elles disent quand même quelque chose du pays. Il y a aujourd'hui une tripartition du pays entre le bloc RN, le bloc central et un bloc de gauche qui s'il est fragmenté sera encore plus faible. Donc de toute façon, si demain on reconvoque les Français aux urnes, je vous parie pour le coup ce que vous voulez, qu'on va avoir une assemblée tout aussi ingouvernable qu'aujourd'hui, tout aussi divisé avec des majorités tout aussi relatives.
Donc une nouvelle dissolution, ce serait finalement reculer pour mieux sauter, recréer du désordre effectivement alors que la précédente dissolution était une sorte de comment dirais-je de délivrance démocratique face à un choc qui avait été la victoire du RN aux européennes. Donc le président de la République s'était dit "Ben je redonne le pouvoir quelque part au peuple par le suffrage et il y aura de la clarté." Malheureusement il il y a pas eu la clarté escomptée.
Paul Melin, merci beaucoup. Véronique Jaquier, merci aussi. Vous écoutez Europain soir Weekend, le temps pour moi de vous faire cette petite annonce.
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Alors après le journal, je recevrai le directeur général opinion de l'OP, Frédéric Dabi. Quand on sait que la moitié des Français souhaitent une nouvelle dissolution et que près de 6/10 souhaitent la chute de François Beirou, les sujets ne manquent pas. tout de suite sur
Emmanuel Macron