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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 10 novembre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéRetraitesSolidarités & famille

Budget de la Sécu : "Ça peut passer", estime Roland Lescure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Le budget de la Sécu est adopté de justesse. Comment l'avez-vous vécu ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce une victoire de la méthode Le Cornu ou un répit avant la chute ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le RN dénonce un 'social macronisme'. Qu'en pensez-vous ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il une nouvelle alliance entre votre groupe et d'autres ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites sera débattue mercredi. L'assumez-vous ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Les macronistes doivent-ils voter cette suspension ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Roland LescureChiffre
    « La partie recette du budget de la sécurité sociale a été adoptée de justesse avec les voix du PS 166 voix contre 161. »
  • 6:30Roland LescureChiffre
    « On disait les retraites pourraient ne pas être revalorisées de 0,9 %. »
  • 7:30Roland LescureFait
    « La prime de Noël comme son nom l'indique, elle peut être réservée à ceux qui ont des enfants. »
  • 8:30Roland LescureChiffre
    « Dans le projet de loi de finance tel qu'il est avancé il y a des dizaines de milliards d'impôts dont une bonne partie est totalement inopérante mais elle a quand même été votée plus de 30 milliards sur les multinationales. »
  • 13:30Roland LescureFait
    « Il y a quatre filières aujourd'hui qui sont extrêmement à risque. Le bovin, les poulets, le sucre, l'éthanol. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Roland Lesque. Bonjour. Bonjour à tous les deux.

Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info. Le budget poursuit son chemin à l'Assemblée largement remagné par les oppositions. Qui va payer ?

Les retraités, les plus riches, les bénéficiaires du RSA. Ce budget permettra-t-il de résorber la dette ou parle-on de Rustine en attendant 2027 ? Et d'abord Roland l'escure.

Après-demain, vous fêrez vos 30 jours à Ber dans le gouvernement le Cornu 2. Vous tenez pour l'instant écouter l'insoumis Manuel Bonpard. Il me semble évident que avant Noël, sans doute au début du mois de décembre, il y aura une nouvelle motion de censure parce que tout le monde aura sous les yeux à ce moment-là la réalité de ce que sont le budget de l'État et le budget de la sécurité sociale.

C'était sur France Interre. Samedi soir à l'Assemblée roland l'escure, la partie recette du budget de la sécurité sociale a été adoptée de justesse avec les voix du PS 166 voix contre 161. Comment vous le vivez ?

C'est la victoire de la méthode le cornu ou juste un répit avant la chute ? Bah c'est une haie de plus. On le voit bien dans votre extrait, il y en a qui ont la censure automatique, les insoumis, mais aussi les membres du Rassemblement national qui ont voté contre cette partie recette et d'autres qui souhaitent que le débat se poursuive, qui sont pas nécessairement d'accord sur tout.

Ils sont même en désaccord sur pas mal de choses mais au fond ils souhaitent que la France a un budget, ils souhaitent qu'on avance en responsabilité, ils souhaitent avoir des victoires et d'autres du coup ont des défaites. Entre ceux qui souhaitent avancer pour améliorer, même si c'est à la marge la vie des gens et ceux qui souhaitent le chaos, moi je fais mon choix. Je salue la responsabilité des groupes parlementaires, vous avez dit les socialistes, mais aussi les membres de notre groupe ensemble pour la République modè.

Justement, le RN dénonce un social macronisme et la France insommise parle aussi d'un changement d'alliance. C'est ça. Il y a une nouvelle alliance entre vous.

Ah oui, il y a une nouvelle alliance. Oui, je vous le confirme. Entre ce que vous venez de mentionner, entre le rassemblement national, le Rassemblement national et la France insoumise veulent une seule chose, c'est qu'on passe pas Noël, Manuel Bonpar l'a dit clairement, et qu'on puisse avoir des élections anticipées, qu'on puisse avoir un budget voté, passé par ordonnance dans l'urgence alors que nous, on souhaite travailler avec des gens dont on n'est pas allié.

Mais de la droite républicain socialisme non de la droite républicaine au Parti socialiste. Il y a des gens qui souhaitent aujourd'hui faire des compromis. La droite elle n'a pas donné ses voix à l'adoption de ce budget.

Le parti d'horizon non plus elle s'est abstene. Donc c'est une nouvelle alliance. Il reste plus rien de l'ancienne coalition.

Non c'est pas vrai. On voit sur différents votes des alliances puisque vous utilisez ce mot variable. Mais la seule constante, c'est qu'il y en a deux qui votent des hausses d'impôts, des baisses d'impôts, peu importe du moment que ça fait le chaos et d'autres qui sont prêts à travailler ensemble.

Au casos, il y a ce que Jean-René Casno, le député macroniste a appelé sur France Info ce weekend, le bloc de la raison. Vous reprenez cette expression ? Mais en tout cas, euh ceux qui souhaitent avancer ou ceux qui souhaitent que la France ait un budget, c'est vraiment une faille profonde entre des parlementaires et ils sont nombreux puisque vous l'avez dit, à 15 après, ça ne passait pas qu'il souhaite le chaos. et ceux qui souhaitent avancer dans toutes les démocraties du monde, on est capable de le faire.

Et en France, on est en train d'apprendre en marchant à le faire. Et moi, j'en suis franchement assez heureux parce que ça fait 1 an que je plaidais pour ça. Là, on passe de la théorie à la pratique.

On est capable d'avancer, de voter des choses avec lesquelles on n'est pas nécessairement en accord. On va voir la suspension de la réforme de retraite exement sur cette première, vous le disiez, la suspension de la réforme de retraite justement, elle sera débattue mercredi. Est-ce que vous assumez vous cette suspension et est-ce que vous dites au macronistes voter la suspension mercredi ?

Ben deux choses. J'ai soutenu la réforme borne. J'étais au gouvernement à l'époque.

Je pense à mes à mes collègues parlementaires qui ont vu leur permanence dégradée, qui se sont fait insulter sur les réseaux sociaux. Ça a été un moment très difficile et donc aujourd'hui non pas tout ça pour ça parce que d'abord il en reste quelque chose. Cette réforme elle sera suspendu si c'est voté mercredi et si on trouve pas mieux ce soit d'ici 2027 ou après l'élection de 2027 elle s'appliquera à nouveau.

Mais de surtout c'est le prix du compromis. C'est exactement ce que je disais. Mais donc est-ce que les macronismes doivent voter cette suspension si on suit votre logique ?

Je pense que chacun votera en son amant conscience. Ce vers quoi on se dirige. Je suis des débats au sein du groupe.

C'est plutôt une abstention. C'est difficile de voter pour la suspension d'une réforme que vous a même que vous avez même voté avec tous les risques que je mentionnais tout à l'heure. Mais le timing est particulièrement serré.

Donc c'est mercredi à partir de 15h et là il reste 380 amendements à examiner. Vous pensez que ça peut passer dans les temps ? Bien sûr que ça peut passer et en fait euh la ministre Améline Monchalin l'a déjà dit si ça ne passe pas on transmettra au Sénat parce que vous savez qu'après l'Assemblée ces textes vont au Sénat les amendements qui ont été votés par l'Assemblée nationale.

Donc on est dans une logique où on souhaite qu' finer Moi, j'ai parlé de course de ha hein, vous le disiez, ça fait un mois que je suis nommé, c'est la 5e semaine. Un 110 m c'est 10. Donc on est à la moitié.

Il y aura encore l'examen au Sénat, il y aura le retour à l'Assemblée avec au milieu ce qu'on appelle une commission mix paritaire où les sénateurs et les députés vont essayer de se mettre d'accord. C'est pas un processus facile. Mais là encore, il y a ceux qui font des refus d'obstacles et qui à chaque essayent de nous faire trébucher.

Il y a ceux qui souhaitent avancer et moi je salue ceux qui avancent et j'espère qu'on va continuer à avancer jusqu'au bout. Roland l'escure. Plusieurs rassemblements de retraités ont eu lieu en fin de semaine contre le projet du gouvernement.

Écoutez euh un retraité, il était devant le Sénat à Paris. Quand on parle de revalorisation des salaires, ben nous on va parler revalorisation des pensions qui elles ne suivent pas le coût de la vie. Alors le premier ministre a dit qu'il était prêt à renoncer au gel de ces pensions ainsi qu'au gel des minimats sociaux.

Est-ce que vous nous le confirmez ce matin ? Il n'y aura pas de gel des pensions ? Alors, deux mots sur ce que je viens d'entendre quand même parce que les retraites, elles ont été complètement indexées à l'inflation suite au choc en Ukraine.

Il y a pas un salaire qui a été indexé automatiquement. Je dis ça pour éclairer les efforts qu'on a fait. J'allais dire c'est normal, il le méritait bien, coûteux pour nos retraités.

Et ça a évidemment coûté beaucoup d'argent. Et aujourd'hui, là, ce qu'on proposait dans le budget, c'est une nondexation à l'inflation qui va être inférieure à 1 %. Donc, on disait les retraites pourraient ne pas être revalorisées de 0,9 %.

Le premier ministre a été très clair. Il souhaite que le débat ait lieu. Il est prêt à discuter de tous les amendements qui viseront à dégeler le gel.

Euh est-ce que cela concernera tous les retraités ? Est-ce qu'on peut envisager que les petits pensions c'est combien une petite pension ? Exactement.

Ça c'est le débat qu'on va avoir au Parlement que les parlementaires vont avoir. Est-ce que c'est combien ? Non, moi je je veux pas rentrer là-dedans parce que Non, mais oui, je c'est important mais je me souviens du débat qu'on a eu en 2017 quand on avait introduit une CSG en hausse pour les retraités sauf les petits retraites.

On avait eu fortuné. Alors ça c'est encore pire quand on commence à parler des retraités fortunés on sait vraiment plus de qui on parle. Mais on attend quand même du musé de l'économique qui nous disent combien et une petite pension c'est très important pour les gens qui nous écoutent.

Oui, mais si vous voulez aujourd'hui je on parle d'une inflation à 0,9 % et on parle de gens qui ont été euh dans l'ensemble revalorisé de manière importante. Donc moi la question c'est est-ce qu'on est prêt à envisager que certains fassent un effort ? Est-ce que c'est ce qu'on appelle en décile, donc en pourcentage les euh se premiers décils, les h premiers déciles ?

On verra. Et c'est pas ce qu'a dit le le premier ministre pardon. C'est le dit qu'il était prêt voilà à relancer à ce pens que les petites.

Et vous aujourd'hui vous nous dites peut-être que ce sera seulement les petites pensions finalement. Ce qu'il a dit exactement c'est je suis prêt à ouvrir le débat sur tous les amendements concernant le dégel du gel. Et ça ça peut se traduire par un retour sur toute l'indexation de tous les retraités.

Il faut juste savoir que ça aurait un coûpt et que je le dis à chaque fois face à chaque plus, il faudra un moins. Aujourd'hui, je pense que vos vos auditeurs, ils entendent les milliards qui volent là. Oui.

Moi, la seule chose que je veux leur dire, mais assez solennellement aujourd'hui, c'est que la France doit avoir un budget qui doit être équilibré avec un déficit, on visait 47, ce sera peut-être un peu plus, mais il faut rester le plus proche de 4 possible, 7 % du produit intérieur brut. Pourquoi ? Parce que c'est ce qui nous amène vers 3 %.

C'est ce qui permet de stabiliser la dette surtout il faut pas casser la croissance parce que moi je vois les milliards qui volent et notamment des impôts. Euh attention, on a une économie française qui résiste. On a de l'emploi qui résiste.

Ne cassons pas ça. On entend ce que vous dit mais vous savez ce qu'ils entendent les Français ? Ils entendent gel des des pensions de retraite, ils entendent aussi prime de Noël raboté pour les allocataires du BS du RSA pour ceux qui n'auraient pas d'enfants.

Le ministre du travail Jean-Pierre Farandou s'est dit alors ouvert à la suspension de cette mesure qui a été très critiquée si de nouvelles recettes étaient trouvées. Vous-même vous avez dit mercredi on propose de recentrer le dispositif sur ceux qui croient encore au père Noël, c'est-à-dire les enfants. Donc quand on n pas d'enfants, on sera puni.

Bah en tout cas, c'est ce qui est dans le budget. Mais je voudrais pas donner l'impression qu'on cherche des cibles pour torturer les catégories les unes après les autres. Ce qu'on a essayé de faire dans ce budget, c'est d'avoir des efforts partagés par tous et toutes.

Donc on s'est posé la question d'un certain nombre de prestations qui coûtent des centaines de millions d'euros et on s'est dit bah peut-être que la prime de Noël comme son nom l'indique, elle peut être réservée à ceux qui ont des enfants. Ça veut pas dire qu'on va tout couper. Il y a ça veut dire vous allez ça veut dire que vous allez diminuer ou supprimer à ceux qui n'ont pas d'enfants.

Alors c'est ce qui est dans le budget. Je rappelle que cé écrit en 1998 et qu'il y a à peu près 2 millions d' de ménages qui la tourent et qu'elle a été élargie à ceux qui n'ont pas d'enfant il y a un peu moins de temps. Et donc ça vous allez revenir dessus.

Non, c'est ce qui est dans le budget. Et Jean-Pierre Farandou l'a dit, ce débat aura lieu. Mais et quelle est votre position ?

On comprend le débat ce matin c'est de dire si on veut ne pas reculer pour mieux sauter, c'estàd si on veut pas attendre des années avant de faire un rétablissement des finances publiques qui du coup sera beaucoup plus douloureux si on le fait plus tard, il faut commencer maintenant. On a un budget qui vise à faire des efforts limités un peu à tout le monde avec des efforts quand même particulièrement accru pour les plus aisés. On y reviendra peut-être.

Et là, on est face à un réflexe, j'allais dire traditionnel et un peu bien français qui est que derrière chaque économie, il y a une population qui est directement concernée qui s'élève contre ça. On peut tout supprimer, on peut tout taxer, on peut se retrouver avec un déficit fidè mais merci. On a déjà essayé ça.

On a déjà essayé le déficit qui dérap au fond. Ce seront les générations futures qui payont. Donc il faut rester raisonnable.

Ça veut dire quoi ? Il est vraiment équilibré ce budget. Pardon Roland l'escur parce que vous nous dites il faut que chacun paye un peu.

C'était le grand enjeu de ce budget la question de la justice fiscale. Mais vous vous êtes opposé à la taxe Zucman même dans sa version allégée. Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui nous faire un premier bil combien d'impôts supplémentaires ont été votés pour les plus hauts revenus et pour les entreprises ?

Déjà quand on fait la somme de ce qui concerne les plus aisés, CSG, patrimoine, contribution différentielle sur le revenu et cetera et les grandes entreprises, on est au-delà de 11 milliards d'impôts en plus par rapport à l'année dernière où je vous rappelle qu'on avait déjà taxé une partie de ces de ces populations. Donc vous dites 11 milliards sur les plus riches, sur les plus grandes entreprises et sur les classes moyennes et les classes populaires. Bah on est on est nettement en dessous à ce stade.

Mais à combien ? Non mais franchement le débat est pas terminé. On n' pas terminé encore les impôts discutés dans le projet de loi de finance.

Donc ça va comment continuer ? Je dis donc moi je veux pas aujourd'hui ce qu'on sait c'est que dans le projet de loi de finance tel qu'il est avancé il y a des dizaines de milliards d'impôts dont une bonne partie est totalement inopérante mais elle a quand même été votée plus de 30 milliards sur les multinationales c'est totalement inconventionnel c'est contraire à tous les accords internationaux de la France mais elle a été votée donc on a eu une tendance à multiplier les impôts. Et moi je dis attention 30 milliards d'impôts et 30 milliards de dépenses en plus, ça bouge pas le déficit mais ça asphyxie la croissance.

On a une économie française qui résiste, qui fait mieux que l'Allemagne, qui fait mieux que l'Italie, qui fait mieux que la moitié la moyenne de l'Europe. Restons prudent là-dessus parce que finé, c'est ça qui permettra de sauver le modèle social, c'est l'activité économique. En un mot avant le fil info, si le budget ne passe pas, est-ce que vous préparez vous à le passer par ordonnance ?

Non, on se met pas du tout dans cette logique là parce que d'abord on croit à la responsabilité d'une majorité des parlementaires qui souhaitent avancer et on croit au débat parlementaire. On est dans un film un peu nouveau avec une méthode nouvelle, un scénario inédit. Moi, je vais pas vous écrirer la fin avant qu'elle ait lieu, mais l'objectif évidemment il est qu'on ait un budget et un budget de la SQ qui soit voté par une majorité des parlementaires français.

Est-ce que vous appelez solennellement les socialistes à s'abstenir sur ce budget ? Est-ce que vous avez besoin de l'abstention notamment des socialistes ? Est-ce que vous leur dites après tout ce qu'on vous a donné ?

Non, mais si je les appelé aujourd'hui, ils me dirait "On verra à quoi ressemblera le budget et franchement je les comprendrai et c'est la même chose pour les membres de nos groupes." Donc vous ne leur demandez pas de s'abstenir. Ben, j'espère qu'on va avoir un budalist.

Non, mais j'espère qu'on aura un budget infiné qui permettra un vote peut-être même pourquoi pas un vote positif des socialistes. Un vote positif. Non mais non, je suis déterminé.

Il faut vraiment aujourd'hui, il y a des gens de bonne volonté qui cherchent à avancer. On a tous un rôle à jouer là-dedans. J'essaie modestement de jouer le mien en rappelant le cadre.

Mais oui, l'objectif, il est qu'on a un budget voté pour la France parce que au fond, ça concerne tout le monde. L'économie française, c'est de l'emploi. L'économie française, c'est de la compétitivité et compte public c'est quand même l'avenir de nos enfants.

Tout ça, on doit être positif, déterminé, optimiste certes, mais déterminé pour que ça arrive. Roland l'escur, ministre de l'économie. Dans un instant, Bruno Lemire avait tiré le signal d'alarme quand il était à Berman Macron ne l'aurait pas écouté.

Étiez-vous au courant ? Vous nous répondez juste après l'info en une minute. Il est 8h47 et c'est Maurine Suniard.

Il n'y aura certainement pas de grandes annonces. L'idée est d'au moins conserver la dynamique des accords de Paris. La COP 30, la conférence de l'ONU sur le climat débute aujourd'hui au Brésil.

Une COP sans les États-Unis le deuxè pays le plus pollueur au monde. Sa demande de mise en liberté sera examinée dans moins d'une heure. Nicolas Sarkozi va peut-être sortir de prison aujourd'hui.

L'ancien chef d'état est en détention depuis 3 semaines. Condamné dans l'affaire libyenne. Il a fait appel de cette condamnation.

Il a envoyé près de elle envoyé près de 2000 CV en Île-de-Fance. L'association France Handicap a mené une opération de testing d'entreprise. Résultats sans appel.

À compétences égales. Une personne handicapée a beaucoup moins de chance. qu'une personne valide d'être rappelée.

Un handicap moteur diminue par exemple de 80 % le taux de rappel pour les postes de secrétaire et réceptionniste. Et puis la couverture vaccinale des bébés est insuffisante. Face à la bronchiolite, la Société française de pédiatrie appelle les Français à faire vacciner leurs enfants nés entre février et août dernier.

Pour l'instant, seul 46 % de ces bébés ont été immunisés cette année. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Roland l'escure ministre de l'économie des finances et de la souveraineté industrielle énergétique et numérique. C'est une petite bombe que lâche Bruno Lemè ancien ministre de l'économie.

Une lettre d'alerte révélée dans l'émission Sédire hier sur la dérive des comptes publics envoyés donc par votre prédécesseur, monsieur l'escur Bruno Lomè a au président Macron en avril 2024 une lettre qui fait suite à d'autres courriers et dans laquelle Bruno Lomer plaîte pour des mesures de redressement via une loi de finance rectificative. On l'écoute. Quand vous avez beaucoup discuté, que vous avez à plusieurs reprises en conseil des ministres dit qu'il fallait réagir, qu'il fallait que les ministres soutienne et que vous voyez tout autour de la table des sourires narcois, genre causent toujours et à un moment donné vous prenez votre plume.

Je rappelle que vous avez un conseil des ministres à 10h. Est-ce que vous ressentez la même chose ? Est-ce que le président a ignoré ses requêtes n'est-il pas irresponsable ?

Non, non, je pense que Bruno Leire à l'époque, c'était pas un secret. Il alertait sur la situation, il l'a fait publiquement. Moi, je me souviens aussi puisque j'étais assez côtés à Bersi à l'époque qu'on avait beaucoup protégé pendant la Covid, qu'on protégeait beaucoup pendant la guerre en Curen et qu'à chaque fois qu'on arrivait à l'Assemblée, on avait des question la période de l'argent magique.

Non, mais on avait des questions au gouvernement où on nous reprochait de ne pas en faire assez. Donc, c'était de la faute des oppositions parce que c'est pas ce que dit Bruno dit, j'ai alerté le président mais personne m'a pris le sérieux dans mon propre camp. Vous en fait assez pour vous en faites pas assez pour les boulangers, vous en faites pas assez pour les ménages.

La facture énergétique est en train d'exploser au Royaume-Uni facture, elle a quadruplé. Nous on a eu une hausse de l'inflation énergétique de l'ordre de 15 %. On a protégé comme jamais auparavant.

Et moi ce qui m'intéresse aujourd'hui là on vous parle de la dérive des comptes Roland on vous parle pas de et il y a eu des commissions d'enquête on les a vu d'ailleurs dans le reportage d'hier. Il y a eu il y a eu plein de vous l'avez regardé le reportage et surtout est-ce que vous l'avez lu cette lettre à l'époque ? Non je l'ai pas lu à l'époque.

Elle portait bien son nom, elle était secrète mais j'ai eu des échanges avec Bruno Lemire. C'était mon unice de tutelle sur le risque qui voyait. Aujourd'hui, moi ce qui m'intéresse franchement, on a eu des commissions d'enquête, on a eu des reportages, on sait à peu près tout ce qui s'est passé à l'époque.

Ce qui m'intéresse surtout maintenant, c'est ceux qui critiquent Bruno Lemè comme étant l'homme des 1000 milliards, est-ce qu'aujourd'hui ils sont prêts à faire les efforts ? parce que c'est trop facile l'histoire du bou émissaire là tout ça c'est la faute d'un tel ou d'un tel et aujourd'hui on n'est responsable de rien. Non aujourd'hui ceux qui sont responsables, Bruno Lemer il n'est plus en politique ceux qui sont responsables aujourd'hui ils siègent à l'Assemblée nationale.

République de ce déf évidemment le président de la République je peux vous dire il soutient les efforts qu'on tient aujourd'hui pour faire adopter un budget de responsabilité qui va nous ramener vers la voie d'une dette qui se stabilise. Donc aucune responsabilité Roland l'escur ni le président de la République ni Gabriel Atal qui était premier ministre à l'époque ne sont responsables de cette dérive. C'est pas ce que dit Bruno le maire, il dit je les ai alerté, il dit qu'il avait des sourires narquis quand il mettait en garde.

Moi j'étais au conseil des ministres à l'époque, j'étais ministre auprès de Bruno Lamer. Je me sens aussi responsable que lui il assume et que tous les autres de la situation dans laquelle on est. Je veux juste rappeler qu'on éétait pas les seuls et que à l'époque on avait beaucoup protégé les Français et je pense que les gens nous reconnaissent que ça a été utile et que maintenant il faut sortir de là et que ceux qui sont encore au pouvoir y compris l'Assemblée nationale, j'espère qu'ils se souviennent de ça plutôt que de pointer du doigt des responsabilités passées qui au fond importe peu aujourd'hui.

Aujourd'hui, il faut qu'on avance. Roland l'escur, parmi les pistes que vous explorez pour faire des économies, il y a celles des ruptures conventionnelles. Euh elles augmentent chaque année.

En 2024, c'est 515000 départs négociés entre l'employeur et le saladier salarié. Euh 10000 10 milliards d'euros par an environ. Euh est-ce que c'est trop ?

Vous dites c'est fini maintenant cet âge d'or des ruptures conventionnelles ou ch c'est 25 % de la dépense totale. Moi, j'ai 59 ans. Autour de moi, je vois des amis qui négocient des ruptures conventionnelles qui en fait correspondent à des prèretes déguisés.

C'est souvent à l'initiative de l'employeur, c'est parfois l'initiative partagée, on va dire ça comme ça. CGT beaucoup plus à l'initiative de l'employeur. En tout cas, plutôt là encore que de se renvoyer la balle, on peut reconnaître qu'il y a un sujet et on peut faire en sorte que les partenaires sociaux nous fassent des propositions pour améliorer la situation.

Il y a pas d'euros magique. Chaque euro doit compter aujourd'hui. Quelle solution ?

Créer un nouveau régime spécial. Non, c'est sur allonger le délai de carence avant lequel on peut toucher le l'indemnité. Il y a plusieurs paramètres qui peuvent être touchés, le délai, le taux de de le taux d'indemnisation.

Moi, je me mets pas à la place des partenaires sociaux dont c'est le rôle de négocier tout ça, mais en tout cas reconnaître ensemble qu'il y a un sujet, qu'on a un dispositif qui est utile parce qu'il permet dans des conditions euh particulières d'avoir une séparation, je dirais moins coûteuse que des plans sociaux ou des ou des des ruptures plus rigides. Maintenant, attention, on a un chômage qui est au plus bas historique. On a un chômage des jeunes qu'on a jamais connu en France au plus bas depuis toujours.

Il faut garder cette flexibilité, je sais que le mot plaît pas, mais qui a permis aujourd'hui de faire en sorte que le chômage soit plus bas en limitant les euros parce que chaque euro aujourd'hui doit compter, chaque euro doit être efficace. Dossier brûlant dont on va parler jusqu'au salon de l'agriculture en février, l'accord de libre échange entre l'U et les pays du Mercosur, donc les pays d'Amérique latine, ce qu'on appelle l'accord Mercoû. Jeudi soir, le chef de l'État qui a toujours critiqué cet accord le trouve, je cite, plutôt positif.

Quelques heures plus tard, sa ministre de l'agriculture tweet le contenit pas. Et pour finir, hier, le président fait une conférence de presse pour dire qu'il reste vigilant. On n'y comprend absolument plus rien.

Alors que la FNSA, la FNSA, le syndicat agricole appelle à manifester mercredi. Expliquez-nous le monsieur le ministre de l'économie ce volte face. Alors, il y a pas de volte face.

Si vous écoutez l'ensemble de l'orensemble de l'extrait du président rappelle qu'il y a des filières à risque. Essayons d'être clair et simple. Reconnaissez que le président mais moi ce qui m'intéresse c'est qu'est-ce qu'il y a dans ce traité ?

Il y a quatre filières aujourd'hui qui sont extrêmement à risque. Le bovin, les poulets, le sucre, l'éthanol. Elles sont extrêmement à risque et tous les traités du monde fusil positif ne doivent pas nous conduire à sacrifier ces filières.

Et donc on négocie ce qu'on appelle des clauses de sauvegarde qui font que si ces marchés sont bouleversés, on les protégera. et surtout des clauses de réciprocité qui fait que qui font pardon que les clauses miroir un steak français consommé en France, il y a pas de raison qui soit plus contraint dans sa production de meilleure qualité certes du coup mais qu'un steak argenté enfin un jortin pardon d'un bœuf élevé en Argentine mais on y est pas pour l'instant et par la clause de sauvegarde elle existe depuis 2019 non et elle est difficile à activer c'est ce que disait de cet accord Oui, je sais. Mais attention parce que moi je me souviens que sur le Canada, on disait beaucoup de choses.

Cet accord, c'est un accord gagnant. Donc tout le monde se trompe sur vous. Non, il y a des défis sur le Mercosur sur les quatre filières dont j'ai parlé et il y a aussi des filières qui s'il est signé vont en profiter notamment des filières agricoles.

Aujourd'hui, le cognac il est attaqué dans le monde entier aux États-Unis en Chine. Donc les vins spirituux si c'est accord, je crois que vous avez un chat dans la gorge. Je vous je vous laisse boire un tout petit verre d'eau le temps queav tout ça.

Avant qu'Ag vous pose la question qui j'aimerais moi comprendre quel est votre message à la FNSEA qui je le rappelle va manifester mercredi les agriculteurs sont furieux contre le président de la République. Mais avant de manifester, écoutez ce qu'on a dit et surtout regarder ce qu'on fait. OK.

Sûr qu'ils ont pas compris. Vous avez pas changé d'avis sur le Non non non moi je me souviens des incompréhensions sur le CTA. Je m'en souviens.

Donc attention avant de manifester, regardez bien ce qu'on fait. On veut vous protéger. On négocie des clauses de sauvegarde, on négocie ce qu'on appelle des clauses miroir pour s'assurer que les filières qui sont en danger ne soient pas sacrifiées à l'ône d'un traité qui par ailleurs va bénéficier à d'autres filières. l'automobile l'aéronautique vous l'avez dit on vous entend rolescrit faut qu'on avance pardon comme tous les jours.

C'est le moment de la question qui voilà à retrouver sur les réseaux sociaux de France info aujourd'hui la question qui libère alors que la demande de remise en liberté de Nicolas Sarkozy sera examinée par un juge d'appel aujourd'hui. Écoutez l'ex insoumis François Ruffin c'était sur BFM TV. Qu'il reste en prison et qu'il y reste le plus longtemps possible.

Qu'il reste en prison et qu'il y reste le plus longtemps possible dit-il. Est-ce que vous êtes d'accord avec François Ruf ? C'est un juge, vous l'avez dit, qui va prendre la décision et moi je ne m'interfère pas dans les décisions de justice et je les respecte sur l'incarcération du du président Sarkozy.

Je comprends moi ceux qui ont été ses amis, qui ont suivi sa carrière politique, qui sont aujourd'hui ému, bouleversés, je le comprends et je comprends les intignations des uns et des autres. Mais le seul message que je souhaite dire aujourd'hui, c'est la loi, elle doit être la même pour tous et moi ministre je n'interfère pas avec la loi. Mais vous êtes aussi citoyen, vous n'êtes pas choqué de cette situation.

Vous dites comme François Rifin qu'il reste en prison ou alors c'est un ancien président de la République la situation ch au risque de vous décevoir là c'est pas dû en même temps. C'est ni l'un ni l'autre. La justice elle fait son travail.

Moi j'ai confiance en elle. Et quand le ministre de la justice va en Géral pour voir Nicolas Sar tous et pour toutes. Je m'arrête. voir en prison la justice elle est la même pour tous et pour toutes la loi est dure mais c'est la loi.

Merci beaucoup Roland les d'avoir répondu au question de France info. Merci beaucoup Paul on se retrouve demain. Vous restez avec nous tout de suite c'est les informés avec Renault.