Et si Macron démissionnait ?
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« En octobre 2025 déjà, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 70 % des Français souhaitaient sa démission. »
- 1:28Invité politiqueFait
« En cas de vacance de la présidence, c'est le président du Sénat qui assure l'intérim. »
- 2:02Invité politiqueFait
« En 1969, Alain Poher n'a pas seulement assuré l'intérim. Il s'est aussi présenté à l'élection. »
- 2:46Invité politiqueFait
« Un président par intérim n'a pas tous les pouvoirs. Il ne peut pas dissoudre l'Assemblée nationale. »
- 3:29Invité politiqueFait
« Chaque candidat doit d'abord réunir 500 parrainages d'élus. En temps normal, on a des mois pour les chercher. Là, il faudrait les trouver en quelques jours. »
- 4:21Invité politiqueFait
« Marine Le Pen a annoncé sa candidature dès juillet 2026. Son équipe, son programme, ses parrainages, tout est prêt. »
- 5:20Invité politiqueFait
« Une campagne de 5 semaines, ça change tout. Pas le temps de construire une image, pas le temps de convaincre les indécis. »
- 6:04Invité politiqueChiffre
« Elle l'emporterait avec 67 à 69 % des voix. Mais si Édouard Philippe parvenait à se hisser au second tour, le match serait bien plus serré. 56 % pour Marine Le Pen seulement. »
- 8:36Invité politiqueFait
« La Constitution interdit seulement plus de deux mandats consécutifs. Après la pause d'un mandat, rien ne l'empêcherait, en théorie, de se représenter en 2031. »
Temps de parole
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Lundi soir, 20h,
[musique]
toutes les chaînes interrompent leur programme. Emmanuel Macron apparaît à l'écran, seul, derrière son bureau de l'Élysée. Il parle de la colère du [musique] pays, du 17 octobre. Puis, il prononce une phrase qu'aucun président n'a dite depuis plus de 50 ans. J'ai décidé de quitter mes fonctions. En une seconde, la France [musique] n'a plus de président. Alors, que se passe-t-il le lendemain ? Qui prend les ? Quand ? Et surtout, qui serait vraiment prêt à ? Reste jusqu'au bout parce que la fin de ce scénario pourrait bouleverser tout le calendrier de 2027.
[musique]
Rappel, c'est un scénario, mais il n'a rien d'absurde. En octobre 2025 déjà, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 70 % des Français souhaitaient sa démission. Après les violences du 17 octobre, Jordan Bardella l'a réclamé publiquement. Le maire de Béziers, Robert Ménard, aussi. Et même dans son propre camp, un ancien porte-parole de La République en Marche, Jean-Baptiste Moreau, raconte lui avoir suggéré de partir. Selon lui, Emmanuel Macron aurait répondu "Ce n'est pas le moment de reculer." Alors, imaginons qu'il change d'avis. Voici ce que prévoit la Constitution heure par heure.
[musique]
Première heure, tout se joue dans un seul article, l'article 7 de la Constitution.
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En cas de vacance de la présidence, c'est le président du Sénat qui assure l'intérim. Aujourd'hui, c'est Gérard Larcher, réélu à la tête du Sénat le 1er octobre 2026. Du jour au lendemain, il deviendrait le chef de l'État par intérim. Et ce n'est pas une première. En 1969, quand le général de Gaulle démissionne après un référendum perdu, c'est le président du Sénat, Alain Poher, qui le remplace. Rebelote en 1974 à la mort de Georges Pompidou.
[musique]
Deux fois en 50 ans, la France a déjà vécu ce scénario.
[musique]
Et voici un fait que beaucoup ont oublié. En 1969, Alain Poher n'a pas seulement assuré l'intérim. Il s'est aussi présenté à l'élection. Président par intérim le matin, candidat l'après-midi. Il s'est même qualifié pour le second tour avant d'être battu par Georges Pompidou avec environ [musique] 42 % des voix. Rien n'interdirait donc à Gérard Larcher de faire la même chose. Un président intérimaire issu de la droite qui se lancerait dans la course depuis l'Élysée. Imagine le tremblement de terre chez les Républicains. [musique] Mais attention, un président par intérim n'a pas tous les pouvoirs. Il ne peut pas dissoudre l'Assemblée nationale. Il ne peut pas organiser de référendum.
Il ne peut pas modifier la Constitution. Et pendant toute la durée de l'intérim, l'Assemblée ne peut pas renverser le gouvernement. Autrement dit, le Premier ministre, Sébastien Le Cornu, reste en place [musique] avec ses ministres pour gérer les affaires courantes. Le pays continue de tourner, mais il est comme figé en attendant un seul rendez-vous. Car l'horloge tourne. La Constitution est très précise. L'élection doit avoir lieu entre 20 et 35 jours après la démission. Pas plus. Si Emmanuel Macron partait fin octobre, le premier tour tomberait donc autour de fin novembre et le second [musique] tour début décembre.
Une présidentielle en plein hiver avec une campagne de quelques semaines seulement. Et pour se présenter, chaque candidat doit d'abord réunir 500 parrainages d'élus. En temps normal, on a des mois pour les chercher. Là, il faudrait les trouver en quelques jours. Un détail qui pourrait éliminer d'office plusieurs candidats. Et Emmanuel Macron, lui, ne pourrait pas se représenter. La Constitution interdit plus de deux mandats consécutifs. Une campagne aussi courte change aussi les règles du à la télévision. Pendant la campagne officielle, tous les candidats doivent avoir exactement le même temps de parole sous le contrôle de l'Arcom.
Les petits candidats, habituellement invisibles, se retrouveraient à égalité avec les favoris. Les débats se succéderaient à toute vitesse [musique] sur quelques semaines à peine. Et une seule erreur, une seule petite phrase pourrait suffire à faire basculer l'élection sans le temps de s'en remettre.
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Alors, qui serait ? C'est là que le scénario devient explosif car tous les candidats [musique] ne partent pas du même endroit. Marine Le Pen a annoncé sa candidature dès juillet 2026. Son équipe, son programme, ses parrainages, tout est prêt. Jean-Luc Mélenchon, candidat depuis mai, a lui aussi une machine de campagne rodée. Pour eux, une élection anticipée, c'est presque une aubaine. Mais en face, c'est une autre [musique] histoire. Le centre n'a pas de candidat unique. Édouard Philippe d'un côté, Gabriel Attal de l'autre. À droite, les Républicains n'ont toujours pas choisi entre Bruno Retailleau et David Lisnard.
Et à gauche, Raphaël Glucksmann vient tout juste de remporter la primaire socialiste. Pour tout cela, 5 semaines, c'est terriblement court.
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On est à la moitié du scénario. Si tu veux voir la suite de ces scénarios, abonne-toi. C'est gratuit et c'est ce qui me permet de continuer. Maintenant, place à la campagne la plus courte de l'histoire de la 5e République.
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Une campagne de 5 semaines, ça change tout. Pas le temps de construire une image, pas le temps de convaincre les indécis. Ceux qui gagnent, ce sont ceux que tout le monde connaît déjà. Et justement, les sondages d'octobre donnent une idée du rapport de force. Au 1er tour, Marine Le Pen tourne autour de 34 %. Jean-Luc Mélenchon autour de 16. Derrière, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann autour de de Puis Bruno Retailleau et David Lisnard, autour de 6 chacun. Dans une campagne éclair, la prime [musique] va au plus connu. Et la division du centre et de la droite pourrait coûter très cher. Le second tour le plus ? Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon.
Et là, [musique] les sondages sont sans appel. Elle l'emporterait avec 67 à 69 % des voix. Mais si Édouard Philippe parvenait à se hisser au second tour, le match serait bien plus serré. 56 % pour Marine Le Pen seulement. Tout se jouerait donc sur une question. Le centre et la droite arriveraient-ils à s'unir en quelques jours derrière un seul ? En 5 semaines, c'est presque impossible. Et c'est exactement pour ça que, selon beaucoup d'observateurs, une démission anticipée profiterait d'abord au Rassemblement national.
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Pendant ce temps, le pays ne s'arrête pas. Les factures continuent d'arriver et la France doit toujours voter son budget pour l'année suivante. Mais avec un gouvernement en sursis et un président intérimaire,
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impossible de lancer la moindre grande réforme. Les marchés financiers, eux, surveilleraient de près la dette française. Et dans la rue, la colère du 17 octobre ne disparaîtrait pas d'un coup.
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Certains y verraient une : "Le président est parti." D'autres, un saut dans l'inconnu au pire moment. Et à ? Pendant 5 semaines, c'est Gérard Larcher qui représenterait la France dans les sommets internationaux [musique] face aux autres dirigeants européens. Un président de transition sans mandat pour engager le pays sur le long terme. Bruxelles, Washington, Berlin, tout le monde attendrait le résultat avant de discuter sérieusement avec Paris. La deuxième puissance de l'Union européenne en pause, en pleine période d'incertitude mondiale.
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Et maintenant, le détail que presque personne ne remarque. Si Emmanuel Macron démissionnait aujourd'hui, le Le président serait élu pour un mandat complet de 5 ans, [musique] pas jusqu'en 2027, jusqu'en 2031. Autrement dit, [musique] la présidentielle de 2027 n'aurait tout simplement plus lieu.
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Et le nouveau président aurait une arme immédiate, la dissolution. Il pourrait [musique] renvoyer les députés devant les électeurs dans la foulée pour tenter d'obtenir une majorité. Une démission, une présidentielle puis des législatives, trois votes en quelques mois, du jamais vu depuis des décennies. Et Emmanuel Macron dans tout ? En quittant l'Élysée, il deviendrait membre de droit du Conseil constitutionnel, [musique] comme tous les anciens présidents, même s'il pourrait choisir de ne pas y siéger. Mais surtout, la Constitution interdit seulement plus de deux mandats consécutifs. Après la pause d'un mandat, rien ne l'empêcherait, en théorie, de se représenter en 2031.
Il aurait [musique] à peine plus de 50 ans. Une démission aujourd'hui, ce ne serait peut-être pas une sortie, ce pourrait être un entracte. [musique] Alors, qui gagnerait vraiment à ce ? Ses adversaires qui le réclament depuis des ? Ou Emmanuel Macron lui-même qui pourrait dire qu'il a rendu la parole aux ? Une chose est sûre, un tel choc redistribuerait toutes les cartes en quelques semaines seulement. Et toi, tu en penses ? Il devrait démissionner ou aller jusqu'au ? Dis-le en commentaire. Et pour la prochaine vidéo, écris Bardella ou Philippe. Le plus demandé aura son scénario. En attendant, mon duel Le Pen contre Mélenchon est juste ici.
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Emmanuel Macron