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Asselineau enfin reconnu par les médias aprés le Débat Présidentielle (05/04/17)

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Elle est l'excès hier soir, un peu de l'ombre à la lumière. Alors comment avez-vous trouvé vous-même votre prestation ? Écoutez, moi j'aurais souhaité bien entendu pouvoir m'exprimer davantage, mais c'est un petit peu la règle du jeu.

J'ai trouvé que le débat avait été intéressant, bien mené, à peu près tout le monde a pu s'exprimer, et on aurait souhaité encore une fois dire bien davantage, mais moi je suis parvenu un petit peu à l'objectif que je m'étais fixé, c'est-à-dire que je suis parmi les 11 candidats le seul qui propose le Frexit, c'est-à-dire la sortie de l'UE de l'euro et de l'OTAN. Vous êtes le seul, il y a aussi la déconvénient, Marine Le Pen, alors qu'est-ce qui vous différencie ? On a bien vu hier que ni M.

Mélenchon, ni Mme Le Pen, ni M. Dupont-Aignan, ni aucune autre personne d'ailleurs ne proposent ce que je propose, c'est-à-dire de sortir de l'UE de l'euro par l'article 50 du traité de l'UE comme le font les Britanniques. C'est-à-dire sans référendum ?

Pourquoi faudrait-il faire un référendum ? Puisque les Français m'auront élu...

C'est l'ordre de la démocratie ? Non, non. Parce que les sondages disent peut-être qu'ils craignent de sortir de l'euro.

Non, non, les Français m'auront élu pour faire sortir la France de l'UE. Je ne vais pas faire ensuite un référendum pour demander aux Français s'ils sont d'accord pour que je mette en oeuvre le programme que je leur ai proposé et sur lequel ils m'auront élu. Mais c'est très important parce qu'on a vu notamment que Mme Le Pen, eh bien en fait, elle repousse maintenant la sortie de l'euro à nos élections italiennes de 2018, etc.

D'ailleurs même j'ai vu l'éditorial du journal Le Monde qui n'est jamais tendre avec moi, eh bien elle a noté, a montré que j'ai fait ressortir qu'il y avait quand même du bluff. Et puis M. Mélenchon et M.

Dupont-Aignan, eux aussi, ont montré qu'ils n'étaient pas disposés à sortir de l'UE. Alors à ce sujet, M. Asselineau, je voudrais vous faire écouter Pierre Gattaz qui a réagi ce matin, Pierre Gattaz, le patron du MEDEF, qui a réagi à votre proposition.

On l'écoute et on réagit tout de suite après. M. Asselineau, je n'ai qu'une seule idée en tête malheureusement, c'est le Frexit.

Donc c'est la sortie de l'euro, de l'Europe, de l'OTAN. Et il boucle sur le sujet. Donc on a été très frustrés au niveau de son programme économique qui est quasiment inexistant.

Donc il faut bien comprendre, et ça je m'adresse à Mme Le Pen, à M. Mélenchon et à tous ceux qui veulent nous faire sortir de l'euro, que le problème c'est la France et c'est la compétitivité de nos entreprises françaises avant tout. Et là donc nous sommes tombés sur un constat de désaccord, même si en effet M.

Dupont-Aignan a montré beaucoup de lucidité sur l'état de la France et l'état de l'économie française. Alors sans rentrer trop dans le détail, comment vous répondez à M. Gattaz ?

D'abord, j'ai vu que M. Gattaz n'a pas toujours écouté ce que je disais. C'est dommage parce que j'expliquais, et j'ai été d'ailleurs applaudi par les gens qui étaient au MEDEF ce matin, j'expliquais que l'euro va exploser.

Je suis entré dans des détails techniques qui, semble-t-il, n'étaient pas à la connaissance des personnes qui étaient là, notamment le fait que l'euro n'est pas...

Non, mais notamment le fait que l'euro n'est pas une monnaie unique, c'est une collection de monnaies nationales qui sont des créances sur les banques centrales nationales. Et je suis entré dans les détails de Target 2 pour tout vous dire. Toutes les personnes intéressées pourront aller sur notre site upr.fr pour voir ça.

L'euro va exploser et les Allemands sont extrêmement inquiets de la situation. Mais je voudrais revenir sur le débat d'hier, si vous me le permettez. C'est que moi, ce que j'ai noté, c'est qu'il y a eu une espèce de consensus qui s'est dégagé parmi les 11 candidats, c'est que l'Europe pose des problèmes.

Tout personne n'en a disconvenu. Deuxièmement, je n'ai pas été attaqué, si vous regardez bien. En fait, je n'ai jamais été contredit, en particulier.

Quand j'ai parlé du rapport sur les grandes orientations de politique économique, que j'ai à plusieurs reprises, à trois reprises, j'ai montré devant le public. Vous savez, on a eu des centaines, des milliers de connexions pendant la nuit sur notre site internet. Énormément de Français qui sont intéressés pour savoir ce qu'il y a dans ces décisions prises par la Commission européenne.

J'invite toutes les personnes intéressées à aller sur notre site upr.fr. Comment faites-vous d'ailleurs, M.

Asselineau, pour avoir autant de succès sur les réseaux sociaux ? C'est incroyable. Vous n'êtes pas dans les têtes d'affiches pour les sondages, mais pour autant, sur les réseaux sociaux, vous drainez énormément de monde.

Et notamment, sur votre chaîne YouTube, vous avez 40 000 abonnés, alors qu'à titre de comparaison, Emmanuel Macron n'en a que 15 000. C'est exact. Et on va bientôt dépasser les 11 millions de vues, alors que M.

Macron n'a que 1 million de vues. Comment vous faites ? Vous savez, je vais faire ce soir un meeting à Toulouse.

J'en ai fait un l'autre jour à Montpellier. On nous avait en fêté les 10 ans de l'UPR le 25 mars dénié. Vos confrères, les journalistes qui ont été présents, ont été sidérés.

À Montpellier, on avait 750 places. En fait, il y a 1 200 personnes qui sont venues. Il y a eu 300 personnes qui n'ont pas pu entrer.

C'est-à-dire que sur le terrain, ce n'est pas du tout les sondages officiels. Vous les profite d'ailleurs type de vos militants ? Ils sont jeunes ?

Il y a de tout. Franchement, c'est la France. Comme avait dit Malraux, vous savez, en parlant du parti gaulliste, c'était le métro à 6 heures du soir.

En fait, c'est la France. On a beaucoup de jeunes, c'est exact. Mais on a des gens venus de tous les horizons, beaucoup de gens de gauche, des gens du sang, des gens de droite.

On a des gens, beaucoup également de Français d'origine immigrée qui se retrouvent dans ce discours de large rassemblement, franchement. Et puis j'insiste sur le fait que les sondages que vous évoquez, à ma foi, ne sont pas confrionnés par les sondages en ligne. Moi, j'ai vu qu'hier, à l'issue du débat, il y avait un sondage tout de suite qui est sorti.

Oui, au final, il était à 4%. Voilà. On était à peine sortis qu'il y avait déjà des sondages.

Moi, je vois que sur les sondages en ligne qui ont été faits par un certain nombre de médias sur le résultat du débat d'hier, j'arrive parfois avec une très très bonne cote parce que beaucoup de gens découvrent avec moi le retour de la politique sérieuse. Moi, je ne prends pas les Français pour des...

Je ne les traite pas de façon marketing. J'entre dans les détails. Alors ça a peut-être fait sourire certains hier.

Je citais des articles des traités, des articles de la Constitution. Et puis vous avez notamment fait un coup d'éclat en fustigeant les candidats qui étaient endettés pour financer leur campagne. C'est vrai.

Écoutez...

Vous prenez une indépendance pour les bords. Écoutez, comment M. Fillon peut-il avoir le culot de venir dire aux Français, laissez-moi faire, moi je vais gérer la France, je vais réduire la dette, alors qu'il n'est même pas fichu de gérer correctement les Républicains.

Les Républicains, c'est un pays qui...

C'est un parti qui est en...

Mais ce n'est pas lui qui gère les Républicains. Non mais attendez, c'est quand même son parti politique. Il est quand même entouré.

C'est un parti qui est en faillite. Ils ont 67 millions d'euros de dettes bancaires et une situation de dette négative. Des fonds propres de moins 29 millions.

Et vous, pour financer votre campagne. Mais comment vous faites pour payer les affiches, pour payer les déplacements ? Comment faites-vous ?

Eh bien, nous avons lancé une collecte. Moi, je n'ai pas l'ambition de dépenser 23 millions d'euros. Donc ce sont vos militants qui cotisent ?

Oui, oui, absolument. Et les affiches sont collées par nos militants. Parce que les autres, ils n'ont plus de militants.

Donc ils sont obligés, en plus de ça, de payer des sociétés pour faire du collage d'affiches. Voilà la situation. Mais les affiches, vous les achetez quand même ?

Oui, bien sûr. Mais vous savez, ce n'est pas ça qui coûte le plus cher. Le plus cher, c'est le collage d'affiches par des sociétés.

Nous, on le fait avec nos militants. Et puis par ailleurs, eh bien, qu'est-ce que vous voulez ? On économise.

Par exemple, le 25 mars dernier, à Porte-de-la-Villette, on a fait un grand meeting énorme. Mais qui, je crois, a coûté à peu près 5 fois moins cher, au même endroit pourtant, que les Républicains, qui avaient réuni à peu près le même nombre de personnes. Sauf qu'eux, ils ont sans doute moins de soucis.

On leur a compris, monsieur. Vous n'êtes pas endetté. Merci, François.