La grande interview de Sébastien Chenu, député RN du Nord, vice-président du Rassemblement National et vice-président de l’Assemblée Nationale
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que nous pouvons faire pour aider à gérer ces flux migratoires ? Est-ce que nous sommes prémunis contre de tels mouvements ?
- 1:44RelanceRéponse directe
Édouard Philippe refuse le moratoire général de trois ans sur l'immigration légale, qui est pourtant demandé par Gérald Darmanin. Vous comprenez la cohérence dans ce que dit Édouard Philippe ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Et pour vous, rien à attendre de l'immigration ? On n'a pas besoin de médecins étrangers, par exemple, pour faire fonctionner aux hôpitaux aujourd'hui ou dans les déserts médicaux ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Est-ce que vous faites une fixation sur le voile ?
- 4:47RelanceRéponse partielle
Mais toute femme voilée n'est pas une islamiste. Ni un terroriste.
- 5:50OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est vraiment le rôle des policiers ? Il y a de nombreux hommes politiques qui disent que ce n'est pas le rôle des policiers d'aller mettre des amendes à des femmes qui portent le voile dans la rue.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« Non, nous ne sommes évidemment pas prémunis. »
- 0:47Invité politiqueFait
« Et c'est l'immigration subie. »
- 0:54Invité politiqueFait
« la réalité, c'est que ça, c'est un alibi pour justifier autre chose. »
- 1:19Invité politiqueFait
« Des aides sociales, comme en France, dans l'espace Schengen, qu'il faudra évidemment revoir. »
- 3:17Invité politiqueChiffre
« On fait rentrer dans notre pays 500 000 personnes. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Une majorité de ces 500 000 personnes ne travaillent pas. »
- 3:42Invité politiqueFait
« Édouard Philippe a fait sauter aussi la banque, lorsqu'il était Premier ministre, notamment, sur le droit d'asile. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Le voile, aujourd'hui, est un étendard utilisé par les islamistes, parfois avec, j'allais dire, une certaine forme de complicité de ceux qui les portent. »
- 5:10Invité politiqueFait
« demain, nous serons un pays communautarisé comme beaucoup de pays anglo-saxons. »
- 10:27Invité politiqueChiffre
« 30 milliards d'euros d'impôts supplémentaires l'année dernière. »
- 11:31Invité politiqueChiffre
« 125 milliards d'euros d'économie. »
- 13:47Invité politiqueFait
« Moi, j'ai payé de l'essence 2,32 cet été. »
- 19:41Invité politiqueFait
« la présomption d'innocence, ça doit demeurer quand même, je le pense, un axe central de la justice. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu77 %
- Présentateur23 %
≈ 2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Europe 1. La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari. Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Sébastien Chenu. Bonjour à vous, vice-président du Rassemblement National. Un mot de l'Espagne. Les Espagnols sont invités à manifester dans toute l'Espagne aujourd'hui pour protester contre la gestion du gouvernement de la crise migratoire à Ceuta. Le Premier ministre Pedro Sánchez est menacé politiquement. Les habitants disent leur exaspération. Qu'est-ce que nous pouvons faire pour aider à gérer ces flux migratoires ? Est-ce que nous sommes prémunis contre de tels mouvements ?
Non, nous ne sommes évidemment pas prémunis. Ceuta, c'est la France demain, ce qui se passera en France demain, ce qui se passe déjà en réalité dans certains coins de France comme à Calais et dans les Hauts-de-France que je connais bien. Et c'est l'immigration subie. C'est-à-dire quand j'entends parler à un certain nombre d'hommes politiques qui disent qu'il faut choisir notre immigration, la réalité, c'est que ça, c'est un alibi pour justifier autre chose. Là, c'est l'immigration subie. Et c'est la logique, la suite logique des appels d'air que constitue l'attribution d'aides sociales, que constitue l'attribution de logements.
Évidemment, quand vous avez des pauvres airs qui ont envie de quitter leur pays, etc., ils vont là où il y a la possibilité d'être régularisés. C'est l'Espagne où la possibilité... En tout cas, l'espace Schengen, de toute façon. Des aides sociales, comme en France, dans l'espace Schengen, qu'il faudra évidemment revoir.
Revoir, sortir de l'espace Schengen, le modifier.
Oui, vous ne pouvez pas vous balader dans toute l'Europe lorsque vous arrivez par un pays. Je veux dire, c'est absolument intenable, impossible. Ça fait partie, évidemment, de ce qu'on proposera aux Français. Mais cette immigration que subissent les Européens, le déménagement du continent africain sur le continent européen, n'est évidemment pas un horizon possible.
Édouard Philippe refuse le moratoire général de trois ans sur l'immigration légale, qui est pourtant demandé par Gérald Darmanin, qui l'a ralliée. Il veut continuer à accueillir des étudiants étrangers, donc pas de moratoire sur les étudiants, ou sur l'immigration de travail. En revanche, à Mayotte, où il s'est rendu, il dit qu'il faut revoir le droit du sol et le droit d'avis. Vous comprenez la cohérence dans ce que dit Édouard Philippe ?
C'est le prolongement de la politique d'Emmanuel Macron. Il ne veut rien faire sur l'aide médicale d'État. Il ne veut pas de référendum sur l'immigration. Il ne veut pas, il veut continuer à accueillir des étudiants qui, en réalité, n'en sont pas et demeurent ensuite sur le territoire. C'est le prolongement de la politique migratoire d'Emmanuel Macron. Donc Édouard Philippe, c'est la continuité. Mais ça, ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est la réalité. C'est le bilan, c'est le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron. C'est la continuité de la politique d'Emmanuel Macron, originelle d'ailleurs. Donc je pense qu'il n'y a rien à attendre d'Édouard Philippe, de Gabriel Attal.
Ce sont des gens qui voient l'immigration comme un projet. Pour eux, c'est un projet de société. Rien à attendre de ces gens qui ont comme modèle des pays communautaristes.
Et pour vous, rien à attendre de l'immigration ? On n'a pas besoin de médecins étrangers, par exemple, pour faire fonctionner aux hôpitaux aujourd'hui ou dans les déserts médicaux ?
Non, mais ce qu'on a besoin, c'est de former ici, en France, parmi ces millions de chômeurs que nous avons, des gens pour des métiers dont nous avons besoin. Donc c'est plus difficile, évidemment, de s'attaquer à la formation de médecins, aux problématiques de transport, problématiques de logement, etc., que de dire qu'il faut faire venir de l'immigration de l'extérieur. Ça fait 30 ans qu'on nous bassine avec ça, en disant qu'il y a des métiers en tension, et qu'il faut faire venir des gens du bout du monde. On fait rentrer dans notre pays 500 000 personnes. Une majorité de ces 500 000 personnes ne travaillent pas. Et ces métiers sont toujours en tension.
Donc on voit bien que ce n'est pas la solution. Donc immigration zéro pour vous ? Eh oui, non, mais il faut un moratoire sur l'immigration, ce que refuse Édouard Philippe. Trois ans ? Non, mais plus ? Il faut un moratoire sur l'immigration, j'allais dire, le plus longtemps possible, parce que nous ne pouvons pas aujourd'hui assimiler toutes ces 500 000 personnes qui entrent. Et je vous rappelle qu'Édouard Philippe a fait sauter aussi la banque, lorsqu'il était Premier ministre, notamment, sur le droit d'asile. Il a fait exploser les compteurs.
Donc des gens qui viennent nous donner des leçons, alors qu'ils ont tout raté, alors qu'ils ont ouvert la France à tous les vents, comme un hall de gare, ce n'est pas très crédible. Et surtout, il nous dit qu'il ne veut rien faire, finalement. C'est la continuité de la politique migratoire d'Emmanuel Macron. C'est la continuité de la catastrophe.
Sébastien Chenu, vous êtes le vice-président du RN. Est-ce que vous faites une fixation sur le voile ? Le débat sur le voile a à nouveau surgit dans le débat politique. Vous voulez sanctionner le port du voile dans l'espace public à la faveur d'un référendum, évidemment, et une question posée aux Français, qui serait contenue dans une grande loi sur les idéologies islamistes. Édouard Philippe dit que Marine Le Pen confond fermeté et surenchère pour combattre l'islamisme.
Non, mais nous, on ne confond rien du tout. On considère, et je pense qu'avec nous, beaucoup le considèrent aussi, qu'il y a un problème et une menace dans notre pays. C'est l'idéologie islamiste. L'islam radical. Celui qui tue des gens, celui qui enferme les femmes, qui enferme leur corps et qui enferme leurs esprits. Et que cette idéologie totalitaire, elle doit être combattue.
Mais toute femme volée n'est pas une islamiste. Mais bien entendu. Ni un terroriste.
Le voile, aujourd'hui, est un étendard utilisé par les islamistes, parfois avec, j'allais dire, une certaine forme de complicité de ceux qui les portent. Parfois, ça leur est imposé. Mais en tous les cas, c'est l'étendard d'une rupture avec l'État républicain. Vous savez, si on ne fait rien, demain, nous serons un pays communautarisé comme beaucoup de pays anglo-saxons. Ce n'est pas la tradition française, ce n'est pas l'histoire française, ce n'est pas un bon modèle. Donc, on pose ce sujet de société. Oui, il y a un problème avec l'islamisme. Il faut le définir.
Marine Le Pen a fait une proposition de loi dans laquelle elle définit ce qu'est l'islamisme, l'islam radical, ses relais, ses financements, ce qui le porte, et également ce qui l'incarne. Eh bien, le voile en est l'incarnation. Donc, par conséquent, nous définissons et nous regardons comment combattre cette idéologie mortifère.
Les Français sont à 60% favorables à cette interdiction du voile dans l'espace public, selon un sondage CSA, CNews, Europe 1, JDD. Mais on voit, année après année, ça diminue un peu d'être favorables à l'interdiction. 50% sont favorables à des amendes. Est-ce que c'est vraiment le rôle des policiers ? Il y a de nombreux hommes politiques, Bruno Retailleau et Édouard Philippe, disent que ce n'est pas le rôle des policiers d'aller mettre des amendes à des femmes qui portent le voile dans la rue.
Non, mais je vais vous dire, ce débat que nous posons, il est un révélateur. Les masques tombent de ce que sont les uns et les autres. Moi, il y a quelques semaines, j'entendais M. Retailleau nous dire « abat le voile ». Je l'entendais dire ça. Alors, quand on lui dit « d'accord, alors abat le voile », nous, on va le faire tomber en Rassemblement National. On va faire tomber, reculer cet étendard islamiste. Il n'y a plus personne. M. Retailleau, là, il se carapate. Là, il n'y a plus personne. M. Philippe, lui, il trouve que c'est très bien. M. Attal, il dit « juste pour les petites filles, mais il ne faut surtout pas aller au-delà ».
Mais pour les filles, si c'est pour les mineurs, il faut étendre le combat qu'on a contre le voile islamiste. Ce débat est un révélateur des positions des uns et des autres et des reculades des uns et des autres. On est les derniers, en réalité, le Rassemblement National, Marine Le Pen, Jordan Bardella, les derniers à vouloir, évidemment, lutter contre cette idéologie. C'est un élément important dans la structuration de notre société que de combattre le port du voile. Évidemment, il y a aujourd'hui une majorité de Français. Il faut les écouter, même si on entend, évidemment, certains qui ont des positions, je pense à la Ligue des Droits de l'Homme.
Alors voilà, il y a un avocat de la Ligue des Droits de l'Homme qui menace de déposer plainte contre tous ceux qui prônent l'interdiction du voile. Donc, vous pourriez être poursuivi.
Non, mais vous vous rendez compte qu'en fait, la Ligue des Droits de l'Homme veut désormais, comme une association totalitaire, comme une structure totalitaire, empêcher les gens de parler, de débattre et de poser un problème de société. Enfin, je veux dire, la lutte contre l'islamisme, elle est devant nous. Ce n'est pas réglé. La lutte contre l'islamisme dans notre pays. Et donc, par conséquent, vous avez des associations qui disent « Ah non, mais si on parle de ça, il faut mettre en prison ceux qui en parlent. » Eh bien, je peux vous dire que nous, notre logique, c'est non seulement de dire les choses, de les poser et d'apporter des solutions aux problèmes de notre société.
Cette association est une association qui devient totalement totalitaire, d'un sectarisme absolu. La Ligue des Droits de l'Homme est une structure qui est totalitaire. Elle veut mettre les gens en prison quand ils s'expriment sur des sujets avec lesquels la Ligue des Droits de l'Homme n'est pas d'accord. Je pense que c'est un tournant aussi dans notre société de pouvoir continuer à s'exprimer et à apporter des solutions telles que nous le faisons.
Une femme majeure qui décide en conscience de porter le voile ne menace pas la République dit Gabriel Attal. Là encore, vous dites « Les masques tombent » alors que c'est pourtant lui qui a porté la loi sur l'interdiction de la baïa à l'école.
Oui, parce que Gabriel Attal il fait de la com'. En réalité, il fait des choses, il ne va pas jusqu'au bout, il n'y croit pas, il est capable de faire l'inverse demain. Nous, nous considérons que cet étendard, le hijab, parce qu'en réalité, c'est ça le bon mot, c'est le hijab, celui qui couvre les cheveux, qui couvre les oreilles, qui couvre le cou, eh bien le hijab est une menace pour la cohésion sociale parce que c'est évidemment dans les pays islamistes, la première chose que font les islamistes c'est voiler les femmes. Eh bien c'est évidemment une menace qui est portée, qui est arrivée dans notre pays par les frères musulmans. C'était l'affaire il y a 40 ans des gamines voilées de Creil.
Ils n'ont cessé de progresser, ils n'ont cessé et ils ne renonceront jamais à ça. Dixit, Flans, Bergeau-Blacler qui était, je crois, sur votre chaîne ce matin et qui connaît bien cela. Donc c'est exigeant. C'est un combat que nous portons parce que c'est celui de la cohésion nationale, la protection de notre société. On ne va pas reculer là-dessus. Et 60% des Français sont d'accord.
La question de la constitutionnalité d'un tel référendum est posée. Comment est-ce que vous allez la résoudre ?
Non mais il y a en tous les cas dans les dispositions aujourd'hui, dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel des possibilités de valider cette loi. On s'appuie sur celle qui avait interdit évidemment le voile intégral, la burqa. Il y a la Cour européenne des droits de l'homme qui dit que le port du voile est difficilement compatible avec la vie en société. Donc nous avons évidemment des bases juridiques très fortes. Marine Le Pen s'exprimera évidemment elle-même sur la constitutionnalité de l'interdiction du voile dans notre société. Mais rassurez-vous, rassurons les Français. Nous on veut leur donner la parole sur un référendum contre l'islamisme.
Nous sommes armés, nous avons des leviers pour empêcher évidemment ce projet totalitaire, ce projet qui fait reculer nos valeurs.
Pendant ce temps-là, la France n'a toujours pas de budget, Sébastien Le Cordus. Est-ce que vous allez dire non au Premier ministre qui tente de trouver des compromis ? C'est quoi votre ligne rouge ? Qu'est-ce que vous lui demandez ? L'indexation des retraites sur l'inflation ? C'est quoi qui vous fera ne pas voter la censure en réalité ?
D'abord, un peu comme chaque année, nous attendons du Premier ministre que les Français ne soient pas impactés par davantage d'impôts. Nous attendons que l'État fasse un effort sur sa dépense publique. Or, chaque année, les premiers ministres macronistes nous disent que l'État va faire un effort et à la fin, ça se solde, c'était le cas avec Le Cordus l'année dernière, par des impôts supplémentaires. 30 milliards d'euros d'impôts supplémentaires l'année dernière. Donc, la première des choses, c'est ne pas assassiner les Français d'impôts. Évidemment, la question des retraites, la désindexation des retraites pour nous est quand même quelque chose auquel nous nous opposerons tout le temps.
Ce n'est pas les retraités qui vont encore une fois... Donc, si vous faites tomber
le gouvernement,
il y aura forcément une indexation. On va voir ce que le gouvernement propose parce que le gouvernement, aujourd'hui, est incapable de nous proposer, nous sommes le 2 ou 3 septembre, est incapable de nous, le 2 septembre, incapable de nous proposer aujourd'hui quelque chose de clair. Ils n'ont visiblement pas travaillé cet été, ou en tous les cas, ils ne sont pas au clair, ils ne sont pas arrivés avec une proposition qui fasse consensus chez eux. Donc, on va voir, on va regarder. Et nous, vous savez, on est des gens responsables. On n'a pas un réflexe pavlovien comme la France insoumise, les yeux fermés, les oreilles fermées qui de toute façon sont sûrs. On va voir ce qu'ils proposeront.
Mais nous, on a déjà des propositions dans nos tablettes. D'abord, se débarrasser, vous savez, de ces 120 taxes à faible rendement qui ne rapportent rien, faire des économies, 125 milliards, d'euros d'économie. C'est la ligne que fixe Marine Le Pen. C'est qu'un gouvernement, Jordan Bardella, ce sera un gouvernement qui ferait 125 milliards d'euros d'économie pendant le 5ème siècle. Avec des mesures très concrètes. Là, on n'a pas encore
de piste parce que le programme n'a pas encore été clairement énoncé.
Non, mais elles seront présentées à la veille du débat budgétaire par Jean-Philippe Tanguy qui travaille
avec des coupes dans la dépense publique. Avec des choses
très concrètes.
Sébastien Chenu, pardon.
Excusez-moi. Excusez-moi. Avec Le Cornu ? Exactement. Avec le Premier ministre. Ce n'est pas très sympa. En tout cas, c'est sympa pour lui. Mais au-delà de ça, non, nous aurons effectivement une liste de dépenses sur lesquelles nous voulons revenir. Vous en connaissez les grandes lignes, la contribution évidemment à l'Union Européenne, le millefeuille administratif, les agences d'État, l'immigration. Nous avons, il y a des grands pans et Marc Toiti qui est économiste qui s'exprime sur votre chaîne peut très bien témoigner d'ailleurs de l'argent qu'il y a à aller chercher dans notamment les structures et les agences d'État qui coûtent très cher à notre pays.
En attendant, le pouvoir d'échat des Français est très impacté en cette rentrée. Le prix d'essence du gazole est à plus de 2 euros partout. Il va falloir s'y habituer. Le patron de TotalEnergie met en garde, il va continuer en France ses opérations de plafonnement à 1,99€, sauf si on taxe ses super profits. Or, vous êtes favorable à la surtaxation des profits de TotalEnergie. Donc, ça veut dire que ce sont les Français qui vont payer ?
Non, nous sommes favorables à ce qu'il y ait effectivement une contribution j'allais dire de solidarité des entreprises qui font des super profits, des surprofits, c'est-à-dire qui ne sont pas liés à leur propre stratégie mais qui sont liés comme dans le cas actuel à un environnement, à une actualité qui leur fait faire des surprofits. Mais, nous avions dit que cette contribution pouvait aussi s'exprimer autrement, notamment à travers le plafonnement. Et donc, Total qui plafonne ses prix contribue, évidemment, fait un geste de solidarité. Donc, pas de surtaxation pour Total. Non, parce qu'ils font un plafonnement.
Si demain, Total revenait sur ce plafonnement, on pourrait en reparler mais Total fait un plafonnement. Nous invitons, M. Pouyanné, à poursuivre évidemment ce plafonnement mais la réalité, c'est qu'il faut des mesures pérennes. Il faut faire baisser les taxes sur l'essence et sur toutes les énergies, faire baisser la TVA pour ne pas se retrouver, évidemment, aux prises des aléas qui sont celles des marchés pétroliers, de la géopolitique et qui, à la fin, obligent les Français à payer de l'essence 2,24, 2,30, 2,32. Moi, j'ai payé de l'essence 2,32 cet été. Je peux vous dire que les Français laissés à l'abandon devant leur pompe à essence, c'est quand même scandaleux.
Je n'ai pas très bien compris si vous censurez ou pas le gouvernement, en fait.
Ça va dépendre de ce qu'il nous propose. Je vous ai dit, nous, on n'est pas pavloviens. On n'a pas une espèce de réflexe immédiat. On regardera les choses, on regardera l'intérêt du pays.
Vous les prouvez que vous êtes responsable.
Parce que nous le sommes. Vous savez, quand nous annonçons la règle d'or, quand Marine Le Pen annonce devant le patronat la règle d'or.
Elle était farouchement opposée.
Oui, mais à l'époque. Jusqu'à présent. Oui, mais madame, la catastrophe budgétaire qui est devant nous, la catastrophe économique des dix années Macron, ce qu'ils ont fait de notre pays économiquement, impose aujourd'hui, évidemment, si on veut demain pouvoir continuer à emprunter sur les marchés, eh bien impose qu'effectivement on se donne cette discipline. La règle d'or, ce n'est pas se serrer la ceinture, c'est un horizon budgétaire. Attends, Marine Le Pen va l'expliquer.
C'est se serrer la ceinture ? Non, c'est un horizon,
c'est une discipline. C'est une discipline. Ce n'est pas une sanction, c'est une discipline. Eh bien Marine Le Pen a annoncé cela et je pense qu'effectivement ça démontre notre sérieux. Il y en a d'autres qui veulent brûler la dette qui amènerait évidemment le pays. Parler de Jean-Luc Mélenchon. Il y a une inflation épouvantable, évidemment un basculement économique épouvantable. Nous, on est des gens sérieux. On sait que redresser le pays, ça va demander de l'énergie.
Sarah Knafot sort un livre qui s'appelle Le casse du siècle. Elle propose des solutions avec suppression totale de la CIG sur les revenus d'activité, suppression totale des droits de succession, nombre de fonctionnaires au profit d'agriculteurs. Est-ce que, réduction du nombre de fonctionnaires, est-ce que vous allez vous inspirer de ces mesures ?
C'est plutôt elle qui s'inspire en général de nos mesures puisque c'est un peu Madame Plus. On dit qu'il faut faire 125 milliards d'euros d'économie. Elle dit non, 135 milliards. Mais la réalité, quand je regarde son projet, c'est qu'entre les économies et les dépenses qu'elle propose, notamment en matière de défense ou autre, c'est une opération à somme nulle. de ceux qui copient votre copie. Vous savez, c'est comme en classe, il y a toujours quelqu'un qui vient regarder votre copie. C'est parce qu'a priori, on regarde ceux qui font mieux. Donc moi, je suis ravi...
Toujours pas de main tendue à Sarah Knafo ou Eric Zemmour.
Je veux dire, à un moment, il faut être sérieux. Si elle apporte quelque chose au débat public, il faut qu'elle le démontre. Mais là, elle apporte rien du tout, Madame Knafo. Tout ça, c'est de l'esbrouf. Ce n'est pas très sérieux qu'elle continue à nous copier et finalement, qu'elle porte nos propositions le plus loin possible.
Elle vous accuse en tout cas d'avoir voté main dans la main avec la gauche 34 meilleurs d'euros d'imposition nouvelle lors des derniers votes à l'Assemblée. Qu'est-ce que vous voulez répondre ? La retraite à 60 ans, mesure recyclée du programme de François Mitterrand en 81.
Oui, mais ça, c'est des anciennes, mais c'était le programme pour lequel votait Eric Zemmour. C'est ça, le programme de Mitterrand puisqu'à l'époque, lui, il votait Mitterrand. Donc vous savez, nous, nous sommes des gens sérieux. Nous avons censuré le budget à chaque fois. Jusqu'à présent, nous avons fait tomber parce que nous sommes là, en attente et rien ne nous fait peur.
Rien ne nous fait peur, ni les appels à la désobéissance civile lancés par la France Insoumise et ses alliés, ni les insultes envers Marine Le Pen, le fuck Marine Le Pen lors de ce festival Rock en Seine. Manon Aubry, qui était hier à votre place, n'est pas choquée par ces insultes. Cela laisse présager une campagne présidentielle extrêmement violente ?
Oui, moi j'aimerais bien qu'on entende les associations féministes se lever en disant qu'il est insupportable dans notre pays d'insulter une femme politique. J'aimerais bien entendre le milliardaire Mathieu Pigasse qui je crois finance Rock en Seine dire qu'il trouve ça insupportable qu'on insulte une femme politique. On ne les entend pas. On n'entend pas les associations LGBT défendre Jean-Philippe Tanguy qui se fait insulter sur France Inter. On n'entend jamais les associations des droits de l'homme. Vous savez, moi je me suis fait traiter je crois de raclure, je crois que c'est le mot, par l'émission Parole d'honneur, une émission des indigénistes. Donc on ne les entend jamais en réalité.
Tous ces gens-là ont évidemment un état d'esprit qui fait qu'ils ne défendent que ce qui va donc leur sens.
Donc la campagne sera violente donc il risque d'y avoir des moments de grande tension dans la rue. Il ne faut pas compter
sur nous pour cela. Nous, vous savez, nous sommes respectueux. Nos militants n'interdisent à personne de parler, n'interdisent à personne de faire campagne et nous n'insultons personne. Nous sommes respectueux, nous en attendons autant des autres à moins qu'ils ne se disqualifient d'eux-mêmes.
Et vous allez faire ce tandem sur Dan Bardella et Marine Le Pen tout au long de la campagne avec peut-être des nuances entre les deux ? Quand on pense tous la même chose, on ne pense rien ?
Non mais ce n'est pas les mêmes. Ils ne sont pas interchangeables. Marine Le Pen sera, si les Français le souhaitent, présidente de la République. Jordan Bardella sera celui qui mènera la politique du gouvernement, de la majorité, si les Français nous donnent ce que nous allons nous battre pour cela, une majorité à l'Assemblée nationale. Ils sont très complémentaires et en fait, c'est ça qui est formidable chez nous, c'est qu'on a un duo complémentaire. Je pense que beaucoup aimeraient avoir déjà un candidat, ce n'est pas le cas pour le bloc central ou pour la gauche, mais nous, nous avons une présidente de la République demain, un Premier ministre demain, ils sont prêts.
Au centre, ça se finira par une primaire selon vous ? Les candidats vont se départager ? Oui,
chez les Macronifs, ils vont bien finir par trouver quelqu'un. M. Retailleau est déjà en train de plier les gaules. Ah bon ? Il sera notre invité mardi prochain. Ah bah écoutez, vous pourrez... Il nous posera la question. L'histoire de M. Retailleau, c'est de se désister, c'est fini tout ça. Ça ne peut pas incarner un espoir de redressement. Le redressement, le sérieux, la protection des Français, la relance de la croissance, le sérieux budgétaire, il est chez nous. Rien à attendre de ceux qui, de près ou de loin, ont collaboré avec la politique macroniste qui a coulé le pays.
Deux questions courtes pour terminer, Sébastien Chenu. Patrick Bruel, mis en examen dans quatre dossiers de violence sexuelle et visé par de nombreuses autres plaintes, annonçait hier l'annulation de sa tournée qui, selon lui, est devenue l'incarnation d'un débat qui la dépasse. Il dit faire le choix de l'apaisement. Vous dites quoi ?
Je comprends ce que veut faire Patrick Bruel. Je pense que pour lui, c'est absolument insupportable. Je ne suis pas du tout client de Patrick Bruel. Je n'aime pas le personnage.
Il y a des charges lourdes qui pèsent contre lui.
Mais la justice, ça ne se fait pas dans la rue. Et le fait qu'on lui coupe le sifflet de cette façon-là en mettant pression sur lui alors que la justice n'est pas passée est quand même quelque chose qu'il doit interroger. Encore une fois, aucune espèce de sympathie mais la présomption d'innocence, ça doit demeurer quand même, je le pense, un axe central de la justice. Elle a pris un plomb quand même, la présomption d'innocence dans cette affaire-là. Donc, voilà, moi, je ne serai jamais allé voir Patrick Bruel. Il essaye d'apaiser les choses pour lui d'abord. Mais derrière cela, ça dit quelque chose de l'état de la justice dans notre pays.
Faut-il imposer la levée du drapeau tricolore dans toutes les écoles chaque matin ou est-ce que c'est une mesure désuète ?
C'est une très bonne idée d'Éric Ciotti. Ça s'inscrit d'ailleurs dans la continuité des lois qui ont été votées. Payons, Blanquer, je pense que c'est une très bonne idée.
Jean-Pierre Chevènement à l'époque le souhaitait aussi.
Oui, tout ce qui unit, tout ce qui réunit, c'est une très bonne idée. Ce qu'il faut aussi, c'est faire un moratoire sur les fermetures de classes dans la ruralité. C'est ce que portait notamment nos députés Roger Chudot, députés du Loir-et-Cher. Il faut aujourd'hui, évidemment, se recentrer sur la transmission des savoirs fondamentaux mais la transmission des valeurs de l'unité nationale à travers le fait de hisser le drapeau. C'est une proposition que fait Eric Ciotti. Ce n'est pas une obligation. Eh bien, je crois qu'elle va dans le bon sens.
Sébastien Chenu était l'invité de la matinale sur CNews et sur Europe. Merci à vous. Bonne journée sur nos antennes. Merci Sébastien Chenu. Merci Laurence Ferrari. Dans un instant, sur Europe 1, votre signature du mercredi, Charlotte Dornelas et Nicolas Carreau pour le livre du jour. A tout de suite.
Sébastien Chenu