Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 10 septembre 2025 43 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraites

Lecornu : dans l’enfer de Matignon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous retenez de ce premier discours de Sébastien Lecornu ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    L'absence de discours en fait, c'est ça que vous trouvez important ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il peut bénéficier d'un mini état de grâce ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous ce choix de nomination ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour autant ça offre à Sébastien Lecornu un peu de répit ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Français vont-ils juger Sébastien Lecornu sur sa capacité à rompre avec le macronisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sébastien LecornuFait
    « Clémentine Louise, je vais pas faire de grands discours puisque cette instabilité et la crise politique et parlementaire que nous connaissons commande à l'humilité, à la sobriété. »
  • 2:30Sébastien LecornuFait
    « Il va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière euh de travailler avec nos oppositions. »
  • 3:30Sébastien LecornuFait
    « Il va falloir des ruptures et pas que sur la forme et pas que dans la méthode, des ruptures aussi sur le fond. »
  • 12:00Lucile SchmidtFait
    « Donc il faut se poser ensemble la question, me semble-t-il, de pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron ne donne pas une chance à la gauche. »
  • 17:00Jean-Daniel LéviFait
    « Il y a à ce titre-là l'exemple de Michel Barnier, l'exemple de François Baou qui n'ont pas du tout bénéficié d'un état de grâce. »
  • 24:00Alexandre PedroFait
    « Il a été perçu à un moment comme un traître quand il est parti quand il a quitté LR pour suivre en marche avec Bruno Lemè. »
  • 27:00Jean-Sébastien FerjouChiffre
    « Sébastien le Cornu en 7e position. On la question seriez-vous favorable parce que le président de la République nomme telle personnalité ? 28 % disent Sébastien le Cornu. »
  • 38:00Gérald DarmaninFait
    « Si je reste au gouvernement c'est mon souhait je n'ai pas d'autre envie que de rester au ministère de la justice. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est lors du second débat de ce sens public consacré au premier pas du Premier ministre, le Cornu, et à cette question qui l'accompagne déjà 24 heures après sa nomination. Combien de temps va-t-il tenir, peut-il obtenir la non censure du Parti socialiste et à quel pris avant d'en débattre le récit de cette première journée sur le siège éjectable de Matignon ? Clémentine Louise, je vais pas faire de grands discours puisque cette instabilité et la crise politique et parlementaire que nous connaissons commande à l'humilité, à la sobriété. tellement sobre que le discours du nouveau premier ministre a duré à peine 3 minutes, mais cela a suffi à l'ex-ministre des armées pour fustiger la méthode de son prédécesseur.

Il va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière euh de travailler avec nos oppositions. J'aurais l'occasion d'y revenir. Sébastien Lecorn a néanmoins salué l'extraordinaire courage du premier ministre des missionnaires avant d'annoncer un vrai changement de politique.

Il va falloir des ruptures et pas que sur la forme et pas que dans la méthode, des ruptures aussi sur le fond. Dès cet après-midi, je vais recevoir les premières forces politiques dans les tout prochains jours, les forces politiques et les forces syndicales et j'aurai l'occasion de m'exprimer prochainement devant les Françaises et les Français. Présenté comme un négociateur habile, le nouveau Premier ministre s'est lancé dans des négociations avec les partis politiques dès la fin de son discours.

Premier reçu, le modè de Marc Finot, puis Gabriel Atal pour Renaissance et pour clore les rencontres, le chef de fil des républicains Bruno Retaillot et enfin Édouard Philippe du parti Horizon. Dans un contexte de blocage national, Sébastien Lecorn terminera sa journée à la cellule interministérielle de crise du ministère de l'intérieur. Sébastien le Cornu dans l'enfer de Matignon.

Voilà le titre de notre débat avec Lucille Schmidth. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes président du cercle de réflexion de la fabrique écologique.

Alexandre Pedro, bonsoir et bienvenue. Vous êtes journaliste politique en charge de la droite au monde. Jean-Daniel Lévi, bonsoir et bienvenue à vous aussi.

Directeur délégué chez Haris Interactive et Jean-Sébastien Ferjou. éditorialiste pour sens public. Qu'est-ce que vous je je commence avec la passation de pouvoir là, ce premier discours euh de Sébastien Lecnu dans ce rôle de premier ministre.

Qu'est-ce que vous en retenez Lucid Schmidt ? L'absence de discours en fait, c'est ça que je trouve important des deux côtés. Alors que on sait bien que le être en politique, c'est apprendre à faire des discours, apprendre à faire un peu de littérature sur tout et n'importe quoi.

Là, il y a sans doute le sentiment que le moment est grave et puis il faut pas trop s'avancer, je pense aussi. Qu'est-ce qui va se passer ? Beaucoup de gens disent que c'est il est déjà en surcis.

Vous savez, je je me disais on lui on essaie de lui trouver des qualités mais la situation est impossible. Ouis effectivement et si il y a il y a vraiment un contraste entre cette passation de pouvoir et les précédentes que ce soit entre Michel Barnier et François Barou ou entre Gabriel Atal et Michel Barnier où là effectivement il y avait eu des discours assez longs un peu de jou verbal entre entre les uns et les autres. Alexandre Pedro vous dites quoi ?

Humilité moins de 5 minutes de discours ou alors un manque de souffle ou d'ambition ? C'est le style le corps nu quelqu'un de discret qui fait pas d'brouf qui est pas qui n'est pas qu'un communiquant plus un politique. Donc il a quand même devoir un moment peut fendre l'armure nous parler essayer d'un d'un petit peu emmener les un peu plus les gens et bon peut-être que il a prévu ça dans un second temps.

C'était pas le jour pour le faire peut-être. Oui, peut-être qu'il voulait être discret aussi en cette en journée de manifestation et et et de blocage. Est-ce qu'il peut alors je prends plein de pincettes pour poser cette question Jean-Diel Lévi, euh Sébastien Lecordu, bénéficier d'un mini état de grâce ?

Euh bah ça, on va le savoir vite. Euh mais les conditions semblent pas réunies préalablement pour qu'il puisse en bénéficier. Il y a à ce titre-là l'exemple de Michel Barnier, l'exemple de François Baou qui n'ont pas du tout bénéficié d'un état de grâce.

Il y a aussi le fait que sans vouloir être injuryux à l'égard du ministre de l'ancien ministre des armées, comme on dit parfois publiquement, une notoriété à partfaire, c'est-à-dire qu'en fait, il était pas très connu euh de la part des Françaises et des Français et même si c'était un des ministres les plus appréciés d'un point de vue général, savoir qu'il est son parcours politique, ses orientations et sa spécificité, je pense que les Français en tout cas jusqu'à ce soir sont en grande difficulté pour pouvoir nous décrire. Et donc donc ça ça va y participer, ils vont pouvoir se forger un avis. Mais euh ça peut se faire éventuellement sur le style.

Il y avait peut-être un point que j'ai trouvé un peu surprenant d'ailleurs dans sa déclaration de sur le peron de Matillon, c'est que il y a presque un petit goût de cohabitation. Alors on sait qu'il est pas là-dedans et cetera, mais il a quand même parlé d'une forme de rupture par rapport à ce qui était fait par François Baou. il a utilisé des termes en disant qu'on peut faire mieux et c'est quand même pas rien de dire cela comme ça.

Il a pas dit différemment. Et donc en fait, il y a aussi une petite impulsion ou présentation qui n'est pas complètement dans la lignée de dire je vais faire ce que m'a dit de faire Emmanuel Macron et on va poursuivre et cetera avec une forme de au moins dans la première prise de parole d'autonomisation et par rapport à François Bairou et un peu en implicite à l'égard du président de la République. Oui. avec donc ce contexte journée de manifestation avec le mouvement bloquou auquel on a consacré notre premier débat.

C'est ces chiffres donnés par le ministère de l'intérieur qui viennent de nous parvenir grâce à nos confrères de l'agence France Press. Quelques 175000 personnes qui participaient au 550 rassemblements et 262 blocages recensés ce mercredi à 17h45 en France. Voilà les chiffres officiels du ministère de l'intérieur avec un Emmanuel Macron qui n'a pas attendu finalement le bilan de cette journée pour nommer Sébastien le Cornu.

Comment vous expliquez ce choix ? Lucile Schmidt ? Moi, je pense qu'il a très vite refermé le jeu.

Moi, c'est ça qui me qui me marque parce que je me disais qu'avec l'offre de service d'Olivier Fort, il y avait en tout cas la possibilité d'un autre d'un autre chemin. Et on sait que Sébastien Lecornu, son nom avait été évoqué au moment où François Berou a été nommé puisque c'était le candidat apparemment favori d'Emmanuel Macron. Donc c'est assez étrange de faire déjà comme si ce qu'a fait François Berérou était une parenthèse.

Donc comme si on revenait à la case départ. Moi, je trouve ça critiquable et puis je pense que ne pas donner une chance à la gauche, c'est une deuxième fois après ce qui s'est passé autour de la proposition de Lucy Castet et cette fois-ci le Parti socialiste avait clairement assumé avec son contrebudget cette proposition. Donc il faut se poser ensemble la question, me semble-t-il, de pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron ne donne pas une chance à la gauche.

Ça serait pourtant, me semble-t-il, aussi une bonne manière de partager cette question de la responsabilité en période difficile. Parce que là, on voit bien dans chez les manifestants place de la République à Paris, on voit bien que toutes les pancartes, c'est contre Emmanuel Macron, c'est pas contre les autres. Et donc un tout petit peu contre Sébastien Cornu, on voit qu'elles ont été fait en urgence mais parce qu'on pense que c'est le sbir de Macron.

Donc euh toute la question c'est pourquoi est-ce qu'Eman Macron veut continuer à être de cette manière dans une situation aussi difficile quelqu'un qui assume l'entièreté d' responsabilité y compris sur le fait du blocage institutionnel. Alors, on va détailler un peu le parcours politique de Sébastien Lecnu dans un instant, mais on peut déjà dire Alexandre Pedro que c'est un choix qui va plaire à la droite ou en tout cas où l'air. Euh clairement, c'est vrai que il a été perçu à un moment comme un traître quand il est parti quand il a quitté LR pour suivre en marche avec Bruno Lemè, il y avait aussi Thierry Solaire, il y avait euh Philippe bien sûr et Gelin, c'était les les cinq les cinq traîtres.

Euh lui mais cette image un peu un peu oubliée en plus c'était avait des figures un peu plus médiatiques que lui il c'était le moins connu des cinq donc il a eu cet avantage là de passer entre les gouttes mais c'est marrant parce que j'ai j'ai relu un peu les archives et c'était le plus critique contre la droite. Il a vraiment av des phrases très fortes contre LR en disant que LR est en train de devenir le si parti que LR il n'avait plus rien à faire avec des gens comme le renvoquier qu' avait une dérive identitaire donc il est très très sévère ça c'est daté de 2019-2020 21 mais j'étais ce weekend à Port pour Marli pour la rentrée par la rentrée de de la droite et honnêtement Bruno Rot nous a bien fait comprendre que Sébastien l'incornu à Matinon ça ça lui allait très bien queil avait des bonnes relations avec lui qu' a pas d'antécéd entre les deux hommes et que Voilà, c'était vraiment le choix privilégié de la droite. Alors, vous avez Jean-Daniel LV sondé les Français sur les personnalités qu'il souhaitait pour Matignon.

C'était avant la la nomination de Sébastien le Cornu. On vous a montré ce sondage hier, double dose de publicité pour Haris Interactive. Vous allez pouvoir nous remercier, c'est déjà dans notre débat hier.

Mais il reste intéressant ce sondage parce que bon, on voit Jordane Bardella, Marine Le Pen arriver en tête. Sébastien le Cornu en 7e position. On la question seriez-vous favorable parce que le président de la République nomme telle personnalité ? 28 % disent Sébastien le Cornu.

Et alors ce qui est intéressant, si on rentre dans le détail et c'est là que je vais vous demander un peu plus de précision, par quels électeurs est-il le plus soutenu ? Par les électeurs Renaissance forcément ou par les électeurs ? Bah par les électeurs, il y a pas de surprise.

Voilà. Donc par les électeurs Renaissance et par les électeurs qui sont proches des républicains où en général il est dans le trio de tête des personnalités. Non seulement parce qu'il est le plus identifié et d'autre part parce que quand on regarde dans le détail euh le terme de traître est pas forcément celui qui a été le plus euh accollé en tout cas d'un point de vue d'opinion euh à l'égard de Sébastien Lecornu.

Il a occupé qui plususait des fonctions qui sont en tout cas dernièrement des fonctions euh régaliennes et on a pu on a pu voir que au cours de la période récente, il a pas été sur une attitude qui était une attitude de combat à l'égard des des LR. Il a pu avoir effectivement un de phrase par rapport à la dérive mais en tout cas il a donné des signaux à la droite et n'a pas donné le sentiment qu'il avait complètement oublié une partie de son passage de son passage historique. Ce qui est assez frappant d'ailleurs, c'est qu'on peut voir que même des personnalités pour lesquelles il y a pu avoir plus de critiques, Gérald Armanain voir éventuellement Édouard Philippe sont souvent assez appréciés même de la part des LR quand bien même ils ont rejoint le camp macroniste.

Alors, j'ai évoqué le la mobilisation dans le cadre du mouvement bloquou. Quentin Calmet et Jean-Baptiste Gaillot sont allés à la rencontre de certains de ces manifestants pour leur demander justement si la nomination de ce nouveau premier ministre les avait désarsonné, mobilisé. Voilà la réponse.

Effectivement, ce n'a pas échappé aux manifestants la nomination de Sébastien Lecornu. Certains nous en ont même parlé d'eux-même lorsqu'on les interrogeait sur la raison de leur venue place de la République. Écoutez ce premier manifestant qu'on a rencontré tout à l'heure.

Moi ce que je ressens en ce moment c'est qu'il y a beaucoup de monde qui se dit de toute façon un gouvernement ou un autre ça changera rien. Ça va toujours dans le même sens. Ça fait des dizaines d'années que c'est comme ça.

Et donc le corn c'est le cas avec le cornu c'est le cas avec le gouvernement d'avant. C'était le gars avec le gouvernement des partes du Parti socialiste avant. c'est le gars en fait pour tous les gouvernements et donc queon se dise on croit plus à ces gens-là et il faut qu'on se batte nous-même pour défendre nos intérêts, bah ça c'est un truc positif et je pense que c'est cette prise de conscience là qu'il faut avoir.

D'autres manifestants avaient même préparé des pancartes spécialement pour évoquer la nomination de Sébastien Lacornu. Voyez une deuxième rencontre qu'on a fait dans le quartier il y a quelques heures. Je trouve ça incroyable que euh après les élections en juin dernier que enfin en juin de l'année dernière que ils se maintiennent qu'on maintienne un le corn, je trouve ça aberrant.

Est-ce que ça a joué dans votre mobilisation ? Est-ce que ça vous a encore plus énervé ? Ouais.

Oui, ça m'a mobilisé. Enfin, j'étais déterminé de toute façon à faire grve aujourd'hui et à venir manifester. Mais évidemment, il est venu au cœur de nos slogans.

Ouais. Peux nous le dire votre slogan ? Ben mon slogan c'est le corps nu.

Euh ta nomination m'exaspère autant euh tout autant que que celle de ton prédécesseur. Voilà. les manifestants qui n'avaient pas beaucoup d'illusion hein sur la nomination d'un nouveau premier ministre ces jours-ci mais qui et bien se sentent ravigoré dans leur motivation dans cette lutte sociale aujourd'hui par cette nouvelle nomination.

Merci beaucoup à à Quentin Calmet qui a donc enregistré son papier un petit peu plus tôt parce que c'était compliqué de faire du direct depuis la place de la République. Ce soir, j'accueille de nouveau Steve Jourdin et rebonsoir Steve. parce que on l'a dit, il y a peut-être un déficit de notoriété pour Sébastien le Cornu et vous allez donc répondre à un certain nombre de questions que se posent certainement nos téléspectateurs et téléspectatrices.

On peut déjà dire que c'est un politique professionnel en quelque sorte. Oui. Qu'il est loin qu'il est loin Thomas le temps où Nicolas Sarkozi l'avait baptisé le cornichon.

Vous en souvenez peut-être ? C'était une manière pour l'ancien président d'insister sur le fait que personne ne le connaissait vraiment, personne ne connaissait son nom. C'était en 2017 et depuis depuis les choses ont changé.

On va voir son CV. Thomas Sébastien Lecornu, c'est un homme de droite originaire du Valdoise. Il rejoint l'UMP à l'âge de 16 ans.

En 2014, il devient maire de la petite ville de Vermon dans l'heure. Il a alors seulement 27 ans. En 2015, grâce au soutien de Bruno Lemire, son mentor politique, il devient président du conseil départemental en 2017.

Il entre dans le deuxème gouvernement d'Edouard Philippe. Alors, c'est pas un macroniste de la première heure, mais il est séduit comme d'autres à droite par le discours d'Emmanuel Macron qui lui offre d'abord un secrétariat d'État au ministère de la transition écologique, puis le ministère des collectivités territoriales et puis celui des armées. 2020, il est élu sénateur à l'âge de seulement 34 ans.

C'est un sénateur un peu particulier hein car comme il est ministre, il n'a pas le droit de séger en même temps. On l'a donc jamais vu ici dans l'hémicycle avec ses habits de sénateur. Oui.

D'ailleurs à l'époque, il est présenté comme un un amoureux de la chambre route. Oui. Regardez ce que déclarer à l'époque un député en marche.

Sébastien se voit déjà prochain président du Sénat. C'est son rêve absolu. Cette ambition avait crispé un certain nombre de responsables de droite ici.

Faudra donc guetter les relations entre Matignon et le Sénat. Ce qui est sûr, c'est que si ça se passe mal dans les mois qui viennent à Matignon, Sébastien Lecnu pourra, s'il le souhaite, revenir au Sénat puisque il est élu jusqu'en 2026. Et quel est son bilan politique ?

Parmi ces faits d'armes, l'adoption de la loi de programmation militaire 2024-2030, c'est un texte qui prévoit une forte augmentation du budget accordé aux armées et un effort de rénovation des équipements. Sébastien Lecornu parvient à la faire adopter en 1 an sans recourir à l'article 493, ce qui lui vaut l'image d'un homme de dialogue. C'est un ministre qui est décrit comme sérieux, travailleur pondéré, mais il faut aussi parler de ses échecs.

Thomas quand il était ministre des outresemères, il n'a pas tout bien fait, notamment avec la Nouvelle-Calédonie. Les indépendantistes ont par exemple boycotté le 3è référendum sur l'indépendance prévue dans l'accord de Numéa. En cause l'inflexibilité du ministre qui a refusé de repousser la date du scrutin.

Les indépendantistes gardent un très mauvais souvenir de lui et l'attendent aujourd'hui au tournant. Et puis s'il est aujourd'hui à Maton, c'est sans doute aussi qu'il ne suscite pas de rejet rédibitoire du côté du Rassemblement national. Oui, c'est peut-être le macroniste qui est perçu comme le moins hostile au parti en juillet 2024, le journal Libération révélé l'existence d'un dîner secret entre Sébastien Lecornu et Marine Le Pen.

Le nouveau premier ministre a toujours tenu à traiter comme on dit le parti d'extrême droite en avril dernier. Can enchaîné révéla à son tour que Sébastien Lecorni avait reçu Marine Le Pen et Jordan Bardella au ministère de la défense à voir si tout ces efforts seront utiles au moment du budget pour obtenir pourquoi pas la neutralité du RN au moment du vote. Merci beaucoup Steve.

Donc c'est on va dire bonne manière avec le Rassemblement national. Alexandre Pedro, je viens vous entendre là-dessus. Est-ce que pour autant ça ça offre à Sébastien le cornu un peu de un peu de répi ? pas le sentiment qu'on a avec les premières déclarations des des leaders du RN aujourd'hui hein.

Bah d'ailleurs le le RN a bien fait comprendre que peu importe le locateur de Matino, il censurait. Donc c'est pour ça que moi je pensaisement que Xavier Bertrand pouvait revenir dans le jeu puisqueidment c un argument contre Xavier Bertrand et qui qui tombait euh je je la la la tâche de ce matin de Cornus c'est de parler à la gauche. C'est de il faut il faut pas que 25 députés socialistes euh censure son budget.

On y reviendra sur la gauche. Mais mais si je reste un peu sur le RN parce que effectivement il y a il y a eu bon voilà tous les leaders ou tous les ministres des gouvernement nommés par Emmanuel Macron ont pas ont pas eu la même attitude avec le Rassemblement national. Ça ça lui offre pas de de totem d'immunité en il c'est il est aussi assez bien traité par la presse Bolor il a fait beaucoup d'interviews JDD JD News.

Donc il a plutôt une bonne image auprès de cet électorat là. Après je sais pas si ça lui sera utile c'est c'est la vraie question. Hm.

Jean-Sébastien, je crois qu'il y a deux manières de le voir. Il y a le RN en tant que parti, si on raisonne sur Marine Le Pen, Jordan Bardella et les gens avec lesquels il serait amené à négocier. Je pense vous l'avez dit, ça ne changerait pas grand-chose de toute façon.

Et puis il y a le RN comme électorat et là c'est autre chose parce que il y a des gens qui sont au RN qui sont pas le cœur de cet électorat là, des gens qui sont plus exaspérés que ces gens-là ne se sentent pas méprisés parce que finalement ce qu'exprime Marine Le Pen, elle avait dit vis-à-vis de Michel Barnier, elle avait redit vis-à-vis de François Baou qui avait semblé respecter un peu plus cet électorat là. Il y a une demande de respect. Quelqu'un qui ne dit pas tous les à tous les coins de rue que le Rassemblement national n'est pas un parti républicain ou qui n'aurait pas vocation à gouverner.

C'est entendu aussi par les électeurs très au-delà de la direction du parti. Ouis. Avec une question d'un de nos téléspectateurs Thomas de de Paris, Sébastien Lecnu a de bonnes relations avec le RN et la droite modérée.

Dans quelle mesure ces liens pourraient faciliter un compromis tout en respectant la ligne politique macroniste ? C'est ça qui est intéressant, Lucy Schmidt, la fin de la question, tout en respectant la ligne politique macroniste. Et ça rejoint ce que vous disiez tout à l'heure sur est-ce que oui ou non il va se placer ou amorcer une rupture.

Bah l'éléphant dans la pièce, c'est évidemment la réforme des retraites en fait. C'estàd que on voit bien que le Rassemblement national veut l'abrogation, que le parti enfin la gauche veut l'abrogation. C'était dans le contrebudget socialiste, hein, c'était prévu.

Donc moi, je ne comprends pas comment il peut pratiquer une loyauté à Emmanuel Macron et en même temps faire des gestes vis-à-vis des oppositions. Surtout que aujourd'hui Marine Le Pen et et Jean-Luc Mélenchon ont clairement affiché la couleur. C'est dissolution d'émission d'Emmanuel Macron.

Donc euh dans ce cas-là, à qui peut-il parler en dehors de sa de sa de son camp ? Il peut parler aux socialistes, mais les socialistes étaient candidats pour occuper son poste. Donc je je trouve que le jeu est extraordinairement fermé et qu'on peut toujours imaginer des scénarios qui vont fonctionner.

Mais à ce stade, je pense que Sébastien Lecournu a peut-être des mérites. Son premier mérite, c'est d'avoir été un apparat chic qui a été parrainé par Bruno Lemire et qui ensuite a été un appartique parrainé par Emmanuel Macron. Moi, je me rappelle quand il était secrétaire d'État à l'écologie, je l'ai jamais été frappé de ses convictions.

Alors, je pense que le sujet euh c'est une grande chance pour lui d'avoir eu un ministère des armées parce qu'effectivement là-dessus, on peut trouver du consensus national, mais euh sur la réforme des retraites, ça va être assez compliqué de trouver du consensus. Je rappelle aussi que Gabriel Atal a pris des positions très fortes ces derniers jours pour dire il faut s'ouvrir, ça voulait dire s'ouvrir vers la gauche, pas s'ouvrir vers le Rassemblement national. Oui, il disait c'était dans le Parisien, je crois il faut que le président de la République pratique l'ouverture un certain nombre de situation où au sein même du camp présidentiel une autre ligne avait été défendue publiquement.

Alors sur cette question de la de la de la rupture encore et toujours, vous propose deux réactions. D'abord un celle de Sébastien Chenu qui était ce matin sur France 2, le vice-président du Rassemblement national qui dit "Le cornu Macron, bah finalement c'est le fils spirituel. C'est surtout le premier et dernier soldat de la Macronie.

C'est surtout euh celui qui est ministre depuis l'élection euh d'Emanuel Macron sans discontin continuer. Celui qui a validé, porté, défendu toutes les politiques macronistes et en cela euh il est le dernier avatar du macronisme. Il est la dernière cartouche que tire Emmanuel Macron avec un côté un peu narcissique concernant Emmanuel Macron dont on dit qu'il nomme son fils spirituel en politique, ce qui évidemment ne nous place pas dans de bonnes conditions pour l'accueillir.

Et un peu plus tard dans la journée, euh c'était Jordan Barnella qui donnait une sorte de conférence de presse depuis euh le Parlement européen euh euh à à Strasbourg avec cette phrase, hein euh soit il y a rupture, soit il y a censure. Jean-Daniel Lévi, la on va Et alors là, je je j'élargi euh à l'opinion française. Est-ce les Français vont-ils juger Sébastien Lecnu sur sa capacité à rompre avec le macronisme ?

Euh probablement en fait. Bah, il y a eu à l'issue des élections législatives des messages qui n'ont pas été clairs, mais un qui a été, c'est que les électeurs qui sont déplacé et on peut rappeler qu'ils se sont déplacés en masse. Les deux tiers se sont déplacés quand bien même il y avait le premier weekend des vacances scolaires au soir du 2e tour, le jour du 2e tour que c'était une critique à l'égard d'Emmanuel Macron et de ce qui a été effectué depuis 2017, aussi bien sur la forme que sur le fond.

Il y a depuis avec aussi bien Michel Barnier que François Bairou le sentiment que le message qui a été exprimé au soir du deuxème tour des élections législatives n'a pas été entendu par le président de la République. Donc il sera vraiment jugé là-dessus sur a-t-il ou pas un message émis de la part des électeurs qui est audible, reçu et retraduit politiquement. Là où l'affaire se complique, c'est qu'il y a pas eu un message qui a été émis de la part des électeurs hormis celui de la critique Macron.

Il y a plusieurs messages et un message qui est un message central qu'on ne voit pas vraiment mais que vous avez souligné assez rapidement, c'est quand on pose la questionoitement en disant qui souhaitez-vous arriver à Matignon demain, vous avez en tête Jordan Bardella. Et ça n'est pas une nouveauté, c'est une constante qu'on a depuis les dernières élections législatives et qui traduisent le mouvement d'opinion qui s'est opéré et qui a été initialisé pour partie en 2017 et qui s'est traduit par un/ers de l'électorat qui s'est déplacé au premier tour, je parle pas du deè tour mais au premier tour des élections initiatives qui a voté pour un candidat RN ou de la proximité du Rassemblement national. Il y a cette pression qui existe et il y a effectivement cette tension qui va exister entre une pression d'une partie de l'opinion qui va dire nous voulons que le rassemblation arrive aux responsabilités qui aspire à une dissolution et cetera et puis la traduction politique telle qu'elle peut s'effectuer au sein du parlement ou comme cela a été souligné et ben la petite majorité ou en tout cas le fait d'éviter d'être censuré rapidement ça peut plutôt se trouver sur la gauche de l'échiquet politique qu'à droite sur l'échequet politique.

Effectivement ici on s'intéresse à ce mot rupture si on y consacre du temps. parce qu'il était dans le discours de passation de pouvoir de Sébastien Lecornu à Matignon ce matin. Rupture de forme et de fond a-t-il dit venant de l'un des piliers de la Macronie Jean-Sébastien décrit comme particulièrement loyal envers le président.

Est-ce qu'on peut vraiment s'attendre à un moment de rupture ? Je vais pas faire de la psychanalyse sauvage en me mettant à la place de ce que injecte Sébastien Lecnu dans le mot. Moi, je pense que peut-être il pourrait y en avoir une, mais je vais pas tout de suite vous donner la réponse de ce à quoi je pense.

Oui, c'est vrai. Moi, j'ai trouvé peut-être un peu contrairement à vous que même si le discours a été très bref, il était quand même porteur de quelque chose. D'abord, c'était une exécution cordiale mais en règle de François Barrous.

Il va falloir être plus sérieux, plus technique, plus créatif et justement ne pas hésiter à aller sur une rupture de fond. On a connu mieux. Alors après, qu'est-ce que ça veut dire ?

Parce que la rupture, on peut l'entendre de deux manières différentes. On peut l'entendre comme une opération mise au point avec le président de la République qui a compris qu'il fallait lâcher du l'est au moins de manière visible. Ils avaient organisé le grand débat ensemble he faut pas sous-estimer ça.

Ça fait partie peut-être aussi d'une forme de mise en scène de son de son arrivée. Donc ça pourrait être mis au point avec le président de la République ou une forme de menace qui plane sur la tête du président de la République parce qu'on a beaucoup répété qu'il était loyal. Euh moi je me souviens quand même que monsieur le cornu de tous ceux qui a trahi François Fillon a étit un de ceux qui l'avait fait le premier sans attendre le résultat de l'élection et vous l'avez rappelé tout à l'heure avec des propos qui étaient tout sauf sauf à alors là il est face à un parcours d'obstacles et vous dites qu'il y a un certain nombre de de clés à débloquer.

Expos ex la première c'est ce qu'on a évoqué he c'est ce sparadra idée l'incarnation d'une forme de déni démocratique. Saura-t-il trouver son lui c'est lui moi c'est moi comme Laurent Fabius l'avait fait. C'est là où la phrase de la rupture, on verra bien si c'est l'amorce de ça.

Il peut y avoir de la plus provincial, plus arrogant, plus prudent sans doute aussi parce queil ne sait pas avancer sur des sujets explosifs comme l'immigration ou autre. Il a toujours essayé de préserver ça. On verra s'il arrive à s'en dépatrouiller.

Mais les autres clés, les autres clés, c'est avec justement ses partenaires parce que plus que tous les autres, il dépend encore plus des contraintes de ses alliés ou adversaires potentiel parce que plus on se rapproche de 2027 et plus les autres sont aussi sous pression. Avec les socialistes, de toute façon, moi ça me désole. Mais enfin bon, bref, je suis obligé de faire le constat.

Ils ont gagné une espèce de bataille des idées. Il faut faire quelque chose sur la taxation des ultra riches. La seule chose qu'il pourrait faire, c'est quelque chose de symbolique qui surtout n'abîme pas l'économie.

On l'a vu en Norvège, ça a plutôt fait baisser les recettes ou qui surtout n'abîme pas la croissance parce que l'exemple de vous savez de la start-up mistrale, vous avez des des gens dont le patrimoine est virtuel en réalité parce que c'est de la valorisation boursière. Donc il pourrai leur donner quelque chose qui surtout respecte l'outil de travail. Bon, si j'ai bien complé, il nous manque deux clés.

Alors la troisième, c'est quoi ? et deux autres, on en a parlé un peu aussi, ce sont les LR. Les LR qu'est-ce qu'il peut leur donner ?

De toute façon, il va pas faire des baisses d'impôts s'il essaie de de séduire les socialistes par ailleurs. Donc, vu que les gaspillages des uns sont perçus comme la saignée ultralibérale des autres, je pense que quelque chose les hanging food, vous savez comment on dit, le fruit le plus facile à ramasser, ça serait sur les agences, les fameuses autorités administratives de l'État. Ce qui une forme d'illusion he là encore ça n'est que du symbolique parce qu'il faut bien comprendre que les agences ce sont deux choses.

Des budgets de fonctionnement, il disparaîtrai si on en supprimait certaines puis les budgets qu'algè vous supprimez l'ADEM, le budget il sera juste géré par le ministère de l'environnement. Bref, c'est du symbolique. Euh la dernière clé celle du RN.

Là encore ça ne servira certainement pas à grand-chose. Vous l'avez rappelé Jordan Bardella a dit c'est soit rupture soit censure. De toute façon, ils veulent ils veulent aller à la dissolution.

Juste ils veulent pas le faire tout de suite parce qu'ils veulent pas qu'on les confonde avec les insoumis. Donc, ils feront semblant à certains temps. Peut-être peut-il leur donner une idée qui leur permet de faire un peu semblant, une piste facile puisque c'était déjà dans le budget proposé par François Baou, l'AME, l'aide médicale d'État.

Sachant que là encore, c'est largement du symbolique puisque les estimations qui en sont faites surestiment tout, on continuera toujours à soigner les gens. Mais en conclusion, c'est là où je vous dis, moi j'ai peut-être mon idée de la rupture, c'est que finalement bah oui, la personne ne se nourrit de symbole, hein, ni vous ni moi, pas plus que l'État pour boucler ses fins de mois. Mais la vraie rupture, ce serait peut-être que Sébastien Lecornu, par sa modestie, arrive enfin à distiller un peu plus de culture parlementaire dans ce pays.

Et effectivement, sans que ce soit une rupture de fond, une rupture de forme, on préprésidentialise et on travaille plus avec les partis représentés au Parlement. Oui. Alors ça c'est ce qui va essayer de faire Lucil Schmid puisque il ouvre sa porte.

Il y a eu un certain nombre de familles politiques déjà reçues. Il il y en aura d'autres. On moi j'ai un peu l'impression que le scénario est écrit d'avance et ce qui peut trouver, on peut reprendre la liste de Jean-Sébastien, mais un certain nombre de mesures symbolique pour ramener, on va commencer par la gauche, à une table de discussion et à un possible accord de non censure.

Ce qui est très compliqué, c'est donc cette nomination intervient, on l'a dit, un jour de blocage qui en plus nous avait été annoncé et réannoncé. Donc là-dedans, il y a presque un pied ne fait par rapport à cette manifestation sociale. Alors, c'est peut-être un choix politique, hein, et l'idée de d'accélérer le calendrier, mais par rapport à ce que vous disiez sur la vie parlementaire et et la modestie, oui, sauf que l'ensemble des partis politiques et de ceux qui comptent au parlement sont contre lui en fait.

Et donc, de la même manière que François Berou, la chute était annoncée, là, on se demande déjà si sous pression. Mais mais la question qui est posée, c'est qu'en fait ils restent tous dans une forme d'irresponsabilité puisque de toute façon ils vont pas participer au gouvernement. Et donc comment quel va être le gouvernement de Sébastien le Cornu ?

Là il reçoit les partis, ils vont tous lui dire de toute façon que bah ils resteront dans leur position, ils vont chacun va camper sur ses positions et lui il va peut-être dire je vais faire des ruptures de fond et de forme mais enfin on sait pas en quoi ça consiste. Et ensuite il va annoncer un gouvernement et là on va on va regarder qui est là. on va s'apercevoir que le pouvoir est toujours aussi rétréci parce que je ne sais pas qui veut entrer au gouvernement aujourd'hui.

Peut-être des personnalités de la société civile, peut-être les usual suspects, peut-être toujours les mêmes. Mais si ça donne le sentiment d'être toujours les mêmes, je ne vois pas pourquoi le même scénario ne se reproduirait pas. Et je pense que moi en tout cas, je pense que s'il veut faire quelque chose par rapport à ce que vous disiez sur les ruptures, il doit élargir il doit élargir le champ.

Le sujet c'est qu'il doit s'adresser aussi euh à la société, pas seulement au fond au par il veut faire du parlementarisme mais ça va pas marcher. Donc le sujet c'est qu'il s'adresse aussi à la société et pourquoi pas à la jeunesse. Là-dessus, je trouve que François Berou n'avait pas trouvé le ton juste et qu'il avait peut-être pas été très sérieux.

Mais l'idée d'élargir le champ me semble être un point sur lequel il pourrait convaincre. Parce que que que qu'ont retenu les Français du budget proposé par François Baouv ? Quoi ?

Un sentiment d'injustice, c'est d'abord ça. Ah oui. Et en fait, c'est assez frappant de voir que contrairement à ce queon a pu lire ou entendre, les Français sont quand même préoccupés par la question de la dette et des déficits.

Ça a évolué dans le temps, mais je rappelle queen 2012, quand François Hollande a été élu président de la République, la question de la dette et des déficits, c'était la deuxième motivation de vote des Français dans un contexte poste Lemman Brothers dont on voyait les conséquences concrètes pour les individus dans la de pays et notamment la Grèce. Au moment de du diagnostic qui a été porté par Michel Barnier, cette préoccupation a cru. Elle a cru nettement et elle était arrivée à un niveau qui était un niveau élevé lorsque François Baou a fait sa conférence de presse le le 15 juillet.

Il y a eu un effet qui a été un effet contreproductif d'un point de vue d'opinion sur l'urgence à agir pour la dette parce que un mois plus tard, il y avait 10 points de moins de de Français qui déclaraient qu'il était urgent d'agir concernant la dette et les déficites. Pourquoi ? Si c'est si c'est parce que si c'est nous demander à nous beaucoup d'effort et pas suffisamment par il y avait de ça, il y avait de ça.

On sait qu'il y a une tendance de manière générale dans toutes nos enquêes d'opinion à considérer que c'est aux autres et essentiellement aux riches ou aux ultra riches de payer notamment autour de la notion d'égalité. Mais on va peut-être pas s' pesantir là-dessus. Le 2è aspect, c'est que la suppression de 2 jours fériers a fagocité tous les débats.

Tant est si bien que quand on teste la mesure euh quelques semaines après l'annonce par François Baou, on a 55 % des Français qui sont pas opposés à cette mesure mais qui sont tout à fait opposés à cette mesure. Et donc il y a un regard qui a fait que tous les autres toutes les autres propositions et les orientations et la finalité était obéré par le regard et par cette crispation amenant à considérer qu'il y avait une forme d'injustice majeure dans la cité française de faire travailler des Français qui à leurs yeux n'étaient pas responsables et encore moins coupable de la situation qui était qui était percé. Et d'ailleurs, on a on avait imaginé à ce moment-là, on était encore à l'antenne mi-juillet, que ces deux jours fériers, c'était une marge de négociation pour François Baou avec les socialistes, qu'il allait en lâcher un ou deux pour continuer de s'acheter une noncensure.

Bon, bref, ça n'est pas arrivé. On va écouter les socialistes aujourd'hui. Olivier Fort, premier secrétaire, pourrait-il discuter d'un accord de non censure ?

Je ne refuse jamais la discussion. Simplement, je le dis aussi nettement que je dis que j'irai discuter que si j'ai le sentiment que nous sommes baladés, que les Français sont baladés parce que au fond la seule chose qui m'intéresse ce matin, c'est de savoir comment nous allons répondre à ce mouvement qui est en cours, à ce mouvement qui viendra le 18 septembre à l'appel des grandes centrales syndicales. Comment est-ce qu'on répondra aux angoisses de ce pays qui un pays divisé d'une certaine façon déprimé en burnout ?

Et donc, comment est-ce qu'on fait pour leur répondre ? Si la réponse est une réponse qui est une réponse positive, et bien j'accompagnerai cette réponse. Si cette réponse est une réponse qui est la même que celle qui est formulée depuis 8 ans, alors je censurerai et donc nous irons vraisemblablement vers une dissolution.

Alexandre Pedro, pensez-vous que les socialistes, parce que pour l'instant il y a pas le mot censure dans dans les discours d'Olivier Fort depuis 24 heures mais vont-ils laisser quand même un peu de temps à à Sébastien le Cornu ? la question centrale que tout le monde se pose. Il faut lui laisser un peu de temps mais pas beaucoup de temps et il faudra bien que Cornu lâche quelque chose au socialiste.

Effectivement sur le la taxe du Kman philosophiquement la gauche a réussi quand même enfoncer un coin là-dessus. Donc peut-être c'est pas la taxe duman en qui qui sera dans le budget sera quelque chose d'autre qui qui peut se rapprocher dans l'esprit. Est-ce que la droite l'acceptera ? parce que la droite elle elle dit un peu, elle veut imposer ses ses lignes rouges, mais si elle veut que ce gouvernement dure, ce gouvernement où elle veut participer, il fait qu'il aime bien falloir faire des compromis avec les socialistes.

Et ça, j'ai quand même du mal à savoir si elle en est capable. Alors, sur les discussions qu'il y a eu tout à l'heure à Maton, apparemment, la droite serait plutôt prête à lâcher le l'aide sociale unique qu'elle voulait mettre en place, qu'elle demandait à qu'elle a demandé à à François Baou. Voilà, elle a peut-être quelques petits compromis euh qu'elle peut la qu'elle pourrait lâcher pour ne pas braquer les socialistes.

Ouais, effectivement avec cette question euh de Bastien qui nous écrit de de Montpellier, euh le Cornu doit éviter le 493 pour convaincre les oppositions, notamment le Parti socialiste. Est-ce que c'est possible de faire passer le budget Lucile Schmidt 1493, ça va être ça va être très compliqué. Bon, en même temps, ça provoquerait une censure.

Donc oui, mais ce que vient de dire Alexandre Pedro et je souscrit, c'està-dire la question c'est comment on change le budget qui est proposé ? C'est-à-dire que dans le on est dans la seringue en terme de timing, en terme de processus, mais il est évident qu'il faut faire une concession par rapport aux socialistes. Et c'est vrai que Mais c'est vrai que les socialistes demandent au Premier ministre de renoncer au 493.

Ça fait partie des ren Oui, je sais, ça faisait partie aussi de leurs engagements. Ils avaient dit que eux, s'ils étaient au pouvoir, ils ne le feraient pas. Euh mais moi, je crois qu'il faut pas renoncer à l'avance au 493.

Je crois que ce qui est important euh pardon plus que la procédure parlementaire, c'est le contenu. Encore une fois, moi je suis partisane du fait de s'adresser. Alors tout le monde dit je m'adresse au français et puis on voit bien que chacun revient à son petit corporatisme.

Donc tout le sujet c'est comment est-ce qu'on arrive à élargir le cercle et surtout à sortir une mesure qui soit comprise que ça a été dit par Jean-Daniel Lévi comme une mesure de justice sociale. On va pas revenir sur l'équité, l'égalité mais la question du fait que les riches ne payent pas assez. Et en fait, il faudrait discuter d'ailleurs sur qu'est-ce qu'on qualifie de riche parce qu'aujourd'hui c'est devenu le grand sujet du débat.

Lorsqu'on parle de taxe duman, on voit bien que c'est les très riches et c'est là-dessus que les socialistes d'ailleurs on comme vous le disiez enfoncer un coin au sens où ils ont été très habiles parce qu'au fond il y a des gens qu'on peut qualifier de riches qui votent socialistes. Donc comment ça se passe et quelle est la mesure aussi que Sébastien Lecnu peut proposer sans qu'Emmanuel Macron considère que sa politique de l'offre, son ruissellement et le MEDEF ne soit pas contre lui ? Alors la taxe duukman, c'est est très très riche.

C'est au de 100 millions d'euros de patri générer que de la déception. Est-ce que la réalité pour préserver, je vous le disais tout à l'heure, pour préserver l'économie française parce qu'il faut bien comprendre qui sont les très très riches. On parle pas juste des moyens riches, des gens les très riches, en général, leur richesse, elle est assise sur leur outil de travail.

C'est parce que ils ont créé une entreprise ou qu'ils sont propriétaires d'une entreprise ou actionnaires d'une entreprise. Et donc si à cette taxe, ils vont partir, mais ils peuvent partir, les sièges sociaux peuvent déménager. On l'a vu dans d'autres pays, qu'est-ce qui s'est passé ? a plutôt fait baisser les recettes fiscales.

Et donc après une fois que vous descendez de cette catégorie là parce que il se trouve mais c'est la vraie réflexion à avoir, François Baoua évoqué mais sans aller au bout, il a parlé de l'Irlande, vous savez, en disant bah oui, ben il y a des paradis fiscaux comme Irlande et Luxembourg, mais oui, mais le problème c'est que ça existe. Donc est-ce qu'on veut revoir les traités européens ? Est-ce que compris pour des gens Oui, mais c'est la seule question c'est la seule question valable, c'est que de toute façon entre le Bitcoin et la la liberté des mouvements de capitaux, de toute façon ça sera très compliqué sur les très très riches.

Une fois qu'on a dit ça, on retombe juste sur les justes riches. Et si vous retombez sur les classes moyennes supérieures et ben vous retomberez dans le ralbol fiscal. Jeis juste faire une petite incise, c'est rappeler que la taxe Zuxman a été adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale et pas seulement du fait du Parti socialiste.

Et donc on est renvoyé à ce moment-là une forme d'irresponsabilité parlementaire peut-être où on vote un texte et ensuite on laisse je dirais le patronat, ceux qui sont contre expliquer qu'on peut pas le mettre en œuvre. Alors, il y a un moment où il faut aussi que la responsabilité parlementaire consiste à donner une cohérence à ce qu'on veot et pas seulement le patronnage, juste d'un mot parce que c'est très clairement c'était présent de dire OK, ils vont le voter comme la loi immigration puis de toute façon on s'en fiche le Conseil constitutionnel va le défaire derrière et ça aussi c'est un vrai problème français. Bon euh il y a il y a il y a dans le les propos d'Olivier Fort la la toute fin de sa déclaration, il dit "Si la réponse est la même que depuis 8 ans, alors je censurai, nous irons vraisemblablement vers une dissolution en quelque sorte." dernière cartouche avant dissolution Jean-Daniel Lévi.

Est-ce que la la part des Français qui réclament une dissolution continue de de progresser au fil du temps ? Absolument. Et dans le cadre de l'enquête dont on a parlé tout à l'heure qui a été réalisée pour RTL, on le voit de manière très nette, on a aujourd'hui plus de 6 français sur 10 qui sont favorables.

On avait sensiblement un français sur de qui était favorable à ce niveau-là il y a de cela quelques mois. Donc on a cette progression et ce qui est intéressant c'est qu'il y a des éléments qui sont des questions qu'on se pose avec les mêmes enjeux, les mêmes problèmes, les mêmes positions en gros depuis un an et demi. Et puis deux trois aspects qu'on peut être amenés à évoluer globalement.

Comment trouver une majorité dans une assemblée nationale qui est pour lequel la majorité est introuvable ? Cette question, je pense qu'on arrivera jamais à la résoudre jusqu'à ce qu'il y ait une nouvelle assemblation. Et puis le deuxième aspect, il y a quand même l'enjeu de la dissolution dont on s'était dit que jamais Emmanuel Macron la mettrait en œuvre, il l'a mise et que on a un peu le sentiment où c'est retenez-moi où je fais un malheur et et malgré tout et du côté des LR et du côté du Parti socialiste, les uns comme les autres font d'eux-mêmes ne souhaitent pas la dissolution parce que ils ont fait leur calcul pour des raisons différentes et ils pensent qu'ils ont peut-être plus à perdre qu'à gagner notamment du côté du Parti socialiste parce que queles que soient les configurations que ce soit avec LFI ou sans LFI les premières projections laissent entrevoir que il perdrait quelque chose.

Donc il y a l'idée de se dire je vais essayer de mettre la pression le plus loin possible mais surtout j'aimerais bien ne pas avoir à actionner un bouton qui au final se retournerait certes contre l'exécutif mais également potentiellement contre moi. Alors pour la composition de son gouvernement, on a le sentiment que pour l'instant Sébastien Lecnu parle du quoi ? Qu'est-ce qu'on va faire avant le qui sera nommé ?

J'ai dit pour l'instant un tel ministère ça ça parce que je vois votre mou hein Alexandre Pedro, il y a Véronique de Lille qui nous demande est-ce que quelqu'un est déjà pressenti pour composer le gouvernement de Sébastien Lecnus qui est sûr c'est qu'il y en a qui souhaiteraient y rester par exemple Géraldmanan. Si je reste au gouvernement c'est mon souhait je n'ai pas d'autre envie que de rester au ministère de la justice pour lequel je pense depuis 9 mois j'ai fait un travail très important avec les agents et les magistrats les prisons de haute de sécurité. Je pense qu'en 6 mois on montre qu'on peut faire concrètement des choses pour les Français.

Il y a l'ordonnance de sûreté pour les enfants. Il y a le divorce avec la garde d'enfants en résidence alternée par principe. Euh il y a le projet de loi pénal avec beaucoup plus de fermeté que je porte, je l'espère, avec Bruno Retaillot.

Donc oui, je souhaite et mon avenir, je le souhaite est au ministère de la justice. Je ne souhaite pas faire du tourisme ministériel. Je ne souhaite pas faire du tourisme ministériel.

On rappelle que je crois Sébastien Lecnu était témoin au mariage de Gérardin. Premier mariage. Voilà. premier mariage et c'est le parin de l'un de ses enfants.

Enfin bref, ils sont ils sont assez proches, ils sont ils sont amis. Il y a derrière ça, il y a la il y a quand même une question. Alors là, on est vraiment dans le qui le risque Alexandre Pedro d'un on reprend les mêmes et on recommence quoi.

C'est quand même un vrai risque qui qui pèse sur Sébastien Lecnu. Si si on narrive pas à ouvrir s'il n'arrive pas à ouvrir sur la gauche alors il va des personnalités un peu comme Fran Saben Jugette mais Adel mais ça ne change rien l'équation politique et donc pourquoi changer pourquoi changer pour la 6e fois en un an et demi de ministre de la santé par exemple enlever un LR pour mettre en horizon mettre en horizon pour mettre en Renaissance ça ça n'amène ça ne change rien. Oui c'est aussi l'argument d'une Élisabeth Borne qui dit il y a eu une valce de ministre à l'éducation nationale. faudra sous la 4e République par exemple les présents de conseil changaient beaucoup tous les 30 jours 2 mois mais les ministres restaient euh donc peut-être on est dans une configuration de 4e République où pourquoi changer les ministres euh donc mais après voilà il a peut-être besoin de d'un effet waou d'une prix d'un val d'un dati d'ati sur le gouvernemental mais bon voilà on reste dans lors du casting pour l'instant ou je suis pas sûr qu'il y a eu un effet wahou de dingue quand Manuel c'est rentré au gouvernement mais bref c'était la prise pas ça pour être désag Voilà une prise de gauche.

Y a quand même alors si si on essaie de de s'appuyer sur la les enquêtes de notoriété, même pas de popularité mais de notoriété, il y a quelques poids lourdir que il pourrai souhaiter garder. On peut imaginer ça Jean ? Oui, il y a quelques poids lourir au premier rang desquels Bruno Rotaillot pour plusieurs raisons.

D'une part parce que c'est un ministre de l'intérieur qui est identifié en tant que tel. C'est le ministre aujourd'hui qui bénéficie non seulement de la notoriété mais également de la popularité ou la confiance qui est la plus élevée et puis accessoirement il est quand même président des républicains. Donc c'est peut-être quand même mieux de pas le froisser surtout si on cherche à créer un certain nombre d'alliances.

Après c'est assez frappant de voir que les zones féministes n'ont pas toujours clairement identifié. a cert Rashidass mais elle va peut-être entrer en campagne à Paris, ça peut être aussi une occasion pour elle de sortir et puis sans vouloir être injuryux à l'égard des autres en fait c'est plus difficile pour eux de pouvoir clairement les identifier hormis ceux que vous avez évoqué éventuellement évidemment Ellisabeth Borne et autres en fait les anciens les anciens premier ministres mais quoi qu'il en soit ce qui est assez frappant c'est que s'il y a eu un effet par le passé un effet ou peut-être sur sur les sur les sur sur sur sur les précédents gouvernements ça a duré quelques heures quelques jours éventuellement, mais ça n'a pas eu d'incidence extrêmement forte sur la perception globale de ce que pour être le gouvernement. Qu'on le veuille ou non, celui qui dirige l'ensemble du pays aux yeux des Français, c'est Emmanuel Macron.

Et il y a pu avoir des personnalités qui ont été un peu différentes et cetera, mais que globalement voilà enfin mais globalement c'est ce sont des acteurs qui mettent en place la politique telle qu'elle été définie par on et on a épisé les cartouches marketing entre guillemets. On a essayé le très jeune Gabriel Atal du reste Sébastien Lecnu est assez jeune aussi moins de 40 ans. On a essayé une femme.

Enfin bref, je suis pas sûr que dire on a essayé les femmes soit la même chose que bon enfin bref que ce soit seulement un mais comprenez-moi bien justement qu'il y avait beaucoup de de sexisme vis-à-vis d'Élisabeth B. Vous savez notamment quand on disait il faut qu'elle reste au moins un peu plus longtemps que parce que c'était la réduire à son statut de femme plutôt que à la personnalité politique qu'elle est. Ouais, moi dernier mot tout dernier mot.

Euh je trouve quand même assez paradoxal ce qu'on vient de dire, c'est-à-dire que grosso modo, il faut compter sur les poids lourds euh LR et puis en même temps, il faut faire l'ouverture vis-à-vis du Parti socialiste. Ça est absolument impossible. Oui.

Bien d'accord. Merci beaucoup. Merci à tous d'avoir participé à à ce débat.

Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat. Vous pouvez retrouver nos débats sur publicsenna.fr, nous réécouter en podcast et on se retrouve demain 18h 22h.

D'ici là, belle soirée à toutes et à tous. [Musique] [Musique]