Uber Files, pouvoir d'achat et immigration... le 8h30 franceinfo de Jordan Bardella
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Bonjour Jordan Bardella, on l'a appris il y a quelques minutes seulement, les accusés et notamment Salah Abdeslam au procès des attentats du 13 novembre ne vont pas faire appel. Les condamnations sont donc définitives, notamment celles du dernier membre encore en vie de ces commandos terroristes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et en Seine-Saint-Denis. Quelle est votre réaction à l'annonce de cette information ?
La perpétuité réelle pour Salah Abdeslam est le moindre mal, mais je pense qu'elle ne réparera jamais les douleurs de tous ces familles qui ont perdu un proche dans les attentats de Paris, de Seine-Denis et évidemment du Bataclan. Je déplore quand même qu'on n'ait pas eu l'opportunité de faire le procès de l'islamisme, parce que derrière ces attentats il y a le procès d'une idéologie qui a tué des dizaines de nos compatriotes depuis maintenant 2012, depuis les attentats de Mohamed Merah.
Et je note qu'il y a encore aujourd'hui des mosquées radicales qui sont ouvertes dans notre pays, qu'il y a 4500 individus étrangers radicalisés qui ne sont toujours pas expulsés et qu'il y a des associations par dizaines dont certaines ont refusé de signer la charte de la laïcité qu'avait proposé le gouvernement et qui sont toujours ouvertes dans notre pays. Et je pense que le gouvernement a eu la main molle à l'égard de l'idéologie islamiste.
Mais le procès des attentats du 13 novembre aurait été le lieu d'évoquer... Non, je pense que c'est là le rôle des politiques...
D'accord, vous dites qu'il n'y a pas eu de procès au niveau politique. ...de la société de s'emparer de ces débats-là. Et je note concernant l'islamisme que nous sommes beaucoup plus faibles à l'égard de cette idéologie que ne le sont certains pays musulmans eux-mêmes.
Très bien. Jean-Jérôme Bertolus.
Après les révélations de la cellule d'investigation de Radio France et du Consortium International de Journalistes d'Investigation sur les liens privilégiés entre Emmanuel Macron et la société Hubert, le député du Rassemblement National, président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale que vous connaissez bien, Jean-Philippe Tanguy, a tenu une conférence de presse et il a eu cette phrase, je le cite, Jean-Jérôme Bardella, « Macron, bon à rien, il ne connaît rien aux droits bancaires, d'ailleurs, M. Rothschild a dit qu'il a pris Macron parce qu'il était sympa et qu'il savait solliciter les aspirations homo-érotiques d'un certain nombre de cadres. D'où est-ce qu'il tient ça ?
Est-ce que vraiment, quel rapport avec l'affaire Hubert ? Est-ce que c'est un dérapage ? »
– Non, je ne crois pas que ce soit un dérapage. Jean-Philippe Tanguy, qui est le président délégué du groupe RN, s'est fait l'écho d'une phrase qui a été tenue par M. Rothschild, je ne sais pas dans quel contexte. – Lui non plus, apparemment. – On peut, si vous voulez, résumer l'affaire aux commentaires de députés du Rassemblement National. La vérité, c'est que les Français ont vu, une fois de plus, que depuis dix ans dans notre pays, Emmanuel Macron est devenu le point d'entrée d'intérêts privés, d'intérêts parfois étrangers et participe de ce qu'Olivier Marlex appelle les liquidateurs. Voilà, nous sommes gouvernés par des liquidateurs.
– Olivier Marlex, c'est le président du groupe LR, Alstom, qui a dirigé Alcatel-Lucène. Emmanuel Macron a passé dix ans à vendre l'industrie française.
– Mais pour en revenir simplement à ce que dit Jean-Philippe Tanguy, le président délégué du groupe RN, quand il parle de solliciter les aspirations homo-érotiques d'un certain nombre de cadres. – Mais écoutez, il relate une phrase… – En fait, est-ce que c'est très sérieux ? – Vous êtes en train de dire qu'il relate une phrase dont il ne sait pas lui-même quelle est la source ?
– Non, non, il relate une phrase qui est quand même bien connue des journalistes, qui est une anecdote assez connue, dont il s'est fait l'écout en répondant à vos confrères. – Mais est-ce que c'est sérieux à l'heure où Marine Le Pen demande que les députés RN soient exemplaires ? – Ce qui n'est pas sérieux, voyez-vous, c'est qu'avec Emmanuel Macron en France depuis dix ans, puisqu'il était ministre de l'économie avant, les lois soient écrites par ceux qui vont en être les bénéficiaires. Ça, ce n'est pas sérieux. – Bon, pas de dérapage en tout cas, Jean-Philippe Tanguy, selon…
– Quand le lobbyiste d'Uber admet avoir aidé Emmanuel Macron à rechercher des fonds pour sa campagne présidentielle de 2017, ça, ce n'est pas sérieux, voyez-vous. Quand Emmanuel Macron favorise une entreprise privée américaine qui fait de l'optimisation fiscale, qui met en place des systèmes de kill switch, c'est-à-dire de coupe-fil, dans le cadre des perquisitions judiciaires, couper l'accès à ses serveurs, ça, voyez, ce n'est pas sérieux. Quand on a des dirigeants dans notre pays depuis des années qui vendent la France à la découpe, ça, ce n'est pas sérieux. Donc, on peut toujours, si vous voulez, faire du commentaire de commentaire. Moi, ce qui m'intéresse, c'est le fond de l'affaire.
Et je note qu'en la matière, quand le ministre de l'Intérieur explique que nous sommes des ennemis de la République, là, par contre, c'est un digne persiste.
– On va y venir, on va y venir.
– Et vous ne semblez pas vous en scandaliser.
– Non, non, mais justement, on allait vous poser la question. Mais restons effectivement sur le fond de l'affaire Hubert. Est-ce que, pour vous, il y a eu un deal secret entre Emmanuel Macron et cette société, cette société américaine ? Et jusqu'où est-ce qu'on peut avancer ? Et est-ce que vous en avez le début d'une preuve qu'il y a eu de la corruption ?
– C'est en tout cas les allusions qui sont faites par vos confrères, par le consortium de journalistes qui a travaillé sur cette question. – Il ne parle pas de corruption dans les articles. – D'accord, on peut tourner autour du pot. Mais quand un arrêté préfectoral est pris à Marseille par un préfet de la République pour interdire le fonctionnement de l'application Hubert, que 48 heures après, cet arrêté est supprimé, est retiré ou du moins amoindri.
Et que le patron d'Hubert envoie un message à Emmanuel Macron pour le remercier personnellement de son intervention dans ce sujet, alors que l'intégralité du gouvernement semble être extrêmement réticent à l'installation d'Hubert, oui je pense que là on peut en tout cas parler de collusion entre Emmanuel Macron et les grandes boîtes. Mais c'est très connu. Je veux dire, dans l'affaire Alstom, plus personne ne parle, mais l'affaire Alstom est un scandale d'État. Emmanuel Macron a vendu la branche énergie d'Alstom aux Américains de Général Electric. Tout ça s'est fait dans des conditions qui sont scandaleuses. Et même M.
Montebourg d'ailleurs à l'époque qui était ministre de l'économie s'était scandalisé de cette affaire qui avait donné lieu à de nombreuses enquêtes à l'époque aussi. Donc Emmanuel Macron, il travaille pour des intérêts privés.
Et Jordan Bardella, est-ce que ce n'est pas le rôle d'un ministre de l'économie voire d'un président, comme là par exemple soulignait Orberger, la présidente du groupe Renaissance, de favoriser l'implantation des entreprises étrangères en France, de favoriser les investissements étrangers, et j'en termine, à l'époque, Emmanuel Macron avait dit « Si on interdit Uber, on renverra les chauffeurs à Stain, dit-il et du shit ».
Non, mais d'accord. Le sujet n'est pas interdire ou ne pas interdire Uber. Le sujet est d'avoir, par des pratiques de lobbyisme, mis en place une réglementation extrêmement favorable à Uber, au détriment de taxis et d'artisans français qui payaient une blinde leur licence et qui déploraient à l'époque la concurrence déloyale qui était en train d'organiser une entreprise privée américaine, dont d'ailleurs le nombre d'emplois créés est assez à relativiser, et qui, je vous rappelle, partagent ces filières fiscales entre les Bermudes et les Pays-Bas. Il est là le sujet.
Le sujet, c'est que tout le gouvernement à l'époque était extrêmement réticent à cette déréglementation qu'a mis en place de facto Uber. Donc, Emmanuel Macron a favorisé les entreprises privées américaines. C'est un fait. Et c'est un fait que, depuis maintenant dix ans dans notre pays, au travers de l'ensemble des industries qu'il a vendues à des intérêts privés et notamment à des intérêts étrangers, il est le point d'entrée d'intérêts privés en France et il ne défend pas les intérêts français. Je ne pense pas qu'on aurait vu le général de Gaulle faire la même chose.
Quels sont les suites que vous voulez donner à cette affaire ? Il faut une commission d'enquête ? Vous voulez saisir la justice ? Oui, je pense qu'il faut une commission d'enquête et nous allons réclamer cette...
La NUP le fait déjà. J'ai approuvé la NUP alors. Nous allons réclamer, en tout cas, une mission d'information parce que c'est notre rôle d'opposants que de contrôler l'action du gouvernement.
Il faut aussi saisir la justice ? Vous parlez de corruption ?
Non, je n'ai pas parlé de corruption. Je vous ai dit qu'il y avait, en tout cas, des liens extrêmement troubles. Ce n'est pas moi qui ai fait cette enquête. Mais il n'y a rien d'illégal. Le journaliste. Mais la question n'est pas... On peut vendre, si vous voulez, toute l'industrie qu'on veut à des entreprises privées américaines. Ça peut se faire dans des cadres qui sont parfaitement légaux. Mais c'est immoral quand on est chef de délétation et quand on est censé défendre les intérêts français et les intérêts de l'industrie française. Donc, s'agissant de notre rôle de parlementaire, nous solliciterons très probablement une mission d'information.
Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement National, invité du 8h30 France Info. D'abord, le fil info, 8h41. Voici Maureen Suignard. Sept morts et une soixantaine de blessés dans un bombardement ukrainien dans la région occupée de Kherson. Ce sont les forces d'occupation qui l'affirment. Les Russes. Kiev craint de son côté une intensification des combats dans le Donbass. Salah Abdeslam n'a pas fait appel. C'est ce qu'indique ce matin le procureur général, le seul membre encore en vie des attentats du 13 novembre condamné à la prison à perpétuité incompressible. Il n'y aura donc pas de nouveaux procès. Les autres condamnés n'ont pas fait appel non plus.
Des températures anormalement élevées. Cela ne fait que commencer selon Météo France. Au moins 8 jours de forte chaleur. Déjà 40 degrés attendus à Mont-de-Marsan dans les Landes aujourd'hui. Après la mort de 2 patients faute de prise en charge suffisante, le CHU de Guadeloupe est condamné à 200 000 euros d'amende avec sursis condamnation pour homicide involontaire en 2014 et en 2011. La France Insoumise et le Rassemblement National demandent la réintégration des soignants non vaccinés contre le Covid. 130 000 cas en moyenne chaque jour. Le projet de loi sanitaire est examiné depuis hier dans une ambiance houleuse à l'Assemblée Nationale.
France Info Le 8.30 France Info Laurin Sénéchal Jean-Jérôme Bertolus
Jordan Bardella, l'invité du 8.30 de France Info, président du Rassemblement National. Jusqu'en septembre prochain, on y reviendra. Hier, les députés du Rassemblement National n'ont pas voté la motion de censure de la NUP. Cette motion de censure, c'était du temps perdu pour vous ?
C'est qu'il faut accepter à un moment donné le résultat des élections, ce que ne fait pas la gauche et l'extrême gauche. Je veux dire, on peut faire le choix. Moi, j'entends parfaitement cela. On peut faire le choix de renverser le gouvernement qui viendra être recomposé deux mois plus tard, exactement avec les mêmes personnes, exactement dans les mêmes conditions. Mais c'est un processus sans fin. On peut décider tous les deux mois de renverser le gouvernement, mais ce n'est pas là notre intention. Je crois qu'il y a une urgence en matière économique qui est celle du pouvoir d'achat et des fins de mois difficiles. Le gouvernement souhaite présenter un texte.
Je pense que ce texte ne répondra que partiellement à cette inquiétude et qu'en tout cas, il ne partage pas notre logique de baisse des taxes et d'augmentation des salaires que l'on prône. Mais ce texte, il a au moins le mérite d'exister. Et compte tenu de l'urgence, moi, je me vois mal dire à des millions de concitoyens qui attendent un certain nombre d'aides, même si, encore une fois, elles sont imparfaites, qu'on va renverser le gouvernement et attendre six mois supplémentaires, parce qu'il y a beaucoup de Français qui ne peuvent pas attendre six mois supplémentaires.
Donc la différence entre la gauche, l'extrême gauche et le Rassemblement National, c'est qu'on est profondément responsable et qu'on ne souhaite pas, nous, faire exploser ou imploser les institutions.
Et que vous souhaitez travailler avec le gouvernement.
Non, on souhaite travailler avec les Français. Et ce texte-là, en tout cas, qui est proposé par le gouvernement, nous allons l'amender. En réalité, ce que fait le gouvernement, c'est de distribuer des chèques. Moi, je pense que cette logique n'est pas la bonne. On peut toujours distribuer autant de chèques que l'on veut. Tant qu'on aura 60% de taxes sur les carburants, tant qu'on aura une taxation aussi forte sur l'énergie, l'électricité, le gaz, alors, je veux dire, distribuer des chèques sera un puits sans fond.
Donc ce que nous prenons, et c'est ce que nous allons défendre d'ailleurs dans les amendements, c'est la baisse de la TVA, vous le savez notamment, de 20% à 5,5% sur les carburants, l'électricité, le gaz, le fuel. Parce que je peux vous dire que si on n'anticipe pas dès aujourd'hui l'explosion de l'inflation cet hiver, il y aura beaucoup de Français qui, comme l'été dernier, renonceront à se chauffer parce que le coût de l'énergie sera beaucoup trop cher.
Vous allez donc essayer d'amender ce projet de loi pouvoir d'achat qui arrive à l'Assemblée lundi. Est-ce que ça veut dire que, si jamais tous vos amendements ne sont pas repris, vous pourriez quand même voter le texte parce qu'après tout, c'est mieux que rien ?
Oui, parce que je pense qu'il y a une urgence aujourd'hui dans le pays. Et que même si le texte est imparfait, il apportera quand même, même partiellement, même à la marge, des solutions à plusieurs familles françaises. Donc nous allons évidemment continuer à défendre nos mesures. Je déplore juste que le gouvernement, si ça devait être le cas, ne reprenne pas des propositions qui sont faites par l'opposition. Parce que je pense que cette baisse de la TVA sur l'énergie, elle est partagée par des millions de Français.
Que notre volonté de supprimer la TVA sur un panier de 100 produits de première nécessité, le riz, les pâtes, les produits hygiéniques pour les femmes, les couches pour les bébés, sur un panier de 100 produits de première nécessité, on sort totalement la TVA. Je pense que cette idée est majoritaire dans le pays. Nous souhaitons également proposer la revalorisation des pensions de retraite. Et vous voyez que le gouvernement... Ça, c'est dans le texte, 4%. Vous avez raison. Mais qui a désindexé les pensions de retraite de l'inflation depuis 5 ans ? C'est Emmanuel Macron et c'est son gouvernement.
Donc, vous voyez, sous la pression du Rassemblement National, le pouvoir d'achat devient le premier débat abordé à l'Assemblée Nationale. Et là, j'y vois, j'ai la conséquence mécanique, l'effet levier de ces victoires de 89 députés à l'Assemblée Nationale. En réalité, les Français ont aujourd'hui imposé un rééquilibrage institutionnel. Et donc, nous allons défendre les Français à l'Assemblée Nationale et faire notre rôle, c'est-à-dire ce pour quoi ils nous ont élus.
Et Jordan Bardella, puisque, et on l'entend, à travers ce que vous dites à l'instant, vous vous présentez comme une opposition constructive. Est-ce que, dans ce même point de vue politique, vous seriez prêt à soutenir un projet de loi important qui pourrait arriver à l'Assemblée, à la rentrée, qui s'appelle l'OPNI, en fait, c'est la loi d'orientation du ministère de l'Intérieur. L'enjeu, c'est 15 milliards d'euros pour moderniser la police. Ça sera présenté par Gérald Darmanin. Est-ce que vous allez soutenir ce projet de loi ?
On regardera d'abord ce qu'il y a dans le projet de loi avant de le voter. Mais ce que je note, si vous voulez, c'est qu'on ne peut pas rétablir la sécurité. On peut mettre tout l'argent qu'on veut dans le fonctionnement des forces de l'ordre. On peut mettre autant de policiers dans les rues que l'on souhaitera. Tant qu'on ne remet pas en cause le laxisme de la justice et la politique d'immigration en France, alors la violence continuera d'exploser. Et moi, ce que je déplore, c'est qu'Emmanuel Macron, c'est la prime à l'échec. Il a reconduit, il y a quelques jours, dans ce nouveau gouvernement de Mme Borne, à la suite du remaniement, toutes les personnes qui ont échoué.
Il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes en France, dans notre pays. Gérald Darmanin est responsable du bilan des scènes chaotiques du Stade de France. Il est reconduit. Le laxisme de la justice fait qu'il y a, dans les commissariats, des gens qui sont arrêtés, qui sont passés 10, 15, 20, 30 fois par la casse commissariat, qui sont remis en liberté, remis en liberté par les magistrats, par le laxisme de la justice. Il a échoué, mais quand Gérald Darmanin,
le ministre de l'Intérieur, explique dans une interview au Monde qu'il veut reconduire, qu'il veut expulser tous les étrangers qui ont commis des actes graves sur le territoire français, ça, c'est une mesure que vous approuvez.
Mais bien sûr que je l'approuve, mais c'est un petit clin d'œil qu'il fait, évidemment, en notre direction. Mais je ne suis pas dupe de cela. M. Darmanin, ils ont fait... C'est un clin d'œil qu'il vous fait. Mais ils ont fait cette promesse 20 fois. En 2017, Emmanuel Macron promettait dans son programme que 100% des obligations de quitter le territoire français, c'est-à-dire des procédures d'expulsion des clandestins pour s'impliquer, seraient exécutées. Ils n'en ont exécuté que 5%. Avec Emmanuel Macron et Gérald Darmanin, tout le monde rentre, mais personne ne sort. En 2019, souvenez-vous, Marlène Schiappa, qui était ministre, parlait de l'expulsion des violeurs étrangers.
J'ai retrouvé en 2021... Excusez-moi, en juin, j'en termine. Juste si vous permettez. En juin 2021, juin 2021, il y a un an, Gérald Darmanin envoie une note à tous les préfets de la République française pour leur demander d'expulser les étrangers délinquants. Rien n'a été fait. Donc, attention aux effets d'annonce. Qu'est-ce qu'on fait, par exemple, quand l'Algérie dit
« Nous, on ne veut pas, en fait, des ressortissants que vous essayez de renvoyer chez nous ». 7000 demandes les six premiers mois de l'année dernière d'expulsion vers l'Algérie, 31 seulement ont été acceptées côté algérien. Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? On arrête de se prosterner
devant l'Algérie, comme le fait Gérald Darmanin, aux terroristes du FLN, est allé se prosterner devant le gouvernement algérien qui n'a pas émis, c'est le moins qu'on puisse dire, depuis cinq ans, beaucoup de marques de respect envers la France et envers la République française. Il réduit drastiquement les visas accordés aux ressortissants algériens.
C'est ça, la réponse.
Engager une discussion diplomatique et menacer, si l'Algérie ne souhaite pas reprendre ses spams et ses indésirables, c'est-à-dire ses délinquants et criminels étrangers, menacer de couper les transferts de fonds, l'aide au co-développement, les transferts de fonds et les rapatriements d'argent privé. Je peux vous assurer que si vous faites ça, en un quart d'heure, vos délinquants et criminels étrangers sont dans l'avion au monde.
Donc, ce passé de l'Algérie dans la guerre antiterroriste au Sahel, l'Algérie qui est évidemment un pays central dans la lutte contre le terrorisme dans cette région.
Et quel rapport ?
À partir du moment où vous vous placez frontalement contre l'Algérie, il n'est pas sûr que l'Algérie continuera de travailler avec la France dans la lutte antiterroriste au Sahel. L'Algérie est un pays
qui compte. C'est-à-dire qu'en fait, on doit accepter que l'Algérie envoie en France ses délinquants et criminels étrangers, que ces gens-là commettent, agressent, commettent des pillages, des vols. Je vous parle évidemment de tous les mineurs étrangers non accompagnés, ce qu'on appelle les mineurs isolés. On sait que c'est beaucoup de filières algériennes et que 75% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers. Donc, je veux dire, on peut accepter...
Vous savez que les MNA, c'est une filière marocaine, il y a des filières algériennes, mais il y a évidemment une très grande partie de la délinquance en France, la quasi-totalité d'ailleurs de la délinquance de rue est liée à l'immigration. 95% de la délinquance de rue en France est liée à l'immigration. Demandez aux Français dans la rue qui les agressent, ils vont vous répondre que ce sont systématiquement les mêmes. Donc, pour lutter contre... Pour vous répondre, pour lutter contre l'insécurité, il faut 1. arrêter l'immigration, 2. expulser les gens qui n'ont rien à faire dans notre pays, d'où ce chiffre
que 95% de la délinquance dans la rue provient de l'immigration. Mais tout, mais parler avec...
Vous parlez avec les... Mais vous parlez avec les policiers, vous parlez avec les magistrats... C'est comme la source de me donner 2 chiffres. Non, mais je vais vous donner 2 chiffres puisque, manifestement, vous avez des œillères. Mais je vous donne 2 chiffres...
Les œillères, on cherche des sources fiables.
Je vais vous donner des chiffres fiables. Le ministère de l'Intérieur nous dit quoi ? Service statistique du ministère de l'Intérieur. 93% des vols qui sont commis dans les transports en commun d'Île-de-France sont le fait d'étrangers. 63%, 63% des agressions sexuelles qui sont commises dans les transports en commun d'Île-de-France sont le fait d'étrangers. Donc, si vous voulez, ça ne vient pas de chez moi. Ce n'est pas moi qui invente ces chiffres-là. Ce n'est pas moi qui invente la réalité. Donc, nous sommes connectés au réel. Nous mettons des mots sur ce que les Français voient tous les jours.
Et je peux vous assurer qu'il y a beaucoup de territoires aujourd'hui en France qui sont submergés par l'immigration massive que les femmes évitent. Il ne fait pas bon d'être une femme de se balader en jupe
à la porte de la chapelle à 23h le soir. Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement National, invité du 8h30, France Info, 8h52, le fil Info, Maureen Suignard. Il n'y aura pas de procès en appel. Aucune des personnes condamnées pour leur rôle dans les attentats du 13 novembre 2015 n'a fait appel, y compris Salah Abdeslam, le seul membre des commandos encore en vie. Il a été condamné à la prison à perpétuité avec une période de sûreté incompressible. Les prix de l'essence de nouveau sous la barre des 2 euros à la pompe, mais l'UFIP craint que cela ne soit que ponctuel.
Le président de l'Union française des industries pétrolières estime sur France Info ce matin que les prix vont rester élevés durablement à cause notamment de la guerre en Ukraine. C'est une information France Info, une mère porte plainte dans les Yvelines contre la crèche People and Baby. Pour violence aggravée, elle accuse d'une professionnelle de l'établissement des Mureaux d'avoir secoué son fils. A Lyon, le mois dernier, une fillette est morte empoisonnée dans une crèche du même groupe. Des dizaines de tâches lumineuses aux couleurs variées qui montrent des galaxies formées.
Il y a probablement plus de 13 milliards d'années, juste après le Big Bang, la NASA vient de publier cette photo prise par le télescope James Webb, le plus puissant jamais envoyé en orbite. France Info Le 8.30 France Info, Laurin Sénéchal, Jean-Jérôme Bertolus. Avec toujours Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement National. On parlait tout à l'heure du projet de loi pouvoir d'achat qui arrive lundi à l'Assemblée. Il y en a un qui est déjà discuté par les députés. C'est le tout premier d'ailleurs de cette législature, le projet de loi sanitaire. Là, vous êtes d'accord avec la France insoumise. Vous réclamez la réintégration des soignants non vaccinés.
Est-ce que c'est un préalable, une ligne rouge, sans la réintégration des soignants non vaccinés ? Vous ne voterez pas ce texte ? Écoutez, moi, je vois qu'on ferme des services d'urgence
la nuit parce qu'on n'a plus assez de personnel et de l'autre, on a suspendu 15 000 soignants mis à pied sans salaire dans des conditions qui étaient parfaitement indignes et insupportables. 12 000 aujourd'hui, dit François Broun,
il dit que ça fait 0,5% du nombre total de soignants
et que donc... Bon, c'est pas grave, on peut se passer. C'est vrai qu'on a le luxe pour faire des services d'urgence. Mais si, si, c'est le problème. Le problème, c'est que depuis 10 ans, il était secrétaire général adjoint de l'Elysée, il était surtout conseiller économique de François Hollande et il a été ensuite ministre de l'économie. Il n'a jamais remis en cause cette politique. Oui, d'accord, les fermetures de lits avaient des finalités budgétaires, tout le monde le sait. En fait, on a fait des milliards d'euros d'économies sur l'hôpital public. On a transformé l'hôpital public, service public, en une entreprise. On gère le service public aujourd'hui comme on gère une entreprise.
Donc, il faut d'abord un moratoire sur les fermetures de lits. Il faut arrêter la maltraitance des soignants. Il faut revaloriser les salaires des soignants. Mais tout ça,
ce n'est pas dans le projet de loi sanitaire. Simplement, est-ce que réintroduire les soignants non vaccinés, c'est quelque chose qui est un préalable sur vous, selon vous. Sinon, vous ne voterez pas le texte.
Oui, je pense qu'il faut réintégrer les soignants qui ont été suspendus. Et pour une raison extrêmement simple. Et si ça n'est pas dans le texte,
vous ne le voterez pas au Rassemblement National ?
Écoutez, on verra. La discussion est en cours, donc je ne vais pas vous répondre avant. Mais je veux juste vous dire que le vaccin protège des formes graves. Mais on l'a vu, il n'empêche pas la circulation de l'épidémie. Et c'est la raison pour laquelle, nous avions indiqué d'ailleurs comme beaucoup de scientifiques, que vous aviez également invité sur vos plateaux de télévision, que le pass sanitaire était un outil politique qui n'était en aucun cas un outil de contrôle de l'épidémie.
Il y a un rendez-vous pour vous, pour vous, Jordan Bardella, pour le Rassemblement National. Ce sera à l'automne prochain. C'est le congrès du Rassemblement National qui doit élire le nouveau président du Rassemblement National pour succéder à Marine Le Pen. Déjà, une question, ce sera la première fois depuis 1972 qu'il n'y a pas Le Pen à la tête du Rassemblement National avant ce tel front. Est-ce que c'est une date donc importante ?
Symbolique ? C'est une ère nouvelle qui s'ouvre pour le Rassemblement National et qui regarde d'ailleurs de la nouvelle dimension dans laquelle nous sommes entrés avec un groupe de 89 députés à l'Assemblée Nationale est parfaitement normal.
Marine a indiqué qu'elle souhaitait assumer durant le quinquennat la présidence de notre groupe à l'Assemblée Nationale qui est un groupe puissant, qui est le premier groupe d'opposition à l'Assemblée Nationale et donc remettre en jeu lors d'un vote du Congrès, lors du vote des adhérents, des militants, des sympathisants, des électeurs, la présidence du Rassemblement National et moi j'invite d'ores et déjà ce matin l'ensemble de nos électeurs, l'ensemble de ceux qui veulent participer à cette aventure, à ce renouveau, à la présidence du mouvement, à adhérer, à aller sur le site du Rassemblement National et en adhérant, ils pourront...
Ça c'est dans un second temps, j'aurai l'occasion d'exprimer à la rentrée le projet que je souhaite porter pour le Rassemblement National et les chantiers qui m'apparaissent aujourd'hui prioritaires parce qu'encore une fois notre objectif c'est de faire du Rassemblement National un parti de gouvernement et de l'amener au pouvoir dans les cinq années qui viennent, il y aura beaucoup d'échéances intermédiaires, je pense évidemment aux sénatoriales, aux européennes, aux élections municipales où nous pouvons concréer beaucoup de municipalités, là encore dans un objectif très clair, préparer l'alternance en 2027.
Et Laurent Sénéchal le disait à l'instant, vous êtes effectivement candidat, c'est clair, mais vous êtes le seul candidat pour l'instant déclaré à la présidence du Rassemblement National. Est-ce que vous souhaitez par exemple que Louis Alliot, le maire de Perpignan qui s'interroge, soit lui-même candidat pour que le processus démocratique soit complet ?
Oui, je pense que ce serait sain pour cet exercice démocratique interne, qu'il y ait peut-être une, je ne dirais pas une confrontation idéologique parce que Louis est un ami avec qui nous partageons la même ligne politique. Il y a beaucoup de respect, d'amitié mutuelle, mais parce qu'il y a, et d'ailleurs il a eu l'occasion de le souligner, il peut y avoir des différences de parcours, des différences de profils, mais qui sont tout autant complémentaires et qui de toute manière se retrouveront parce que si vous espérez voir chez nous les guerres de tranchée que vous avez eues chez LR à la succession, il y a Lio et Jean-Balbert.
Écoutez, moi je suis, et je serai candidat, je préciserai les choses en temps voulu, mais pour poursuivre le chemin qu'on a engagé depuis un an. Et en fait même depuis dix ans, parce que ma ligne politique c'est celle de Marine Le Pen. Et cette ligne, ce travail qui est fait depuis dix ans et que moi je fais à ses côtés comme président par intérim depuis un an, nous a amené à des résultats historiquement hauts à la présidentielle, c'est-à-dire 42%, 89 députés, et je crois au regard de ce bilan que l'année a été plutôt bonne. Jordan Bardella, merci beaucoup. Merci à vous, merci beaucoup.
Président par intérim du ARN et candidat donc à la présidence du Rassemblement National invité de France Info ce matin. Merci.
Merci. Merci.
Jordan Bardella