SONDAGE CHOC : MÉLENCHON AUX PORTES DU 2ND TOUR ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous la montée de Mélenchon à 16 % et la baisse d'Edouard Philippe à 17 % ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Que valent vraiment ces sondages à un an de la présidentielle ?
- 3:50RelanceRéponse partielle
Quelle est la position de la France insoumise sur les sondages ?
- 6:59OuverteRéponse directe
Les instituts testent-ils trop de scénarios autoréalisateurs ?
- 9:25OuverteRéponse directe
L'enseignement de ce sondage est-il la montée de Mélenchon ou l'effondrement d'Edouard Philippe ?
- 13:14OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon évoque un duel Bardella-Mélenchon au second tour. Est-ce le scénario le plus redouté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Chiffre
« Jean-Luc Mélenchon est à un point du second tour selon le dernier sondage au doa publié ce matin. »
- 13:14Fait
« À la fin, ce sera nous contre eux. »
- 17:43Arnaud Saint-MartinFait
« Nous sommes constamment dans l'hémicycle pour contrer le gouvernement que nous avons censuré à plusieurs reprises. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Jean-Luc Mélenchon est à un point du second tour selon le dernier sondage au doa publié ce matin. Un moins d'un an de la présidentielle, le candidat insoumis n'a jamais été aussi haut dans les sondages lors de ces trois précédentes tentatives pour accéder à l'Élysée. Comment cela s'explique ? Quelle est la stratégie des insoumis pour déjouer les pr ? On en parle tout de suite avec Hugo Touet, sociologue et spécialiste des sondages et Arnaud Saint-Martin, député LFI de Sénémarne. C'est parti pour l'entretien.
[musique]
Bonjour Arnaud Saint-Martin. Bonjour Hugo Tuset. Merci à tous les deux d'être avec nous. Bonjour. Bonjour. Le dernier sondage donc AOXA, je le disais annonce Jean-Luc Mélenchon à 16 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Il n'est qu'à un point d'Edouard Philippe qui lui est à 17 %. Et pour d'après ce sondage, c'est Édouard Philippe qui devrait être au second tour. L'ancien ministre, premier ministre a perdu 4 points depuis mars et Jean-Luc Mélenchon a gagné 4. Comment vous expliquez cela ? Bon, on est entré en campagne officiellement donc évidemment ça crée un effet de réel.
Il se passe quelque chose, il y a un moment de clarification, c'était sans doute le meilleur moment pour entrer en campagne aussi. il faut se préparer. C'est une c'est un c'est une course de fond et euh et donc ça ça envoie le message qu'on est prêt et qu'on qu'on lance quelque chose. Donc moi, je suis pas surpris. Par ailleurs, il y a une il y a une une dynamique qui s'est enclenchée avec une stratégie qui est très claire, qui a été présentée, explicité, qui est celle du candidat de l'équipe du programme, programme qu'on est en train de d'actualiser qui sera présenté à la rentrée prochaine.
Et là, on a quelque chose qui est de l'ordre de la recette au carré avec un message très simple qui est celui de gagner avec un une gauche de rupture prêt à gouverner. Évidemment que ça ça crée à un moment donné un effet de d'alignement. Quels sont les les candidats qui sont les plus près les plus préparés pour l'emporter en 2027 ? Bon bah clairement moi j'ai j'ai une option en tête et je vais me battre pour que que ce soit nous. Et donc là il y a un effet qui est immédiatement mesuré dans les les intentions de vote. Bon il me surprend pas du tout.
On on le sait déjà que souvent Jean-Luc Mélenchon, ça a été le cas en 2022 et et est et est et sous-estimé, sous-calculé, voire même relégué euh dans une seconde division au tout début des des campagnes. Je me rappelle très bien de 2021 2022. Là, ça arrive très tôt, c'est cet effet d'alignement. Donc moi, je suis j'étais déjà très optimiste au moment de lancer la campagne et là, bah ça ça donne euh euh comment dirais-je ? Ça ça laisse à croire que bah en fait, on est dans la bonne stratégie et puis bah il faut continuer la la montée en puissance. Euh Hugo Touuset, à un an de la présidentielle, que valent vraiment ces sondages sur les intentions de vote ?
Peut-être c'est effectivement bien de rappeler que ces sondages sont pas des prédictions. D'ailleurs, de la manière dont on pose la question aux gens, on ne leur a pas demandé pour dans ce sondage pour qui allez-vous voter en 2027. On on leur a demandé si l'élection avait lieu dimanche prochain. Donc peut-être se rappeler que ces sondages, ils disent moins quelque chose d'une prédiction mais que d'une dynamique effectivement qui est en train de de s'enclencher. Ce qui est pas inintéressant, c'est de regarder euh à sondage comparable et je me suis amusé à regarder euh les sondages qui étaient faits pour la présidentielle de 2022.
à la même époque, c'est-à-dire en en 2021 et effectivement Jean-Luc Mélenchon était plutôt autour de 10 % entre 9 et 11 selon les les instituts, donc à à 1 an à peu près à la même période. Il est aujourd'hui euh à 16, donc euh bien plus haut dans la dynamique. Je pense qu'on va revenir, il y a il y a plein de choses qui qui expliquent cela. D'abord, le fait que c'est aujourd'hui effectivement l'offre électorale peut-être la plus lisible, la plus visible à gauche, déjà la la seule en tout cas qui soit aussi lisible. en face, on a encore un doute sur le fait qu'il va y avoir une primaire ou pas.
Un doute sur le fait que des dans dans certains partis, je pense au Parti socialistes, une partie est divisé sur le fait même d'avoir ou pas cette primaire, que les programmes ne sont pas encore très clairs, que les objectifs ne sont pas encore très clairs. Et vous avez en face de ça effectivement la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui au cours des derniers scrutins a aussi réussi à fédérer, à stabiliser un socle électoral. Et donc effectivement, il commence, si on parle comme ça, il commence plus haut que ce qu'il n'avait commencé pour les dernières présidentielles.
Euh avant justement de de poursuivre et de regarder dans le détail tout ça, quelle est la position de la France insoumise, de du mouvement de la France insoumise sur les sondages que parfois quand les sondages sont pas très bons pour vos différents candidats selon les élections, vous les renvoyez et là quand c'est bon plutôt vous dites que bon voilà, vous êtes pas surpris. Donc quelle est la position réelle de la France insoumise concernant les les sondages ?
Faut y croire, faut pas y croire, faut se Bah dis donc c'est un élément de l'équation dans une campagne ou hors campagne d'ailleurs il y a les mesures sondagères, c'est tout le temps avec des prics, en effet parfois très abstraits, des façons de construire des des destins, et on va figer à un moment donné une position. Bon, nous on est absolument pas dupe, on est très lucide sur ce type de construction de l'opinion euh sous l'angle sociologique. C'est connu depuis des décennies, hein. La sociologie de l'opinion, ça enfin l'opinion publique, ça se travaille comme disait Champagne.
Et et donc là, on a quelque chose qui est de l'ordre de la mesure, un instant T qui qui va valider ou pas des stratégies et cetera des des noms. Alors, c'est très abstrait. on ça on demande à des gens de se prononcer euh par téléphone sur tel ou tel candidat. Enfin, est-ce que ils sont ils se sentent vraiment concernés à l'instanté ? Bon, il faudrait vraiment regarder. Donc, on sait comment ça et il y a une dimension très artificielle dans tout ça, mais il se trouve que ça fait partie de la lutte d'une campagne. Et quand c'est défavorable, évidemment que nous, on est les premiers à déconstruire. Là aussi euh d'une certaine façon, on pourrait déconstruire ces dynamiques.
Euh néanmoins, elle participe d'une guerre de position idéologique, d'une dynamique de de d'entraînement de de campagne. Et quand c'est favorable, et bien soyons réalistes et enfonçons le clou parce qu'on sait que ça produit des effets de réalisation, une construction de la réalité. Euh et euh et et puis tout ça, on le sait, est beaucoup basé sur de la croyance. Euh des espèces d'aspirations, des anticipations sur ce qui va ce que va devenir à un moment donné un scrutin qui n'a pas encore commencé. Donc la campagne ne fait que commencer et et je pense que la la position, elle est celle de voilà de de militants réalistes qui savent que ça fait partie du jeu.
Euh faut pas être dup, faut les mettre à distance, les interroger de façon très réflexive et là les outils des sciences sociales sont fondamentaux pour pour avancer de façon rationnelle et les effets d'emballement faut les mettre à distance y compris quand ça nous est favorable. faut vraiment pas être dup, hein, parce que euh et mais néanmoins, ça fait partie encore une fois du du jeu et euh et bah l'enjeu, bah c'est de parfois retourner les armes contre elles-mêmes quoi. Et on sait que par moment, il y a des on va voir la variation entre les instituts hein euh dans quelle mesure à un moment donné. Là, on a en effet un un sondage très favorable qui qui est tombé aujourd'hui de Doxa.
On verra comment les autres instituts vont se s'ajuster, s'aligner ou pas et puis on va s'amuser à à contrôler les les variations. Mais dans tous les cas là c'est enfin en tout cas du point de vue du mouvement c'est là et composons avec et dans la mesure du possible de ce qu' nous on peut faire en tant que militant et en tant que nous faisons campagne on peut utiliser ces armes pour nous défendre aussi contre l'adoxa contre tout ce qui qui a construit longtemps cette démonisation de LFI qui commence à se dissiper à mesure qu'on avance dans la campagne et c'est une bonne nouvelle en soi. Hugo Tuset, les institut de sondage testent-il trop de scénarios qui deviennent ensuite autoréalisateurs.
J'ai le sentiment que finalement parfois les campagnes électoral présidentielle notamment, on nous annonce que telle personne est en tête ou pas en tête et du coup c'est ce qui se passe dans les faits. Alors que peut-être que si on avait pas toutes ces annonces, la donne serait un peu différente. Oui, c'est effectivement compliqué. On sait que les sondages ont des effets mais je trouve aussi important de rappeler qu'ils ont pas non plus autant de force parfois qu'on veut bien leur prêter. Il y a de toute évidence des sondages qui peuvent être euh utilisés pour construire des scénarios possibles.
Je pense par exemple au fait que euh à gauche, on va souvent tester des des candidatures les unes avec les autres alors que peut-être qu'à la fin, elles seront ensemble alors que c'est rarement le cas à droite. On va tester par exemple un candidat à droite dans chacun des des scénarios. On avait vu pendant la dernière campagne présidentielle par exemple des des tests au second tour avec Éric Zémour comme on avait peu vu avec Jean-Luc Mélenchon alors que Jean-Luc Mélenchon était euh davantage euh avait des meilleurs scores dans dans les sondages.
Donc on va construire par exemple une hypothèse qui est moins crédible même en regardant les propres sondages d'un Zour au second tour alors qu'on va pas construire l'hypothèse d'un d'un Mélenchon au second tour. Ça c'est effectivement des choses dont il faut se méfier sur la les les gens qui sont testés, les scénarios qui sont testés et cetera. C'est toujours des choix. C'est toujours un choix entre le sondeur et son commanditaire et ça il faut bien le garder à l'esprit.
Néanmoins, si on veut faire un peu d'analyse, on a par exemple beaucoup de de de médias qui vont critiquer Jean-Luc Mélenchon, beaucoup de de d'éditorialistes qui vont être plutôt défavorables et pourtant bah il est de fait là assez élevé dans les sondages. Donc c'est aussi pour ça que je disais qu'il faut relativiser cette cette ce pouvoir des sondages et là c'est peut-être une alerte à la fois pour le public et pour les journalistes dans leurs ensembles de faire attention à ne pas traiter la campagne uniquement à travers les sondages parce que c'est aussi ça le risque a été dit un petit peu. On peut être il y a deux deux cas figures.
On peut être surpris en disant Jean-Luc Mélenchon est très haut dans ce sondage. C'est surprenant mais la question surprenant au regard de quoi ? C'est-à-dire que si on fait de l'analyse peut-être plus qualitative par exemple du de de sa capacité à avoir réuni autant de signatures autour de sa candidature en si peu de temps, de sa capacité à aujourd'hui avoir une équipe de gens qui sont relativement identifiés qui vont pouvoir aller dans les médias. Voilà.
Donc là, on n'est pas sur des indicateurs de sondage, mais on est sur des indicateurs d'analyse politique qui nous permettent de comprendre qu'en réalité, cette candidature apparaît comme assez crédible pour un certain nombre de de personnes qui vont être sondées. Est-ce que justement l'enseignement de ce sondage, c'est la montée de Jean-Luc Mélenchon ou l'effondrement de Édouard Philippe peut-être empétré dans ses affaires judiciaires ? D'abord vous Hugo Tuset, je reviens vers vous ensuite Arnaud Saint-Martin. C'est c'est compliqué encore une fois là et et un des risques et je veux pas tomber dedans, c'est de trop analyser toute la vie politique à l'ône d'un seul sondage.
Et ce qu'on peut voir, c'est que le phénomène global de de polarisation de la vie politique qu'on observe en gros dans une histoire longue depuis 2012 entre aujourd'hui un bloc de gauche radicale dont la France insoumise est devenue l'acteur principal, un bloc d'extrême droite tenu par Jordan Bardella ou Marine Le Pen en fonction des des questions judiciaires et un bloc central qui s'effondre en tout cas sur ces dernières élections avec y compris des quêtes de succession. Ce sondage, il permet euh d'analyser ça effectivement. Et donc là, vous avez par exemple Édouard Philippe qui est testé et pas euh Atal, Gabriel Atal.
On va sûrement avoir d'autres sondages avec d'autres hypothèses, mais en tout cas les grandes dynamiques sont là entre cette tripolarisation de la vie politique française qui semble être euh confirmée. Et ça nous dit aussi que évidemment que la politique, il y a la communication, évidemment que la politique a les stratégies individuelles, le fait que des gens soient plus ou moins des bons tribins, qui soient plus ou moins bon en commun, mais à la fin la politique, ça reste quand même des mouvements de fond. et qu'on va retrouver dans les résultats électoraux. Je pense que c'est important aussi de de garder ça en tête.
Euh justement, c'est ma question, je la poursuis, c'est la montée de Jean-Luc Mélenchon qu'il faut retenir ou justement l'effondrement du centre du bloc central. Alors moi, je suis ultra biaisé. Donc évidemment que je regarde la montée la montée en puissance de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, ça a été présenté comme une candidature qui décolle littéralement. Donc nous, on était sur le dans l'air de lancement depuis le début et on savait qu'à un moment donné ça allait décoller et et par contraste évidemment, on commence à comparer. Et en effet là, le le danger, c'est de de verser dans la de cotiser dans la vision de la la course de petits chevaux, hein.
C'est passion PMU, hein, les les sondages et en effet, comme disait Hugo Touzet, on pourrait céder à un petit commentariat très confortable où on ne regarde que ça. Moi, ce que je vois, c'est une campagne qui se met en place. Il y a un un meeting qui aura lieu le 7 juin à Saint-Denis. Pour moi, c'est c'est le début de la campagne. Là, on a une espèce de il y a quelque chose qu'il se passe. Voilà, c'est c'est difficile à appréhender et cetera, mais on va entrer dans le dur assez vite et on on sans doute que ce sera un meeting réussi. J'en ai pas de doute en terme de d'affluence, de contenu programmatique qui seront présentés, de vision aussi de la France que nous on veut porter.
Et on verra ce que font les autres. On verra s'ils arrivent à remplir des salles. Ça aussi c'est un bel indicateur.
On a en effet les indicateurs sondagiers et puis on a une campagne avec ses figures obligées, le meeting de campagne et on verra qui réussit son meeting, que ce soit à gauche ce qu'il en reste et en face à droite, on verra si Édouard Philippe remplit l'accord Arena et puis si les autres font de même et on verra le genre de scénographie que eux veulent renvoyer et on va assez vite entrer dans l'ure et ce n'est que le début et après il y a la phase programmatique de enfin nous ce qu' ce qu'on sait faire c'est la militance au rat du sol, aller voir les électrices et les électeurs par le porte à porte par une campagne de de fonds où on on va à chaque fois euh montrer toutes nos proposition ventilé dans un un programme très extensif qui est l'avenir en commun et par ailleurs construit dans les livrettes thématiques.
Donc moi ce que j'aurais tendance à dire c'est Édouard Philippe se casse la binette tant mieux et et voyons si lui peut résister. Moi j'en suis pas sûr hein. J'en suis pas sûr. L'hypothèse Édouard Philippe pour moi, elle est branlante. Vous parliez de meeting de Jean-Luc Mélenchon. Je propose d'écouter un extrait d'un meeting à Marseille le 7 mai dernier où Jean-Luc Mon disait "À la fin, ce sera nous contre eux et on en parle juste après." Messieurs, je vais vous dire ce qui va se passer au deuxè tour si ça se passe comme on nous a dit que ça allait se passer, c'est-à-dire que ce sera l'extrême droite contre nous. Et c'est normal que ce soit l'extrême droite contre nous. Pourquoi ?
Parce que la société est malade et qu'il y a un choix à faire. Alors ceux qui sont là là le centre comme ils disent, ils sont ni à gauche ni à gauche. Voilà. Alors ils sont là et ils aimeraient bien que ça s'arrange tout seul et sans faire trop de sacrifice hein avec trois poussières et quatre petites réformettes par-ci parl mais ce temps-là est passé pauvre ami. On est dans un autre monde et donc deux principes fondamentaux de la vie vont s'affronter chacun pour soi ou tous ensemble. C'est ça l'enjeu entre l'extrême droite et nous. [acclamation] Voilà ce qu'il joue, rien d'autre. Euh Hugo Touet, on vient d'entendre Jean-Luc Mélenchon qui dit "Ce sera nous contre eux".
En parlant de de l'extrême droite, un duel Bardella Mélenchon aujourd'hui. C'est le scénario qui redoute le plus, j'imagine, forcément le bloc central. Euh j'imagine j'imagine que oui qui qui redoute ça évidemment puisque l'enjeu étant toujours bah de pouvoir là en l'occurrence sauver les meubles. La question encore une fois c'est de revenir au temps long en fait et de et de regarder ce qui s'est passé. Si on fait un tout petit peu d'analyse électorale précise, si on prend par exemple un indicateur qui est intéressant qui sont les élections européennes puisque les élections européennes a priori c'est pas une élection très favorable à la France insoumise.
Ce qu'on a pu voir en comparant les deux dernières élections européennes pour ce qui s'est passé à gauche en tout cas c'est que la France insoumise a fait presque plus d'un million de voix là où le reste de la gauche, c'est-à-dire les écologistes et leurs alliés place publique parti socialistes, ont eux au global perdu 400000 voix.
Donc à la fin effectivement ça conforte plutôt la thèse de que que qui est très étudiée en sciences politiques, en sociologie politique de cette polarisation de cette euh tripolarisation de la vie politique avec une tripolarisation encore une fois avec un centre qui euh qui s'effondre et c'est ce qu'on a vu là pour le coup lors de tous les scrutins euh intermédiaires.
peut-être dire un mot aussi sur l'enjeu en tout cas l'enjeu de de cette campagne c'est ça va être et on en parle trop peu et c'est aussi le problème quand on fait du commentariat de sondage c'est d'oublier cette partie là qui sont la question en réalité des abstentionnistes c'est-à-dire quand depuis tout à l'heure je dis qu'il y a trois blocs en réalité il faut rajouter un tr un 4è bloc que sont les gens qui qui ne vont pas voter et peut-être dire que y compris dans les sondages aujourd'hui les gens qui sont très éloignés de la politique c'est-à-dire les gens qui sont qui sont empétrés dans survivre à la fin du mois, dans gérer leurs problèmes de chômage, de travail, d'amener leurs enfants à l'école et cetera.
En fait, la grande majorité de la population à ce stade encore ne s'intéresse pas à l'élection présidentielle, en tout cas pas comme vous et moi ou les ou les personnalités politiques. Et donc, il va y avoir un enjeu où plus on va s'approcher de la campagne, plus ça va devenir un enjeu pour l'ensemble de de la population. Et c'est aussi ça qui va faire évoluer les les dynamiques et qu'on retrouvera aussi dans les sondages.
Mais gardons quand même à l'esprit que par exemple sur le sondage là euh dont on parle depuis tout à l'heure, c'est un échantillon de 1000 personnes mais en réalité c'est seulement 680 personnes qui ont dit à ce stade qu'elles allaient qu' ont qui ont qui ont déclaré une intention de vote. Et donc on est encore très loin de l'objectif du d'une participation plus importante que ça. Euh justement euh on n'y est pas encore effectivement l'élection présidentielle et comme vient de le dire Hugo Touuset, il y a toute une partie notamment les abstentionnistes dont on sait pas comment s'ils vont déjà voter et comment ils voteraient à ce moment-là.
Euh et on a le sentiment quand même que depuis quelques mois, même si vous disiez tout à l'heure que ça s'est un peu diminué, que le Front anti-Mélchon euh est plus puissant que le Front anti rassemblement national et que c'est peut-être là aussi où ça va se jouer pour notamment les gens qui ne savent pas encore pour qui ils vont voter. Est-ce que vous à la France insoumise, j'imagine que vous essayez de trouver comment contrer ce front anti Mélenchon ? Moi, je pense que c'est réversible.
On le voit déjà dans cette mesure sondagère, elle vaut ce qu'elle vaut mais en tout cas c'est une indication, quelque chose qui qui [grognement] peut qui doit être pris en considération et moi j'y crois pas. cette espèce de fatalisation déjà d'une part de l'antimélanchonisme ordinaire qui parfois repose sur des considérations franchement très superficiel he quand on gratte un petit peu. Moi c'est toujours mon réflexe quand on me dit oui mais Mélenchon je dis mais oui mais Mélenchon quoi ?
Et on et en général il se passe pas grand-chose ou alors c'est ce sont des poncifs des lieux communs, sa personnalité, sa manière d'ê qui parfois les gens qui pourraient être sensibles à au théor de gauche hésitent ben moi je dans dans ces séquences là moi je déplace vers le programme sur ce que nous faisons à l'Assemblée nationale sur le travail que nous réalisons sur toutes les propositions de loi ou les que nous pouvons déposer par ailleurs. Donc on est présent sur tous les segments de l'action publique, de l'action gouvernementale. [grognement] Nous sommes constamment dans l'hémicycle pour contrer le gouvernement que nous avons censuré à plusieurs reprises.
On n jamais lâché d'ailleurs de ce point de vue-là. Donc il y a ce oui mais Mélanchon pour moi, il est réversible. Il repose sur pas grand-chose. Sans doute qu'on convaincra pas tout le monde et c'est normal, ça s'appelle la démocratie. Mais néanmoins, d'une part cet antimélanchonisme, il est réversible et d'autre part l'affrontement destinal avec l'extrême droite n'est pas forcément ce qui va advenir. On verra. Le candidat Bardella pour moi, enfin, il reste à tester dans les conditions d'une campagne présidentielle. Pour moi, il va s'écrouler à la première question un peu tatillonne sur le plan de sa politique économique.
On voit bien qu'il y a tang euh du côté du Rassemblon national qui a un programme économique qui est pour l'instant pas défini du tout avec même des lacunes dans les dans les propositions programmes et d'ailleurs on neur pose jamais la question au RN une espèce d'évidence qu'ils auraient un programme. Bah non en fait ils ont pas de programme tellement ils sont à la ramasse qu'ils ont besoin de de conseiller de phosphorer de faire phosphorer des des cabinets et cetera. Donc là, je du point de vue de la de la pure offre, on a quelque chose qui est de l'ordre de d'un épouvantail qu'on pourrait largement attaquer.
Donc euh, mettons, c'est une une hypothèse de travail, l'extrême droite au second tour, ça l'a été deux fois hein, euh et ça a été pénible. Bah, je moi je suis pour un avenir pas forcément aussi détestable que ça et peut-être que ça sera pas Bardéla et ça sera autre chose et on verra qui sera en face. Dans tous les cas, nous on est là pour emporter la conviction par la raison, par le programme avec un candidat qui va se défendre, qui a quand même une certaine expérience de ces campagnes-là.
Donc moi, je je pense que là, il y a c'est une séquence qui s'ouvre et les prophéties autoréalisatrices que certains ont on ont vocation à réaliser de force en passant par la doxa opinion, les poncifs et cetera, bah c'est réversible. Euh Hugo Tous, c'est vrai qu'il y a une donne qui est un peu différente par rapport à l'élection présidentielle de 2022. C'est ce front anti-Mélanchon qui est beaucoup plus fort je trouve là ces dernières cette dernière année cette dernière année enfin ces dernières années que lorsqu'on était en en 2022. Donc est-ce que ça aussi ça peut influer notamment forcément les les les élections ?
Je pense qu'il faut aussi relativiser cette idée par exemple que ce serait nouveau qu'il y a un francchon. Je rappelle quand même que entre les élections de 2017 et 2022, il y a eu toute la séquence des perquisitions avec ces images de Mélenchon qui ont tourné en boucle, tourné en boucle et on lui prévoyait de manière unanime dans un certain nombre de médias la fin de sa carrière et cetera et c'est pas ce qui s'est qui s'est produit. Je redis encore une fois que on ne peut pas comprendre ça si on ne comprend pas que la politique c'est avant tout des mouvements de fond, des mouvements d'idées.
Il y a quelque chose qui est intéressant pour euh essayer de de bien comprendre ça, c'est que euh on a beaucoup par exemple fait reposer le succès du Rassemblement national uniquement sur Marine Le Pen euh sur cette idée que c'est elle qui aurait réussi à avoir un lien direct avec cet électorat renouvelé. Bon bah quand Marine Le Pen a été déclaré inéligible et que des premiers sondages ont testé Jordan Bardella, il a fait exactement le même score à peu près que Marine Le Pen. Pourquoi ? parce que son électorat sait qui cet électorat là qui a ces idéesl sait que ce ce parti sera là pour les défendre et quelque part les gens sont un peu interchangeables.
Je nuance un peu, c'est effectivement en lien avec ce qui vient d'être dit, sur le fait que tenir une campagne demande quand même un certain nombre de de de une expérience qui que que peut-être que Jordan Bardéal la pas mais là moi je veux pas me lancer du tout dans ces pronostics là. Je me méfie simplement de des des des effets prétendument performatifs de ce discours anti Mélenchon. Et là-dessus, il suffit de voir aussi ce qui s'est passé lors des dernières législatives où on avait dit ça y est le Front républicain n'existe pas. n'existe plus. Euh personne va aller faire barrage au RN.
Et ben en fait et des analyses un peu précises euh je me souviens que Mathieu Gallard notamment un sondeur avait montré ça de manière un peu fine, c'est que le front antiRN en fait s'est quand même réactivé. Il s'est juste réactivé plus tard dans la campagne, un peu au dernier moment mais y compris dans ce qu'on appelle le bloc central, les gens sont quand même allés voter pour des candidats du Nouveau Front populaire. Ils l'ont certes moins fait que dans l'autre sens. C'est-à-dire les candidats, les les gens du nouveau Front populaire se sont plus déplacés quand il fallait aller voter pour le bloc central. Mais il y a quand même eu ce front qui s'est rétabli.
Donc moi, je suis pas là pour faire des prévisions sur quoi que ce soit, mais j'observe ce qui s'est passé et ce qui s'est passé encore dans les périodes récentes, c'est-à-dire il y a encore 2 ans, c'est que les gens sont allés voter, y compris sont allés voter pour des candidats de la France insoumise quand il s'agissait de faire battre le RN. Euh et on va terminer là-dessus, c'est sur justement la gauche et on parlait du nouveau Front populaire, c'était une vraie union de de la gauche pour ces législatives de 2024. Euh là aujourd'hui, on n'est plus trop là.
Euh est-ce que le fait, même si ce ne sont que des sondages et ça veut pas forcément dire ce qui va se passer plus tard, le fait que Jean-Luc Mélenchon soit en tête, il était déjà plus ou moins en tête à gauche, mais là ça a l'air plus net, euh va obliger le l'ensemble des parties de gauche à se reconstruire autour de Jean-Luc Mansion, mais au-delà même de Jean-Luc Mon, autour de son programme. Est-ce que c'est la direction vers laquelle devrait aller la gauche ? J'imagine que vous allez me dire oui. Mais je vais dire oui en effet parce que on l'a déjà fait à deux reprises et ça a très bien marché.
Je pourrais prendre l'exemple de ma circonscription, on a tous travaillé ensemble et je j'essaie du mieux que je peux de représenter tout le monde en en assumant le l'acronyme LFI/NFP, ce que font pas d'ailleurs certains collègues d'autres parties. Donc nous, on a une espèce de constance aussi dans la dans le portage de de ce programme qui nous a réuni et qu'on a défendu devant les électeurs. Et et donc moi, je pense que les conditions d'une union populaire autour de la candidature de de Jean-Luc Mélenchon sont réunies. On a clairement tendu la perche à tout le monde [grognement] et euh et puis après vient qui pourra qui voudra. Euh on peut pas à un moment donné agir à la place des autres.
Moi ce que je constate c'est des formes d'enlisement d'enlisement dans des formules dont on sait par avance qu'elles ne seront pas productives. Cette primaire c'est un échec annoncé. Tout le monde le sait. D'ailleurs, il y a tout le monde commence à s'interroger sur la pertinence de la chose vient ou vient pas ou commence à à obliquer mais sans le faire vraiment. Donc là, ça va donner des tergiversations infinies et à la fin ça donnera des peut-être des vals au carré. C'est-à-dire j'ai signé mais à la fin je me présente malgré tout ou alors sinon je vais soutenir le candidat Macron. Ça c'était euh rappelez-vous en 2017. Donc cette formule elle ne marche pas.
Euh elle envoie un message désastreux de désunion. Là le message il est clair. Il y a un programme contribue qui pourra. D'ailleurs, il y a des milliers de de de citoyens qui contribuent en ce moment même au programme de l'avenir en commun qui a été rouvert à la à la concertation, à la consultation. Donc nous, on est dans une dynamique de campagne et euh et on sait pas de quoi de moins sera fait, y compris dans ces mécanismes d'union euh à gauche. Il se trouve que à l'Assemblée, on échange beaucoup.
Euh moi, j'ai des bons camarades écolos, communistes et même socialistes qui nous regardent faire, qui nous regarde faire avec une certaine envie aussi et qui voit le enfin le ce théâtre d'ombre et de désunion dans leur propre partie en nous regardant faire en disant "Bah quand même, il se passe des choses à la France insoumise, il y a de la lumière, ça serait pas mal que que je bifure qu'un jour." Donc je ne sais pas comment ça va évoluer, mais soyons optimiste et surtout gagnant quoi. L'enjeu, il est trop important, il est trop crucial. On a perdu trop de temps, 10 ans de macronisme, la France est à est à tonne, est à terre et là il faut clairement renverser la table et gagner.
Enfin, c'est même pas une option. Voilà. Très bien. En tout cas, merci beaucoup Arnaud Saint-Martin d'avoir été avec nous. Merci beaucoup Hugo Tus d'avoir été avec nous. Merci à vous pour justement parler de ces sondages, même si ça fait pas tout. C'était intéressant d'avoir votre point de vue à tous les deux sur tout Tak.
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Bonjour.