Manuel Bompard : "Mon objectif est de battre ce budget de la Sécurité sociale",
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Emmanuel Bonpard. Bonjour. On va parler des nouvelles règles, des découvertes bancaires, des tensions de plus en plus vives à gauche, de la nouvelle icône des insoumis aussi qui se trouve du côté de New York.
Mais d'abord, les députés commencent aujourd'hui en séance l'examen du budget de la sécurité sociale. La ministre des comptes publics, Amélie Bonchalin, a défendu son projet hier soir sur France 2. C'est le plus grand plan de prévention des maladies chroniques, ce budget de la sécurité sociale.
C'est le plus grand plan de soutien à la santé mentale. C'est 4500 recrutements dans les ÉPADes. C'est aussi un très grand soutien à ce queon appelle France santé pour que tous les Français aient près de chez eux un médecin qui puisse les accueillir quand il y a une urgence.
On va revenir sur ce que met en avant le gouvernement. Mais la Cour des comptes tire le signal d'alarme. Le déficit de la SQ atteindrait 23 milliards d'euros en hausse de près de 8 milliards.
Manuel Bonpard, vos députés sont-ils prêts à prendre leur responsabilité pour sauver le système, à discuter, pour trouver un accord ? Ben, en fait, prendre nos responsabilités pour sauver le système, ça peut vouloir dire tout et son contraire. Euh madame Monchalin dit euh le budget de la sécurité sociale c'est si c'est ça.
Moi, je vous dis que le budget de la sécurité sociale qu'elle propose, c'est aussi celui qui fait 7 milliards d'eur d'euros d'économie dans les dépenses de santé. C'est aussi celui qui prévoit par exemple le doublement des franchises médicales, hein. La franchise médicale, c'est ce que ce qui est à votre charge quand vous allez acheter des médicaments ou quand vous avez une consultation médicale.
C'est ce qui Mais le reste à charge est plus bas en France que dans les autres pays d'amin et 18 millions de français en sont exonérés. Mais si vous voulez défender cette mesure, mais si vous pensez qu'en France répond le gouvernement, si vous si vous pensez qu'en France, alors qu'il y a déjà des millions de personnes qui renoncent à l'accès aux soins pour des raisons financières, le fait de doubler les franchises médicales ne va pas avoir de conséquences et d'impact. Je pense que vous vous trompez.
Est-ce que l'objectif de 17 milliard social de madame ? Mais bizarrement, elle en a pas parlé. Est-ce que l'objectif de 17,5 milliards vous paraît jouable ?
Non, mais alors après ça c'est un deuxième sujet, je réponds par la même à votre question. vous dites il y a un problème de déficit de la sécurité sociale, donc il faut y apporter des réponses. Euh qui va dire l'inverse, mais ensuite le problème c'est quelle réponse vous apportez ?
Alors soit vous faites comme le gouvernement, c'est-à-dire que vous allez taper dans les dépenses de santé, vous allez mettre davantage à contribution les gens, vous allez faire reposer cet effort sur celles et ceux qui galèrent déjà beaucoup par exemple dans leur accès aux soins. Soit vous essayez de comprendre pourquoi on en est arrivé là. Et on en est arrivé là parce que si vous si vous ajoutez les exonérations de cotisation sociales qui n'ont pas été compensées par l'État, hein, je rappelle qu'on parle de la sécurité sociale.
La sécurité sociale, elle est financée par des cotisations sociales. À plusieurs reprises ces dernières années, l'État en quelque sorte supprime du financement de la sécurité sociale et au lieu de le compenser alors qu'il s'est engagé à le faire, il ne le compense pas. Et aujourd'hui, on nous dit "Ah bah oui, il y a du trou dans le financement de la sécurité sociale, donc comment on va faire ?" C'est 28 milliards entre les contournements d'exonération de cotisation sociale et les exonérations de cotisation sociale qui ne sont pas compensées, c'est 28 milliards par an.
Donc il y a largement de quoi financer le déficit dont vous êtes en train de parler. Mais vous êtes en train de nous dire que vous voterez pas ce budget malgré toutes les mesures qu'a mises en avant la ministre des comptes publics, le plus grand plan de soutien à la santé mentale par exemple malgré la suspension de la réforme des retraites. Rien ne trouve grâce à vos yeux.
Vous êtes prêt à rejeter même les mesures qui dans le bon sens pour vos électeurs ? Mais non, mais s'il y a des mesures qui vont dans le bon sens pour mes électeurs, je les rejette pas. C'est pas le sujet.
La question, c'est de savoir est-ce que le budget de la sécurité sociale dans sa globalité avec les mesures, j'en ai donné que quelques-unes, je pourrais en donner d'autres. Il y a des économies qui sont fait par exemple sur les personnes qui sont atteintes de maladies chroniques dans le budget de la sécurité sociale. Je trouve ça particulièrement indigne des économies sur ce sujet.
Euh il y a des mesures par exemple pour réduire la prime d'activité pour les personnes qui sont en situation de handicap. Donc je vous confirme que moi mon objectif c'est de battre ce budget de la sécurité sociale quant à la question. Votre objectif c'est aussi de réduire le déficit de 29 milliards.
Mais moi mon objectif c'est de faire en sorte de dégager les recettes euh à la sécurité sociale pour réduire le problème que ont créé les gouvernements précédents, c'est-à-dire de réduire le financement de la sécurité sociale pour que vous puissiez aujourd'hui m'interroger sur ce plateau en me disant "Ah ben vous voyez, il y a un déficit de la sécurité sociale, donc il faut que ça soit les gens qui payent." Donc je suis pour réduire ce déficit mais je suis pour le faire par le rétablissement des recettes qui ont été supprimées ces ces dernières années. Quant à la suspension madame, franchement moi je sais lire quand même euh quand vous dites que les personnes qui devaient euh arriver à la retraite à 64 ans, c'était la génération 68 et que ce serait demain la génération 69, vous pouvez utiliser les mots que vous voulez.
Ça s'appelle pas une suspension de la réforme des retraites, ça s'appelle un décalage d'un an euh de l'entrée en vigueur de la retraite à 64 ans, qui ne concerne même pas l'ensemble des générations puisqu'il a été sorti depuis que par exemple toutes les personnes qui sont dans des dispositifs carrièr longues ne sont pas concernés. Donc pardonnez-moi, mais ça ça s'appelle une esbrouffe, ça s'appelle pas un progrès. On vous entend euh il y a le la sécurité sociale, il y a aussi le projet de loi de finance qui ne sera pas euh voté euh aujourd'hui parce que les euh les débats n'ont pas pu être bouclés à temps.
Il sera réexaminé euh plus tard. C'est pas toujours simple de comprendre votre stratégie sur ce sujet. Comme la droite, vous avez voté donc contre la suspension de la réforme des retraites en commission.
Vous nous confirmez ce matin que vous y êtes toujours opposé. Exactement. Comme la droite, vous avez aussi voté contre le nouvel impôt sur la fortune improductive et comme la droite, vous avez voté un amendement de leur renvoqué qui vise à indexer l'impôt des plus hauts revenus sur l'inflation.
Donc vous êtes de droite maintenant elle je pense que vous allez avoir du mal à convaincre quelqu'un dans ce pays euh sur ce sit. Non mais madame mais maintenant madame enfin je veux dire moi en fait je défends des des orientations programmatiques et euh quand il y a un amendement par exemple euh pour supprimer le gel du barê de l'impôt sur le revenu l'année prochaine, c'est-à-dire une mesure qui qui reviendrait à ce que vous ayez 200000 à 300000 personnes qui vont demain payer des impôts alors qu'ils en payent pas parce qu'ils ont aujourd'hui des trop faibles revenus pour payer ces impôts. Et quand vous avez cette mesure là, elle conduirait à ce que 18 à 19 millions de personnes payent davantage d'impôt sur le R.
Mais les socialistes voulaient la même chose mais uniquement pour les pour les bas revenus. Mais moi vous avez comme Laurent Voquet décidé d'exonérer même les plus haut si vous voulez après on peut rentrer dans la technique parlementaire. Il y a nous avions déposé pédagog si possible on peut y aller mais il faut être pédagogue parce que les gens ont du mal à on va pas donc on va donc on va pas rentrer trop dans le détail mais moi je suis euh très content que nous ayons obtenu et réussi à battre dans le budget une mesure qui allait peser en particulier sur les personnes qui sont les personnes avec les plus faibles revenus qui allaient payer de l'impôt sur le revenu l'année prochaine.
Voilà donc moi mon sujet c'est pas je vote comme un tel ou comme un tel. Si ça va dans la bonne direction je le vote et je peux vous faire toute une série si vous voulez. En tout cas, vous votez pas comme les socialistes parce que le socialiste vous accuse de de voter just sujet.
Je vote comme les socialistes. Mais maintenant, si vous voulez qu'on parle de ce fameux impôt sur la fortune improduct, c'est incroyable. C'était exactement ma question.
Muni d'un pourquoi. Pourquoi vous n'avez pas voté cet impôt sur la fortune improductive ? Je le rappelle, les actifs introductifs, on parle de l'or, des ya, des œuvres d'art et des placements d'assurance vie.
Pourquoi vous l'avez pas voté ? Mais je vais vous expliquer pourquoi. Pour une raison très simple.
Dans l'impôt qui existe aujourd'hui qui s'appelle l'impôt sur la fortune immobilière, il y a un barême progressive progressif pardon. C'est-à-dire que plus vous avez de l'argent et plus vous allez payer d'impôts. Dans ce nouvel impôt qui a été introduit par un vote commun des socialistes du modè et du Rassemblement national, il y a un taux fixe à 1 %.
Ce qui veut dire une chose très simple. L'objectif de tout le monde, c'était de dire, il faut répondre à une question, c'est pourquoi les milliardaires payent pas suffisamment d'impôts ? Donc il faut faire payer davantage d'impôts aux milliardaires pas assez pour vous la votie.
Non, mais c'est pas que c'est pas assez, c'est qu'avec cette mesure, les milliardaires vont payer moins d'impôts, vous comprenez ? Et en même temps, l'assiette de l'impôt est élargie. Très bien.
Et je suis tout à fait favorable. Je suis tout à fait favorable à ce qu'on élargisse cette assiette. Je suis pour le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune.
Mais je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on introduise un taux fixe qui va se traduire par le fait que les milliardaires avec cette mesure vont payer moins d'impôt. Je pense que tout le monde peut le comprendre. Et sur le rétablissement de l'ISF que le PS félicite d'avoir établi, pourquoi vous ne le votez pas ?
Mais non, mais c'est pas le rétablissement de l'ISF. Je viens de vous expliquer pourquoi ce n'est pas le rétablissement de l'ISF. Donc moi, s'il y avait une mesure qui permettait de rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune, évidemment, je l'aurais voté, c'est dans notre programme.
Euh donc je vote pardon les choses qui correspondent à mon programme. Et on a trouvé quelque chose, pardon, que vous avez euh un taux fixe avec un bas un un seuil d'entrée dans l'impôt euh plus faible qu'avant, je c'est une mesure qui va se traduire par une baisse d'impôts sur les plus riches. On vous entend même si le PS dit que ça rapporterait 2 milliards de plus que la ministre dit au mieux 500 millions, on n pas tout à fait sûr de son chiffrage, c'est toujours un peu plus.
Il y a une mesure que vous avez voté, c'est une nouvelle taxe sur les multinationales. Elle vise à faire en sorte que ces multinationales qui ont des activités en France payent l'impôt en France. Elle est censée rapporter 26 milliards d'euros.
Écoutez ce qu'on disait hier Philippe Agon, prix Nobel d'économie à votre place. Les Suédois, les Danois, les pays les plus redistributifs ne le font pas parce qu'ils sont responsables. Parce que le problème, c'est que si vous taxez trop, si vous mettez des taux prohibitifs en France seulement, vous allez avoir des revenus fiscaux qui vont baisser parce que où les gens vont partir ailleurs où ils ne feront plus, c'est ce qu'on appelle la courbe de l'affaire.
Trop d'impôts, tu l'impôt. Voilà. Donc pour résumer, les investisseurs partiront et les recettes vont baisser dit le prix Nobel d'économie.
Mais c'est vous qui avez raison Manuel Bombard. Mais bon, d'abord pardon mais je me permets de vous dire que vous savez l'économie c'est pas une science exacte. Il y a différentes orientations économiques.
Il y a des prix Nobels d'économie par exemple qui sont pour la taxe Zucman. Il y en avait sep et puis il y a des prix Nobel d'économie qui sont contre. Et donc si monsieur Aguyon veut débattre, on peut débattre.
Mais c'est pas parce que il a eu le prix Nobel de l'économique, c'est lui qui a raison surtout. Je vous rappelle qu'il a été l'inspirateur économique d'Emmanuel Macron qui nous a quand même amené dans un fiasco d'un point de vue économique. Donc vous voyez, on peut débattre.
Il a il a inspiré l' suppression de l'ISF par et la flat taxe mais il il a pris sa distance après. Bon voilà mais donc je suis pas sûr que ça a été par exemple des mesures de de très grand intérêt. Mais bref maintenant vous m'interrogez sur ce sujet.
Je voudrais quand même préciser quelque chose. Il s'agit pas de dire on va augmenter les impôts. Il s'agit de dire on va créer les conditions pour faire en sorte que les multinationales payent l'impôt qu'elles doivent payer en France.
Pourquoi ? parce que tout le monde sait aujourd'hui qu'il y a une pratique qui s'appelle, pardon, du terme un peu technique, les prix de transfert. C'est-à-dire vous créez de l'activité économique en France, mais plutôt que d'être imposé sur les bénéfices que vous avez réalisé en France, vous évadez ces bénéfices dans des paradis fiscaux.
Cette mesure, elle permet juste de faire en sorte une chose très simple, c'est que le bénéfice payé en France correspond au chiffres d'affaires que vous avez réalisé en France. C'est-à-dire, c'est une mesure pour lutter contre le courtournement de l'impôt. Donc en fait, tout le monde devrait être d'accord avec cette mesure.
Vous pouvez pas accepter l'idée que les multinationales paye pas l'impôt en France alors que votre boulanger, votre PME, elle paye son impôt en France. Qu'est-ce que vous répondez au minist ? C'est pas magique, c'est une mesure avec un peu de courage politique.
Qu'est-ce que vous répondez au ministre de l'économie Roland l'Escure qui dénonce une taxe qui va à l'encontre ? On va rester simple mais vous savez, il y a des conventions fiscales signées par la France et donc il dit que la France a signé tellement de conventions fiscales avec le monde entier que cela impliquerait devoir rembourser les recettes prélevées. Est-ce que vous pouvez faire vous abstraction de cela ?
Mais non mais c'est pas abstraction mais ce qu'il dit est faux. C'est une mesure qui est une mesure qui est serait dans la loi française. Je vais vous expliquer de manière très simple comment vous faites.
Vous regardez la proportion du chiffre d'affaires réalisé en par rapport à l'échelle à l'échelle mondiale et vous faites en sorte d'imposer sur le bénéfice au même niveau. C'estàd que le même la même proportion par rapport au bénéfices déclarés à l'échelle mondiale. C'est très simple à faire.
Mais attendez, monsieur l'escure, dès qu'il y a une mesure qui ne lui convient pas, je suis débat avec lui depuis de semaines au banc, il est sur les bancs de l'Assemblée nationale, dès qu'il y a une mesure qui lui convient pas, il ne dit c'est pas possible. Alors, c'est pas possible de faire en sorte qu'il y ait pas de fraude et d'évasion fiscale. C'est pas possible d'empêcher l'optimisation fiscale.
C'est pas payé possible. C'est arrivé que la France doiv rembourser certaines mesures. C'était arrivé avec la taxe sur les dividendes en début du mandat de de François Hollande qui n'avait fallu rembourser.
Aujourd'hui, Roland Escur dit, on s'expose à ça. Madame Lambré, pardon, il faut être précis. Euh le la taxe à 75 % qu'avait proposé à l'époque François Hollande dans sa campagne présidentielle à laquelle je crois que lui-même ne croyait pas d'ailleurs a été censuré par le conseil. par on on a dû rembourser une autre taxe sur les dividendes.
Bah je sais pas de laquelle vous parlez mais là en l'occurrence il n'y a rien de contraire aux convention fiscal française dans la taxation sur les multinationales qui a été votée la semaine dernière par l'Assemblée nationale. Donc vous voterez pas ce budget. C'est quoi votre object le budget de l'État ?
Évidemment que je le je le combat. Est-ce que vous savez par exemple que dans ce budget parce que personne n'en a parlé pour l'instant il y a une mesure qui vise à diviser par deux la prime de Noël. La prime de Noël, c'est la prime qui est versée aux personnes qui sont allocataires du RSA, c'est-à-dire les personnes qui sont dans la plus grande situation de précarité.
On leur verse pas des millions, on leur donne 150 € au moment de Noël pour pouvoir acheter des cadeaux pour leurs enfants ou pour leur neveux et ceux qui n'ont pas d'enfants n'auraient plus cette prime. Et ben et c'est ignoble. Enfin, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que ces gens-là, ils pourront plus donner un coup de main à leurs neveux, à leur niè venir en famille, même s'ils ont pas d'enfants, ils ont une famille quand même. Et et et voilà, c'est sur ces gens-là qu'on va faire des économies. Bah pardon, non, je vais pas voter ce budget et je vais faire le maximum pour le combattre et pour l'empêcher.
Je l'ai empêcher parce qu'il est injuste socialement et l'empêcher. Le gouvernement passe par ordonnance. C'est quoi ?
C'est quoi le but ? Et moi je veux changer de d'orientation économique, je veux la bifurcation économique parce que non seulement ce mesure il est ce budget il est injuste d'un point de vue social mais en plus il nous amène dans le mur d'un point de vue économique. Vous aurez pu dire à monsieur Agon vous savez que le budget les prévisions de l'observatoire français des conjectures économiques, c'est que ça va diviser la croissance du pays par deux l'année prochaine.
Pour une raison simple, c'est que si votre budget c'est une budget qui se traduit par des baisses du pouvoir d'achat et des coupes dans la dépense publique, mais à la fin c'est la machine économique qui se grippe. Il faut faire précisément l'inverse. Il faut avoir une politique de bifurcation et une politique de relance écologique et sociale.
Donc il nous amène dans le mur. Madame Monchalin dit "Vous voulez faire dérailler le budget mais elle elle est en train de faire dérailler le pays. Donc pardon, excusez-moi de défendre mon pays et de faire en sorte qu'il puisse euh s'orienter d'une manière différente d'un point de vue économique." On vous entend dans un instant.
Pourquoi la guerre ouverte entre socialiste et insoumis fait rage avec vous le coordinateur national de la France insoumise ? Mais tout de suite il est 8h47 et c'est l'info en une minute avec Jeanne Lombard Brunel. Chine-Fance a pris des mesures à la hauteur de la gravité de la situation et collaborera 100 % avec la justice.
C'est ce qu'assure ce matin le porte-parole de la plateforme chinoise. Des vendeurs ont utilisé le site pour vendre des poupées sexuelles ressemblant à des enfants. La justice française a annoncé enquêter sur Chine mais sur d'autres sites chinois également.
AliExpress, TMU et Wish. Le BHV magasin parisien où doit s'installer Chine demain d'y vouloir continuer sa collaboration avec la marque. Les partenaires sociaux ont rendez-vous avec le ministre du travail ce matin.
Une réunion pour tenter trouver un compromis sur la réforme des retraites de 2023. Sur France info, le patron de la Caisse nationale d'assurance vieillesse dit se préparer à tous les scénarios. Il ne faudra pas forcément travailler plus tard, dit-il.
L'emploi des Sénois des seniors reste l'une de ses priorités. Près de 200 postes bientôt supprimés dans l'Allié. L'entreprise de métallurgie et Rastille enregistre des mois de baisse d'activité. 240 [musique] personnes travaillent actuellement dans l'entreprise.
Il va falloir être solide ce soir. Très solide, le PSG reçoit le Bayern Munich pour un match de Ligue des Champions de football. Ce sera des 21h à suivre sur France Info.
Le Bayern a la meilleure attaque d'Europe. 54 buts inscrits par les bavarois cette saison. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Laruturou [musique] Merci beaucoup Maurine Suard bien sûr toujours en plateau avec Manuel Bonpar coordinateur national de la France insoumise Philippe Aguyon a un petit message à faire passer au député par il ne vous a pas cité personnellement hier le prix Nobel d'économie néanmoin je le cite il est atterré par le niveau général économique des députés de la nation je suis passé en commission économique à l'Assemblée nationale.
Mais c'est vrai que j'étais atterré par le niveau intellectuel et économique de certains députés quoi. Vraiment ne comprennent absolument rien à l'économie et ne s'informe pas et ne lisse pas et ne regarde pas. Il vous parle sans être informé.
Vous êtes tous nuls en économie. Je sais pas de qui il parle. En tout cas personnellement je me sens je me sens pas concerné.
Je pense que je travaille, je défends des des positions politiques et je pense qu'il devrait faire attention. C'est pas parce qu'on a pas les mêmes positions politiques que lui qu'on est nul et que lui il est génial et super. Euh d'ailleurs il dit que certains ne lisent pas.
Il a été en commission, il a écouté les ils travaillent tous de la même façon les je n'en sais rien mais moi enfin je suis dans des débats à l'Assemblée nationale je pense c'est des bas de bonne tenue. Après il y a des visions économiques différentes qui s'affrontent. C'est ça la démocratie.
Monsieur Agion s'il pense qu'il y a une logique économique qui est parfaite, qui est géniale, qui est démontrée scientifique qu' faut s'appliquer dans ce cas-là supprimer l'Assemblée nationale supprimer le gouvernement et mettez monsieur Agion comme chef suprême de la nation. Enfin franchement faut faut le le débat économique ça ça existe. Moi je suis prêt à en débattre avec monsieur Agion s'il veut et il verra si on est nul en économie.
Et ben, on lui proposera un débat sur France info. On parlait de des socialistes aussi. Jean-Luc Mélenchon accuse le PS d'avoir changé d'alliance, d'être passé d'une alliance à gauche à une alliance avec Gabriel Atal.
Écoutez, le patron du PS, il a répondu à Jean-Luc Mélenchon sur France intérieur. Je ne sais pas de quoi il parle et de toute façon ce qu'il dit pour moi assez peu d'intérêt parce que c'est pas en multipliant les fake news et chacun sait ici qu'il n'y a aucun accord entre le gouvernement et le socialiste. Voilà.
Essayez de trouver des compromis avec le gouvernement pour vous c'est c'est forcément avoir changé d'alliance. Bah il a changé d'alliance, c'est pas c'est pas c'est pas insultant, c'est un fait. Je veux dire aujourd'hui pardon mais les discussions sur le budget elles se font pas comme elles se faisaient l'année dernière entre les différents groupes du nouveau franc populaire à l'Assemblée nationale pour mener des batailles communes.
Elles se font dans des réunions communes entre Olivier Fort et Gabriel Atal et monsieur le dira qu'il a obtenu des avan sur les retraites notamment et que vous vous faites de la chaise vide. Si vous voulez, on peut à nouveau faire le démontage de cette soi-disante avancée sur les retraites. Donc je vous expliqué à quel point tout à l'heure elle était à mon avis une esbrouve, d'autant plus qu'elle est payée dans le budget de la sécurité sociale par une augmentation de la taxe sur les mutuels qui va se répercuter directement sur les personnes qui vous l'avez dit.
Mais il y a aussi le dégel des prestations sociales et des pensions de retraite. Il y a aussi l'ISF qui disent avoir récupéré. Vous avez obtenu quoi pour vos pour vos électeurs ?
Est-ce que est-ce que c'est pas plus efficace de faire comme le fait ? C'est c'est quand même extraordinaire. C'est-à-dire que quand l'ensemble des groupes à l'Assemblée nationale vote contre le gel des retraites et le gel des pensions euh dans le budget de la sécurité sociale, vous me dites "C'est une victoire des socialistes dans leur négociation." Ça n'a rien à voir.
Il y a pas un groupe qui a voté pour le gel des retraites à l'Assemblée nationale. C'est pas une victoire des socialistes. C'est juste que le gouvernement est arrivé avec une mesure tellement insupportable qu'il y a pas un député de l'Assemblée nationale qui la soutient.
Même les propres partisans du gouvernement ne la soutiennent pas. Donc ne me dites ne me dites pas ça. Maintenant, qu'est-ce que les socialistes ont obtenu ?
Qu'est-ce que les socialistes ont obtenu ? Ils ont obtenu un surcil pour le gouvernement qui aurait pu être renversé il y a maintenant un mois. On aurait pu avoir un autre gouvernement.
On aurait pu avoir un gouvernement avec d'autres logiques économiques et à cause de le c'est leur responsabilité. C'est pas la responsabilité de quelqu'un d'autre. Ce gouvernement est toujours en place et peut continuer à dérouler sa politique macroniste.
Et attendez parce qu'à un moment faut quand même à un moment il faut quand même dire quelque chose sur ce sujet. Je veux dire Olivier Fort, il vient tous les jours sur un plateau de télévision pour dire "Retenez-moi où je vais faire un malheur." Euh si il y a pas euh la suspension intégrale et complète, point de départ de la discussion de la réforme des retraites, on va censurer.
Il y a pas la suspension intégrale, il y a pas de censure. S'il y a pas la taxman, on va censurer. S'il y a pas la taxman light, on va censurer.
Il y a pas la taxman, il y a pas la taxman light. S'il y a pas un geste pour voir le pouvoir d'achat des Françaises et des Français, on va censurer. Il y a pas de geste pour le pouvoir d'achat des Français.
Bah, je pense qu'au bout d'un moment, on perd un peu de crédibilité. Vous savez, c'est comme les personnes là, vous voulez retenez-moi et sinon vous allez voir ce qu'il va voir. Bon, personne le retient, il se passe rien.
Donc je pense que plus personne ne le prend vraiment au sérieux. Double question pour vous Emmanuel Bampard. Essayie de comprendre au fond de vous, vous vous dites quoi ?
Le PS vous trahit ou le PS vous échappe et réussit sans vous ? Et deuxième question, est-ce que vous appelez vos anciens camarades socialistes et il paraît loin le temps après la dissolution du Nouveau Front populaire quand vous étiez unis. Est-ce que vous les appelez à voter la censure ou alors vous n'entendez absolument plus rien d'eux ?
Mais moi, j'appelle l'ensemble des députés à l'Assemblée nationale, inclu évidemment les députés socialistes à censurer ce gouvernement le plus rapidement possible. Vous allez déposer une motion. Je leur dis, je leur dis, prenez, je leur dis tenez compte, prenez acte de l'impasse dans lequel vous vous êtes mis et sortez de ce bourbier.
Et la manière de sortir de ce bourbier, c'est de censurer immédiatement le le gouvernement. Nous, on est prêt évidemment à déposer une motion de censure dès lors où les socialistes nous disent maintenant on va censurer parce que moi je vais pas déposer une motion de censure pour rien. Parce que vous avez droit à un certain nombre de mots de censur qu'à trois motions de censure entre maintenant et le mois de juin et vous avez déjà échoué à renverser le gouvernement malgré les voies du rassemblement national et des alliés du rassemblement national.
Il av il a manqué 18 voix la dernière fois pour renverser le gouvernement. Bon donc maintenant si c'est pour redéposer une motion de censure pour obtenir le même résultat. Donc moi, je dépose une motion de censure, j'ai là, elle est prête, il y a pas de problème.
Et dès lors qu'il y a une possibilité d'obtenir un résultat différent de celle de il y a un mois, évidemment on déposera cette motion de censure immédiatement. Euh et je dis au socialistes, sortez de cette situation. Et maintenant, je ne confonds pas la direction du Parti socialiste et ce que disent aujourd'hui les militants et les mitalistes, parce que je crois qu'il ne partagent pas cette orientation.
Et je vois même que dans le groupe socialiste, il y a eu par exemple un communiqué de trois députés socialistes hier disant maintenant, il faut que les socialistes votent sur ce sujet. Alors, c'est pas à moi de dire comment le Parti socialiste doit fonctionner. Mais je pense que le Parti socialiste doit sortir de la situation d'impasse dans lequel il s'est mis.
Manuel Bonpard, à partir de 2026, les découverts bancaires seront plus strictement encadré. Ils seront considérés comme des crédits à la consommation. Rolandur d'ailleurs reçoit aujourd'hui euh les banques, les associations de consommateurs pour rassurer.
Vous avez lancé une pétition contre cette mesure. Pourquoi dites-vous que les découverts bancaires seront interdits ? C'est une fake news.
Vous répond la porte-parole du gouvernement. Bah c'est tellement une fake news que monsieur l'escur, vous l'avez dit dans votre introduction, reçoit aujourd'hui les fédérations bancaires et les associations de consommateurs. C'est tellement une fake news que le président du Crédit Mutuel disait en début de semaine que cette mesure, elle allait se traduire par beaucoup de difficultés pour les personnes modestes dans l'accès au découvert.
Donc non, je crois pas que ça soit seront toujours autorisés. Vous reconnaissez bien qu'ils seront pas tout le monde. Non, ça veut dire qu'il y aura des ce qu'on appelle des c'est un peu technique des études de solvabilité pour savoir si une personne alors qu'aujourd'hui elle n'est pas soumis à ses étude de solvabilité si elle c'est déjà le cas à partir d'un certain montant à partir d'un certain montant mais ce que ce que change cette ordonnance qui a été pris par le président de la République c'est un peu compliqué directive en gros surtransposé parce que la directive initiale qui a été votée au Parlement européen c'était par tout le monde par tout le monde c'était une une directive qui visait à mieux protéger les gens contre la publicité mensongère par exemple sur sur sur les crédits à la consommation, ça personne peut y être opposé.
Et mais je veux préciser que l'habilitation au président de la République a passé par ordonnance, elle a donné lieu à une proposition de loi à l'Assemblée nationale. Et qu'à ce moment-là, les insoumis, nous avons dit une chose simple, nous avons été seuls, nous avons dit attention, vu que la directive elle peut être interprétée d'une certaine manière, il faut pas faire par ordonnance, il faut qu'on ait un débat parlementaire. À ce moment-là, on a déposé des amendements sur ce sujet et malheureusement, ils ont été rejetés parce que le Rassemblement national d'un côté, le Parti socialiste de l'autre s'y sont opposés.
Et aujourd'hui, on est dans cette situation. Il est 8h57 dans 12 secondes. C'est l'heure, vous le savez, de la question qui aujourd'hui la question qui survole survole comme Jordan Bardella dans un sondage élab paru dans la tribune dimanche ce dimanche, Jordan Bardella aujourd'hui, il est entre 35 et 37,5 % d'intention de vote.
C'est 20 points d'avance sur vous et sur l'ensemble de ces concurrents au premier tour. Qu'est-ce qu'il a compris que vous avez pas compris ? Alors, je vous je vous informe d'une chose.
À l'élection présidentielle de 2022, il y a eu un point d'écart entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. 18 mois avant dans les sondages, il y en avait 22 des points d'écart. Donc, vous voyez, vous me dites il y a 20 points d'écart.
C'est la preuve qu'un sondage, ça fait pas le résultat d'une élection. Pour le reste, les électrices et les électeurs ou celles et ceux qui sont intéressés par les idées de monsieur Bardella devraient savoir que depuis plusieurs jours à l'Assemblée nationale, à chaque fois qu'il faut mettre à contribution les plus riches pour protéger ensuite les plus pauvres des impacts du budget. Le Rassemblement national s'est lié avec la la Macronie pour voter contre.
Par exemple hier quand il euh sur la taxe pour par exemple sur la taxe Zukman vendredi, la taxe Zukman qui vise à faire en sorte que les milliardaires payent enfin le taux d'impôt qui devraient payer le Rassemblement national s'y est opposé alors qu'il y a quelques mois il s'abstenit sur ce sujet. Ça dit quand même à quel point le Rassemblement national est devenu le syndicat des très très riches et ça dit aussi comment il peut changer de programme au bout de 3 mois ou au bout de 6 mois et à quel point il faut pas lui faire confiance. Et juste, il y a un petit frémissement à la hausse de la France insoumise.
Vous comptez sur la faiblesse du ticket d'entrée pour accéder au second tour. Moi, je compte d'abord sur notre force de conviction, sur le fait que un certain nombre d'électrices et d'électeurs qui pour l'instant sont à distance de l'élection présidentielle, quand ils rentrent dans le débat s'intéresse à notre programme, s'intéresse aux propositions politiques qu'on formule. Et vous pouvez au moins noter que à chaque fois que la France a soumise a fait des campagnes nationales, présidentielles ou législativ, on est parti généralement assez bas dans les sondages et on a fini globalement assez haut.
Donc moi, je suis confiant sur notre capacité à engager une dynamique pour être qualifié au second tour et pour battre le Rassemblement national au second tour si c'est le Rassemblement national qui est face à nous au second tour. Merci beaucoup d'avoir répondu aux questions de France info. Merci beaucoup Paul.
À demain. Vous restez avec nous. Je vous retrouve dans un instant pour les informer avec Renault D.
Manuel Bompard