29 juin 2016, Bruno Gollnisch en commission des affaires européennes à l'Assemblée Nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Je m'empresse de dire bien que nous soyons ou parce que nous sommes précisément de d'opinions politiques tout à fait divergente, voir opposé que je suis prêt éventuellement à être entendu si vous l'estimiez utile par votre par votre commission pour vous éclairer peut-être sur ce qu'on appelle d'un terme un petit peu méprisant le populisme et sur les véritables raisons de ce rejet de l'Europe qui s'est manifesté notamment en Grande-Bretagne par le Brexit mais qui sujet Oui oui tout à fait. »
- 0:40Invité politiqueFait
« ce qui me frappe quand même dans votre démarche, c'est qu'elle est elle va toujours dans le sens d'un renforcement institutionnel. »
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« Et ce que je crains moi, c'est que la solution ne soit pas dans celle que à mon avis vous avez esquissé, c'est-à-dire l'approfondissement ou l'harmonisation. Parce pourquoi ? Parce que l'approfondissement et l'harmonisation, ça débouche en réalité sur l'unification. »
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« Et là mécaniquement, on est conduit à empiété de plus en plus sur les compétences des États membres. Et c'est ce qui, je crois, génère d'abord, c'est une opération extraordinairement difficile qui qui qui échoue dans un certain nombre de cas et qui suscite souvent un rejet populaire dans la mesure où les gens ont l'impression que leur autonomie, en quelque sorte leur liberté publique leur échappe. »
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« Moi je pense que la solution au problème que vous posez, elle serait plutôt dans la multiplication de coopération ponctuell car c'est ça qui marche en Europe. »
- 3:27Invité politiqueFait
« Donc je pense en un mot commençant que ce qu'il faudrait faire plutôt c'est multiplier les projets concrets qui ont une visibilité pour les citoyens sur lesquels on peut mettre un bil coûte et qu'est-ce que l'on en retire. »
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« Juste sur un point euh juste moi aussi. Juste juste sur un point, les normes ne rentrent pas dans ce que j'appelais moi les les les réalisations concrètes parce que les normes ne sont pas des réalisations, sont des contraintes. »
Temps de parole
- Bruno Gollnisch100 %
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Bruno Golnich. Merci beaucoup madame la présidente. Merci chers collègues. J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt votre présentation. Je m'empresse de dire bien que nous soyons ou parce que nous sommes précisément de d'opinions politiques tout à fait divergente, voir opposé que je suis prêt éventuellement à être entendu si vous l'estimiez utile par votre par votre commission pour vous éclairer peut-être sur ce qu'on appelle d'un terme un petit peu méprisant le populisme et sur les véritables raisons de ce rejet de l'Europe qui s'est manifesté notamment en Grande-Bretagne par le Brexit mais qui sujet Oui oui tout à fait.
Oui oui, mais mais comme ces monsieurs ont évoqué le sujet, je je dis que je me tiens à leur disposition. Alors, en ce qui concerne les propositions, en ce qui concerne les propositions que vous faites, euh ce qui me frappe, je je le dis sans sans esprit critique systématique parce que il est bien évident qu'il faut il faut faire autre chose, mais ce qui me frappe quand même dans votre démarche, c'est qu'elle est elle va toujours dans le sens d'un renforcement institutionnel. Or euh or il y a déjà beaucoup d'institutions européennes.
Il y a le Conseil, il y a la Commission, il y a le Parlement qui est élu au suffrage universel, il y a la Cour de justice de l'Union européenne, il y a le comité des régions, il y a la Cour des comptes, il y a le médiateur, il y a la Banque centrale européenne. Et ce que je crains moi, c'est que la solution ne soit pas dans celle que à mon avis vous avez esquissé, c'est-à-dire l'approfondissement ou l'harmonisation. Parce pourquoi ? Parce que l'approfondissement et l'harmonisation, ça débouche en réalité sur l'unification. Si vous prenez par exemple le problème de la fiscalité, on a essayé de d'harmoniser la fiscalité indirecte, c'est-à-dire la TVA et les accises.
Mais c'est vrai qu'on ne peut pas euh harmoniser seulement la fiscalité indirecte si on narmonise pas aussi la fiscalité directe, si on narmonise pas également la question des charges sociales. Et là mécaniquement, on est conduit à empiété de plus en plus sur les compétences des États membres. Et c'est ce qui, je crois, génère d'abord, c'est une opération extraordinairement difficile qui qui qui échoue dans un certain nombre de cas et qui suscite souvent un rejet populaire dans la mesure où les gens ont l'impression que leur autonomie, en quelque sorte leur liberté publique leur échappe.
Moi je pense que la solution au problème que vous posez, elle serait plutôt dans la multiplication de coopération ponctuell car c'est ça qui marche en Europe. Que que nous citons un exemple de ce qui fonctionne en Europe. On nous cite d'ailleurs des exemples qui souvent ne doivent rien au système de Bruxelles comme par exemple l'avion Airbus qui est un consortium industriel comme vous le savez aussi bien que moi. Espace, on nous cite le centre d'études et de recherche nucléaire qui se fait des expériences passionnantes sur l'origine de la matière mais dans un cadre institutionnel différent de celui de l'Union européenne.
Mais dans le cadre de l'Union européenne, il y a parfois de bonnes choses qui se font. Je pense, j'ai été doyen d'une faculté où l'on enseignait 27 langues étrangères. Je pense par exemple aux échanges Erasmous. Je pense aussi au projet Galiléo d'un d'un système de positionnement par satellite indépendant des États-Unis d'Amérique. Donc je pense en un mot commençant que ce qu'il faudrait faire plutôt c'est multiplier les projets concrets qui ont une visibilité pour les citoyens sur lesquels on peut mettre un bil coûte et qu'est-ce que l'on en retire.
Et je crois que si on améliorait cette visibilité de l'Union européenne, on contribuerait peut-être à la rendre plus acceptable par les opinions publiques. C'est de façon très très succinte l'observation que je souhaitais que je souhaitais faire. Gill Savarolich aussi et je serai et je serai aussi je suis je suis en gros d'accord avec ce qu'a dit monsieur Savari. J'espère de pas le compromettre. Juste sur un point euh juste moi aussi. Juste juste sur un point, les normes ne rentrent pas dans ce que j'appelais moi les les les réalisations concrètes parce que les normes ne sont pas des réalisations, sont des contraintes.
Et le problème effectivement, un des problèmes de l'Europe, c'est qu'elle empile les normes, les règles, les contraintes et qu'elle ouvre le marché à des pays qui n'ont pas les mêmes normes, les mêmes règles et les mêmes contraintes. Il y a un paradoxe qui est parfois assez dévastateur. Merci d'avoir été bref aussi parce que ça permet de compl
Bruno Gollnisch