BAYROU EST ALLÉ TROP LOIN : SON BUDGET 2026 VA PROVOQUER LE CHAOS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13Invité politiqueChiffre
« 5,3 milliards sur les collectivités locales. »
- 2:13Invité politiqueChiffre
« 5,5 milliards sur les dépenses sociales. »
Temps de parole
- François Bayrou99 %
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Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. On voit très bien que le Premier ministre a une volonté de faire peur, comme on l'a dit, de créer un effet de sidération pour que cet effet de sidération entraîne une acceptation de la population plus large de la population. Donc, je suis assez persuadé que au final, on a'ura pas euh en terme de de déficit les réductions euh escomptées. Donc l'ensemble des Français vont souffrir pour un un résultat euh qui ne va pas être à la hauteur.
Oui, l'économie fonctionne aujourd'hui plus pour une partie, mieux pour une partie que pour le reste de la population. Bonjour tout le monde, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porscher. Avec tous les discours qu'on entend autour de nous, notre meilleure arme, c'est de les connaître et de les comprendre. L'extrême droite aidée par les médias financés par les milliardaires cherchent à imposer sa vision en muselant la diversité des voix et en bâfondant le pluralisme. Pour y poster, le média lance Repipost, une campagne citoyenne cruciale pour bâtir une chaîne d'information indépendante et populaire.
Sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne, nous voulons porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs. Cette bataille pour la démocratie nous concerne toutes et tous. Rejoignez-nous et soutenez la rposte sur campagne.fr. Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme, Bairou a décidé d'annoncer en plein été à quelle sauce les Français allaient être mangés en 2026 et ça va être assez drastique. C'est parti.
[Applaudissements]
En plein été, François Baou a décidé d'annoncer ses pistes pour le budget 2026 en ligne de mire réduire le déficit à 3 % d'ici 2029. et les Français vont payer. C'est le fameux nous dépensons trop par rapport à nos recettes, mais on ne change pas une équipe qui gagne. Donc le gouvernement décide de n'aller chercher qu'au niveau des dépenses. Vous connaissez la chanson. Le premier ministre annonce que l'année 2026 sera une année blanche. Tout est gelé, les budgets, le barême de l'impôt, pas de prestation revalorisée, les salaires non plus. Mais ce n'est pas tout.
Le gouvernement annonce aussi suppression de 2 jours fériers, durcissement encore de l'assurance chômage et on se questionne aussi sur la fin des 35 he pour en rajouter et de la 5e semaine de congé payé contre une rémunération. Au total, c'est plus de 40 milliards d'économies qui sont visées. Pour 2026, Bairou annonce 20 milliards d'économies sur la dépense publique, 10 milliards sur l'État et ses opérateurs avec des réorganisations, des fusions et la suppression de 3000 postes. 5,3 milliards sur les collectivités locales. Donc ça c'est vos mairies, vos bus scolaires, vos crèches, l'entretien de la voirie et cetera. On a l'habitude d'en parler.
et 5,5 milliards sur les dépenses sociales, donc les services publics, les classes moyennes, les précaires, les chômeurs, les malades, ça sera pas votre année. Et la santé n'est pas épargnée non plus, on le sait, pour faire des économies, François Bairou a affirmé vouloir responsabiliser les patients. Ça passe par l'augmentation des plafonds annuels des franchises et participations forfaitaire et des montants payés sur les médicaments et actes médicaux. Aussi, le durcissement de l'ALD et les remboursements et puis enfin s'attaquer aux arr et maladies. au total un effort de 5 milliards. Mais ne vous inquiétez pas, François Baou a dit que l'effort est juste et partagé.
Thomas, à force de d'analyser les budgets, un après un, austérité après austérité, on est d'accord que ces besoins d'économie servent à appliquer une idéologie politique parce que ces coûts de rabo ici et là vont rien régler sur la question de fond. Absolument rien. Là, on va quand même plus loin. Alors, eux aiment bien dire que c'est des coups de rabo, mais on va quand même plus loin parce qu'on est sur des des économies assez énormes. On est sur plus de 40 milliards d'économies. ce qu'on a jamais fait auparavant, ce qui est une part quand même assez importante du PIB. On est autour de de de de 2 % du PIB. Donc c'est c'est vraiment une une austérité, des économies assez fortes.
Et et là le problème, moi je je trouve de de notre de notre premier ministre et et de l'ensemble des ministres d'ailleurs, c'est de ne pas comprendre que cette ces économies vont avoir un impact sur la croissance et et les prévisions qu'ils font. Il risque à mon avis d'être surpris, c'est que la baisse euh les économies qu'ils vont faire ne va pas entraîner la baisse de déficit qu'ils ont prévu. La baisse va être moindre parce qu'il va avoir un impact fort sur le PIB. Et comme on sait, les déficits sont libérés en pourcentage de PIB. Donc le PIB risque de chuter euh aussi. Donc je suis assez persuadé que au final euh en terme de de déficit les réductions euh escomptées.
Donc l'ensemble des Français vont souffrir pour un un résultat euh qui ne va pas être à la hauteur. Euh est-ce que c'est euh on l'a dit plusieurs fois mais est-ce que c'est vraiment l'urgence comme ils le disent à propos de la dette et du déficit ? Parce que on écoute quand on écoute François Baou ce qu'il écrit dans son plan, c'est quand même assez alarmant. Par exemple, la menace d'écrasement par la dette est ainsi devenue réelle. Elle représente désormais 114 % du PIB et ce remboursement ne cesse de peser de plus en plus lourd dans notre budget. Chaque seconde, la dette augmente de 5000 €. C'est la dernière station avant la falaise. C'est quand même alarmant.
Oui, je trouve que c'est pas le rôle d'un premier ministre de de de faire ça.
C'est-à-dire que on voit très bien que le Premier ministre a une volonté de faire peur comme on l'a dit, de créer un effet de sidération pour que cet effet de sidération entraîne une acceptation de la population plus large de la population et des partis politiques hein en ciblant le Parti socialiste une acceptation plus large de faire ces efforts qui sont par ailleurs et tu l'as très bien dit injustes qui vont reposer beaucoup plus sur les les ceux qui touchent des prestations sociales les plus pauvres qui vont voir leur pouvoir d'achat les retraités qui vont voir leur pouvoir d'achat baisser quant aux plus riches eux l'impact sera sera très faible parce que c'est comme tout hein quand vous avez ben des de l'inflation, ceux qui en soufflent le plus, ce sont toujours les les revenus les plus faibles.
Là c'est pareil quand vous avez une année blanche, c'est pas équitable parce que les plus faibles eux voient très clairement leur pouvoir d'achat diminuer. Donc c'est pas le rôle de de faire peur. Normalement, il devrait faire de la pédagogie de dire effectivement il y a une situation budgétaire qui n'était pas prévue d'analyser déjà les causes de cette augmentation de la dette parce que l'augmentation de la dette, elle augmente depuis 30 ans. Les gens aiment à dire qu'on a pas eu un un budget en équilibre depuis 30 ans. C'est pas c'est pas ce qu'il faut rechercher le plus. Mais ces 30 années, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est qu'il y a eu un tournant libéral dans les années 80.
Il y a eu un tournant libéral quand on était dans une dans une économie plutôt kénésienne, il y avait pas ces problèmes là. Il y a eu un tournant libéral qui a qui a voulu qu'on baisse tout le temps, tout le temps un peu plus les impôts, qu'on fasse moins de rentrée fiscal et qui a entraîné des déficits quasiment euh euh constant. Et là, cette dynamique a augmenté depuis 2017 avec euh les baisses d'impôts de de de Macron euh ciblé sur les grandes entreprises et sur les plus riches, hein. On l'a dit souvent ici, 40 milliards sur les entreprises, 30 milliards sur sur les les individus, ça fait 70 milliards de baisses d'impôts.
Et quand vous regardez le niveau de la dépense publique aujourd'hui, en pourcentage du PIB, on est à 57 % du PIB. Elle est au même niveau qu'en 2017. Elle est au même niveau. Donc c'est pas la dépense publique qui a augmenté, c'est les baisses de rentrée fiscale. Donc il faudrait déjà partir du constat et de dire que ça a été un échec la politique qui a été menée. Et ensuite faut voir les promesses que nous avons fait et qui ont été validées par la Commission européenne. C'était des économies deux fois moins de l'ordre de 25 milliards par an. Pourquoi faire 40 milliards ? Pourquoi je veux dire faire porter dans une incertitude politique, dans une incertitude économique avec Trump ?
Pourquoi faire porter l'ajustement sur les Françaises de cette façon-là si ce n'est ben pour les punir et pour se dire qu'on a été courageux euh de les punir ? Et c'est ça que je ne comprends pas moi, c'est qu'il y a vraiment enfin je le comprends d'une manière stratégique mais je pense que le rôle du premier ministre, c'est normalement d'expliquer, de rassurer et de proposer une trajectoire. Alors là, on a une volonté de faire peur, de créer un effet de sidération pour proposer une trajectoire qui va être difficile pour les Français qui l'acceptent. Les libéraux évoquent la fin des 35 heures passé de 3 jours à 7 jours de carence. Sur la sécur, on voit moins de remboursement.
L'ALD qui est durci quand même. La c'est quelque chose de un gros acquis. Est-ce qu'on a passé un cap dans la régression sociale là ? Surtout que c'est inutile parce qu'on tu l'as dit, ça va pas du tout régler les problèmes que même les libéraux veulent régler. En fait, Naomi Clin l'avait très bien expliqué quand quand il y a quand il y a un choc justement, un effet de sidération, vous pouvez mettre en place la cette stratégie du choc qui qui est une stratégie en fait qui a pour but. là de faire passer des choses qui ne sont pas passées avant.
Euh ça a été fait chez nous he Vous regardez la crise 2008, une crise qui vient qui vient pas la majorité des individus hein, qui vient des banques, qui vient même pas des banques européennes qui vient des banques américaines. Qu'on nous transmet quelques années après la loi Fillion sur les retraites passe l'âge de départ à la retraite à 62 ans plutôt qu'à 60 ans. Voilà, il y a eu un choc qui a été fait et après ce choc on peut mettre en place des mesures d'austérité pour rembourser ce choc qui vient pas de nous. C'est la même chose. Il y a une politique qui a été choisie. Alors bien sûr, il y a eu le Covid, c'est important de le rappeler.
Il y a eu le Covid, il y a eu l'inflation, il y a eu le quoi qu'il en coûte, mais il y a aussi une politique qui a été choisie. Et dans cette politique là, elle n'a pas eu les effets qui étaient prévus et donc on fait payer à l'ensemble de la population en faisant peur les effets négatifs de cette politique là. Alors que on l'a dit souvent ici, on on aurait taxé avec la taxe du Zukman une petite partie parle de de de de un peu plus de 1000 1800 foyers hein fiscaux qui on des qui ont des fortunes énormes, plus de 100 millions, on les taxait un petit peu, on récupérait déjà une somme assez énorme jusqu'à quasiment 20 milliards, ce qui ce qui ce qui est énorme.
À noter que leur fortune augmente à eux, donc ça n'aurait pas eu d'impact sur leur énorme richesse. Il serait pas devenus plus pauvres, leur fortune aurait juste augmenté moins vite. Voilà, c'est ça. Sachant que sur sur quand on regarde les 500 premières familles, on l'a déjà dit, elles ont augmenté de 6 ans une quinzaine d'années leur fortune de x 6. Elles ont fait x 6 en une quinzaine d'années. Ce qu'on a jamais vu, même pour des gens qui ont un patrimoine de 20000 € 30000 € personne n'a vu son patrimoine multiplié par 6 en 15 ans. Alors que eux on parle de milliards, ça a été multiplié par 6. Donc on les aurait taxé, on aurait et là tout ça ça a été écarté. On en parle pas.
Alors là, il parle de pseudo 4 milliards mais sans sans qu'il y ait un contour très précis. Alors que pour le reste là, on sait très bien que euh sur l'année blanche, les prestations vont être gelées. Et je veux dire une c'est là où c'est idiot, c'est qu'une prestation gelée. Que fait quelqu'un qui touche le RSA ou des prestations chômage ? On l'a déjà dit plusieurs fois, il voilà, il place pas sur des comptes en Suisse, il épargne pas, il va pas acheter des actions, il le consomme. Donc ça profite infiné au secteur privé. Là quand on fait des économies sur les collectivités et tu l'as très bien dit, les collectivités c'est c'est des services mais c'est aussi de la commande publique.
La commande publique qui qui qui profite à qui ? Au secteur privé. Et là vous faites des économies, c'est le secteur privé, par exemple le bâtiment, la rénovation des bâtiments qui va en pâtir. Donc tout ça est un circuit. L'économie un circuit. quand tu coupes quelque part, il y a quelqu'un derrière qui va avoir moins d'argent, il va avoir moins de consommation et je veux dire les commerces de proximité dans les quartiers populaires qui qui vivent en partie grâce aux prestations et ben vont euh en pâtir. On dirait qu'ils font euh absolument tout pour ne pas aller chercher ou regarder dans l'imposition des plus riches ou des grandes entreprises.
C'est-à-dire que d'un côté, on a un ministre qui nous dit vraiment on est à deux doigts de tomber de la falaise et de l'autre, c'est impossible d'aller chercher même le moindre million chez les grandes fortunes qui encore une fois ne participent pas à la même hauteur que les Français. C'est pas comme si on demandait un effort supplémentaire par rapport aux autres, au plus riches. On leur demande juste pour l'instant de d'être pareil et ça c'est même pas concevable dans le logiciel. Donc est-ce que ça montre pas que c'estes besoins d'économie, c'est juste pour derrière servir un vrai projet politique qui est la case du modèle social ?
Bah c'est c'est moi je pense que c'est c'est très clairement ça et comme comme tu le dis, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, je pense que la plupart des gens et mais mais même quand on regarde euh même parfois des spécialistes qui qui qui observent le fonctionnement de l'économie ces dernières années, on on voit très bien que l'économie est au service d'une minorité plus que d'une majorité. C'est c'est les fameux 1 % les fameux 1 % voilà euh avec dans les 1 % les 001 % là qui qui qui ont vraiment bénéficié très clairement de euh de Macron.
Donc vous voyez quand quand on voit ce plan euh il y a des gens qui vous disent "Oui, il est pas si dur et cetera, mais il y a quelqu'un qui est très satisfait, c'est par exemple le MEDEF." Voilà, il était très content. Il était très content. Ça ça veut dire qu'il a eu qu'il a eu gain de cause. Donc oui, l'économie fonctionne aujourd'hui plus pour une partie, mieux pour une partie que pour le reste de la population. Et nous vivons en société et quand on vit en société, bah ça peut pas continuer comme ça. On peut pas avoir une matière aussi importante que l'économie qui échappe, je veux dire, à la majorité des gens pour profiter qu' qu'à une partie. Ça veut pas dire que tout est mauvais.
Nous avons à l'héritage d'un d'un modèle social qui fait que aujourd'hui 57 % des gens ont un revenu disponible, c'est-à-dire ont de l'argent plus élevé que ce qu'il gagne grâce à la redistribution. C'est une bonne chose, mais pour certains c'est trop. Donc il faut casser ce modèle petit à petit platit. L'état social existe dans tous les pays riches. Il a été construit dans les dans les 30 glorieuses. Mais depuis les années 80, il y a une volonté d'affesser, d'abaisser les parts de redistribution pour qu'il y ait une partie de l'économie qui en profite le plus. Et quand on voit aujourd'hui la part de de PIB que reçoivent les 1 %, elle a augmenté très fortement ces 20 30 dernières années.
Ce qui veut dire que l'économie fonctionne mieux pour ces gens-là que pour le reste de la population. Sur la taxe Zucan, tu en as parlé donc c'est cette proposition de taxer les plus riches un impôt à hauteur de 2 %. On a déjà parlé, je vous renvoie vers l'épisode si vous voulez aller plus loin. Euh le gouvernement s'est quand même expliqué de pourquoi il refusait d'aller taxer les plus riches. Il y a Sophie Prima qui est porte-parole du gouvernement qui avance que ça ça va fragiliser l'économie si on taxe les plus riches. On est encore après tous les travaux, tout ce qui a été expliqué dans cette théorie de si on perd les plus riches, si on perd les grandes entreprises, la France tombe.
Une chose qui est sûre quand on prend la question à l'inverse, c'est que de baisser les les les impôts sur les plus riches n'a pas profité à l'ensemble de l'économie. surtout que c'était pas conditionné en plus. Voilà, ça pas condition ça voilà, ça n'a pas permis à de l'investissement privé parce que au départ c'est de dire ils payent moins d'impôts donc ils vont investir et comme ils investissent ils vont créer de l'emploi. Donc voilà la baisse des impôts, créer de l'investissement qui crée de l'emploi.
En fait la baisse des impôts a surtout créé de l'argent qui a été aux actionnaires via des dividendes ou des placements financiers qui ne profitent pas à l'économie réelle et donc ça n'a pas fonctionné. Donc on on doit partir déjà de ça. Ensuite dire que le fait de taxer très légèrement un peu plus des très riches va entraîner une fuite, va entraîner toutes les études montent l'inverse et y compris quand l'ISF qui était une tasse qui était beaucoup moins ciblée vraiment que la taxe du Zukman qui était vraiment sur une population beaucoup plus large, une assiette plus large, on était plutôt à 400000 euh ménages alors que là on est à 1800 ménages. Il y avait pas la fuite qu'on nous disait.
Il y avait 02 % des assustiques qui partaient. Donc rien du tout. Donc on peut pas s'interdire de tenter des choses selon des théories qui ne fonctionnent pas et qui n'ont pas été vérifiées. Donc là, on voit bien pareil qu'il y a une volonté de marteler, de faire du bourrage de crâne pour que les gens se disent "Bon, cette chose-là, on ne peut pas la mettre, on doit la mettre de côté, on ne peut pas la mettre en application. Après on peut pas la mettre en application, qu'est-ce qui reste ?" Ah bah, il reste les retraités, les prestations sociales, le RSA, les collectivités locales. Mais on peut pas faire ça. Si on demande des efforts aux, on doit demander des efforts aux autres aussi.
Donc là, il y a une volonté Ouais. vraiment de protéger. façon ce gouvernement est a toujours fait ça. Il a il protège les les plus riches qui n'ont pas besoin eux d'être protégés en réalité. Et c'est ce qui est ce qui est marrant entre guillemets dans dans le macronisme, c'est que tous les ans, on a l'impression qu'ils découvrent que ça va pas pour eux le déficit. Ils découvrent le la dette comme s'ils n'étaient pas au pouvoir depuis 7 ans, depuis 6 ans, depuis 5 ans. Comme si ça tombait du ciel et c'était pas le résultat même de leur politique à eux. Tout à fait. Exactement.
Alors que il y a des moyens encore une fois si on fait de la pédagogie et qu'on est et qu'on est sérieux et ce que devrait faire Bérou, il y a des moyens d'expliquer pourquoi cette dette a augmenté. Voilà, il il y a une partie vraiment, on l'a souvent dit ici, qui fait que à cause du de la crise du Covid comme à cause de la crise de 2008 qui a fait faire un bon à la dette à cause en partie des chèqus qui ont été faits pendant pendant l'inflation, les chèqus carburant et cetera parce que on a choisi de ne pas indexer les salaires ce qui n'aurait probablement pas coûté grand-chose. Enfin, en tous les cas, moins on a fait des chèqus.
Il y a une partie qu'il faut expliquer, mais il y a aussi une partie très claire qui a été des erreurs de prévision qui sont dues au fait qu'il y a eu des surestimations de croissance du aux baisse d'impôt. Et ça c'est la partie où le gouvernement est fautif. Et c'est la partie où elle devrait dire écoutez moi je vous explique la dette augmenté pour telle raison telle raison mais une autre partie est d au fait que voilà il y a eu ça ça et donc on va corriger ça. Mais là plutôt que de dire ça on dit vous avez été trop gâté trop riche nous sommes le système le plus généreux et donc on doit faire des coupes alors que c'est faux.
La dette n'a pas augmenté pour ça d'ailleurs elle a augmenté aussi dans des pays comme les États-Unis qui n'ont pas le même système social que nous. La dette a augmenté pour un certain nombre de raisons, mais aussi pour des erreurs euh de politique fiscale, de contre-révolution fiscale qui n'ont pas créé ce que ce que ça devait créer. Et ça, il faut parfois le reconnaître et revenir là-dessus. Mais c'est trop dur à reconnaître. Et et d'ailleurs Macron avait ce logiciel là et et beaucoup de gens se posaient la question de de savoir si Macron était de gauche ou de droite.
On en a souvent rigolé ici mais aujourd'hui, on voit que Macron a été le marche-pied clair d'un gouvernement de droite et qu'aujourd'hui il y a une espèce de fusion entre le macronisme et la droite la plus radicale de Retaillo. À l'heure où l'INC montre encore une fois que la pauvreté augmente en France, donc 7e puissance mondiale et championne des millionnaires milliardaires qui adore s'installer ici, est-ce que c'est décent de se dire bah je vais geler les prestations sociales ? Parce qu'on parle beaucoup d'économie mais il y a quand même un un symbole humain qui est assez violent là à se prendre sur ce budget 202. Bien sûr, bien sûr.
Et surtout que il y a eu déjà un stade de réformes qui ont été faites sur l'assurance chômage. On a même pas mesuré les effets. Enfin, on les on les connaissait. On sait que ça va pas fonctionner. Je veux dire, même si eux croient leur réforme, ils pourraient se dire attendons 1 an, 2 ans. Et là, ils veulent engager une réforme supplémentaire à une période où la croissance est faible, où peut-être il y aura des impacts au niveau international sur la croissance et donc il y aura peut-être sûrement pas enfin je veux dire la croissance est morose. Donc quand la croissance est morose, ben il y a pas suffisamment de création d'emploi et donc il y a plus de gens au chômage.
Donc on s'attaquait aux chômeurs, s'attaquer aux malades avec la responsabilité les les patients. pour pour des économies de bout de chandelle en plus s'attaquer au retraités voilà il y a une volonté de s'attaquer à toute la sphère sociale. On l'avait dit ici la sphère des services publics et pourtant il s'y attaque, elle est déjà quasiment à l'osit en passant, il veut pas remplacer un fonctionnaire sur trois. ce qui va recréer encore une fois des déficits dans les caisses de retraite.
Bao, il aime bien dire qu'il y a des déficites dans les caisses de retraite à cause notamment des caisses des fonctionnaires et des caisses des agriculteurs, mais c'est parce que aussi il y a eu des suppressions de postes de fonctionnaires et là ça va augmenter ces déficits là sur les caisses qui qui vont être compensées par l'État et c'est et c'est bien normal, mais le service public est à l'os, ils vont l'attaquer encore. Et on savait très bien que le gros aujourd'hui du le rêve de des libéraux, c'est d'attaquer la dépense sociale. Les chômeurs ont déjà été attaqués fortement. Restent les retraites qu'il faut encore attaquer et l'assurance maladie.
Autant dire les vieux et les malades et souvent ce sont les mêmes parce que quand on est vieux, on a plus de chance d'être malade. L'État sursubventionne ces grandes entreprises qui s'en servent pour augmenter les dividendes et qui font des plans de licenciement et donc du chômage. Et après, on s'attaque en fait aux chômeurs et pas aux entreprises qui ont créé ça. C'est pareil. On on veut responsabiliser les patients alors que les gens ne choisissent pas de tomber malades dans une dans une ère là où on réautorise des pesticides et cetera. on mange n'importe quoi parce qu'on a pas de sous.
Enfin bref, c'est on a l'impression que c'est le servant qui se la surtout les Français sont de moins en moins enfin ils ont jamais été mais il y a de moins en moins de ils ferment de moins en moins les yeux sur ce système qui commence vraiment à montrer en fait son son vrai visage et il y a beaucoup d'appels à mener des fronts de la la rentrée sociale et ça rappelle le début du quinquena du premier quinquena Macron. Est-ce que cette fois Emmanuel Macron est allé trop loin ? Est-ce que tu crois à une fronte sociale à la rentrée qui sera pas forcément politisé à gauche ?
On l'a vu, les gilets jaunes c'était assez parsemés, mais est-ce que là il y a une fronte sociale qui est en train de monter euh des gens qui sont en mode bon, on comprend pas tout l'économie mais par contre là on sent que il y a de l'argent haut que nous on en a plus et c'est quand même bizarre. Ouais. Je il y a une colère, ça c'est sûr qu'il y a une colère.
Et il y a un sentiment et et je pense qu' est partagé par tous euh quel que soit leur euh leur orientation politique, que une partie de la population profite du système et et c'est pas souvent ce qu'on ce qu'on croit et ceux qui sont pointés du doigt pas euh très constamment dans les médias, savoir les pauvres euh qu'il y a une partie en haut, il y a de l'argent dans cette économie qui circule et qui et qui est concentré dans une chez un petit nombre de personnes. Là, les gens sont très conscients. Après, moi je pense que il faut pas que les forces se disperent et et aillent au mauvais endroit.
C'est pour ça qu'il faut que ce qu'on a souvent dit ici, il faut voir quel est qu'est-ce qui frappe autant les fonctionnaires, les agriculteurs, les jeunes cadres, les chômeurs. Voilà. Et et et et c'est très clairement pour moi le fonctionnement de l'économie. Le fonctionnement de l'économie. Tous ces gens sont victimes de l'austérité, sont victimes de la financiarisation de l'économie, sont victimes de la mondialisation, sont victimes via l'austérité de la perte de service public. Et donc c'est comment on fait aujourd'hui pour avoir plus de services publics ?
Des meilleures redistributions sociales, des meilleurs partages de de la de la recherche crée dans l'entreprise avec des des salaires qui augmentent, un rapport de force en faveur quand même de la majorité plutôt que de la minorité. Et ça c'est la question économique. Mais malheureusement la question économique c'est c'est une question en fait qui est aujourd'hui euh par certains milliardaires qui ont une idéologie qui est en fait mis de côté et d'autres sujets sont mis en avant pour ne pas s'attaquer à ce système-là.
Parce que si on commence à s'attaquer à l'économie ben on s'attaque aussi à ces milliardaires que que l'on que l'on cite tout le temps qui qui n'ont pas intérêt à ce que ces choses-là changent.
H et on rappelle aussi que l'extrême droite n'est pas l'ami du peuple et que son programme est extrêmement libéral aussi est en faveur des plus riches et c'est bon de le rappeler de temps en temps parce qu'on voit qu'elle essaie là de de dire oh le budget bairou machin les pauvres les les classes moyennes parce qu'ils adorent les classes moyennes et les agriculteurs vont en pâtir et cetera on rappelle que leur programme et leurs votes sont extrêmement libéraux et en faveur des plus riches tout c'est bien de faire un petit on a fait une émission là-dessus on avait décortiqué le le le programme de de Marine Le Pen en 2022 et de toute façon on le refera évidemment à la rentrée parce qu'il y a plein de choses qui vont être dites et beaucoup de bêtises je pense à à déconstruire.
Merci Thomas. Merci Lisa et merci à vous chez vous d'avoir suivi cette épisode de l'instant Porsché. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultraconservateur stérin qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média lance Repipost, une contreoffensive vitale et citoyenne. Et c'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'infos populaire et indépendante. On aura vraiment besoin à la rentrée, capable de percer sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore ensemble.
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[Musique]
François Bayrou