Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 17 mars 2025 59 minComplaisantDivertissementSolidarités & familleLogementSantéCulture, médias & sport

Jérémy Ferrari dans le sillage de Pierre Desproges - C à Vous l’intégrale - 17/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Il paraît que vous êtes tout le temps affamé, Jérémie.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    J'aimerais que Jérémie me fasse des petites boulinettes.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    C'est une boulinette de céleri?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quand je disais 'affamé', c'est au sens propre et au sens figuré.

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Le visage de l'abbé Pierre est effacé du logo. C'est beaucoup plus que symbolique?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Vous avez présenté cet après-midi le logo au personnel de la fondation. C'était un grand moment d'émotion?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 21:00C.RobertFait
    « Changer de nom est une procédure juridique qui a été initiée dans la foulée des 1res révélations des accusations d'agressions sexuelles rendues publiques. »
  • 22:00C.RobertChiffre
    « On finance 800 projets par an portés par 500 associations en France et à l'international. »
  • 23:00C.RobertChiffre
    « 97 % de son budget qui nous permet de financer plein d'actions pour aider les mal-logés. »
  • 26:00C.RobertChiffre
    « Le nombre de personnes sans domicile, c'est plus 140 % par rapport à 2012. »
  • 27:00C.RobertChiffre
    « 7000 ou 8000 personnes qui appellent le 115 tous les soirs. Ceux qui appellent ne se voient pas proposer de solution. »
  • 31:00J.FerrariFait
    « Dans l'appartement, il faisait 8 degrés. J'ai vécu pas mal de temps en doudoune dans le logement. »
  • 35:00C.RobertChiffre
    « 2000 enfants dorment dans la rue. Plus de 350 000 personnes sont sans domicile. 15 millions de personnes sont touchées par des difficultés de logement. »
  • 36:00C.RobertChiffre
    « Un tiers des familles ont eu froid cet hiver. »
  • 46:00P.LescureFait
    « Elle avait travaillé durant de longs mois sur cet EP. Elle voulait marier sa voix unique des 30 dernières années avec ses compositions façon folk singer de ses débuts dans le Swinging London. »
  • 55:00K.TuilFait
    « Il valait mieux filmer le corps d'une femme de 32 ans que celui d'une actrice de 43 pour représenter une héroïne de 57. »
  • 1:00:00K.TuilFait
    « La question de l'âge est centrale. La force, la puissance, le pouvoir, c'est la jeunesse. »
  • 1:10:00K.TuilFait
    « Je sais une chose que personne ne sait, vous avez besoin de l'alcool pour vivre. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Mohamed, Pierre et Patrick.

Notre invité fil rouge se préparait à une semaine hyper intense. Une soirée spéciale lui est consacrée mercredi soir sur Canal+, avec la diffusion de son spectacle, "Anesthésie générale", suivie d'un documentaire. Du J.Ferrari sur Canal+, sur scène, et du J.Ferrari en cuisine, aux côtés de notre chef, C.Chiavola.

Il paraît que vous êtes tout le temps affamé, Jérémie. - J.Ferrari: C'est vrai.

Mais on ne m'a jamais mis en cuisine. Plus je viens, plus je régresse. - A.-E.Lemoine: Vous êtes les bras ballants en cuisine. - J.Ferrari: Je ne vais pas prendre des couteaux dès qu'on me filme. - C.Chiavola: On a fait très simple.

La dernière fois, on a fait un retour de flamme un peu compliqué. - M.Bouhafsi: Je m'en souviens. - C.Chiavola: J'ai prévu quelque chose de simple pour toi, mais apparemment, tu ne veux pas venir.

J'aimerais que Jérémie me fasse des petites boulinettes que l'on va utiliser dans le plat. - J.Ferrari: Il y a un manque de confiance significatif... - C.Chiavola: Donc tu fais des petites boulinettes. - J.Ferrari: J'imagine que c'est le petit de la boulette.

Comment on fait une boulinette? - C.Chiavola: Tu appuies très fort. - J.Ferrari: Combien je dois en faire? - C.Chiavola: 750. - A.-E.Lemoine: C'est une boulinette de céleri? - J.Ferrari: Je passe un moment merveilleux, merci!

Je suis content d'être là. - A.-E.Lemoine: Christophe est un chef étoilé, Jérémie. - J.Ferrari: Je vois bien. - A.-E.Lemoine: Pour accompagner les coquillages de Camargue, cette crème crue fumée, du céleri et de la truffe noire.

Elles sont belles, vos boulinettes. - J.Ferrari: Je n'aime pas la truffe.

Je suis ravi de participer à ce plat. C'est dommage, je n'en ai fait que 12. - A.-E.Lemoine: Venez nous rejoindre.

C'est la soirée spéciale de J.Ferrari, de la préparation du plat jusqu'au dîner...

Quand je disais "affamé", c'est au sens propre et au sens figuré. C'est ce que dit E.Antoine dans le documentaire "Comme une abeille". - J.Ferrari: Il a raison.

Ca fait partie de mon caractère. J'ai toujours été gourmand de tout. - A.-E.Lemoine: Mais pas forcément la cuisine dans "C à vous". - J.Ferrari: Mais vous m'avez confié les boulinettes.

Ce n'est pas le plus intéressant de la terre. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, C.Robert sera à vos côtés.

Tout de suite, Jibé et Lucien. - Qu'est-ce que c'est que ce truc? - Sarah m'a confié la gestion des réseaux sociaux de l'émission.

Je suis officiellement réseaux sociaux chief officer. - Tu t'es cru dans "Le Loup de Wall Street". - Pas du tout. - Des chefs, il y en a partout: chef montage, chef remontage, chef tout court. - Toi, tu n'es pas chef. - Je n'ai pas besoin d'un titre pour savoir ce que je vaux.

Tu es en train de faire quoi? Tu fais une story? Gros boulot. - Oui.

C'est beaucoup de travail, de faire une story. Je ne sais pas pourquoi je perds mon temps avec toi. - Salut, Jibé.

Mister chief officer. Félicitations. On fait un petit-déj pour les chefs de poste.

Tu peux pas venir? - Bien sûr. - Il y a tous les chefs.

Comme je range souvent les livres, c'est réaliste. - Non. - Chef de la vaisselle?

Chef des stylos? - A.-E.Lemoine: Le 23 janvier dernier, la Fondation Abbé-Pierre est devenue la Fondation pour le logement des défavorisés.

Changer de nom est une procédure juridique qui a été initiée dans la foulée des 1res révélations des accusations d'agressions sexuelles rendues publiques. Maintenant, c'est le visage de l'abbé Pierre qui disparaît du logo. Bonsoir, C.Robert.

Merci de votre présence. Le visage de l'abbé Pierre est effacé du logo. C'est beaucoup plus que symbolique, cette étape. - C.Robert: Oui.

On vit une crise très difficile. Ce personnage tant apprécié du pays...

Pour nous, c'était notre fondateur. Il portait le nom de notre action, il y avait son visage. Mais on ne peut pas faire autrement.

On peut toujours discuter, mais par respect pour les victimes, tous les militants, les bénévoles, les salariés, les sympathisants et pour assurer la continuité de l'action de la fondation... - A.-E.Lemoine: Il y a eu une baisse des dons, c'est sûr. - C.Robert: On combat toutes les formes de violences.

C'est aussi pour ça qu'avec le mouvement Emmaus, on a creusé et ouvert des cellules d'écoute. On a rendu publics 3 rapports. On a consulté un cabinet spécialisé dans les violences sexuelles.

Ce que cela a révélé, c'est que beaucoup de personnes ont été victimes de l'abbé Pierre pendant longtemps. C'était nécessaire parce que la fondation agit depuis plus de 30 ans, uniquement avec des dons. C'est 97 % de son budget qui nous permet de financer plein d'actions pour aider les mal-logés, les personnes sans domicile.

On finance 800 projets par an portés par 500 associations en France et à l'international. Ce n'est que du don qui nous garantit notre liberté de parole et d'action. Il faut que l'on clarifie aussi.

Aujourd'hui, la fondation change de nom, mais pas de combat. Elle continue de tendre la main aux personnes qui ont rencontré des difficultés, qui ont eu des galères, qui sont mal logées. - A.-E.Lemoine: Vous avez présenté cet après-midi le logo au personnel de la fondation.

C'était un grand moment d'émotion pour eux, comme une page qui se tournait. - C.Robert: Comme un nouveau chapitre.

Il ne faut pas renier le passé. C'est un nouveau chapitre. Le nom, c'était Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés.

Nous avons enlevé le nom "abbé Pierre" et on remet le logement au coeur de notre combat. Souvent, le logement est appréhendé. C'est une question budgétaire de l'Etat.

On parle du prix du mètre carré. Mais un logement, tout le monde en a besoin. Cela a un impact sur la santé, la scolarisation des enfants, la vie familiale, sociale...

Ca a aussi un impact écologique. Il faut prendre le logement dans sa totalité d'impact. Il faut un sursaut pour y répondre parce que la situation est difficile. - A.-E.Lemoine: 2000 enfants dorment dans la rue.

Plus de 350 000 personnes sont sans domicile. 15 millions de personnes sont touchées par des difficultés de logement. Un tiers des familles ont eu froid cet hiver. - C.Robert: Ces chiffres font froid dans le dos.

Ils devraient nous mobiliser et nous mettre en colère. Ce qui est préoccupant dans ces chiffres, c'est qu'il y a une dégradation. Le nombre de personnes sans domicile, c'est plus 140 % par rapport à 2012.

Il y a 20 ans, quand je suis arrivé à la fondation, il n'y avait pas de femmes et d'enfants à la rue. Sinon, c'est parce qu'elles étaient victimes de violences conjugales, qu'elles avaient été expulsées de leur logement et qu'elles n'avaient pas pu faire appel à la solidarité. On trouvait une solution très vite.

Aujourd'hui, il y a 7000 ou 8000 personnes qui appellent le 115 tous les soirs. Ceux qui appellent ne se voient pas proposer de solution. 7000 à 8000 personnes, dont 2000 enfants.

Donc il s'est passé quelque chose. C'est comme le creusement des inégalités ou l'augmentation du nombre de personnes pauvres dans le pays. Il y a une prise de conscience à avoir.

Est-ce que c'est ça que l'on veut pour notre pays? On sait tous ici qu'on a la capacité de faire autrement, mais encore faut-il faire les choix politiques, prendre les bonnes décisions, assurer la continuité. Dans un pays comme le nôtre, on ne peut pas laisser des personnes à la rue.

Ce n'est pas possible. On sait comment faire, même si je ne vais pas passer 3 heures ici à parler des dispositifs. Vous parliez de la période covid.

Pendant le covid, on a dit aux gens de rester chez eux, mais pour les personnes sans domicile, ça voulait dire quoi? Nous l'avons fait. Nous avons ouvert des places.

Dans les petites villes, plus personne n'était contraint...

Certaines personnes, pour des problèmes psychiatriques, restaient à la rue. Mais on trouvait une solution pour les personnes qui appelaient à l'aide. Pas dans les grandes villes, mais dans les villes moyennes.

Et dans les grandes villes, on avait amélioré significativement la solution. - P.Cohen: Vous avez connu le mal-logement.

On va se replonger dans vos jeunes années, en mars 2003. - Jérémie est inscrit au Cours Florent. Il aime faire rire sur les relations hommes-femmes. - J.Ferrari: Un garçon, quand il vous appelle et qu'il est jeune, ça donne à peu près ça: "C'est moi.

Je t'appelle pas longtemps, sinon ma mère va gueulait. C'était pour te dire que je t'apprécie." C'est dur d'être crédible à 18 ans, quand vous arrivez à la porte d'un théâtre et que vous dites que vous avez écrit un spectacle. - P.Cohen: Vous aviez 18 ans.

Vous étiez au Cours Florent. Vous aviez eu une dérogation parce que vous y êtes entré mineur. A l'époque, vous quittez le Charleville-Mézières de vos jeunes années pour emménager à Noisy-le-Sec dans des conditions pas possibles.

Vous étiez parfois en doudoune. - J.Ferrari: C'était après Noisy.

On avait un appartement plutôt correct. Après, j'ai déménagé dans un appartement correct, mais je n'avais plus d'argent. Un soir, j'oublie mes clés.

Je fais venir un serrurier de nuit, qui m'explique que c'est 1500 euros pour changer la serrure parce qu'il va l'éclater car il ne sait pas ouvrir la porte. Donc j'ai plutôt voulu casser une fenêtre pour rentrer chez moi, mais le vitrier m'a expliqué que la fenêtre coûtait 1000 euros. Donc j'ai mis un plastique sur la vitre.

Nous étions en plein hiver. Dans l'appartement, il faisait 8 degrés. J'ai vécu pas mal de temps en doudoune dans le logement.

Et ça a ravagé le logement. Comme on ne mettait pas de chauffage, avec le froid qui rentrait, tout s'effritait. Ce n'était pas le logement qui était sale, mais c'était le manque d'argent que j'avais pour assurer le chauffage dans le logement... - A.-E.Lemoine: C'est le quotidien de beaucoup de Français. - C.Robert: Beaucoup de personnes vivent dans de mauvaises conditions dans leur logement, à 10 dans 20 m2.

On vient d'avoir les chiffres des coupures d'électricité, quand les gens n'arrivent pas à payer parce qu'ils n'ont pas les sous. L'an dernier, nous avons atteint le million de ménages dans l'année victimes de coupures d'énergie. On coupe ou on réduit la puissance.

On est passés à 1,2 million. On se dit que c'est d'un autre temps. On passe à la réduction de puissance pour permettre de faire le minimum, pour charger son téléphone, pour que le frigo ou le congélateur fonctionne.

Voilà ce genre de mesure, mais voilà aussi la dégradation. On peut être mal logé tout en ayant une enveloppe plutôt bonne. - J.Ferrari: Oui, parce qu'il y a des charges qui sont là.

Pendant un moment, j'ai partagé mon appartement parce que je n'avais pas les moyens de le payer tout seul. C'était un appartement où l'on pouvait vivre à 2 en couple, mais pas séparément. Je faisais mes pâtes sur le bord de la fenêtre.

J'avais un câble avec un petit réchaud. Ce sont des souvenirs. J'étais jeune.

Ca fait partie de la vie. Mais quand on a des enfants, c'est pas possible. - M.Bouhafsi: C.Robert, ça fait 21 ans que vous vous battez.

Vous êtes entré à la Fondation Abbé-Pierre en 2004. Vous êtes chargé du rapport annuel sur le mal-logement en France. Dès le début, vous vous emparez des caméras.

Vous portez ce combat devant les caméras. On va revoir cette caméra qui montre que des communes préfèrent payer des amendes plutôt que de reloger les personnes mal logées. - C.Robert: Certaines communes payent des amendes.

Pour elles, payer des pénalités financières, ce n'est pas un problème. On veut quadrupler les sanctions financières. - M.Bouhafsi: En 2015, vous êtes devenu délégué général de la fondation.

Comment cet engagement est né en 2004? - C.Robert: Parce que la fondation qui publiait un rapport depuis quelques années n'avait pas un service d'études en interne.

Je suis sociologue de formation. Ils sont venus me chercher pour créer le service. Je ne supporte pas les inégalités.

Nous sommes en capacité de faire autrement dans ce pays. C'est la 1re fois que je revois ça. En 20 ans... - A.-E.Lemoine: Ca s'est aggravé. - C.Robert: Oui.

On construit beaucoup moins de logements sociaux aujourd'hui qu'il y a 20 ans et il y a beaucoup plus de personnes sans domicile ou qui n'arrivent pas à se chauffer convenablement. C'est quelque chose que l'on ne peut pas accepter. Je ne pouvais pas l'accepter à ce moment-là.

Beaucoup de nos concitoyens ne l'acceptent pas. Ils ne savent pas toujours comment faire. On prétend, avec d'autres associations et d'autres experts, que l'on peut faire autrement.

Cette loi SRU est une magnifique loi. La loi 2000 de L.Besson, le ministre de l'époque, qui avait dit: "Bien sûr que les collectivités font ce qu'elles veulent"...

Mais est-ce qu'avoir 25 % de logements sociaux, ce n'est pas normal? C'est une vision de la République, de la solidarité et de la fraternité. Depuis cette loi, le nombre de communes qui ont construit des logements sociaux, qui ont répondu aux besoins de plein de familles, de femmes seules, de jeunes qui commencent à bosser, ça marche.

On sait faire tout ça, mais encore faut-il porter le regard sur ceux qui sont en difficulté. Il faut écouter les gens. A partir du moment où on les écoute, personne ne reste insensible à ces femmes seules avec des enfants dans la rue, à ces personnes qui attendent dans de toutes petites pièces parce qu'elles ont froid l'hiver.

Il faut les écouter. - A.-E.Lemoine: C'est le combat de tous.

On peut envoyer jusqu'à 20 euros par SMS. La fondation a accueilli l'an dernier 160 000 personnes et financé 800 projets. Merci d'être venu ce soir.

Restez avec nous pour L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Il était prévu que M.Faithfull nous propose 4 titres inédits durant le mois de février.

Elle avait travaillé durant de longs mois sur cet EP. Elle voulait marier sa voix unique des 30 dernières années avec ses compositions façon folk singer de ses débuts dans le Swinging London. Et puis elle est partie le 30 janvier dernier, à 78 ans.

Et les 4 titres vont être révélés d'ici le mois de mai, à commencer par celui-ci, "Burning Moonlight", très beau et très poignant, dépouillé et très profond. ... ...

Elle a grandi à Londres. Elle chante, dans des cafés, des chansons traditionnelles, avec une voix douce, fluette. Et puis elle va tomber sur le manager des Rolling Stones.

Elle va le suivre et les années suivantes seront plus mouvementées, voire dangereuses, même si M.Faithfull disait aspirer au calme. On va la voir chanter sur un plateau de la télévision française, en noir et blanc, son fameux "Come and Stay With Me".

Après, il y a eu du cinéma, y compris avec J.-L.Godard et aussi avec A.Delon.

Elle jouera encore Ophélie dans "Hamlet". Et puis elle va écrire aussi "Sister Morphine", qui sera un peu le moment où elle décidera de retrouver une vie plus calme. Elle reviendra avec des albums solo somptueux, avec cette voix qui s'était durcie, approfondie durant les années. - Je dois dire que la voix humaine dit tout.

Et on peut toujours entendre ce qu'est une personne dans sa façon de parler. Personnellement, j'ai horreur de voir ce à quoi je ressemble. Ca m'est égal, la façon dont je parle, je chante, parce que je sais que ma voix, c'est une forme à laquelle je suis habituée.

Mais j'ai horreur de me voir. - P.Lescure: En attendant les 3 autres titres qui vont sortir d'ici l'été, on se quitte avec un petit morceau de "Lucy Jordan" et sa fameuse voix.

C'était un petit spécial M.Faithfull. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, Pierre.

C'est un moment de bascule, lorsqu'un président quitte le pouvoir et que le pouvoir le quitte. - J.Chirac: Pas un instant, vous n'avez cessé d'habiter mon coeur et mon esprit.

Pas une minute, je n'ai cessé d'agir pour servir cette France magnifique, cette France que j'aime autant que je vous aime. - N.Sarkozy: Au moment où je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français, plus que jamais, j'ai l'amour de notre pays inscrit au plus profond de mon coeur. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, K.Tuil.

On est très heureux de parler de votre dernier roman, "La Guerre par dautres moyens". Il est addictif, haletant. Un roman sur le pouvoir quel qu'il soit.

Il met notamment en scène un président, qui, un an après avoir quitté l'Elysé n'est plus que l'ombre de lui-même. Le pouvoir l'a quitté et tout le reste avec: sa femme, son ex-femme...

C'est la débâcle. Il est victime d'un gigantesque baby blues post-élyséen. C'est quelque chose qui forcément doit atteindre les présidents de la République sortants mais dont on ne parle jamais. - K.Tuil: Oui, je me suis dit qu'il y avait beaucoup d'éléments... - J.Ferrari: Quand ils partent, généralement, on les déteste! - K.Tuil: Il y a beaucoup de choses sur le pouvoir, l'exercice de l'Etat, mais rien sur l'après-pouvoir.

Quand ils publient leurs mémoires, il n'y a plus rien sur le vide existentiel, ce vertige, peut-être cet ennui. J'ai eu l'idée de composer ce personnage qui quitte l'Elysée. - A.-E.Lemoine: Qui se voit mort alors qu'il est encore vivant.

La perte de pouvoir, ça change la réalité. - K.Tuil: Complètement.

Le pouvoir, c'est un fluide. Quand vous êtes président de la République en plus et que vous n'avez plus de pouvoir...

Il a subi une défaite et ne reviendra plus sur le devant de la scène. Son entourage déserte. Il n'a plus du tout le même rapport avec les autres.

C'est cette solitude existentielle qu'il ne confie qu'à son dictaphone. Comme Nixon, on le voit s'enregistrer le soir et confier ses pensées les plus intimes à cet objet. - A.-E.Lemoine: On reconnaît ici ou là certaines personnalités politiques, B.Le Maire, par exemple.

Il avait subi, comme votre héros, les moqueries, parce qu'il y avait un passage érotique dans un de ses romans. N.Sarkozy, qui était très fier d'avoir négocié des droits de 30 % sur les ventes de son livre. - J.Ferrari: Il y a un bracelet électronique sur votre personnage? - A.-E.Lemoine: Mais il y a aussi C.de Gaulle, qui était très attentionné à l'égard de sa fille Anne, qui était trisomique, tout comme votre héros est viscéralement attaché à sa fille Anna, née sourde et muette.

Vous le sauvez, en fait, cet ancien président. Vous avez une tendresse pour les hommes politiques. - K.Tuil: Oui parce que quand même, c'est un métier fait à la base de convictions, de militantisme et d'engagement.

On ne choisit pas par hasard de faire de la politique. Donc j'ai quand même de la tendresse pour ces hommes et ces femmes qui vouent leur vie à des idées pour servir le pays. - A.-E.Lemoine: Vous êtes plus féroce avec un autre personnage masculin, notamment un réalisateur qui est obsédé par sa réussite, qui est autocentré, qui efface les femmes, les instrumentalise et les domine.

Il est affreux, ce bonhomme. - K.Tuil: Oui, c'est un peu le méchant du livre.

Ca m'amusait de composer un personnage qui agit en contradiction avec ses affirmations publiques. C'est un réalisateur qui fait des films sociaux, qui défend les femmes, qui est résolument féministe. Et on le voit, dans sa sphère privée, ou même dans l'exercice de son travail de réalisateur, il agit complètement différemment.

C'est quelque chose qui m'intéresse beaucoup, les masques que l'on porte en société, le jeu entre les apparences et la façon dont vous agissez en privé. - A.-E.Lemoine: Vous en voyez souvent, des masques, comme ça? - K.Tuil: Tout le temps dans la politique, le cinéma, l'édition, qui sont quand même des sphères de pouvoir.

De toute façon, tout le monde porte des masques. - P.Lescure: Au coeur du livre, il y a aussi la folle pression mise sur la question de l'âge pour les femmes.

La femme qui tient le rôle principal dans le film de ce fameux réalisateur est doublée par une actrice 10 ans plus jeune qu'elle. J'ai retenu une de vos phrases: "Il valait mieux filmer le corps d'une femme de 32 ans que celui d'une actrice de 43 pour représenter une héroïne de 57." Ca en dit long sur ce que le réalisateur avait en tête.

Et ça nous a fait penser ici à ce que nous avait raconté D.Moore, à la sortie de "Drôles de dames", où elle jouait en bikini, en 2003. On lui a reproché tout et son contraire. - D.Moore: Quand j'avais 40 ans, j'avais l'impression que je n'étais pas adaptée à l'image d'une femme de 40 ans.

J'étais presque trop jeune pour jouer des rôles de mon âge, la façon dont j'apparaissais...

Et j'étais trop vieille pour être attirante, pour une histoire d'amour. Donc j'étais au milieu de nulle part et je ne savais pas à quelle catégorie j'appartenais. - P.Lescure: Le titre de votre livre, c'est aussi la guerre que l'on fait aux femmes quel que soit leur âge. - K.Tuil: Il y a effectivement l'actrice de 43 ans qui subit ça.

Et il y a une jeune fille qui a 24 ans et qui est de tous les combats féministes et qui incarne une sorte de renouveau. La question de l'âge est centrale. La force, la puissance, le pouvoir, c'est la jeunesse. - A.-E.Lemoine: Là où votre héros, l'ancien président, perd le pouvoir, les 2 femmes de sa vie en gagnent. - P.Cohen: Votre président qui perd tout, il perd aussi sa dignité, en buvant plus que de raison.

Il sombre dans l'alcoolisme. Vous avez une citation de "L'Amant" de Duras; "Je sais une chose que personne ne sait, vous avez besoin de l'alcool pour vivre." C'est une béquille pour lui, à ce moment-là, l'alcool? - K.Tuil: Complètement.

Ca lui permet de supporter ce vide existentiel. J'avais vraiment envie de parler de l'addiction. L'alcoolisme pour le président, mais tous les personnages ont une dépendance: antidépresseurs, drogue...

C'est un peu le mal de la société contemporaine, la difficulté de supporter les injonctions, les injonctions à la réussite qui sont omniprésentes dans la société. - A.-E.Lemoine: "On ne peut pas affronter les cimes sans béquilles." C'est ce que vous vous êtes longtemps dit, Jérémie.

Vous en avez besoin pour monter sur scène, pour être bon... - J.Ferrari: Oui et non.

Je pense qu'il faut faire attention, quand on parle d'addiction. Une addiction, c'est une maladie. On est malade, on a du mal à affronter la vie et on essaie de combler l'addiction pour pouvoir affronter la vie.

Il y a des gens qui boivent, qui ne sont pas forcément malades, alcooliques, parce qu'ils ont des passages dans leur vie, ils perdent quelqu'un, ils subissent un drame horrible, ils ont une période où ils vont boire beaucoup et devenir addicts à la substance. Mais c'est un peu dangereux de faire une généralité en disant: "On boit ou on se drogue parce qu'il y a un problème dans la vie." C'est ce qu'on se dit souvent quand on est addict, on se cherche des raisons.

On se dit: "Je bois parce que ci, je bois parce que ça..." Si tu bois ou si tu te drogues, c'est parce que tu as un problème de dépendance, ce n'est pas une raison extérieure.

Après, cette addiction t'affaiblit et donc tu as du mal à gérer ton quotidien. Après, comme vous êtes malade, vous êtes sensible, vous êtes parfois affaibli et donc les problèmes de la vie deviennent insurmontables. Donc vous buvez pour essayer de faire taire cette maladie, pour pouvoir affronter les problèmes de la vie. - A.-E.Lemoine: Votre maladie à vous a longtemps été invisible.

C'est ce qui est expliqué dans le documentaire qui vous est consacré, mercredi soir, sur Canal+, par M.Dion. - Tu n'as qu'à arrêter de boire, tu n'as qu'à te calmer quand tu t'énerves...

C'est facile à dire. Mais c'est comme un allergique à qui tu dirais: "Tu n'as qu'à plus être allergique au pollen." C'est absurde. - Les gens disent qu'ils n'ont pas de jugement et en fait, ils jugent le malade mental comme quelqu'un de faible, d'incompétent, d'impuissant. - A.-E.Lemoine: Pour réaliser ce documentaire, on vous a suivi pendant 6 ans, sur 8 années d'abstinence.

Et ce titre-là, "Comme une abeille", ça dit quoi de votre maladie invisible? - J.Ferrari: C'est Michael qui a trouvé ce titre, mon associé et mon meilleur ami depuis très longtemps, Michael Dion.

Et donc c'est lui qui a réalisé ce documentaire et qui a trouvé ce titre. Il a cette expression, il dit toujours que je suis comme une abeille coincée dans une bouteille. Et il n'y a que quand je suis sur scène que je trouve la sortie et que je m'envole.

Donc c'est lui qui a trouvé cette jolie métaphore. Ce documentaire est très touchant. On m'a suivi pendant 6 ans, c'est pratiquement toute ma nouvelle vie.

Mais en plus, c'est réalisé par mon meilleur ami. Je n'ai pas voulu participer au montage, je l'ai laissé faire à 100 %. Et quand j'ai vu le premier montage, ça m'a bouleversé.

J'ai vu aussi une énorme preuve d'amitié. J'ai vu un des trucs les plus beaux qu'on ait fait pour moi. Ca m'a vraiment bouleversé. - A.-E.Lemoine: Si vous êtes une abeille coincée dans une bouteille, c'est à cause des obsessions? - J.Ferrari: Oui.

Il y a les troubles obsessionnels compulsifs, l'addiction...

Tout ça a fait une espèce de cocktail. Tout ça passe à travers la moulinette de la vie, ce que vous avez vécu, des trucs super et des trucs moins super. Ca a fait un cocktail Molotov dans ma tête qui a rendu mon quotidien insupportable.

En même temps, il y a eu cette réussite jeune. J'ai commencé à avoir du succès à 25 ans. Cela fait 14 ans.

C'est ça qui est très paradoxal. On a souvent voulu me dire: "C'est parce qu'il a du succès qu'il se drogue." Le succès ne comble pas le problème.

Quand tu réagis de manière un peu naïve, tu te dis que quand tu vas avoir ça, ça et ça, tu vas être heureux. Mais tu n'es toujours pas heureux. Et comme ça ne se voit pas, c'est très compliqué pour les autres de comprendre.

Mais ce n'est pas un reproche. On est tous pareils. On ne pourra jamais s'empêcher de penser comme ça.

On peut essayer d'éduquer les gens. Mais quand vous voyez quelqu'un qui semble physiquement en forme, s'il se comporte d'une manière un peu bizarre à un moment donné, vous n'allez pas forcément mettre ça sur une maladie, mais sur un comportement. - A.-E.Lemoine: Je vous conseille vraiment ce livre.

On le lit très vite et avec plaisir. Merci beaucoup. Restez avec nous.

Le mot du jour, c'est "classique". - M.Bouhafsi: Cinq salles de cinéma en Ile-de-France et une à Marseille ont troqué les films pour un choc PSG-OM.

Pour 20 euros le ticket, une ambiance de folie. Cris de joie. Chants de supporters. ... "Freed From Desire", de Gala.

On est entrés sur la pelouse du Parc des Princes, mais avec le confort du cinéma. On revient sur le succès de cet événement immersif. Ca pourrait être le 1er événement d'une longue série. - Les Classiques, les matchs entre le PSG et l'OM, sont toujours un peu sulfureux.

Les supporters marseillais ne peuvent pas venir au Parc des Princes et vice versa. On a réussi à mélanger les supporters parisiens et les supporters marseillais, qui étaient côte à côte. Ca s'est très bien passé.

Cela en fait un projet très familial. Je pense que c'est l'un des futurs possibles de la consommation de sport. Nous l'avons fait pour le football.

On peut tout à fait le faire pour le basket-ball, la boxe ou le Super Bowl. C'est une super expérience. - M.Bouhafsi: Il y a de l'opéra, des concerts, des matchs de foot et on pourra assister bientôt à des élections présidentielles au cinéma. - J.Ferrari: Ca va faire du monde. - A.-E.Lemoine: Un après-midi avec Emma.

C'est l'image du jour. - M.Bouhafsi: Cette jeune femme va peut-être vous inspirer.

Il s'agit d'Emma. Elle est gardienne d'immeuble à Paris depuis qu'elle a remplacé une fois ses parents. Cette profession a perdu 25 % de ses effectifs en 20 ans.

Mais Emma aime beaucoup son métier, qu'elle partage chaque jour sur ses réseaux sociaux. - Je suis gardienne d'immeuble. Je ne suis pas chauffagiste, plombier, électricien, éboueur...

Une journée dans ma vie de gardienne d'immeuble. On va faire ça vite et bien. Local poubelles fait, poubelles rentrées, courette lavée.

J'ai tout fait. - M.Bouhafsi: Souvent, elle critique l'attitude irrespectueuse des habitants.

On a passé un moment avec Emma cet après-midi, direction le 15e arrondissement de Paris. - Coucou. Je vais vous présenter mon logement de fonction.

C'est l'endroit où je vis et l'endroit où je travaille. Ici, on a une petite loge. Je l'adore.

Quand les personnes ont besoin de moi, elles viennent sonner et j'arrive. Ca, c'est la veste que tous les gardiens et toutes les gardiennes ont. Je ne me vois pas porter ça toute la journée.

Je n'ai pas envie d'être le cliché de la gardienne. Que ce soient les résidents ou les personnes extérieures à l'immeuble qui ont affaire à moi la 1re fois, c'est de la surprise et parfois du doute. Je remarque qu'il y a des choses qui ne vont pas.

Ca, ça n'a rien à faire là-dedans. C'est des bêtises. C'est un métier très physique.

Avant, j'avais beaucoup de courbatures le soir. Maintenant, je suis habituée. J'ai des petites attentions des résidents en période de fêtes de fin d'année. "Chère Emma, toute la famille vous souhaite une très belle année 2025.

Un grand merci pour tout." Ca me touche trop. - M.Bouhafsi: C'est bien de passer par l'humour pour réagir aux attitudes irresponsables de certains. - A.-E.Lemoine: Vous allez nous parler d'une danse de W.Smith. - M.Bouhafsi: Oui.

Il imite sa cousine Ashley en train de danser. Cette danse avait fait le buzz. 30 ans plus tard, cette scène iconique fait son retour sur tous les réseaux grâce à un titre. ... - J.Ferrari: Patrick est perdu avec la danse. - M.Bouhafsi: En voyant son propre pas de danse devenir un phénomène sur TikTok, W.Smith a décidé de s'y mettre aux côtés d'une rappeuse.

C'est Doechii. Leur vidéo a dépassé les 200 millions de vues en 2 jours. ...

Avec le même humour de W.Smith: "J'ai attendu 35 ans pour que cette danse soit à la mode. J'étais en avance." - A.-E.Lemoine: La tournée de votre spectacle s'est achevée en direct dans plus de 300 cinémas partout en France.

Vous avez battu tous les records de représentation. Vous avez fait 2 Bercy. C'est un spectacle engagé, personnel, hilarant. - J.Ferrari: C'est aux gens de le dire.

C'est vrai que c'est personnel. Je ne le referais pas. J'ai tout dit. - A.-E.Lemoine: Il dure 2 heures. - J.Ferrari: Il dure 2 heures 55.

On commençait à aller vers du 3 heures 10...

A chaque date, j'ai enlevé les trucs qui marchaient moins. Je suis arrivé à 2 heures 52. - A.-E.Lemoine: Ce sera diffusé mercredi sur Canal+.

Bande-annonce. - Bonsoir, Bercy! J'ai décidé d'écrire un spectacle sur la santé parce qu'il y a 7 ans, j'ai fait une tentative de suicide.

On va se détendre, dans ma famille, c'est très fréquent...

Vous connaissez le record d'attente aux urgences en France? 6 jours. Un mec, l'autre jour, a dit à sa famille: "Je vais quand même passer aux urgences." Sa famille l'a revu la semaine d'après. 3e confinement, vous vous souvenez?

Macron a pété un câble. Il a dit à tout le monde: "Ca suffit, appelez McFly et Carlito." - A.-E.Lemoine: On va déguster ce plat. - J.Ferrari: Les boulinettes sont de moi. - A.-E.Lemoine: Vous ouvrez le spectacle en disant que chaque fois que vous parlez d'une thématique, vous provoquez une catastrophe.

Ca a été le cas du covid quand vous écriviez sur la santé. Vous avez le sujet de votre prochain spectacle? - J.Ferrari: L'écologie, mais c'est déjà la catastrophe.

J'avais fait un truc sur la religion. C'était en plein débat dans "Allelujah bordel!" Il n'y avait pas une seule émission dans laquelle on n'était pas sur les débats sur la religion. "Vends deux pièces à Beyrouth", c'était un spectacle sur les attentats.

C'était avant l'attentat du Bataclan. Et j'ai écrit un spectacle sur la santé et il y a une épidémie. On verra sur l'écologie. - A.-E.Lemoine: Ce spectacle, c'est l'occasion de parler des soignants.

C'est une enquête. - J.Ferrari: Au départ, ce spectacle ne parlait pas du covid.

C'était pour dénoncer les absurdités du système de santé, le manque de financement, la condition des soignants. Et il y a aussi des sketchs plus légers. - A.-E.Lemoine: On passe à la Pépite de Patrick. - P.Cohen: Comme vous donnez dans l'humour noir et la liberté totale sur scène, on a choisi la Pépite avec une référence en matière d'humour.

P.Desproges donnait cette interview à FR3 Toulouse en 1983. Il parle de la liberté absolue que lui procure la scène malgré l'angoisse de devoir jouer en public. - P.Desproges: Il y a beaucoup d'acteurs et de comédiens qui vous disent: "Si je ne suis pas sur scène, je ne vis plus, je dépéris." J'ai 44 ans et j'en ai assez de montrer mes conneries à la télévision avant de m'exhiber sur une scène. - A.-E.Lemoine: Il y avait un problème de son. - P.Cohen: Je ne sais pas si on a entendu ce qu'il disait. - J.Ferrari: Pas du tout. - P.Cohen: Il disait: "A 44 ans, je veux pouvoir dire'bite' ou 'liberté'.

Si ça ne plaît pas, je me remets dans ma guitare. J'ai passé l'âge d'être dirigé ou limité." C'est bientôt votre cas. 40 ans bientôt... - J.Ferrari: Oui, dans un mois.

Je n'ai jamais accepté qu'on me coupe quoi que ce soit. Mais c'est bien que l'on entende Desproges dire cela. On a l'impression qu'il y a 20 ou 30 ans, on pouvait dire des choses partout et que maintenant, on ne peut plus les dire.

Je me tue à répéter que de tout temps, il a toujours fallu se battre pour la liberté d'expression. Ca ne veut pas dire qu'il n'y avait pas de censure avant ou maintenant. De tout temps, il y en a eu.

P.Desproges nous explique qu'il en a marre qu'un rédacteur en chef lui explique comment être drôle. C'est une guerre que tous les humoristes devront toujours mener. - K.Tuil: Pas que les humoristes. - J.Ferrari: C'est vrai.

Quand vous êtes exposé tous les soirs à la télévision ou à la radio, on a tendance à vachement plus venir vous surveiller. J'invite tous les humoristes à dire: "C'est comme ça ou c'est rien." Et s'il y a un mauvais mot ou une mauvaise vanne, c'est la vie.

Un humoriste qui traite un sujet délicat, c'est un humoriste qui est touché. Je ne suis pas chanteur. S'il y a un drame quelque part, je ne peux pas prendre une guitare et dire que je suis malheureux de ce drame.

Ma créativité, c'est de faire des vannes. Quand un sujet me touche, je le prends et je fais des vannes. Un chanteur, on n'aimera peut-être pas la chanson, mais on ne va pas lui en vouloir.

Un humoriste, peut-être que vous n'allez pas aimer sa vanne et vous allez lui en vouloir. - P.Lescure: Pour ce spectacle, comme vous avez fait 2 Bercy consécutifs l'année dernière, vous avez demandé à 2 chauffeurs de salle extraordinaires de bien préparer le terrain. - Comment ça va, les gens du fond?

Ca va, les pauvres? - Vous n'êtes pas prêts, mais vous allez assister à un spectacle interminable! - Très heureux de vous parler au début du spectacle, parce qu'à la fin, on ne sait pas si vous serez toujours avec nous. - Je ne pensais pas que le public de Jérémie était sympa. - M.Bouhafsi: B.Lecaplain et A.Tsamère ne vous épargnent jamais.

Jusqu'à la promo, à Noël dernier, du spectacle, ils vous donnaient un défi: descendre en rappel d'un immeuble devant une affiche géante. - Je ne vais pas le refaire 15 fois. C'est normal de stresser! - M.Bouhafsi: C'est la tournée la plus intense de l'histoire, physiquement et moralement! - J.Ferrari: Le pire, c'est que c'était mon idée et que je l'avais oubliée.

On avait pris ce très grand affichage des mois avant. J'avais dit: "Ce serait rigolo que je descende en rappel, que je dise qu'il y a une tache que je dois nettoyer." Et on part en tournée, il y a tellement de projets en même temps...

Et un soir, je rentre, ma directrice de production me dit: "Demain, il y a la descente en rappel." Et je me retrouve en haut de cet immeuble! - A.-E.Lemoine: Le 18 mai, vous serez tous les 3 au Zénith de Paris.

Ce sera diffusé aussi en direct dans les salles de cinéma. Tout le monde n'a pas pu avoir de place. Il faut suivre sur les réseaux sociaux les coulisses de cette tournée.

Je m'amuse tous les jours avec vous. Vous les filmez, tous les deux. Mercredi, soirée spéciale J.Ferrari, avec "Anesthésie générale", et ce documentaire, "Comme une abeille".

Une émission à retrouver sur France Télévisions et en podcast. On conclut avec les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes déjà lundi. Nous sommes le 17 mars 2025. C'était il y a 5 ans déjà... - Dans l'après-midi, le soleil prendra l'avantage sur la plupart des régions. - B.Chameroy: Il faisait beau.

Et un truc avait un peu perturbé notre printemps. - E.Macron: Dès demain midi, se promener dans la rue ne sera plus possible. - Connard de virus... - B.Chameroy: On avait presque oublié cette chanson de Renaud.

Dès le lendemain de l'annonce du confinement, double peine pour Babeth qui s'était retrouvée confinée en plateau avec Patrick et l'arrivée du fameux "On ne se fait pas la bise". - A.-E.Lemoine: Merci de votre présence ce soir à bonne distance.

On respecte les mesures de sécurité. - B.Chameroy: Avec 5 ans de recul, certaines phrases sonnent comme un éclair de lucidité. - J.Bardella: D.Raoult, c'est le sanitairement incorrect.

Il est peut-être à la médecine ce que nous sommes à la politique. - B.Chameroy: Jamais nous n'aurions imaginé entendre une amorce de sujet comme celle-ci. - Presque plus de papier-toilette à Clermont-Ferrand... - B.Chameroy: Alors que dans le Nord, on était imaginatif.

Même confinée, la France reste la France. - Est-il possible de profiter du lancement du beaujolais nouveau étant donné que les bars sont fermés? - Regardez ce que vous achetez.

Vous prévoyez une gastro? Vous avez fait plus de courses que d'habitude? - J'en sais rien, j'ai pris n'importe quoi. - B.Chameroy: Et rebelote à Noël.

Est-ce qu'une interview politique aurait démarré avec cette question? - Y aura-t-il des sapins pour Noël? - Il sera possible d'acheter des sapins de Noël. - On peut aller chez papy et mamie à Noël mais on ne mange pas avec eux.

Ils mangent dans la cuisine et nous, on mange dans la salle à manger. - B.Chameroy: Nous y étions.

Je n'en peux plus de l'actu en France. On part au Canada, où le nouveau Premier ministre présentait vendredi son gouvernement et les journalistes leurs meilleures expressions. - B.Chameroy: Il n'y a pas de grande différence entre les chaînes d'info canadiennes et françaises, mais là-bas, on meuble aussi comme on peut. - Magnifique journée à Ottawa, Louis.

On le voit, la lumière est très belle. C'est une journée magnifique. - B.Chameroy: Il y a une différence majeure: là-bas, tout est apaisé.

Par exemple, sur une priorité au direct, on ne coupe pas l'invité avec un jingle dans la tronche mais on lui coupe poliment la parole. - Je suis désolé, je vais devoir... - B.Chameroy: Et les opposants politiques se respectent, c'est fou. - Vous êtes très gentil.

Je suis habitué, il n'y a pas de souci. - B.Chameroy: Les journalistes sont félicités de faire leur boulot. - Voyage à Londres, voyage à Paris, il met ses habits... - Je serai de ce voyage. - Bravo! - B.Chameroy: Et Y.Lecoq a pris la voix de J.Chirac. - La cérémonie que nous venons de vivre reflète la merveille d'un pays construit sur la fondation de 3 peuples: les autochtones, les francophones et les anglophones. - B.Chameroy: Retour en France.

Moins bonne ambiance, puisqu'hier, F.Letellier était l'invité de J.-L.Mélenchon. - J.-L.Mélenchon: Tout le monde le sait, personne ne le dit. - F.Letellier: C.Hanouna, l'affiche, c'était une erreur? - B.Chameroy: Il possède la cape d'invisibilité de Harry Potter! - J.-L.Mélenchon: Si nous ne le faisons pas, notre pays aura... - B.Chameroy: Manque de bol, Mélenchon l'a vu.

Comme à son habitude, il était un Bisounours. - J.-L.Mélenchon: Non, vous n'avez pas compris.

Il faut quand même un peu peser ce qu'on raconte. Vous n'en savez rien. Prenez les choses dans l'ordre.

Ecoutez la réponse. Ecoutez la réponse et vous allez être satisfait. Sinon, ce n'est pas la peine de m'inviter.

Je crois avoir dit exactement le contraire. Vous avez un esprit curieusement fait. Ca suffit, maintenant! - B.Chameroy: Médias, maintenant.

Un avertissement ciblé pour Patrick. Je pense que tu es suivi. - Les dégâts du confinement... - B.Chameroy: F.Galthié a choisi d'assister à l'édito de P.Cohen sur les complotistes. - J.Ferrari: N'emmerde pas Patrick pour rien! - B.Chameroy: F.Galthié était là parce qu'il était l'invité de S.Devillers.

On a perdu quelques minutes là-dessus. - J.Ferrari: Il y a des moules froides à finir. - B.Chameroy: F.Galthié qui est hyper poli. - F.Galthié: En premier, c'est protéger les joueurs.

Pardon...

Je vous écoute. - B.Chameroy: Un sélectionneur également philosophe.

Il nous l'a prouvé à la conférence d'avant-match. - F.Galthié: Dans les victoires, il y a beaucoup de vérité mais il y a parfois des mensonges.

Et dans les défaites, il y a beaucoup de mensonge. S'il a mis du temps, c'était son chemin, sa capacité à enchaîner les contre-performances et des performances. - B.Chameroy: On referme ces actualités avec une petite page de pub. - Vous êtes trop énergique, vous avez du mal à intérioriser la joie et l'extase?

Essayez Galthiase. Vous pouvez faire passer toute bonne nouvelle pour un avis de décès. - F.Galthié: On est heureux parce qu'on a gagné.

C'était l'objectif de cette compétition. On a réussi à atteindre l'objectif. Premier sentiment, c'est le bonheur, la joie. - B.Chameroy: La Galthiax est déconseillée à P.Cohen!

L'info continue demain. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à tous les deux d'avoir accepté notre invitation.

Elles étaient bonnes, les moules froides, finalement? H.Clément et son magazine "Sur le front", tout de suite sur France 5.

On se retrouve demain, à 19h, en direct.