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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 19 octobre 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Mobilisation du 17 octobre: le maire de Lyon pointe des réponses du gouvernement "pas à la hauteur"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Comment ça a pu être ? Et maintenant, quelle est votre analyse de la situation ?

  • 1:29RelanceÉludée

    Est-ce que vous estimez que la réponse du gouvernement vous donne les moyens de lutter ?

  • 2:10FerméeRéponse directe

    Avez-vous une date pour votre rencontre avec le Premier ministre ?

  • 2:50FerméeRéponse directe

    Estimez-vous qu'à Lyon, il y a eu des moments de perte de contrôle ?

  • 4:19OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous vous dites qu'il faudra peut-être des interdictions de manifestations ?

  • 5:01RelanceRéponse directe

    Est-ce que les réponses du gouvernement aux lycéens sont à la hauteur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:35Grégory DoucetFait
    « le ministre de l'Intérieur a reconnu que le dimensionnement de la réponse n'était pas approprié »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Dominique Rize, je voudrais qu'on aille tout de suite à Lyon. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, qui est en direct avec nous. Bonjour monsieur le maire. Paris, Lyon, Marseille, Limoges, Caen, Nantes, Angers, Brest, Rennes, Poitiers. J'arrête là la liste, mais ce sont quasiment toutes les villes de France qui ont été touchées. À Lyon, il y a eu ce symbole, place Bellecour, le feu, l'incendie de l'office de tourisme. Vous avez entendu hier le président de la République qui dit "Nous serons intraitables." Avec vous, monsieur le maire, je voudrais pouvoir essayer de commencer à répondre à ces questions. Comment ça a pu être ? ? ? Et maintenant, quelle ? Vous avez parlé d'une tragédie, c'est votre mot. 24 heures après cette tragédie, [raclement de gorge]

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comment est-ce que vous voyez la ? Bah, vous savez, actuellement, à l'heure où je vous parle, on est encore en train de récupérer la ville petit à petit, de nettoyer les dégâts. Vous avez parlé de l'office du tourisme qui a été totalement incendié. Il faut aussi Il faut aussi avoir une pensée pour tous les commerçants, les centaines de commerçants qui ont vu leurs magasins pillés, attaqués. Et là-dessus, il va falloir leur apporter des réponses très rapides. Quel type de ? Lorsque il y a Il y a deux choses, il y a effectivement évidemment les pillages, les hordes littéralement qui dans les rues ont cassé et pillé. Il y a les symboles de la République, ça a été la mairie de Limoges, bien sûr, ça a été votre office de du tourisme, un bâtiment historique

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au cœur de la ville. Et quand vous dites "Il va falloir des réponses." lorsque vous avez entendu le président de la République hier qui a eu cette expression, il a dit "Nous serons intraitables." Et puis il dit ensuite qu'il charge le ministre de l'Intérieur, les préfets et les maires de décider aussi. Est-ce que vous estimez que cette cette réponse vous donne les moyens de lutter ou ? Non, mais c'est pas une réponse. Euh, on a entendu le président de la République confier euh au Premier ministre, à son gouvernement le soin d'apporter les les réponses. Donc c'est là où on a on a un peu procrastiner sur sur cette affaire. Moi, j'attends des réponses très très concrètes. C'est c'est la raison pour laquelle avec le maire de Marseille et le maire de Paris, on a demandé à être à

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être reçu par le Premier ministre. Avez-vous une ? Et et ce qu'on demande est assez simple. Non, on a pas encore de date à l'heure où je vous parle. Mais mais ce que nous demandons, c'est que les les les communes, les collectivités locales, les les commerçants, les donc les professionnels, les entrepreneurs qui ont été victimes des dégâts causés par les pilleurs et les casseurs puissent très rapidement bénéficier bien d'un soutien. On demande la mise en place d'un fond de solidarité. Là, on est en train de discuter le le projet de loi de finances. Il faut que dans ce projet de loi de finances, on établisse et bien un dispositif qui permette de venir en en en soutien. Je pense prioritairement aux commerçants, mais aussi aux communes qui ont été particulièrement touchées et qui ont vu

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leurs bâtiments publics attaqués, dégradés, voire comme c'est le cas ici incendiés. Grégory Doucet, lorsque le ministre de l'Intérieur dit "Nous avons perdu le contrôle", estimez-vous qu'à Lyon, il y a eu des moments de perte de ? Mais totalement. Totalement. Euh, là encore, enfin, si on a demandé euh, enfin, moi si je veux euh rencontrer le Premier ministre, c'est pour qu'il puisse établir un un diagnostic et qu'il puisse nous dire pourquoi l'anticipation n'a pas été à la hauteur, pourquoi la réponse, une fois qu'on était dans le feu de l'action, euh a pas été euh à la fois bien proportionnée et surtout ne s'est pas portée au bon endroit. Moi, j'ai rencontré j'ai rencontré dimanche matin, très tôt, beaucoup de commerçants qui m'ont dit "Je comprends pas. Ils ont

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pu euh caillasser et et piller mon magasin pendant 30 minutes, 60 enfin, 1 heure sans qu'il y ait euh la moindre intervention de la police." À ça, il faut pouvoir apporter des réponses concrètes. Alors, euh vous avez rappelé un peu plus tôt sur 20 30 ans que euh le ministre de l'Intérieur a reconnu que le dimensionnement de la réponse n'était pas approprié, dont acte. C'est un premier début de transparence, mais avouez qu'on en est loin encore. Enfin, on est loin d'avoir établi un diagnostic complet. D'ailleurs, je me réjouis dans une certaine mesure que le président de la République, dans son allocution hier, ait demandé toute la lumière sur sur ce qui s'est passé. C'est la preuve que la demande que nous portons avec les maires de Paris et de Marseille,

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eh bien, elle est elle est légitime et elle est pertinente. Il demande également à ce que les préfets, en lien avec les maires, prennent, je cite, les décisions pour protéger nos villes. Et à l'Élysée, on commence à faire savoir aux différents journalistes que il pourrait y avoir des couvre-feux, des opérations de fouille, des interdictions de manifestement de manifestations ou de rassemblement. Est-ce que vous vous dites, euh, au regard aussi des prochains jours qui pourraient être des jours de de manifestations qui dégénèrent, qu'il faudra peut-être en passer par ? Est-ce que vous, à Lyon, vous vous dites il faudra des interdictions, voire des ? Mais, Apolline de Malherbe, la première question à se poser, c'est pourquoi y a-t-il des manifestants dans la ?

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Pourquoi les gens sont aujourd'hui en train de réclamer, eh bien, des politiques publiques ? C'est ça la première question à se poser. Ça fait plusieurs semaines que le mouvement lycéen a été engagé. Est-ce que les réponses du gouvernement aux lycéens sont à la ? Non. Et ensuite, on a vu arriver ce samedi des manifestants qui réclamaient des mesures pour le pouvoir d'achat. Est-ce que les réponses du gouvernement sur ce sur cette question sont à la ? La réponse est non. Il faut aussi avoir un traitement politique. Pourquoi les gens sont dans la ? C'est parce qu'ils attendent des réponses à leurs inquiétudes, à leurs questionnements. Et aujourd'hui, ces réponses, ils ne les ont pas. Plutôt que de regarder ce qu'on pourrait faire de plus en matière de répression et

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d'encadrement, est-ce qu'on pourrait pas se dire il faut il faudrait peut-être mieux prévenir que guérir et agir enfin vraiment concrètement sur les les attentes qui sont formulées par les ? Vous dites vous dites il faut une réponse politique lorsque vous êtes revenus sur place place Bellecour hier et c'est le magazine local Lyon Mag qui raconte la scène, il dit et je cite le le magazine local arrivé place Bellecour pour le maire de Lyon Grégory Doucet et le préfet Etienne Guyot l'élu écologiste est conspué par des Lyonnais qui lui reprochent son alliance avec LFI. Oui et quelle est votre question Apolline de ? Est-ce qu'il y a des responsabilités politiques, c'est ce qu'a voulu pointer

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du doigt le Premier ministre ? Est-ce que vous estimez qu'il y a aussi des responsabilités politiques comme visiblement certains habitants de votre ville vous l'ont ? Alors d'abord il y a de la colère. Il y a de la colère, il y a même eu de la peur aussi hein. Vous savez moi-même toute la journée du samedi et en soirée, enfin je veux dire j'ai été sur le pont avec bien évidemment les services de la ville une partie une partie de mes adjoints qui étaient aussi pour ce qui est celui de celui à la sécurité et bien toute la journée derrière les images au contact avec la police municipale pour qu'on soit le plus réactif possible pour qu'on puisse protéger nos bâtiments publics. Nous on voulait absolument éviter que l'hôtel de ville ne soit ne soit attaqué.

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Donc on s'est mobilisé. Maintenant vous savez moi j'ai vu aussi les images qui pour certaines ont été tournées d'ailleurs à l'intérieur même des bâtiments enfin des bâtiments ou des commerçants qui étaient attaqués mais moi j'ai pas vu de message politique. Quand on a des dizaines de crétins qui sont en train de de saccager un commerce et de le piller, quand on en a plusieurs centaines qui s'en prennent à l'office du tourisme et qui s'amusent ensuite à y mettre le feu, moi je vois pas de message politique. Je vois simplement des imbéciles qui s'en prennent à des biens publics ou des biens privés et là je vois pas la je vois pas le lien qui pourrait y avoir avec un mouvement politique. Non, je pense que euh vouloir vouloir détourner le regard, détourner l'attention sur un autre sujet ne me

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semble pas à la hauteur de ce que le pays traverse aujourd'hui. lorsque Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu demande à ce qu'il y ait une sorte de de moment où chacun doit choisir son camp, est-ce que vous estimez qu'il se ? Oui. Mais c'est pas une question de camp aujourd'hui. Il y a il y a des mouvements sociaux qui sont en qui sont en route depuis plusieurs semaines et en marge de ces mouvements sociaux euh des pilleurs, des casseurs profitent profitent de ces mouvements sociaux et bien pour justement euh aller euh casser et piller. Et ben euh je vais vous dire, si on apporte une réponse aux mouvements sociaux, si on écoute les lycéens et qu'on leur donne des réponses concrètes, si on écoute les Français inquiets et qu'on leur donne des réponses concrètes

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et que les manifestants n'ont plus de raison de manifester, il y aura pas de pilleurs et de casseurs ou en tout cas pour ceux qui s'occuper des pilleurs et des casseurs, ça sera bien plus simple. Hier à Paris euh les les pilleurs et casseurs, comme vous dites, étaient à nouveau présents dans tout le centre de la capitale et pourtant il n'y avait eu aucune manifestation avant. Mais Apolline de Malherbe, il était aussi à Lyon. Il était il était aussi il était aussi il était aussi à Lyon, figurez-vous, jusqu'à 1h30 du matin cette nuit. Il y a encore eu des gens qui ont fait des tentatives d'intrusion dans certains magasins et heureusement que les policiers nationaux et les policiers municipaux étaient sur le pont, étaient sur le terrain pour les attraper. On a encore eu des dizaines

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d'interpellations hier. Heureusement qu'on était là et on a évité on a évité la surenchère, on a évité le pire hier. Est-ce que le calme est revenu ce matin à ? Bah le calme est revenu ce matin à Lyon. J'ai pas encore eu l'occasion de de faire le tour du centre-ville puisque je suis avec vous présentement donc mais les informations qui me remontent euh sont plutôt rassurantes sur euh le calme et il est il est très tôt ce matin un peu plus de 8h, on sait que c'est dans la journée et en soirée que on a encore des risques. Donc moi j'ai demandé au préfet il y a déjà 48h de dimensionner les forces à la hauteur de ce qu'il y a à protéger, c'est-à-dire faire en sorte qu'il y ait dans l'espace public des policiers ou

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des gendarmes qui soient présents, qui soient prêts à intervenir rapidement parce que euh les casseurs et les pilleurs eux sont extrêmement agiles et extrêmement rapides. Donc il nous faut aussi être à la hauteur des méthodes que ces personnes emploient.