[DIRECT] Audiovisuel public : audition des représentants de l'INA - 19/02/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 45:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous indiquer les modalités de votre nomination par le président de la République ?
- 50:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous pensez que ce mode de nomination différent pour LINA se justifie ?
- 55:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes favorable à l'intégration de LINA dans une holding de l'audiovisuel public ?
- 1:10:00OuverteRéponse directe
Qui contrôle et gère les réseaux sociaux de LINA ?
- 1:15:00OuverteRéponse directe
LINA est-il soumis aux mêmes obligations de neutralité et de pluralisme que les autres médias publics ?
- 1:20:00RelanceRéponse partielle
Comment justifiez-vous le traitement éditorial de la mort de Brigitte Bardot sur les réseaux sociaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 30:00Fabrice LacroixFait
« LINA a confirmé et accéléré sa stratégie d'éditorialisation et de mise en valeur du fond d'archive. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Lina au terme de la loi léotard de 1986 est un épic chargé de conserver et de mettre en valeur le patrimoine audiovisuel national. À ce titre, LINA assure la conservation des archives audiovisuelles des sociétés nationales de programmes et contribue à leur exploitation exploitation. LINA exploite par ailleurs les extraits des archives audiovisuelles des sociétés nationales de programmes dans les conditions prévues par les cahiers des charges applicables.
Si l'on connaît LINA depuis longtemps, elle a été créée en 1974 suite à l'éclatement de l'ORTF temp bien loin dein pour certains, celui-ci a tout de même considérablement gagné en visibilité ces dernières années grâce au site Madeleine qui est la plateforme de streaming que vous avez mise en place au mois de mars 2020 et qui permet à tout à chacun pour 30 € par an de découvrir ou de redécouvrir des documentaires, des films, des téléfilms anciens. Ainsi et entre autres exemples, on peut visionner tous les numéros d'apostrophes, de bouillons de culture, regarder les brigades du tigre ou des pièce de théâtre tourné dans les années 50, 60, 70. On peut se distraire en regardant un épisode du fameux Alain de Co raconte ou certaines séries américaines comme le prisonnier ou drôle de dame.
Avant de vous poser quelques questions liminaires et de céder la parole au rapporteur, je vais rapidement vous présenter tous les trois et vous dire redire que nous sommes heureux de vous entendre ce matin. D'abord vous, monsieur Fabrice Lacroix, vous venez d'être nommé pas plus tard que la semaine dernière, président de l'Institut national de l'audiovisuel. Vous êtes administrateur de l'ENAT, vous avez notamment été administrateur de l'État, pardon, vous avez été notamment directeur financier de Radio France avant d'être directeur général adjoint puis directeur général délégué de France Télévision.
Vous avez également été secrétaire général de l'établissement public du Grand Palais puis directeur général de l'agence France Press. Je précise enfin que depuis 2018, vous étiez directeur exécutif ressources du comité d'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympique Paris 2024. J'accueille maintenant madame Agnè Chavau.
Vous êtes historienne de formation et vous avez soutenu une thèse sur l'histoire de la haute autorité de la communication audiovisuelle sous la direction de Jean-Noel Janet à Sciencep Paris. sujet important et peut-être qu'on aura l'occasion avec le rapporteur de vous interroger aussi sur votre expertise d'historienne de l'audiovisuel. Vous avez été maître de conférence puis chargé de mission auprès du président de la BNF, la Bibliothèque nationale de France.
Vous avez été pendant près de 10 ans directrice exécutive de l'école de journalisme de Science Po Paris, chroniqueuse à France Culture. Vous entrez à LINA en 2015 comme directrice déléguée à la diffusion et à l'innovation avant d'en devenir la directrice générale déléguée. J'ajoute que suite à la suspension de l'ancien président de LINA, Laurent Valet en août 2025, vous avez assuré l'intérim de la présidence de LINA jusqu'à la semaine dernière.
Enfin, Mathieu De Saau, vous avez longtemps travaillé au sein de l'Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles. Vous avez été successivement directeur du Crédit Entreprise puis secrétaire général. Vous êtes entré à LINA en 2017 où vous avez été directeur administratif et financier avant d'en devenir en janvier 2021 le secrétaire général.
Avant de vous donner la parole pour un proposiminaire de 10 minutes et comme vous le savez et comme nous l'imposent les textes, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire toute la vérité rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacune et chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure. Merci.
Merci. Merci. et je vous cède la parole pour 10 minutes en précisant pour ma part que je suis membre du conseil d'administration de France Médiamonde depuis le mois d'octobre 2024 et que je suis corrapporteur avec ma collègue Virginie Dubimuler de la proposition de loi relative à la réforme de l'audiovisuel public au nom de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale.
Merci monsieur le président. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs, merci de nous recevoir ce matin pour une audition qui, si elle intervient dans le casre d'une commission d'enquête, nous donne l'occasion de mettre en lumière le rôle particulier de LINA au sein de l'audiovisuel public et vous en avez cité quelques extraits qui nous sont chers. la place de Lina dans le cœur des Français et la manière dont il s'est profondément modernisé ces dernières années.
Le tout à un coût extrêmement modeste pour le contribuable, un coup modeste et maîtrisé. Alors, avant toute chose, je me permets de préciser à votre commission que je viens tout juste de prendre mes fonctions, vous l'avez rappelé, et que dès lors, même si j'entends répondre de la manière la plus complète et la plus exhaustive à vos questions, je manque un tout petit peu de recul historique. Je pourrais donc être amené sur tel ou tel sujet à m'en remettre à mes collègues davantage au fait du fonctionnement récent de l'institut.
Je m'engage toutefois à le faire avec la plus grande parsimonie. Je commence par un bref rappel d'émission de LINA. Vous l'avez fait monsieur le président euh mais je le précise donc créé par la loi du 7 août 1974 après la dissolution de l'ORTF.
Lina est un établissement public qui répond à un certain nombre de missions fixées par la loi de 86 et son cahier des charges, la conservation et la valorisation du patrimoine audiovisuel, le dépôt légal de la télévision et du web, la production d'œuvres ou de documents audiovisuels, la formation initiale et continue et la recherche enfin dans le domaine de l'audiovisuel. Alors, cet organisme qui était déjà honorablement connu des Français, vous l'avez dit, est déjà très apprécié par eux, a connu depuis le début de ce siècle et tout particulièrement ces dernières années une profonde transformation qui a modernisé ses outils, développé ses compétences et très largement cru son exposition. à la suite du grand plan de sauvegarde et de numérisation des archives audiovisuelles historiques.
Un investissement qui a constitué au tournant des années 2000 un socle indispensable pour la suite et qui fait, je le précise, de LINA, le seul opérateur public mondial à avoir préservé presque intégralement son patrimoine audiovisuel. L'Institut s'est en effet engagé dans un vaste projet d'exploitation et de valorisation des fonds sur tous les supports et à destination de tous les publics possibles. Plutôt que de me lancer dans l'exégèse d'une période que je n'ai pas vécue au sein de l'entreprise, je vous propose de m'en remettre au dernier rapport de la Cour des comptes sur LINA publié en 2024 et qui dit les choses suivantes.
Je précise, je m'appuyerai beaucoup sur ses conclusions à à l'occasion de de cette audition. LINA a confirmé et accéléré sa stratégie d'éditorialisation et de mise en valeur du fond d'archive en s'appuyant sur la multiplication des support de diffusion dans l'air numérique support permettant de toucher les publics plus jeunes et diversifiés. Cette stratégie s'est déclinée sur plusieurs supports.
France info, LCP avec Grand Bobina, bien connu dans cette enceinte, Culture Prem, multiplication des chaînes dédiées sur YouTube, Facebook, TikTok, Instagram et Dailymotion ainsi que sur des réseaux sociaux spécifiques accroissant significativement la notoriété de la Markina. Je cite toujours la cour. Elle poursuit cette éditorialisation et de la vie générale un succès à la fois par le nombre de consultations et en terme de notoriété.
La marquina étant désormais identifiée par le public, y compris parmi les jeunes. Le nombre de vidéoves est ainsi passé de 157 millions à 1,3 milliards entre 2015 et 2022 qui est la période sous revue. Je précise qu'aujourd'hui ce chiffre atteint 2,2 milliards.
La refonte complète du site ina.fr a également été conduite en 2021 afin de mieux l'adapter à la multiplicité des usages et en lien avec la stratégie de valorisation. Enfin, dit la cour, le développement d'un service de vidéo à la demande engagé en octobre 2015 avec INA Premium a été accéléré avec la nouvelle plateforme Madeleine et je précise que celle-ci compte désormais 100000 abonnés.
Enfin, Lina a copiloté avec France Télévision le lancement et la production de l'offre de l'UMNI destinée aux enseignants qui nous dit la cour s'est avéré particulièrement pertinente et a largement dépassé les objectifs fixés. Fin de citation. En faisant cela, LINA est devenue un véritable média patrimonial de services publics conformément au projet stratégique qu'il avait engagé en 2015.
Grâce donc au et je la cite encore, succès d'une offre renouvelée mieux adaptée aux usages, LINA est désormais plébiscité par les Français de tous âges et j'y insiste, de toute sensibilité. 90 91 % pardon des internautes interrogés dans une étude récente ont ainsi confiance ou très grande confiance dans les contenus médias proposés par LINA sur les réseaux sociaux, ce qui en cétant de très forte polarisation de l'opinion est un taux exceptionnellement élevé. Cela signifie en pratique que le sérieux des contenus de LINA fait l'objet d'une très large adhésion du public.
Les 18-34 ans, tout particulièrement décrivent Lina comme un acteur médiatique fiable et crédible car factuel, neutre, qui produit et diffuse des contenus audiovisuels dans un style documentaire. L'établissement a donc considérablement accruction. Nous y reviendrons peut-être à propos de l'efficience du service public.
Il a considérablement élargi et rajuni ses audiences. Lina aujourd'hui, ce n'est pas seulement, passez-moi l'expression, la petite Madeleine des boomers, c'est le média patrimonial de tous les Français. J'ajoute que Lina ne s'est pas concentré uniquement sur la valorisation de son patrimoine, il a également porté son effort sur ses autres missions historiques.
La Cour soulligne par exemple, je la cite toujours, l'incontestable dynamisme des activités de recherche, en particulier avec le projet de site data.inainainaina.fr FR où le très bon très bon taux d'insertion professionnelle des jeunes diplômés de LINA en moyenne supérieure à 80 %.
Elle relève également qu'au cours de la période sous-revue, le nombre d'heures collecté au titre du dépôt légal d'une mission essentielle de de LINA a été multipliée par 2. Nous pourrons y revenir si vous le souhaitez. Mais ce qui me semble encore plus intéressant en lien avec l'objet de cette commission d'enquête, ce sont les conditions dans lesquelles la modernisation a été conduite et le coût de l'INA pour les Français.
Commençons d'ailleurs par ce point. Pour remplir ces différentes missions qui lui ont été confiées par la loi et qui je crois ne sont pas contesté, LINA coûte en effet aujourd'hui 1,5 € par an à chaque français. 1,5 € par an. soit 12 centimes d'euros par mois.
Ce qui est encore plus frappant, me semble-t-il, c'est la trajectoire historique de ce financement public. Pour me préserver de tout soupçon de retraitement, voire de de manipulation des chiffres, je vais m'en remettre encore une fois à la cour des comptes. La fraction de la contribution à l'audiovisuel public versé à LINA est en effet passé de 89 millions en 2015 à 88,6 millions d'euros en 2022.
Vous avez bien entendu le financement de l'INA par la redevance tel qu'audité par la cour a en réalité diminué. L'impact en euroconstant de cette attrition de ressources évidemment est encore plus massif. La commission aura tout loisir de vérifier le simple calcul que nous avons fait nous-mêmes et qui aboutit à la conclusion suivante.
Si la contribution publique de 2015, 89 millions d'euros, donc je le rappelle avait été indexé sur l'indice des prix à la consommation INC, elle aurait atteint près de 101 million d'euros en 2022. Orlen Lena, Lina pardon a reçu cette année-là, pardon, pour ce lapsus, de l'ordre de 12 millions d'euros de moins. Et pour autant, à l'exception de l'année Covid, LINA a systématiquement présenté des comptes à l'équilibre sur chaque exercice de la période.
Une partie du manque à gagner a été couverte par l'évolution des revenus commerciaux car comme le précise la Cour, l'inflexion stratégique vers l'éditorialisation a eu aussi des conséquences économiques positives puisque les ressources propres en baisse de 2010 à 2015 sont passées de 15,8 millions en 2016 à 22,1 million d'euros en 2022. Le reste est lié à des mesures de rigueur et de bonne gestion. La cour soulligne la mise en place depuis 2015 d'une gouvernance solide, d'indéiables progrès dans la gestion, des procédures d'achat et de marché strictement encadré, une organisation bien structurée et professionnelle visant notamment à diminuer fortement le risque d'exécution de ces marchés, un dispositif renforcé de suivi des dépenses des dirigeants et la mise en place d'un contrôle interne d'un contrôle interne financier comme l'avait recommandé la cour dans son précédent rapport.
Fin de citation. Ce que nous disent ces éléments en résumé, c'est que Lina, par ailleurs de plus en plus apprécié par les Français, les les chiffres le montrent, a connu une hausse très significative de son périmètre, a universalisé et rajuni son audience et a largement modernisé ses produits, ses processes, sa gouvernance et sa gestion financière. le tout en ne prélevant pas de redevance supplémentaire aux français et en trouvant des relais de croissance par ses activités commerciales.
En clair, ce que constate la cour, au moins sur la période 2015-2022, c'est que LINA a produit plus, a gagné plus et a coûté moins. Il me semble que cette commission d'enquête, si elle questionne légitimement l'efficience du service public, pourra reconnaître que LINA a fait une excellente utilisation de l'argent public qui a qui lui a été attribué et que ses salariés, sous l'impulsion de ses dirigeants, de leurs dirigeants, pardon, ont porté de véritables gains de productivité. Ce n'est pas un gros mot.
Une fois que j'ai dit ça, est-ce que ça signifie que nous sommes au but du chemin ? Absolument pas. La cour soulligne, je la cite, que des points de fragilité demeurent.
Elle a fait des recommandations certes en nombre limités 5 que Lina a toute commencé à mettre en œuvre. Par ailleurs, alors que les ressources publiques sont plus contraintes que jamais, nous arrivons désormais à un palier sur les ressources propres après des années de progression. Depuis 2024, en effet, les revenus commerciaux marquent le pas dans un secteur audiovisuel qui subit comme d'autres une conjoncture économique extrêmement défavorable.
Il faudra donc redoubler d'efforts pour continuer à faire rayonner notre incroyable patrimoine audiovisuel et conforter toujours davantage les Français dans la confiance qu'ils accordent aujourd'hui à LINA. Si je souhaite disposer compte tenu de mon arrivée très récente d'un délai raisonnable pour faire un état des lieux des perspectives des risques et des opportunités qui se présentent à nous, il est d'ors et déjà acquis que la feuille de route de l'INA passera par une gestion financière et sociale irréprochable et l'usage le plus rigoureux possible de l'argent public. Cela supposera également de traiter deux ou trois enjeux désormais vitaux pour l'ENAT sur lesquels je souhaite appeler l'attention de cette commission pour conclure.
Il me semble premièrement essentiel de ne pas rater ou interrompre le virage stratégique, éditorial et technologique qu'a pris cet établissement depuis quelques années, qui l'a rapproché de ses publics, qui a consolidé ses missions, qui a complété son financement et qui lui a donné une avance par exemple sur l'utilisation de l'intelligence artificielle qu'il faut absolument conserver en investissant dans l'avenir. C'est crucial notamment pour espérer redynamiser les ressources propres de l'institut. Deuxièmement, il devient désormais urgent de disposer d'une véritable visibilité sur les perspectives stratégiques de l'audiovisuel public.
Il revient au pouvoir public et notamment au parlement de décider si oui ou non et de quelle manière ces opérateurs doivent se rapprocher. Car prolonger l'incertitude retardera leur modernisation et leur adaptation aux nouveaux usages dans un secteur audiovisuel extrêmement concurrentiel et lancé dans une mutation effrainée. Enfin, en lien avec ces deux premiers points, il est primordial de disposer d'une meilleure visibilité financière sur la trajectoire de ressources de LINA et notamment sur la trajectoire de ses ressources publiques.
Bien sûr, nous ne sommes pas seuls au monde et personne n'ignore la situation des finances publiques. Mais pour notre part, nous nous emploirons à convaincre nos nos autorité de tutelle ainsi que la représentation nationale que cela vaut la peine d'investir dans cet actif qui appartient à tous les Français, qui leur est cher, qui a une valeur patrimoniale avérée et qui peut je crois en tant que leader européen et mondial sur ces sujets leur être un motif de fierté. Merci de votre attention.
Nous sommes bien évidemment prêts à répondre à vos questions. Merci pour ce proposiminaire approfondi et complet. J'aurai deux questions et puis je cède la parole au rapporteur et comme il y a peu de collègues présents, il aura loisir de poser toutes les questions qu'il souhaitent dans les délais imparties.
L'un des objets de cette commission d'enquête, c'est aussi d'interroger le mode de nomination des dirigeants de l'audiovisuel public qui est un sujet important. Il y a eu des changements récents, en tout cas, il y a quelques années. On a auditionné ici président de l'Arcom, l'ancien président de l'Arcom qui nous ont fait quelques recommandations et peut-être ma première question, elle vous surprendra pas.
Est-ce que vous pouvez nous indiquer les modalités de votre nomination par le président de la de la République ? Comment ça s'est passé ? Est-ce que vous avez présenté un projet pour LINA ?
On a entendu dire al presse qu'il y avait d'autres candidats. Comment s'est passé votre mode de nomination qui je le dis est différent du mode de nomination des autres dirigeants de l'audiovisuel public qui eux sont nommés par l'ARCOM. En tout cas ce qui concerne Radio France et France Télévision.
Oui monsieur le président. Alors, je j'ai fait une candidature spontanée, ça pourra vous surprendre, mais je terminais mon aventure au sein du comité d'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et je m'interrogeais sur mes missions futures. Comme vous le savez, comme vous l'avez rappelé, j'ai passé de nombreuses années dans l'audiovisuel public et constatant que le la présidence de de LINA, même si elle était assurée par Inté, par Agè Chauva n'était pas n'avait pas été pourvu.
Euh je j'ai sollicité le ministère de la culture par un courrier de candidature et je suis allé rencontrer le ministère de la culture pour lui expliquer mon voilà mon intention de de de prendre la tête de Lina. Donc c'est c'est ainsi que ça s'est passé. Ça veut dire concrètement pour mieux comprendre c'est important aussi qu'on puisse mesurer aussi ce mode de de nomination.
Ça veut dire que vous avez il y a un un appel à recrutement où c'est une candidature spontanée. Vous avez écrit aussi au président de la République, à l'Élysée, vous avez eu des échanges avec le président de la République, avec la ministre de la culture, enfin pour essayer de comprendre comment se passe ce mode de nomination. Alors, j'ai je n'ai pas eu d'échange avec le président de la République.
J'ai eu des échanges avec le ministère de la culture que je suis allé voir. Euh donc la la direction générale des médias et des industries culturelles et et le le le cabinet de la ministre de la culture et j'ai répondu aux questions qui m'étaient posées. Mais je le répète, c'était vraiment une candidature spontanée.
Est-ce que vous alors bon, c'est une question qu' va poser à est-ce que vous pensez que ce mode de nomination différent pour LINA se se justifie où il faudrait où est-ce qu'une nomination par l'ARCOM, c'està-dire où il y a un processus de candidature qui est totalement transparent, ensuite avec un vote et cetera, avec un avis des commissions, enfin est-ce que éventuellement, enfin en tout cas dans la loi, on réfléchit à à pouvoir donner aussi l'avis des commissions parlementaires. Est-ce que il y a il y a pour vous une justification qui fait que LINA a un mode de nomination différent que les autres sociétés de l'audiovisuel public ou à terme on peut envisager un mode de nomination qui se rapproche du mode de nomination par exemple des des présidents de de France Tévision et de Radio France ? Je pose la question, c'est pas du tout par rapport à vous en tant que tel, c'est parce que c'est une différence et et voilà.
Par exemple, est-ce que vous avez fait quand vous dites vous avez fait un acte de candidature spontanée, c'estàdire est-ce que vous avez rédigé je sais pas un projet de plusieurs voilà comment ça se passe concrètement ? Oui, j'ai rédigé rédigé un courrier en en indiquant comment je percevais les enjeux de la présidence de LINA. C'est difficile de répondre à votre question parce que je ne suis pas en je ne suis pas en charge du de la définition du processus de nomination.
J'ai envie de vous dire, c'est même au sein de cette assemblée sans doute que les choses peuvent le cas échéant évoluer. À mon sens, si je devais émettre un jugement ou un avis, c'est parce que Lina n'a pas exactement ni la même mission, ni la même structure que les autres organes de l'audiovisuel public. est un établissement public sous tutelle du ministère de la culture, évidemment du ministère du du budget, mais alors que les sociétés nationales de programmes sont statutairement des sociétés anonymes et ont évidemment une mission d'information, not ce qui ce qui justifie évidemment à titre principal le mode de nomination qui n'a rien à voir avec celle de LINA.
Donc c'est ça, me semble-t-il qui justifie la différence. la différence de de mode de nomination. Pour ma part, je n'ai pas d'avis sur le mode de nomination.
Je me serais inscrit dans n'importe quel mode de nomination existant. Voilà, je Et une dernière question, est-ce que dans votre courrier, dans votre projet de candidature, la question de la holding, vous l'avez traité, je l'ai dit, moi je suis coprapporteur de cette loi qui vise à rassembler les forces de l'audiovisuel public, c'est-à-dire de rapprocher France, Télévision, Radio France et en l'occurrence LINA. Est-ce que est-ce que vous êtes favorable vous à cette holding ?
Est-ce que dans votre projet euh ou candidature, vous avez évoqué la nécessité soit de préserver euh, j'allais dire l'autonomie de LINA en dehors de la Holding, soit au contraire plaider ou en tout cas essayer de réfléchir à au rapprochement de LINA avec France Télévision et Radio France dans une holding donc dans une gouvernance rapprochée. Oui, je l'ai évoqué et je vais être très franc avec vous. Je suis plutôt favorable à ce rapprochement.
Après euh le diable se niche dans les détails, plus que des détails, mais c'est la manière dont sera opéré ce rapprochement qui aura une signification sur la capacité de l'audiovisuel public dans son ensemble à améliorer le le service rendu au français. Pour moi, c'est pour moi, c'est ça l'enjeu. Euh mais Lina, j'ai envie de vous dire par sa nature même, nativement, comme on dit aujourd'hui, euh l'INA est une structure de mutualisation.
Euh l'institut a été créé euh aussi pour être le support des autres opérateurs de l'audiovisuel public. Donc par essence, il est au service de l'ensemble de l'audiovisuel public. ça a du sens qu'il fonctionne au mieux avec lui et tout ce qu'on peut faire pour mutualiser euh les choses euh les voilà le le la production, l'organisation, ça sera très bien.
Après, je le relève parce que j'ai j'ai eu quelques expériences de rapprochement et de fusion dans ma dans ma carrière. Il faut se garder vouloir faire juste un rapprochement de structure sans avoir un projet stratégique éditorial et de contenu derrière à mon sens c'est le projet qui doit primer et ensuite la structure elle permet au meilleur coût possible pour les Français encore une fois de servir ce projet stratégique. Merci en tout cas.
Merci et je note que si la holding devait se créer, si la loi allait à son terme que que vous êtes plutôt favorable, même favorable à ce que l'INA ne soit pas écarté de cette holding mais soit intégré à la holding. Absolument. Merci pour vos réponses et je laisse maintenant la parole au rapporteur.
Merci monsieur le président. Merci messieurs, merci madame pour votre participation ce matin. Beaucoup de questions à à vous poser.
Euh les premières questions que je vous adresserai concernne l'une des trois dimensions de notre commission d'enquête, c'est les dimensions de la neutralité parce que je je suis avec beaucoup d'assiduité vos contenus sur les réseaux sociaux. Je suis moi-même abonné des Madeleines de Lina. J'apprécie énormément vos contenus.
Il y a quelques jours à peine, je j'ai regardé par exemple un documentaire magnifique sur les années 60 qui retrace un peu les évolutions notamment sociales et et sociologique que vous pouviez exprimer. Donc tout ça pour dire que je suis un un adepte un peu des contenus de DINA. Mais ce qui m'interpelle dans vos contenus, c'est ce sont essentiellement vos réseaux sociaux.
Donc ma première question est assez simple. Est-ce que vous pouvez me dire qui contrôle qui gère aujourd'hui les réseaux sociaux de LINA, notamment le compte Twitter, les comptes Facebook, Instagram, je crois TikTok aussi, j'ai pu apercevoir quelques éléments. Est-ce que c'est sous la responsabilité peut-être d'un d'un ou d'une directrice de la communication, d'un ou d'une directrice de la ligne éditoriale qui gère aujourd'hui ces ces réseaux sociaux ?
Alors, monsieur le président, je vais je vais laisser ma ma voisine, je pense, répondre à cette à cette question sur les sur les sujets éditorieux, notamment sur l'organisation de euh de du traitement sur les réseaux sociaux. Je je juste un un propeliminaire pour vous dire que le sujet de la de la neutralité est un enjeu important pour LINA qui n'est pas soumis aux mêmes règles que le reste de l'audiovisuel public compte tenu de sa différence de statut et de et de mission, mais qui de lui-même a mis en place des des règles internes qui permettent d'assurer une pluralité de points de vue et une neutralité des une neutralité de ces contenu peut-être. Donc pour répondre pour répondre à votre question, monsieur le rapporteur, tous les contenus éditoriaux de LINA sont produits au sein d'une direction éditoriale à LINA qui compte un peu moins d'une centaine de personnes.
Au sein de cette direction, il y a environ 25 cartes de presse, donc 25 journalistes et il y a également bien sûr des documentalistes et ce sont souvent cette cette association de de journalistes et de documentalistes. Les documentalistes ont le savoir sur historique sur le sur le fond qui fabrique ces contenus. Euh les contenus euh vous le vous le disiez hein, c'est-à-dire que tous ces contenus sont visés par un directeur de la rédaction, un directeur de la rédaction adjoint et bien sûr le directeur éditorial et euh et son et son adjoint de façon à ce que évidemment euh ces contenus soient euh tout à fait euh comme dans n'importe quelle rédaction euh soit soit soumis à plusieurs contrôles hiérarchiques.
Je vous remercie pour pour vos réponses. Donc question simple, est-ce que l'INA comme les autres entreprises du service public de l'audiovisuel est aussi soumis aux mêmes obligations notamment de la loi les hautards de 1986, c'est-à-dire l'honnêteté, le le pluralisme et l'indépendance ou est-ce que il y a un régime d'exception pour votre pour les contenus que vous diffusez ? Alors effectivement, pas dans les textes.
Euh c'est-à-dire qu' on n'est pas soumis comme les sociétés nationales de programme au contrôle de l'ARCOM sur notamment le pluralisme, l'honnêteté des contenus. Néanmoins, nous avons des règles internes et en tant que service public, nous devons nous astreindre à ce pluralisme, à cette neutralité, à cette nonpartialité des contenus. Euh ces règles internes sont partagées par l'ensemble de la rédaction euh et et font l'objet de de rappel quotidien.
Et si je peux ajouter quelque chose parce que effectivement je pense que vous avez raison de le souligner, le volume de contenu mis à disposition est désormais désormais vu par les Français qui qui a explosé comme vous l'avez comme vous l'avez entendu, comme vous le savez justifie sans doute qu'on améliore y compris en terme d'encadrement voilà réglementaire euh le le l'obligation de l'obligation de neutralité. Et je moi je suis tout à fait favorable à ce qu'on a une réflexion là-dessus puisque je considère que c'est de nature à à nous protéger du point de vue du point de vue de la perception du public de toute accusation de biais partisan. Et donc euh euh je mets à la disposition de cette commission mais voilà également également de notre de notre tutelle pour travailler sur des sujets de ce type et s'assurer que euh jamais la probité de euh de LINA ne soit mise en cause sur ces sur ces sujets-là.
Je vous remercie pour vos réponses. Concernant donc ces éventuels biais partisans, je vous avoue et donc j'ai quelques questions hein, c'est ce cette première partie sur la neutralité que je voudrais aborder avec vous sur un événement récent. Je me suis donc intéressé à à la ligne sur vos réseaux sociaux et je vous avoue que cette ligne éditoriale m'a quand même plutôt franchement interpellé.
Je vais vous donner un exemple, c'est le 28 décembre dernier. Le monde entier apprenait la mort de Brigitte Bardau. Il était alors 10h45 en France.
Et quelques temps à peine, quelques heures à peine après la mort de Brigitte Bardau, Lina a fait le choix de davantage insister dans un premier format sur ses controverses politiques plutôt que sur sa carrière artistique ou son influence culturelle qui est éminente, évidente, à 15h précise, donc soit à peine plus de 4h après l'annonce de de sa mort, les comptes Twitter, Instagram, Facebook et TikTok de Lina publient une vidéo intitulée Brigitte Bardau et la politique. Vous auriez pu à cette occasion là, c'était le choix de traitement, mais vous auriez pu à cette occasion là citer la phrase du général de Gaulle qui est inscrite pour la postérité. Je le cite, la France c'est moi et Bardeaux.
Mais non, on ne voit pas cette phrase dans cette vidéo. La vidéo insiste seulement sur je cite les flirts avec l'extrême droite de madame Bardau. Fin de la citation.
La vidéo rappelle ses déclarations sur l'islam, sur l'immigration et commence dès la 6e seconde par cette phrase, je cite "Icône du cinéma français Brigitte Bardau était aussi célèbre pour ses propos jugés xénophobe." Fin de la citation dès la 6e seconde d'une des toutes premières séquences vidéo de Lina en hommage en hommage à Brigitte Bardau. Alors bon, cette approche elle interroge, elle interroge d'autant plus que j'ai fait la comparaison par exemple à l'hommage que Lina a réalisé pour un grand humoriste Gibedos.
Vous avez publié un tweet juste après sa mort le 28 mai 2020. Je cite "L'humoriste et comédien Gibedos est mort ce jeudi à l'âge de 85 ans laissant derrière lui une carrière de 6 décennies." On le retrouve au côté de Sophie Domier dans ce sketch de 1975.
Ce n'est qu'un au revoir. Fin de la citation. Bon, vous le savez, Guibodo, c'était un militant de gauche, il se l'est jamais caché.
Euh, c'était aussi un soutien assumé de Jean-Luc Mélenchon. Il s'était rendu en 2017 à une marche pour la 6e République. Son engagement était non seulement connu de tous, mais il était aussi public.
Et pourtant, dans cette vidéo, vous ne l'avez nullement mentionné. Pardon pour cette introduction un peu longue, mais comment est-ce que vous pouvez justifier pour une icône internationale et pas simplement cinématographique comme Brigitte Bardau, quelques heures à peine après l'annonce de sa mort, 4h, vous mentionnez dans cette vidéo ses liens avec l'extrême droite et ses positions jugées polémiques. Mais pourquoi avec un humoriste éminent aussi comme Guig Bodos, vous avez fait un choix de de lisser son image et le présenter vraiment comme ce qu'il a été par sa carrière et pas par ses engagements politiques.
C'est aussi ce de poids de mesure dans la ligne éditoriale de LINA sur les réseaux sociaux qui moi me pose de grandes questions. Alors je vous laisse répondre. Je veux juste préciser quand même c'est important je la vérité des faits dans cette commission même si parfois caricature mes propos les instrumentalistes que GF monsieur Bedot je crois pas a été condamné cinq fois pour des propos racistes il me semble he pardon de le préciser.
Je vous laisse répondre. Oui tout à fait monsieur le président. Merci monsieur le rapporteur.
Je vais revenir effectivement sur le traitement de de du décès de de Brigitte Bardaux et vous avez raison de le souligner, Lina traite systématiquement les disparitions des grandes figures de de l'histoire médiatique et et culturelle. Euh le dimanche 28 décembre, nous avons traité la mort de Brigitte Bardau en diffusant h vidéos différentes. La toute première diffusée évoquait son rapport à la mort.
Ensuite, nous avons traité une multitude d'angles, son rapport à la politique, sa sa réponse émouvante au questionnaire de prous de Bernard Pivot dans Boulon Culture. Une vidéo plus inédite. Saviez-vous que c'est à Brigitte Bardau que l'on doit le nom de la tarte tropéienne ? retour sur l'histoire de cette pâtisserie intimement liée à Brigitte Bardau et à Saint- Tropé ou bien encore sa carrière via la mise en avant d'un formidable documentaire spécial Bardau de François Rchenbac et Lina y écrit même que sa caméra subit l'icône et nous écrivons dans les légendes du poste Instagram Bonne route Brigitte Bonne route bébé nous revendiquons ce traitement divers qui rend compte de la vie de Brigitte Bardau dans toutes ses composantes l'angle du rapport à la politique était un angle parmi d'autres.
Pourquoi ? Comment le justifier ? Comment pouvons-nous le justifier ?
Vous le savez, il s'agissait d'un débat en cours entre partis politiques que LINA devait apporter un supplément de contexte et des faits précis à ce sujet. Excusez-moi, je je vous remercie pour ces pour ces précisions. Si si je me suis intéressé à à la ligne éditoriale, notamment des contenus que vous publiez sur les réseaux sociaux, vos comptes X, TikTok, Instagram et Facebook, c'est parce que en fait comme vous ne disposez pas d'une chaîne pour diffuser un peu comme France 2, France 3, France 4 et les autres chaînes télévision et radio publique vos contenus, votre première vitrine, ce sont vos réseaux sociaux.
Donc c'est aussi pour ça que je m'y suis intéressé. Je suis d'ailleurs abonné à à vos réseaux sociaux et je constatais quand même notamment au cours de l'année 2025, j'ai réalisé ce décompte objectif avant cette audition mais je me suis rendu compte par exemple que sur le le compte X de LINA sur vos publications, il y avait une forme en tout cas c'est la perception de GU d'obsession à l'égard de ce que vous qualifiez d'extrême droite puisque il y a à peu près plus de 11 postes qui qualifient l'extrême droite et j'ai essayé de faire le parallèle sur l'extrême gauche. J'ai trouvé qu'un seul poste en 2025.
Donc euh encore une fois, est-ce que vous vous pensez qu'il y a une obsession euh sur vos réseaux sociaux de l'extrême droite et de ce que l'extrême droite peut représenter en France par rapport notamment à l'extrême gauche et comment d'un point de vue un peu plus général, au-delà de la comptabilité pure de vos réseaux sociaux, vous essayez quand vous traitez de sujets politiques et c'est sensible et je pense que c'est pas votre rôle d'être éditorialiste, comment est-ce que quelles sont les règles que vous appliquez notamment auprès de vos journalistes ? pour éviter de rentrer dans une sorte d'éditorialisation politique contemporain, ce qui n'est pas le rôle de de LINA. Vous avez tout à fait raison.
Le rôle de LINA, c'est d'éclairer le présent par le passé, hein, et de transmettre la mémoire collective. Euh je je vais vous lire un document interne qui définit la ligne éditoriale de LINA et qui est partagé par toutes les équipes. Il fixe notamment la nécessité d'un traitement non partisan représentant une diversité de points de vue et ne participant pas à la polarisation de la société et du débat public et exigeant exigences de qualité constante sur le fond comme sur la forme, information sourcée et croisée, regard d'experts ou de témoins, refus d'un traitement racolore, apport de contexte, objectivation, intégrité et respect du propos initial.
Donc nous avons des règles internes qui nous permettent d'obéir à ces questions de de répondre à ces questions de d'honnêteté et de pluralisme de l'information. Merci. Et j'ajoute qu'en terme de volume puisqueévidemment vous avez vous avez raison de relever les points qui ont recueilli votre attention, mais en terme de volume, les 11 publications que vous évoquez euh sont sur un volume de plusieurs dizaines de milliers de publications par an.
Donc c'est non pas sur pas sur X mais sur l' sur les réseaux sur l'ensemble. Nous avons 50 chaînes 50 chaînes YouTube. Euh nous avons également évidemment comp des Instagram, TikTok et Xquel nous sommes de moins en moins présents comme tous les comme beaucoup d'acteurs de de l'audiovisuel public euh et TikTok également.
Et nous avons aussi donc vous l'avez rappelé Madeleine Madeleine pendant la mort de au moment du décès de Brigitte Bardau a republier a mise en avant beaucoup de de documents d'époque concernant évidemment la carrière de Brigitte de Bardeaux et nous avons également le site ina.fr qui est aussi une éditorialisation en dehors des réseaux sociaux. Juste préciser parce que je pas qu' entendu sur Brigitte Bardau.
J'ai moi-même tweeté que c'était une immense actrice mais ça auère pas le fait qu'elle a été condamnée cinq fois pour propos raciste. Et je veux préciser vraiment pour que les Français qui nous regardent parce qu'il faut faire attention à ce qu'on dit, il y a eu sep postes de Lina dédiés. Non mais je le précise ici parce que vous ne l'avez pas dit.
Vous avez dit je corrige que vous avez dit monsieur vous avez dit que vous Lina a commencé à tweeter le jour de la mort de Brigitte Bardau pour rappeler qu'elle était projet extrême droite. C'est faux. Lina l'a fait à 15h mais à 11h il le premier tweet lié à la mort de Brigitte Bardau.
Je précise juste 4h après à 11h. Non mais je précise simplement que le premier poste de Lina pour que chacun puisse réfléchir et puis on va avancer était un poste dédié à sa mort. Bog de Barda revenait sur son rapport qu'elle avait à la mort et qu'effectivement ensuite vous avez parfaitement raison monsieur le rapporteur, il y a eu un poste pour rappeler.
Après, je j'arrête là mais je pense qu'on a le droit quand on rend hommage à une immense actrice de faire sep postes pour saluer son travail d'artiste et en consacrer un à un engagement politique qui a été le sien. Merci monsieur le président. Ce qui m'a interpellé ce qui m'a interpellé, c'est que ce poste a été fait 4 heures après la mort de Brigitte Bardau.
Un poste éminemment polémique, politique aussi qui s'inscrit dans un cadre contemporain. En fait, un poste comme ça, je pense qu'on a pu le lire et le découvrir sur France Interre, sur Libération, le monde, l'humanité t tous les journaux en ont fait état. Est-ce que c'est le rôle de LINA de parler de politique ?
Et j'ai fait le parallèle avec Guy Bedos. Guy Bedos, c'était un militant de gauche. Il avait participé à une marge de Jean-Luc Mélenchon en 2017.
J'ai comparé l'hommage que Lina lui a rendu. À aucun moment, il a été fait état de l'engagement à gauche de monsieur Bedos. Je vois 4h, je constate simplement, tout ça est factuel, que 4h après la mort de Brigitte Bardau, icône internationale, lorsque vous traitez de sa partie euh politique, vous ne parlez même pas de la phrase du général de Gaulle qui explique qui qui est connu.
La France c'est moi et Bardau. Dès la 6e seconde de la vidéo, vous insistez sur ces flirts avec l'extrême droite et et et vous expliquez que en fait dès la 6e seconde icône du cinéma français Brigitte Bardau était aussi célèbre pour ses propos jugés xlénophobe. Cette vidéo a suscité une vraie polémique.
C'est aussi pour ça que je me permets de de vous la de vous en faire une question. Et encore une fois, c'était 4 heures seulement après la mort de Brchet de Parto. Euh concernant le décès de Gibedos, c'est des circonstances un peu particulière pour LINA et comme pour toute la France puisque ça intervient pendant le confinement.
Donc on était quand même sur une activité relativement contrainte et réduite. Et c'est sans doute pour ça que le traitement de la disparition de Guubedos fait l'objet de beaucoup moins de contenu que celui de de Brigitte Bardau puisque on est dans enfin voilà, tout le monde est confiné, il y a pas de de permanence et c'est chacun effectivement avec des moyens numériques à son domicile qui euh et qui euh qui peut quand même alimenter les réseaux Dynam, voyez, beaucoup plus modérée. Et je ne crois pas que ce soit un prisme politique en fait.
Je crois que c'est vraiment lié à des circonstances très particulières concernant la la le décès de de Brigitte Bardau. Je je je cette vidéo que vous mentionnez effectivement, je le rappelle, fait partie de bien d'autres contenus postés à ce moment-là par Lina. que par ailleurs, je ne crois pas que il y ait dans cette vidéo un jugement de valeur sur les sur l'engagement politique de Bidite Bardau.
Et je crois que ces engagements politiques de Bidie Bardaux rappelaient aussi ou expliquaient aux français et et notamment aux plus jeunes des engagements qu'elle avait eu qui lui permettaient de comprendre effectivement pourquoi par exemple Marine Le Pen était présente aux obstacles de Briget de Bardau. C'est juste ça ça donne du contexte, ça permet de comprendre. Euh vous vous le savez mais il y a des millions de français euh des millions de jeunes qui ignorent tout effectivement euh du du des engagements politiques de Boget de Bardau.
Comme il y a des millions de français et des millions de jeunes qui peut-être euh pour les plus jeunes he j'entends ignorent aussi ces engagements en faveur des animaux que et du traitement fait aux animaux que l'on a aussi rappelé dans un certain nombre de de contenus. Donc je ne vois pas en quoi c'est c'était c'est pas quelque chose de caché chez Brésit Bardau. Son engagement politique.
C'est quelque chose de parfaitement assumé et revendiqué et je vois pas où est le problème, elle en a bien le droit. Merci. Si on peut éviter de comparer Guy Buddose qui n'a jamais été condamné, je compare pas Ivri Jazo est une immense actrice.
Ben moi je fais le point. D'accord. Je suis j'ai droit de préciser que Guedos Fire n'a jamais été condamné.
Monsieur le rapporteur. Monsieur le président c'était c'était pas le sens de ma question. Je constate encore une fois que à chacune des questions que je pose, vous intervenez systématiquement et vous interférer entre mes questions et les réponses des personnes auditionnées, ce qui n'est pas le rôle classique d'un président d'une commission d'enquête.
À nouveau, on repart sur exactement les mêmes bases. Mes questions font l'objet de commentaires insistants, persistants et qui ont tendance d'ailleurs un peu à parasiter les minutes qui me sont dédiées et qui en plus ne sont pas nombreuses. Donc à nouveau, monsieur le président, c'est pas ce que j'ai dit.
Je pense que ce qui est important, c'est une mise en contexte. Vous expliquez madame, je vous remercie pour votre réponse que le but aussi de l'IN c'était de donner du contexte. Euh vous expliquer que peut-être que l'engagement politique, les engagements politiques de Brigitte Bardau étaient inconnu de millions de Français qui ignoraient euh son engagement.
C'est aussi le cas de Guy Bodos. Gu Bodos, je pense qu'il y a des millions de Français qui ignoraient qu'il avait euh participé à une marche en 2017 avec Jean-Luc Mélenchon, que c'était un humoriste talentueux mais aussi engagé politiquement à gauche. Il il ne l'a jamais caché.
Pour autant, je pense que il y a des millions de Français qui l'ignoraient. Encore une fois, je fais cette comparaison entre l'hommage rendu à Brigitte Bardau, 4h après sa mort, vous pointez ses flirts avec l'extrême droite, des position jugé xlénophobe euh et voilà. Bon, alors que c'est une icône internationale et peut-être que 4 heures après sa mort, c'était une façon un peu partiale de voir les choses.
Guyodos, l'analyse est pertinente parce qu'elle est comparée et mise en contex Gibedos. Il y a pas une seule fois où vous en avez parlé. Donc encore une fois, je comprends votre réponse sur l'importance de la mise en contexte, l'importance de donner des clés d'information à des Français qui peuvent l'ignorer.
Mais pourquoi ça se fait dans un sens et pas dans l'autre ? Il y a eu beaucoup de de vos prédécesseurs d'autres entreprises publiques de l'audiuel à qui j'ai un peu posé ces questionsl sur certaines émissions. Pour LINA, là où vous avez un devoir d'archive et de pas faire de politique, est-ce qu'il y a pas un de poids de mesure ? un exemple que je prends, je pourrais en prendre d'autres mais je pense qu'on a passé suffisamment de temps.
À moins que vous souhaitiez ajouter un autre élément, je vous propose peut-être qu'on qu'on passe à une autre question. Monsieur le rapporteur, je vais juste vous indiquer, je ne cherche pas à parasiter vos questions. Vous l'avez dit, vous l'avez dit de manière très pertinente.
On doit donner du contexte au français. Mon rôle, c'est aussi d'apporter quelques précisions. Vous avez fait une systématique vous avez fait une comparaison avec Gibedos.
Ça me semblait essentiel parce qu'on fait la loi ici de rappeler qu'il y avait une différence que vous n'avez pas indiqué. Vous avez effectivement indiqué qu'il était à gauche que Bardau et des engagements extravz précisé et je l'ai juste précisé que madame Bardaux immense actrice a été condamnée cinq fois par la justice que Guy Bedos ne l'a pas été. J'ai juste précisé ça me paraît important pour les Français aussi puissent avoir des clés de compréhension et c'est votre rôle et vous le faites régulièrement.
Quand on veut réfléchir, faut aussi avoir tous les éléments pour pouvoir comparer. Il y avait une petite différence que je me suis permis d'apporter, de mettre au débat qui était l'un condamnation l'une condamnation de justice et l'autre pas de condamnation de justice. J'ai juste précisé ça.
Monsieur le président, je vous en fait vous n'êtes pas la personne auditionnée. Je pense que les personnes que nous auditionnons, il y en a trois aujourd'hui, sont majeurs et vaccinées et suffisamment aptes parce que c'est leur périmètre. À répondre à à mes questions, le rôle d'un président n'est pas de répondre aux questions du rapporteur.
Voyez ? Et à chaque fois que je pose une question, j'ai l'impression que vous venez en soutien aux personnes qui sont auditionnées. Donc encore une fois, monsieur le président, s'il vous plaît, dans les questions que je pose, je à moins qu'il y ait un mensonge, qu'il y ait une erreur fondamentale et là auquel cas c'est normal de me rappeler à l'ordre en tout cas de de mettre du contexte, je crois que sur les questions que j'ai posé depuis le début de cette audition, il y a pas eu de enfin voilà, il y a pas eu d'erreur ou d'entorse factuel.
Une question toujours sur cette ligne éditoriale de de vos contenus mais sur un abordétique. On a parlé de la politique française, figure française et j'ai été interpellé notamment par une publication que vous avez faite encore très récemment, je me suis cantonné aux publications récentes de l'INA, c'était le 17 décembre 2025 suite à la victoire au Chili du candidat de la droite radicale Rosé Antonio Cast. euh vous auriez euh je pense pu choisir une rétrospective des différentes élections depuis le retour de la démocratie pour donner aussi à des millions de français euh l'état de de politique dans ce pays.
Et au lieu de ça, vous avez proposé simplement un reportage sur l'ancien dictateur Pinochet en dressant d'ailleurs un parallèle douteux entre son coup d'état militaire et l'élection démocratique qui venait d'avoir lieu dans ce pays avec 58 % des voix de ce nouveau président chilien. Vous avez écrit, je cite, "L'extrême droite est de retour au pouvoir au Chili. En 1973, Augusta Pinochet s'empare du pouvoir au Chili après un coup d'état militaire.
Une dictature de 17 ans s'installe. Pourquoi avoir voulu appliquer ce traitement extrêmement critique et dont la contextualisation peut paraître contestable alors que vous auriez pu simplement faire un état des lieux sur les différentes élections depuis plusieurs décennies ? Pourquoi ce ce traitement très politique d'une élection démocratique ?
Je n'ai pas connaissance de cette de cette vidéo, monsieur le rapporteur, mais et de ce traitement en général de cette actualité là. Euh mais je je vous le redis euh quand même nous avons des règles internes alors qui euh qui rappelle que nous devons euh avoir sur les événements d'actualité un trait nous devons éclairer l'actualité euh de nous donner du contexte mais de façon non partisane. Voilà, je peux pas vous dire plus.
Je que je je pourrais répondre par écrit sur ce traitement en particulier. J'ai pas j'ai pas d'élément de réponse euh là sur cette sur cette question en particulier. Oui, on n'hésitera pas à compléter nos nos réponses.
Monsieur le rapporteur, je pourrais tout à fait par écrire compléter cette réponse. Il faut aussi savoir que le traitement de de l'actualité, la mise en contexte par LINA est un peu particulière dans la mesure où euh tout dépend, on n pas une liberté totale qui est liée, enfin on a des contraintes qui sont liées au documents que nous possédons, au documents d'archiv que nous possédons. Ce qui fait aussi que parfois sur des événements d'actualité, nous ne pouvons les éclairer comme nous voudrions for comme nous voudrions parce que nous n'avons pas la bonne archive qui correspond dans nos fonds d'archiv.
Donc on est aussi assez dépendant de de et c'est normal, c'est notre raison d'être de ce fond d'archive. C'est une petite contrainte éditoriale que d'autres rédactions n'ont pas. Merci pour pour vos réponses.
Le traitement des archives, ça peut être aussi un traitement politique et c'est tout l'objet de mes premières questions. C'est ce qui m'a d'ailleurs interrogé à la lumière des différents posts que Lina publie sur ses réseaux sociaux. Je vous en donne un peu plus politique et et national.
Vous avez le 31 octobre 2025 publié une ancienne déclaration d'ailleurs assez moralisatrice de Jet Chirac qui faisait la leçon à son camp contre toute alliance avec le Rassemblement national le 2 juillet 2024. On était en pleine campagne des législatives à quelques jours seulement d'un deuxième tour très important pour le pays et on a eu ce poste. Je cite pour faire barrage au RN la gauche en appelle au front républicain.
Dans la majorité présidentielle c'est plus ambidu et vous déplorez plus loin. Depuis 2002 ce front républicain s'est fissuré chez les politiques. Le 23 juin 2024, lorsqu'Eric Soti, je précise que je suis membre du groupe parlementaire d'Éric Soti, lorsqu'il prend cette décision de s'aller avec le Rassemblant national, vous écrivez dans la foulée ces dernières décennies la droite républicaine s'est parfois rapprochée du discours de l'extrême sans que l'on sache d'ailleurs sur quelle base LINA permet de de qualifier certaines positions politiques d'extrême.
Et enfin dernièrement, c'était le 17 janvier 2025, le compte de LINA a mis en avant le modèle du cordon sanitaire belge. Donc vous le voyez, mais je l'ai déjà rappelé dans dans ma précédente question. Vous avez publié une dizaine de publications sur votre compte Twitter qui reprennent des archives mais très critiques concernant les alliances de la droite républicaine avec la prétendue extrême droite.
Il y a un dernier exemple. Euh vous vous mettez le 19 juillet 2024, quelques jours seulement après les élections législatives, je cite serrer la main de membres de l'extrême droite, c'était déjà un sujet en 1989 point d'ailleurs le refus de beaucoup de députés macronistes comme de gauche et d'extrême gauche de serrer la main du Benjamin de l'Assemblée nationale qui était un député du Rassemblon national. Et vous ajoutez enfin ces dernières décennies la droite républicaine s'est parfois rapprochée du discours donc de l'extrême.
Comment est-ce que vous justifiez ? Je pense que des millions de français et moi le premier abonnés au Madeleine de Lina qui adorent ces contenus là, comment est-ce que vous expliquez vous justifiez ? Est-ce qu'il y a pas des lignes rouges que vous appliquez ce traitement politique de la part de LINA que l'on pas ?
Est-ce que c'est vraiment le cœur de votre mission d'aller commenter notamment en pleine période électorale une sorte de de d'alliance politique ou de contexte politique qui n'a rien à voir avec l'histoire ? le si je peux me permettre, monsieur le rapporteur, euh le le traitement est toujours fondé sur l'existence de de du matériau qui constitue la base de notre travail, c'est les archives, donc celles dont on dispose, que disait Agnè à l'instant, euh je je regrette que nous n'ayons pas pu avoir les questions en amont parce que nous aurions pu répondre de manière précise et je vous le dis, ça ça n'est pas une ça n'est pas pour éviter la question, c'est que encore une fois nous avons plusieurs dizaines de milliers de de contenu par an et vous nous en citez quelques-uns. Euh moi ce que je peux vous dire en étant arrivé depuis une semaine, c'est que il existe des réactions euh aux vidéos de LINA sur l'ensemble du spectre politique et donc c'est il n'y a pas il n'y a pas une volonté de cibler tel ou telle.
Euh et vous redire euh ce que je vous ai dit en introduction, c'est que nous sommes prêts à envisager les modalités qui permettent de garantir l'INA de tout soupçon de partialité sur le la publication de ces contenus éditoriaux. Je ne peux pas vous dire mieux pour l'instant. Les exemples que vous nous donnez, les exemples que vous nous donnez, on va les noter, on va y répondre par écrit.
Euh mais euh ils se ils sont ils sont des exemples isolés au milieu de d'une d'un volume de publication qui est absolument considérable. Merci pour vos réponses. He je je le comprends euh tout à fait.
Je comprends que vous ayez pas forcément tous les éléments sur les posts que je vous cite, mais effectivement des réponses notamment écrites me serait utile. C'est pour ça que j'essaie aussi d'inscrire ces exemples dans une question plus large sur le le traitement éditorial, notamment le traitement de l'actualité politique à l'ône des archives, comment les règles sont édictées. Je vais vous donner juste deux derniers exemples.
On clôturera cette partie sur la neutralité si vous le voulez bien. Je vous ai cité donc ce poste du 19 juillet 2024, quelques jours seulement après les élections législatives où en fait vous mettez ce refus de plusieurs dizaines de députés des Macronistes au députés d'extrême gauche de serrer la main au Benjamin de l'Assemblée nationale qui est un député du Rassemblement national. Vous le mettez en rapport et vous vous faites un poste en disant serrez la main des membres de l'extrême droite.
C'était déjà un sujet en 1989. J'ai trouvé aucun tweet, aucune publication de LINA mettant notamment en rapport l'alliance entre l'extrême gauche et euh la gauche, donc entre LFI et le nouveau euh Front Populaire. Pourquoi est-ce que vous avez pas voulu appliquer une sorte de symétrie ?
Et enfin, sur cette symétrie, j'ai trouvé un tweet de Lina le 27 juin 2024 qui parlait de la dissolution du GUD, un groupeuscule d'extrême droite, mais je n'ai jamais vu le moindre tweet mentionnant la dissolution de la jeune garde. Tristement d'ailleurs au cœur de l'actualité en ce moment, ça a été prononcé en conseil des ministres le 12 juin 2025. On voit à quel point ce mouvement de la jeune garde est au cœur aussi des violences politiques et qu'elles peuvent aussi être mises en regard d'événements historique.
Pourquoi à chaque fois il y a un projecteur qui est braqué par LINA sur l'extrême droite que vous qualifiez mais jamais sur des faits d'actualité historique de l'extrême gauche ? Est-ce que vous avez pas l'impression, vous êtes arrivé très récemment, donc je comprends votre réponse, mais est-ce que vous avez pas l'impression à l'one des remarques et des tweets que je vous cite qu'il y a un peu un de poids de mesure ? Encore une fois, je je ne peux pas vous répondre sur un biais spécifique qui concerne quelques tweets que vous évoquez sur une publication qui est massive.
Je on vient de me signaler, je vais je vais vous donner cet exemple et je propose vraiment encore une fois de vous répondre par écrit, de répondre par écrit à l'ensemble des des cas que vous évoquez euh et sur la politique éditoriale de manière générale, mais euh sur le le président élu au Chili, c'est lui-même qui a annoncé nommer des personnalités proches de Pinochet qui était ces les anciens avocats. de il desmêm qui sont faits par l'actualité. Donc c'est difficile de vous répondre en séance sur quelque chose qu'on a publié à ce moment-là dans un contexte particulier.
Euh mais encore une fois avant que le rapporteur change de sujet juste là-dessus parce que peut-être sans sur les exemples précis, on comprend que vous avez du mal à répondre mais peut-être sur le si le rapport me le permet sur le le cadre général que même chevau vous avez fixé à vos équipes éditoriales. On appelle ça des community managers, c'est des gens qui gèrent les réseaux sociaux. Certes, vous n'êtes pas soumis à la loi de 1986 de pluraliste de l'information, d'indépendance et d'honnêteté, mais quelles sont les consignes que vous avez donné pour vous assurer qu'effectivement et à chaque instant, il n'y ait pas de biais éditoriaux ?
Voilà, certes, le rapporteur prend quelques exemples, mais je lui fais confiance et sans doute que ça peut-être dénote une ligne une ligne éditoriale ou peut-être un certain bien. Donc vous nous répondez par écrit sur les exemples précis et le rapporteur l'accepte donc on vous en remercie. Mais est-ce que vous pouvez nous dire précisément les lignes que vous fixez aux personnes qui gèrent les réseaux sociaux pour garantir le pluralisme politique, l'indépendance, l'honnêteté de l'information ?
Merci monsieur le président. Alors, nous avons trois axes éditoriaux structurants euh qui sont partagés avec l'ensemble des journalistes, community managers, documentalistes qui compose la rédaction de de LINA. Axe 1, LINA éclaire l'actualité.
Qu'est-ce que nos fonds disent d'aujourd'hui ? Axe 2, LINA transmet et partage des savoirs. Comment rendre la connaissance désirable, accessible et utile.
Axe 3, l'INA partage, l'histoire des images et de la culture populaire. comment faire découvrir au public des moments de notre culture commune. Nous avons aussi, je vous le rappelais dans ce support, dans ces documents internes qui définissent la ligne éditoriale des règles qui sont partagés par toutes les équipes qui nécessitent où on demande à ce que les traitements soient non partisans représentant une diversité de points de vue ne participant pas à la polarisation de la société et du débat public avec une exigence, je le rappelais, de qualité constante sur le fond comme sur la forme.
Donc ça c'est pour notre contrôle interne avec effectivement une hiérarchie qui s'assure que ces règles soient respectées. Nous réfléchissons par ailleurs et ça fait partie de nos chantiers stratégiques prioritaires. Nous avons engagé une réflexion autour de la pertinence de la création d'un comité relatif à l'honnêteté, à l'indépendance et au pluralisme de l'information et des programmes.
Je sais que ce sujet a été au centre de vos débats au sein de cette commission et et nous serons très attentifs à vos conclusions sur ce point parce que c'est une interrogation que nous avons en interne. Et j'ajouterai, je serais heureux si la rapporteur l'accepte que vous nous répondiez aussi sur le traitement de l'affaire Morandini qui est un sujet éminemment important parce que effectivement il a été condamné pour corruption de Mitur maintenu à l'antenne mais il y a trois tweets en 3 jours de Lina et on peut se demander si c'est vraiment le rôle pour le coup de Lina et encore une fois vous voyez le rapporteur parfois on a des différents. Je pense que mais mais mais s'il y a des billets éditoriaux, il faut aussi être capable de de le dire.
Moi je pense que si quand Lina traite un un président argentin qui se qualifie lui-même d'extrême droite et qui a des ministres de Pinochet dans son gouvernement, je pense que Lina peut éclairer l'histoire. Mais c'est vrai que là par exemple une question très concrète et puis je laisse le rapporteur passe à autre chose. L'affaire Morandini et encore une fois on l' on l'a dénoncé ici et le rapporteur et moi de son maintien à l'antenne.
Donc je vais être très clair mais c'est vrai qu'on regarde le compte de Lina et on voit trois tweets en 3 jours sur le sujet. On se demande en quoi Lina finalement éclaire le débat public en faisant trois tweets sur l'affaire Morandini. Euh voilà.
Bon, je crois pas que ça soit des archives majeures dans le patrimoine audiovisuel du pays sans vouloir être offensant. Monsieur Morandini qui fait des émissions depuis des années. Mais enfin que Lina fasse trat trois tweets là-dessus, on se pose la question quand même.
C'est un tout petit peu différent. C'est que Lina a aussi une revue des médias. Euh là, il s'agit de d'article, hein, euh voilà écrit euh et que cette revue des médias a comme objectif de parler en général de l'évolution des médias.
Euh et donc à ce titre effectivement euh on s'intéresse à la ferme Morandinique comme à bien d'autres éléments relatifs à la vie des médias, que ce soit les médias audiovisuels, les médias écrits et cetera. C'est une revue en ligne euh qui est assez suivie par un public de chercheurs et d'étudiants et de journalistes également. La rapporte avancer là, je faisais référence et on vous envoira la question par écrite de tweet IA 5 février, 6 février, 7 février, on se pose quand même la question de la ligne éditoriale ou en tout cas de la manière dont vous gérez effectivement les réseaux sociaux de de Lina.
Monsieur Rorteur, je vous laisse continuer. Oui, merci monsieur le président. dans une toute dernière question he comme comme prévu sur ce sujet de la neutralité.
Si je vous en parle, c'est parce que c'est un une publication que LINA a faite en pleine campagne des élections législatives. On était quelques jours à peine, c'était le 2 juillet 2024. De mémoire, le deuxème tour des élections législatives avait lu, se tenait le 7 juillet 2024.
Donc vous voyez à quel point c'est un moment qui est important. El Lina décidait alors de faire la promotion d'un collectif de rappeurs qui avait sorti un titre la veille, je cite "Pour dénoncer l'extrême droite en France". Alors, vous expliquer son titre.
Nopassar est inspiré du célèbre slogan anti-fasciste, retour en archive sur les origines de l'antifascisme et vous proposez donc un article sur les origines de ce slogan emprunté à l'ultra gauche. Bon, cette semaine, je pense que tous les Français ont eu l'occasion malheureusement et tristement de découvrir le vrai visage de l'ultra gauche et de l'antifascisme de ces mouvements ultraviolents. Comment est-ce que vous expliquez qu'à peigne quelques jours seulement après le deuxème tour d'une élection législative déterminante en France, LINA décide de braquer le projecteur sur des mobilisations antifascistes contre, je cite la prétendue extrême droite.
Tout ça pour dire et ce sera ma dernière question, mais je vous ai cité un certain nombre d'exemples. Je pense qu'on voit une ligne éditoriale sur les réseaux sociaux relativement partisane alors qu'on attend de LINA simplement d'être le vecteur et le miroir des archives qui appartiennent à l'ensemble des Français. À nouveau et ce sera ma dernière question, pourquoi un tel engagement politique de la part d'une institution publique qui euh doit simplement être un passeur, un porteur d'histoire mais ne en rien éditorialiser du contenu et des sujets politiques contemporains ?
Je vais vous faire la même réponse, monsieur le rapporteur. Nous nous répondrons sur ce point précis en regardant les conditions. Donc ce que ce que fait Lina, comme vous l'a rappelz Agnè Chavau, c'est la contextualisation qui est tirée en partie d'événements d'actualité.
Donc les raisons pour lesquelles le la vidéo que vous mentionnez a été publiée, nous allons les expliquer pour sur des c'est fondé sur des motifs éditoriaux que nous expliquerons parce que c'est le le contexte de chaque de chaque publication. Euh après, je j'insiste à nouveau sur le fait que il faut regarder ces publications dans leur ensemble euh y compris des publications euh qui euh ont des tonalités sans doute beaucoup plus défavorables à d'autres à d'autres parties du champ politique parce que ça n'est pas euh le euh le le euh le ce n'est pas le politique ou ce n'est pas ce ne sont pas les choix politiques qui guident la décision de de publication et d'éditorialisation de LINA. Mais encore une fois, je le dis, nous sommes prêts à travailler sur le euh les le les moyens d'assurer que euh le pluralisme est complètement respecté euh à LINA et que euh l'ensemble de ces euh contenus euh euh éditorialisés ne sont pas partisans.
Je peux pas vous dire mieux à ce stade. Merci. Et pour comprendre qui gère vos réseaux sociaux, est-ce que c'est un journaliste ?
Est-ce que c'est un community manager ? Est-ce que c'est l'IA ? Est-ce que c'est Non, ce n'est pas l'IA, monsieur le président.
Euh c'est une c'est une c'est la direction éditoriale au sein de laquelle il y a une une rédaction qui est composée de de 25 journalistes et à peu d'équivalent de de documentalistes et avec eux qui gèrent les réseaux sociaux. Il y a 25 personnes pour gérer vos réseaux sociaux Twitter. Alors c'est pas que les réseaux sociaux.
Normalement la question c'est les réseaux sociaux qui gèrent vos réseaux sociaux. Oui, mais au sein de cette rédaction, enfin il il y a 25 personnes qui gèrent toute l'actualité qui est produite par Lina. D'accord ?
Donc cette actualité, elle peut être sur YouTube, elle peut être sur X, elle peut être sur Instagram, elle peut être sur TikTok. Euh et elle peut aussi elle contribue aussi euh à des émissions. C'est aussi en son sein que sont fabriquées les des émissions comme l'inattendu par exemple qui est l'émission qui est hebdomadaire diffusée sur donc il y a pas un responsable de Twitter chez vous.
Il y a pas il y a il y a des responsables des réseaux sociaux, il y a pas un responsable de Twitter en partie. Il y a des responsables des réseaux sociaux. D'accord.
Euh et nos passassaranes. Euh je encore une fois on vous répondra plus précisément euh par euh par écrit, mais c'est une vidéo qui raconte le contexte historique de cette expression euh reprise effectivement euh dans les manifestations antiennes. Donc encore une fois, le but c'est d'éclairer des Français sur qu'est-ce que ça veut dire que no pasaran et d'éclairé sur le contexte historique.
Ce n'est pas un traitement partisan. Et voilà, je reviens pardon sur la juste pour la faire encore une fois vous avez une revue des médias qui a un compte Twitter dédié et il s'agit pas d'invisibiliser ce sujet et on en a parlé ici avec monsieur le rapporteur, on a été très clair tous les deux sur ce sujet mais voilà je redis quand on voit comme vous avez ce compte Twitter dédié à la revue des médias et que sur le compte de Lina qui pour moi est plutôt un compte d'archive de valorisation du patrimoine, il y a trois tweets de suite. Il y a même Lina reposte le tweet du jour précédent.
Enfin, c'est quand même assez inédit. C'est que vous faites un tweet le 5 février sur Mordini, le site vous le repostez le même poste vous avez déjà fil à 2 jours. Voilà, c'est mon avis personnel mais on se demande si le compte Twitter de Lina pas plus vocation à valoriser les archives du patrimoine audiovisuel et comme vous avez en plus un compte Twitter dédié à l'actualité des médias qui s'appelle la revue des médias là traiter les questions effectivement de médias.
Mais je veux pas prolonger parce que je me rapporterai beaucoup de questions. Merci monsieur le président. Et encore une fois bon sur le sujet noaran la valorisation de de l'ultra gauche dans le contexte.
Je rappelle hein le le le timing de la publication de de de ce poste sur les réseaux sociaux c'était 5 jours avant le 2e tour de l'élection législative. On peut mettre en perspective la lutte de l'ultra gauche contre l'extrême droite, mais de le faire quelques jours à peine seulement avant un second tour d'élection législative déterminant, en reprenant d'ailleurs une mobilisation de rappeurs engiaagés contre l'extrême droite et mobilisation contemporaine. Ça interroge.
Je pense que vous pouvez en convenir que vous n'ayez pas eu le temps et je l'admets de de voir chacun des posts que je cite. J'en conviens et et je serais ravi d'avoir vos réponses par écrit, mais vous pouvez convenir que dans un moment en plus de campagne électorale, on a appris avec monsieur le président d'ailleurs, il pose beaucoup de questions sur le sujet et je trouve ça totalement légitime. On a pris par exemple que France 5 du jour au lendemain en période de campagne électorale lors des municipales avait décidé dans ces émissions de flux de ne plus inviter d'invités politiques pour essayer d'avoir une une espèce de distance.
Bon ben Lina, on peut attendre une vraie distance dans la valorisation des archives et dans sa mission historique. 5 jours avant un deuxème tour des élections législatives, Lina poste sur ses réseaux sociaux une sorte de publication qui explique un peu l'histoire des de desmobilisation contre l'extrême droite et tout ça pose question. C'était tout le sens des différentes questions que je vous ai posé.
Je voudrais maintenant peut-être qu'on ouvre un un le 2è sujet notamment de cette commission d'enquête sur le fonctionnement et le financement des entreprises de l'audiovisuel public. Donc je voudrais revenir sur notamment le coût votre budget, l'évolution de vos dotations. Euh si j'en crois le projet de loi de finance pour 2026, les dotations publiques que vous versera cette année l'État à LINA s'élèveront à 150 millions d'euros.
Euh c'est l'équivalent du budget de fonctionnement. Alors, je je vous laisserai préciser sur le le montant exact. Peut-être que ce que j'ai pu lire dans le projet de loi de finance n'est pas tout à fait exact.
Je voudrais simplement revenir sur votre modèle économique parce que je vous l'ai dit en introduction, moi je suis très attaché au contenu de LINA. Je suis notamment abonné euh des fameuses Madeleines. Donc je m'acquite euh des 30 € par an ou des 2 €99 € par mois, ce qui peut paraître un montant anodin, mais on sait la mobilisation que certains groupes parlementaires ici à l'Assemblée ont fait pour le lorsque les 5 € d'appel ont été rabotés chaque mois, c'est pas juste un montant anodin, surtout quand on voit les dotations publiques qui sont fournies à LINA chaque année.
Est-ce que vous pouvez nous donner plus de précision sur votre modèle économique ? Comment est-ce que vous êtes financé et pourquoi alors que LINA et un peu le les archives représentent les archives nationales qui doivent être accessibles au plus grand nombre à des millions de français ? Pourquoi faire ce choix de demander à des gens qui veulent accéder à ces archives une contribution financière même de 3 € par mois ?
Pourquoi avoir réalisé ce ce choix ? Alors, c'est tout le sujet central du des modalités de financement du service public. euh la contribution à l'audiovisuel public antérieurement puis désormais la dotation budgétaire qui lui a succédé ont vocation avait vocation euh ont vocation à financer les missions de service public euh de LINA que j'ai rappelé tout à l'heure.
La difficulté, c'est que le développement, les capacités de développement, de croissance et de respect d'émission des organismes de l'audiovisuel public repose également sur la la capacité, la possibilité d'aller chercher des ressources commerciales quand la ressource publique est insuffisante. Alors, on peut se poser la question effectivement de la tarification de l'exploitation de certaines archives. En réalité, une partie une partie des productions de LINA sont accessibles au grand public.
Mais si on veut valoriser le reste des archives, si on veut les valoriser correctement, les restaurer, les mettre à disposition. Donc si vous êtes un fidèle de Madeleine dans des dans des standards de qualité qui sont euh de très haut niveau, euh on est obligé d'aller chercher le financement pour le faire. Et aller chercher le financement pour le faire, c'est un financement qu'on va chercher sur l'usager.
C'est une question assez transverse du service public. Je je ne sais pas si la comparaison est strictement acceptable, mais le contribuable a pu payer un réseau ferroviaire très cher et on considère que il est légitime que ceux qui utilisent les transports, qui utilisent en priorité ce réseau ferroviaire paye leur billet de train. C'est un peu la même logique et elle traverse à peu près tout le service public.
Ne pas le faire et ne pas le faire payer. Si je comprends, si j'essaie de décrypter votre question, ne pas le faire payer, ça reviendrait ça reviendrait à demander de la redevance ou ou de la contribution publique supplémentaire. J'ajoute un deuxième point, c'est que s'agissant de ces produits spécifiquement, ça nous permet de rémunérer les ayants droits euh euh puisque nous percevons des recettes commerciales et que nous ne pourrions pas rémunérer les ayants droits si euh euh si euh c'était financé uniquement sur de la contribution publique.
Donc ça permet aussi de respecter l'ensemble de la chaîne de droit et les et les et les créateurs concernés. Voilà. Donc il peut y avoir débat avec l'État, avec la tutelle, avec la représentation nationale sur la part des du financement propre qui doit être celui d'une entreprise ou d'un établissement de l'audiovisuel public.
Euh pour ma part, je considère, même si je euh continuerai à demander euh ce qui me semble nécessaire et légitime pour financer la part des missions de services publics, euh je pense qu'il est notre responsabilité d'aller maximiser euh les recettes propres euh des des entreprises publiques parce que c'est la période qui le qui le justifie. On connaît l'état des finances publiques. Merci pour pour votre réponse.
Effectivement, les 150 millions d'euros que que je cité, c'est le budget de de LINA. Donc, il y a une partie de de dotation publique. Quand on le compare et j'essaie de le comparer avec des éléments comparables, notamment les dépenses d'archives de l'État.
Les dépenses d'archives de l'État, elles se lèvent à 53 millions d'euros tout compris. et je parle des archives nationales mais aussi de l'ensemble des dépenses de les tard en la matière. Quand on compare ces deux budgets, est-ce que vous jugez acceptable de demander aux Français qui veulent accéder à ces archives qui leur appartiennent d'une certaine façon, c'est un actif public de payer un abonnement chaque mois ?
Voilà, c'est pardon d'être insistant mais c'est tout le sens de ma question. Quand on compare ces ces deux budgets, on peut se dire que plus de 150 millions d'euros, c'est une somme qui est importante. Pourquoi alors décider de rendre payant l'accès à ces archives qui sont des actifs publics qui appartiennent aux français ?
La réalité. Alors, d'abord sur le différentiel de sur le différentiel de montant par rapport au aux archives, je connais je ne connais pas dans le détail leur structure de coût, mais la réalité c'est que l'INA aujourd'hui est devenue une entreprise technologique, une entreprise de haute technologie qui exerce son métier et notamment l'ensemble du dépôt légal ou le recueil des archives avec des des outils qui ont nécessité des des investissements considérables. On n'est pas exactement sur les sur les le même processus de recueil des archives pour l'un et pour l'autre.
J'en reviens à votre question sur le la tarification. La réalité c'est que si nous n'étions pas en mesure de facturer ces cette mise à disposition euh exhaustive et intégrale des des des documents que nous que nous mettons sur Madeleine dans une qualité, je le répète, de très haut niveau, nous ne le ferions pas car nous ne saurions pas le financer. Donc qu'est-ce qui se passerait ?
Nous conserverions nos archives, nous remplirions notre rôle, une partie de notre rôle qui consiste à effectivement recueillir l'ensemble des archives audiovisuelles, assurer le dépôt légal par ailleurs et nous laisser la poussière dessus sans être en capacité de les exploiter davantage que quand on les met par courts extraits à la disposition du grand public. Donc euh c'est une question euh que peut tout à fait poser la représentation nationale euh pour euh euh pour changer le mode de financement. J'ai envie de vous dire si euh la représentation nationale considère à un moment que cette mise à disposition extensive qui est qui est un progrès hein qui a considérablement changé la l'exposition des archives audiovisuels du pays qu'elle doit être faite à titre gratuit.
Ça justifiera un financement par la ressource publique complémentaire. Je ne suis pas sûr que ce soit à l'ordre du jour, mais je m'en réjouira si c'était le cas. Merci pour pour vos réponses.
Donc je je l'ai dit hein, ce sera la dernière question sur le sujet, mais vous lanciez donc le 19 mars 2020 à la plateforme des Madeleines que que j'apprécie beaucoup. vous dans le rapport de la Cour des comptes, on peut lire que ce lancement a bénéficié notamment de l'impact favorable du confinement, mais dans le rapport, on ne voit pas, il ne mentionne pas les bénéfices de cette plateforme qui, je le rappelle donc est payante. Elle est facturée un peu moins de 3 € par mois.
Est-ce que vous pouvez nous dire factuellement combien est-ce que ces abonnements rapportent, combien la plateforme coûte ? Quels sont aussi au fond les grands indicateurs que vous poursuivez pour suivre la performance financière de LINA ? Même si on aime beaucoup PR avec le rapporteur, c'est pas des Madeleines.
Madeleine, je juste la plateforme s'appelle Madeleine. Allez-y ! Absolument.
Pas pas pas complètement par hasard néanmoins. Euh euh alors on pourra vous donner ces chiffres là. Encore une fois, je si vous nous aviez transmis ces questions, je me serais fait un un plaisir de vous de vous remettre des éléments de comptabilité analytique sur le sujet, notamment toutes les recettes directes à mettre en face des coûts directs de Madeleine.
C'est un peu plus compliqué sur le coût complet, même si on y travaillera comme dans toutes les entreprises publiques, mais nous vous transmettrons ces informations par écrit. Merci pour vos réponses et effectivement si vous pouvez nous transmettre toutes ces réponses à l'écrit, ce serait très intéressant pour nous. Mais peut-être pour dézoomer un peu plus, quels sont aujourd'hui au-delà de cette plateforme que je citais, quels sont aujourd'hui les principaux indicateurs que vous suivez ?
Parce que vous avez pas, comme les chaînes d'autres visuels publics, les chaînes radio et les chaînes télévision, des mesures d'audience. Vous avez pas médiamétrie, vous avez pas ce type de de d'étoile du nord pour guider un peu vos résultats. Quels sont les grands indicateurs que vous poursuivez vous de façon hebdomadaire ou mensuelle pour voir si le travail effectué par LINA auprès des Français est pertinent ?
Comment est-ce que vous jugez de la qualité du travail mené par l'ensemble des équipes ? Je je si vous permettez, monsieur le rapporteur, je reviens deux petites secondes sur Madeleine parce que c'est un chiffre public qu'on connaît très bien et que je peux vous citer. Donc Madeleine compte 100000 abonnés payants.
Euh donc ça fait partie cette progression du nombre d'abonnés fait d'ailleurs partie de nos indicateurs dans le sein dans au sein du contrat d'objectif et de moyens euh dit comme 6 qui n'a pas été signé avec l'État mais que néanmoins nous respectons. Nos indicateurs sont des indicateurs principalement d'audience. Donc Fabrice Lacroix vous mentionnait 2 milliards de 100 millions de vidéos vu par an, 16 millions d'abonnés sur nos plateformes, c'est-à-dire nos comptes Instagram, nos comptes Instagram, Facebook et et YouTube notamment.
Voilà, ça fait partie des indicateurs et nous voyons comment ces indicateurs progressent et qui indiquent la satisfaction des Français. Par ailleurs, il nous arrive de faire des enquêtes complémentaires pour mieux mesurer l'aspect qualitatif. Et dans la dernière enquête que nous avions réalisé, euh c'est là où on on s'aperçoit que 84 % des Français connaissent LINA, ont été en contact avec des productions, des vidéos de LINA, que deux jeunes Français sur trois nous suivent et que 91 % des Français font confiance aux vidéos de Lina.
Donc ça fait partie, voyez, des indices de satisfaction que nous suivons de très près de façon à à mesurer effectivement à la fois notre impact et la satisfaction que les Français ont du service que nous leur rendons. Merci pour votre réponse. Une question tout aussi large, je pense que vous n'ignorez pas que bon le public, on a eu tendance à beaucoup le rappeler lors de cette commission d'enquête, c'est 4 milliards d'euros par an.
Ça compte un peu plus d'une centaine de chaînes télévision et et radio publique. Je ne parle pas non plus d'institutions comme la Bibliothèque nationale de France, la BNF, qui avec un budget de 250 millions d'euros annuels dans un ordre de grandeur similaire au vôtre, assume des missions d'ailleurs un peu plus larges et d'autant plus complexes aussi qu'elle doit faire face à des stocks matériels sans manquer aussi le virage de de la numérisation. Dans ce contexte de simplification, d'efforts aussi budgétaires, d'optimisation que l'on essaie de trouver et notamment d'évolution aussi vers des usages numériques.
Est-ce que vous pensez que demain LINA gagnerait par exemple à être fusionné avec la BNF ? Est-ce que l'ADN et les missions fondamentales de ces deux établissements ne pourraient pas être conciliés dans un grand établissement pour optimiser notamment les coûts ? Alors, on peut évidemment réfléchir à tous les rapprochements possibles, mais j'appelle votre attention sur le risque à multiplier les perspectives de rapprochement avec des organismes tous différents.
Il y a une partie audiovisuelle publique auquelle à laquelle nous sommes naturellement euh rattachés ou dans le périmètre de laquelle nous nous trouvons puisque nous assurons des missions pour l'audiovisuel public, des missions qui nous ont été confiées par la loi et que nous sommes naturellement par les outils, les méthodes, le mode de fonctionnement lié à cette ensemble de l'audiovisuel public. S'il faut y ajouter la perspective d'un rapprochement avec d'autres opérateurs d'un autre champ, je pense qu'en réalité on ne va pas construire on va on ne va pas tracer la route d'économie budgétaire mais construire des opérateurs d'une taille absolument gigantesque et ingouvernable si vous voulez mon mon sentiment sur le sujet au demeurant sur la question spécifique que vous posez nous avons des outils, comme je vous le disais des outils et des méthodes qui sont radicalement différents de ceux de des organismes que vous de l'organisme que vous citez. Et la réalité de ce que serait une fusion, méfions-nous d'ailleurs, je le dis, d'une fusion purisimple. une fusion.
Le le premier effet d'une fusion particulièrement dans le secteur public, c'est que ça coûte et croyez-moi, et nous pourrons en discuter si vous le souhaitez, mais je je l'ai vu à l'œuvre, les premiers effets d'une fusion, c'est un coût. Alors, peut-être que c'est un investissement pour l'avenir, mais comme souvent le coût et certain, le les bénéfices sont un peu plus sont différés et un peu moins tangible en l'espèce en terme opérationnel de de mode de collecte et de dépôt de de dimension technologique de l'activité Je pense que un tel rapprochement n'aurait pas beaucoup de sens. Après, il reviendra à la représentation nationale de faire ses choix, mais voilà, nous pourrons l'expliquer de manière plus spécifique et détaillée.
Merci. Et et à ce stade, le projet pour l'instant, mais il est pas final, c'est plutôt de Lina participe à la à holding. Mais il y aura un dernier débat, je l'espère, l'appel de mes vœux dans cette émiss pour pouvoir trancher cette question importante de l'avenir de viuel public.
Monsieur rapporteur, on doit terminer. On a encore un petit quart d'heure. Merci monsieur le président.
Mais donc pour revenir sur cette hypothèse, pourquoi pas demain de fusionner ou de rapprocher la BNF, la Bibliothèque nationale de France qui a un peu les mêmes enjeux d'archives notamment de de virage vers la numérisation Elina. Pour vous c'est un rapprochement ou une idée qui vous paraît inenvisageable, inadapté ou au contraire il peut y avoir des pistes de synergie. Quel est votre avis précis sur ce sujet ?
Alors, vous me laisserez évidemment encore un peu le le temps de m'imprégner de de toute la manière dont fonctionne Nina. Je ne dis pas que l'idée théorique euh quand on la présente comme ça n'a ne n'a pas de euh n'a pas de sens. Je dis simplement que quand on rentre dans le détail des missions euh des de de l'un et de l'autre et dans la manière dont ils assurent leur mission, en réalité nous ne faisons absolument pas les choses de la même manière.
Donc euh euh je je je pense que vouloir faire fusionner des structure, des établissements qui ont des objectifs aujourd'hui assez bien identifiés, assez bien euh assez bien dont le périmètre est assez bien connu et qui fonctionne selon des logiques, y compris technologiques radicalement différentes me semble davantage un risque de créer du coût pour la puissance publique plutôt que de créer des synergies et des économies, mais je pourrais vous répondre de manière plus détaillée quand j'aurais étudié cette idée car pour l'instant je je vous avoue qu'elle me elle me semble elle me semble extrêmement théorique. Donc juste pour bien comprendre, plus une holding avec le duel public, mais comme le dit le rapporteur qui est une idée à mon avis pertinente, un partenariat stratégique peut-être avec la BNF qui est pas fait aujourd'hui, enfin je sais pas, vous avez un partenariat je voulais avec la B Oui oui il a un partenariat d'C Oui tout à fait les trois opérateurs du dépôt légal français que sont la BNF, le CNC et l'INA ont très tôt organisé des mutualisations partout où elles sont possibles pour l'accès à leur collection respective qui se fait à Paris dans une salle commune au rez-de-jardin de de la BNF et dans 50 lieux partenaires de l'INA, musée, bibliothèque, centre archive sur l'ensemble du territoire. Donc en fait, on a mutualisé de façon à ce que sur le même poste vous puissiez avoir accès euh à des collections à des collections communes.
Il y a il y a bien sûr un rapprochement et d'ailleurs le dépôt légal de l'INA qui est accessible que les dans les enceintes de de l'INA est consultable au r de jardin de de la bibliothèque nationale de France. Merci. précieux d'avoir cet élément.
Monsieur rapporteur, je j'insiste, monsieur le président, monsieur le rapporteur, euh c'est en tout cas à titre personnel, je je n'ai pas de tabou sur la manière dont on peut rapprocher les structures publiques, mais ça ça fait 25 ans que je travaille pour des organismes publics. 20 ans entre 25 ans, j'étais commencé à la direction du budget au ministère des finances. Euh je les les logiques de fusion, il faut vraiment je pense euh en établir l'étude d'impact et l'intérêt euh stratégique, financier, opérationnel avant de les engager sur voilà sur une logique de simplification qui en réalité dans un certain nombre de cas produit produit du surcût et de l'inefficience pour la collectivité.
Mon mon ma conviction, c'est qu'on peut sans même faire de fusion, et ça je je suis très attaché à ça, mais on peut sans faire de fusion euh très largement mutualiser les efforts de nombreux organismes publics. Et ça, je pense que nous n'y échapperons pas. C'est l'intérêt, c'est un intérêt pour la collectivité et je pense que tous les responsables d'établissement public ou d'entreprise publique aujourd'hui le savent et et sont prêts et sont prêts à le faire.
Merci pour vos réponses. J'ai observé dans le rapport de la Cour des comptes qui a été publiée en février 2024, il soulligne que l'augmentation des charges de LINA a été aussi rapide que celle de son chiffre d'affaires. Je vais citer l'extrait du rapport qu'on peut lire page 7.
On observera que si sous la période sous-revue le chiffre d'affaires augmente, malheureusement les charges augmentent au même rythme et cela compte tenu des charges d'investissement pourtant considérable. Bon, vous en conviendrez généralement la croissance d'une entreprise correspond aussi à cette croissance et à cet écart entre ses recettes et ses coûts pour accroître ses marges. Quand un budget croit, on a en droit d'attendre un certain nombre d'économies d'échelle qui sont autant de gains de productivité supplémentaire.
On lit d'ailleurs page 45 de ce rapport de la Cour des comptes que le soutien accru de l'État ne saurait dispenser l'institut de tout effort visant à identifier des leviers d'économie et de gains de productivité. Fin la citation. Quelle est la stratégie financière de l'INA à long terme pour contenir l'augmentation de ses charges, pour dégager des marges, pour dégager de nouvelles possibilités d'investissement ?
Au fond, quels sont les grands leviers d'économie que vous avez identifié, vous êtes arrivé il y a peu de temps, mais quels sont les grands leviers d'économie que vous avez identifié pour répondre aux efforts préconisés par la Cour des comptes ? Merci monsieur le rapporteur. Alors, j'ai une réponse en en plusieurs temps.
Bon, c'est d'abord une bonne nouvelle que pour inverser le propos le chiffre d'affaires progresse au même rythme que les charges. Ça n'est pas toujours le cas comme vous le savez dans les structures publiques, surtout quand elles sont sous sous contrainte de ressources publiques fortes. La Cour dit aussi dans ce même rapport que la pertinence et l'évolution des charges et investissements engagés ne doivent pas être apprécié à l'ôre du seul critère des ressources propres mais aussi à celui de la qualité des missions qui lui sont dévolues.
Ainsi, certaines missions de LINA ne produisent pas ou peu de revenus alors qu'elles supposent d'importantes dépenses. L'exemple type, c'est le dépôt légal que je vous donnais tout à l'heure, l'exploitation des archives. despô légal qui a doublé entre 2015 et 2022 et qui ne produit aucun revenu euh qui euh est partie fait partie fait partie intégrante de la de la mission de l'INA et qui n'a pas été financé sur la période sous revue de la Cour des comptes par de la ressource publique supplémentaire.
Et donc on est confronté à cette difficulté et on arrive hein d'ailleurs à un palier dans le l'évolution de nos nos recettes commerciales. Je le disais, on est confronté à cette difficulté euh qui nous oblige et c'est très normal à assurer nos missions de service public historique qui continuent à croître pour des raisons de volume mais sans ressources supplémentaires et à essayer parallèlement de dégager des ressources commerciales qui ne sont pas totalement englouties ou absorbées par les coûts de de de traitement de sémission. Donc on va travailler et là encore pardonnez-moi de vous faire une réponse un peu évasive mais je serai en matière financière extrêmement précis à l'avenir.
Laissez-moi quand même le le temps de dessiner ma feuille de route mais je vous dis sur quoi elle portera. Nous aurons évidemment la discussion sur la ressource publique et sur le coût du service public parce que nous devons avoir cette discussion avec l'État et les pouvoirs publics. même si je ne monnais pas la situation des des finances publiques, mais nous continuerons à développer le chiffre d'affaires commerciale dans la mesure où nous le pouvons.
Et pour développer le chiffre d'affaires commerciale dans la mesure où nous le pouvons, car c'est un enjeu, j'ai envie de dire de de développement et même de pérennité de de l'Institut national de l'audiovisuel, nous devons investir dans les outils qui nous permettent de le faire. On a évoqué l'intelligence artificielle tout à l'heure et le beau suuccès.inaina.fr.
Mais euh investir dans les outils, nous sommes devenu une entreprise technologique et il faut continuer à investir car si nous ne le faisons pas en revanche, nous allons très rapidement perdre la petite avance que nous avions que nous avions prise. Et il faut modifier l'organisation. Modifier l'organisation, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire assurer la transformation des métiers, assurer le le la qualification des équipe de LINA pour qu'elle soit capable de répondre à la fois aux nouveaux usages et aux nouveaux outils qu'on met en place qui ne leur sont pas forcément natifs car on n'archive pas, on n'indexe pas, on ne traite pas les archives audiovisuels en 2026 comme on le faisait il y a encore 15 ou 20 ans. Et donc c'est notre enjeu. Est-ce que ça va se faire de manière simple et évidente ?
Certainement pas. Nous subissons la contrainte économique comme tous les autres opérateurs, mais nous nous prioriserons, j'ai envie de dire, nos nos efforts pour dans l'objectif de de de maximiser nos revenus et de nous permettre de continuer à nous développer. Et je vois dans le rapport de la Cour des comptes un certain nombre de de recommandations notamment de contenir l'évolution de la masse salariale en jouant sur l'ensemble des leviers possibles.
C'est la deuxième d'ailleurs recommandation. Est-ce que vous allez poursuivre cette recommandation de de la Cour des comptes ? Quels sont les efforts sur la masse salariale que vous allez poursuivre et acter dans les prochains mois ?
Monsieur le rapporteur, vous lisez sans doute beaucoup de rapports de la Cour des comptes. Euh moi aussi, j'en ai subi même quelques-uns. On a connu la Cour des comptes plus précise sur ces recommandations.
Euh et je je regrette pour ma part euh que cette recommandation soit un peu générale et un peu vague dans ce rapport, même si objectivement ce rapport est excellent. J'invite d'ailleurs les Français à le lire. Je sais pas si ils ont euh voilà, ils ont envie de lire intégralement un rapport de la Cour des comptes, mais c'est très intéressant et ça dit beaucoup de choses sur LINA.
Euh oui, nous allons poursuivre les forces sur la masse salariale, mais j'aimerais vous faire une petite réponse quand même pour que les Français ne se fassent pas de fausses idées sur le sujet et en me fondant sur le rapport de la Cour lui-même. Allez-y. sur le périmètre des dépenses de personnel prévu dans les comes successives.
Donc signé avec l'État, la masse salariale de l'INA est passé de 66,5 millions d'euros en 2015 à 67,5 millions d'euros en 2022, soit une hausse globale cumulée de 1,4 % sur 7 ans et une hausse moyenne annuelle de 0,2 %. Vous êtes parlementaire, vous suivez d'autres structures publiques. 0,2 % de hausse moyenne annuelle de la masse salariale pour une un institut national de l'audiovisuel qui a euh développé sa production comme jamais auparavant, c'est extrêmement faible.
Alors, la Cour euh a euh n'a pas remis en cause ses chiffres, mais a voulu y intégrer tout un tas d'éléments exceptionnels, y compris des traitements d'indemnité, de fin de carrière, de retraite ou des euh ou le la prime inflation versée en 2022 qui a été prévue par la loi d'ailleurs et qui a été versé dans de nombreuses entreprises pour établir une chronique qu'elle semble avoir considérée comme dynamique. Je vais vous donner les chiffres. Les chiffres, c'est je parle des chiffres de la cour.
Donc ceux qu'elle a mentionné dans son rapport 69 millions d'euros en 2015, 74,7 en 2022, soit une hausse globale de 8 % sur 7 ans et une hausse moyenne annuelle de 1,1 % pour une structure qui s'est par ailleurs totalement transformée. Dans le même temps, et je conclus là-dessus, selon l'INC et cette commission pourra sans peine le vérifier, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 13 %, donc 13 % versus 8, soit une hausse moyenne annuelle de 1,8 %. Comment peut-on qualifier de dynamique une hausse moyenne de la masse salariale de 1,1 % par an ?
Je pense que les Français nous entendent et ils le ressentent même au sein de leurs entreprises. Quand l'inflation L augmente de 1,8 % par an. Je précise par ailleurs et tout ce que je dis ne remet absolument pas en cause les efforts que nous continuerons à faire sur l'ensemble des postes de charge, y compris la masse salariale.
Mais je tiens à le préciser, LINA a respecté le plafonnement de sa masse salariale prévue dans le COM sur toutes les années de la période contrôlée par la Cour. Lina a systématiquement respecté le cadrage salarial qui lui était notifié par les tutelles. La cour écrit même cette phrase, alors c'est pour s'en émouvoir, vous allez la vous allez partager cette émotion avec moi, que le revenu moyen des salariés augmente chaque année à la limite du plafond.
Ben oui, c'est un peu l'objet d'un plafond de ne pas le dépasser. Donc nous avons respecté le plafond qui nous a qui nous a été donné. Et dernier point euh plus euh à mon avis plus important euh et plus significatif, la part de la masse salariale sur les charges d'exploitation est passée de 63 % en 2015 à 60 % en 2022 et elle atteint en 2025 %.
On ne peut pas parler de masse salariale dynamique. Je conteste cette interprétation. Je conclus en disant une chose, c'est que je comprends que la Cour puisse regarder la masse salariale dans les structures publiques, parfois de manière avec un un un regard un peu négatif ou dépréciatif, mais la masse salariale et particulièrement, je le constate, les salariés de l'INA, c'est aussi un actif.
Ce sont des gens qui produisent la valeur euh que nous sommes capables de dégager en touchant aujourd'hui euh des euh des volumes euh de consultation de vidéo à hauteur de 2,2 milliards par an alors qu'on était à 150 ou 157 il y a encore 10 ans. Et donc euh les arbitrages que nous aurons à faire, ils ne doivent pas être systématiquement défavorables à la masse salariale. la masse salariale qui a la capacité de transformer l'entreprise, elle sert elle sert à remplir notre mission.
Merci. Ce qui permet, on l'a pas fait à ce stade des débats mais de saluer l'engagement de vos salariés qui font vivre aussi le patrimoine audiovisuel, sa sa diversité et sa richesse et à travers vous les remercier aussi de leur engagement au quotidien. Monsieur le rapporteur, une dernière question et je devrais suspendre parce que nous avons une audition et notre invité est déjà présent.
Merci monsieur le président. Le le contrat d'objectif et de moyen entre l'État et LINA rappelle que l'INA est chargé d'une mission de conservation en fixant en fixant d'ailleurs comme première priorité stratégique la préservation et la transmission du patrimoine audiovisuel. C'est à la page 3.
Mais on voit aussi que le contrat évoque votre mission qui consiste à jeit de faire progresser la conscience individuelle et collective des citoyens en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes, de l'inclusion des personnes en situation de handicap et plus généralement de la représentation de la diversité. On peut le lire à la page 5. Cette notion de diversité qui est mentionnée dans le com, est-ce que elle fait l'objet d'une définition précise de LINA ?
Est-ce que il y a des indicateurs mesurables objectivement qui permettent d'évaluer cette représentation de la la diversité ? J'ai déjà posé la question à d'autres de vos prédécesseurs, mais c'est une notion en tout cas qui je pense pourrait être assez éclairante. Comment est-ce que vous poursuivez concrètement et mesurez concrètement l'atteinte de cet objectif de représentation de la diversité ?
Alors, je n'ai pas la réponse. J'ai trop peu de recul encore une fois pour vous donner la réponse, mais je vous la donnerai. Je vous dirai comment c'est comment c'est suivi aujourd'hui et je vous dirai aussi comment nous entendons le suivre à l'avenir.
Et j'ai peut-être juste une dernière question. On n pas du tout évoqué ce sujet mais qui m'a paraît essentiel. Le patrimoine audiovisuel vous le faites vivre sur les plateformes numériques, sur les réseaux sociaux mais c'est aussi un un un actif culturel.
On voit le succès de musée ou en tout cas de lieux dédiés à l'image dédié au numérique. Voilà, je vais pas les citer mais mais il faut un travail remarquable. On peut se demander pourquoi Lina et je vais vous le dire alors positivement, est-ce que dans votre projet stratégique, il y a peut-être la volonté de faire de LINA un lieu culturel ?
Pendant longtemps, vous faisiez beaucoup d'expositions, vous faisiez beaucoup de de de partenariat avec des festivals, vous créez même des festivals depuis ces dernières années, c'est moins le cas. Euh il y a moins enfin peut-être un peu moins en tout cas euh mais est-ce que cette volonté aussi de Ferdina un lieu culturel qui permet de donner accès aux français au patrimoine pas seulement sur les plateformes numériques. On a beaucoup parlé des réseaux sociaux de Madeleine mais aussi dans des lieux des lieux physiques.
On pourrait imaginer des partenariats avec des institutions culturelles françaises. Alors, je ne crois pas que nous ayons renoncé à le faire, mais outre que la priorité est évidemment le basculement euh euh technologique sur les plateformes qu'on a évoqué, euh la contrainte euh budgétaire et financière nous oblige aussi à prioriser nos actions. Donc aussi souvent qu'on sera en capacité de faire rayonner le patrimoine, c'est un enjeu véritablement de rayonnement du patrimoine au-delà, j'ai envie de dire si je vous suis même presque les bandes physiques, ça pourrait avoir du du sens.
Nous continuerons à le faire. La réalité c'est que dans une période de très grande contrainte économique, on est obligé de se recentrer sur ce qui est absolument prioritaire. Merci pour cette Merci pour cette réponse.
Merci pour vos réponses complètes et pour cette audition. Souhaitons une prise de de fonction dans les meilleures conditions possibles et nous serons heureux de vous accueillir dans d'autres contextes dans notre assemblée pour que vous puissiez nous présenter vos premières vos premières actions, les premières mesures que vous allez engager au sein de l'INA. Donc je rappelle, vous êtes le président simplement depuis une semaine maintenant ou quelques jours.
Voilà. Merci. Merci madame la directrice.
Merci monsieur d'être venu participer à nos travaux et à cette audition. Merci monsieur le président. Permettez-moi de vous renvoyer l'invitation euh les à vous et aux rapporteurs et à l'ensemble des membres de la commission.
Les salariés de LINA sont très fiers de présenter leur leur travail, la manière dont ils fonctionnent. Donc vous êtes toujours les bienvenus. Très bien.
Bah ne tentez pas le rapporteur sinon on va venir faire un contrôle sur place et sur pièces. Mais en tout cas, on viendra pour une visite on avec plaisir pour une visite sommes tout à fait disposés. avec grand plaisir. rapporteur accepte, je l'accompagnerai bien volontiers et nous viendrons vous voir à Bris sur Marne.