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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 4 septembre 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Philippe de Villiers : «L’Amérique a perdu pied»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Je pense que l'été que nous venons de traverser peut-être caractérisé par une expression, c'est le changement de l'architecture de sécurité du monde avec d'abord ce qui s'est passé au Moyen-Orient. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Le temps du Moyen-Orient américain est révolu. Le l'Amérique a perdu pied. »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « Les États-Unis sont en train de vivre euh leur leur aventure du canal de Suède. »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « On est exactement dans cette situation et on a une Europe, une Union européenne qui nous emmène à la guerre par une escalade insensée et illégitime. »
  • 4:47Invité politiqueFait
    « Les gouvernements faibles, c'est le gouvernement français, le gouvernement allemand, le gouvernement anglais, euh comme à chaque époque où il y a eu un gouvernement faible dans tous les pays du monde gouverne par la peur. »
  • 5:29Invité politiqueFait
    « Pourquoi la France ne le ferait-elle pas plutôt que de jouer les bouts de feu ? »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « Il faut pas croire que l'Occident est encore le centre du monde. »

Temps de parole

  • Philippe de Villiers100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Philippe de Villiers

Je pense que l'été que nous venons de traverser peut-être caractérisé par une expression, c'est le changement de l'architecture de sécurité du monde avec d'abord ce qui s'est passé au Moyen-Orient. En fait, le temps du Moyen-Orient américain est révolu. Le l'Amérique a perdu pied. Elle a perdu pied parce que d'abord aucun des objectifs de cette guerre n'a été atteint. Parler du programme nucléaire n'en parle plus. Les missiles balistiques sont toujours là. Les proxy sont toujours là, les outistes ont fait parler d'eux sur la mer rouge cet été. Ensuite, la crédibilité militaire des États-Unis, elle est aujourd'hui entamée et puis surtout il y a cette affaire du détroit d'ormouse.

Il était question d'une bombe atomique, il est question maintenant d'une autre bombe atomique à la fin de l'été. La première, on en parle plus et je dis la deuxième on en parle, c'est Hormous. [raclement de gorge] Et en fait, l'impression que j'ai moi pour prendre une image, c'est que les États-Unis sont en train de vivre euh leur leur aventure du canal de Suède. Il y a 70 ans, les Anglais et les Français se sont mis ensemble pour faire entendre raison à Nasser qui voulait nationaliser le canal de Suè. pour pouvoir euh payer le la construction du barrage d'assoin sauf erreur de ma part.

Et là, on est dans la même situation c'estàd qu'en fait le détour d'ormous, il échappe complètement à l'Amérique, ce qui était pas le cas avant avant la guerre. Et puis surtout, il y a un élément qui est passé inaperçu, sauf pour les spécialistes, c'est le pacte de la Mecque signé entre l'Arabie Saoudite, [raclement de gorge] euh le Pakistan et la Turquie. Et ce pacte de la Mec, c'est quoi ? C'est finalement l'expression d'une défiance de l'ancien allié, de l'ancien protecteur l'Amérique. C'est un peu traité de Rapalo en 1922 où on a vu deux nations secondes, la Russie soviétique [raclement de gorge] et l'Allemagne de Valmar de Maar signer un traité pour sortir du système de Versailles.

C'est un peu le traité de Rapalo, mais ça fait mal et ça veut dire qu'en fait l'Amérique ne maîtrise plus le Moyen-Orient. Et un deuxième élément, c'est l'escalade dans l'Ukraine qui est inquiétante, de plus en plus inquiétante. Pendant les vacances, j'ai [raclement de gorge] beaucoup lu et j'ai lu notamment un livre de Christopher Clark euh sur les somes nombules. Les somnambules, c'étaient les États en 1914 qui sont allés à la guerre comme des somnambules. Ils ont marché vers la guerre comme des somnambul sleep walkers.

[grognement] Et là, en lisant ce livre, je me suis dit mais on est exactement dans cette situation et on a une Europe, une Union européenne qui nous emmène à la guerre par une escalade insensée et illégitime. Pourquoi illégitime ? Parce que l'Ukraine n'est pas dans l'Union européenne et n'est pas dans le périmètre de l'Union européenne que c'est une guerre entre peuple slave qui ne nous concerne pas. Or, nous sommes en train [toux] d'entrer dans un nouveau statut, la cobelligérance en livrant des armes qui attaquent en profondeur la Russie et qui font de nous finalement des comparses, qui font de nous des c belligérants. [soupir] Et pourquoi ça ?

Il faut le dire au français parce que madame Vanderlienne veut avec tous les commissaires et tous les européistes transformer l'Union européenne en un état. Il lui manque une seule compétence pour fabriquer un état, c'est la compétence défense. Donc faut faire la guerre. C'est l'option bismarine. Hm hm. [raclement de gorge] Et deuxièmement, les gouvernements faibles, c'est le gouvernement français, le gouvernement allemand, le gouvernement anglais, euh comme à chaque époque où il y a eu un gouvernement faible dans tous les pays du monde gouverne par la peur en essayant d'inspirer la peur. Et donc, on se prépare à la guerre, on se prépare à faire la guerre pour tenir les peuples.

Cette escalade, elle est dangereuse. Pourquoi ? Parce que la Russie est un pays détenteur de l'arme atomique. Et qu'est-ce qu'on attend pour ouvrir une voie de sagesse qui serait une voix de la paix, une voix de dialogue ? Pourquoi la France ne le ferait-elle pas plutôt que de jouer les bouts de feu ? Enfin, dernier point, je conclai par là ma réponse. Il y a un pays qui monte douxement, lentement, silencieusement. Il est partout dans le monde. C'est la Chine. Le président chinois va rencontrer fin septembre, dans quelques jours aux États-Unis le président américain. Là, il est en Égypte. Bientôt, il va présider en Inde les Bricks, c'est d'ailleurs le sud global. Le sud global, c'est quoi ?

Ce sont des pays qui se sont associés les uns aux autres pour euh en finir avec l'ordre international occidental pour imposer un nouvel ordre international dédolarisé. Euh et au cœur de ce dispositif, il y a quand même des pays comme le Brésil, comme la Russie, comme la Chine, comme l'Inde et donc en réalité, il faut pas croire que l'Occident est encore le centre du monde. Je me souviens d'Hlé Car qui m'a dit un jour à la à la sortie de la sépulture de François, ancien ministre de la défense, cher Philippe, je crois lorsque le moment de l'Occident est passé. Ok.