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interviewManuel Bompard· 5 juin 2026 12 min

🔮 Pouvoir d'achat, violences, meeting Ă  Saint-Denis : Manuel Bompard invitĂ© de France Info !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Manuel Bompard, vous l'avez entendu dans notre journal, une actualitĂ© qui domine, une tragĂ©die celle de de Liliana. Alors hier, un corps sans vie a Ă©tĂ© retrouvĂ© tout prĂšs de Florence dans le Gers oĂč Liliana a disparu le le 29 mai dernier. Alors on attend bien sĂ»r identification d'une part et autopsie de l'autre.

Euh depuis la disparition de de la fillette de 11 ans, le principal suspect donc qui a été mis en examen euh et en détention et qui est bien sûr présumé innocent a fait précédemment l'objet de plusieurs signalements et de plaintes entre autres pour viol. Est-ce que pour vous on est sur euh d'éventuelles défaillances individuelles euh qui conduisent à ce drame euh ou est-ce que c'est un problÚme qui est je dirais davantage de l'ordre du systémique ? C'est un problÚme systémique.

D'abord, je veux dire Ă©videmment mon soutien, ma compassion pour pour la famille. Ensuite, vous avez raison, il y a des dysfonctionnements qui sont des dysfonctionnements majeurs et qui je pense rĂ©vĂšlent un problĂšme systĂ©mique dans la prise en charge des violences sexistĂ©es sexuelles et des violences Ă  l'Ă©gard des enfants. Je crois qu'il y a eu cinq procĂ©dures qui visaient cette Oui, il est il est visĂ© entre autres par une plainte de 2025 qui n'a toujours pas Ă©tĂ© entendu. une autre affaire classĂ© 108 qui devrait ĂȘtre examinĂ©e mais en tout cas ça pose en tout cas Ă  minima quelques questions Ă©videmment et ça doit conduire Ă  des rĂ©ponses qui sont des rĂ©ponses politiques pour une une prise en charge sĂ©rieuse de ces de ces problĂ©matiques.

On apprend par exemple que il a été manifestement licencié d'un emploi qu'il avait eu dans un lycée. Est-ce qu'il y a eu ensuite des signalements judiciaires ? Il y a la question de la prise en charge et du respect de la parole des personnes qui viennent s'adresser à la police et à la justice sur ce sujet.

Il y a la question des moyens qui sont consacrĂ©s Ă  la lutte contre ces violences sexistĂ©s sexuelles et contre ces violences Ă  l'Ă©gard des des enfants. Et donc je forme le vƓu que ça conduise Ă  des rĂ©ponses politiques qui sont Ă  la hauteur du drame absolu que constitue malheureusement cette cette tragĂ©die. Alors Ă  ce propos, euh SĂ©bastien Lecornu, le premier ministre reçoit ou convoque un peu importe le terme, euh le ministre de l'intĂ©rieur et le garde des SAAU Ă  Matignon tout Ă  l'heure Ă  10h30.

Il a chamboulé son agenda puisqu'il devait parler de narcotrafic. Vous attendez euh déjà des réponses sur ce que vous venez d'évoquer euh ou est-ce que c'est une communication de crise nécessaire ? Puisqu'on voit, il y a beaucoup de de réactions politiques.

Je vous en soumets trois rapidement. Euh Olivier Fort pour le Parti socialiste, conséquence du manque de moyenne de de la justice. Vous l'évoquez aussi.

Pour Marine Tondelier, pour les écologistes, c'est un fait social dans une société incapable de protéger femmes et enfants pour euh de ces violences euh euh sexuelles. Et puis Jordan Bardella qui voit le symbole de l'inaction des pouvoirs publics. Euh le Premier ministre doit répondre un petit peu dans l'urgence ou on attend des des propositions éventuellement de ces trois ministresl ?

Il faut les deux, il faut les deux. C'est-Ă -dire que il y a des enquĂȘtes administratives qui sont nĂ©cessaires pour comprendre les dysfonctionnements et puis ensuite il y a des rĂ©ponses politiques qui sont nĂ©cessaires. Vous savez sur les 8 derniĂšres annĂ©es, il y a plus de 70 % des plaintes contre sur des des violences Ă  l'Ă©gard des enfants qui sont classĂ©s s'en suite.

Donc il y a une situation qui est une situation absolument anormale et donc j'espĂšre que non seulement on va enquĂȘter sur les dysfonctionnements dans cette tragĂ©die mais aussi qu'on va apporter des rĂ©ponses pour lutter contre ce problĂšme systĂ©mique. Alors bien sĂ»r, nous allons suivre he tout au long de la journĂ©e les Ă©volutions de l'enquĂȘte sur notre antenne. Puisque je parlais de SĂ©bastien Lecnu, il a Ă©voquĂ© cette semaine euh le l'idĂ©e de enfin de demander Ă  ses ministres des textes qui pourraient euh euh instaurer un systĂšme de casseur payeur aprĂšs les Ă©vĂ©nements euh suite Ă  la victoire du Parissain-Germain.

Euh vous pensez que c'est utile d'avoir un projet de loi qui instaurerait ce systÚme de casse sur Payeur pour pouvoir aller jusqu'aux prestations sociales ? Absolument. Enfin casseur payeur ça existe déjà.

Ça s'appelle des amendes. Vous pouvez ĂȘtre condamnĂ© et on peut vous faire payer des des amendes liĂ©es aux dĂ©gradation dont vous avez Ă©tĂ© responsable. Mais lĂ , c'est autre chose.

C'est-Ă -dire que s'il s'agit maintenant d'infliger des sanctions collectives, par exemple d'aller sanctionner une famille parce que un enfant de cette famille a commis des dĂ©gradations, bahĂ , pardonnez-moi, mais Ă  mon avis, on est sur une rĂ©ponse qui est une rĂ©ponse absolument euh pas la bonne parce que prĂ©cisĂ©ment vous allez viser euh des personnes qui ne sont pas responsables des faits qui ont Ă©tĂ© commis et si euh je pense que personne, aucun parent n'est content de voir ses enfants infligĂ©s dans ce type d'affaire. Mais si vous ĂȘtes dans une situation qui a une situation par exemple sociale extrĂȘmement difficile, c'est pas en faisant payer le reste de la famille, les autres enfants qui n'ont rien fait. Euh parce que si vous attaquez aux prestations sociales, c'est les autres enfants par exemple qui vont en payer le prix.

C'est pas comme ça que vous allez régler le probl à ce que si un mineur euh collectivement puisse prendre les prestations sociales de la mer. Absolument. Absolument.

Je pense que c'est vraiment une mesure qui est d'abord démagogique et et qui en plus aggraverait les problÚmes plutÎt que que les résoudre. Pour le reste, quand euh qu'une personne est condamnée, ben elle est condamnée aussi à des amendes et donc d'un certain point de vue, elle contribue à payer euh les dégradations qu'elle a commise. Alors, il y a eu une polémique euh au moment des des euh des événements post victoire du du Paris-Germain, entre autres, un poste sur X de Clémence Gueté juste aprÚs la la victoire du Parissain-Germain.

Vous mettez en cause vous la non pas les moyens mis en place, mais la doctrine du maintien de l'ordre dans le dans ce genre d'Ă©vĂ©nement. De quelle maniĂšre il faudrait faire ? bah on pourrait organiser, vous savez la fĂȘte ça s'organise.

Euh d'abord je veux dire que on peut pas jeter le discrĂ©dit, l'eau probe sur l'ensemble des supporters parce que quelques personnes sont venues pour faire des des dĂ©gradations. Et ensuite si on n'organise pas, si on ne met pas en en place par exemple ce qu'on appelle des fan zones qui permettent d'encadrer en fait les festivitĂ©s et ben malheureusement ça se traduit par des dĂ©gradations. Et puis il y a eu aussi dans la soirĂ©e de samedi soir parfois des personnes qui sont venues tranquillement pour faire la fĂȘte et qui ont subi des tirs de gaz lacrymogĂšne et qui se retrouve en quelque sorte visĂ©.

Et donc la faille, elle est double. Elle est double parce qu'elle empĂȘche d'empĂȘcher ses dĂ©gradations par des mortiers Ă©videmment et il faut les soutenir. Mais la faille elle est double parce que des personnes qui veulent venir la fĂȘte faire la fĂȘte tranquillement bah ils se retrouvent aussi ciblĂ©s et visĂ©s alors queils n'ont commis aucune dĂ©gradation.

Donc moi, je veux faire remarquer que par exemple dans les communes euh je prends l'exemple de la Courneuve qui est une commune dirigĂ©e par un maire insoumis Ă  l'iduara, il y a une fanzone qui a Ă©tĂ© organisĂ©e, la fĂȘte a Ă©tĂ© encadrĂ©e, ça s'est trĂšs bien passĂ©. Donc on peut faire en sorte que ça se passe bien mais pour ça faut changer de doctrine et faut organiser ces festivitĂ©s. Alors il y a une question qui sera sans doute au cƓur de la prĂ©sidentielle, c'est celle du pouvoir d'achat.

Donc, on le voit avec la crise au Moyen-Orient avec des Français qui s'organisent eux-mĂȘmes vis-Ă -vis de la crise en consommant moins. On a on a remarquĂ© les chiffres. Mais il y a un autre sujet sur lequel je voulais vous interroger, c'est ce que propose Gabriel Atal.

Il l'a proposĂ© lors de son premier meeting, ce qu'il appelle droit au brut. Et on va parler de la diffĂ©rence entre le salaire net et le et le salaire brut. Alors bon, vous vous ĂȘtes dĂ©putĂ© de Marseille, c'est plutĂŽt le slogan de de l'OM, mais c'est pas le sujet.

Il dit qu'il veut réformer le code travail et permettre de réduire l'écart entre le brut et le net en touchant aux cotisations sociales qui appelle les charges salariales. J'imagine que c'est pas votre façon d'augmenter les salaires. Je vais répondre mais d'abord pardonnez-moi, les Français s'organisent, ils ont pas le choix hein, mais en l'occurrence ils se privent surtout plutÎt que de s'organiser.

Pourquoi ? Parce que vous avez un gouvernement qui rĂ©pond absolument pas. C'est un peu du second degrĂ© quand j'ai utilisĂ© bien mais euh le gouvernement ne rĂ©pond absolument pas aux problĂ©matiques de pouvoir d'achat aujourd'hui et notamment sur l'augmentation des prix du carburant ou c'est toujours sur le blocage des prix mais Ă©videmment Ă©coutez est-ce que vous savez qu'Ă  l'heure oĂč on se parle le prix du gazoile Ă  la RĂ©union est Ă  1,71 € par litre.

Pourquoi ce qui est possible Ă  la RĂ©union n'est pas possible sur le reste du territoire français et en hexagone en particulier ? Et pourquoi la RĂ©union c'est 1,71 € ? Bah parce que il y a des mesures de blocage des prix qui sont mises en place et le gouvernement ne cesse de dire c'est impossible parce que ça conduira Ă  la pĂ©nurie alors que prĂ©cisĂ©ment c'est fait lĂ -bas et ça ne conduit pas Ă  la pĂ©nurie.

Pour le reste la mesure de monsieur Atal est une arnaque parce que quand on fait croire aux gens que parce que on va maintenir le brut au mĂȘme niveau mais on va augmenter le net par rapport au brut, ce qu'on ne leur dit pas c'est que par la mĂȘme on va rĂ©duire le financement de la protection sociale, de l'assurance maladie, du droit Ă  la retraite et que ce que les gens d'un certain point de vue on va le donner d'une main, on va leur retirer de l'autre. Ce qu'il faut, c'est un plan d'augmentation des salaires bruts et net. Ça commence par le SMIC, ça passe par l'indexation des salaires sur l'inflation.

Aujourd'hui, la hausse des prix, elle n'est pas compensée par l'augmentation des salaires. Donc, c'est une baisse massive du pouvoir d'achat pour les Françaises et les Français. Donc, dans l'élection présidentielle qui vient de 2027 avec Jean-Luc Mélenchon, nous porterons l'augmentation du SMIC et l'indexation des salaires sur l'inflation.

C'est comme ça qu'on peut rendre du pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français. Alors, rapidement, il y a eu euh deux instructions qui se sont terminées qui concernaient la France insoumise. Une sur les assistants parlementaires européens de Jean-Luc Mélenchon.

Il y a pas de mise en examen, mais il y en a une autre oĂč les mises en examen ont Ă©tĂ© conformĂ©es sur des euh confirmĂ© sur des soupçons de surfacturation euh de dĂ©putĂ©s, monsieur Lachot, madame Chikirou. Euh est-ce que vous craignez euh un procĂšs dans cette affaire-lĂ  ? Est-ce que vous considĂ©rez que il y a eu Ă©ventuellement surfacturation pendant la campagne de 2017 ?

Absolument pas. Alors d'abord c'est pas que les misé en examen on été confirmé, c'est les procédures qui ont duré pendant 8 ans. L'une d'entre ell 2018 le fameux jour de la République, c'est moi.

Exactement. Et pendant 8 ans, la France assoumise a subi quand mĂȘme des campagnes de dĂ©nigrement faisant mettant en doute sa probitĂ©. Il y a une des affaires, celle concernant les assistants parlementaires oĂč la justice a dit il y a pas de mise en examen, circuler, il y a rien Ă  voir.

Euh deuxÚme affaire, c'est affaire des comptes de campagne. Il y a eu au cours de la procédure des mises examens, il y a pas eu de mise en examen supplémentaire et on a fait la démonstration en tout cas la société médiascope qui a accusé de surfacturation a fait la démonstration qu'il n'y avait pas eu de surfacturation. Il y a une contre qui a été demandé, il y a une contrexpertise qui a été demandée.

Je veux faire remarquer que ça concerne les comptes de campagne prĂ©sidentielle et ni moi qui en Ă©tait le directeur de campagne, ni Jean-Luc MĂ©lenchon qui en Ă©tĂ© le candidat n'ont Ă©tĂ© mĂȘme auditionnĂ© par le juge dans cette affaire. Donc nous, on considĂšre plutĂŽt, si vous voulez, que la clĂŽture de cette enquĂȘte est une bonne chose euh et que de notre point de vue, au vu des Ă©lĂ©ments du dossier, elle devrait conduire Ă  ce qu'il n'y ait pas de procĂšs et qu'enfin on en finisse avec euh cette affaire qui a quand mĂȘme servi pendant des mois et des mois Ă  jeter l'eau propre sur la France insoumise. Alors, dimanche, c'est le premier meeting de votre candidat, Jean-Luc MĂ©lenchon.

Alors, est-ce que c'est un dĂ©marrage Tony Truant de campagne ou est-ce que c'est pour vous un moyen de dire "On est prĂȘt" comme dit Jean-Luc MĂ©lenchon, chez nous c'est carrĂ© et que jusqu'en septembre vous allez occuper le terrain ou est-ce que vraiment demain c'est un meeting qui va compter dans cette campagne ? C'est un meeting qui va compter, c'est un meeting de c'est le meeting de lancement de la campagne de Jean-Luc MĂ©lenchon et qui va s'inscrire dans la belle dynamique qu'on observe depuis la dĂ©claration de candidature de Jean-Luc MĂ©lenchon. À l'heure oĂč je vous parle, on est Ă  quelques centaines de signataires des 300000 soutiens Ă  la candidature de Jean-Luc MĂ©lenchon.

C'est les gens qui nous Ă©coutent veulent aider, il faut aller signer sur mĂ©lanchant 2027.fr FR pour qu'on soit les 300000 avant le meeting et puis dimanche Ă  Saint-Denis Ă  15h, vous allez voir, on va faire un grand rassemblement populaire et qui fera la dĂ©monstration que aujourd'hui autour de la candidature de Jean-Luc MĂ©lenchon, il y a une belle dynamique populaire et il y a la possibilitĂ© d'avoir une alternative au macronisme et de battre l'extrĂȘme droite. C'est lĂ  que ça se passe et moi, j'appelle toutes celles et ceux qui veulent construire cette alternative Ă  venir la bĂątir avec nous en Ă©tant prĂ©sent dimanche au meeting. trĂšs rapidement dans un cadre oĂč les autres entre guillemets anciens partenaires de gauche cherchent un processus de dĂ©signation.

Pour vous c'est tout. Oui, mais bah Ă©coutez, vous voyez bien que on en est maintenant Ă  proposer une double primaire. Peut-ĂȘtre demain on proposera des 8e de finale, des quarts de finale, des demi-finales, des finales.

Franchement, tout ça n'est pas sérieux. Au bout d'un moment, l'élection présidentielle, c'est dans moins d'un an. Il faut faut s'y mettre là parce que sinon ils vont ils vont déclarer leur candidature une fois que l'élection présidentielle sera passée.

Il y a une force qui est engagée, il y a un travail programmatique qui est engagé, il y a une dynamique autour de la candidature de Jean-Luc Lenchon. C'est là que ça se passe. Donc moi, je dis aux écologistes, aux communistes, "Venez construire avec nous cette alliance populaire, on peut le faire ensemble et alors on sera, je crois, à la hauteur des défis qui s'opposent à la France pour l'année qui vient." Et ben on va suivre tout ça.

Merci d'ĂȘtre passĂ© sur le plateau de France. Bonne journĂ©e.