Municipales 2020 : appel à la mobilisation
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« Nous avons réussi à avoir des candidats dans 21 villes. »
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« Il faut d'abord beaucoup de monde, parfois jusqu'à 70 personnes, comme c'est le cas à Nantes. »
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« Nous avons voulu que tous nos candidats aient un casier judiciaire vierge, et non seulement la tête de liste mais tous les candidats. »
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« Nous nous inspirons des résultats d'ores et déjà obtenus par Boris Johnson au Royaume-Uni, avec la forte augmentation du SMIC, la renationalisation d'une compagnie de chemin de fer qui avait été privatisée jadis par Margaret Thatcher. »
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Mes chers compatriotes. Nous sommes aujourd'hui le lundi 9 mars 2020. Dimanche prochain, le 15, aura lieu le premier tour des élections municipales.
Mon propos ce soir est de vous inviter toutes et tous qui me regardez à vous mobiliser pendant cette dernière ligne droite de la campagne électorale, et à vous mobiliser davantage encore le jour du scrutin. Je rappelle ici que l'UPR présente pour la première fois des candidats aux élections municipales dans (NDLR : des) villes de plus de 10 000 habitants. Et je voudrais rendre ici un hommage tout particulier à tous les candidats de l'UPR qui, malgré des difficultés tout à fait considérables, sont parvenus à déposer une liste.
Ces difficultés – je le rappelle – sont dues au fait qu'il faut d'abord beaucoup de monde, parfois jusqu'à 70 personnes, comme c'est le cas à Nantes, deuxièmement que ces listes doivent être strictement à parité hommes/femmes. Or, statistiquement, il est toujours plus difficile d'avoir des candidates que des candidats. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le législateur a imposé cette discrimination positive d'avoir l'obligation d'avoir des listes à parité.
Et puis à ceci, nous avons ajouté des conditions supplémentaires, nous l'UPR. Nous, nous avons voulu que tous nos candidats aient un casier judiciaire vierge, et non seulement la tête de liste mais tous les candidats. Notez qu'il est extravagant à notre sens que les autres partis politiques se refusent à ce genre de contrainte.
Il faut pas s'étonner, à partir de là, que les Français se retrouvent avec des Patrick Balkany, des Thierry Solère ou tous ces députés ou maires qui ont défrayé la chronique par leurs abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et j'en passe. Et puis nous nous sommes encore forcés à avoir une autre contrainte, qui est que toutes les listes de l'UPR qui sont présentées au suffrage sont des listes UPR, avec des adhérents de l'UPR ou bien avec des citoyens qui ne sont pas adhérents, mais qui sont sympathisants. Nous n'avons pas fait d'alliance avec des partis politiques qui ne partageraient pas nos objectifs fondamentaux que sont la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN.
De telle sorte que lorsque vous voterez pour une liste UPR, vous savez pour quoi vous votez. Vous n'avez pas ces listes, comme les autres partis politiques le font, qui sont des mélanges de la carpe et du lapin. Ceci étant dit, donc, nous avons réussi à avoir des candidats dans 21 villes.
Et je tiens à les remercier tout particulièrement. Je vais ici annoncer leur nom. Et toutes les personnes qui m'écoutent vont pouvoir noter également les villes qui sont concernées.
Par ordre décroissant. Je commence par la ville la plus importante où nous nous présentons, qui est Nice, avec notre candidate Valéry Sohm. Je continue avec Nantes, notre candidat Hugo Sonnier.
Puis Montpellier, avec Kamy Nazarian. Bordeaux, avec Gilles Garçon. Paris 18e arrondissement uniquement – uniquement –.
Je dis bien « uniquement le 18e arrondissement ». Nous ne nous présentons pas dans les autres arrondissements. Mais il y a déjà un nombre tout à fait significatif d'habitants.
Ça doit être de l'ordre de 190 000 personnes. Avec Jean-Jacques Mazur. La (NDLR : ville) de Villeurbanne dans le département du Rhône avec Christian Dadat.
La ville de Montreuil en Seine-Saint-Denis, où il y a plus de 100 000 habitants, avec Manuel de Lavallée. Nanterre avec Faouzi Ahamada. Marseille, le 7e secteur uniquement, c'est-à-dire uniquement les 13e et 14e arrondissements, avec Farid Zidane.
Vitry-sur-Seine avec Lionel Kahan. Lyon, le seul 8e arrondissement – je dis bien « le seul 8e arrondissement » –, avec Patrice Cali. Saint-Maur-des-Fossés avec Michel Lecocq.
Cannes avec Nicolas Schissele. Antibes-Juan-les-Pins avec Michel Morgana. Rosny-sous-Bois avec Sarra Mozdari.
Noisy-le-Sec avec Aïcha Bourak. La Courneuve avec Samir Kherouni. Wattrelos dans le Nord avec Madgid Khiter.
Marcq-en-Barœul dans le Nord avec Romain Rose. Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne avec Gilles Périn. Et enfin la ville de Tonneins dans le Lot-et-Garonne avec Pascal Salomé.
À tous ces candidats, un immense merci de ma part, mais aussi de la part du Bureau national, qui a donné les investitures, mais aussi de tous les adhérents et sympathisants de l'UPR, parce que c'est grâce à eux que nous pouvons être présents dans 21 villes de plus de 10 000 habitants, et certaines dépassant largement les 100 000 habitants. Alors je signale tout particulièrement ce succès qu'a représenté le fait de pouvoir présenter 4 villes en Seine-Saint-Denis : La Courneuve, Rosny-sous-Bois, Noisy-le-Sec et Montreuil, alors même – la presse, d'ailleurs, s'en est étonnée – que le RN de Mme Le Pen n'est pas parvenu à présenter de candidats dans plus de deux listes. J'ajoute d'ailleurs que c'est un tour de force que nous réalisons, puisque la quasi-totalité des autres partis politiques sont incapables d'avoir des listes – comment dirais-je – unicolores.
Beaucoup de listes sont des listes par exemple LR + LREM + UDI + MoDem. Vous savez, le MoDem, c'est ce parti politique dont tous les dirigeants sont actuellement mis en examen pour détournement de fonds publics. Je pense à François Bayrou.
Je pense à Sylvie Goulard. Je pense à Marielle de Sarnez. Je pense également au trésorier.
Eh bien on voit que LR font alliance avec En marche au niveau local, et puis au même moment, eh bien ils déposent une motion de censure contre le gouvernement à l'Assemblée nationale : une motion de censure pour rire, bien entendu. Voilà comment ça se passe. Nous, nous avons, encore une fois, présenté des listes qui sont totalement unicolores UPR.
Un grand merci à tous nos candidats. Je suis allé presque tous les voir. Je continue d'ailleurs cette semaine à aller les voir, et notamment en région parisienne, pour leur donner un coup de pouce, un coup de main pour développer notre candidature.
J'en profite également pour remercier tous les candidats qui étaient candidats dans d'autres villes et qui, malgré leurs efforts, ne sont pas parvenus à déposer une liste. Je ne vais pas ici égrener leur nom, d'abord parce que ce serait fastidieux, un peu inutile. Peut-être certains y trouveraient un petit peu de tristesse.
Je voudrais leur dire que j'ai beaucoup apprécié le travail qu'ils ont pu faire dans toute une série de villes. Je sais que c'est difficile, que c'est parfois très difficile. Je sais que certains d'entre eux ont été vraiment presque jusqu'au bout.
Il leur a manqué simplement 2, 3, 4 noms en définitive. Je sais même...
Je voudrais quand même le citer : Jason Vanoni, qui avait déposé sa liste à Nancy, mais la liste a été rejetée au dernier moment parce qu'il y avait sur la liste deux personnes qui étaient inéligibles parce qu'elles étaient en fait des employés municipaux et, dans la précipitation, Jason, que j'étais allé soutenir à Nancy, avait oublié ce détail. C'est d'autant plus bête qu'il y avait d'autres personnes qu'il aurait pu mettre sur la liste. Mais enfin voilà, les lois sont faites pour être respectées.
Donc un grand merci aussi à toutes celles et à tous ceux qui ont payé de leur temps, de leur personne, qui parfois sont arrivés presque jusqu'au bout, et qui n'ont pas réussi à déposer une liste. Ça sera pour la prochaine fois. Je voudrais dire maintenant que nous sommes dans la dernière ligne droite, que nous ne devons pas nous tromper de campagne.
Il y a deux types de candidats. Il y a les candidats que l'opinion publique locale considère comme étant le prochain maire à coup sûr, parfois à tort. C'est en général le maire sortant, qui a toujours une prime parce qu'il est connu de tous ses administrés.
Et s'il a bien géré sa commune, un certain nombre d'administrés, surtout s'il leur a rendu service, sont tentés de voter pour lui même s'il n'a pas la couleur politique de l'électeur. Donc le maire sortant, lui, il est attendu sur son bilan et sur ses propositions concrètes. Et puis il y a la presse, les médias, qui présentent en général un concurrent n°1, un challenger, comme on dirait en anglais.
Et là, les électeurs sont tentés de voir quel est également son programme. Je prendrai l'exemple de Paris. À Paris, eh bien les électeurs savent quel est le bilan de Mme Hidalgo.
Et ils vont voter pour ou contre le bilan de Mme Hidalgo, et pour ou contre son projet. Et puis bon, il est vraisemblable, même si ça n'est pas certain, que le challenger de Mme Hidalgo sera Mme Rachida Dati. Et donc les électeurs parisiens sont assez enclins à regarder de près le programme local de Mme Rachida Dati, et faire un peu abstraction du fait que Rachida Dati est soutenue par LR.
C'est pas tout à fait vrai, mais c'est pas faux quand même. Et puis vous avez les candidats qui sont considérés comme des candidats qui ne seront pas maires, mais qui peuvent faire des scores importants et qui peuvent avoir des conseillers municipaux. Ce sont ces candidats qu'on appelle des outsiders.
Et de ce point de vue-là, les gens qui vont voter pour les outsiders le font moins sur le programme local que pour l'étiquette et pour le message envoyé au niveau national. Pourquoi je vous dis ça ? Je vous dis ça parce qu'il se trouve que (dans les 21 villes de plus de 10 000 habitants où nous nous présentons), nous n'avons évidemment aucun maire sortant, puisque c'est la première fois qu'on se présente aux élections municipales.
Et par ailleurs, nous sommes considérés comme un parti outsider. C'est la raison pour laquelle tous nos candidats ont longuement réfléchi à un programme local qu'ils ont présenté à juste titre à la presse et à leurs administrés. Mais nous ne devons pas oublier non plus le caractère national de cette consultation électorale, puisque le soir du 1er tour de ces élections municipales, les observateurs politiques examineront parti politique par parti politique les résultats.
Ils observeront bien entendu les scores qu'ont fait les listes de En marche. Et comme ces scores risquent d'être calamiteux dans la plupart des cas...
Vous savez que En marche a essayé de cacher la copie en ne mettant pas le nom de En marche, en faisant comme si c'était des listes locales, ou en – parfois – répartissant ses œufs dans plusieurs paniers, de telle sorte que En marche pourra revendiquer la victoire s'il y a 2 ou 3 listes, parfois, des listes dissidentes, qui se présentent. Pour ce qui concerne l'UPR, les électeurs qui s'apprêtent à voter pour les listes de l'UPR vont le faire un peu pour le programme local, mais surtout et avant tout pour le programme national. Nous sommes le parti du Frexit.
Nous voulons la sortie de l'UE et de l'euro. Nous nous inspi...
Et de l'OTAN. Nous nous inspirons des résultats d'ores et déjà obtenus par Boris Johnson au Royaume-Uni, avec la forte augmentation du SMIC, la renationalisation d'une compagnie de chemin de fer qui avait été privatisée jadis par Margaret Thatcher, avec la décision de Boris Johnson de mettre le paquet d'argent sur le service de santé des hôpitaux publics, avec Boris Johnson qui a décidé de mettre 35 milliards d'euros par an jusqu'en 2024 sur ce système de santé, en embauchant 50 000 infirmières et 6 000 médecins. Nous nous inspirons de Boris Johnson lorsqu'il a décidé également que désormais, les aides à l'agriculture britannique iront directement aux agriculteurs, puisqu'elles n'auront plus à transiter par Bruxelles, et favoriseront l'agriculture familiale, l'agriculture des terroirs, l'agriculture biologique, etc., conformément au souhait des Britanniques.
C'est ce message-là que nous diffusons sur le terrain. Et – croyez-moi – il passe très bien. Nous avons également un autre message.
Nous sommes les seuls anti-Macron. Puisque parmi les listes qui se présentent, les listes qui sont En marche sont à l'évidence pro-Macron, mais beaucoup des autres listes sont des opposants factices. Je pense aux Républicains, qui dépose une motion de censure comme je le disais tout à l'heure contre le gouvernement d'Édouard Philippe mais qui, sur le terrain, fait alliance avec En marche.
Je pense aussi au PS, au PCF. Je pense aussi aux listes de la FI ou du RN, qui parfois apparaissent comme des opposants à Macron, mais qui, concrètement, lorsqu'on les met au pied du mur du lancement de la procédure de destitution d'Emmanuel Macron en vertu de l'article 68 de la Constitution, se mettent aux abonnés absents. De telle sorte que sur le terrain, nous sommes de plus en plus perçus par les électeurs comme la seule véritable opposition frontale, catégorique et sans aucune complaisance vis-à-vis de Macron et de la macronie.
C'est ce message-là qu'il faut aller maintenant porter, plus encore que jamais. C'est ce message-là que vous devez dire. Que vous soyez candidat tête de liste, candidat colistier, que vous soyez sympathisant, simple électeur, dites autour de vous que voter pour la liste de l'UPR dans les 21 villes dont je parle, eh bien c'est voter pour le parti du Frexit, voter pour le parti de François Asselineau – c'est moi –, parce qu'il se trouve que je suis de plus en plus connu comme étant le responsable politique qui depuis bientôt 13 ans – c'est dans quelques jours que nous fêterons le 13e anniversaire – propose le Frexit.
Or, j'ai pu noter, en allant sur le terrain, du nord au sud, de l'est à l'ouest, et dans toute la région parisienne et dans les grandes agglomérations...
J'ai pu noter avec beaucoup de plaisir que depuis maintenant quelques semaines, et très particulièrement depuis le 31 janvier et la sortie du Royaume-Uni de l'UE, nos idées progressent. Elles progressent beaucoup. Et elles progressent notamment dans les quartiers populaires.
Elles progressent chez ceux qui sont les plus pénalisés par la politique antisociale, ultralibérale, la politique inégalitaire, la politique d'injustice sociale, la politique de destruction des services publics, de privatisation à outrance de notre patrimoine : cette politique qui est celle de Macron, mais qui en fait, au-delà d'être celle de Macron, était celle de Hollande et celle de Nicolas Sarkozy. En fait, il s'agit de la politique de l'UE. Ça n'est pas le moment de baisser les bras.
C'est au contraire le moment d'en parler à vos voisins, vos amis, vos collègues de travail : de tous se mobiliser pour dimanche prochain, le 15 mars. Qu'est-ce qui va se passer dimanche ? Eh bien dimanche, il va se passer que nous, nous allons examiner à la loupe le résultat de ces 21 villes.
Nous comparerons les résultats obtenus par l'UPR dans ces 21 villes aux résultats que nous avons obtenus dans ces mêmes villes aux élections européennes il y a 1 an. Et j'espère de tout mon cœur – et nous espérons tous – que nous allons progresser d'une façon significative. Ce qui permettra – et c'est très important – de montrer à l'ensemble des observateurs politiques, médiatiques, le CSA, tous les journaux, toutes les télévisions, que désormais, nous continuons à progresser, et que la censure qui ne dit pas son nom qui frappe l'UPR devient de plus en plus injuste et même illégale compte tenu du résultat.
C'est pour ça que je vous demande de vous mobiliser. Même si vous pensez que notre candidat ne sera pas élu maire, vous devez vous mobiliser parce que chaque voix va compter. Chaque voix va compter parce qu'on va comparer le pourcentage obtenu par rapport à celui obtenu aux élections européennes, premièrement.
Chaque voix va compter parce que si nous dépassons 5% dans certaines villes, ce qui serait sans précédent pour l'UPR, eh bien nous aurons un remboursement des frais engagés, c'est-à-dire de l'argent que vous avez bien voulu verser à l'UPR. Et je me félicite à ce propos de constater que la collecte que j'avais lancée pour essayer d'obtenir 400 000 €...
Eh bien nous en sommes à plus – maintenant – de 340 000 €. Donc continuez à nous verser votre obole, à nous verser votre argent, vos adhésions, vos cotisations. C'est de l'argent qui est bien placé – croyez-le –, puisque nous sommes sur un certain nombre de caractéristiques fondamentales le parti le mieux géré de tous les partis politiques français.
Si nous dépassons donc les 5%, nous serons remboursés de nos frais d'élection. Mais aussi, nous aurons la faculté de fusionner avec une liste ayant dépassé 10%. Fusionner, ça veut dire que certains membres de la liste UPR pourront être sur la liste pour le deuxième tour de cette liste fusionnée en position éligible.
Alors évidemment, c'est le Bureau national de l'UPR qui décidera, le lendemain du premier tour, si nous avons des listes qui dépassent 5%...
Qui décidera des fusions ou des non-fusions. Vous pouvez me faire confiance et nous faire confiance. Nous ne fusionnerons pas avec des partis politiques et des listes dont les valeurs et les objectifs seraient incompatibles avec ceux de l'UPR.
En revanche, s'il se trouve que dans telle ou telle ville, il y a une liste qui n'a pas de couleur politique particulière, une liste citoyenne, et qui partage nos valeurs, nos engagements, une liste qui serait en faveur notamment des contraintes fixées par Anticor – dont je rappelle au passage que nos listes (les ont) adoptés, les 30 critères fixés par l'association Anticorruption –, eh bien à ce moment-là, peut-être nous pourrons fusionner, et peut-être avoir des conseillers municipaux dans ces villes de plus de 10 000 habitants. Et puis – qui sait – il n'est peut-être pas exclu – peut-être – que dans tel ou tel cas, nous parvenions à dépasser les 10% des électeurs. Ce serait un coup de tonnerre sur la scène politique française.
Si l'UPR, toute seule, dans une ville de plus de 10 000 habitants, arrivait non seulement à dépasser les 5%, 6%, mais même à arriver à 10%, 11%, ce serait un coup de tonnerre politique. Et là, nous resterions – comme la loi l'y autorisera – présents au deuxième tour, avec dans ce cas-là la certitude d'avoir au minimum – au minimum – des conseillers municipaux, dans des villes de plus de 10 000 habitants. C'est pour cela, c'est pour tous ces enjeux-là que je vous demande de ne pas sous-estimer ces élections municipales, et je vous demande, toutes celles et tous ceux qui votez dans les 21 villes dont je viens de parler, de vous mobiliser.
Je ne voudrais pas conclure sans évoquer les autres cas. Si vous êtes dans d'autres villes importantes, si vous habitez un arrondissement parisien, par exemple, où nous n'avons pas de liste, ou un arrondissement lyonnais ou marseillais, si vous êtes dans une grande ville comme Nancy, Strasbourg, Lille, Toulouse, où nous n'avons pas de liste, qu'est-ce que je peux vous conseiller ? À la limite, vous faites ce que vous voulez, bien entendu.
Mais il me semble que les bons conseils à apporter, c'est soit vous avez une liste qui vous paraît vraiment fiable, qui vous paraît être un pis-aller par rapport au maire sortant, après tout, allez-y. Ce que je peux vous conseiller aussi, c'est de ne pas aller voter, pour montrer qu'il y a une abstention forte et que l'offre qui est présentée au public ne correspond pas à nos souhaits. Je peux vous conseiller aussi de télécharger sur notre site une petite vignette avec marqué « UPR Frexit » que vous glisserez dans votre enveloppe.
De telle sorte que vous aurez fait votre devoir électoral, si vous y tenez, vous aurez voté, mais vous aurez fait un bulletin nul qui sera comptabilisé comme un bulletin nul. Et surtout, eh bien si ce genre de geste se multiplie un peu dans de nombreux bureaux électoraux, eh bien les scrutateurs, le public qui vient observer le dépouillement, eh bien constatera qu'il y a aussi et toujours la présence de ces irréductibles Gaulois que sont l'UPR et ses adhérents, et ses militants, et ses sympathisants, et ses électeurs. Un dernier mot.
Il y a aussi beaucoup de villages en France et de villes moyennes qui n'ont pas 10 000 habitants. Il se trouve que dans un certain nombre de petites villes et de villages, nous avons des candidats qui appartiennent à l'UPR : soit des candidats têtes de liste, soit des candidats qui, sans être têtes de liste, sont sur la liste et en position éligible. Je vous conseille à ce moment-là...
Ils n'apparaissent pas forcément parce que, notamment dans les villages, ce sont traditionnellement des listes apolitiques. Je vous conseille, si vous habitez dans des petits villages ou dans des villes moyennes avec des listes apolitiques...
Je vous conseille d'aller voter, a fortiori bien entendu si vous savez que dans telle ou telle liste, soit la tête de liste elle-même soit des gens qui sont sur la liste en position éligible sont des membres de l'UPR. Nous en avons des dizaines en France. Donc...
Je ne peux pas les citer ici. Je ne suis d'ailleurs pas au courant de tous les cas. Eh bien je vous conseille d'aller voter, ne serait-ce que pour conforter l'échelon municipal comme un échelon fondamental de la démocratie française.
Je voudrais ici apporter tout notre soutien à tous les maires ruraux qui exercent leur activité dans des conditions vraiment épouvantables, puisqu'on leur retire de plus en plus de pouvoir et de plus en plus d'argent, avec la baisse de la dotation globale de fonctionnement exigée par la Commission européenne. Donc mobilisez-vous si vous êtes dans des petits villages ou dans des villes moyennes où il n'y a pas de liste politique ou bien où il y aurait simplement une liste citoyenne. Voilà.
Je crois avoir tout dit. Je vous donne maintenant rendez-vous le 15 mars au soir. Lorsque nous aurons les résultats obtenus dans les 21 villes de plus de 10 000 habitants, je ferai soit le 15 mars tard dans la soirée soit le lendemain, le lundi 16 mars...
Je ferai une vidéo – j'espère pouvoir la faire en direct assez rapidement – pour vous donner les résultats auxquels nous serons parvenus. Un immense courage, un immense merci, un immense bravo à tous ceux et toutes celles qui ont rendu possible cette première participation de l'UPR aux élections municipales en 2020. Vive la République et vive la France.