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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 20 octobre 2024 27 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleCulture, médias & sport

«Les politiques ont peur de chaque mot qu'ils vont dire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous avez quatre enfants et animez une matinale à 2 millions d'auditeurs. Comment gérez-vous cette pression ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Votre père peignait-il souvent ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous souvent posé pour lui ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Votre mère vous mettait-elle dans une poussette devant une fenêtre ouverte ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Votre grand-père était conseiller général. Cela a-t-il influencé votre rapport à la politique ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que les règles de temps de parole en politique sont trop strictes ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] la puce est un homard minuscule euh déjà j'aime le le surréalisme et donc spontanément je je me dis que le la figure du Homar la figure de la la puce on a on imagine le Homar comme téléphone on imagine le petit le grand c'est peut-être aussi un peu la définition de notre métier savoir si on décide de zoomer ou de dézoomer euh de se concentrer sur une chose de le voir de l'agrandir de mais j'imagine aussi quelque chose de pictural euh et voilà ce ce ce mélange des deux moi ça me fait aussi penser tout simplement au fait que même le Scorpion est un homard minuscule euh un jour mon fils qui avait je pense 4 ans euh a vu un scorpion et en fait lui ça a fait beaucoup rire et dit ah maman il y a il y a un tout petit homard et donc en fait le le Scorpion lui apparaissait comme le Homar et et il en il en riait il trouvait ça [Musique] merveilleux Apoline de Malerbe bonjour bonjour merci d'avoir accepté notre invitation c'est assez rare de pouvoir vous vous sortir de votre matinale de les racines de votre famille plongent dans le département de la Sarte depuis le 13e siècle vous êtes la fille d'un artiste peintre et d'une galériste vous êtes flanqué de deux frères vous avez euh fait des études littéraire sciencep la radio la télévision à Washington vous devenez la correspondante de l'air Obama pour BFM TV d'ailleurs vous allez bientôt repartir dans dans ce territoire que vous connaissez bien pour la campagne de Donald Trump puisque BFM TV euh délocalise son antenne pendant une semaine avant les élections et vous serez euh à la à manœuvrer à ce moment-là euh vous vous avez quatre enfants et chaque matin de la semaine vous réunissez 2 millions d'auditeurs et de téléspectateurs vous animez depuis 4 ans la matinale de RMC dès 6h30 et puis 2h plus tard vous recevez un invité en tête à-tête face à face sur BFM TV alors je vais vous poser quelques petites questions peut-être un peu indiscrètes je sais que vous aimez pas trop parler de votre vie privée mais quand même c'est intéressant de savoir qui finalement vous vous passez tout le monde à la question et ben j'ai le privilège de c'est mon tour donc voilà c'est votre tour avez-vous souvent vu votre père guide de malè en train de peindre ah oui je n'ai je je je n'ai vu mon père que peindre presque puisque euh enfant il peignait à la maison et donc on traversait son atelier pour quand on rentrait le soir avec avec son cartable donc vraiment la la la vie enfin mon enfance et le le décor de mon enfant c'est l'atelier de mon père c'est la galerie de ma mère c'est vous regardz lui ou vous regardiez sa toile bah en fait je le regardais beaucoup lui parce qu'il m'a beaucoup peinte donc il y a eu beaucoup de de moments où euh je restais assise sur une chaise et où je le regardais en effet puisque euh puisqu'il puisqu'il m'a beaucoup peint comme il a peint aussi ma mère comme il a peint mes frères je pense qu'on il nous avait sous la main euh moi il y a toute une période où quand j'étais étudiante je je j'étais obligé de lire beaucoup donc je je restais statique ce qui lui était très commode donc donc oui j'ai j'ai c'est même des moments assez assez forts un peu comme ce qu'on est en train de vivre là vous et moi et peut-être un peu ce que je vis chaque matin c'est que moi quand je posais pour mon père je pouvais pas m'échapper euh et c'est un regard très intense très captivant grave même le le fait de poser c'est une pause c'est un moment de pause dans le chaos du monde la vie de l'atelier était d'ailleurs parfois très calme euh dans dans dans même un un silence quasiment religieux ou alors au contraire un peu suivant l'heure parfois il peignait très tard le soir euh mon père aime beaucoup le rock et donc il mettait vraiment une musique très forte et là on sentait d'ailleurs sur la toile une énergie différente euh donc il y a eu tous ces moments-là et puis il y avait toujours des des des amis artistes à la maison donc l'univers de mon enfance c'est un univers de d'artiste ouais assez bohème j'ai l'impression euh et alors j'ai eu la curiosité d'aller voir euh justement un petit film sur votre père et je vois qu' il peint avec beaucoup d'élan avec une sorte de d'élan il se laisse complètement traverser par par une force vers la vers la toile et je me suis demandé si ça vous avait pas inspiré aussi une forme d'attitude dans votre façon d'aller vers l'autre dans votre façon de questionner il a une peinture très généreuse et c'est vrai que c'est pas il y a certains peintres qui sont des miniaturistes ou qui se concentrent pendant des heures et puis qui n'en parlent à personne et puis qui sont que tes ufs mon père pas du tout d'ailleurs il aime beaucoup parler de sa peinture et je trouve ça toujours passionnant de de l'écouter mais il a aussi une manière de peintre qui est un j'aime quand vous dites son son geste parce qu'il dit la peinture se fait en se faisant c'est-à-dire que le fait de le geste du peintre il c'est aussi quelqu'un qui cuisine beaucoup mon père qui qui cuisine comme il peain c'est de manière justement très généreuse très en mouvement euh il il dit parfois ça se ça se fait j'aime bien cette expression il dit à la va comme je te pousse c'est un côté le le je ne sais quoi le presque rien dont parle Jean kelevic et et qui inspire beaucoup mon mon père enfin il a toujours vu aussi chez Gabriel foret dont parle Jean kelevic quelque chose de très inspirant je disais qu'il écoutait du rock mais il écoute aussi beaucoup de forêt en ce moment il écoute forê tout l'été il a écouté forê et il y a quelque chose chez lui de cette espèce de générosité et puis en même temps il passe pas des heures et des heures c'est il peint tout le temps mais un tableau ne se fait pas il va pas travailler 6 mois sur un même tableau il y a le geste il y a la générosité et il y a l'idée que j'aime chez Jericho par exemple c'estàd cette voilà ce geste ce mouvement cette générosité cet élan si je vous dis poussette Mau fenêtre ouverte mais où avez-vous trouvé cette histoire euh ben je je je pense à ce que je trouve à la fois admirable et un peu fou qui est que peut-être que ma mère m'a donné quelque chose de bon allez on se débrouille c'est que bah en fait mes parents m'ont eu très jeunes à 20 ans et donc ils étaient à boîtier étudiant commençant desjà déjà à peindre pour mon père ma mère était à l'époque professeure pour handicaper mentaux euh et ils avaient pas beaucoup de temps pas beaucoup de fric et pas forcément la patience je pense de s'occuper de leurs enfants et donc ma mère me me mettait mon manteau me mettait mon écharpe me mettait dans la poussette mettait devant la fenêtre et ouvrait la fenêtre elle m'a jamais mené au parc et c'était la promenade et finalement voyez non mais alors j'en ris maintenant mais peut-être arbre peutêtreise pense sou alors non en fait c'était sur une arrière-cour euh d'un d'un d'un immeuble un peu sombre mais mais je je pense souvent à à cette à ce qu'elle m'a probablement transmis qui a un côté on on se fait des on se fait des montagnes on se dit toujours et aujourd'hui je pense souvent au au aux mères qui sont prises dans des injonctions très contradictoires où on vous dit à la fois qu'il faut être hyper cool hyper féministe faut savoir Tout Faire faut bosser machin puis en même temps on vous dit que votre enfant il faut que ce soit parfait que vous arrêtiez de fumer arrêtiez de boire euh il soit inscrit à tous les cours possibles que vous puissiez les mettre sourant sur Instagram et je trouve ça et et je trouve ça terrible je trouve la pression sur les femmes et en réalité paradoxalement beaucoup plus importante aujourd'hui qu'à l'époque de nos mères euh je vous mets dans le même sac que moi mais à l'époque de nos mères où en fait c'est le moment il découvert le lait en poudre le fait que il pouvait à l'époque encore boire un verre de vin sans sans culpabiliser euh je je je trouve qu'on est dans une époque très paradoxale de ce point de vue-là h tout à fait et moi je pense que petit vous avez aussi fait pas souffert tant que ça en tout cas du fait de pas aller au parc et de me contenter d'être juste devant la fenêtre dans une poussette je sais aussi que dans votre petite enfance vous avez pas mal suivi votre grand-père qui était Armand de Malerbe qui a qui a fait campagne pour être conseiller général dans la SAR et vous faisiez campagne avec lui euh sur les marchés est-ce que vous croyez que c'est là que vous avez attrapé ce virus de la de la politique j'ai un super souvenir en tout cas c'était génial j'avais 6 ans euh donc c'est vraiment enfant et il m'acompagne je l'accompagnis alors je l'ai pas accompagné sur les campagnes pour être conseiller général mais il l'a été pendant des années mais il a surtout été mère de son village pendant 30 ans et donc je l'accompagnais dans la tournée des caves parce que dans la Sarte il y a du vin le Jannière et c'est là que qu'on fêtait les les les soirées électorales et donc je je je faisais toutes les toutes les caves avec mon grand-père où les euh voilà les les sou donû oui je crois quelque chose de quelque chose quelque chose du du de l'écoute il écoutait beaucoup quelque chose de la passion de son territoire mon grand-père est quelqu'un qui a fait énormément pour le développement de de la Sarte et encore aujourd'hui on m'en parle et des gens qui sont de tout bord mon grand-père était ce qu'on pourrait appeler un un un socialdémocrate un humaniste chrétien euh apprécié honnêtement de tous et d'ailleurs réélu et de et de de gens qui aujourd'hui il y a un village à côté qui est le village de l'homme euh où le maire est communiste qui me dit encore avec beaucoup d'émotions dans la voix qu'il a aimé mon grand-père à l'inverse d'ut enfin je crois qu'il était hors catégorie politique c'était d'abord un élu local et euh oui je me suis dit on peut donner de son temps et je garde dans ce monde où les politiques ont dit c'est tous des pourris et cetera moi j'ai d'abord un a priori positif toujours positif sur la politique c'est je me dis s'il est là c'est qu'il a été capable de donner sa vie au départ alors après oui il y a le pouvoir il y a l'ego il y a tout ce que vous voulez mais au départ il y a un sacerdoce il y a l'envie de de changer quelque chose en mieux quand même et vous avez cette envie aussi venez on va en [Musique] parler à Pauline de malre vous êtes une intervieweuse pugnas toujours passionné vous êtes à moins d'un mètre de votre invité comme sur un ring est-ce est-ce que vous avez l'impression parfois de faire de la politique non non alors là pour le coup pas du tout mais d'écouter peut-être d'accoucher les politiques oui non de faire la politique non d'être un peu dur avec certains un peu irrité par un certain type de réponse que vous reconnaissez comme des réponses de mauvaise fois oui d'abord je suis d'abord je suis je crois assez assez franche assez franche du collier donc ça ça se ça se ressent on voit bien parfois ça m'agace qu'il répondent pas ou qui répondent à côté quand vous dites est-ce que vous faites de la politique d'abord je voudrais préciser je pense que c'est important que les gens comprennent on commence à le comprendre mais il y a des règles ultra strictes dans ce pays des règles d'égalité de temps de parole alors oui c'est très contraignant et c'est parfois même assez pénible parce que notamment en fait les gens ne l'imaginent pas mais c'est par période donc par exemple je sais pas ça va être des période de de de 2 mois dans lesquels on doit être à l'équilibre parfait équilibre entre et ça veut dire qu'en fait au début on vair peut-être tenir davantage compte de l'actualité on va se dire bah tiens l'actualité justifie de de recevoir quelqu'un du nouveau front populaire ou alors du RN ou alors de macroniste et cetera puis plus on avance dans cette période où à minuit tel jour on doit avoir rendu notre copie à l'équilibre moins en réalité on vous êtes libre parce qu'on se dit là il faut que je mette mais mais vous imagineriez pas ce que c'est on est à le chronomètre donc ah là il faut que je rajoute 20 minutes d'écolo parce que j'ai 12 minutes de trop de de RN donc en fait à la fin ou alors tiens bah alors là je dois arrêter complètement la gauche parce que j'ai fait que de la gauche donc il va falloir que je me mette de la droite ah ouais mais plus personne n'est dispo à droite bon alors on prend la liste et puis on finit et en fait on met de la droite pour faire du temps de parole donc à la fois je trouve ça formidable que ces règles existent et je me dis heureusement qu'elles sont là parce qu'en fait en France on continue à penser que l'information est au-dessus c'est une forme de de pilier de notre démocratie et ça doit être au-dessus de tout ce qui est marketing audience tout ça ne doit pas rentrer en ligne de compte quand il s'agit d'informer le public sur la politique et en même temps c'est vrai que ça a des conséquences qui sont parfois grottesques vous n vous nous verriez dans la rédaction en train de dire bon alors là il me manque bon bah à minuit je vais te rajouter 2 minutes d'écolo pour que et on va le rediffuser en boucle pendant 3 He pour que ça voilà évidemment qu'on arrive à des à des choses un peu absurdes mais mais ces règles on les respecte et et je suis assez fierère d'être dans un pays où ces règles existent où étiez-vous le soir de la dissolution à Pauline j'étais en plateau je j'ai j'ai annoncé et découvert en direct la dissolution puisque je présentais les soirés électorales au côté de Maxime siteek et c'était c'était passionnant c'était un coup de tonnerur on l'a on l'a compris au fur et à mesure de la soirée qui avançait quand on a su qu'Emmanuel Macron allait faire une déclaration vers 20h j'avais sur mon plateau Alain duamel et je n'ai jamais été aussi heureuse d'avoir al duamel avec 50s par que c'était extraordinaire d'avoir son intelligence sa mémoire sa profondeur de chant il était à côté de moi ça paraît rien mais quand on a des grands BL plateau et vraiment on se regardait d'un d'un d'un d'un clignement d'œil pour se dire et et je voyais son enthousiasme et d'ailleurs j'ai été très ému et je l'ai reçu d'ailleurs j'ai pris le temps de le recevoir dans mon face- à faceace pour une fois pour prendre le temps de voir cette enthousiasme cette énergie cette gourmandise à découvrir une nouvelle actualité c'est qu'il a cette passion qui est absolument intacte vous pensez que vous l'aurez vous vous êtes pas lassé par cette classe politique qui est beaucoup dans la maîtrise de son engage je sais pas si si j'auraiis le même enthousiasme j'espère je sais pas aussi si notre génération se dit qu'elle a envie de rester à commenter jusqu'à 84 ans bon mais mais en même temps je trouve ça génial enfin je me dis tant que on trouve ça passionant de l'écouter tant qu'il a cette vraiment cette chose à nous apprendre moi j'aime le fait qu'il a justement plusieurs générations j'ai souvent dit je le crois volontiers que quand on est une femme à l'antenne vous avez une date de péremption un peu plus tôt que les hommes mais bon c'est c'est à la fois Naas et en même temps je suis réaliste etucide mais mais mais mais en tout cas sur le fond que ce soit par écrit à la télé à la radio et cetera avoir cette curiosité du monde cette passion du monde et d'ailleurs je luii posé la question l'autre jour et c'est une question que je trouve très importante dans notre époque euh je lui dis est-ce que vous aimez notre époque et parfois on est tenté de se dire mais c notre époque est épouvantable elle est hyper violente et cetera bon je pense à une phrase de Saint-Augustin qui dit on doit aimer ce monde parce qu'on en a pas d'autres à aimer en fait aimons cette époque alors oui désolons-nous de ces limites de ses excès et tentons chacun à notre place de faire mieux mais je je ne suis pas dégoté de notre époque je ne suis pas voilà je et j'ai aimé qui qui me disent voilà des choses que je comprends pas mais il continuent à avoir cet enthousiasme ça m'a beaucoup aimu mais à Pauline quand vous avez quand vous recevez tous les matins des hommes politiques sur une longue une longue séquence quand même vous avez pas l'impression qu'il contrôle un peu trop il maîtrisent un peu trop leur image et contrôle un peu trop leurs paroles et que il est très difficile de faire sortir ces hommes politiques de leur petites angoisses que les réseaux sociaux s'emparent d'une petite phrase ici et là et cetera oui et bien sûr que c'est exaspirant il y a des moments où j'aienvie de les secouer et le dire mais vas-y c'est le moment de dire oui donc bien sûr et en même temps alors je vais peut-être vous décevoir là-dessus mais euh je me mets à leur place qui il est difficile aujourd'hui et c'est pas tant je trouve leur faute que la faute pour le coup en effet des réseaux sociaux des jugements des choisis ton camp des injonctions à être toujours du côté de la morale et du bon euh ils ont peur de chaque mot qui qu' vont dire dans un sens d'ailleurs je pense que ça ça date d' y a beaucoup plus longtemps que la question des réseaux sociaux euh je pense toujours par exemple au moment où on a décidé d'ouvrir les émissions politiques à des acteurs des chanteurs des des gens du divertissement j'avais mon mon premier article en quelque sorte enfin mon premier livre à l'époque j'avais étudié ça en DEA de sociologie mais j'en ai fait ensuite un livre chez Albert Michel ça s'appelait politique cherche ODIMAT désespérément et j'avais étudié mais vraiment étudié les les les émissions de télé de divertissement et le mélange entre c'est Golen Royal Jamel de bous qui danse ensemble sur un plateau Sarkozy chez et vous pensez que ce mélange des genrees à pénalisé la vie politique décéil DIRIS que ce moment-là a rendu plus difficile la parole politique euh c'est-à-dire que quand vous vous avez sur un même plateau euh Johnny et Sarco que vous posez la question de la fin dans le monde je caricature évidemment bah le chanteur il peut dire en finin dans le monde c'est dégueulasse le fait qu'il y ait des enfants qui meurent de fin c'est dégueulasse ou le fait que queil y a des gens qui a pas de logement c'est dégueulasse et il aura bien raison parce que lui il ne parlera qu'avec son cœur avec ses trip vous posez la même question sur le même plateau à un homme politique lui il sait que sa parole langage il sait que s'il dit bah je vais filer 5000 B à tout toutes les familles de France pour que les enfants puissent manger mais en fait lui ça n'est pas juste de l'émotion c'est derrière c'est un budget c'est des lois c'est donc leur reprocher ensuite de ne pas avoir euh voilà la même générosité élan d'être d'être des pices froid ou des ou des gens qui sont dans la langue de bois c'est un peu injuste je trouve parce qu'on a notre part de responsabilité en ayant mis sur un même plan une parole qui engage et une parole qui n'est que l'émotion et alors vous est-ce que vous avez parfois peur d'aller trop loin dans votre façon de questionner et queon vous et que vous ça devienne viral et qu'on montre l'image vous avez été très agressif avec quelqu'un très très disons pugnace un peu trop avec une autre est-ce que vous avez pas l'impression que vous aussi vous êtes un peu sous surveillance finalement on est tous sous surveillance enfin je pense qu'on est on est dans une époque on est dans une époque de surveillance après je me console de cela en voyant euh typiquement je sais pas ces derniers jours je reçois un coup François Ruffin j'ai reçu alors j'ai reçu éic Piol mère de Grenoble je sors je sors je veux dire très intéressant parce que c'est un personnage honnêtement qui lui-même est habité par le doute c'est-à-dire que il a une sorte d' d'idéologie ou de ou d'utopie sur l'être humain où il faudrait pas de enfin où la sécurité l'armement entraînerait qu'armement et puis en même temps bah le constat c'est quand même que sa ville et est en ce moment dans un dans un moment de très très grande souffrance je sors du truc et j'ai sur les réseaux sociaux certains qui disent ouais la la la la la journalope gauchiass qui a déroulé le tapis rouge à erriic Piol et de l'autre côté mais vraiment on voyait qu'elle le déteste bon bon Je Console en voyant en voyant les les passions de chacun qui ne qui ne projette qui projetteent euh chacun ça vous affecte jamais jamais vous vous dites là j'ai vraiment dépassé euh dépassé mon ça m'a fait journalistque ça m'affecte c'est je m'affecte toute seule j'allais dire c'estàd que moi quand je sors d'une interview je suis toujours dans le doute je me dis ah non mais ça j'aurais dû faire autre chose ça j'aurais dû faire mieux puis en fait j'ai pas posé cette question là vous inquiétez pas même même pas en direct c'est pareil donc on a ses doutes euh en revanche oui les réseaux sociaux les les le bruit du monde euh c'est pas je vais vous dire que c'est agréable mais ça ne non ça ne ça ne en tout cas ça ne me ça ne m'amine pas ça ne m'angoisse pas et surtout ça ne me ça ne ça ne me retient pas de garder une forme peut-être de de spontanéité de naturelle tant qu'on peut quoi voilà vous avez un mari psychanalyste donc ça veut dire que vous préparez ces interviews sûrement en lui parlant ou en lui demandant en plus il a été très proche il a été à matigon sous manuel Vals euh conseiller politique donc il a il est très avisé sur ces questions est-ce que vous vous pensez que vos questions elles sont le fruit d'une d'une sorte de baotique à deux déjà pour arriver à à arrié un peu à l'essentiel parce que avoir une interview chaque jour comment se renouveler dans nos questions comment se renouveler dans nos curiosités si on n'est pas accompagné comme ça par une équipe alors évidemment que il y a il y a des discussions et que dans les discussions émergent et puis c'est vrai qu'en plus bon il a une intelligence de de la parole de j'allais dire même de la maillotique qui est que que j'admire énormément c'est qu'il a d'ailleurs parfois fois une capacité d'écoute bien plus grande que la mienne euh vous nous sommes là sur un sur un un un canapé le fait d'être sur un divan moi je je je trouve la psychanalyse euh l'introspection le le le travail sur soi être quelque chose de de remarquable c'est ne pas subir euh ses émotions ne pas subir sa vie donc de ce point de vue-là je je suis je lui suis immensément recevable d'avoir avoir cette intelligence cette finesse cette écoute cette humanité c'est remarquable oui il y a des interviews où je pense qu'il a été dans les échanges sur sur l'humain euh et puis et puis et puis et puis c'est quelqu'un de très exigeant donc il pousse enfin voilà moi je je parle beaucoup de de ce que je fais parce que j'écoute et je et je et je prépare mes interviews en fait tout le temps c'est-à-dire que je les prépare sur mon téléphone je n'ai pas d'ordinateur je n' pas de bureau donc en fait tout en parlant avec vous je vais me dire tiens c'est marrant demain je reçois un tel oui ça me fait penser que et je je vais me noter une une phrase avec les uns et avec les autres vous les préparez beaucoup vos interviews ou elles sont très intuitives non je les prépare et puis elles sont intuitive mais je je j'ai pas vocation à tout savoir avant d'interviewer quelqu'un mais avoir avoir quand même travailler le maximum vous permet aussi une forme de de liberté je je je dessine quand même un chemin j'essie de D essiner un un chemin euh donc je sais pas très bien répondre à votre question eu je répondrai oui et non c'est oui bien sûr pleinement et puis la oui la vérité c'est que c'est que je me nourris de de tout et bien sûr beaucoup aussi de du des échange et la séquence actuelle juste en en deux mots la séquence actuelle complètement chaotique et assez bah cette cette cette lente attente d'un gouvernement improbable et et et et et et en fait terrible enfin en vrai terrible terrible je trouve que désolante vous voulez dire oui désolante je vous le disais je je je je continue à avoir une certaine admiration pour les politiques quel qu'il soi et de quelque bord qu'il soit parce que je pense que chacun a une forme de sincérité et donc se dire que bah finalement tout ça pour pour pour attendre de mois d'accoucher dansun un gouvernement moi je je je je pense que c'est désolant je pense que les Français s'en sont lassés je pense que les les Français d'ailleurs heureusement qu'il y a eu les Jeux Olympiques qui étaient magnifiques de enfin voilà de de cohésion d'humanité et que j'ai adoré d'ailleurs je crois que c'est je plus dans le figarouou dans le monde vous me pardonnerez mais il y a un titre la France s'est reposée d'elle-même les Français se sont reposéê et je trouve cette phrase extrêmement juste je pense qu'on s'est reposé de nous-même et qu'au fond on doit continuer à garder ça moi depuis la rentrée c'est marrant j'ai l'impression d'être de vouloir dans les interviews donner plus de temps être moins saccader les laisser parler davantage peut-être que c'est parce que moi je je reviens aussi de vacances je suis plus reposée mais je crois qu'il y a aussi un peu un effet Jeux Olympiques c'està-dire un effet on a envie aussi de faire le Paris que les choses vont marcher on s'est trop trompé nous-même journalistes on a tous dit ah organiser les Jeux Olympiques dans cette ça tout le monde est si content que ça ça se passe bien ça se passe bien dans un moment en plus de de assz assez lourd institutionnellement on était un peu dans une inquiétude donc vous avez observé Emmanuel Macron dans tous dans tout ce septenéna finalement du premier jour au dernier jour et est-ce que vous pouvez me dire comment vous vous sentez qu'il a évolué le le caractère un peu métallique qu'il avait au début est-ce que vous sentez qu'il s'est renforcé ou qu'au contraire maintenant l'homme est de plus en plus libre à cette fonction je l'avais rencontré en fait avant même qu'il ne devienne président quand il travaillait comme secrétaire général adjoint de l'Élysée sous François Hollande et à l'époque j'avais été très frappé par à la fois beaucoup d'intelligence mais en même temps beaucoup de critiques sous le toit même de l'Élysée il avait un petit bureau sur le côté où moi j'étais reporter politique il critiquait énormément déjà François Hollande pour lequel il il travaillait à l'époque évidemment comme jeiste politique je l'ai observé évolué je l'ai reçu 100 jours avant les Jeux Olympiques pour une grande émission spéciale au moment des Jeux Olympiques ce qui me frappe c'est sa très grande le décalage entre sa très grande lucidité euh y compris à l'époque c'était un moment de de de de grand trouble aussi avec euh la mort de ce jeune garçon qui avait été tabassé à la sortie de son collège euh parce qu'il avait eu une histoire avec avec la petite sœur de grands frères qui sont presque venus comme un crime moral il avait sur toutes ces questions là une une très grande lucidité mais une difficulté ensuite à à en fait il est son propre son propre piège c'estàdire pendant l'émission euh on sent cette lucidité mais ensuite il la noit il parle pendant des heures et moi-même à un moment je je je je je dis stop et je fais ce geste je dis mais stop monsieur le Président arrêtez ça suffit je veux pouvoir poser d'autres questions euh et il t'écoute il vous écoute il il était c'était dans un ton très RMC c'estàd je pense que ça c'est notre force c'est une une forme de très grande liberté c'est que moi ça me dérange pas de dire au président stop time là monsieur le Président et donc il s'arrête un peu mais mais il repart et donc je pense qu'il est persuad c'est c'est ça c'est sa très grande difficulté à faire confiance aux autres à se dire bah parfois je peux me taire et d'autres peuvent parler parfois je peut ne pas faire et d'autres dans mon équipe peuvent faire c'est son côté et c'est pour ça qu'il se retrouve pendant 3 mois à vouloir faire lui-même la majorité cette majorité introuvable au lieu de laisser Lucy Castet ou d'autres faire ce job trouver ou ne pas trouver de majorité mais c'était pas son job à lui c'était le job d'un d'un ou d'une première ministre en tout cas à suivre merci à Pauline de ber d'avoir accepté notre invitation merci à vous [Musique]