04 Conclusion : Colloque : "La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante ? "
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Locuteur 1Fait
« la France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante ? »
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bien mesdames et messieurs c'est toujours très difficile d'apporter une conclusion quand on n pas assisté à l'ensemble des travaux ceci étant sur la tonalité de ces travaux je n'atterris pas je ne découvre pas connaissant bien Jacques connaissant les les travaux du cercle nation et République et puis surtout j'ai eu l'occasion ça n'explique pas tout mon retard de croiser un certain nombre de participants qui m'ont fait non pas le récit de toute cette matinée mais qui m'ont donné un peu la tonalité des derniers échanges et en tout cas de ces dernières table ronde donc la question qui est posée vous avez abordé en détail dans cette dernière partie la France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante question plus compliquée que si comm l' dit Jacques qui n'est pas du genre à céder à la facilité la question posée avait été la France veut-elle retrouver une diplomatie indépendante c'est pas si évident que ça pour certains qui pensent qu'on peut se fondre dans des ensembles plus grands européens multilatéraux non déjà vouloir c'est une chose mais pouvoir impose un certain nombre de choix stratégiques pardon je ne m'excuserai pas d'utiliser le terme de choix politique et de véritaable choix politiqu comme vous l'avez abordé voilà quelques instants donc donc ce qui est vrai c'est que l'indépendance de la diplomatie française c'est quelque chose dans déplais à certains de consubstantiel à l'histoire et au statut de notre nation c'est ainsi fait l'histoire de France c'est aussi une diplomatie qui a toujours eu vocation à être indépendance elle est le fruit c'est vrai d'une affirmation progressive de notre nation en Europe dans le monde de sa puissance démographique qui nous permet aussi de rayonner au-delà de not notre seul statut de notre seule dimension démographique de notre puissance économique militaire mais aussi ses valeurs universelles ça dat de la République diront certains même avant même avant sous la royauté nous avons toujours eu cette vocation quand je dis que c'est indissociable de l'histoire de France quand je dis que c'est consubstantiel à notre histoire cela trouve ses racines voilà bien bien bien longtemps cette diplomatie indépendante permettez-moi aussi de la relier particulièrement à la présidence et l'action du général de Gaul pour que les choses soient claires dans la famille politique de nombreuses familles politiques se sont rassemblé pour créer l'UMP encore pour quelques temps moi j'aime la famille Gauliste donc cette grille de lecture vous sera certainement plus simple pour ne pas être surpris par un certain nombre de déclarations que je je feraiis cette conception l'a permis aussi à la France d'établir des relations privilégées avec de nombreuses régions du monde et a conduit aussi je le pense à la préservation de nos intérêts économiques mais aussi de son air d'influence culturel et linguistique JAC comme tu le dis notamment dans ton dernier ouvrage je pense bien évidemment là où j'ai commencé à exercer des responsabilité nationale à la présidence de Jacques Chirac où on a montré qu'on avait des capacités d'influence réelle sur le plan militaire sur le plan régional avec notamment un certain nombre d'interventions en Afrique une politique arabe lisible sur le plan économique avec l'affirmation d'une capacité assumée de contracter dans nombreux pays du globe et sur le plan politique avec le refus de la guerre en Irak qui a montré que la puissance internationale n'avait pas vocation à être seulement monocolore ou monocorde ce qui ét dit savoir dire non être capable de dire non c'est pas donner à tout le monde ça demande du courage mais ça peut se faire aussi non pas pour faire un coup d'éclat mais au nom d'une réelle cohérence je revendique la cohérence en politique et je pense que la cohérence en matière internationale est quelque chose d'essentiel les dernières années également sous la présidence de Nicolas Sarkozi quand j'ai exercé aussi des fonctions ministérielles la France a pu faire preuve a su faire preuve d'une capacité à mettre en mouvement la diplomatie européenne qu'il a encore témoigné à la fois de la force de l'indépendance de sa diplomatie tant la politique extérieure de l'Union européenne est trop souvent jugée à raison comme timoré voire inexistante alors cet héritage il est pourtant sujet à question pas seulement parce que vous rissz aujourd'hui mais parce que la politique étrangère de la France aujourd'hui paraît difficile à caractériser ça pourrait même faire l'objet d'un colloque en soi il y a des ventes d'armes d'avion des succès économi diront certains il y a des interventions militaires il y a aussi des condamnations cathédra mais pour quelle vision pour quel projet diplomatique et qui pourrait aujourd'hui définir les intérêts de la France dans le monde actuel j'utilise ce terme d'intérêt parce que j'aurai l'occasion d'y revenir en parlant de nos amis amis américains cette phrase du général de Gaulle que certains font monter aussi cardinal célèbre les États n'ont pas d'amis ils n'ont des intérêts si certains sont choqués par cette déclaration pas moi pas moi la diplomatie française aujourd'hui elle semble réagir un peu au coup par coup avec une approche qui ne peut pas être qualifié de global et parfois même ni régional ni local à titre d'exemple un certain nombre de nos partenaires dans le monde arabe ne savent plus exactement quelle est notre politique et nos partenaires africains au-delà des apparences pourrai porter aujourd'hui même témoignage parce que notre diplomatie semble ressembler à un mélange de diplomatie économique on a vu des réussites récentes et je m'en félicite et une diplomatie allez pas assez pragmatique ou parfois idéologique ou sous pression comme on l'a vu notamment vis-à-vis de la Russie vous avez évoqué le sujet j'y reviens très clairement je dis devant vous ce que j'ai dit dit publiquement c'est une erreur pour ne pas dire autre chose que de ne pas avoir livré les mistrales quand un pays comme la France s'engage la France va au bout de son engagement quand on signe on livre c'est aussi simple que cela mais attention attention si nous avions effectué en temps et en heure la vente des mistrales c'était beaucoup plus facile pour la France de savoir prendre des initiatives notamment vis-à-vis de la Russie pour le règlement d'un certain nombre de conflits quand on voit clairement qu'on joue un rôle moteur et qu'on prend des risquees même si certains partenaires européens ne comprenaient pas ne voulaient pas c'est aussi la façon d'assumer je Jose le mot un leadership parce que je pense que c'est indispensable incontournable et quand on voit aujourd'hui que nous en sommes amenés à à solliciter un feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU pour intervenir notamment au large de la Libye en se demandant quelle sera l'action de la Russie toutes ces questions ne seraient pas posées avec autant d'acquuité si nous avions livré les mistrales et que nous ayons su et pu jouer ce rôle diplomatique de premier plan c'est ce que je revendique au nom de la cohérence voilà pourquoi j'en suis intimement persuadé nous ne pouvons pas qualifier de suffisamment cohérente notre politique en la matière en disant oui mais il y a les rafales ça favr Misral non je revendique la cohérence parce qu'elle est incontournable pour un pays comme le nôtre voilà pourquoi et je pourrais même par parler de notre absence aux cérémonies du 9 mai à Moscou qui à mon sens à mon sens sont hélas dans la même j'utilise le mot entre guillemets logique quant au positionnement du gouvernement sur la question syrienne il est un exemple supplémentaire de ce manque de lisibilité alors qu'il s'agit très nettement très clairement d'une situation où nos intérêts notre sécurité vis-à-vis du terrorisme islamique sont clairement engagé donc la diplomatie ne sert pas qu'à entretenir des relations avec des pays qui partagent nos valeurs et nos mon Dieu nous serions dans un vase beaucoup plus clos en cercle beaucoup plus restreint que nous le souhaiterions la diplomatie cela sert à créer et à entretenir un dialogue politique politique avec des pays qui ne sont pas à priori nos amis il n'y a strictement aucune raison de s'empêcher à priori de discuter avec ceux qui parce qu'on discute avec eux peuvent nous permettre un moment ou un autre en quelque endroit du globe de pouvoir servir nos intérêts nationaux en tout cas ça n'est certainement pas interdit à une pays 5e ou 6e puissance mondiale qui dispose de la force de frappe nucléaire qu'il ne faut pas réduire mais qui dispose aussi d'un siège au Conseil de sécurité de l'ONU et avec également une place reconnue et assumée sur la scène internationale qui n'est pas lié à une diplomatie humanitaire et de valeur comme cela peut être le cas seulement pour certains pays européens qui n'ont que cette dimensionl nous nous n'avons pas que cette dimension là le fil conducteur de notre diplomatie ça doit être nos intérêts nationaux et l'affirmation aussi de notre pays comme acteur majeur des relations internationales pas que pour des raisons de prestige mais bien parce que cette affirmation c'est la condition d'un avenir y compris économique pour notre pays le débat je crois que les les mots anglais je parlerai pas du globich comme le dit souvent Jacques mais le débat entre le hard power effet combiné structuré de l'action politicomitaire et de la puissance économique financière monétaire et le soft power l'influence culturel en terme de norme je pense pour ma part qu'il est derrière nous tant aujourd'hui les deux sont liés interpénétrés et la domination mondiale d'Internet par les États-Unis est un élément de puissance évidente et les négociations commerciales internationales sur les normes les fameuses normes environnementales ou sociales sont également des éléments de diplomatie qui visent à imposer un modèle ne soyons pas DUP ne soyons absolument pas d comme les conflits qui se jouent en Afrique au Moyen-Orient sont également des conflit qui vise à imposer des modèles des modèles conquérrents nous sommes plutôt dans une époque je recherche pas la formule mais de Smart power où tous les éléments de la puissance doivent être mis au service d'un dessin géopolitique et aujourd'hui les enjeux de souveraineté pour notre pays sont nombreux peut-être même comme rarement ce tient cela tient certainement aussi à à la définition que que Jacques donne l'illustration qu'il donne de l'air des puissances relatives la souveraineté numérique et j'insiste sur ce point on fait par exemple partie à l'échelle nationale comme européenne niveau international aussi car nous devons aussi apprendre à jouer de ces deux échelles de diplomatie si et seulement si l'Union européenne accepte elle-même de se doter d'une diplomatie indépendante allez ça pourrait faire l'objet d'un nouveau colloque mais l'Union européenne peut-être une force pour la diplomatie française si nous sortions de l'état de léthargie actuelle dans lequelle elle se trouve depuis bien longtemps et les dernières initiatives diplomatiques fortes de l'Union datent d'une époque où la France en assumait la présidence de ce conseil européen et où nous acceptions de nous engager clairement sur des conflits régionaux au marche de l'Europe ça s'appelait prendre des risques oser s'élever oser bouger mais ça veut dire aussi ça n'est pas au technocrates de décider c'est au politiques de s'imposer et d'imposer leur vue et l'Union européenne doit faire vivre son indépendance stratégique dans les questions militaires mais aussi dans les relations commerciales où elle n'a que trop accepté une dissymétrie de norme qui lui est préjudiciable je veux vous dire que depuis maintenant quasiment 2 années avec Jacques j'ai été l'un des premiers à m'élever dans les conditions dans lesquelles se préparait et se négociaer le fameux traité commercial entre l'Union européenne et les États-Unis mais pour rester aussi force d'entraînement pour pouvoir mener à bien cette politique de promotion de nos intérêts nationaux il faut à la fois le préserver et péréniser notre capacité d'appréciation de manière autonome ça a été théorisé dans la loi de programmation militaire mais toute la question du renseignement n'est certainement pas une question accessoire ou secondaire bien au contraire notre indépendance se forge aussi à partir de cela les moyens de défense évoluent mais il ne doivent pas évoluer à la baisse je me suis engagé voilà maintenant un an pour dire qu'il y avait un risque terrible en matière d'économie sur le dos de notre défense et un pays comme le nôtre qui dispose d'un sièle au Conseil de sécurité de l'ONU ne peut pas je le dis très clairement laisser les petits comptables de Bery empiéter sur ce que sont les intérêts supérieurs de la nation je sais qu'il faut faire des économies je sais qu'il faut réformer mais on ne peut pas passer tout à l'un de la disette budgétaire surtout quand les choses ont été réaffirmées par le chef de l'État surtout dans un monde qui est de plus en plus incertain et même les dernières décisions qui ont été prises devront être évaluées en permanence pour être sûr et certain que de nouveaux mauvais coups ne se préparent pas sur le dos de notre souveraineté nationale pour garder la plus grande liberté de manœuvre il s'agit d'intégrer dans la conception d'action diplomatique les analyses des services au titre de la sécurité nationale de façon à se garder de bâtir une stratégie sous influence de l'extérieur même s'il s'agit de nos amis ne sous-estimons pas d'ailleurs l'habileté de certains pays fameux alliés à nous manœuvrer pour peser sur l'évolution de nos positions j'ai pas besoin de faire de dessin j'ai pas besoin d'être plus précis la surréaction également du président Obama à la volonté de l'Europe de mieux encadrer les gensesintnet montre bien quel type de guerre se joue aussi derrière les grands discours de l'économie libre et de la fameuse communication pour tous c'est à l'ensemble des signaux que nous devons être attentifs pour mener une diplomatie indépendante qui si elle repose toujours sur les fondamentaux que sont sécurité et défense se déplace de plus en j'insiste sur ce point se déplace de plus en plus sur le terrain des normes internationales qui assureront la puissance économique et culturelle de demain pour certains dans tous les conflits où notre sécurité peut être en jeu aussi bien que dans toutes les négociations internationales où notre indépendance économique est en cause la France doit retrouver une voix et une parole indépendante ainsi qu'une capacité et une volonté d'entraînement de ses partenaires c'est un défi aussi bien externe qu'interne car cela a été dit si je ne me trompe pas dans cette dernière table ronde cette diplomatie forte donne une image de la France que nous préparons pour les générations futures c'est une France davantage compétitive attractive innovante dont la place dans la mondialisation tient à la capacité d'imposer ses vues ses talents sa marque de fabrique tout en garantissant la liberté la sécurité de ses concitoyens tant sur le territoire national qu'à l'extérieur mais pour cela il faut aussi retrouver la maîtrise de notre avenir je parlais tout à l'heure des des comptables de ber que je veux laisser à leur place mais en attendant nous avons une volonté nous avons un point qui est incontournable c'est de réussir des réformes qui nous permettent à nous si elles ne sont pas imposé par des dictates extérieurs de retrouver la maîtrise de notre avenir plutôt que de tendre la main à nos partenaires pour qu'il nous aide pour nos fin de mois plutôt que d'aller chercher un certain nombre d'investisseurs étrangers pour nous permettre d'assurer nos fin de mois si nous menons nousmêm forme nous gardons notre libre arbitre et nous retrouvons davantage de pouvoir et d'indépendance c'est là aussi l'âme et la vocation du politique de ce fait il convient que la France réaffirme donc sa place de grande puissance sur la scène internationale parlant d'égal à égal avec les autres grandes puissances et en assumant aussi sa responsabilité dans la résolution des zones de crise et géographiquement nous savons bien que dans certains pays sur certains continents il n'y a que nous qui feront d'autres viennent parfois avec leur mais n'apporteront pas de solution aux situations de crise armée d'autres regard t des superpissances d'hier ou d'aujourd'hui mais ne s'engageront pas il n'y a que nous qui sommes en mesure de le faire et c'est à nous de le faire comme nous le faisons Jacques l' souligné à différentes reprises je n'ai pas hésité à saluer je n'ai pas hésité à soutenir les interventions de la France notamment au Mali mais nous devons avoir une stratégie claire sur les différentes zones régionales et particulièrement sur ses zones de crise ça veut dire le retour à une vision gaulienne de la France qui s'est affirmé j'insis sur ce point sa différence et protéger ses intérêts dans le monde et qui sait dire non pas pour le plaisir de dire non mais qui sait dire non aussi à des partenaires puissants comme les États-Unis quand il en va de son intérêt et de la cohérence de notre position la France doit donc ouvrir la voix la France peut faire bouger les lignes je le crois profondément elle peut créer elle peut impulser de nouvelles dynamiques et se replacer au centre du jeu géopolitique quitte encore une fois je répète j'insiste à prendre des risques en relançant par exemple une politique africaine ambitieuse et assumée en ayant une politique plus active au niveau de l'Inde et de la Chine comme ça fut le cas dans le passé et je crois que la France peut vraiment retrouver un rôle moteur au sein de l'Union européenne en proposant de nouvelles avancées même au sein d'un cercle restreint mais en abdiquant en rien et en ne négociant pas sa souveraineté notamment sur la question de l'utilisation de l'arme nucléaire ça ça ne se délègue pas ça ça ne se partage pas comme d'ailleurs un siège au Conseil de sécurité à l'ONU ça ne se partage pas et ça ne se délègue pas ça ne se prête même pas je crois que la France doit montrer qu'il est possible d'investir aussi de nouveaux sujets de souveraineté souveraineté commerciale sein de la mondialisation souveraineté numérique et nous ne devons pas avoir peur de tracer de nouvelles voies car nous redécouvrirons aussi notre force d'entraînement et montrer aussi ce don nous sommes capables juste pour terminer en deux mots ah oui dans notre monde je suis donc long comme je le craignais dans notre monde il y a de la place pour une vision gaulienne renouvelée qui refuse la faiblesse face aux nouvelles menaces qui refuse aussi que la mondialisation se fasse à sens unique pour deux ou trois acteurs dominants et qui acceptte de jouer un rôle primordial en Europe et dans le monde mais il s'agit de comprendre qu'il n'y a en rien là-dedans la marque d'un prestige déjet ce n'est pas de l'arrogance ce n'est pas la nostalgie d'une puissance qui serait passée ou dépassée non c'est la marque de l'influence de la France et pendant bien longtemps je l'ai constaté quand j'étais ministre nous avons fonctionné sur le registre de l'arrogance voire même de l'importance mais c'est l'influence qui peut-être aussi notre véritable marque de fabrique et je pense que c'est aujourd'hui l'une des meilleures manières de compter sur tous les plans y compris économique n'ayons pas peur donc de fixer nos priorités de défendre nos règles de jeu et notre vision de nous exposer car c'est ainsi que nous bâtirons durablement j'en suis persuadé notre sécurité et que nous renforcerons aussi la place de notre nation dans le concert international oui pour répondre à votre question la France doit avoir cette politique étrangère autonome indépendante mais je pense même pour ma part qu'elle peut l'avoir c'est une question de volonté mais pas seulement nous avons les atouts pour ça merci de votre attention [Applaudissements]
Xavier Bertrand