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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 5 octobre 2026 46 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & famille

Commission d’enquête sur l'audiovisuel public, Charles Alloncle en révèle les coulisses

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Vous avez pris ce serment à la lettre pour que les Français soient au courant. Qu'avez-vous découvert de dérangeant ?

  • 3:28RelanceRéponse directe

    Gil Gan : "Trahi mais il leur arrive rien pour l'instant." Que répondez-vous ?

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Après 6 mois d'enquête, vous regardez l'affaire Charles Sapin à France Inter : vous vous dites quoi ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'audiovisuel public est réformable ?

  • 5:32OuverteRéponse directe

    Vous dénoncez des conflits d'intérêt et des entorses au pluralisme. Pouvez-vous donner des exemples ?

  • 6:17OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il voulait que leur arrive finalement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:28Charles LongueFait
    « Gil Gan Oui, trahi mais il leur arrive rien pour l'instant. »
  • 10:14Charles LonguePromesse
    « Si ça ne tenait qu'à moi, je réduirai l'audiovisuel public à son périmètre le plus strict, c'est-à-dire des missions différenciantes par rapport au privés qui ne sont en plus pas des missions rentables. »
  • 30:15Charles LongueFait
    « Pourquoi c'est les grands oubliés qu'on attaque le personnel quand même ? »
  • 34:15Charles LongueFait
    « On ne peut pas demander à une autorité qui nomme de contrôler. Il y a une sorte de mélange des genres. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

10h mid Sud Radio. À vous de le dire Stéphanie de Muru. [musique] Soyez les bienvenus. Ravi de vous retrouver du lundi au vendredi de 10h à midi pour votre rendez-vous. À vous de le dire. En première partie, c'est votre histoire, votre quotidien, mais [musique] ce qui vous fait réagir aussi, que pensez-vous de l'audiovisuel public ? Est-ce qu'il est suffisamment neutre ? Est-ce qu'il coûte trop cher ? France Télévision, France Inter, est-ce que vous vous reconnaissez dans ces chaînes et ces radios que vous financez ? Charles à Longle a enquêté sur leur fonctionnement. Il sera notre invité ce matin.

Le député UDR raconte les coulisses de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, les menaces de mort dont il a fait l'objet, les sources qui ont peur de parler. Il jure de dire toute la vérité, c'est le [musique] nom de son ouvrage qu'a-t-il découvert de si dérangeant et en et inquiétant. Il sera avec nous donc jusqu'à 11h. N'hésitez pas à lui poser vos questions. 0826 300. à partir de 11h aujourd'hui, trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler la France ce matin. Toujours l'embrasement en marge de mouvement des lycéens et des étudiants. Environ 400 à 500 établissements devraient avoir leur cours suspendue.

Aujourd'hui, le gouvernement annonce des décisions concrètes d'ici la fin du mois, une accélération du projet de loi [musique] casseur payeur notamment pour faire supporter aux auteurs de dégradation le coût des dommages. Est-ce que c'est suffisant pour [musique] ramener le calme et permettre aux élèves de retrouver leur cours 0826 300 ? Un français sur 10 court le risque de tomber dans la précarité alimentaire. Une étude basée sur les données des restaos du cœur identifie [musique] le chômage et l'inflation des loyers comme deux facteurs majeurs de basculement dans l'extrême pauvreté. Est-ce que vous craignez que ça vous arrive ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

0826 300 et puis enfin un petit mot de de politique forcément la campagne présidentielle basson plein. Est-ce que vous croyez à une grande coalition allant de la gauche à la droite pour 2027 ? C'est ce que propose Gabriel Atal. Le candidat de Renaissance appelle un vrai et large rassemblement de la gauche sociale démocrate à la droite républicaine. [musique] Même pas en rêve. On lui répond à gauche. Est-ce que c'est la seule façon de dépasser les clivage ou est-ce que c'est l'alliance de la carpe et du lapin qui ne tiendrait pas ? À vous de le dire. 0826 300 10h Sud Radio, à vous de le dire. Stéphanie de Muru. Bonjour Gill Ganszman. Bonjour Stéphanie.

Vous nous accompagnez évidemment comme chaque jour de 10h à 11h aujourd'hui puisqu'on a un invité spécial. Charles Longue député UDR de l'héros ancien rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Il a sorti à son livre Je jure de dire toute la vérité. C'est paru le le 30 septembre chez Fayard. Bonjour Charles à l'oncle. Bonjour. On est très heureux de vous avoir avec nous parce que c'est vrai que j'ai dévoré ce livre ce weekend. Bon, il y a que de la vérité. Ah, il y a que la vérité. Absolument. Et d'ailleurs, j'ai pris ce serment à la lettre pour que les Français soient au courant.

C'est un serment un peu solennel que toutes les personnes qui sont en audition du commission d'enquête doivent prononcer au début. Donc, il lèvent la main droite et il dit "Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité." Donc, il y a une vraie solennité. Et ce que je dénonce en partie dans ce livre, c'est que beaucoup l'ont prononcé ce serment, mais enfin tous l'ont prononcé, mais beaucoup aussi l'ont trahi. Oui. Donc, il est temps aussi de remettre un peu quelques vérités en place et de dénoncer aussi parfois ce sentiment d'impunité qui frappe malheureusement ce service public de l' On parlera notamment de ses servants trahi.

Gil Gan Oui, trahi mais il leur arrive rien pour l'instant. Alors, il y a eu un certain nombre d'articles 40 qui ont été faits parce que c'est une obligation quand on a un élu, quand on est témoin notamment d'infraction pénal, on doit les signaler au procureur. Donc notamment pour ce qui est de qu par jour où on risque jusqu'à 5 prisons avec 75000 € d'amende. On a cette obligation de faire les signalements. Maintenant, c'est à la main de la justice. On verra dans les prochaines semaines s'il décide d'ouvrir des enquêtes et de poursuivre ou pas.

On va euh dans quelques instants euh euh avec vous euh Gill Gansman, euh regarder un petit peu ces grandes étapes de cette commission d'enquête avec votre zapping. Mais mais ma question quand même Charles Lang, quand on voit cette euh 6 mois de d'enquête de travail euh acharné, minutieux, vous regardez euh l'affaire Charles Sapin à France Interre, il dotorialiste et vincé parce que trop à droite aux yeux d'une partie des salariés, vous vous dites quoi que vous avez échoué à faire bouger les choses finalement ?

Moi, je je me félicitais que euh les lignes puissent bouger euh à la sortie de l'été, à la rentrée où j'avais pu voir que le rapport semblait produire ses effets et que sur 160 heures de programme hebdomadaire sur France Interre, ils avaient décidé d'allouer 2 minutes en plus le dimanche euh à 7h40 à un éditorialiste qui suit d'un média de droite. C'était déjà une première ligne qui bougeait bien timide mais qui pouvait en appeler d'autres. Et j'ai été honnêtement plus que déçu, le terme est pudique de voir à l'appel de Jean-Luc Mélenchon qui a fait trois tweets les syndicalistes décidé de se mettre en grève et aussi la direction lâcher en race campagne cet éditorialiste.

Et je trouve que après qu'ils aient pendant 6 mois expliqué la main sur le cœur que le pluralisme pour eux était leur première boussole, il semble démontrer de façon éclatante que en fait le pluralisme pour eux c'est les 50 nuanes de 50 nuances de de gauche. Et donc ce qui m' triste au fond c'est de voir le caractère totalement irréformable de cet audiovisuel public. C'est surtout est-ce que l'audiovisuel public est réformable ?

Quand quand on voit je n'ai eu de cesse pendant ces 6 mois de pointer un certain nombre de défaillances des conflits d'intérêt, des dysfonctionnements financiers, des entorses au pluralisme, j'avais par exemple expliqué que Radio France utilisait de façon détourner le pluralisme. Par exemple, le temps de parole du Rassemblement national sur France Interre est diffusé à 60 % la nuit de minuit à 6h du matin et 70 % sur l'antenne de France info pendant la dernière période électorale, celle des municipales au 1er trimestre 2026. Je l'avais dénoncé l'ARCOM quelques semaines après en a fait une mise en garde. Là on voit que pour eux 2 minutes de temps de parole c'est trop.

Voilà il il y a des réformes d'ampleur à mener et de voir une telle résistance de la direction de Radio France qui pourtant doit respecter la loi. C'est un objectif à valeur constitutionnelle de les voir dans une impunité totale. Évidemment que c'est c'est révoltant. Oui mais qu'est-ce qu'il voulait que enfin il leur arrivé il leur arrive rien finalement. Et aussi parce que je crois qu'il y a un caractère systémique dans l'audisel public.

Quand vous mettez des militants aux plus hautes fonctions de direction, vous avez par exemple le numéro 2 de France Lévision qui maintenant aussi à la charge de l'information, monsieur Sidmont Gomez, qui avant de travailler chez France Lévision n'avait travaillé que chez Europe écologie les vert. Vous avez le numéro 2 de Radio France directeur éditorial qui dans un portrait de libération explique que dans une autre ville aurait été cadre du Parti socialiste.

Vous avez le secrétaire général du syndicat national des journalistes qui nous explique que le cordon sanitaire belge qui vise à exclure de plateau tous les représentants de parti qualifié d'extrême droite serait une idée intéressante à mener en France quand vous avez le directeur des programmes jeunesse de France interre qui sur ses réseaux sociaux publics explique la jeunesse emmerde le Rassemblement national quand vous avez la responsable de la cellule de fat shaking sur France info et sur France 5 qui était tête d'affiche d'un meeting de la France insoumise en novembre dernier Enfin, je je m'arrête là parce que mais la liste pour être bien longue, vous voyez que au fond depuis des années, ce caractère d'entorse au pluralisme est un caractère systémique à cause de militants qui détournent siamment et le fond de façon très assumée aujourd'hui et très tranquille l'argent des Français pour font bien leur job.

Bah à l'évidence non, quand vous voyez ne serait-ce que l'état financier de ces entreprises, moi je m'étonne et je le raconte dans le livre que Delphin Ern en soit son 3è mandat consécutif, ce qui est inédit. Il y avait aucun autre président patron de France Télévision qui avait été reconduit sur un temps aussi long avec des belles primes hein d'ailleurs avec des primes amis réussite. Elle a cumulé quand même 80 millions d'euros de déficit entre 2017 et 2024 après avoir expliqué que les comptes étaient à l'équilibre. Elle a fait plonger la trésorerie qui était abondée à hauteur de d'une centaine de millions d'euros. Aujourd'hui, elle est négative.

L'entreprise est menacé dissolution parce que les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social. Mais Delphine Air a touché 98,5 % de sa prime de performance et on parle d'un salaire total fixe et variable de près 400000 €. Et la raison pour laquelle elle n'a pas touché 100 % mais 98,5 c'était parce que tenez-vous bien, France Télévision n'avait pas atteint tous les objectifs de réduction gaz à effet de serre.

Hm enfin, on est aussi dans cette espèce de d'irresponsabilité généralisée d'impunité où ni l'État actionnaire, ni l'arcom, ni aucune autorité indépendante ne décide d'une certaine façon de sévir et c'est ça qui m'inquiète quand je lève le couvercle de service public, je me dis que sur beaucoup d'autres, ça doit être à peu près le même niveau de d'irresponsabilité, d'impunité. Monsieur Sidmont Gomez, vous lui reprochez sa jeunesse ? Non, je ne lui reproche pas sa jeunesse parce que je pense que tu parles de son passé, hein. Je je pense que Ah oui, sa jeunesse sur son passé, non ? Parce que je pense qu'on peut être très compétent.

Je crois qu'il a une trentaine d'années et et le talent n'attend pas le nombre d'années. Mais par contre effectivement, moi je je m'étonne qu'on mette un militant qui était qui défilait auprès de Jean-Luc Mélenchon dans la rue il y a quelques années encore à Paris qui a été directeur de campagne de Cécile Duflot qui a été je crois auprès de d'Evagolis et d'Europe écologie les verts. Je m'étonne qu'on attribue autant de prérogatives notamment journalistiques à cet individu. Il n'a jamais été journaliste. il ne dispose pas d'une carte de presse et pourtant c'est le supérieur hiérarchique de près de 3000 journalistes de France Télévision.

Moi, j'ai eu beaucoup de gens qui m'ont écrit pendant ces 6 mois de commission d'enquête me disant on ne comprend pas la décision de Delphine Arnut de lui confier aussi le périmètre de l'information. Il a la dire ils sont des antennes, des programmes, maintenant il a aussi l'information. Donc ça participe vraiment d'une dérive militante préoccupante.

Alors qu'on confie quelque chose d'aussi sacré que le traitement de l'information à France Télévision, on le confie à quelques militants qui maintenant l'assument et euh on le voit, c'est c'est le cas de Radio France sont des bras d'honneur à la France entière expliquant que les Français payeront aussi pour leur agenda politique et qu'ils n'auront que faire les audiences de l'info sont bonnes. Cher lacle, euh vous n'êtes pas encore au pouvoir. Si vous arrivez au pouvoir en 2027, qu'est-ce que vous changerez dans l'audiovisuel public concrètement ?

Si ça ne tenait qu'à moi, je réduirai l'audiovisuel public à son périmètre le plus strict, c'est-à-dire des missions différenciantes par rapport au privés qui ne sont en plus pas des missions rentables. Donc, j'en vois quelques-unes, c'est l'information locale qui coûte très cher. On voit que par exemple BFM est en train de fermer un certain nombre d'antennes locales faute de rentabilité. euh ce serait l'information internationale. Avoir des correspondances sur les cinq continents, c'est un coût et le privé ne l'assume pas forcément.

Euh l'information pour les outres mères aussi qui est une vraie mission de service public qui participe de la continuité aussi des services de de l'État sur tout le le territoire. l'investigation qui est une belle mission que le privé pourrait difficilement assumer en tout cas de façon totalement pas de privatisation comme le disait il fut un temps Marine Le Pen. J'ai j'ai expliqué alors j'ai j'ai une position un peu différente. Moi je je crois vraiment aux quelques missions un peu sanctuarisé et bien périmétré de l'audiovisuel public mais bon quand vous voyez aujourd'hui vous avez jusqu'à 12 jeux par jour sur France 2 et sur France 3 dans une telle dimension une telle surproportion.

Euh, n'oubliez pas les paroles. Je l'explique d'ailleurs dans le livre. Le coût n'oubliez pas les paroles sur les 10 dernières années, c'est 250 millions d'euros. On va en parler d'ailleurs de Nagi, hein. C'est il apparaît souvent dans votre dans votre livre, mais on se rend compte vraiment que il y a beaucoup de moyens, mais l'allocation des moyens n'est pas forcément la bonne et que derrière les contenus du service public ne sont pas forcément des contenus différents par rapport au privés et ne poursuivent pas une mission de service public.

Donc si ça ne tenait qu'à moi, au-delà de redresser les comptes, je ferai aussi un peu le ménage entre l'émission qui ne sont pas de services public et celles qui sont vraiment d'importance. Vous rester avec nous Charles Laloncle, on en parle, je jure de dire toute la vérité. N'hésitez pas vous qui nous écoutez, si vous avez des questions à poser à Charlong, comment s'est passé cette commission ? Parce que c'est vrai qu'il y a des il y a des choses assez incroyables. He vous nous parlerez des menaces, donc vous avez fait l'objet des menaces de mort et beaucoup de d'hypocrisie.

un système vous dites qui a du mal euh à être remis en cause avec des complicités, une complaisance, un enteroçoi on en parle dans quelques instants. 0826 300 300 Sud Radio. Parlons vrai. Stéphanie de Muru. À vous de le dire avec notre invité pendant 1h jusqu'à 11h Charles à je jure de dire toute la vérité. Édition Fayard, je ne m'attendais pas à traverser ces 6 mois d'une telle tempête. Cette tempête, c'est l'enquête sur la commission de l'audiovisuel public. On en parle avec vous, vous n'hésitez pas. 0826 300 300 si vous avez des questions à poser à Charloncle et c'est votre zapping spécial audiovisuel public. Gill Ganszman. Oui.

Alors dans le livre, c'est votre lutte avec Jérémy Pétrier Lusin. C'est vraiment un combat entre vous deux. Apparemment, il vous fait pique pendre des tours des tours piquep pendondre en direct. Euh en direct, il y a donc des clashes en coulisse, mais il deviennent un moment des clashes devant tout le monde avec le fameux Mais Jérémy. Oui. Voilà, Anthony à la réalisation c'est lundi. Bon ça alors euh on va que vous ayez des liens, on le verra peut-être avec des actionnaires de Media One, vous pourrez en répondre mais Media One est détenu en majorité par un fond d'investissement américain.

C'est tout ce que je dis et et je ne comprends pas pourquoi vous expliquez que ce que j'explique est factuellement faux. Merci monsieur le rapporteur. Vous venez de porter des accusations très graves contre moi en disant que j'avais des liens avec Media One ce qui est absolument faux. Donc je suspend cette audition à chaque fois. Pourquoi vous me répondez à chaque fois ? Merci monsieur les ministres. Mais non mais mais Jérémy franchement mais qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi tu t'interrom Monsieur le rapporteur pourquoi je viens de j'avais encore plein de questions à poser. Je viens de suspendre cette audition.

Je viens de suspendre cette audition monsieur le rapporteur vient de me vient de me mettre en cause en indiquant que j'avais des liens avec Media One qui est absolument faux. Et donc je mets fin à cette audition et je remercie les ministres de monsieur le président j'avais j'avais des questions importantes à quand vous écoutez Charlong cette cet extrait he qui était pas supposé être publié et qu'il a été bon on imagine que ça fait c'est encore de mauvais souvenirs donc on vous sent grincer des dents. Non, mais effectivement ce qu'il faut savoir, c'est que le pouvoir du président est celui d'ouvrir et de fermer les auditions et aussi de de distribuer la parole.

Mais en l'occurrence là euh il de enfin il avait appuyé [raclement de gorge] sur le bouton de suspension des auditions, ce qui était déjà un abus de pouvoir important parce qu'il restait encore beaucoup de [grognement] temps de de d'auditions et questions à poser, mais il avait mal appuyé sur le bouton. Si bien qu'on pensait que toutes les caméras étaient éteintes, que les micros étaient coupés, mais en fait ça continua à tourner. Donc c'est ce ce petit mais Jérémy, qu'est-ce que tu fais au tutoiment ? était pas du tout censé être une image et un son public et on s'est rendu compte lui et moi et les autres députés présents dans la salle que les caméras continuent à tourner.

Donc ce qui a donné a lieu une forme de scène de ménage un peu publique. Mais mais ça illustre votre relation au début. Vous dites bon il est plutôt amical au départ lors de votre première rencontre mais mais vous expliquez qu'en fait il avait besoin de vous pour être président de cette commission d'autovisuel et très vite vous vous rendez compte que les relations sont pas toujours franches. Oui, il était plutôt amical. Il a eu besoin d'ailleurs de nous pour être élu président. Il m'a expliqué que il était totalement sur la même ligne, celle qui consistait à faire un vrai droit d'inventaire de l'audiovisuel public.

Et très rapidement en fait, j'ai compris que il jouait un double jeu quand vous suspendez pendant plus d'un mois des auditions de façon totalement inédite alors que une commission d'enquête a un délai maximal de 6 mois. Donc de prendre la décision de les suspendre pendant un mois, c'était déjà une entrave importante. Quand vous décidez de ne pas convoquer certaines personnes qui sont pourtant réclamées pour des auditions, quand vous ne laissez au rapporteur que 10 jours pour rédiger un rapport de plus de 300 pages, là où normalement à l'assemblée un rapporteur entre un mois et demi et 2 mois, ce sont autant d'entraves. Oui.

Alors que pourtant le rôle aussi à l'Assemblée nationale, c'est pas simplement de voter les lois, c'est d'évaluer les politiques publiques. Et donc quand on est président d'une commission d'enquête, quand on est président de l'Assemblée nationale parce que yel Bron Pivet agit exactement de la même façon pendant ces 6 mois, on se doit protéger l'indépendance et les pouvoirs d'enquête du parlement. C'est fondamental.

Et aujourd'hui, par exemple, Yel Brun Piv il y a quelques mois à l'issue de cette commission d'enquête a annoncé que jusqu'à l'élection présidentielle de 2027, il n'y aurait plus la moindre création de nouvelles commissions d'enquête alors que c'est une prérogative notamment pour l'opposition qui est constitutionnelle. Donc on voit avec ces macronistes que il y a un détournement aussi du pouvoir qui leur est confié. Il y a des abus de pouvoir qui sont très préoccupants aussi pour les droits de l'opposition et juste pour le fonctionnement démocratique. C'est ce que j'entends aussi dénoncer dans dans ce livre.

Il y a un premier auditeur qui souhaite réagir un auditeur manifestement qui nous appelle de de Montréal Doué. J'aurais dit de Corse mais bonjour Doué. Oui, bonjour Stéphanie. Bonjour monsieur Al. Soyez le bienvenu. Bonjour monsieur sur l'antenne de Sud Radio. Bon dans un premier au prier dans un premier temps, je je tiens à féliciter monsieur Alp pour son travail. Je n'ai pas lu en profondeur son son livre.

Ceci dit, euh je le félicite pour son courage, son abnégation parce que mener une enquête une une enquête comme celle-ci dans le sens où euh vous avez des gens en face de vous qui sont capables de de jurer euh la main droite levée, euh de dire toute la vérité, il faut une sacrée dose d'abnégation euh de maîtrise mental et psychologique. Donc je tiens à le féliciter.

Deuxièmement, je suis assez surpris euh du niveau de de réaction, c'estàd que maintenant, bon, c'est quasiment plié, monsieur Alon a fait un travail avec sa commission remarquable et ceci dit, bon, il y a pas beaucoup de changement et historiquement je trouve que Fran avec tous ces gens-là qui sont hors sol, hein, sont des gens qui vivent entre eux, c'est un entre soi. Bon, quand on quand vous dites au commun des mortels 4 milliards de financement public pour l'audiovisuel, je suis je suis atterré, c'est effrayant et malgré cela, rien ne change.

Donc je voudrais qu'il y ait une prise de conscience notamment de ces gens qui écoutent Fran qu'ils écoutent quand même de temps en temps d'autres radios pas forcément concurrent mais d'autres radios différentes pour pouvoir avoir un regard et prendre un peu de recul. Voilà, ce serait mon point ou avoir un autre point de vue. Oui, tout à fait. Pouvoir avoir le comparatif, pouvoir peser le pour et le compte.

Quand je quand je vois, je vais pas nommer de certains journalistes de France 5 et cetera, mais quand je vois qu'il font la morale et qui et qui se comportent en comme des comme des des petits voyou, hein, comme des petits voyou quand ils sont mis en difficulté, euh je suis je suis assez fasciné, quoi. Ouais. Vous vous êtes un auditeur quand même de France à terre vous ? Je l'étais madame, je l'étais il y a 30 ans 25 ans, je le suis plus du tout hein. Bon, j'ai boycotté tout le tout le le service public. Mais quel moment ça a été stop pour vous ? Pour moi, ça a été stop dans les années 2005 suiv suite au au au vote du euh comment on appelle ça ?

C'était du référendum sur le traité la Constitution, excusez-moi, du référendum où il y a eu un accompagnement euh très policé en disant "Non, non, mais c'est un peu normal, il faut on est européen, le ils ont défendu le mondialisme." Bon, donc vous écoutiez pas parce que c'est ils étaient pas de votre avis. Pardon ? Vous écoutiez pas parce que vous retrouviez pas votre avis ? Est-ce qu'on doit écouter une radio parce qu'on retrouve son avis ? S'ils avaient cet avis là sur l'élection, il est là le problème du pluralisme.

Est-ce qu'on veut écouter ce qu'on a envie d'entendre ou est-ce qu'on est aujourd'hui on veut écouter ce qu'on a envie d'entendre et d'entendre toutes les hôpins, tout voilà. Est-ce que vous êtes d'accord avec moi aussi que vous avez quitté parce que vous entendiez pas ce que vous vouliez entendre. Pas du tout monsieur. C'est que moi je suis d'accord avec vous dans la mesure où moi je vous écoute à Sud Radio tout. va faire réagir peut-être Charlon rapidement.

Euh je voudrais simplement je voudrais simplement remercier monsieur pour pour ces mots et je vous avoue que ces témoignages de soutien moi m'ont aussi beaucoup fait tenir pendant ces 6 mois et malgré les pressions, c'est aussi ça qui m'a donné ma ma boussole. Donc merci infiniment et je ne peux que souscrire au propos de monsieur. C'est encore il y a encore récemment, on avait déjà passé à la commission d'enquête, c'était il y a quelques jours, quelques semaines à peine, Karim Risouli, le présentateur de C soir sur France 5 qui est une émission importante du service public, importante parce qu'elle traite d'information, de débat, de sujets de société.

Et bien Karim Rissoli de façon très décomplexée nous explique que dans le casre de l'élection présidentielle, ce soir tiendra un rôle dans la lutte contre le Rassemblement national et ces gens-là euh enfin comment des Pigas, on en parlera qui a fait euh de la lutte contre le Rassemblement national, son combat et qui est partie prenante effectivement dans Mediawane. Alors que Mathieu Pigia, c'est fondateur et son de la première société à qui France Télévision confie des émissions importantes aussi qui traitent d'information. C'est à vous, c'est dans l'air.

Donc tout ce petit monde assume totalement de violer la loi, de ne pas respecter le pluralisme, de faire du militantisme et on ne devrait rien dire. Et pour avoir le seul tort de poser cette questionlà, on se fait accuser de McCartills, le procureur. On continue d'en parler avec vous Charles Loncle, je jure de dire toute la vérité aux éditions Fillard, les coulisses donc de cette commission d'enquête. N'hésitez pas 0826 300 300 Sud Radio. À vous de le dire avec notre invité Charles Longue. Je jure de dire toute la vérité. 6 mois d'enquête les coulisses de cette cette commission sur l'audiovisuel public. On a tous suivi, chacun a son avis sur la question.

On essaie de voir un petit peu le vrai du faux. Vous avez juré de dire toute la vérité en tout cas dans ce livre et en fait je je l'ai sorti aussi parce que pendant ces 6 mois, j'avais une ligne de crête politique assez délicate où beaucoup à gauche et Macronist ont empêché on ont cherché à empêcher la création de cette commission d'enquête avant même que les premières auditions n'ient eu lieu. Donc, j'ai vu à quel point il y avait une hostilité qui allait être très présente pendant ces 6 mois et le rapport ne s'est joué n'a été voté qu'à une voix près alors que ce qu'il avait été censuré, c'est l'ensemble des auditions, des vidéos, des compte-rendus qui auraient aussi dû disparaître.

Donc étant sur une ligne de crête quand même très compliquée, je n'ai pas pu tout dire pendant ces 6 mois. Donc c'est aussi la raison pour laquelle je voulais absolument aboutir, faire aboutir ce travail et une fois qu'il l'a été, il y a eu le temps de la vérité avec la rédaction de ce livre où j'ouvre aussi les coulisses parce que je pense que c'est important aussi pour pour les Français de voir ce qui se passe une fois que les caméras sont éteintes et et de se rendre compte aussi de l'état dysfonctionnel de cette démocratie représentative.

avec beaucoup de pilité mais enfin c'est les menaces de mort c'est votre vie privée est allée des attaques même contre votre famille c'est c'est aller loin des attaques totalement mensongères effectivement je j'en veux beaucoup par exemple à Nag qui le lendemain de son audition est allé sur le plateau de quotidien Dianne Bartes et pour se venger proprement à inventer une profession engagement à mon père mais littéralement c'est-à-dire qu'il nous expliquait déjà que s'il avait été auditionné dans le cadre de la commission d'enquête c'est parce que soit-disant j'aurais un problème avec les personnes d'origine égyptienne et végan premier degré c'était même pas de l'humour de sa part il l'a dit l'a mis sur les réseaux sociaux ce qui m'a valu d'ailleurs une bonne une bonne cavale.

Et ensuite donc le lendemain devant Yan Bartel il explique que mon père aurait soi-disant soutenu ou travaillé pour Charles Pasquais et qu'il aurait fait passer des lois contre les Algériens. Moi je découvre ça devant ma télé le lendemain. Je me dis mais qu'est-ce qu'il invente ? Mon père n'a jamais fait voter la moindre loi. Il a jamais travaillé pour Charles Pasquis. Euh il était dans le corps préfectoral, il a servi l'État pendant à peu près 40 ans et donc de voir une telle infamie, une telle calomnie salir non pas euh euh moi, ma personne, mon rôle de rapporteur, mais euh que que ça se prenne et que ça contamine aussi à ma famille, à mon père, ça je l'ai pas supporté.

Mais on a on a l'impression que le monde est méchant et que vous êtes soit d'une naïveté ou soit alors d'une bêtise. Parce que quand on lit le livre, il va fort trahé par Jérémie Patrietus, il y a plein de gens qui vous mentent, vous êtes pas soutenu par Gael pas par Gael par Gaë Bron Pivet. On a l'impression que d'un seul coup un mur s'effondre et vous découvrez que le monde de l'audiovisuel est un monde violent et que le monde politique politique ou [rires] euh est aussi un monde violent. Vous êtes naïf ? Mais probablement, je pense qu'il y avait une grande part de naïveté au démarrage de cette commission d'enquête parce que j'ai peu d'heur de vol politique à mon actif.

J'ai été élu il y a 2 ans. Je suis un entrepreneur. J'ai monté une entreprise pendant à peu près 8 ans. J'ai dû justifier la moindre dépense. Ne serait-ce que 10 € devait être assumé. Il fallait rassembler un certain nombre de factures pour chaque contrôle. Enfin, c'est aussi ça le quotidien des entrepreneurs en France, c'est de se soumettre au contrôle, de tout justifier en permanence.

Et donc le jour où on m'a confié cette mission d'audit de politique publique, je me suis dit que ça allait être à peu près la même chose, que ces responsables publics qui sont payés sur l'argent des Français depuis des années allaient d'une certaine façon aussi coopérer que le Parlement allait protéger un peu l'indépendance de notre enquête. En fait, j'ai vu espèce de d'état d'irresponsabilité généralisé dans un climat d'impunité où les gens n'envoyaient pas les documents qui leur été demandés. Les plus hautes juridictions indépendantes comme la Cour des comptes ne coopérait pas. Au contraire refuser d'envoyer des correspondances.

La présidente de l'Assemblée nationale me mettait me rappelait à l'ordre euh sur l'antenne de de de Franceer le matin de même un député UDR étiqueté euh vous êtes pas naïf en effet forcément c'était aussi politique. [raclement de gorge] votre étiquette, mettez peut-être un doute sur votre partialité, impartialité surtout. Mais pour moi, il y a il y avait pas de gauche ou de droite. Quand vous vérifiez les salaires, quand vous demandez les marches, quand vous demandez les contrats, quand vous voyez que sur près de 2 milliards 5 d'euros d'argent public de budget de France Télévision, vous avez près d'un milliard qui est confié à des sociétés de production.

Donc en fait la privatisation que dénonce la gauche et les Macronilistes à longueur de temps est déjà à l'œuvre aujourd'hui sur le service public. euh France Télévision à 9000 salariés, mais ils externalisent une très grande partie leur élection. Donc à partir du moment où vous vous intéressez à ces conflits d'intérêt, quand vous dénoncez par exemple Bernard Henry Lévi qui est président du Conseil de surveillance d'Arté depuis 32 ans qui a fait décaler à deux reprises enfin rédiger à deux reprises les statut pour rester président du conseil de surveillance qui sur les 10 dernières années a vendu près de 750000 € de films et documentaires qu'il a lui-même produit à cette chaîne-là.

Vous avez pas l'impression d'être de gauche ou de droite quand vous dénoncez ça. Et pourtant, il y a eu un tir de barrage considérable des Macroniques de la gauche et de l'extrême gauche parce que j'osais m'intéresser et braquer un projecteur, un projecteur sur une forme de citadelle de gauche jusque là imprenable. Et ça, je vous avoue que oui, j'ai eu peut-être une naïveté de me dire que j'allais pouvoir embarquer tout le monde pour dénoncer ces conflits d'intérêt dénoncer que que là où vous avez senti que ça allait être vraiment compliqué, c'est quand vous vous attaquez à ce que vous veniez d'évoquer les les contrats justement avec les sociétés de production privée.

Là là, ça devient politique. Je pensais que sur le pluralisme, il y allait avoir un vrai débat politique, que tout le monde n'allait pas être d'accord sur la définition du pluralisme et sur la manière aussi de le respecter. Je pensais que sur les contrats, sur les conflits d'intérêt, sur les marges successives, je pensais que la gauche et la droite allaient se rassembler. Et en fait, ça a été tout l'inverse. J'ai vu qu'à mesure que j'approchais de l'examen des comptes, les députés en face se sont radicalisés, prenant la défense et fait et cause pour des superproducteurs milliardaires qui depuis des années s'enrichissent sur le service public mais ne rendent aucun compte.

Donc c'est aussi pour ça que j'ai vraiment vu ce que certains appellent le système, ce que d'autres préfèrent qualifier de société de connivance. J'ai vu un certain nombre d'acteurs, de personnes qui n'avaient pas forcément grand-chose à voir les uns aux autres, mais à partir du moment où l'un des leurs était attaqué, il fallait forcément reposter. Gillman de alors votre meilleur ennemi dans votre livre, c'est aussi d' Finern qui a fait bah le plus d'audition. Elle a été auditionnée trois fois si j'ai bien compté. Euh mais la dernière lors de sa dernière apparition, elle vous elle vous a adressé un un mot qui moi me semble très intéressant.

Je pense que ce souci tout à fait légitime de bien utiliser l'argent public n'oblige pas pour autant à jeter des gens en pâure. Que vous en preniez à moi comme vous le faites sur vos réseaux dans les articles de presse. Après tout, je suis la présidente de France Télévision, je dirais presque mon métier. Et que vous jetiez en pâure des salariés de France Télévision, je trouve qu'on pourrait faire les choses autrement. On a tous essayé de vous montrer ici qu'on respect cette commission d'enquête. Plus de 65 personnes sont venues. Nous avons répondu à vos multiples questions.

Je crois pas que qui que ce soit ce soit énervé dans les salariés de France Télévision qui sont venus ici répondre à vos questions parfois exigeantes. J'aurais attendu en retour un peu de respect. Alors quand elle dit on a répondu à toutes vos questions enfin rapidement parce qu'on a tellement de questions à vous poser et puis à Frédéric Fougera et Médi Raich qui nous ont rejoint dans ce studio. Les les débatteurs de la deuxème heure, vous avez pas eu une réponse à toutes les questions. Compris d'ailleurs les les documents que j'ai demandé, je les ai je ne les ai pas tous. Absolument.

Mais par contre en fait moi ce ce réponse m'est insupportable puisque pourquoi c'est les grands oubliés qu'on attaque le personnel quand même absolument.

Mais d'exliquer du alors que par ailleurs par ailleurs le premier syndicat de France Lévision euh qui est force ouvrière qu'on ne peut pas soupçonner d'être de droite dans les colones du Figaro à la fin de la commission d'enquête saluer le trail de cette commission et expliquer que vous avez appris beaucoup de choses qu'il était temps aussi de faire respecter les les salariés que les règles soient aussi respectées par la direction donc quand j'entends Delphin Arnut qui explique que ça mis en difficulté ça s probablement les salariés de duel public c'est faux que elle par exemple a été salie parce qu'on On a dénoncé ses suite au Majestique à 1700 [raclement de gorge] € la nuit qu'on a dénoncé sa prime de performance à près de 700 € alors que l'État dans un hôtel un peu moins cher 200 € moins cher j'ai vu 1700 cette année donc on voit qu'il font des efforts que par exemple la directrice de la fiction de France Télévision se sente oui forcément un peu malmenée parce que on apprend qu'elle passe ses vacances chaque été en Corse chez un producteur à qui elle confie un certain nombre de contrats que le directeur des opérations spéciales de France France Lévision se sentent mal mené parce que il y a des soupçons d'emploi fictifs chez France Lévision et qu'on apprend qu'il utilise aussi sa sa voiture de fonction à des fins privées que madame Darry Grand l'ancienne directrice de France se sente malmené parce queon dénonce le fait qu'elle a signé des contrats importants à une société de production qu'elle a ensuite été qu'elle a ensuite quitté France Télévision avec un chèque de près de 400000 € pour rejoindre la société dans laquelle elle avait signé un certain nombre de contrats que ces gens-là que ces super dirigeants qui sont frappés d'un sentiment d'impunité depuis des années se sentent mal menés par la commission d'enquête.

Oui, ça j'en convient. Mais que l'immense majorité des salariés eux se sentent heurés, je ne le crois pas. Et au contraire, j'ai eu beaucoup de témoignag puis d'ailleurs vous expliquez que vous aviez des témoignages un petit peu hein. Oui. Et c'est ce qui a permis d'ailleurs d'avoir ce travail exhaustif, c'est que beaucoup quasiment des lanceurs d'alerte m'ont m'ont transmis des informations au péril parfois de leur carrière parce qu'ils savaient que si leur nom sortait, ils n'auraient plus de contrat, ils n'auraient plus forcément de temps d'antenne. Je les remercie parce que c'est aussi grâce à eux qu'on a pu mener un travail aussi profond.

On marque une pause, on se retrouve dans quelques instants avec notre invité Charl Oncle. Sud Radio dire avec notre invité Charles à l'oncle. Je jure de dire toute la vérité sur ces 6 mois d'enquête sur l'audiovisuel public et Frédéric Fougera président du Tanken Paris auteur de C'est de la com 60 reçu nous a rejoint. Bonjour Frédéric avec Medy Raï analyste politique. Petite question peut-être Frédéric Fougera à Charles Loncle. Ah ben tout à fait. Alors avant de poser ma question à Charlalon, jeis juste préciser que je n'ai aucune sympathie a priori pour le groupe politique dans lequel il siège à l'Assemblée nationale.

J'ai aussi aucune aussi ça c'est dit j'ai aussi aucun a priori sur les questions que vous alliez poser pendant la commission d'enquête parlementaire sur le lieu visiel public. D'ailleurs, le seul fait d'imaginer qu'une question ne serait pas légitime, c'est un peu considérer qu'on aurait pas le droit de rendre des comptes sur l'usage de l'argent public et de l'argent des contribuables. Et évidemment, les contribuables ont le droit de savoir comment utiliser leur argent.

Mon analyse de communiquant, c'est que vous avez certainement dérangé le camp du bien autoproclamé dont l'image pour moi n'est pas sortie grandi de cette commission d'enquête et tous ceux qui ont jugé bon de vous attaquer en réalité prouvé que vous visiez juste et et sont venus alimenter vos propos et quand ceux qui ont voulu vous faire terre vous ont finalement rendu plus audible. Alors pour revenir sur ma question, je vois Stéphanie qui s'inquiète. Elle concerne le contrôle du pluralisme sur le service public. Et je parle du pluralisme réel, c'est-à-dire celui qui correspond à l'expression démocratique issue des élections et pas le pluralisme déterminé par des syndicats.

Et ma question c'est au regard de son de du bilan de son action, pensez-vous qu'une autorité administrative comme l'Arcom est aujourd'hui à la hauteur de l'enjeu ? Et dans le cas contraire, est-ce qu'il faudrait renforcer ses pouvoirs ou plutôt la supprimer au profit de recours direct devant la justice ? Charles Loncle, c'est une question qui est passionnante mais qui je pense pourrait nous prendre des heures, pourrait même donner lieu à une commission d'enquête sur aussi le le l'autorité de régulation. Je pense qu'il y a une vraie réforme à mener autour des pouvoirs de l'ARCOM, notamment 1, on ne peut pas demander à une autorité qui nomme de contrôler.

Il y a une sorte de mélange des genres. h ils sont responsables de la nomination par exemple de madame c'est compliqué d'envisager une forme d'indépendance totale et d'impartialité de leur part quelques semaines après une telle une telle décision de domination donc déjà s'il y avait une réforme à mettre en place c'est de séparer la fonction de nomination de la fonction de contrôle aujourd'hui assumée par l'arcom bonjour Philippe. Oui. Bonjour Stéphanie bonjour messieurs. Ça va être une question simple. Merci. Je voulais déjà féliciter monsieur Allong pour tout ce qu'il a fait. Je trouve c'était très intéressant et très instructif.

Et deuxième chose avec tout ce qui parallèlement à tout ce qu'il vient de dire et dans le prolongement de la transparence, qu'est-ce qu'il pense du refus de de en fait de la présidente de l'Assemblée et du président du Sénat que l'on sache ce qu'ils font de leur argent au niveau des frais. Alors d'abord merci beaucoup monsieur pour votre pour vos encouragements, pour votre soutien. Euh bon, moi effectivement, je j'ai voulu vraiment ouvrir ce couvercle qui n'avait jamais été ouvert.

Je pense que dans cette montter de la défiance complète que les Français peuvent exprimer vis-à-vis de leurs représentants dans cette ce sentiment de dépossession aussi que beaucoup de Français euh ont de leur service public, je pense que il y a un vrai choc de de confiance et de transparence à apporter. Donc j'ai pas bien compris effectivement la la réponse de Yel Brun PV, mais comme vous savez, j'ai pas bien compris beaucoup de réponses de Yel Brun PV quand on lui réclamait un certain nombre de commissions d'enquête sur des sujets peut-être qu'elle pouvait percevoir comme sensible, je pense à la fairestein qu'elle ait fermer la porte directement, je ne l'ai pas compris non plus.

Donc j'ai l'impression simplement que cette femme depuis qu'elle est à la tête de l'Assemblée nationale est en train de laminer vraiment le peu de le dernier vernis de confiance que les Français pouvaient encore nous accorder. Donc il est vraiment temps que tous ces gens-là rendent les clés. On est plus qu'à quelques mois mais j'espère vraiment que on tournera vite la page de de de cette confiance totalement sape. Mira, une question pour euh Oui. Alors, c'est un terme que vous avez employé tout à l'heure, le terme de système. Alors, cette commission d'enquête, moi je l'ai je l'ai comme beaucoup de français, beaucoup de personnes ont découvert ce qui était une commission d'enquête.

Donc déjà, il y a un travail de pédagogie qui a été très bien fait, même si des fois ça pouvait être très conflictuel. C'est un sujet qui a quand même pas mal passionné les Français et on voit aux auditeurs qui appellent. Donc ça déjà, il y a un énorme crédit à vous et sur ce sujet de la commission qui était très intéressant. Mais lorsque vous parlez de système, de manière général, j'ai envie de vous poser la question à quel moment vous vous constatez dans vos échanges et de ce que vous avez pu percevoir, à quel moment ce système commence ?

C'est que c'est quelque part un système qui s'auto-entretient, qui se défend mais voilà quand quand on regarde cette chose de l'extérieur, à quel moment ça commence concrètement ? parce que on voit la France Télé ou le service public comme quelque chose d'assez monolitique. Il y a plusieurs bah il y a plus c'est une sociologie assez différente entre les personnes qui sont à la tête, les exécutants, les acteurs privés qui tournent autour. On parle beaucoup de l'ARCOM. Donc tout ce système quand vous constatez en fait à quel moment vous constatez que ça devient une force et comment on pourrait finalement quelque part un petit peu casser même si c'est question un peu plus large ?

Il y a eu un moment assez précis effectivement, c'est quand j'ai pu voir que je faisais l'objet d'une tribune d'une pétition contre moi dans les colonnes du monde cosigné par 300 personnalités qui n'ont pas grandchose à voir les uns les autres si ce n'est qu'il particip à une sorte de petit microcosme mondin parisien. Donc il y avait des acteurs comme Bruno Solo, comme François Berléan, il y avait des producteurs. Donc qui qui a pas voulu être dans un restaurant avec vous hein ? François Berléant quand même cétait il pousse l'esprit de résistance et de Jean Moulin y compris dans les brasseries et dans les resté puisque le chef a le chef du restaurant n'a pas cédé.

Exactement et heureusement et je et je le remercie mais voilà, il y a eu cette pétition donc signé par des acteurs, des producteurs dont certains bénéficient d'argent public de de façon importante. Il y avait des politiques comme Noël Memer, comme Eva Julie, comme Christian Tobira, il y avait des haut fonctionnaires comme monsieur Jouillet, il y avait Julie Gaillet, il y avait les parents de Julie Gaillet, enfin voilà tout ce monde là en plus c'est un esprit familial remarquable ont signé une pétition expliquant qu'il fallait mettre fin à ma commission d'enquête. On n comprenait pas bien les motivations.

Vous avez aussi tout un milieu associatif, lui aussi lourdement subventionné, qui a multiplié les procédures en justice contre moi. On comprenait pas aussi pourquoi c'est ce ce monde là commençait comme comme un seul homme à se lancer. On a eu des professionnels du droit, soi-disant éminents, qui ont rédigé aussi une autre tribune expliquant que les commissions d'enquête étaient anticonstitutionnelles. Alors ce qu'ils ont oublié de rappeler malheureusement, c'est qu'elles sont bien inscrites pourtant dans la constitution à l'article 51-2.

Ça n'a pas empêché le lendemain Patrick Cohen sur France Interre de reprendre cette tribune justifiant aussi certains de ses silences en audition par la prétendue anticonstitutionnalité de de des des commissions d'enquête. Donc vous voyez, c'est quelques exemples mais il y a tout un monde, tout un écosystème assez hétéroclite qui s'est mis en branle pour aller jeter vraiment un voile de pudeur sur les dysfonctionnements, les gab les contrô droite hein. ce qui semble être dénominateur commun quand même. Oui.

Et je pense aussi dans un esprit vraiment de corporation et de copinage voyant que ils sont en train de perdre les uns après les autres, les unes après les autres leurs prérogatives, voyant qu'ils devront aussi probablement rendre des comptes dans quelques mois si l'alternance se fait jour. Ça fait 15 ans qu'il n'y a pas d'alternance. Ça fait 15 ans que ce sont exactement les mêmes personnes qui sont nommées aux responsabilités. Patron d'entreprise publique. Pourquoi vous dites pas je pour Marine Le Pen à ce moment-là ?

Pourquoi vous cassez pas les choses en disant je route pour Marine Le Pen mais je suis indépendant dans ce que je fais comme vous vous êtes indépendant à la gauche en suivant telle ou telle personne. Pourquoi vous l'avez jamais dit ?

Je pense que c'est un secret pour personne que l'UDR avec Eric Sioti on participe à l'Union des droites et on fera la campagne évidemment avec beaucoup d'enthousiasme de Marine mais vous racontez vos rencontres avec Marine Le Pen mais je je pense que ça ne fait pas l'objet de de doute que à l'UDR on est de droite qu'on est allié avec le Rassemblement national et et je ne l'ai pas caché mais mais voilà en tout cas sur cette réponse ce système j'ai vraiment vu de l'intérieur j'ai eu une sorte de traversée en eau profonde à la rencontre de ce que je préfère aussi appeler cette société de Gill a employé le terme alternance politique, mais est-ce que c'est l'alternance politique qui fait peur justement ?

C'est je pense et je crois vraiment à mesure qu'on se rapprochera de cette possibilité d'alternance. Ça fait 15 ans que ce sont exactement les mêmes personnes qui sont nommées, que ces mêmes personnes ne rendent quasiment aucun compte, queil y a une impunité qui est totale. Je pense que le seul fait de voir qu'ils seront peut-être qu'on qu'on va ouvrir des placards si les Français nous confient le mandat dans quelques mois, ça les terrifie au point de Méia One de la société de production de Nagi, on dit qu'ils ont raison d'avoir peur he parce que ils feront tout pour effectivement que les placards restent fermés à triple tour y compris en utilisant les méthodes les plus fallacieuses.

Moi, j'ai eu par exemple un certain nombre de procédures contre moi qui ne reposaient sur rien, qui pourtant ont fait un écho médiatique considérable au moment le plus important, le moment du vote du rapport. Bon, les plaintes ont été classées sans suite au cœur de l'été. Personne n'en a parlé. France Interre qui faisait toutes les 20 minutes un flash info le jour du vote du rapport pour expliquer que j'étais peut-être l'objet de de conflit d'intérêt. Ils n'ont pas fait une seule brève au cœur de l'été quand mon nom a été blanchicule. Mais Charles Lang, moi j'ai quand même une question parce que c'est vrai que Élise Lu n'a pas répondu sur son salaire. Nagy non plus, pas vraiment.

Vous dites il y a eu des serment qui ont été trahis. Ça ça reste l'être morte. Il y a il y a pas eu de plainte même de votre part. Enfin quand un serment est trahi, c'est des articles 40. Si effectivement on a l'obligation de déposer des articles 40 de saisir le procureur parce que ce sont des infractions pénales et donc je l'ai fait maintenant. Alors la la justice est indépendante donc mais je je j'espère effectivement que la procureur de Paris j'espère que le parquet se saisira de ces sujets parce que ils sont intérêt parce que c'est aussi comme ça qu'on restaurera la confiance vis-à-vis des Français.

Frédéric Fougera juste une question sur la politisation de la commission, on est bien d'accord qu'une commission d'enquête elle est pluraliste. Tous les groupes de l'assemblée sont bien représentés. Donc c'est pas une commission politique, c'est une commission qui représente l'ensemble des Français. On est bien d'accord. la juste représentation d'ailleurs des groupes de l'assemblée. Effectivement, ça a été pluraliste. Aucun groupe d'ailleurs n'a claqué la porte jusqu'au dernier jour de la commission d'enquête. Tous les groupes ont participé. C'est aussi pour ça que ça a été une une sorte de de de victoire. En tout cas, ça été un beau symbole.

J'ai accepté d'ailleurs que tous les groupes fassent une contribution dans le rapport qui a été remis, ce qui n'est pas chose obligatoire. Donc oui, l'exercice ça a été aussi pluraliste. OK. Donc on veut salir la la commission sous langue politique pour enfin pour salir plutôt son rapporteur. Mais donc c'est quand même bien de dire que cette commission sur le pluralisme dans l'audiovisuel public était bien pluraliste. Absolument. Je voulais quand même qu'on qu'on dise un petit mot aussi. Je sais pas si on a le temps rapidement de passer le son que vous aviez préparé Gill Gman page 129 TV/ash. Alors ça c'est quelque chose hein quand même que les Français sachent euh à quoi sert leur argent.

Oui, mais moi je trouve ça plutôt bien. Tv Mais oui, bah oui, mais parce que c'est vrai que vous avez trouvé la chaîne W ça. Oui, voilà. [rires] Non, mais vous avez trouvé la chaîne un peu W. Bah, moi je trouve que parler aux jeunes de façon moderne, ça peut être intéressant. Un extrait. Là, on est plus dans le [musique] contact. Oh pardon. Désolé de casser l'ambiance mais on a un gros problème là. On a les corps caverneux [musique] qui sont en train de se gorger de sans vitesse grand V. On va mourir. Non, on va bander.

44:06
Non speech

[musique]

44:07
Locuteur

Ah, à propos de bander, j'ai une petite anecdote, ça vous intéresse ? Figurez-vous qu'autrefois les hommes pouvaient être condamnés parce que ils n'arrivaient pas à bander et à faire des enfants à leurs femmes. Condamné par un tribunal de l'impuissance. Alors ça c'est donc France TV/AS lancé en 2018 pour les 15 35 ans he je dis bien 15 ans 17 millions d'euros de budget par an par an effectivement et c'est c'est vraiment la la vision c'est vraiment la traduction de la vision de Delphine Arnold qui nous explique que ils ne doivent pas représenter la France telle qu'elle est mais telle qu'on voudrait qu'elle soit.

On a donc des contenus qui euh incitent les jeunes, y compris les mineurs, à consommer de de la pornographie transsexuelle parce qu'elle serait soi-disant plus éthique. On a des contenus qui euh rendent la consommation de drogue relativement cool ou qui nous expliquent que c'est aussi un levier pour l'économie. On a des contenus qui nous expliquent qu'il faut arrêter de dire bonjour monsieur, bonjour madame parce que ça risquerait de mégrer la personne que vous avez en face. On a des contenus politiques qui relaient par exemple des cagnotes justice pour Adama Traoré. On a des contenus qui relaaient des pétitions pour appeler au rapatriment de de djihadistes et de le de leur famille.

Enfin, c'est vraiment une espèce de zone de non droit éditorial qui démontre en plus les dimensions totalement ringard des directeurs de France Télévision qui pensent qu'avec ce genre de contenu parfois obsène, [musique] souvent totalement ridicule et caricatural, ils arriveront à capter une partie de la jeunesse. Le problème c'est que ils violent la loi que ça coûte 17 millions d'euros par an au français et en plus que une très grande majorité des contenus ne sont pas regardés par les jeunes. En tout cas, si vous voulez en savoir plus sur les coulisses de cette commission d'enquête de visuel public, je jure de dire toute la vérité.

Charles l'oncle aux édition Fayard, merci d'être passé par le studio de radio. Il y avait plein d'appels, il y avait encore des auditeurs, on est désolé. Ça ça passionne vraiment les français en tout cas ce sujet de de l'audiovisuel public. Chacun a son avis sur la question. On se retrouve dans quelques instants avec mes débatteurs. Merci Charles.