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interviewThinkerview· 10 mars 2017 99 min

François Asselineau : Présidentielle 2017 sans filtre ?

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:20
Présentateur

François Asselineau, bonjour. Nous vous recevons aujourd'hui pour une chaîne YouTube qui s'appelle Thinkerview. Nous passons d'ailleurs un bonjour à votre communauté qui nous a chaudement recommandé maintes et maintes et maintes et maintes fois votre venue chez nous. Mais on leur a expliqué qu'on ne faisait pas les politiques, mais qu'exceptionnellement pour 2017, nous allons faire les présidentiables.

0:42
François Asselineau

Comment allez-vous ? Ça va bien, mais je peux réagir tout de suite à ce que vous avez dit. Allez. Communauté, je ne sais pas tellement ce que ça veut dire. Nous, on a des citoyens français de tous les horizons. Je sais qu'il y en a certains qui sont parfois insistants. Mais ce n'est pas moi qui le demande. Je ne donne pas des instructions sur le thème « aller assaillir tel ou tel ». Non, ce qui est vrai, c'est qu'il y a beaucoup, beaucoup de gens, et de plus en plus, qui nous rejoignent.

Il y a un sentiment d'extrême injustice parmi les gens qui découvrent nos analyses, et mes analyses notamment, et mes conférences, parce qu'ils ont le sentiment que moi, je dis des choses que ne dit aucun autre responsable politique, et je ne passe dans absolument aucun grand média audiovisuel, vous l'avez noté. Vous êtes passé sur « on n'est pas couché », c'est ça, non ? Je suis passé une fois chez Tadei, c'était il y a 3 ans, et encore, il m'a exprimé au bout de 20 minutes avant la fin, en disant « je crois que vous avez un rendez-vous ». Alors il y a des gens qui m'ont après, qui m'ont dit « mais enfin, président, pourquoi vous êtes parti 20 minutes avant la fin ?

» Pourquoi vous avez pris un rendez-vous ? Je n'avais pas de rendez-vous, c'est simplement qu'ils m'avaient laissé sortir 20 minutes avant la fin, très gentiment d'ailleurs, enfin ils étaient venus retirer l'oreillette, et puis je suis passé, c'était en septembre 2014, donc il y a 2 ans et 3 mois maintenant, je suis passé chez Ruquier, à « on n'est pas couché », dans une émission qui avait été enregistrée dans les conditions du direct, c'est-à-dire 55 minutes, et puis le produit final, ça a été 18 minutes, et il y a eu des coupes qui ont complètement dénaturé, d'ailleurs, ce que j'avais dit, voilà. C'est les 2 fois où je suis passé.

2:15
Présentateur

Chez nous, c'est dans les conditions du direct, on ne coupe pas, c'est un one-shot, on est payé par personne d'ailleurs, on n'a pas d'agence de communication qui nous paye pour faire des interviews pour les primaires, ou je pense à certaines autres chaînes YouTube, donc ici, on est 100% bénévole.

2:30
François Asselineau

C'est comme une UPR, 100% bénévole et payé par personne.

2:35
Présentateur

On a le temps de pouvoir délayer certaines idées. On va commencer avec vous, vous êtes notre dernier de la journée, et comme vous étiez à l'heure, contrairement à d'autres, on va bien prendre le temps. Qu'est-ce qui se passe avec la France ? On est face à une primaire de droite, une primaire de gauche, et puis des petits partis qui émergent à gauche, à droite, donc vous, vous êtes depuis très très longtemps dans la caste politique, ça fait combien de temps que vous êtes aux fonctionnaires ?

3:00
François Asselineau

D'abord, il faut faire, à mon avis, la différence entre un haut fonctionnaire et ce que vous appelez la caste politique. Moi, je suis haut fonctionnaire depuis que je suis entré à l'ENA, c'est-à-dire en 1983, c'est-à-dire que ça fait un tiers de siècle, 33 ans. Et je suis entré à l'ENA parce que j'avais fait HEC, puis après j'avais été au Japon, et puis j'avais eu envie de présenter le concours de l'ENA pour entrer au Quai d'Orsay et devenir diplomate. Mon rêve, à l'époque, était un jour de devenir ambassadeur de France au Japon. Vous parlez japonais ? Un petit peu japonais.

Un haut fonctionnaire, c'est quelqu'un qui, normalement, doit obéir au pouvoir politique, quel qu'il soit, de droite ou de gauche. Voilà. Donc quand on fait l'ENA, moi, j'ai fait l'ENA. Je suis sorti deuxième de la voie de l'administration économique, de la promotion 83-85, à baptiser la promotion Léonard de Vinci. Et ensuite, j'aurais pu prendre le ministère des Affaires étrangères, comme c'était mon rêve premier. Mais comme quand on sort très bien de cette école, vous le savez sans doute, on peut prendre ce que l'on appelle un grand corps de l'État, c'est-à-dire le Conseil d'État, l'Inspection Générale des Finances ou la Cour des Comptes.

Et comme j'étais plutôt de formation économique, j'ai pris l'Inspection Générale des Finances.

4:22
Présentateur

Vous êtes à jour avec votre déclaration d'impôt ?

4:24
Locuteur

Oui.

4:25
François Asselineau

Moi, je pense que ce serait difficile pour un inspecteur général des finances de remarquer tout est possible.

4:30
Présentateur

Votre déclaration de patrimoine ?

4:32
François Asselineau

Oui. Vous êtes à jour ? Oui, enfin, des déclarations de patrimoine, on n'a pas spécialement... Je le ferai pour l'élection présidentielle. Mais on n'a pas spécialement à le faire en plus, enfin, pas plus qu'un autre administré, d'un autre conseil.

4:44
Présentateur

Vous avez un casier judiciaire ?

4:45
François Asselineau

Vierge. 100% ? 100% vierge. D'ailleurs, j'en fais un argument quand je vais voir des maires en leur présentant. Alors, ils sont un peu éberlués en disant « Mais on ne vous demande pas ça ». Je dis « Mais moi, je vous le donne », parce que je considère qu'il est tout à fait scandaleux qu'on demande des casiers judiciaires vierges pour des quantités de professions en France, artisans taxis, sapeurs-pompiers, gendarmes, policiers, quand on présente le concours de l'ENA pour devenir agent d'accueil de la SNCF, etc., etc., etc., pour s'occuper aussi d'enfants, etc. — Quel âge vous avez ? Moi, j'ai 59 ans. Mais je termine mon propos. Je trouve que c'est scandaleux d'avoir ça.

Et puis que vous pouvez être élu de la République et éventuellement chef de l'État et avoir un casier judiciaire noir comme du charme. D'ailleurs, j'en profite pour dire que nous, à l'UPR, quand on ira aux législatives ou à la présidentielle, tous les candidats doivent avoir un casier judiciaire vierge. Voilà. Mais peut-être revenons à ce que vous disiez auparavant. C'est-à-dire que j'ai été... Enfin, je suis haut fonctionnaire. Et un haut fonctionnaire, c'est pas quelqu'un qui fait partie de la caste politique. C'est quelqu'un qui, normalement, est censé... Parce qu'il a subi des filtres, il a suivi des concours difficiles.

C'est quelqu'un qui, normalement, est capable de présenter au plus haut niveau de l'État... D'abord de gérer l'administration à haut niveau, au niveau de sous-directeur, directeur adjoint, directeur d'une administration centrale, dans tous les ministères. Et c'est quelqu'un qui, normalement, est capable de présenter, de faire passer au ministre des notes qui doivent être, normalement, assez concises et très claires pour expliquer la situation et pour lui demander des instructions en lui faisant des propositions.

6:18
Présentateur

C'est ça. Comment ça se passe au sein de l'UPR ? Il y a un leader charismatique qui est François Asselineau qui règne d'une façon dictatoriale sur son parti. Vous avez des assemblées constituantes. Comment ça se passe chez vous ? Alors... Est-ce que vous avez évincé des gens qui tournaient trop autour du pouvoir de l'UPR ?

6:34
François Asselineau

Non. Alors déjà, le coup du leader charismatique, il faudrait savoir. Parce que depuis que j'ai créé l'UPR il y a 10 ans...

6:41
Présentateur

On vous a tout reproché sauf d'être charismatique, c'est ça ?

6:43
François Asselineau

Voilà. En général, on m'a dit que j'avais... Enfin, je connais des... J'ai vu circuler sur Internet des gens qui disaient que j'étais un excellent professeur mais que j'étais pas un homme politique. Des gens que j'avais un charisme de nul et si et ça. Bon. J'ai vu... Parfois, ça m'arrive encore de recevoir des courriels ou des courriers, assez rarement maintenant, mais quand même, de gens qui sont dans des zones très rurales et qui me disent « Vous ne savez pas vous y prendre pour créer un parti politique ». Bon, très bien. Mais ils ont fait quoi, eux, pour me donner des conseils ? Il n'en demeure pas moins qu'eux. Arrêtons les qualificatifs.

Il y a un moment à partir duquel il faut prendre en compte la réalité. La réalité, c'est que j'ai créé un mouvement politique à partir de rien. Sans argent, sans soutien médiatique, sans aucun soutien politique. Entre-temps, j'avais fait du cabinet ministériel. Et puis vous avez peut-être m'opposé des questions là-dessus. Et puis je m'étais rapproché de la sphère politique. Ça, c'est tout à fait exact. Mais j'ai rompu avec les gens que j'avais connus. Je n'ai pas eu le moindre soutien politique. J'aurais même plutôt eu des entraves à mon action. Et donc j'ai fait ce mouvement politique. Normalement, je n'aurais dû arriver à rien. Tout le monde m'a dit « Vous n'arriverez à rien ».

Quand j'ai créé l'UPR le 25 mars 2007, Mme Marie-France Garraud, que je ne connaissais pas beaucoup, mais un petit peu, je l'avais vu ici ou là. Je lui avais proposé de venir au congrès fondateur de l'UPR le 25 mars 2007. J'espérais que ça donnerait un petit peu de lustre à ce... Et je l'avais eu au téléphone. Et elle m'a dit « Non, monsieur, je ne viendrai pas à votre congrès ». Alors j'avais dit « Une heure au téléphone ». J'ai dit « Pourquoi ? ». Elle m'a dit « Parce que vous n'arriverez à rien ». Je lui ai dit « Je vous remercie de ces encouragements qui me vont droit au cœur ». Elle m'a dit « Mais ne le prenez pas mal ».

Je lui ai dit « Non, je le prendrai très bien, mais pourquoi est-ce que je n'arriverai à rien ? ». Et elle m'a répondu « Parce que monsieur, on ne peut plus créer de partis politiques en France, parce que vous n'aurez ni l'argent, ni les médias ». De fait, je n'ai pas eu l'argent. Je ne suis financé que par les gens qui me font confiance, que par les Français. Et le moins complétant, c'est que je n'ai pas les grands médias. Je commence à avoir maintenant... On commence à avoir des médias régionaux. Combien vous gagnez d'argent ? Net ? Par l'UPR, zéro euro. Par l'UPR, zéro. Par mon salaire. J'ai un salaire de haut fonctionnaire, d'ailleurs. Je ne suis pas là pour faire pleurer sur mon sort.

Combien ? Je n'ai pas très envie de le dire. Ah ben, il faut le dire. Non, je n'ai pas spécialement envie de le dire. Mais c'est un salaire que, d'ailleurs, tu as suffis à trouver. En tout cas, sachez que c'est nettement moins que 10 000 euros. Et que par moi...

9:17
Présentateur

Et c'est nettement plus que 5 000.

9:20
François Asselineau

La vraie vérité... Vous savez quoi ? La vraie vérité, c'est qu'on m'a retiré mes primes. Et les primes, dans la haute fonction publique, c'est un moment important. Voilà. Et on m'a retiré mes primes. J'ai eu un chef de service, par exemple, qui m'a retiré mes primes au moment des élections européennes. Parce que j'avais mis... J'étais candidat téloïste. Et puis j'avais mis mon nom, François Sineau, inspecteur général des finances. Voilà. Et normalement, il faut mettre sa profession. Mais moi, elle m'a appris, je ne le savais pas, que, paraît-il, il y a une déontologie à l'inspection qui est de ne pas mettre sa profession. Voilà. Enfin, j'aurais dû mettre. Mais alors maintenant, je mets...

Alors, j'étais candidat au régional. J'ai mis que j'étais haut fonctionnaire. Voilà. Donc je suis plus vague que ça. Voilà. Donc on en était à... On en était à un peu charismatique.

10:12
Présentateur

Quand sur Internet, on nous a objecté, nous, de recevoir François Asselineau, alors on a répondu qu'on recevait qui on voulait, quand on voulait, mais on nous a reproché de recevoir un confusionniste qui propageait les complots partout, qui n'aidait pas l'Internet à avancer. Qu'est-ce que vous avez à répondre à ces gens-là ?

10:43
François Asselineau

Ben d'abord, ces gens-là... Confusionnistes. Qui sont-ils ? Qui sont les gens qui parlent de confusionnisme ? Moi, s'il y a bien quelque chose que j'ai apporté, me semble-t-il, c'est justement de préciser, de faire... de chasser la confusion. Vous savez, il y a des gens qui me traitent de gourou et de secte. Il faut porter plainte. Alors, oui, mais c'est difficile de porter plainte, parce que d'abord... Enfin, on en reparlera, si vous voulez, mais juridiquement, c'est assez difficile. Mais secte et gourou, moi, j'ai regardé ce que c'était qu'une secte et un gourou. Donc je me suis renseigné.

Il y a un organisme interministériel qui s'appelle la Mivilude, Mission Interministériel de Lutte contre les Dérives Sectaires. Je me dis, qu'est-ce que c'est qu'une secte et qu'est-ce que c'est qu'un gourou ? Une secte, la caractéristique numéro un d'une secte, c'est que c'est un organisme, une association, un groupe humain qui affaiblit le sens critique de ses adhérents. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'UPR, c'est exactement le contraire.

C'est-à-dire que je passe depuis 10 ans mon temps à donner le maximum d'informations à tous les gens qui m'écoutent, qui me font confiance, pour affûter leur sens critique, pour qu'ils découvrent, par exemple, un par un, les articles des traités européens. — C'est une politique de discrédit qu'on a lancée contre vous ? — Bien sûr. Mais je termine mon propos. Premièrement, une secte, c'est ça. Ça affûte. Normalement, ça doit affaiblir le sens critique des adhérents. C'est le contraire que je fais. Deuxièmement, la deuxième caractéristique d'une secte, c'est qu'à la tête, il y a un gourou. Et le gourou présente deux particularités.

Donc le point numéro deux, c'est que le gourou est quelqu'un qui aime l'argent et qui se fait donner plein d'argent. Je vous ai dit à l'instant que moi, ça m'a coûté de l'argent, honnêtement. Et compte tenu du PDI que j'ai, HEC, ENA, Inspection générale des finances, normalement, je devrais être dans une grande banque française et gagner des sommes inimaginables. — C'est quoi une somme inimaginable ? — Une somme inimaginable, c'est Frédéric Oudéa, inspecteur général des finances comme moi, qui est à la tête de la Société Générale Président. Et aller voir les échos. Je raconte pas quelque chose de très indiscret puisque c'est plus sur la place publique.

Challenge ou les échos, je crois qu'ils gagnent quelque chose comme 260 000 euros par mois. Voilà. — Une broutille. — Une broutille. Personnellement, je trouve que ce genre de salaire est assez indécent et assez scandaleux.

13:11
Présentateur

— À partir de combien un salaire devient indécent ?

13:13
François Asselineau

— Moi, je trouve qu'un salaire devient indécent à partir de quoi ? Je dirais... Je trouve qu'au-delà au-delà de 40 000 euros, 50 000 euros par mois, ça fait quand même beaucoup. — Net ? — Ouais, net. Net. Je trouve que 50 000 euros. C'était d'ailleurs, je crois, 30 000 euros, 40 000 euros, c'est à mon avis, c'est le salaire que gagnaient les dirigeants de grandes entreprises publiques à peu près. Mais maintenant, dans le privé, vous avez des gens qui gagnent comme ça et même bien davantage sans compter les stock options, etc.

Donc vous avez une toute petite partie de la population mais qui se chiffre en quelques milliers de personnes, quelques centaines peut-être de personnes qui gagnent des sommes tout à fait considérables. Je termine encore mon truc sur le gourou parce que le gourou, donc c'est un deuxième point, c'est qu'il veut de l'argent. Moi, ça m'a coûté. Et le troisième point, c'est qu'un gourou, il exige de ses adhérents, de ses fidèles, une obéissance aveugle, quoi qu'il puisse dire et faire. Alors moi, excusez-moi, mais si demain... Moi, quand j'ai créé l'UPR, j'ai fait un cadrage très précis avec une charte fondatrice en fixant quels sont les objectifs du mouvement.

Sortir de l'UE, sortir de l'euro, sortir de l'OTAN. Depuis 10 ans bientôt, ça va faire 10 ans le 25 mars prochain, je n'ai jamais varié d'un iota sur ces questions. Je ne l'ai jamais varié. Et mon programme politique que j'ai présenté en 2011 n'a pas été non plus varié d'un iota. Si demain, je commençais à dire « Finalement, on va faire... » En fait, vous savez, finalement, il vaut mieux une autre Europe. Finalement, je me suis un petit peu trompé. C'est un peu excessif. On ne va pas sortir de l'UE. On va proposer une autre Europe comme tous les autres. Ou alors, je vais faire alliance avec des gens qui ne proposent justement pas de sortir de l'Europe.

Ou bien, c'est un mouvement qui se fait un mouvement de rassemblement national au-dessus du Québec, de droite, de gauche. Et si je disais demain, finalement, je vais faire alliance avec M. Mélenchon et les communistes. Ou je vais faire alliance avec Mme Le Pen ou avec M. Dupont-Aignan ou avec je ne sais pas qui. Il y aurait 80% des gens qui sont à l'UPN, de nos adhérents, qui renverraient leur carte. Parce qu'ils sont devenus... Ils sont extrêmement... J'ai affûté le sens critique. Alors, quand j'ai vu ça, je me suis rassuré. Je me suis dit « Mais je suis justement le contraire exact de ce qu'est une secte et un gourou.

» Mais si vous voulez bien poursuivre ce raisonnement, regardez par exemple le Parti socialiste. Le Parti socialiste avec Hollande. Est-ce que le Parti socialiste, c'est un organisme qui affûte le sens critique de ses adhérents ? Pas du tout. Au contraire. Ils passent leur temps à faire du blougi-blouga en n'y comprendant rien. D'ailleurs, c'est pareil pour les autres partis politiques. Des slogans politiques vides de sens. Regardez Macron. C'est du délire. Vous allez sur le site de Macron, il n'y a rien. Le type, ce sont des propos généraux du style « Oui, la France doit se mettre en marche. » Enfin, rien.

16:12
Présentateur

Vous ne voulez pas nous pousser un petit cri à la Macron, là ? Non, non, non.

16:16
François Asselineau

Je ne suis pas hystérique. Mais ça, c'est une secte. C'est-à-dire... Macron est une secte ? Ça ressemble à une secte. C'est-à-dire, c'est fondé sur... On annihile le sens critique des gens. D'ailleurs, on va peut-être en parler, mais s'il y a bien quelque chose que l'UPR a apporté sur la scène politique, c'est au contraire d'affûter constamment, constamment, constamment le sens critique des gens pour qu'ils ne se fassent plus avoir. Bon, allez. Je reprends la parole. Et puis, je termine sur Hollande. Hollande et les gens du Parti Socialiste fait pareil des Républicains. Est-ce que, oui ou non, ils sont attirés par l'argent ? Oui, ils sont attirés par l'argent.

Il faut bien payer les coiffeurs, quand même. Et troisièmement, ils ont tout du caractère du gourou puisque lorsque Hollande dit une chose puis son contraire, les gens sont priés de suivre. Vous vous rappelez ce troisième critère ? Le gourou, c'est quelqu'un qui demande l'obéissance de ses adeptes, quoi qu'il puisse dire et faire. Hollande, il dit mon adversaire, c'est la finance au discours du Bourget en début 2012. Bravo ! Après ça, il nomme Macron et il faut approuver. Il a dit tout et son contraire et les adeptes sont obligés de suivre. C'est-à-dire que la réalité, c'est que c'est les socialistes, c'est les républicains qui, en fait, ont toutes des caractéristiques d'une secte de gourou.

C'est ça, la réalité. D'accord.

17:38
Présentateur

Vous, François Asselineau, vous sortez, vous restez dans l'Europe, vous faites quoi ? Non, on en sort.

17:44
François Asselineau

C'est la quintessence même.

17:45
Présentateur

Comment vous allez sortir avec vos petits bras, comme ça ?

17:47
François Asselineau

Pourquoi mes petits bras ? D'abord, je n'ai pas spécialement des petits bras. Deuxièmement, deuxièmement, j'applique des traités. Voilà. Il y a un article, l'article 50 du traité de l'Union européenne qui dit que tout État membre peut quitter l'Union européenne conformément à ses règles constitutionnelles. Eh bien, j'applique un article. Voilà. Point. C'est une clarté absolument limpide. Personne ne peut, même mes pires adversaires... Ça ne va pas être le bordel ? Mais ça, c'est autre chose. C'est peut-être pour ça que les autres ne veulent pas sortir. Non, mais attendez. Ça, c'est un deuxième... On va en parler. Au contraire, je ne veux parler que de ça.

18:21
Locuteur non identifié

Mais il y a déjà

18:22
François Asselineau

un point fondamental qui est très, très important à comprendre. Je suis le candidat du Frexit. Aucun autre dirigeant politique français ne propose ce que je propose et je le propose ce que je ne propose pas. Attention,

18:37
Présentateur

on demande à tout le monde.

18:38
François Asselineau

Oui. Vous êtes sûr ? Bien sûr. Marine Le Pen, elle reste dans l'Europe ? Vous savez ce qu'elle fait Marine Le Pen ? Elle est comme M. Mélenchon. Alors, M. Dupont-Aignan, lui, il dit non, non, il est contre, lui, il veut rester dans l'Europe. C'est clair. C'est clair dans le fait... Mais Marine Le Pen et Mélenchon, ils embrouillent, c'est l'embrouillamie générale. C'est-à-dire qu'ils disent on y reste, mais si ce n'est pas bien, on en sortira. Peut-être un jour, en fonction des conditions de température et de pression. C'est-à-dire qu'on ne sait rien. Voilà. M. Mélenchon a lancé récemment un slogan « L'Europe, changeons-la ou quittons-la ». C'est vicieux.

C'est extrêmement vicieux parce que c'est vraiment pour ratisser l'âge. Ce que moi, j'explique, c'est que l'on ne peut pas changer l'Europe. C'est ça que j'apporte notamment parmi beaucoup d'autres choses que j'apporte au débat. Et ils le savent très bien. Je veux dire, M. Mélenchon, rappelez-vous, il avait appelé pendant la campagne présidentielle de 2012. Il disait qu'il fallait changer, absolument changer le TSCG, vous vous rappelez, etc., etc. À 20h37, le soir du premier tour, il a appelé à voter Hollande sans dire un mot sur le TSCG, sans aucune condition. D'ailleurs, Hollande n'a même pas modifié le TSCG parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas le modifier.

Vous savez, c'était ce traité qui avait été signé. Mme Le Pen, c'est pareil. Le Front National, c'est devenu d'ailleurs n'importe quoi. Pourquoi ? Puisqu'on ne sait plus qui dit quoi. C'est la tactique, mais poussée à son paroxysme, la tactique des lieutenants. Vous savez, ce que c'est la tactique des lieutenants ?

20:05
Présentateur

On ne les entend pas beaucoup, là.

20:06
François Asselineau

C'est-à-dire ? Oui, en ce moment, on ne les entend pas beaucoup. Parait-il que c'est une stratégie pour après réapparaître. Mais ils vont avoir du mal parce que là-dedans, ça tire à eux et à dia. Vous avez M. Philippot qui, de temps en temps, me pique un certain nombre d'analyses. Une fois, d'ailleurs, il était venu, il y a 3-4 ans, il y avait eu une soirée à Paris. Il était caché derrière un pilier. Il y a des gens qui étaient allés voir et qui se vous faites là. Ils prenaient des notes sur ce que je disais. C'était grandiose. M. Philippot, de temps en temps, prend un certain nombre de mes analyses. Et lui, il peut arriver qu'il dise qu'il va falloir sortir de l'euro, etc.

Mais au même moment, vous avez Mme Marion Maréchal-Le Pen qui dit « Non, pas du tout. On ne va pas sortir de l'euro. Du moins pas maintenant. » Vous avez M. Gendre Marine Le Pen, elle dit quoi ? Marine Le Pen, il faudrait lui poser la question. Actuellement, aux dernières nouvelles, ce que j'ai vu, c'est qu'ils disent « On va utiliser l'article 50. » Ça, c'est pour essayer de nous piquer des gens. Mais elle dit « On va utiliser l'article 50 pour renégocier les traités. » Déjà, c'est se moquer du monde. Ils ont besoin des gens de chez vous au Front National ? Mais ils sont inquiets. Comme chez Mélenchon, comme chez Dupont-Aignan, ils sont inquiets. Et puis comme d'ailleurs.

Vous leur faites peur ? Je pense que oui. Je pense que oui, parce qu'en fait, nous sommes sur une voie ascendante. On a eu 1 002 nouveaux adhérents au cours du mois de novembre dernier. Là, il y a quelques... Le dernier mois, au mois de novembre, on a eu 1 002 adhérents dans le mois. Ils cotisent à combien chez vous ? La cotisation moyenne, c'est 30 euros. Mais il y en a qui adhèrent à 10 parce que c'est les chômeurs ou les étudiants qui sont à 10 euros pour l'année. Et puis, il y a la cotisation de soutien à 60 euros. Il y a quand même pas mal de gens qui font la cotisation de soutien.

21:49
Présentateur

Vous avez combien dans vos caisses en ce moment ?

21:52
François Asselineau

En ce moment, de mémoire, je crois qu'on a quelque chose comme 170 000 euros. C'est votre trésor de guerre ? Oui. Et là, on a lancé un appel à dons pour financer la campagne présidentielle et les campagnes législatives.

22:05
Présentateur

Vous en êtes à combien au niveau de vos parrainages ?

22:07
François Asselineau

Ça, je ne vous le dirai pas parce que c'est quelque chose que nous considérons comme tout à fait stratégique. Ce que je vais vous dire, c'est ce que je dis à tout le monde. C'est-à-dire que nous en avons beaucoup. Beaucoup. C'est quoi beaucoup ? Beaucoup, ça veut dire beaucoup. Plus de 100 ? Je ne suis pas un menteur. Ah oui, on a plus de 100. Je ne suis pas un menteur. En 2011, on avait 700 adhérents. Mais pourquoi ne pas le dire ? Pourquoi ce manque de transparence ? Ça fait peur ? Non, non, non. Parce que c'est pour une raison très simple. Si je disais, par exemple, qu'on en avait 80, nos démarcheurs baisseraient les bras. Bon, c'est fini. On n'y arrivera jamais.

Et si je disais qu'on en avait 520, nos démarcheurs baisseraient les bras. Bon, c'est bon. Mais moi, dans tous les cas, ils baisseraient les bras. En plus de ça, je rappelle que pour l'instant, nous le cherchons, comme tout le monde, nous ne pouvons obtenir que des promesses de parrainage. Ce ne sont pas des parrainages officiels. Les parrainages officiels se sont envoyés par le Conseil constitutionnel le 20 février prochain. Et il y a jusqu'au 15 mars, je crois, pour que les maires ou les élus qui ont le pouvoir de parrainage renvoient. Et donc, nous, on ne connaît pas le taux de transformation.

C'est-à-dire, parmi ceux qui nous ont donné une promesse, quels sont ceux qui vont effectivement, concrètement, l'honorer. Normalement, normalement, d'après ce que l'on me dit, il y a en général plus de 90% des gens qui honorent leur promesse. Mais enfin, bon, si vous voulez, ça veut dire qu'il faut en avoir davantage.

23:30
Présentateur

Bon, alors,

23:31
François Asselineau

ça y est, on a les parrainages.

23:33
Présentateur

Non, pas le tout.

23:34
François Asselineau

Non, non, on n'a pas les parrainages. Je suis prêt à ce que je dis.

23:37
Présentateur

On en a beaucoup. On va se mettre dans le cas de figure. On en a beaucoup.

23:40
François Asselineau

Je pense que si on continue, on a des démarcheurs à travers toute la France, si on continue à se rire, je pense qu'en effet, j'aurai les parrainages. Et je ne suis pas... Écoutez, on a... Il faut toucher du bois. Il y a du bois à côté de vous, là. Il faut toucher du bois. Voilà. Je ne suis pas superstitieux. Quand j'entends... On a entendu il y a 2-3 jours madame... Comment elle s'appelle ? Madame Michèle Alliot-Marie qui a dit qu'elle a environ 250 parrainages. Excusez-moi, ça c'est un mensonge et hanté. Parce que nous, quand on est sur le terrain, nous on sait quels sont les candidats sur le terrain qui chèrent des parrainages.

24:16
Présentateur

On s'en fout des autres. On va parler, on va imaginer. Là, ça y est, vous avez 500, vous êtes dans la course, tout va bien, ça se passe. Vous comptez faire combien vos élections présidentielles ?

24:29
François Asselineau

Je pense, là aussi, en conscience, je pense que si je suis candidat, je pense que je vais faire un gros score. Un score à 2 chiffres ?

24:39
Présentateur

Je pense que je ferai un score qui surprendra. D'accord. comment ça se fait que vous expliquez que votre stratégie numérique est si pourrie ? Et qu'est-ce que vous appelez ma stratégie numérique ? Votre taux de retour, ça fait 3 ans que vous êtes sur Internet. J'en ai mangé des conférences de François Asino avant de vous recevoir. Et je vous jure que j'en ai mangé. Quitte à... Il y a des trucs très intéressants et il y a des trucs beaucoup moins. Vous n'avez pas... Je vois la stratégie de Mélenchon sur les réseaux. Il a été moissonnée un peu partout sur les différentes communautés qui existent sur Internet. Et vous, vous n'arrivez pas à grossir sur les réseaux.

Vous avez combien d'abonnés sur votre chaîne YouTube ? 45 000 ? 50 000 ?

25:24
François Asselineau

Écoutez, moi ce que je sais c'est que... D'abord je ne partage pas votre point de vue selon lequel il y aurait des choses qui seraient sans intérêt dans mes conférences. Non, je n'ai pas dit que tout n'était acheté. Deuxièmement, nous avons notre site internet upr.fr est quand même le site le plus consulte de tous les partis politiques français d'après Alexa Rankine. Troisièmement, nous avons sur YouTube on a plus de 7 millions de vues ce qui est quand même pas mal. Quatrièmement, on se développe. Voilà. Et on est... Alors vous me parlez de Mélenchon. Effectivement, depuis quelques semaines, Mélenchon fait une percée.

Si j'ai bien compris d'ailleurs, en disant tout et n'importe quoi, en faisant de la démagogie pure et simple.

26:05
Présentateur

Non, non, non. Je ne peux pas vous laisser dire ça. Il y a un contact direct. J'ai mangé toutes les vidéos de Mélenchon. Je ne peux pas vous laisser dire ça. Écoutez, moi, je vais vous en parler de Mélenchon.

26:13
François Asselineau

Quelqu'un qui nous dit... Vous avez vu ces vidéos ? Oui. Quelqu'un qui dit l'Europe, changeons-la ou quittons-la, déjà, moi, j'arrête. Parce qu'on ne peut pas changer l'Europe. Et il le sait parfaitement. Il y a un article, qui est l'article 48 du traité de l'Union européenne, qui montre qu'on ne peut... Pour changer les traités, il faut l'unanimité des États membres. Voilà. Donc si vous voulez mettre une taxe Tobin sur les transactions financières, déjà, le luxembourg s'y opposera. Terminé. Et il y aura, par ailleurs, Malte, Chyp, les pays de l'Est, etc. C'est impossible. On veut changer. On veut que l'Union européenne soit plus sous la tutelle de l'OTAN.

On veut supprimer l'article 42 du traité de l'Union européenne. Aussitôt, le Portugal, avec la base des Açores, le Royaume-Uni, tous les pays de l'Est qui veulent le parapluie américain lèveront le carton rouge. On ne peut pas changer. On veut avoir un euro qui soit plus faible, qui permette d'être plus compétitif. C'est-à-dire qu'il faut avoir une gestion de la BCE plus inflationniste. Immédiatement, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Finlande lèveront le carton rouge. On veut mettre un terme à la directive de travailleurs détachés qui fait qu'on emploie en France des gens venus des pays de l'Est au SMIC et avec les charges sociales de la Bulgarie ou de la Roumanie.

Immédiatement, les Bulgares, les Roumains, les pays de l'Est lèveront le carton rouge pour s'opposer à cette modification. Je pourrais vous en parler toute la soirée. Donc, M. Mélenchon ment. Il ment. Il fait croire aux gens qui lui font confiance qu'il va pouvoir renégocier et traiter. Mme Le Pen, c'est pareil. Il faut regarder la caméra là

27:31
Présentateur

et dites-le directement dans la caméra.

27:34
François Asselineau

M. Mélenchon et Mme Le Pen mentent. D'ailleurs, je leur propose de faire un débat parce que j'espère aussi qu'on va parler de ça. Il n'y a plus de débat entre responsables politiques. Il n'y a plus de débat entre responsables politiques. Je leur lance un défi. Ça fait des années que je leur lance un défi. Un débat, ici, M. Mélenchon versus Asselineau. Mme Le Pen versus Asselineau. M. Dupont-Aignan versus Asselineau. M. Fillon, d'ailleurs, ou M. Barbomol, ou M. Montebourg. Parce que M. Montebourg, aussi, c'est la même chose. C'est que tous ces gens ne vivent plus que d'une seule chose. Ils disent toujours, toujours, toujours, on va changer l'Europe. Ils proposent tous de changer l'Europe.

C'était déjà le slogan du Parti socialiste en 1979 pour les élections européennes. C'était changer l'Europe, vivre au pays. Voilà. Ça fait, je le montre dans mes conférences, ça fait des décennies que les responsables politiques des autres mouvements proposent qu'on peut changer l'Europe.

28:22
Présentateur

Je vous ouvre une parenthèse. Imaginez-vous, vous êtes élu président. Qu'est-ce qui vous engage à tenir vos promesses par rapport au peuple ? Quel est le contrat ? Qu'est-ce qui va vous obliger à honorer votre contrat ? Alors, ce qui va m'obliger

28:38
François Asselineau

à honorer le contrat, c'est... La guillotine ? Non, pas du tout. Il faut que les gens réfléchissent à la personne qui est en face d'eux et qu'ils se posent des questions en disant ce monsieur ou cette dame. D'abord, pourquoi il fait ça ? Pourquoi moi, je fais ça ? Je vous ai montré que je ne fais pas ça pour l'argent. Ça m'a coûté de l'argent et je pourrais gagner des 100 000 imaginables. Pour le pouvoir, non ? Mais moi, j'ai été dans les allées du pouvoir quand j'ai été délégué général d'intelligence économique. Pour les femmes, peut-être ? Mais écoutez, j'ai été en mesure d'avoir, d'être ministre.

29:15
Présentateur

Vous êtes... Vous faites ça par rapport aux femmes, c'est ça, ministre ?

29:18
François Asselineau

J'ai été en mesure d'être... J'ai été dans les allées du pouvoir. Si j'avais voulu, j'aurais ciré les pompes de Sarkozy ou je ne sais pas quoi, j'aurais pu être ministre. Ça ne m'intéresse pas parce que moi, j'ai découvert ce que c'est l'envers du décor. Les ministres, tout ça, le président de la République, ce sont des pantins. Les vrais pouvoirs ont été volés aux Français. Je le répète, depuis 10 ans, ça a été la découverte. Volé par qui ? Par les traités européens. La France, elle est ligotée par des traités, elle est liée au reste du monde par des milliers et des milliers de traités bilatéraux, multilatéraux.

Par exemple, les gens ne le savent pas, mais entre la France et la République fédérale d'Allemagne, vous avez 300 et quelques traités bilatéraux. Des limitations des frontières, échanges de diplomates, échanges consulaires, échanges d'étudiants, échanges d'œuvres d'art, conventions de non-boubles, impositions fiscales, j'en passe, il y en a 300 ou 330. On doit en avoir quelque chose comme 290 avec le Royaume-Uni, 250 avec la Belgique, on en a avec le Brésil, avec le Royaume des Tongas, etc. On a des milliers de traités bilatéraux. Ce qui signifie, d'ailleurs, au passage, que lorsqu'on sera sorti de l'Union Européenne, ces traités continueraient d'exister.

Ceux qui disent, si on sort de l'Union Européenne, c'est la Corée du Nord, on a... Non, on continuera à avoir des traités et on sera en contact avec le reste du monde, comme la Suisse. Vous, votre sortie de l'Union Européenne, ce n'est pas une conduite isolationniste. La Suisse, la Suisse n'est pas... Écoutez, quand je fais mes conférences dans le Doubs ou à Amas, personne ne me pose jamais cette question. Ils sont en Suisse constamment. Ils savent que la Suisse n'est pas dans l'Union Européenne et ils savent très bien qu'en Suisse, on entre et on sort comme on veut, que c'est le pays du monde où il y a le plus grand nombre de conférences internationales, par exemple. Bon.

Mais je reviens à ce que je disais. Et le meilleur cannabis, peut-être, non ? Je reviens à ce que je disais. Je reviens à la question des traités européens. Parmi l'ensemble des traités, il y a des traités tout à fait particuliers. C'est des traités de l'Union Européenne qui, eux, ne sont pas uniquement des traités internationaux qui, eux, nous fixent des politiques économiques et sociales. Voilà. On a compris. C'est au vu de ces traités. C'est ça qui a piqué aux Français tout leur pouvoir de décision. C'est ça, le truc. Et donc, moi, pourquoi vous... Je reviens à la question de départ. Vous me disiez qu'est-ce qui assure les Français que je ne vais pas les tromper ?

Mais parce que toute ma démarche depuis 10 ans, c'est justement de leur donner les moyens de comprendre ce qui se passe et de leur donner les moyens de dire ça ne peut plus durer, on va reprendre le pouvoir. Et vous ne voulez pas

31:43
Présentateur

rajouter dans votre programme une petite ligne ? Si les Français estiment, par exemple, il y a 100 000 Français qui estiment que vous ne faites pas correctement votre travail et que vous ne respectez pas votre parole, 100 000 ou 200 000 signatures, hop, on propose un référendum pour la destitution du président. Mais pourquoi pas ?

32:01
François Asselineau

Je rappelle quand même que je propose le référendum d'initiative populaire des votations. Rien n'empêchera si tel et tel cas. Moi, normalement, je n'ai pas fixé, on n'a pas arrêté le nombre exact de signatures, mais ça pourrait très bien être par exemple pour un référendum d'initiative populaire, 100 000 ou 150 000 signatures vérifiées, validées en mairie. Qu'est-ce que vous pensez des civic tech ? Les civic tech ? Écoutez, je ne suis pas... Personnellement, je... Comment dirais-je ? Je pense que les institutions de la Ve République d'origine étaient de bonnes institutions. Ce n'est pas pour rien que De Gaulle les avait conçues. Ça me distingue d'ailleurs totalement de M. Mélenchon.

Il y a des gens qui disent une monarchie républicaine, etc. Oui, c'est vrai, mais vous avez quand même besoin d'avoir, quand vous gérez un État, une certaine continuité. Et parfois, c'est vrai, de prendre des mesures impopulaires. Ça, c'est exact. Lorsqu'en 1900... Donc la gauche, pendant les années 60, avait dit... avait protesté contre le pouvoir donné au président de la République, de la Ve République, qui était tout à fait assez... assez... très large par rapport à ce qu'il est dans d'autres pays. Mais lorsqu'en 1980, c'est François Mitterrand qui est arrivé au pouvoir, les critiques se sont tus.

Parce que les institutions de la Ve République ont permis à François Mitterrand de mettre en œuvre un programme de réforme de fonds d'encombre de la société quand même. Il a quand même nationalisé toutes les banques. Il a nationalisé toute une série d'entreprises industrielles. Il a fait... Il a abolit la peine de mort, etc. Et il a devenu... Au bout de 2-3 ans, il était devenu très impopulaire. Mais la solidité des institutions lui a permis de se maintenir. Et maintenant, le problème qu'il y a... Et en 1981-82, il n'y avait pas un seul Français qui trouvait que les institutions n'étaient pas bien. Parce que tout le monde avait le sentiment que c'était...

Effectivement, ce sont des institutions qui permettent d'avoir des changements de majorité, d'assurer... C'est surtout un taux de croissance pour faire absorber tout ça. Oui. Mais maintenant, le problème, je pense que c'est une erreur. Les gens qui disent de la 6e République, mais ils mettent quoi dedans ? Il n'y a rien. Le problème n'est pas dans les institutions. Il n'est pas terreau dans les institutions. Il est d'abord et avant tout que nous élus. Nous avons des gens qui n'ont plus le pouvoir. Ce sont des marionnettes. Mais pour autant... Vous êtes élu président de la République. Pour autant, pour autant, le monde a évolué par rapport à 1958.

Donc je pense qu'il faut ajouter un certain nombre de choses, modifier les choses dans la Constitution. Réformes profondes du Conseil constitutionnel, parce que c'est totalement scandaleux la façon dont les gens sont nommés, c'est-à-dire que ce sont des amis du pouvoir du président de la République, du président de la Somme de l'Inselme, du président du Sénat. On doit avoir un vrai contre-pouvoir dans le Conseil constitutionnel, ce qui n'est pas vraiment le cas actuellement. On doit élargir la saisine du Conseil constitutionnel à des citoyens par des espèces de class action avec, mettons, 30 000 ou 20 000 citoyens qui pourraient saisir le Conseil constitutionnel.

Vous savez qu'actuellement, seuls le président de la République, le président de l'Assemblée nationale, le président du Sénat et 60 députés et sénateurs peuvent saisir le Conseil constitutionnel. Regardez en Allemagne, vous avez des citoyens allemands qui peuvent saisir le tribunal de Karlsruhe. Nous, on veut modifier également la composition du Conseil supérieur de l'audiovisuel. On veut créer le référendum citoyen. C'est dans le programme, c'est-à-dire que les gens pourront effectivement, et pourquoi pas, un référendum évocatoire si c'est là qui est souhaité.

Et puis nous voulons aussi établir le vote blanc de plein exercice, comme dans Suède ou en Uruguay, c'est-à-dire que vous savez comment ça marche. S'il y a un scrutin, le vote blanc arrive en tête, le scrutin est annulé, il est reporté de 2 ou 3 mois, et les personnes qui participaient à ce tour de scrutin ne peuvent plus se représenter. Donc il y a, alors en plus de ça, il faudra qu'on en reparle, mais on reprend le programme du Conseil national de la résistance de 1944 qui prétendait chasser les fédalités économiques et financières de la conduite de l'économie. On veut tout particulièrement nettoyer les écuries d'Ogias dans les grands médias. Voilà. Parce que les... C'est quoi ?

Quand je dis les médias, c'est les médias, c'est pas les journalistes. Parce que moi, je vois pas mal de journalistes, maintenant, et tout le monde le connaît, mais ils ont un bœuf sur la langue. Il y a un journaliste qui m'a dit on n'a pas le droit de parler de vous sauf pour vous taper dessus. On préfère encore vous taper dessus. Voilà. On a des sympathies chez des journalistes. Mais simplement, dans les très grands médias, ils sont comme tout le monde. Ils ont des emprunts pour acheter leur appartement ou des trucs comme ça. Il y en a beaucoup. Donc nous, on veut protéger l'indépendance des journalistes. On veut également... Les lanceurs d'alerte aussi, non ? Les lanceurs d'alerte.

Protéger les lanceurs d'alerte. Qu'est-ce que vous pensez de la loi Sapin 2 ? Écoutez, moi, je pense qu'il faut protéger les gens qui essaient de faire vivre la démocratie et qui ont du courage. Moi, je suis de ceux qui ont dit... Je l'avais déjà dit. Je crois que M. Mélenchon l'a dit aussi, dont acte. Parfois, je peux dire des choses qui sont comparables à celles de M. Mélenchon. Mais je m'en fiche. Je pense que la France, et je l'ai dit depuis longtemps, aurait dû accorder l'asile politique à Snowden, par exemple, et à Assange. Ça aurait été... Ça aurait été de la mort la norme. Ça aurait été normal dans l'histoire de France.

37:03
Présentateur

Est-ce que vous auriez expulsé la délégation américaine de France, l'ambassade américaine, pour le motif qu'ils aient écouté nos trois derniers présidents avec la NSA ? Absolument. Enfin, pas tout. Je l'ai dit dans des conférences.

37:17
François Asselineau

Il faut le dire ici, alors. C'est mieux. Quiconque connaît Paris, va sur la place de la Concorde, regarde la place... Il se met avec l'Assemblée nationale dans le dos. Regarde vers le nord la place de la Madeleine. Il voit à gauche l'hôtel de Crian et à gauche de la gauche il y a l'ambassade des États-Unis. Sur le toit de l'ambassade des États-Unis, il y a eu un étage nouveau qui a été construit au cours des 15 dernières années. On sait qu'il y a dedans des systèmes d'écoute très perfectionnés. Ils sont à environ, dans un rayon de 1 km, même pas de 800 m.

Vous avez l'ambassade du Japon, l'ambassade du Royaume-Uni, l'Élysée, le ministère de l'Intérieur de la Place Beauvau, le ministère français des Affaires étrangères et le Palais Bourbon. C'est quand même un endroit nodal. Bon. On sait maintenant que tous ces trucs-là sont écoutés. Moi, je veux, conformément d'ailleurs au programme du Conseil de la Résistance de 1944 qui prévoyait de rétablir le secret des correspondances. C'est un sujet fondamental pour le XXIe siècle, parce que maintenant, avec les questions informatiques, vous êtes beaucoup plus experts que moi. J'ai eu ces questions.

Moi, si j'avais été président de la République, et si je suis élu président de la République, je convoquerais l'ambassadeur des États-Unis en France. — C'est ce qui s'est passé. — Je lui dirais. Nous sommes des pays amis. La France est la plus vieille alliée de l'Amérique. La Fayette, Rochambeau, etc. Bon. Maintenant, entre amis, on doit tous se dire. Vous faites de l'écoute systématique des conversations les plus confidentielles. Alors, deux choses l'une, M. l'ambassadeur. Soit vous démantelez ce qu'il y a là. — Soit vous partagez. — Soit vous prenez vos clics et vos claques. — D'accord. — Pas partagé. — Soit vous prenez vos clics et vos claques. Voilà.

Eh bien, vous savez ce qui se passerait ? Eh bien, ils ne prendraient pas ces clics et ces claques et ils démantèleraient le truc. Parce que, comme le disait Charles de Gaulle, les Américains, il faut les regarder droit dans les yeux. Ils finissent par s'y faire. Voilà. Ou il paraît qu'Emmanuel Kant, vous savez, le philosophe du fin 18e siècle à Königsbourg, disait « Si tu te comportes comme un verre de terre, ne t'étonne pas qu'on te marche dessus. Il faut d'abord rétablir...

39:23
Présentateur

— Il y en a une autre qui est pas mal. C'est à force de se comporter comme des moutons, on finit toujours la gorge tranchée. — Voilà.

39:29
François Asselineau

Eh bien voilà. Il faut rétablir. De même, par exemple, que si je suis élu président de la République... Moi, je sais des choses concrètes. Moi, c'est pas des... Eh bien, je prendrai mes fonctions. Et s'il y a un G8, comme c'était le cas pour Hollande, s'il y a un G8 trois jours après, je dirais « Mes chers messieurs, je ne peux pas y aller parce que pour l'instant, je suis en train de prendre mes fonctions, de comprendre l'ampleur des dossiers qu'il faut traiter en urgence et je n'ai pas envie d'aller au G8. » Voilà. — Qu'est-ce que vous pensez de Donald Trump ? — Je me suis réjoui que Donald Trump soit élu plutôt que Mme Clinton. Ce n'est pas que Donald Trump ait toujours dit « Parait-il !

» Mais moi, je me vis tellement des grands médias. Il paraît-il qu'il a tenu des propos misogynes, islamophobes, phobes-ci, phobes-ça, j'en sais rien. Il a dit un certain nombre.

40:16
Présentateur

— Il s'est lâché, quoi. — Oui.

40:18
François Asselineau

Oui. Mais enfin, vous savez, quand le président de la République française, M. Hollande, qui, paraît-il, parle des pauvres en disant « Les 100 dents, ce n'est pas beaucoup mieux que M. Trump avec ses plaisanteries sur les femmes. »

40:28
Présentateur

— Entre deux petites coupes de coiffeurs à 9 000 euros. — Voilà. Donc moi, ce que je vois,

40:32
François Asselineau

en tout cas...

40:32
Présentateur

— Parce que si vous êtes président, vous aurez un coiffeur à 9 000 euros. — Non. — Non.

40:37
François Asselineau

— Combien vous coûte votre coupe de chevaux ? — Je suis un coiffeur de quartier, tout simplement. — Comment ça vous coûte ? — Ça me coûte à peu près 15 euros. C'est pas très cher. — Un petit truc de quartier. Voilà. — Je suis pas... Je suis pas... Vous voyez, j'ai pas de Rolex. Il y a des gens qui disent à 50 ans... Non, je suis pas quelqu'un... Vous parlez... Vous sautez du coq à l'âme. — C'est fait exprès. — Je suis pas quelqu'un qui suis intéressé par l'argent. Je suis... Je suis haut fonctionnaire. Vous avez posé des questions indiscrètes sur mes revenus. — Vous avez combien de femmes ? Vous êtes marié ? — Je suis marié. — Depuis combien de temps ? — Je suis marié...

Nous sommes mariés depuis 1989. Voilà. Donc je m'entends très très bien avec ma femme. J'ai la chance... — Une seule ? Une seule ? Parce que plusieurs femmes, ça coûte très cher. — Je n'ai pas de maîtresse. J'ai une femme. J'ai deux enfants. Je suis heureux en ménage. — Bon, allez. Revenons à Trump. — Revenons à Trump. Trump, il a dit des choses assez incroyables pour un président élu des États-Unis. — Lesquelles ? — Alors, premièrement, il a dit que l'OTAN était une structure obsolète. Et puis, il a dit il y a quelques jours qu'avec lui, les États-Unis arrêteraient de déstabiliser les pays du monde entier. Excusez-moi, je ne lui prête pas le bon Dieu sans confession. On va voir.

Mais à tout prendre, c'est quand même tout à fait incroyable. C'est quand même tout à fait nouveau. Nous, on veut sortir de l'OTAN. Je préfère avoir un président élu des États-Unis qui dise que l'OTAN est une structure obsolète qui va arrêter de déstabiliser les pays du monde plutôt que quelqu'un comme Mme Clinton qui était partie pour faire la guerre à la Russie. Il a dit qu'il était contre le TAFTA. Je ne peux que m'en réjouir. On est contre le TAFTA. Il a dit que c'était Obama et Mme Clinton qui étaient derrière l'affaire de Daesh et ISIS via Arabie Saoudite et Qatar interposés. Je ne cesse de dire la même chose.

D'ailleurs, quand j'étais passé chez Ruquier, on en a parlé tout à l'heure, quand j'étais passé chez Ruquier, c'était il y a plus de deux ans, j'avais été attaqué par Mme Léa Salamé qui m'avait traité d'anti-américain primaire parce que je disais ça. D'ailleurs, ce petit passage de deux minutes, il y a un internaute que je ne connais pas que je salue au passage parce que je le remercie, je ne sais pas qui c'est, qui a ressorti ce petit passage de deux minutes au mois de septembre dernier. Pour les deux ans, on en est à 1,5 million vues parce qu'il y a des gens qui ont dit qu'en fait, j'avais raison.

Que ce soit maintenant le président élu des États-Unis qui le dise et on revient d'ailleurs sur votre question des États-Unis qui est complotiste. M. Trump, par ailleurs, il héritait pour le Brexit alors qu'Obama avait fait le voyage du Royaume-Uni pour demander aux Britanniques de ne pas sortir de l'Union européenne. Moi, je me dis si je suis élu président des États-Unis, il vaut mieux avoir un président de la République française, il vaut mieux avoir un président des États-Unis qui ait été pour le Brexit et qui donc a priori s'opposera moins au Frexit. Et le fait

43:38
Présentateur

qu'il ait dans son gouvernement des gens qui militent pour le créationnisme ? Alors,

43:44
François Asselineau

je vois que, je vous l'ai dit tout à l'heure, moi, je ne lui prête pas le bon Dieu sans confession, je ne sais pas qui c'est. Je ne sais pas qui c'est, je vois qu'il a dans son entourage, il vient de nommer comme secrétaire au Trésor un type de chez Goldman Sachs. Le pied. Voilà. Il a dit que finalement il n'avait pas poursuivre Mme Clinton. Bon. Il a nommé au Pentagone un militaire blanchi sous le harnais qui, paraît-il, fait l'unanimité pour lui. Bon. Donc, il y a une possibilité tout à fait vraisemblable qu'en définitive, tout ça, c'était un peu des mélanchonnades, des trucs comme ça, et puis qu'au bout du compte... C'est gratuit. C'était gratuit. Un truc qui...

Non, mais c'était comme en 2012, voilà, c'est là, pfft, après, il n'y a plus rien, c'est-à-dire que ça fait pchit. Donc, c'est possible que ce soit ça. Et puis qu'on se rend compte dans un an ou deux que finalement, le changement d'homme n'a pas changé grand-chose parce qu'il y a des structures, il y a des cercles de pouvoir, il y a des lobbies aux États-Unis d'Amérique qui sont extrêmement intenses, qui s'appliquent, et que le poids de l'oligarchie financière, de l'oligarchie du complexe militaire ou industriel, etc., est tel que le président des États-Unis n'a pas le pouvoir. Ça, c'est possible. Donc moi, je ne suis pas là à chanter les louanges de Donald Trump.

Je dis simplement qu'on va voir et que ça change quand même un petit peu l'eau du bassin parce que le type, il a fait fortune personnelle donc a priori, il ne sera pas corrompu jusqu'à l'os comme le couple Clinton. A priori, c'est lui qui corrompte, ce n'est pas lui qui est corrompu. Ils ont un peu de pognon quand même, la famille Clinton. Avec la fondation Clinton, ils s'en sont mis plein les fouilles. Ça, c'est vrai. Donc lui, il a fait fortune. Deuxièmement, il a 70 ans. Troisièmement, tous les médias lui ont craché dessus.

Je rappelle que sur les 200 plus grands journaux aux États-Unis, il y en a 197 qui avaient appelé à voter pour Mme Clinton et un qui avait appelé à voter pour Donald Trump, ce qui me le rend plutôt sympathique. D'ailleurs, plus de 85% des dons ont fait par les plus grands milliardaires américains et c'était pour Mme Clinton. Le type, il a été traîné dans la boue et d'un seul coup, il devient l'homme le plus puissant du monde. Il devient l'homme le plus puissant du monde. Donc je pense que... Moi, je trouve ça... À mon avis, je pense, mais peut-être que je me trompe, mais je pense que cet homme doit être dans la psychologie de vouloir changer les choses. Et voilà. Vladimir Poutine.

Maintenant, je ne sais pas, encore une fois, il y a des choses chez le personnage qui me paraissent dingos. Ça, je suis d'accord. Il y a des choses qui me paraissent. Mais est-ce que c'est de la provocation ? Je pense que c'est un type un peu... Qui est politiquement incorrect. Un peu comme ça et qui... Vladimir Poutine. Vladimir Poutine, moi, je pense que c'est... Je pense... Enfin, c'est même sûr, maintenant, que l'histoire universelle retiendra que Vladimir Poutine est un très grand dirigeant de la Russie. Voilà.

Vladimir Poutine, je rappelle que l'Union soviétique s'est désintégrée 1989-1991, que lorsque l'Union soviétique s'est désintégrée, la fédération de Russie avait, en 1991, elle a perdu... Donc l'Empire des Tsars s'est désintégré. Le Romanov. Oui, l'Empire des Romanov qui avait été constituée au cours des siècles. C'est un drame... 300 ans. C'est un drame géopolitique considérable pour la Russie. D'ailleurs, les États-Unis ont mis tout ce qu'il fallait pour faciliter cette désintégration. Qui a tué Rasputin ? La fédération a tué Rasputin. Vous savez où ça s'est passé, l'assassinat de Rasputin ? Dans une petite cour. Non. Au sous-sol du palais du prince Yusupov.

Oui, il a eu le temps de sortir, quand même. Il a eu le temps de sortir, mais à ce moment-là, il s'est relevé.

47:21
Présentateur

Il a mangé ou il n'a pas mangé les biscuits au cyanure ? Non, il paraît qu'il a tout mangé. Non, il ne mangeait pas de sucre. Ça fait partie du... Ah, il paraît qu'on... En tout cas, il paraît qu'il... Il s'égare un peu, là. Oui, oui, oui. Il faut connaître l'histoire, M. Asselineau, quand même.

47:37
François Asselineau

Ah ben moi, tout ce que j'ai lu, il a mangé les trucs au cyanure, ça n'a pas eu d'effet. Donc à ce moment-là, ils l'ont mis dans un roulé dans un tapis et ils lui ont tapé dessus. Et puis après, ils sont allés le balancer dans la Neva.

47:46
Présentateur

Bon, allez. Et puis comme la Neva n'était pas suffisamment gelée, on va terminer. Donc, Vladimir Poutine.

47:53
François Asselineau

On peut parler de Poutine ? Oui. La Fédération de Russie, en 1991, après la désintégration de l'URSS, il n'y a plus que 150 millions d'habitants. Bon. Avec une espérance de vie... Et entre 1991 et 2005, 2003-2005, la population de la Fédération de Russie va passer de 150 à 135 millions d'habitants. C'est-à-dire qu'ils perdent 10% de la population. par surmortalité, par effondrement de la natalité, par émigration. Voilà. Donc un pays qui perd 10% de sa population à l'espace de 15 ans... Il a une espérance de vie de 50 ans. Imaginez que la France passe de 65 millions à 58 millions d'habitants en 15 ans. Vous imaginez, au passage, avec l'effondrement du chiffre d'affaires...

Pardon, du produit intérieur brut.

48:45
Présentateur

Le produit intérieur brut français, c'est combien ? Ça doit être quelque chose comme... Je ne sais pas,

48:50
François Asselineau

2 200 milliards d'euros, quelque chose comme ça, à peu près.

48:53
Présentateur

Et la dette française ? 90% du PIB, à peu près. 90-92. Et quand on prend toutes les dettes associées, c'est combien ? Dettes publiques, dettes privées ?

49:04
François Asselineau

Ah, alors là, on doit être... Mais la dette privée en France, la dette des ménages et des entreprises, c'est beaucoup moindre qu'aux Etats-Unis. Donc ça doit être quelque chose du style... Je ne sais pas, il faut peut-être rajouter... Vous me posez une colle là, tout attraque, peut-être 40% pour la dette en France.

49:18
Présentateur

Pas mal, pas mal. Vous êtes le seul de la journée à avoir eu les chiffres les plus proches. C'est bien. Revenons à Poutine.

49:25
François Asselineau

Je connais les dossiers en général. Même quand je ne les connais pas bien, j'ai quand même des grandes idées à l'esprit. Alors, Poutine... Poutine, qu'on le veuille ou non, ce type est en train de redresser son pied à tout à l'heure. Maintenant, la démographie est en flèche. Moi, je suis allé en URSS en 1985, en sortant de l'ENA avec des amis. J'avais passé trois semaines. À l'époque, il était obligatoire de passer par un organisme. Donc on était allé passer par l'organisme Spoutnik. C'était pour les moins de 35 ans. Sinon, c'était une touriste. On était allé à Leningrad, comme on disait à l'époque, à Moscou, à Odessa et à Kiev. Gorbatchev venait d'arriver au pouvoir.

Il est arrivé le 11 mars 1985 au pouvoir. L'Occident, à l'époque, avait très peur, parce que c'était un type qui avait 58 ans, qui succédait au vieillard kakochim qu'il y avait eu Andropov, Tchernienko et autres. Il avait été à la tête du KGB. Et les gens se sont dit, en Occident, il est entré, il va resserrer les boulons. D'ailleurs, c'est ce qu'il avait commencé à faire. Il avait lancé une grande campagne anti-alcoolique. Moi, je suis allé en juillet 1985 en URSS. Et honnêtement, quand on allait là-bas, on avait l'impression d'un pays, d'un peuple sans futur. Une espèce de tristesse qui suintait de partout. L'idée qu'en fait, on avait volé à ce peuple son avenir.

Il était dans la construction du socialisme. On avait le droit de critiquer les choses. Mais c'était une idéologie. Enfin, tout le monde connaît ça. Mais les gens n'avaient pas de futur. Les gens s'abstrayaient du réel par trois moyens. C'était, ils picolaient, justement, d'où la campagne anti-alcoolique. Ou bien, alors, c'était le jouant-foutisme au boulot. C'était n'importe quoi. Ça a donné Tchernobyl, d'ailleurs. Et puis, si tout le monde s'en fout un peu partout, vous avez un pays qui s'avachit complètement. Et puis, ça donne des désastres du style Tchernobyl. Et puis, enfin, les gens n'avaient plus qu'une envie de s'en aller. C'était l'immigration. Quand vous allez en Russie... Allez-y.

Allez en Russie. Allez en Crimée. Moi, je savais que le mouvement politique que j'ai créé, nous avons été les seuls, le seul mouvement politique français à être présent en Russie pour les 70 ans de la victoire sur le nazisme. Moi, j'ai trouvé que c'était une honte. Moi, quand j'étais petit, j'avais un grand-père qui m'expliquait que si Hitler avait été battu, c'était grâce aux Russes. C'est d'ailleurs ce que tout le monde savait à l'époque. C'était avec Stalingrad. Et le fait que les pays occidentaux...

52:01
Présentateur

Ils ont perdu combien de personnes ?

52:02
François Asselineau

La Grande Guerre Patriotique, comme ils disent, on estime qu'il y a eu, je ne sais pas, au moins 30 millions de morts. 27. Voilà, à peu près.

52:08
Présentateur

Et les Américains, ils ont perdu combien de personnes ? 400 000, non ? 300 000. Bon, vous avez peut-être raison.

52:14
François Asselineau

Mais aux États-Unis, la Seconde Guerre Mondiale aux États-Unis, c'est d'abord... Revenons à Vladimir. La Seconde Guerre Mondiale aux États-Unis, c'est quand même plutôt le théâtre asiatique. En fait, moi, j'ai vécu au Japon. J'ai beaucoup circulé en Asie et dans le Pacifique. La guerre du Pacifique, c'est ça. La guerre... Le théâtre européen et les États-Unis sont arrivés très tardivement. Pour en revenir, donc... Moi, je suis allé en Russie, donc en 85, donc pour fêter la... J'ai été invité par la Douma de Sébastopol. J'ai participé... On était... Un petit groupe... On étions trois représentés de l'UPR. On a été très bien reçus. On a assisté au défilé militaire à Sébastopol.

Par contre, on s'est baladé. Allez-y. Vous allez voir, il y a... C'est un pays... Je ne dis pas que c'est paradithéal, bien entendu. Mais ça n'a plus rien à voir. L'esprit n'a plus rien à voir avec ce que c'était en 85. C'est un pays en pleine renaissance.

53:13
Présentateur

On a été en Russie, c'était l'année dernière. C'est un des pays que je conseille pour les destinations de vacances, parce que comme nous, les hackers, on ne peut plus foutre les pieds aux Etats-Unis. Allez, en Russie, les gens sont sympas. Vous pouvez faire ce que vous voulez.

53:25
François Asselineau

Les gens sont très sympas. Moi, j'ai été abordé dans la rue...

53:28
Présentateur

Après, il ne faudra peut-être pas trop chercher de temps en temps. Vous pensez à la liberté de la presse en Russie, Yann ?

53:34
François Asselineau

Écoutez, moi, ce que je sais, d'après ce que je crois savoir, c'est que les médias russes tapent beaucoup sur Poutine, l'un des journaux russes. Moi, en tout cas, quand les gens viennent me dire qu'il n'y a pas de liberté de la presse en Russie, moi, ça me fait doucement rigoler. Je rappelle que le mouvement politique que j'ai créé, qui maintenant, en nombre d'adhérents, est probablement le cinquième parti de France. Nous avons 30 adhérents en moyenne de plus tous les jours. On a fait 1% des suffrages aux dernières élections régionales. On est un parti qui existe. On a nos sites le plus consultés de tous les partis. Eh bien, nous ne parsons sur aucun grand média.

Donc, qu'on ne vienne pas m'expliquer. D'ailleurs, à ce propos, vous avez peut-être me posé la question de savoir ce que fait le CSA.

54:16
Présentateur

Oui, donc le CSA.

54:18
François Asselineau

Le CSA, on a écrit 5 fois.

54:20
Présentateur

On en parlera après. Bon, alors on en parlera après. L'écologie. Parce que Poutine, d'accord, on a compris. On pouvait y aller. L'écologie dans votre programme, ça se situe où ? C'est quoi vos grandes mesures ?

54:33
François Asselineau

Alors, l'écologie. La première chose que je voudrais dire, c'est que le programme... J'ai présenté un programme en 2000.

54:40
Présentateur

Le nucléaire ou pas nucléaire ?

54:42
François Asselineau

Ça fait partie des trois... Il y a trois grands sujets. J'avais dit dans le programme. Je vais redire la même chose. Les questions énergétiques, les questions d'immigration, les questions de dette, qui sont des très grands sujets, qui sont des sujets polémiques, surtout les deux premiers, qui opposent les Français.

Et moi, mon objectif, je l'ai dit, je crois tout à l'heure, je reviens, c'est de rassembler provisoirement, parce que je connais l'histoire de France, ça ne peut pas durer longtemps, mais ça peut provisoirement des gens venus de tous les horizons, de droite, du centre, de la gauche, pour défendre ce que nous avons le plus cher en commun, c'est-à-dire la liberté et l'indépendance de la France. Parce que si on nous vole notre pays désintégré, si le pays est transformé en dictature... Alors attendez, j'y viens. Non mais... Non mais j'y viens. Ça veut dire qu'il y a des sujets fondamentaux et des sujets qui sont secondaires. D'accord, l'énergie, c'est fondamental, l'écologie.

L'énergie, c'est un sujet fondamental, mais pour l'énergie, excusez-moi d'insister, pour l'énergie, par exemple, nous avons chez nous, à l'UPR, des gens qui sont contre le nucléaire. Vous contre... Laissez-moi parler. Contre le nucléaire et contre, par exemple, le gaz de gine, on a des gens qui sont pour le nucléaire. On est mal barrés. Mais ils sont le reflet de la société française. Mais la même chose, vous pouvez m'interroger sur le mariage pour tous. Chez nous, il y a des gens qui sont contre et des gens qui sont pour. On a des gens qui sont... Par exemple, on a des gens venant de tous les horizons. L'écologie, le nucléaire. On y reste ou on n'y reste pas.

Eh bien, nous aurons sur la question énergétique un grand débat national où on montrera aux Français, on fera venir des gens... Moi, je veux rétablir la démocratie en France. Je ne vais pas avoir... Je ne veux pas à la fois rétablir la démocratie et avoir un programme qui soit entièrement ficelé partout. Ça veut dire que on aura un grand débat sur les questions énergétiques. On mettra les choses sur la table. Par exemple, sur l'énergie nucléaire. On mettra les choses sur la table, effectivement.

56:34
Présentateur

Combien ça coûterait de déconditionner les 54 ?

56:38
François Asselineau

Ça coûterait certainement très cher. Mais est-ce qu'actuellement, nous avons un parti qui propose d'arrêter les centrales nucléaires tout de suite ? Je ne crois pas. Je ne crois pas que ça existe parce qu'on a des contraintes. Il faut être dans le monde du réel. On a des contraintes. On peut bien sûr dire qu'on va faire un programme et qu'on va tout changer. Oui, bien sûr. On peut être le Père Noël.

56:55
Présentateur

Votre position personnelle ? Mon position personnelle ? Le nucléaire, c'est quoi ?

56:59
François Asselineau

Ma position personnelle, déjà. On reste sur le nucléaire ? Non, ma position personnelle, c'est qu'on revient d'abord au grand service public à la française. Donc, on renationalise EDF ou on l'empêche d'être privatisé. C'est-à-dire, on le réintègre au RDF, etc. On achète ses dettes. Pareil pour la SFCF.

57:14
Présentateur

On réachète ses dettes ? C'est-à-dire, on reprend ses dettes pour nous. Comment ? Les dettes, Areva, tout ça, c'est pour nous. On reprend tout ça

57:21
François Asselineau

en termes de service public. Donc, on paye les dettes. Mais on reprend, on verra, on examinera tout ça. Mais Areva, c'est pas forcément EDF. Areva, c'était l'ancienne framatome. Ça n'a rien à voir. Je parle de EDF. Je parle de GDF. Je parle de la SNCF. Je parle de la Poste. La Sécurité sociale. Nous, nous voulons inscrire dans la Constitution qu'il y a toute une série de grands services publics à la française qui ne doivent pas être privatisés. et c'est pas parce que par fidélité à 1945, c'est par fidélité à 7 ou 8 siècles d'histoire de France. J'ai cru que c'est pas depuis hier qu'en France, ça monte à Saint-Louis 1245, les premiers services publics.

57:54
Présentateur

Donc, le nucléaire, votre position personnelle ?

57:57
François Asselineau

Ma position, c'est que il y a un grand débat national sur non seulement le nucléaire, mais les centrales à charbon, mais aussi les éoliennes, mais aussi le gaz de chiste, etc. Et puis, les Français, on leur explique quels sont les conseils. On fait venir des experts pendant 6 mois. Il y a des vrais débats

58:11
Présentateur

qui sont pour et d'autres qui sont contre. Est-ce que les Français, ils vont avoir 6 mois pour assimiler tout ça ?

58:17
François Asselineau

Mais, attendez, c'est pour la démocratie ou pas la démocratie ? Il faut que les Français, on leur ramène qu'on a, par exemple, sur le nucléaire. C'est très gentil de dire qu'on va se débarrasser du nucléaire comme les Allemands, mais les Allemands... Je vous prends un cas de figure. Non, mais les Allemands, s'il n'y avait pas le nucléaire français pour leur vente de l'électricité, ils feraient comment ? Oui, inversement.

58:31
Présentateur

Là, ils ont bien relancé toute leur centrale à charbon. Je vous prends un exemple. Madame Michu, qui travaille... Elle n'est pas bête, Madame Michu. Non, bien sûr qu'elle n'est pas bête. Et puis, c'est une bosseuse. Donc, Madame Michu qui a deux boulots pour que ses gamins puissent aller au musée pour éviter qu'ils se radicalisent. Est-ce que vous pensez que Madame Michu, elle va avoir le temps de se former sur le nucléaire ? Madame Michu ? Qui a deux boulots, qui se lèvent le matin à 5h et qui rentrent le soir à 23h30. C'est assez grave ce que vous dites. Ça veut dire Madame Michu, alors elle n'aurait pas le temps de nous décrire.

59:04
François Asselineau

Mais Madame Michu... Est-ce qu'elle va avoir l'envie aussi ? Oui. Oui, vous dites tout à l'heure, vous m'avez brocardé avec mes conférences qui sont très longues. Mais mes conférences qui sont très longues, on est la chaîne YouTube qui va être bientôt la plus vue de France. Les gens, ils cherchent maintenant de l'information. Et puis, Madame Michu, si elle n'a pas le temps, on ne va pas interdire les partis politiques. Il y aura des partis politiques, il y aura des mouvements écologistes, il y aura des mouvements ci, des mouvements ça. Et puis, ils diront, eux, dans le cadre d'un référendum. Parce que l'idée, au bout du compte, c'est d'avoir un référendum avec...

Et ça, j'ai un point très précis que je voudrais dire. En France, le référendum a mauvaise presse depuis le XIXe siècle. Parce que c'est Napoléon Ier, Napoléon III qui ont utilisé des référendums en fait comme des plébiscites pour en fait tuer la démocratie. Donc en France, notamment vu de gauche, le référendum a mauvaise presse. Moi, je veux non seulement créer des référendums d'initiative populaire, mais aussi développer l'usage du référendum, notamment de la part du président de la République. Le programme, à mon avis, des référendums, c'est qu'il n'y en a pas assez. C'est-à-dire que le référendum, oui, tel que je le conçois, il doit y avoir...

D'ailleurs, on l'inscrira dans la Constitution. Il y aura le référendum d'initiative fritoyenne, on en a parlé. Il y aura un référendum comme actuellement d'initiative du président de la République. Mais il y a deux types de référendums. Le premier type de référendum, c'est le référendum où le président de la République posera une question en disant « Je veux que vous votiez ça. Je vous appelle à voter oui. » Et à ce moment-là, il mettra en jeu son autorité. C'est-à-dire, si le nom l'emporte, il sera contraint à la démission. C'est exactement ce que de Gaulle s'était appliqué en 1969. C'est exactement ce que Chirac ne s'est pas appliqué en 2005.

En 2005, Chirac, il a dit « Voilà, la Constitution européenne, on va voter. Je vous appelle à voter oui. Le nom l'emporte, il reste. » Ça, ça va pas. Moi, je trouve que ça, ça, ça n'est pas normal. Donc là, il y aura première catégorie, les référendums demandés par le président de la République où il dira « Je vous demande de voter oui. » Si le nom l'emporte, il doit démissionner. Ça sera inscrit dans la Constitution. Et puis, il y aura un deuxième type de référendum. C'est pour écarter ce soupçon de plébiscite. Moi, je suis honnêtement démocrate. Je suis un vrai démocrate.

Je pense que le président de la République, par exemple, comme une question sur l'énergie, il dit « Voilà, on va organiser un grand débat. Puis il y aura un grand débat. Puis le peuple français décidera. veut maintenir le nucléaire, le diminuer, le supprimer. À quelle priorité budgétaire il veut qu'on atteigne ? Est-ce qu'il est pour ou contre les éoliennes ? » Et là, le président de la République que je serai, moi, je dirai « Je ne prends pas parti. C'est à vous de décider. Et j'appliquerai la politique que vous aurez décidée.

» Mais à ce moment-là, le président de la République, il est fondé à rester en fonction puisque justement, il se sera abstenu de toute déclaration publique ou privée qui pousserait dans un sens ou dans l'autre. Dans ces conditions, il n'y a plus de plébiscite. On a affaire à vraiment une vraie démocratie. Et je pense que sur ces quelques grands sujets... Et la dette ? Eh bien la dette, c'est pareil. La dette... Vous la répudiez ? Je suis quelqu'un de sérieux et de responsable. Bon. Quelqu'un de sérieux ne peut pas, me semble-t-il, dire « On va la répudier. » Ce n'est pas possible.

En revanche, quelqu'un de sérieux peut dire « Cette dette, je pense qu'elle ne sera jamais remboursée, en tout cas en totalité. » Donc moi, ce que je pense, c'est que je veux d'abord qu'on fasse un grand audit et qu'on mette devant les Français les origines de la dette, les raisons de la dette, etc. Ensuite, je pense qu'il faudra entrer en négociation avec les créanciers, comme ça s'est passé pour la Grèce, par exemple, où vous avez quand même eu des créanciers qui ont cédé des centaines de milliards de... des dizaines de milliards d'euros, soyons réalistes. Ils ont... Il y a eu des abandons de créances. On demandera... Des abandons de créances. Des déchignants et des déchignants, c'est ça ?

Oui, on demandera des abandons de créances. On leur dira, voilà, on veut restructurer notre dette, on va demander des abandons de créances. Mais ce qui est certain, c'est qu'il faut...

1:02:55
Présentateur

Est-ce que vous allez faire des plans de relance par de la dette publique ? Moi, je pense... Comment vous allez

1:03:03
François Asselineau

vous faire financer ? D'abord, ce que je pense, c'est que la société française, elle est... Sans que les Français s'en rendent compte, elle est surchargée par des espèces de poids morts qui sont très importants. Et quels ? Poids morts, c'est des coûts. D'abord, le millefeuille administratif dont on parle. Je rappelle qu'à partir du 15 janvier 1790, les révolutionnaires suppriment toutes les provinces de France et ils créent les départements. À partir du 15 janvier 1790 jusqu'en 1982... J'ai l'impression qu'il y a en pierre Belmar, là, on est bon, là. Jusqu'en... Une petite histoire de Noël.

Non, mais jusqu'en 1982, pendant près de 200 ans, il y a eu l'État, que ce soit le Royaume de France, que ce soit la République française, que ce soit l'Empire français, puis de nouveau l'État, les départements et les communes. Point barre.

1:04:02
Locuteur

Bon.

1:04:02
François Asselineau

En 1982, les socialistes ont créé les régions collectivités territoriales de Pénégaliste. Donc on a eu l'État, les régions, les départements, les communes. C'est une nouvelle couche. 1757 conseillers régionaux. C'est de la subordination de vote ? En tout cas, c'est un poids considérable. On se passait très bien des régions avant. Ils ont recréé ça pour des raisons historiques, mais vous allez rigoler si je commence. Je renvoie ceux qui m'écoutent et qui s'intéressent d'aller sur ma conférence et sur les euro-régions. Et puis, dix ans après 1992, on nous a mis encore une cinquième couche. C'est la couche de l'Union européenne qui a vocation à être un État.

Donc actuellement, on a l'Union européenne, l'État de France, les régions, les départements et les communes. En fait, le grand débat qui va avoir lieu dans les années qui viennent, ce que je ne cesse de dire, c'est que vous avez les euro-atlantistes, ceux qui veulent une espèce d'empire euro-américain, qui vont progressivement désinguer l'État-France, le niveau France et le niveau département et commune, pour faire disparaître la France et fusionner les communes et les départements dans les comtés à l'américaine. Allez-y, moi j'en ai vu des maires, j'en suis à peut-être 95 maires que j'ai rencontrés. 98% des maires des Français sont dans vent debout.

On est en train de, comment dirais-je, on est en train de supprimer contre leur volonté des milliers de communes en France. Bon, alors que la commune, la petite commune, c'est le niveau...

1:05:44
Présentateur

Je vous ouvre une parenthèse sans couper votre raisonnement. On sort de l'Union Européenne, c'est ça ? Comment vous faites pour l'évasion fiscale ? Et la fuite des capitaux ?

1:05:54
François Asselineau

C'est dommage que vous m'interromptiez parce que j'avais quand même commencé à le dire quelque chose que je crois très important. Alors, finissez... Le projet euro-atlantiste, c'est en fait, à terme, région, enfin, Union Européenne, région, comté. Il n'y a plus de France. Il n'y a plus de France. Les Corses, ils vont être contents. Oui, Corsica, Occitania, Braille, Alsace, Flanders, Scotland, Wales, Pays Vasco, Catalonia. C'est ça. Est-ce que les Français sont d'accord pour qu'il n'y ait plus de France ? Bon. Moi, j'ai une amie qui a mon âge. Un jour, je la présente à d'autres amis et je dis, je vous présente Olga, qui est serbe.

Et elle m'a répondu « Non, François, je ne suis pas serbe, je suis ouvestlame. » Ça existe dans la vie des peuples et des nations que des gens voient le pays de leur enfance, de leurs ancêtres, disparaître. Moi, alors il y a peut-être des gens qui sont pour, moi je suis contre. Moi, j'estime que nous devons préserver la France, pas seulement pour nous, pour nos ascendants, pour nos descendants et pour le reste du monde parce que la France est un patrimoine historique. C'est une puissance qui peut s'opposer à l'imperium américain ou à l'imperium russe ou je ne sais pas quoi.

Donc moi, je suis patriote, je suis fier de mon pays et comme disait De Gaulle, les patriotes sont les gens qui aiment leur pays, les nationalistes sont ceux qui détestent le pays des autres. Moi, je veux que demain, il y ait un Japon. Quelle était ma parenthèse ? Alors, je termine effectivement. Nous, ce que l'on veut, c'est supprimer l'Union Européenne, les régions. Et nous, on propose et je proposerai des économies considérables. Combien ? Ça se chiffre en milliards. Combien ? Déjà, sortir de l'Union Européenne en coût direct, c'est 9 milliards d'euros d'économie puisque nous donnons chaque année 9 milliards d'euros de plus que nous recevons.

Deuxièmement, sortir de l'Union Européenne, ça veut dire que pour toutes les TPE, les commerçants, les artisans, etc., qui n'exportent pas, on allègera considérablement des quantités de réglementation d'origine européenne que les entreprises qui exportent, notamment sur les pays de l'Union Européenne, elles conserveront si elles le souhaitent pour pouvoir continuer à exporter. Ça sera pour eux un truc sine qua non. Mais les TPE, les artisans, les commerçants qui n'exportent pas, qui vivent, eux, ils n'ont pas besoin d'avoir toutes ces quantités de réglementation.

Si vous allez lire, si vous allez sur l'Observatoire de l'Europe, un dit qui s'appelle Christophe Baudot, en 2008, à partir d'études qui avaient été faites aux Pays-Bas ou aux États-Unis, ils chiffraient ce surcoût administratif colossal à peut-être 50 milliards d'euros qui pèsent sur la société française. Moi, je supprime les régions, je les transforme en établissements publics régionaux comme du temps de Pompidou en 1972, des toutes petites structures. Ça permet de supprimer 1757 postes de conseillers régionaux.

1:08:37
Présentateur

François, ma parenthèse, c'était quoi ? On sort de l'Union Européenne, comment vous allez lutter contre la fuite des capitaux ? Parce que vous pensez que l'Union Européenne

1:08:45
François Asselineau

permet de lutter contre la fuite des capitaux ? Non.

1:08:47
Présentateur

La France sort, il y a un Brexit, il y a un Frexit. Comment vous allez empêcher l'hémorragie des capitaux ? Nous ferons,

1:08:57
François Asselineau

ce qui d'ailleurs est l'un des objectifs...

1:08:58
Présentateur

Comment vous allez les rassurer ?

1:08:59
François Asselineau

Mais nous ferons ce qui est l'un des objectifs essentiels, pas le seul, mais un des objectifs importants de la sortie de l'Union Européenne, c'est que nous allons mettre un terme à la libre circulation des mouvements de capitaux. Article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne. Cet article qui dit que toute restriction aux échanges de mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers, sous-entendus de l'Union Européenne, sont interdites. Cet article-là, c'est celui qui a été créé par le traité de Masriche de 1992, qui a été repris dans le traité de Lisbonne. Cet article, il explique les délocalisations.

Avant, sous Vincent Oriol, sous René Cotis, sous Charles de Gaulle, sous Georges Pompidou, sous Valéry Giscard d'Estaing et sous François Mitterrand jusqu'en 1992, il n'y avait pas de délocalisation. Ce qui a permis les délocalisations, c'est cet article-là. C'est pour ça que Montebourg, il vous dira « Oui, mais d'une France et si et ça », ou M. Mélenchon, on leur dit « Et l'article 63 ». Alors à ce moment-là, ils disent « Mais on va piétiner les traités ». Mais on ne peut pas piétiner les traités parce qu'il y a la Cour de justice de l'Union européenne, ce dont ils ne parlent jamais parce qu'il y a un organisme qui est chargé de faire respecter les traités par les pays.

Donc votre question qui me dit « L'évasion des capitaux, nous rétablirons le plus vite possible les contrôles et les mouvements de capitaux ». Je vous signale qu'au moment de la crise à Chypre... Non, on ne me signale pas. Merci. Au moment de la crise à Chypre, les autres pays de l'Union européenne, violant d'ailleurs les traités, ont rétabli les contrôles et les mouvements de capitaux. On ne pouvait plus sortir de Chypre les capitaux que l'on voulait notamment vers le reste de l'Union européenne. Ils ont même, de facto, pendant quelques temps, l'euro n'a plus existé. Je signale aussi que... Oui, c'est ce qui a permis

1:10:37
Présentateur

de bloquer les investissements russes à Chypre, c'est ça ? Vous... Vous... Ça doit être sympa les dîners de Noël avec vous, sans déconner. On se retrouve à table avec vous à Noël, là c'est foutu.

1:10:49
François Asselineau

Mais attendez, vous allez me reprocher de quoi ?

1:10:50
Présentateur

Vous êtes intarissable. Non, je ne vous reproche rien. Vous me reprochez finalement

1:10:53
François Asselineau

de connaître mes dossiers. Les téléspectateurs qui nous regardent ou les internautes qui nous regardent...

1:11:00
Présentateur

Est-ce que vous sourcez tout de A à Z ?

1:11:03
François Asselineau

Oui, enfin c'est un peu mon métier.

1:11:04
Présentateur

J'ai lu un très long papier d'un historien qui vous reprochait un petit peu de vous accommoder avec l'histoire. Qu'est-ce que vous pouvez lui répondre ?

1:11:11
François Asselineau

Je lui répondrais que, bien entendu, quand on fait une conférence de trois heures sur l'histoire, de trois heures sur l'histoire de France, c'est pas une thèse universitaire. Ça, je suis d'accord. Bien sûr, il y a des raccourcis. Je sais que certains vont me dire « Oui, il reprend le roman national ». C'est la grande thèse. Maintenant, le roman national. Mais alors si... Le roman national, ça fait partie de notre histoire, justement. Et qu'il y ait certains passages qui ont été un peu enjolivés, je lui bien sûr. Et les autres pays du monde ? Et votre historien ? Le roman national américain, il s'est intéressé ? Au roman national américain ?

Pourquoi, par exemple, on tape sur systématiquement l'histoire de France ? Qui a-t-il nous expliqué qui était George Washington qui meurt, je sais plus quoi, 18 décembre 1799 avec 300 esclaves noirs ? Pourquoi on n'en parle pas ? Pourquoi il n'y a pas des campagnes constamment aux États-Unis d'Amérique ? Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas débaptisé la capitale Washington qui porte le nom d'un esclavagiste ? Pourquoi ils ne le font pas ? Et puis on pourrait parler de tous les pays du monde. Tous les pays du monde ont un roman national, ont une histoire comme ça.

Alors oui, bien sûr, j'ai jamais prétendu que ma conférence de trois heures et quelques sur l'histoire, c'était une thèse universitaire. J'ai cité énormément de documents, notamment d'historiens du 19e siècle qui s'inscrivent effectivement dans une période de l'histoire. Mais c'est une période justement où on essaye de bâtir, notamment sous la Troisième République, on essaye de bâtir un peuple français, une république française. L'immigration,

1:12:39
Présentateur

les flots de migrants.

1:12:40
François Asselineau

Oui. On en fait quoi ? C'est une passion chez vous de m'empêcher d'aller jusqu'au bout de mon désir.

1:12:46
Présentateur

Non, c'est une passion chez vous de...

1:12:48
François Asselineau

Non, d'être précis. Long, long. Et d'aller... Écoutez. Les flots de migrants. Comparé aux autres candidats. Non, mais... Moi, j'ai... Moi, j'ai...

1:12:59
Présentateur

Je vais vous dire quelque chose. Je connais... J'ai mangé du François Aslino pendant à peu près 10 jours. J'en ai mangé jusqu'à 4 heures du matin.

1:13:07
François Asselineau

Ça vous l'intéressait, alors ?

1:13:09
Présentateur

Pendant à peu près 4 jours. Non-stop jusqu'à 4 heures du matin. Donc, François Aslino, je le connais. J'ai été fact-checké des trois trucs. On s'accordera sur l'interprétation de l'histoire. Je veux bien. Maintenant, on va parler concret. Vous êtes président demain. Les flux migratoires. Alors, vous faites comment ? Un, pour les stabiliser. Deux, pour les encaisser. Trois, pour peut-être les intégrer. Comment on fait ?

1:13:37
François Asselineau

Alors, premièrement... Excusez-moi, encore une fois d'être précis, mais l'Union européenne, ça n'est pas Schengen. Les accords de Schengen sont dissociés de l'appartenance à l'Union. C'est tellement vrai que vous avez des pays comme l'Islande ou la Norvège qui ne sont pas dans l'Union européenne qui sont dans Schengen et réciproquement le Royaume-Uni ou l'Irlande qui ne sont pas dans Schengen et qui sont dans l'Union européenne. Donc, ce que nous, nous disons, c'est que le problème, c'est la sortie de l'Union européenne. Sur les accords de Schengen, on demandera l'avis aux Français. Je signale au passage que le contrôle des flux de personnes est la règle commune en France.

Il y a des gens qui disent « Vous voulez rétablir les contrôles aux frontières. » Je dis « Non, ça n'est justement pas mis dans le programme. Nous, on proposera aux Français est-ce qu'ils veulent ou non sortir des accords de Schengen. Mais je fais remarquer à ces gens que lorsque vous prenez l'avion pour aller à Djerba, pour aller à New York, pour aller à Moscou, pour aller à Londres, vous êtes obligés de présenter vos papiers. C'est d'ailleurs comme ça dans le monde entier. D'ailleurs, les gens en général qui sont les partisans de la construction européenne qui poussent des cris d'orfraie en disant « Vous allez rétablir les contrôles aux frontières.

» S'il y a bien un pays au monde où il est difficile de franchir les frontières, c'est quand même les États-Unis d'Amérique avec leur passeport biométrique, leur délire général. Donc moi, ce que je dis, c'est qu'on demandera l'avis des Français. Premièrement. Deuxièmement, ce que moi, je veux, c'est qu'on arrête... Et là, je rejoins Donald Trump. C'est qu'on arrête de déstabiliser ces pays. Je suis désolé, mais le régime, comme on dit, de Kadhafi, il était ce qu'il était. Le régime de Saddam Hussein, il était ce qu'il était. Le régime de Bachir et Saddam Hussein, il était ce qu'il était. Mais il y avait des pays qui tenaient la route, qui ont été déstabilisés.

Et ce qu'il y a maintenant, c'est bien pire que ce qu'il y avait alors. Donc déjà, la France a prêté main forte à ce genre d'opérations qui sont d'abord totalement illégales au regard du droit international, qui ont fait des dizaines et des centaines de millions de morts et qui ont ravagé des pays. Regardez là, oui, il y a soit le 108% des gens qui ont fui leur pays. Peut-être pas, mais il y a des dizaines de millions de morts. À la rigueur... Des dizaines de milliers de morts. Pardon, j'ai compris des millions. Non, non, des dizaines de milliers, des centaines de milliers de morts. Sur l'Irak, les estimations, c'est un milliard, un milliard 300, un million. Je commence à être fatigué.

Un million à un million trois cent mille morts. Bon. En tout cas, il y a eu des dizaines et même des centaines de millions de morts. Ces pays, d'ailleurs, au passage, que ce soit la Syrie ou l'Irak ou Kadhafi, en tout cas Syrie et Irak, c'était dirigé par le parti basse, des partis laïcs, s'inspirant de la laïcité à la française. Et c'est en déstabilisant ces régimes que l'on a maintenant des seigneurs de la guerre qui prolifèrent avec la prolifération. Et quand on vous dit

1:16:07
Présentateur

que c'était des révolutions colorées de l'intérieur, c'était pas une volonté du peuple syrien de s'affranchir de Bachar el-Assad ? Non. Non.

1:16:17
François Asselineau

Non, c'est une déstabilisation pure fondée probablement, bien entendu, sur certaines récriminations. Fondée aussi sur... Vous savez, ces pays sont des mosaïques. c'est comme la Yougoslavie. Bon, le Moyen-Orient, vous avez des quantités... Par exemple, en Syrie, vous aviez des musulmans sunnis, des musulmans chiites, des musulmans zalaouites, des chrétiens. En Irak, c'est pareil. Vous aviez des chrétiens nestoriens. Vous avez tout ça. Et les choses qui sont des équilibres, ce sont des pays qui, au passage, n'ont jamais été des démocraties.

1:16:49
Présentateur

qu'on arrête de faire n'importe quoi.

1:16:50
François Asselineau

On arrête de faire n'importe quoi. Bon. Donc déjà, ça, c'est un deuxième point. Troisième point. On essaye de favoriser le maintien des populations dans les pays du Sud chez eux. Parce que les gens qui quittent leur pays, c'est jamais par plaisir. S'ils le font, c'est regarder les pays du Sahel. Est-ce que vous vous rendez compte, par exemple, qu'avec la construction européenne, on donne actuellement, par l'intermédiaire de l'Union européenne, beaucoup, beaucoup plus d'argent par habitant aux Estoniens, aux Létons, aux Lituaniens, aux Hongrois, aux Bulgares qu'aux Sénégalais, qu'aux Ivoiriens, qu'aux Maliens, etc. Qui parlent notre langue, c'est ça ? Comment ? Qui parlent notre langue ?

Qui parlent notre langue. Il y a des immigrés Sénégalais, Maliens en France. Quand ils achètent un produit, il y a un petit morceau qui va aller financer la Bulgarie, etc. Est-ce que vous voulez faire, non ?

1:17:43
Présentateur

Il nous reste, il est déjà très tard, donc les flux migratoires – Et par ailleurs,

1:17:48
François Asselineau

pour les gens qui me découvriraient, je rappelle quand même que nous, nous sommes un parti extrêmement républicain, que nous, nous voulons rétablir ce qu'a été le génie français qui est un génie assimilationniste. C'est-à-dire que les gens en France, et d'ailleurs, c'est ce qui se passe en réalité. En réalité, tout est fait pour détruire la République française, tout est fait pour la... Selon le schéma que j'évoquais tout à l'heure, on a des gens qui en permanent jettent de l'huile sur le feu constamment. L'affaire du Burkini cet été... Moi, je n'ai pas dit un mot sur le Burkini parce que ce truc était pourri de A à Z. Moi, je ne suis pas là pour jeter de l'huile sur le feu.

Je suis là pour dire à tous les Français, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau, leur religion, nous sommes tous Français à égalité de droit et de devoir. À égalité de droit et de devoir. Voilà ce que... Eh bien, vous savez, à l'UPR, nous avons... Je n'ai pas calculé précis, mais au vu des patronymes, etc., je dis qu'il y a au moins 12 à 14% de nos adhérents qui sont des Français... Vous ne tenez pas

1:18:48
Présentateur

des fiches, j'espère. Non, mais qui sont des Français d'origine... Non, des Français d'origine immigrée. Qu'est-ce que vous pensez du fichier qui fiche 60 millions

1:18:55
François Asselineau

de personnes ? C'est un fichier... Je ne l'ai vu que ce qu'on a dit dans la presse, donc je me méfie toujours un peu, mais a priori, je trouve ça très inquiétant parce que la CNIL... Je ne suis pas sûr que la CNIL ait donné son point de vue. Et il y a quelque chose qui est absolument scandaleux, c'est notamment l'affaire de l'état d'urgence constant. Quand vous pensez que ça va faire quoi, 14 mois, 13 mois, maintenant qu'on est en état d'urgence, il y a des gens qui me disent « Oui, mais on ne voit pas la différence ».

Oui, c'est vrai qu'à Nice, par exemple, au moment de l'attentat public ne sont pas suivis, ça, c'est vrai, mais demain, on peut aller perquisitionner chez vous à 3h du matin sans commission obligatoire parce que c'est l'état d'urgence. Donc ça affaiblit l'état de droit, nos libertés publiques et surtout, ce que je trouve extrêmement grave, c'est une technique constante, notamment de la construction européenne. Le maintien de la peur. C'est la tactique du salami et de l'ennui. L'ennui, c'est-à-dire que ce sont des choses compliquées. Donc les gens disent « Arrête de me gaver avec ces histoires de l'état d'urgence, j'y comprends rien.

Arrête de me gaver, c'est un petit peu ce que vous m'avez dit avec ces articles des traités européens. » Non, non, non, vous ne me gavez pas.

1:20:00
Présentateur

Je vous trouve soporifique et très long. Non, non,

1:20:03
François Asselineau

mais justement, j'explique ça aussi. C'est que Hitler, Mussolini, Staline, Napoléon, des grands dictateurs de l'histoire sont renvoyés au rang de Gouniafié parce qu'ils établissaient leur pouvoir par la force des armes. Maintenant, on a une dictature qui avance année après année par tranche de salami, vous savez, tranche par tranche. On ne voit pas le truc passer et ça avance par ça et par l'ennui parce que c'est vrai que c'est extrêmement emmerdant de parler des traités européens. Je le reconnais. Vous voulez gâcher une soirée, vous parlez des articles 63, de l'article 42, du TUD, de l'article 38 et 39, du TFR. Là, vous gâchez la soirée.

Mais si on ne fait pas ça, les gens ne comprennent pas ce qui est en train de se passer. Pour la première fois dans l'histoire, on a une dictature qui est en train de s'imposer par l'ennui et la technique du salami. Je vous mets juste

1:20:52
Présentateur

une parenthèse. Je vais regarder mes acolytes. Vous avez des questions à poser ? Non ? Non ? Qu'est-ce que vous pensez des mouvements politiques horizontaux de type Ma Voix et de type Bleu Blanc Zèbre ou La Maison des Citoyens ?

1:21:09
François Asselineau

Je trouve que c'est sympathique parce que ça témoigne. Il y a quelque chose de sympathique et de sain. C'est que ça témoigne du fait que des gens veulent se redresser, veulent agir. J'explique souvent que le mot démocratie, ça vient du grec ancien démos, le peuple et kratos, le pouvoir. Mais kratos, en grec ancien, c'est le pouvoir par la force. Ce n'est pas la même chose que arke. Arke, c'est le pouvoir légitime, un monarque. On ne dit pas que ce n'est pas un monocrate. On dit un autocrate, c'est un type qui a pris le pouvoir par la force. L'étymologie veut dire que la démocratie nécessite que les gens soient debout. Il faut se redresser.

C'est pour ça que ces mouvements comme ceux que vous citez, à mon avis, témoignent de quelque chose de simple. Il n'y a rien de pire que les gens qui sont avachis à ne rien faire et à regarder une série américaine. Ça, à mon avis, c'est la chose la pire qui puisse arriver à la République française. Il faut se redresser. Maintenant, ce que je pense aussi, et là, il y a ceux qui m'écoutent, ils vont peut-être tiquer, mais je pense qu'il faut quand même bien connaître les rouages de l'État, les contraintes des traités internationaux qu'a souscrit la France. Il ne faut pas partir d'idées générales parce que ça, c'est très gentil, les idées générales.

Mais justement, comme disent les Allemands, der Teufel liegt im Detail. Leur diable réside dans les détails. Moi, ce que j'ai voulu faire avec l'UPR... Et je n'ai pas les dents qui rayent le parquet. Vous savez, si vous me connaissiez, moi, je suis plutôt un idéaliste, un intellectuel. Moi, j'aime bien être sur une plage avec un livre et puis voilà. donc si je brille l'Élysée, ce n'est pas parce que j'ai envie vraiment de redresser mon pays et rendre aux Français leur démocratie.

1:22:52
Présentateur

Vous avez combien d'enfants ?

1:22:53
François Asselineau

J'en ai deux. Quel âge ? J'ai ma fille qui a 24 ans et mon fils qui en a 18.

1:22:59
Présentateur

Vous parlez d'écologie avec ?

1:23:01
François Asselineau

Oui, un petit peu, bien sûr. Qu'est-ce qu'ils vous en disent ? Ils sont un petit peu comme tout le monde, comme tous les jeunes d'aujourd'hui. c'est-à-dire, ils font attention, c'est un sujet qui les préoccupe.

1:23:10
Présentateur

Vous faites quoi tous les jours, vous, pour l'écologie ? Est-ce que vous arrêtez de manger de la viande ? Alors ça, ce n'est pas forcément de l'écologie.

1:23:18
François Asselineau

C'est la mode pour le...

1:23:20
Présentateur

Combien de litres d'eau il faut pour faire un kilo de bœuf ? Oui, c'est vrai, mais bon,

1:23:26
François Asselineau

je vous rassure, mon programme, ça n'est pas d'imposer la fin de la consommation de l'écologie.

1:23:31
Présentateur

Alors, je repose ma question. Qu'est-ce que vous, vous faites tous les jours pour améliorer l'écologie ? Je combats

1:23:39
François Asselineau

la construction européenne. Oui, parce que le modèle, ça, c'est quelque chose que les gens de ELV, par exemple, ils devraient s'expliquer, les gens de ELV, les verts,

1:23:51
Locuteur non identifié

ou les gens qui sont partis. Parce que,

1:23:53
François Asselineau

je suis désolé, mais l'article 38 et 39 du TFE, qu'ils aillent se renseigner, la course constante à l'amélioration de la productivité, le fait que, constamment, on place les agriculteurs français devant le modèle sous-jacent, c'est le modèle des grandes plaines de l'Oklahoma ou de l'Arkansas ou de la Saskatchewan. On a un modèle d'agriculture hyper productiviste, pas seulement l'agriculture, l'industrie. L'industrie consiste, la mondialisation consiste à les fabriquer. Pourquoi l'homme le plus riche du monde, Amancio Ortega, c'est un type qui a fait fortune avec Zara. Il s'est fabriqué tous les vêtements en Bangladesh.

1:24:23
Présentateur

qu'est-ce que vous faites

1:24:24
François Asselineau

pour réduire votre empreinte écologique ? Eh bien, par exemple, à partir du moment où on cesse la libre circulation des mouvements de capitaux, à partir du moment où on relocalise en France ce que l'on peut, il ne s'agit pas de se refermer sur le monde, mais il s'agit d'être raisonnable. À partir du moment, par exemple, où on fabrique en France, où on a une certaine autosuffisance alimentaire, à partir du moment où... Votre coton, il viendra d'où ? Eh bien, on importera du coton, bien sûr. Eh oui, de la même façon qu'on exportera du vin. Il ne s'agit pas... Il ne faut pas être... Comment dire... On n'est pas dans l'asymptote.

Ce n'est pas parce que l'on dit qu'il faut essayer de relocaliser une partie de notre industrie, notre agriculture, avoir une agriculture locale. On a d'ailleurs tout un programme sur l'agriculture pour développer... On a d'ailleurs chez nous tout un mouvement par nos adhérents qui sont des gens qui sont en faveur de mouvements comme la permaculture en nous faveur d'une agriculture bio, voire vous raisonnez, c'est-à-dire... Vous connaissez toute la réflexion sur la nature des sols qui a été pourrie depuis une quarantaine d'années par l'hyper-hyper-productivité.

C'est inscrit dans les traités européens que les gens qui m'écoutent, qui sont écologistes, ils aillent d'abord lire l'article 38 et l'article 39 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Il y a peut-être beaucoup de lobbies là-dessus, non ? Bien sûr, il y a des lobbies. Mais pourquoi ? Évidemment qu'il y a des lobbies. Il y a Monsanto, BASF qui sont derrière. Qu'est-ce que vous ferez contre les lobbies, vous ? Nous, on veut les interdire parce que ça s'appelle du trafic d'influence pour la République. Ça s'appelle du trafic d'influence.

Donc normalement, d'ailleurs, avant que la France ne devienne une colonie mentale des États-Unis d'Amérique, avant, il y avait en France le trafic d'influence qui était puni par la loi. Donc ça, effectivement, le lobby de Monsanto, le lobby de BASF avec leurs OGM, machin, les trucs et maïs, ça, c'est tout à fait inanïsé. Mais d'où ça vient ? Ça vient encore une fois de l'Union européenne. Est-ce que les gens qui m'écoutent savent, par exemple, que les directives OGM venues de Bruxelles ont été imposées à la France ? Que les députés, vous savez qu'il faut transcrire en droit français les directives européennes.

Les députés, 90% des députés, ils n'ont pas eu envie de retourner dans leur circonscription pour, tel le Macron moyen, se ramasser des œufs ou des tomates sur la tête. Ça, c'est encore gratuit, ça. Ils ont eu envie... Il faut éviter ça sur notre chaîne. Bon, écoutez, je suis comme je suis.

1:26:41
Présentateur

Oui, mais...

1:26:42
François Asselineau

Donc, ils n'ont pas eu envie, les députés, de transcrire en droit français la directive OGM. Mais, et ça, je m'adresse ici à M. Montebourg et à M. Mélenchon, il y a, ils ne savent sans doute pas, un truc qui s'appelle la Cour de justice de l'Union européenne. La Cour de justice de l'Union européenne, elle doit, c'est pas elle peut, elle doit saisir, elle doit, enfin, la Commission doit saisir la Cour de justice lorsqu'un État viole les traités ou ne respecte pas la transposition de directives obligatoires. C'est ce qui s'est passé. La France a été déférée à la CJUE. Les juges de Luxembourg ont gardé ça.

Ils ont dit, en effet, il y a une directive OGM, ça fait 3 ans que ça dure, la France n'a toujours pas transcrit. Condamner la France. A condamner à quoi ? Premièrement, à transcrire la dite directive. Ça ne servait à rien d'attente, finalement. Deuxièmement, à subir une pénalité de 163 000 € par jour de retard. Alors 163 000 € par jour de retard, ça fait 1 630 000 pour 10 jours, 16 300 000 pour 100 jours, 50 millions pour un an, 150 millions pour 3 ans.

Il faut savoir qu'actuellement, dans le budget de l'État, on a, prévu dans le budget de l'État, chaque année, quelque chose comme 150 à 200 millions d'euros pour les pénalités qu'on va subir de la CJUE parce qu'on tarde à transcrire les directives venues de Bruxelles. Alors moi, je m'adresse ici à la fois à ceux qui croient qu'on peut désobéir au traité. Non, on ne peut pas désobéir au traité parce que sinon, il y a une sanction. Alors évidemment, certains vont dire mais oui, on ne paye pas les sanctions. Ben oui, mais si on ne paye pas les sanctions, à ce moment-là, on se met en colère et on se met en opposition avec tous les autres. Donc on va aller jusqu'où ?

Moi, je veux que l'on respecte la souveraineté des Français. Je n'ai pas envie d'imposer la volonté de la France aux Allemands ou aux Britanniques.

1:28:26
Présentateur

Allez, deux dernières questions puis on en aura terminé. Alors, avant dernière question, la guerre contre la drogue et votre avis sur le cannabis. Qu'est-ce que vous pensez de la guerre contre la drogue ?

1:28:40
François Asselineau

Vaste sujet. Ce que je pense, c'est que les sociétés occidentales sont devenues des sociétés anxiogènes et schizoïdes. Voilà. Pourquoi ? Parce que vous avez... J'ai brièvement tout à l'heure glissé le nom d'un monsieur Ortega qui fait fabriquer les vêtements au Bangladesh, qui est devenu la première fortune mondiale devant Bill Gates. Il a 79 milliards d'euros de dollars, pardon, de fortune personnelle. Mais il n'y a pas que lui. Il y a Carrefour, il y a Auchan, etc. C'est un exemple. En fait, les sociétés occidentales, le monde occidental, la prétendue mondialisation a eu pour effet de bâtir une espèce d'économie négrière au niveau planétaire.

Il y a d'un côté les peuples blancs qui consomment et d'autre côté les peuples pauvres qui le sont d'ailleurs de moins en moins mais qui s'enrichissent, ce qui est normal, en Asie, etc., qui eux travaillent et bossent pour les autres. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous avez typiquement... Vous allez chez Zara. Une femme va chez Zara. — Quelle était la question ? — J'y viens. J'y viens. Elle est divisée en deux. Les Français, les Occidentaux sont divisés en deux. Il y a un côté d'eux.

C'est le consommateur qui trouve tout à fait sympathique, effectivement, de pouvoir acheter une robe à un prix pas trop cher ou bien d'avoir des produits électroniques bon marché, etc., qui sont fabriqués à l'autre bout du monde. Et puis il y a l'autre partie. C'est le salarié. Lui, il n'a pas d'emploi. Il a perdu son emploi. On assiste dans les sociétés occidentales à la montée concomitante du chômage, des inégalités et de l'autre côté, des objets désirables qui affluent dans les galeries commerciales. Avec ce genre de société, on assiste à l'augmentation d'une espèce de mal de vivre colossale. En plus de ça, c'est des sociétés qui ont perdu du sens. On fait croire aux gens...

C'est toujours l'histoire de la Rolex. On fait croire aux gens que vivre, c'est avoir. Non. Il y a une perte de sens, une perte de l'objet de la vie, la gratuité, le bénévolat. Pourquoi nous, dans sa marche, on a énormément de bénévoles à l'UPR qui retrouvent un peu du sens à leur vie. Et même dans ces sociétés, vous avez les gens, ils boivent. Il y a l'augmentation de l'alcool, augmentation de la drogue, augmentation, la consommation des anxiolytiques plus 100% en 10 ans en France et puis augmentation de la criminalité. Donc déjà, pour me poser une question sur la drogue, moi je suis... J'essaie toujours quand on me pose des questions de voir le problème dans son ensemble.

La première chose, c'est déjà de faire baisser l'appétence, la volonté de consommer de la drogue, c'est-à-dire de redonner aux gens le sentiment de bien-être dans leur propre société. Vous savez, ça fait 4000 ans que l'humanité consomme des drogues. Oui, mais pas à ce rythme, pas au rythme actuel. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que moi, je ne suis pas un spécialiste, je regarde un petit peu ce qui se passe à droite et à gauche. Moi, je pense que s'agissant du cannabis, puisque vous me posez la question du cannabis, moi je ne vais pas vous dire, je ne caresse pas les gens dans le sens du poids, je ne vais pas vous dire que j'autoriserai le cannabis.

1:31:39
Présentateur

Mais je ne me demande pas que vous... La question, c'était la guerre contre la drogue. Eh bien, la guerre contre la drogue, il faut s'attaquer. Alors, moi,

1:31:47
François Asselineau

sur la chaîne du cannabis, moi j'ai regardé des enquêtes, moi j'ai ma fille justement qui fait des études de médecine. Elle fume des joints un peu, non ? Comment ? Elle fume des joints ? Non, je ne crois pas, je ne crois pas. Comment vous abordez le sujet avec votre fille ? En fait, on n'en parle pas, mais je la connais, je ne pense pas qu'elle en fume, je n'en sais rien. Je sais qu'il y a beaucoup de jeunes qui en fument, ça c'est vrai. Je pense que la situation actuelle, qui est une situation assez hypocrite, n'est pas terrible. Mais ce qu'il faut d'abord et avant tout, c'est effectivement lutter aussi contre les gens qui pourvoient la drogue. Mais qui est ?

Bon, le cannabis, beaucoup de médecins tirent la sonnette d'alarme en disant...

1:32:24
Présentateur

Mais ce n'est plus très vrai parce que maintenant, comme il y a une guerre contre la drogue qui est complètement contre-productive, maintenant, les importateurs, les contrebandiers de drogue font venir de la drogue très très forte. Oui,

1:32:36
François Asselineau

mais écoutez, qui produit de la drogue en Afghanistan ? Le gouvernement américain ? C'est vous qui l'avez dit ? Non, je vous pose la question. Et tout le monde sait que la CIA a été derrière l'augmentation colossale de l'augmentation de la production de drogue d'opium en Afghanistan. Qui est-ce qui est derrière les barons de la cocaïne en Colombie ? Moi, écoutez, je pense qu'il y a derrière tout ça... Comment ? Les Farc ? Oui, mais écoutez, je ne suis pas omniscient. Peut-être qu'il y a sur des sujets des choses que je ne connais pas. Ce que je sais, en tout cas, c'est que la drogue a été utilisée aussi pour déstabiliser... Pour déstabiliser... C'est pas nouveau.

Vous savez, les guerres de l'opium... Les guerres de l'opium... Non,

1:33:19
Présentateur

non, François, on ne s'énerve pas. Vous avez déjà fumé un petit joint, quand même ?

1:33:24
François Asselineau

La réponse est non.

1:33:25
Présentateur

Jamais ? Non. Un petit thé, quelque chose ?

1:33:28
François Asselineau

Non, franchement, non. Honnêtement, d'ailleurs, je ne fume pas. J'ai fumé le cigare. Oui. Brièvement.

1:33:36
Présentateur

Jamais pris de drogue une seule fois ? Non. Des petits champignons ? Non ? Jamais ?

1:33:41
François Asselineau

Non.

1:33:42
Présentateur

Bon, c'est pour déconner.

1:33:43
François Asselineau

Non, non, mais c'est vrai, je vous dis... Non, je ne suis pas... De façon générale, je n'aime pas être... Par exemple, l'alcool. Je bois du vin. Vous avez déjà pris une grosse, grosse cuite ? Oui, ça, ça m'est arrivé. Je m'en suis... Je n'ai pas aimé du tout. Une cuite où... Quand j'étais jeune, quand j'avais 22 ans, ça m'est arrivé. Et en fait, ça m'a... Vacciné ? Oui, franchement. J'ai trouvé ça très avilissant. J'étais malade, d'abord. Et donc... Mais j'aime bien boire quand même un petit peu de vin de temps en temps. Et de...

1:34:13
Présentateur

C'est normal, il ne faut pas déconner. Moi,

1:34:16
François Asselineau

je suis quand même quelqu'un d'un peu... Je suis bon vivant. Non, ça ne se ment pas du tout.

1:34:23
Présentateur

Épicurien, non ? Pas épicurien. Est-ce que vous cuisinez à la maison ?

1:34:26
François Asselineau

Oui, ça m'est arrivé. Vous cuisinez quoi ? J'ai quelques spécialités, ça va vous faire rire. Par exemple, j'aime bien les plats thaïlandais. Ah, d'accord. Je fais un bon... Oui, je crois que je peux dire un bon poulet thaïlandais. un poulet thaïlandais avec du galanga, avec du gingembre râpé. Et puis avec... Bon, on viendra manger chez vous. Allez,

1:34:43
Présentateur

dernière question. Un conseil pour les jeunes générations. Là, une bouteille à la mer.

1:34:51
François Asselineau

Le conseil, qu'ils se redressaient. Se redressaient. Ils ont un outil fantastique. Honnêtement, c'est la théorie, vous savez, de l'armée du bouclier. Ils sont dans un monde qui est assez tragique, qui est très, très terrorisant. Mais ils ont un outil fantastique qui est quand même Internet. Et sur Internet, les gens disent « Ouais, il y a de tout ». Ben oui, il y a de tout. Mais sur les grands médias, il n'y a rien. Donc sur Internet, il y a de tout. Mais il y a aussi des choses qui raisonnent par eux-mêmes, qui se fassent leur opinion par eux-mêmes, qui développent la capacité de discernement et puis la bénévolence et l'ouverture sur autrui. Voilà. L'ouverture sur autrui.

Il y a quelque chose... Par exemple, dans mon programme, je veux... Nous, on est contre la mondialisation, mais on est pour l'universel parce que c'est le grand génie français de l'universel. Moi, je veux, je l'ai dit, qu'à la télévision française, sur TF1, on ait chaque mois un grand film d'un grand pays étranger, mais qui ne soit pas les États-Unis. Un grand film indien de Bollywood avec une nuit indienne. Moi, je suis allé dans tous ces pays. J'aime beaucoup de pays du monde. Vous savez,

1:35:59
Présentateur

avec Internet, on peut se faire tous les soirs.

1:36:00
François Asselineau

Oui, mais tout le monde n'est pas sur Internet. Vous avez raison parce que de toute façon, c'est vrai que la consommation de télévision est en chute libre. Mais en tout cas, ça peut donner quand même de l'exemple alors que si les internautes, ils sont sur Internet, qu'ils aillent voir. Qu'ils aillent voir Jodha Akbar qui est un grand film qui est un grand film peplum bollywoodien. Ça se passe sous l'empereur Akbar au début du XVIe siècle. C'est les mogols qui sont donc musulmans contre la population hindouille. C'est un film, moi, je le trouve fabuleux.

1:36:30
Présentateur

Vous avez des questions à nous poser ? Profitez-en parce que la prochaine fois qu'on vous invitera, ce sera pour les prochaines présidentielles. La question que je voudrais vous poser,

1:36:38
François Asselineau

c'est que, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je pense que dans le monde d'aujourd'hui, dans les médias d'aujourd'hui, le problème numéro un, c'est de respecter la charte de Munich et le problème de la loyauté.

1:36:53
Présentateur

Donc ça, c'est votre question, ça ?

1:36:54
François Asselineau

Oui. Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?

1:36:56
Présentateur

De respecter la charte de Munich ? Clairement. Et la loyauté. La loyauté par rapport à quoi ? Par rapport aux questions. Par rapport à la... Les gens... Moi, je vois des journalistes... La seule loyauté qu'on doit, c'est la loyauté auprès de notre communauté.

1:37:07
François Asselineau

Oui, mais la loyauté, ça veut dire on pose des questions sans avoir déjà les réponses. Voilà. Parce que moi, j'ai vu des journalistes, ils sont venus me voir, ils savent déjà, le papier est déjà écrit, c'est un tapis-pied pour me traîner dans la boue. Voilà. Donc ce sont des gens, ce ne sont pas des journalistes, ce sont des petits propagandistes. Et bien ça, c'est ça qui manque. J'espère, je pense. Enfin, les questions que vous avez posées, elles sont rudes, mais elles sont bien. Elle était vachement cool. Non, mais vous m'avez posé des questions, vous m'avez poussé dans mes recherches.

1:37:36
Présentateur

On avait envie, on avait envie de vous détruire à cause de votre communauté qui nous a harcelés. Mais ce n'est pas ma communauté. Est-ce que vous ne voulez pas leur faire un petit message en disant

1:37:46
François Asselineau

que les gens qui m'écoutent et qui apprécient l'UPR arrêtent de harceler les médias. Enfin, par exemple, excusez-moi, quelques... Non, on est cool. Mais en revanche, il faut les comprendre. Moi, je n'ai redonné aucune instruction. Il faut les comprendre.

1:38:01
Présentateur

Non, mais on les comprend. On discute avec eux. On les a gérés. Ils sont polis. Il n'y a pas de problème. On n'a pas eu plus de problèmes que ça. Bon, passons. Écoutez, François Lézilot, merci d'être venu nous voir. Merci de m'avoir reçu. C'est la dernière interview de la soirée. Et on est contents. Vous étiez fort agréable. Contrairement à d'autres partis politiques qu'on a contactés, il n'y a eu aucun problème avec vous. Vous avez tenu vos engagements à la minute près. Et ça fait plaisir que vous respectiez l'Internet dans vos engagements. Et je tenais à le dire parce qu'on a eu très peu de politiques qui ont été courtois avec nous. Il y en a eu, mais pas tous. François Zinou, merci.

1:38:41
François Asselineau

Merci.