Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio (sur YouTube)· 13 juin 2025 80 min

Jusqu'où ira l'escalade entre Israël et l'Iran ? - Poulin Sans Réserve du 13 juin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio midi 14h Alexis Poulin sans réserve. Quand on a des jeunes qui passent 5 heur par jour sur les écrans, l'influence des réseaux sociaux conduisent à ces comportements violents. La banalisation de la violence.

Enfin, on tombe dans ce merdier. Mais au fond, quelle différence a-tile entre le bon et le mauvais chasseur ? 6h les autres chasseurs me prennent en bas de chez moi avec leur voiture.

Sont habillés comme les paras de la base aérienne de Montmarsin. Devant l'Espagne et l'Italie, la France est le pays d'Europe qui compte le plus de chasseurs. Il y a des fusils plein la voiture.

J'ai même cru remarquer une mitraillette. J'ai peur. Depuis 5 ans, le nombre de jeunes candidats est en forte augmentation.

Bon chasseur, c'est un gars. Bon ben, il a un fusil. Un fusil, il voit un truc qui bouge, il tire.

Mais bah c'est pour la même chose quoi. Ah là là. On va parler évidemment de flingue mais de chasse d'ogives nucléaires aussi.

C'est un programme chargé aujourd'hui. On aura d'abord Wichran, président de la Fédération nationale des chasseurs, auteur d'un chasseur en campagne chez Albin Michel en direct depuis le Gamef cet énorme festival de la chasse où Sud Radio est d'ailleurs présent. Vous retrouverez les vraies voix à partir de 17h en direct du Gamefir.

Ensuite, on va parler bien sûr de la violence à l'école, hein, la suite après l'assassinat euh de cette assistante scolaire. Est-ce la photo réseau ou vraiment autre chose avec Louise Morel, député modem du Barin qui sera avec nous également pour répondre à nos questions. Et puis à 13h, un point sur Israël, Iran.

Jusqu'où va aller cette escalade ? le rôle des États-Unis, la diplomatie française. Beaucoup de questions avec Emmanuel Razavi, grand reporter autour du livre La face cachée des Mola, le livre noir de la République islamique d'Iran aux éditions du CER.

Et puis on fera un point bien sûr sur les derniers développements dans cette escalade inattendue entre Israël et l'Iran. Voilà, on va marquer une courte pause et se retrouver dans un instant pour parler chasse avec Wouen. À tout de suite sur Sud Radio.

Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai, Sud Radio, parlons vrai. Alexis Poulin sans réserve l'invité et notre invité en direct du Gamef, ce salon de la chasse à la de Bœuvron, euh Willyan, président de la Fédération nationale des chasseurs auteur d'un chasseur en campagne en direct depuis le stand Sud Radio où nous sommes présents et à 17h, vous retrouverez d'ailleurs en direct de ce salon les vraies voix. Bonjour monsieur Schren.

Bonjour Alexis Poulin. Alors la chasse, ce salon 2025, quels sont les les sujets mis en avant et de quoi parle-t-on au Gamef ? Écoutez, je vais être un peu basique, mais on parle surtout de chasse, vous l'avez compris, de ruralité.

Étonnant. Exactement. Bah écoutez, c'est surtout une grande fête de retrouvaille.

Vous savez ce que je dis toujours hein, la chasse c'est l'école du bonheur. C'est des gens heureux et on est heureux. Vous avez ici dans les allées 100000 personnes qui vont venir qui sont heureux de revoir les amis, heureux de baigner dans des stand de chasse, les dernières nouveautés au niveau habit, au niveau armes et plein de petites choses comme ça.

Et c'est vraiment un moment de convivialité extraordinaire que il y a pas que la chasse que la chasse met en avant bien sûr partout où elle peut s'appliquer. Ouais. Combien de chasseurs en France aujourd'hui ?

Est-ce qu'on a les chiffres des licenciés de la Fédération ? un peu moins d'un million. Un peu moins d'un million.

Et est-ce que on peut parler d'un d'un retour en fait euh en grâce de de de jeunes chasseurs en fait qui sont de plus en plus nombreux à à reprendre leur licence ou est-ce que c'est un un loisir vieillissant ? Alors, on a de toute façon une pyramide des âges qui est qui est qui qui est quand même assez âgée, on le sait bien. Mais depuis quelques années, depuis 5 ans environ, on a une recrudescence de jeunes qui souhaitent passer le permis de chasser. beaucoup de filles, beaucoup de femmes qui veulent le faire et surtout des gens qui viennent d'un monde très urbain, c'est dont la famille ne chasse pas, qui ont entendu parler de quelque chose, qui en ont peut-être aussi un peu marre de de contempler la nature, qui ont envie de la vivre de l'intérieur avec respect, avec raison bien sûr.

Et on a un afflux qui n'arrête pas de croître dans cette jeunesse qui dans le fond cherche des repères, des valeurs et peut-être une autre façon de vivre la nature. Ouais. Et et ça c'est nouveau, c'est ces urbains qui se mettent à la chasse alors qu'il y a pas de tradition familiale.

Oui, c'est nouveau. Mais je vous dis depuis quelques années maintenant et ça ne ferait ça ne fait que s'accroître. On a énormément de demandes aujourd'hui de jeunes qui nous appellent dans les fédérations qui disent "Voilà moi la famille chasse pas mais j'ai entendu parler, j'ai envie." Vous savez la jeunesse aujourd'hui, elle est souvent critiquée.

Elle a souvent, je pense que c'est très dur pour les jeunes d'aujourd'hui. C'est pas une génération facile, beaucoup de perte de repère, beaucoup de perte de valeur, beaucoup d' d'une vie théorique sur les réseaux sociaux et ce genre de choses et ça c'est très très compliqué à vivre pour eux. et dans le fond des gens qui partagent des choses ensemble qui mélangent des jeunes et des vieux, des riches et des pauvres, on va dire.

Voilà, qui mélangent toutes sortes de gens qui ont des valeurs, qui ont une histoire, une tradition, qui aussi retrouver ces socles de la transmission et et ne pas vivre dans un monde dans le fond qui qui est tellement éloigné des valeurs de la ville, de les valeurs de la France. Et ce besoin de venir nous voir n'arrête pas de croître. Et là où c'est vraiment surprenant, c'est c'est ces demandes très fortes parle pour les femmes.

Il n'y a que 3,5 % de femmes qui chasse en France. Nous sommes quasiment à 25 % de femmes inscrites au permis de chasser. Ça n'arrête pas d'augmenter et là on voit qu'il se passe quand même quelque chose.

Hm hm. Une une sorte de démocratisation d'une part mais aussi euh féminisation de de de la chasse. Alors oui puis une dédiabellisation aussi malgré vous savez puis la jeunesse n'est pas stupide hein.

Force de dire tellement de mal de nous. Il y a un moment ça intéresse beaucoup de monde de venir voir dans le fond ce qui se passe. Savez vous mettez quelque chose en interdit ou en critique permanente et dans le fond ça finit par intéresser les gens.

Est-ce que vous pensez que les les relations sont en train de s'apaiser ? Euh euh parce que c'est vrai que pendant longtemps les chasseurs ont été montrés du doigt. Il y a eu bon les accidents he évidemment euh le fait que les promeneurs ne peuvent plus se promener.

Est-ce que ça c'est en train de changer ? Alors, ce qui est sûr, c'est que euh l'écologie euh on va dire politique, mais surtout dogmatique, idéologique est en train de reculer aujourd'hui dans l'esprit des gens pour plein de raisons en dehors du monde de la chasse. Et nous qui avons été les premiers à dire attention, ces gens sont dangereux à travers ce qu'ils pensent, à travers ce qu'ils veulent faire.

C'est vos libertés qui vont un jour disparaître avec cette écologie là. Il y a quand même aujourd'hui cette prise de conscience. Alors, le dialogue avec eux sera toujours compliqué.

Vous savez quand vous expliquez un animaliste que moi j'ai plaisir aller à la chasse à tuer un animal avec respect, raison, de le ramener à la maison, de le dépouiller et de le manger dans une espèce de magnificence avec des amis ou ma famille et partager ce moment de bonheur, on narrivera jamais à se comprendre. Mais par contre pour des jeunes aujourd'hui qui ont peut-être pas été non plus euh euh bien qui n'ont pas reçu une explication claire de la chasse, on se rend compte que eux ça les interroge et et je vois bien que c'est en train de changer et et même aujourd'hui dans les médias, on se pose des questions. Est-ce que l'écologie va pas trop loin ?

Est-ce qu'il faut tout interdire ? On interdit la chasse, on interdit la pêche, on interdit la Corida. Il y a des gens heureux.

Nous sommes des gens heureux de faire ce qu'on fait. Vous avez parlé d'un du partage de la nature, c'est aussi important. Il y a des notions de propriété privée dans ce pays.

Il y a des lieux qui sont publics, qui sont déjà extrêmement partagés, tout est déjà quantifié. Évidemment, nous nous occupons qu'une place infinitésimale dans la nature et je crois que là aussi, à force de le répéter, on a passé beaucoup de temps dans la communification, vous l'avez vu, on fait de la pub à la télévision, on a on a remué beaucoup de choses et on interpelle on interpelle cette jeunesse, on interpelle aussi dans le fond l'écrasante majorité des Français qui sont très neutres sur tout ça. voit effectivement à fait d'hiver et ils vont être contre la chasse le lundi matin et puis ils vont être invités à manger chez un ami et ils vont déguster un morceau de gibier et ils veulent expliquer ils veul leur expliquer comment il l'a chasser et le lendemain ils sont beaucoup moins contre voir des fois ils sont pour donc voilà il y a un vrai boulot d'explication à faire de notre côté sans être pour ou contre est-ce que le les chiffres des accidents ont beaucoup baissé est-ce que les pratiques ont changé aussi les pratiques ont sûrement changé et ça c'est nous et nous seuls qui en sommes responsables.

On a quand même créé aujourd'hui un permis de chasser qui est un vrai permis de manipulation des armes et de sécurité. Moi, je fais partie de cette classe d'âge où quand vous vouliez chasser, vous alliez à la mairie du village, vous demandez un permis de chasser, vous receviez un permis de chasser et vous allez à la chasse. Là, on imagine, on imagine strictement rien.

Aujourd'hui, vous avez un examen mais qui est un vrai examen poussé. H d'ailleurs que on va dire 65 % des gens qui le passent ont ce permis de chasser. Mir c'est beaucoup et dans le fond il y a quand même 35 % de ces gens qui ne l'ont pas et certains certaines personnes aujourd'hui d'ailleurs ne l'auront jamais.

Si vous n'avez pas la maîtrise de de de de vos actes et de vos gestes, vous n'aurez jamais le permis de chasser. C'est impossible. Donc on a fait un travail énorme qui a sûrement et c'est vrai enlevé une partie de nos effectifs assez importantes où on avait des gens qui étaient peut-être pas des gens vraiment passionnés, qui étaient peut-être pas des gens non plus qui étaient fréquentables dans leur façon de chasser où il y a eu peut-être pas assez d'éthique où on avait pas assez de sécurité et de prudence.

On a nettoyé sans aucune loi nous-même nos propres effectifs et aujourd'hui quand un gamin ou une gamine un permis de chasser, je peux vous dire que c'est une personne qui est respectueuse de la nature et surtout qui fait très attention d'un point de vue de sécurité. Ouais, ça ce qui change alors c'est cette formation initiale euh et puis dans dans le rapport euh avec euh les Rivins, les agriculteurs, là aussi il y a eu des des évolutions. Il y a toujours ce débat par exemple he sur l'ours, le loup, la réintroduction d'espèces.

On en est où sur ces débats ? On est toujours dans ces débats. Nous, on pense je pense que de toute façon la biodiversité, la nature et les écosystème qui a dans cette nature ne peuvent pas survivre si l'homme n'est pas là pour les gérer.

Le bon exemple, le bon exemple. Quand vous retirez des territoires à la chasse, comme ça se fait beaucoup dans des réserves en France, comment se fait-il qu'au bout de 3 4 années, on nous demande de revenir ? Soit c'est par les louchers, soit c'est par les piégeurs, soit c'est par des gardes particuliers et des fois tout simplement des chasseurs.

Parce qu'on se rend compte qu'il y a des super prédateurs aujourd'hui et si nous ne sommes pas là, il n'y a personne pour réguler et ces super prédateurs peuvent poser des problèmes et je veux dire détraquer tout un nombre considérable d'écosystèmes jusque en passant par tout ce qui est faune et en allant jusqu'à la flore. pour dire aujourd'hui on va retirer l'espèce humaine à travers la chasse ou autre chose de la biodiversité dire de la nature et tout ira bien dans le meilleur des mondes. Ça n'est pas vrai et on a plein de preuves.

Regardez la Suisse, le canton de Genève tout quand fait quand on voit aujourd'hui on a supprimé la chasse, vous avez vu combien de personnes doivent gérer la chasse la nuit avec des carabines, des lunettes thermiques et des tas de choses. Ça coûte une petite fortune à tous les habitants de ce canton de Genève et qui prierait aujourd'hui pour retrouver des chasseurs qui aillent le faire bénévolement et qui servent effectivement l'intérêt public à travers ça. Donc donc aujourd'hui sur les territoires puis vous savez des fois on est pragmatique les gens disent mais j'aime pas les chasseurs, je vois passer g on a un contexte violent, on voit des gens avec des armes tout ça et puis un matin vous avez les sangliers qui ont démonté le jardin ou qui ont bousillé la voiture du potager ou les lapins ou les lièvres ou les chevreuils.

Et puis là bizarrement on m'a dit "Ah bah oui, mais il y a plus de chasseurs dans le ah bah oui. Ah bah oui. Bah comment on fait ?

Bah comment on fait ? Bah on les appelle et puis là vous arrivez, les gens sont contents de vous voir. Les mêmes personnes qui ont dit il y a quelques temps que vous étiez des gens dangereux. tout ça la théorie bien sûr et là ah ben oui vous avez une fonction quand même.

Heureusement que vous êtes là. Merci d'être venu. Ça c'est aussi des bons exemples qu'on a aujourd'hui à travers les dégâts.

C'est des choses Oui. que qu' changé c'est une question d'équilibre en fait et on peut voir que là les relations sont apaisées. Est-ce que dans dans le champ politique votre travail hein a porté ses fruits ?

On a vu le permis de chasse le prix a baissé. On peut dire que le le président Macron est plutôt prochain dans dans sa gestion des dossiers. Qu'en est-il des autres partis ?

Je pense que ce soit le parti du président Macron ou tous les autres partis politiques, on a des gens qui nous sont favorables dans les partis. Il y a des gens qui sont qui qui sont contre effectivement la chasse dans ces mêmes partis. Et je crois que ça c'est à peu près tous les partis.

Alors il y en a qui sont évidemment entièrement contre. Je pense à l'écologie politique, je pense à Lfi par exemple. Enfin, on est à peu près dans la même chose he ou LFI, c'est pareil.

Nous par le prisme de la chasse. Pour les autres c'est ouvert. Il y a un débat.

Il y a un débat. Mais c'est bien qu'il y a un débat. Moi je ne veux pas que les chasseurs aient tous les droits en France.

C'est pas vrai. C'est pas ce qu'on demande, c'est pas ce qu'on recherche et c'est déjà pas le cas. Voilà, on veut une chasse raisonné, raisonnable, quantifié.

On a des droits, la chasse est légale, on a des droits, mais les autres usagers de la nature ont aussi des droits. Donc à partir de là, nous avons des devoirs et on essaie de trouver toujours cet équilibre. D'ailleurs, il faut il faut jamais oublier.

Il y a le prisme national où on a l'impression qu'on est sur un ring de boxe et c'est un pugil en permanence. h la réalité des villages et en vérité dans les villages tout se passe bien. Les gens se connaissent, les gens se parlent et on n pas cette différence très forte ou cette opposition violente politique qu'on peut avoir au niveau national.

La vérité c'est que la chasse se passe très bien dans 98 % des cas. Il y a peut-être 2 % de problèmes et je les règle et on est là pour en discuter. Et après, il y a des gens qui sont aussi emparés de cette chasse comme un argument politique.

Regardez regarder les écologistes à la dernière présidentielle. Jad 3è point du programme on interdit la chasse les vacances les weekends les jours fériers donc ça devient vraiment un outil politique pour ces gens pour exister ça je pense que c'est une erreur. On essaie de semer un trouble et une opposition voilà de confronter des gens qui dans le fond n'avaient pas de problème.

Le partage de la nature que vous avez évoqué mais il s'est toujours fait naturellement. Ouais, on sait bien que quand Gérard il chasse dans son bois dimanche prochain, bah on y va pas làdedans. Pas pris cet exemple là pour Gérard Larch mais Gérard ou Paul ou Pierre mais vous voyez ce que je veux dire ?

Et ben on le savait. Par contre le samedi il y est pas. On va aller faire un petit tour, on se promener, on va lâcher un peu le chien, on va ramasser quelques champignons et tout s'est toujours passé comme ça quand il y a bon voisinage effectivement quand les gens se connaissent mais après peut-être aussi il y a des nouveaux ruraux qui n'ont pas les codes et qui se mettent en danger.

Alors ils se mettent en danger. On a surtout des nouveaux ruros et c'est pas pas le cas de tous les nouveaux ruraux mais ça c'est vrai qui ont juste oublié un code, le droit de propriété privée. H le droit d'être chez soi.

Tout le reste est une tolérance. Seul le propriétaire ou celui qui a un bail de propriété à agir ou avoir une activité sur un territoire, c'est le seul qui est légitime. Tout le reste hein, c'est des gens qui sont acceptés bien évidemment.

Il y a pas de problème. Faudrait juste pas inverser les rôles. Quand on me dit on va interdire la chasse, par exemple, le weekend, les vacances et jour férier, vous imaginez, vous êtes chez vous, c'est votre bien.

Vous ne pouvez pas aller à la chasse parce qu'il faut laisser votre bien à disposition d'autres personnes qui voudraient en jouir quand ils en ont envie. Ça ça s'appelle quand même un colété privée comme on la connait où aujourd'hui dans notre République. Donc il faut quand même être très attentif à ça.

Ne créons pas des tensions où il y en a pas. La nature se partage naturellement. La nature se partage naturellement à condition de respecter la propriété privée.

Qu'on parle de biodiversité qui est un bien commun, ça c'est autre chose. Il y a une transmission à assumer et tout le monde doit y participer, y compris les chasseurs. Mais la propriété privée doit garder ses fondamentaux et le reste n'est qu'une tolérance.

Et bien merci beaucoup Willyen, président de la Fédération nationale des chasseurs en direct du Game Fair d'avoir répondu à nos questions. Vous retrouverez Sud Radio tout au long de la journée à cet événement à 17h. Les vraies voix seront en direct sur le stand Stud Radio et on continuera de parler bien sûr de la chasse.

On va marquer une courte pause et parler un peu d'olympis et puis on reviendra bien sûr sur les violences à l'école. une génération violente. Est-ce que c'est vraiment la faute des réseaux avec notre invité Louise Morel, député modem du Barin ?

Dans un instant, à tout de suite sur Sud Radio. Alexis Poulin sans réserve l'edito. Ah oui !

Ah oui ! Vous vous rappelez de cette musique ? On l'a entendu tellement mais tellement.

Mais oui, c'était les Jo, c'était les formidables Jeux Olympiques de Paris 2024. Que de que de beaux moments, on s'en rappelle. Philippe Catherine tout nu dans un plat de nouille mais aussi bien sûr des champions incroyables.

La scène baignable d'ailleurs cette année figurez-vous que la scène est baignable. Oui, il y aura trois zones de baignade pendant Paris Plage de juillet à août alors sous la tour Effel vers la bibliothèque François Mittera. Enfin vous verrez ça si vous souhaitez vous baigner dans la scène.

Et puis hier Emmanuel Macron était vraiment très très fier puisque de nouveau la vasque, vous savez cette vasque incroyable s'élevait dans les cieux de Paris. On l'écoute. Bonjour à tous.

Regardez, la vase va remonter. Rendez-vous le 21 juin jusqu'au 14 septembre pour les 3 années à venir. On va revivre ça.

Voilà, on va revivre ça. Ça, la vasque qui s'élève dans le ciel des tuileries. Alors, la vasque olympique, je me suis renseigné, je voulais savoir combien ça coûte ce truc. 2,5 million d'euros à la fabrication parce qu'on a refait une nouvelle vasque.

C'est pas la vasque des Jo, c'est une nouvelle vasque. Alors, c'est EDF et le comité olympique qui s'y colle. Et puis le fonctionnement de la vasque puisque il y a une équipe qui s'occupe de la faire monter, la faire descendre en fonction de la météo, c'est 2,5 million d'euros par été pour 3 été. 250 jours au total, ça fait un total de 10 millions d'euros pour cette magnifique vasque qui s'élève dans les airs.

Alors, Emmanuel Macron a l'air d'en être vraiment très fier, hein. C'est sa fierté, ce ballon qui s'élève avec ses LEDs pour montrer combien nous célébrons la J Olympique. On va évidemment célébrer les 1 ans, mais 100 millions d'euros pour la VAS, qu'est-ce que c'est bien sérieux ?

Et puis on se rappelle he le coût de la scène pour la baignade 1,3 milliards je crois à l'époque mais les J ont été excédentaire selon les comptes publics. Donc on applaudit et on dit bravo et on célèbre encore une fois l'esprit olympique en attendant les JIO aux États-Unis dans quelques temps. Si il y aura des JIO aux États-Unis dans quelques temps parce que là on va parler Iran et Israël à 13h et c'est inquiétant.

Voilà. Allez on va passer à un autre sujet dans un instant. Alexis Poulin sans réserve. l'invité et notre invité et c'est une première, c'est Louise Morel, député modem du Barin.

Bonjour. Bonjour. Je voulais vous avoir au micro de Sud Radio pour parler de ce dossier au combien tragique de la violence à l'école, ultraviolence, on pourrait dire et pas seulement en France.

Il y a eu aussi une tuerie en Autriche récemment, une jeunesse de plus en plus criminelle et toujours les mêmes qu'on accuse les réseaux sociaux. Est-ce que c'est vraiment la faute des réseaux sociaux si aujourd'hui on a cette criminalité dans la jeunesse, cette violence dans la jeunesse ? Alors, je crois pas que la réponse, elle peut être unique sur un sujet aussi aussi complexe.

On évoque également tout le temps les réseaux sociaux et les enfants, mais en réalité il y a les enfants, il y a le rôle de l'école, il y a le rôle des parents. C'est un sujet qui est complexe et c'est ce réplique là queon doit euh queon doit travailler, l'État, les parents, les l'école pour permettre de de trouver des solutions. Ensuite, est-ce que la jeunesse, elle est de plus en plus violente ?

Moi, je crois que les drames des derniers jours effectivement il touchent nos concitoyens et l'État il ne peut pas ne pas agir. On sait bien que les réseaux sociaux il créent un isolement, il crée des difficultés. Certains mots clés lorsque l'on les cherche touchent parfois au suicide, donne envie de regarder de plus en plus d'algorithmes, les contenus sont poussés et donc tout ça c'est notre rôle en tant que en tant que parlementaire, en tant qu'élu de regarder comment on peut on peut améliorer.

Mais vous vous avez été euh rapporteur, apportrice de euh de la commission enfin de travail sur le vérifier l'âge sur les les sites pornographiques justement pour la protection des mineurs. On a vu qu'une loi est passée et résultat quand on demande au site pornographique de mettre en place cette vérification de l'âge et bien les sites décident de ne plus opérer en France tout simplement avec un pied de nez aux autorités françaises en disant non vous fait pas ça et d'ailleurs c'est la liberté guidant le peuple he qui est symbole de cette lutte des des pornocrates face à l'État français. Vous en pensez quoi de cette réponse ?

Alors vous dites, c'est un pied de ne qui est fait aux autorités françaises. Moi, je pense que c'est une pression qui est faite sur d'autres états pour les inciter à ne pas mettre cela en place. Aujourd'hui, les sites pornographiques et après selon les chiffres, mais parfois c'est près de 20 % de leur chiffre d'affaires qui est lié au fait que des jeunes regardent des sites pornographiques.

Oui, c'est ça le problème parce que on parle de de de d'enfants de 12 ans voir moins qui quotidiennement ont accès à ces contenus. Absolument. C'est près de 30 % des enfants de moins de 12 ans qui ont déjà accédé à des sites pornographiques.

Et en fait la réalité c'est quelle est la conséquence de cela ? Et bien c'est les troubles du comportement, banalisation de la violence. sur ces sites c'est quand même des violes de torture parfois de barbarie des incestes qui sont filmés en direct et nos enfants l'espace d'un clic peuvent y avoir accès et donc c'est intolérable et c'est la raison pour laquelle la France a décidé de mettre en place il y a 2 ans un mécanisme de vérification de l'âge des utilisateurs sur les sites qui est entré en vigueur il y a quelques jours et la réaction de ces sites a été et bien puisque c'est comme ça nous on part on n' pas envie de le mettre en place et à bon entendeur pour les autres pays ne faites pas ça et bien nous on dit si on ne respecte pas les lois de la République on va pas faire de l'argent sur le dos des enfants, ça entraîne des drames, ça entraîne de la violence, ça entraîne des comportements criminels.

Donc l'État agit et il met ça en place, même si bien sûr on peut toujours améliorer les choses. Mais c'était comment que enfin la solution technique pour vérifier l'âge ? En fait, on vérifie pas l'âge, on vérifie l'identité.

Donc on vérifie l'identité de tous les utilisateurs de ces sites en réalité. Non. Alors justement là, j'aimerais apporter vraiment une précision très claire.

La loi, qu'est-ce qu'elle a dit lorsqu'on l'a voté ? Elle a dit que sous l'autorité de l'Arcom et de la KNIL qui sont des autorités indépendantes indépendantes du pouvoir politique et parlementaire, on allait auditionner un certain nombre d'acteurs qui développent he des des start-ups, des entreprises de la tech et cetera, des outils de vérification de l'âge des utilisateurs. Ces outils, ils existent et ils fonctionnent.

Donc il est pas question que l'État soit le dernier à ne pas l'utiliser. Et bien donc on a dit dès lors qu'il y aura un accord de ces autorités quel justement vous alors je vais peut-être pas faire la publicité des uns des autres mais ils existent sur quelle plateforme enfin pour accès à quel servic par exemple. Et bien alors pour être très clair donc ces outils existent et l'ARCOM et l'ACNIL devaient vérifier ces outils pour vérifier justement ils sont utilisés bien sûr ils sont utilisés par un certain nombre.

C'est c'est au moment où on a voté la loi, l'objectif était qu'il soit utilisé sur ces sites sur sur ces sites pour vérifier justement que les mineurs n'ai pas accès au site pornographique. Donc nous mais les outils aujourd'hui est-ce qu'ils étaient déjà ils étaient opérationnels ? Non, ils étaient pas ils étaient pas utilisés, ils étaient pas déployés.

Alors, je sais qu'ils étaient fonctionnels puisqu'on les avait on les avait auditionné à plusieurs reprises à l'Assemblée nationale, mais pas dans ce cadre-là. Et et donc pour répondre de manière très précise à votre question, il y avait 2 ans de travail qui devaient s'engager avec ces outils-là. Euh les autorités ont décrété queil pouvaient tout à fait être mis en place et lorsqu'ils ont annoncé désormais les sites devront se conformer à des outils queon a auditionné où il y a eu plus de 2 ans de travail et où on a mon des parlementaires, députés, sénateurs avaient rencontré ces acteurs et bien désormais le moment est venu, vous aviez le temps de vous y préparer.

Ils ont dit non, on part. Et je voudrais juste rappeler une chose, cette loi, on en parle beaucoup depuis la semaine dernière, mais la réalité c'est que c'est très ancien que les mineurs n'ont pas le droit d'accéder à des sites pornographiques. Et donc, comment ils avaient contourné la loi ?

Avant, c'était une loi de 2020. Et bien, ils ont mis en place une petite coche à à vérifier en disant "Je certifie, j'ai 18 ans ou plus." Mais personne ne peut vérifier. quiconque peut cliquer sur j'ai plus de 18 ans, même si on a 12, 13, 14 ou 15 ans.

Donc nous on a dit non, maintenant on va télécharger ces solutions et je voudrais être très clair sur ces solutions parce qu'on a posé beaucoup de questions. En fait, elle ne vous téléchargez une un outil qui permet de vérifier votre âge. Ça peut être autre chose.

Mais l'outil en lui-même aujourd'hui, on voit bien dans tout un tas de secteurs, on a des doubles authentifications, on a d'autres choses. En fait, il va juste aller chercher sur la pièce justificative si oui ou non vous êtes majeur. et en aucun cas il ne garde les données et tout ça on sait très bien faire aujourd'hui.

C'est vraiment des des choses qui sont agitées pour faire peur aux Français en disant l'État Big Brother va vérifier. C'est un peu le cas quand on voit là les auditions avec les influenceurs à l'Assemblée nationale la volonté aussi d'avoir une sorte de de de fliquage de tous les utilisateurs des réseaux sociaux. On voit bien que au-delà des des sites pornographiques, on veut aller sur tous les contenus et finalement sur l'accès à internet d'une certaine façon.

Alors c'est la toujours dans le but de protéger les mineurs, mais c'est un peu euh fallacieux. l'État n'a pas accès à ces données. Il faut quand même être très clair.

Il n'y a pas accès. Les données ne sont pas même récupérées par les entreprises elles-mêmes. Et ça, ça existe dans tout un tas de de secteurs et de domaines.

Mais quand même pour vous dire aujourd'hui, on interdit les choses dans la vie réelle et au nom de l'espace numérique, de la liberté de circulation ou de la liberté d'expression ou que sais-je, il faudrait queon laisse perdurer la violence en ligne, qu'on laisse nos mineurs accéder à des contenus difficiles. Il a quand même déjà des modérations dans dans sur les réseaux sociaux. La question euh des réseaux sociaux, c'est qu'en réalité, ce sont des entreprises privées.

Donc est-ce que l'État accepte oui ou non de dire et bien c'est aux entreprises privées de modérer les réseaux sociaux ? Vraie question. Alors elles ont leur charte parce que ça a été le cas pendant des années et c'est de moins en moins le cas.

Il y a eu des annonces l'an dernier aux États-Unis en disant "Mais on arrête la modération des réseaux sociaux". C'est la liberté d'expression. Sauf qu'on voit bien qu'avec l'intelligence artificielle, avec tout un tas de trolls et cetera d'outils, et bien tout ça c'est biaisé.

Et donc nous, on peut pas rester impuissant en disant ben on va continuer à diffuser de manière massive des faux contenus, des fake news qui atteignent nos enfants, qui les isole dans certaines sphères, qui parfois euh poussent au suicide d'un certain nombre d'enfants et cetera et l'État ne va pas réagir. Non. D'où la raison de dire bah pour les sites pornographiques, on vérifie l'âge, d'où les débats qui émergent en disant et bien pour les réseaux sociaux, on va interdire les réseaux sociaux.

Moi, je préfère le terme interdiction à majorité numérique, mais voilà. Mais on va interdire les réseaux sociaux aux mineurs parce que toutes les études convergent, tous les psychologue convergent, tout le monde nous le dit. Ça se traduit par des drames, ça se traduit par des drames par les familles et les parents ne peuvent pas être responsables de tout non plus parce qu'ils y arrivent pas.

Et ils sont nombreux à témoigner en disant "Mais on sait même pas ce qui se passe sur les réseaux sociaux, on narrive pas à calmer nos enfants, c'est pas ce qui ce qui arrive." Mais c'est quandme là on voit bien le le cœur du problème qui est quand même l'éducation. Que les parents soient dépassés parce qu'il y a un écran, c'est le problème.

Et bien c'est la raison pour laquelle moi ce que j'aimerais dire c'est que l'État agit mais qu'il y a pas de solution en claquant des doigts. Il y a pas une solution. Il y a eu le contrôle parental qui a été porté par un ancien collègue parlementaire du Barin Bruno Studer qui est une chose et qui est une bonne chose mais tous ne le mettent pas en place.

Et donc voilà, mais ça déjà c'est une faute de la part des parents. C'est ben bien sûr, c'est la raison pour laquelle l'État cherche sans cesse à faire ce qu'on appelle la parentalité numérique, à essayer d'inclure les parents dans l'éducation numérique de leurs enfants. Mais on peut pas non plus reprocher et être sourd au fait qu'un certain nombre de parents nous disent "Mais mais nous on n'est pas des pros, tout va très vite, on sait pas exactement nos enfants ont accès à des téléphones et parfois bah le contrôle parental est pas activé, c'est sur une tablette, ils sont plus malins que nous pour cela." Donc l'État et bien il cherche à s'organiser du mieux qu'il peut.

Et ce que j'aimerais dire quand même c'est queon prend beaucoup du doigt à la France mais moi je voudrais dire que je suis plutôt très fière des débats qui ont eu lieu à l'Assemblée nationale sur le sujet parce que c'est parce que la France a poussé ses débats sur la vérification des sites pornographiques. Faut dire aux États-Unis, je crois que de mémoire il y a 19 États qui ont tenté de le mettre en place. Beaucoup ont échoué, certains y vont mais c'est quand même un peu frileux et au niveau fédéral on narrive pas à le mettre en place.

Le Royaume-Uni a essayé, ils ont ils sont revenus en arrière. L'Australie a essayé, ils sont revenus en arrière. Aujourd'hui, suite à ces annonces, au niveau européen, on a plein de pays qui disent "Non, non, maintenant, il faut y aller." Que ce soit sur les sites pornographiques, que ce soit sur la majorité numérique ou l'interdiction des réseaux sociaux, on voit bien que c'est une prise de conscience généralisée et je pense qu'on peut être fier de se dire que la France a été aux avant-gardes de ces débats et a poussé, d'où la volonté du président de la République aussi, de dire "Maintenant, je donne quelques mots à l'Union européenne pour qu'elle se mette en ordre de bataille parce qu'on peut plus nier le problème ou alors la France s'organisera à son niveau." Mais justement le problème c'est ça, c'est les problèmes parce que on met un peu tout dans le même panier et c'est ça qui est inquiétant de mettre au même niveau la désinformation et l'accès à des contenus d'ultraviolence euh c'est pas la même chose quand même.

Vous avez Et là il y a un vrai problème parce qu'on se dit mais euh l'Union européenne fait un peu un amalgame de tout ça et et quelles sont les lignes rouges ? Alors, vous avez raison, faut pas mettre tout ensemble, mais c'est la raison pour laquelle euh les débats ont été quand même bien séparés euh sur le numérique. Le numérique, c'est le terme générique, mais en réalité, il y a plein de sous-sujets dans ce domaine-là.

Euh à l'époque des débats euh pour mettre en place la vérification de l'âge des utilisateurs, beaucoup de collègues avaient déposé des amendements en disant "Mais dans ce cas-là, si on le fait sur les sites pornographiques, il faut le faire sur les sites d'alcool, il faut le faire sur les sites de jeux d'argent et de hasard et cetera." logique et le principe, je suis d'accord sur le principe mais nous on a dit attention c'est tout nouveau, allons-y étape par étape parce que si on met tout d'un coup, on y arrivera pas. Donc là, il y a eu 2 ans de travail, on arrive au bout de ces 2 ans de travail, on met en place l'implémentation technique, on voit bien les réactions et les pressions qui sont faites par ces sites.

Et maintenant, si cela fonctionne bien, si on a un recul, et bien on va pouvoir aller dans d'autres domaines au fur et à mesure. Donc c'est ça aussi. On met pas tout dans le même panier. on ess de dire les mineurs en théorie déjà pas le droit de s'inscrire sur des réseaux sociaux en moins de 13 ans mais les sites ne le vérifient pas et donc dès lors qu'il ne le vérifie pas et bien l'état doit réagir et prendre la main sur ces sujets.

On va marquer une courte pause et se retrouver dans un instant sur Sud Radio avec notre invité Louise Morel pour parler de cet épineux sujet he de la protection des mineurs et des réseaux sociaux et de la violence aussi. Euh à tout de suite sur Sud Radio et puis on va faire un point dans un instant aussi sur la situation entre Israël et l'Iran à l'antenne. À tout de suite.

Alexis Poulin sans réserve l'invité. Avant de retrouver notre invité et le sujet he de des réseaux sociaux et de la violence dans la jeunesse, on va faire un point les dernières informations sur l'escalade entre Israël et l'Iran avec vous Jules Bosquerini. Les frappes israéliennes continuent.

On a de nouvelles explosions qui ont été entendues dans le nord-ouest de l'Iran et puis un incendie à l'aéroport de Tabrise. Absolument. Absolument Alexis.

Au moins 8 95 personnes ont été blessées dans les attaques aériennes menées par Israël a indiqué un responsable du régime à la télévision d'État iranienne. Parmi ces blessés, il n'y a notamment Ali Shakmani, un haut conseiller du guide suprême iranien, Layatola, Ali Kameni. Mais il y a aussi des décès de haut gradé du côté de la République islamiste.

A commencé par le général Mohammed Bagueri, chef d'état-major des forces armées iraniennes depuis 2016. Il est décédé lors des frappes aériennes israéliennes mené dans la nuit contre des installations militaires en Iran. Et puis il y a aussi le puissant chef des gardiens de la révolution islamique au scène Salami, pourfendeur d'Israël et proche du guide suprême.

Le nom de leur successeur est déjà connu. Abdolraim Mousavi qui devient le nouveau chef d'état-major général des forces armées et Mohammad Pacpour à la tête du corps des gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique. Ils ont été nommés par Layatola ce matin dans des décrets distincts.

Merci beaucoup. On reviendra à 13h avec notre invité Emmanuel Razavi he sur cette situation extrêmement tendue entre Israël et l'Iran. Et on voit déjà que la République des Mola s'est organisée en remplaçant les différentes têtes de pont à ces postes clés.

Merci beaucoup Jules. Alors pour revenir à notre sujet, euh la faute des réseaux sociaux, on disait oui en partie. le contrôle de l'accès des mineurs à à ces sujets, l'aide aux parents qui sont souvent dépassés et puis la question de l'école.

Euh est-ce qu'on en demande pas trop à l'école aussi aujourd'hui ? Euh déjà, c'est difficile d'apprendre à lire à toute une génération. Il faudrait leur apprendre aussi à se comporter en société.

Est-ce que l'école, c'est pas devenu une sorte de fourtou supplétif à une défaillance parentale ? Alors effectivement, l'école ne peut pas tout et d'ailleurs les professeurs sont les premiers à nous le dire sur tout un tas de de domaines. C'est pour ça que dès le début de cette interview, j'ai parlé du triptique état, école, parents.

Une éducation, ça se fait à trois niveaux et on dit parfois par ailleurs qu'il faut tout un village pour éduquer un enfant. Donc c'est même c'est même c'est même plus large. Mais mais si on demande à l'école aussi d'agir, c'est parce qu'on a pas le choix.

Aujourd'hui, euh le numérique est dans tous les aspects de notre vie et donc bien entendu, l'école a un rôle à jouer pour protéger les enfants. Je pense notamment etth bien au décryptage parfois par exemple entre les fake news ou non. Euh c'est de l'éducation au médias, c'est de l'éducation à l'esprit critique et ça les professeurs sont en première ligne aussi pour pouvoir euh le faire.

Donc oui, l'école a un rôle. Oui, les contenus scolaires, les programmes scolaires doivent s'adapter. Oui.

Euh les les nous, on a fait voter aussi dans cette loi visant à réguler l'espace numérique, le passeport numérique. Donc les élèves sont formés et ça c'est tout au long de la vie. Et bien naturellement euh l'école doit accompagner les enfants avec des contenus adaptés à l'âge pour qu'ils puissent évoluer avec leur esprit critique en se protégeant face aux dangers, en se protégeant face aux arnaques en ligne, en se protégeant par rapport aussi à l'éducation qui doit être la leure sur la vie affective, sur la vie sexuelle, euh sur leur rapport aux images qui sont véhiculées sur un certain nombre de réseaux sociaux et et bien sûr sur les les rapports à ces images ultra violentes qui sont véhiculées sur les sites qu'on évoquait avant.

Mais est-ce que finalement ça va pas trop vite ? Est-ce que la société est prête à absorber ses chocs ? D'abord internet, les réseaux sociaux ensuite qui ont connu leur apogé et maintenant l'IA euh où on va se poser des questions sur la réalité même des images qu'on va voir.

Est-ce que à un moment les sociétés humaines sont prêtes à à ces révolutions technologiques où est-ce qu'elles arrivent trop vite et que on est dépassé comme les parents finalement ? Je peux pas vous répondre si on est prêt. En tout cas, je crois qu'on a pas le choix que d'y travailler et euh et d'y être attentif.

Mais je vais vous dire peut-être une une frustration parlementaire d'une certaine manière, c'est que c'est des sujets qu'on évoque au quotidien dans nos circonscriptions. Qu'est-ce qui se passe en réaction au dro d'actualité ? Mais la réalité c'est que la loi, je peux pas dire qu'elle a un temps de retard mais par définition et ça c'est la parlementaire qui vous parle, elle objective une situation de fait.

On peut pas dire, je me souviens des des débats qu'on avait eu il y a quelques années sur l'encadrement des pratiques des influenceurs sur les réseaux sociaux qui ont aussi fait beaucoup parler d'eux. Vous pouvez pas dire euh le premier jour où ça existe avec le premier influenceur, on en fait une loi, on l'encadre. Vous avez besoin d'avoir un petit peu le temps.

Donc c'est toujours un peu une frustration à quel moment on y va. Et aujourd'hui, ben on sait bien que la bonne échelle d'action et la meilleure échelle d'action, c'est l'échelle la plus large possible. Bien sûr, si on était une unanimité à l'échelle mondiale à dire "On y va, on fait une vaste coalition des pays pour protéger nos démocraties, pour nous protéger face aux ingérences étrangères, pour nous protéger face aux dérives des réseaux sociaux dont certains ont un chiffre d'affaires qui est plus gros que le PIB de certains États membres de l'Union européenne.

C'est aussi ça dont qu'il faut avoir à l'esprit. Et bien bien sûr, ça irait plus vite. Aujourd'hui, on voit bien qu'il y a eu une forme de faiblesse par rapport à à ces états.

Beaucoup de press qui sont mises par ces gafames, hein, ces géant du numérique. Et donc nous et bien la France, on a décidé d'engager une réflexion il y a longtemps. L'Union européenne aussi.

L'Union européenne a quand même fait adopter le premier cadre pour encadrer l'intelligence artificielle. C'est une avancée massive qui a inspiré après le monde entier. Et je voudrais juste dire une petite anecdote là-dessus.

J'ai eu l'occasion de faire un déplacement aux États-Unis il y a 2 ans et je me souviens d'un échange que j'avais eu avec certains acteurs américains qui disaient "Mais vous avec vos cadres européens, vous voulez tout encadrer et donc ça va affaiblir notre business." Et nous ce qu'on répondait de manière massive hein, toute la délégation de parlementaire, on disait "Maintenant, ça suffit, les réseaux sociaux, ils sont développés sans être vraiment régulés au départ de manière massive avec tous les drames que l'on connaît notamment sur la jeunesse mais pas que." Et bien, il est pas question que l'intelligence artificielle, elle puisse rentrer de cette manière-là dans nos vies.

Donc, c'est à l'état de donner le cadre dans lequel on a envie de de faire évoluer. Quelles sont les règles d'éthique ? Quelles sont les règles de morale qui vont s'appliquer à l'intelligence artificielle ?

Quelles sont celles qui doivent s'appliquer aux réseaux sociaux ? Et dans ce cadre-là, les entreprises pourront exister et si elles ne se pient pas au cadre, et bien elles n'opèrent pas leurs activités sur le territoire national. Un point, c'est tout.

Oui, mais on voit bien qu'il y a un bras de fer qui est en train de se mettre en place parce que la plupart des gafames sont des entreprises américaines euh qui entendent bien garder leur euh leur avantage comparatif notamment en matière d'IA qui est un sujet euh pour la défense et pour tout le reste de de la suprématie, on va dire. Euh l'Europe essaie de répondre à ça. Est-ce qu'on va cette fois-ci ne pas rater le coche comme l'Europe a raté le coche des réseaux sociaux ?

Et en tout cas, on y travaille. C'est la raison pour laquelle il y a des soutiens massifs hein sur le plan public à tout un tas d'entreprises françaises, à tout un tas d'entreprises européennes. C'est la raison pour laquelle on on réfléchit à ces régulations et c'est la raison aussi pour laquelle on arrive à les faire évoluer.

Aujourd'hui, on a un discours qui a évolué même de la part de certains géants du numérique en disant bah oui, vous avez raison, il faut qu'on protège nos enfants, qui mettent en place des mécanismes aussi en interne, soit pour vérifier la modération de certains contenus et cetera. Donc on arrive dans ce combat-là et on a besoin de tout le monde pour le mener. Euh moi mon idée ici c'est pas non plus de dire le public contre le privé.

La réalité c'est tout le monde pour la protection de nos enfants et on a besoin de tous les acteurs pour avancer. Mais c'est sûr que c'est l'État qui donne le taux. Merci beaucoup Louise Morel, député modem du Barin d'avoir répondu à nos questions sur cet épineux dossier et au combien technique hein de du contrôle de l'âge sur les réseaux sociaux.

On va marquer une courte pause et se retrouver dans un instant sur Sud Radio pour parler évidemment de cette situation extrêmement inquiétante entre Israël et l'Iran. Jusqu'où l'escalade peut-elle aller et quelle va être la réponse de la République islamique d'Iran à l'attaque d'Israël de la nuit ? À tout de suite sur Sud Radio.

Alexis Poulin sans réserve l'invité et notre invité pour parler de cette situation entre Israël et l'Iran et Emmanuel Razavi, grand reporter, auteur du livre La face cachée des Mola, le livre noir de la République islamique d'Iran aux éditions du CER. Bonjour. Euh, bonjour.

Merci de me recevoir. Merci d'avoir répondu à notre appel. Alors, les dernières nouvelles, on faisait le point avec notre journaliste Juste Boskerini.

Euh 94 personnes blessées par les attaques menées dans la nuit par Israël et surtout euh des hauts dignitaires du régime he notamment le général Mohamed Bagueri, chef d'étatmajor des forces armées iraniennes, mais aussi le chef des gardiens de la révolution, Hè Salami, hein, qui aurait été euh éliminé lors de de ces frappes. Qu'est-ce que veut dire le timing et le choix d'Israël de de d'attaquer l'Iran de cette façon-là pour couper court, hein ? C'est ce qui est dit. au programme nucléaire.

La menace iranienne qui pesait sur Israël euh était une menace est une menace existentielle. Vous l'avez entendu il y a moins d'une heure, hein, le porte-parole de l'armée israélienne euh dire que les Iraniens, la République islamique d'Iran était sur le point d'obtenir 15 bombes nucléaires. Euh il suffit, vous savez, moi je suis souvent sur le sur le terrain au Moyen-Orient, mais il y a une chose qui est importante, c'est de lire tout ce qui a été écrit par Laatola Roménie, le fondateur de la République islamique d'Iran et de la Constitution iranienne.

Il faut comprendre que le nucléaire, c'est l'un des piliers de ce régime. Détruire Israël, c'est aussi, je dirais, l'un des piliers, cette volonté de destruction en fait de l'État hébreu, c'est l'un des piliers, si vous voulez, de la propagande du régime depuis en fait son avement en 1979. Hm hm.

Donc quand je parle de menace existentielle, c'est parce que cette menace, elle existait de façon extrêmement claire que euh évidemment aujourd'hui, on sait tous, la République islamique d'Iran, elle fait face, si vous voulez, à moues difficultés, à savoir que il y a plus d'électricité, il y a plus d'eau potable sur 2 tiers du territoire. Euh vous avez des gens qui se suicident en pagaille depuis des mois et des mois parce que les gens n'ont pas d'argent, sont au chômage, n'ont pas à manger. Vous savez qu'un iranien sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté et donc le seul moyen de tenir pour cette République islamique qui a vu par ailleurs ces proxy décapité au proche Orient.

Je parle du Hball là évidemment, je parle de la chute, je fais allusion à la chute aussi du régime de Bachar Elassad si vous voulez aujourd'hui ça comment dire sa sa force son influence tiennent sur euh le nucléaire bien sûr d'une part puis aussi sur le programme des missiles tactiques he aussi qui est important. Donc je pense que Israël, si vous voulez, a décidé de mettre un terme une bonne fois pour toute à cette menace euh qui est une réalité, je le répète parce que j'entends parfois un certain nombre de pseudoexperts euh de l'Iran euh dire des bêtises. Aujourd'hui, ce régime est une menace pour l'ensemble de la stabilité, si vous voulez, de l'ensemble des pays occidentaux, des démocraties occidentale et bien sûr aussi du Moyen-Orient.

Euh je rappelle que l'Iran est quand même une puissance menaçante euh par exemple dans le Golfe Persique, le D3 d'Ormou si vous voulez euh qui déstabilise euh régulièrement. Or le D3 d'ormous, c'est un lieu de passage extrêmement important du commerce international et notamment en fait de tout ce qui est produit en fait énergétique, pétrole, gaz et cetera. Donc je pense que Israël, si vous voulez, fait le le job hein, je je vais être très clair avec vous.

Je pense que Israël fait le job à la place des démocraties occidentales euh parce que euh étant le pays le mieux placé pour avoir conscience, si vous voulez, de la menace existentielle que représente la République islamique d'Iran. Mais euh est-ce que c'est pas provoqué finalement Emmanuel avis certes une menace existentielle d'attaquer de cette façon unilatérale, de chercher l'escalade puisque directement l'Iran a appelé ça une déclaration de guerre. Donc est-ce qu'il y a pas là une prophétie autoréalisatrice qui risque d'arriver dans dans cette opération ?

Ben, c'est une déclaration de guerre. Mais la réalité c'est que ceux qui ont je dirais qui sont à l'origine de cette déclaration de guerre, ce sont les Molla, ce sont les gardiens de la révolution. Tout a commencé par la faute des de la République islamique d'Iran.

C'est la République islamique d'Iran qui finance et parmi tant d'autres d'ailleurs le Hamas. Et c'est le Hamas qui a fait ce programme sur Israël le 7 octobre 2023. C'est la République islamique d'Iran qui finance, je peux bien vous en parler, le Hzbolla he j'ai fait plusieurs reportages sur le Hzbolla qui finance Cam euh et qui encadre euh le Hzbolla libanais depuis 1982.

Hbola libanais qui a lancé mouattaque contre Israël euh y compris des attaques en fait terroristes. Euh si vous voulez, il faut comprendre une chose, Terran est très fort en matière de communication et notamment en matière d'influence. J'avais hier au téléphone un consultant en fait du FBI qui travaille notamment en fait sur la menace que que représentent les agents d'influence si vous voulez du régime iranien aux États-Unis.

J'ai eu un un autre spécialiste en fait du département d'État dans la matinée qui me disait que c'était plus de 30000 en fait agents d'influence qui avaient rien qu'aux États-Unis en fait les l'Iran et que il déployaient ces gens-là aujourd'hui pour essayer en fait d'inverser comment dire la réalité c'est-à-dire faire porter en fait la responsabilité de cette guerre qui a commencé sur Israël alors que c'est bien sûr eux c'est un régime affaibli attention hein c'est un régime qui leur existant mais vous l'avez vu. Je crois que vous l'avez dit tout à l'heure vous-même en début d'émission, l'aviation israélienne a décapité quand même les États-majors de l'aviation iranienne, du CPA, des gardiens, les fameux gardiens de la comment dire, de la révolution. Ils ont tué le chef d'étatmajor de l'armée iranienne.

Ça veut pas dire pour autant qu'il y a plus de menace iranienne. Au contraire, donc l'Iran va jouer énormément en fait sa carte de l'influence. Elle est très forte pour ça, y compris, je le dis pour vos auditeurs.

D'ailleurs, en France, l'ambassade d'Iran à Paris, hein, c'est un des comment dire, des carrefours, je dirais, de l'influence euh iranienne en France, mais aussi en fait en Europe, hein, de l'influence auprès de nos diplomatie notamment, mais prix parfois aussi euh de certains chercheurs. Justement, euh la France a un rôle particulier puisque c'est elle qui avait hébergé Laatola Roménie à l'époque avant qu'il ne fasse cette révolution islamique en Iran. Pourquoi cette position française à l'époque et puis pendant des années la France a fait de l'Iran un partenaire commercial important aussi ?

C'est ce que je raconte dans mon livre, la phase cachée des M là, c'est comment en fait une histoire, un espèce de de de récit qui n'avait rien à voir avec la réalité a été importé via la presse française. certains intellectuels comme Jean-Paul Sartre ou le philosophe Michel Fouco à l'époque, je vous rappelle en 1977, on explique, on oublie complètement que le Chadiran a amené le progrès dans le pays, qu'il a amené notamment l'égalité homme-femme notamment via grâce à au travail de de de l'impératrice he de la champie. On oublie par exemple que le voile n'est plus obligatoire.

On oublie que le planning familial existe, que les fem on a pas oublié si quand même les les photos de l'Iran avant après euh circulent beaucoup quand même. Écoutez en 78 je regardais ce qu' ce qu'on écrit Michel Fouco Paul Sartre, il ne parle que d'un bourreau que d'un tyran en parlant du chat d'Iran. Et en fait, ils importent en fait un récit si vous voulez parce qu'ils sont en lien directement avec l'étatmajor de l'ayatomini.

Ils importent en fait le récit à la fois des islamistes et de l'extrême gauche. J'ai beaucoup travaillé là-dessus hein. Donc je peux vous lire.

Bien sûr, bien sûr. C'est votre livre et on on vit en fait à l'époque un peu ce qui s'est passé avec vous savez le le Hamas depuis le 7 octobre 2023. C'estàdire que les bourreaux deviennent les victimes et les victimes deviennent les bourreaux.

Et si vous voulez cette intelligencia en fait d'extrême gauche intellectuelle française va porter en fait un discours qui va contribuer à effacer tout le progrès qui a été mis en place si vous voulez par la dynastie des Palavies. Bien sûr qu'il y a eu des erreurs, c'est une évidence, mais en tout cas les Iraniens étaient plus à l'époque qu'aujourd'hui. Et donc, si vous voulez, je pense que l'Iran, la France, elle a une place particulière parce que elle a comme les États-Unis d'ailleurs, hein.

Alors, elle a soutenu un régime islamiste à l'époque. C'est elle qui a contribué à le mettre en place. Elle a été dégagée très rapidement.

Il faut se souvenir que dès la prise de pouvoir de Roménie, l'ambassadeur d'Iran qu'il nomme en France tout de suite dit à la France "Bon, game over, terminé de jouer, on va changer maintenant le comment dire, on va changer de braquet avec vous." Donc la France se retrouve trahie par cela même qu'elle a soutenu. Aujourd'hui encore, il faut pas l'oublier, on a une diplomatie qui est euh à l'écoute, je le dis pour Jean- Noël Barreot notamment, je pense de chercheurs qui sont des chercheurs qui ne connaissent pas grand-chose à l'Iran, qui sont des gens qui sont très sensibles au discours euh islamiste, frèiste en général, des frères musulmans.

Faut pas oublier que Ali Hamena est le guide de la République islamique d'Iran. euh c'est le traducteur officiel d'un des des plus grands penseurs fréristes en Iran qui est euh Syed Cutub, hein. On est vraiment dans cette mouvance chite hein des frères musulmans, même si les frères musulmans sont majoritairement sunnites et que aujourd'hui il y a un certain nombre de chercheurs qui influencent la diplomatie française mais pas que comme la diplomatie américaine d'ailleurs, sur le fait qu'il faut continuer à négocier en fait avec l'Iran.

Or, ces chercheurs oublient une chose, c'est que l'Iran est un régime terroriste, un régime narco. J'en ai parlé sur près d'une centaine de pages dans mon livre, hein. Euh euh euh la phase cachée des Molas, Emmanuel Razavi, aux éditions du C.

La face cachée des Mola. Effectivement, si vous voulez, il faut à un moment donné prendre conscience que ce régime est un régime tyrannique qui tue, qui massacre sa population, qui a institutionnalisé en fait le le viol. En face de ça, moi je connais bien parce que pour Paris match, j'ai beaucoup travaillé sur les oppositions iraniennes.

Donc que ce soit les oppositions kurdes plutôt à gauche voir l'extrême gauche monarchiste de Résa pas à la vie les oppositions libérales. Les chercheurs aujourd'hui qui parlent au quedé ne connaissent pas ces oppositions. Elles y ont pas à faire, je peux vous le dire.

Et donc elle livre un discours qui est un discours, si vous voulez qui est le discours tenu par les agents d'influence. Ce que je vous dis là, c'est un peu raide hein. C'est la première fois que je le dis de façon aussi raide.

Oui. Parce que là, on a l'impression que le quador est sous influence. C'est ce que vous nous dites.

Oui. Ah ben c'est pas une impression. Moi je vous le dis d'ailleurs, je le raconte dans mon prochain bouquin.

Il y a une réalité. Il y a des gens qui ont été, si vous voulez soit par idéologie, soit parfois parce qu'ils ont été payés par la République islamique d'Iran qui ont et qui produisent encore aujourd'hui un discours, si vous voulez qui est favorable à un régime qui torture, qui persécute sa population. Je le dis, c'est important parce que moi je suis d'origine iranienne, je suis franco-iran, je connais bien l'Iran, je discute avec l'Iran quotidien.

On on va justement on va devoir marquer une courte pause, mais on va parler de la diaspora iranienne justement et puis euh quand même de cette perception hein de la République islamique au sein de la société française euh avec ces ces débats qui sont importés d'une certaine façon. Euh on est sur Sud Radio, on va marquer une courte pause et puis se retrouver avec notre invité Emmanuel Razavi dans un instant. À tout de suite sur Sud Radio.

Pour votre santé, évitez de grignoter. Alexis Poulin sans réserve l'invité. Et on se retrouve avec notre invité sur Sud Radio, Emmanuel Razavi, grand reporter autour du livre La face cachée des mol livres noir de la République islamique d'Iran pour parler de cette escalade entre Israël et l'Iran dans une guerre qui dure depuis longtemps.

Quelle peut être la réponse de l'Iran à ces attaques ? On se rappelle de la dernière fois où il y avait déjà eu des opérations et une réponse de l'Iran qui avait été entièrement arrêté par Israël qui était salle de drones et de de quelques missiles balistiques. Est-ce que là l'Iran peut passer au cap supérieur et frapper des cibles stratégiques en Israël ?

Je crois qu'il y a trois niveaux en fait de réponse. Il y a d'abord en fait un niveau de réponse militaire. Euh vous savez que l'Iran hein dispose d'une grosse capacité en fait en terme de de missile.

Alamene le guide suprême de la République islamique d'Iran, hein, depuis plusieurs jours, menace de frapper euh les bases américaines ainsi que les ambassades en fait euh euh comment dire au Moyen-Orient. Donc ça c'est déjà, je dirais, un premier niveau. Il y a un deuxième niveau qui s'appelle le terrorisme, c'est-à-dire que les Iraniens euh notamment lorsqu'ils sont affaiblis en général ciblent euh bien sûr des intérêts israéliens à l'étranger, mais ça peut être aussi euh des associations juives, ça peut être des infrastructures.

Donc évidemment, Israël va se retrouver, je pense, ciblé euh euh à travers le monde, hein, à travers ses représentations diplomatiques, ses différents intérêts. Euh c'est à peu près une évidence, hein, mais il y a le terrorisme, je dirais, qui peut frapper aussi. C'est ce que me disaient mes interlocuteurs d'ailleurs que j'ai quelqu'un qui peut frapper autant aux États-Unis euh en Israël bien sûr, mais euh que qu'en Europe hein, qu'en France hein, pour être très clair.

Et il y a un troisème niveau dont je vous parlais tout à l'heure, c'est l'influence parce qu'en 40 ans, la République islamique d'Iran donc qui a qui a qui a qui a émergé en 1979, elle a mis la main sur un réseau d'ambassade à travers le monde notamment en Europe, qui lui a permis de déployer, si vous voulez énormément en fait euh d'espion mais aussi en fait d'agents d'influence qui avaient pour mission notamment ces 10 dernières années, si vous voulez, d'approcher en fait les diplomaties européennes françaises en priorité américaine euh pour leur faire passer si vous voulez des messages qui allaient très clairement contre la réalité, mais de faire passer si vous voulez des messages via très souvent des chercheurs, des diplomates, parfois des journalistes d'ailleurs, des S tank d'ailleurs, voilà qui vont dans le sens d'un comment dire plutôt d'un manque de soutien en tout cas pousser Israël à ne pas attaquer l'Iran. Euh bon là c'est loupé et euh en l'occurrent faire en sorte mais justement c'est ce que j'allais dire le ce ce réseau d'agents d'influence enfin l'Iran est un en terme d'influence par rapport à Israël qui a tout le congrès américain à sa main et Donald Trump qui est 100 % derrière Netaniaahou. Enfin on voit bien que la stratégie iranienne n'a pas fonctionné là.

Bah elle a fonctionné pendant 45 ans quand même hein. Elle ne fonctionne plus là peut-être depuis hier soir mais elle a fonctionné pendant 45 même 46 ans. Euh ça c'est une réalité.

La deuxième chose, c'est que vous avez raison sans doute sur le Congrès américain. En revanche, au sein de l'Europe, j'en parle dans dans mon livre La face cachée des Molinas, je donne même le nom d'ailleurs du lobbyiste, si vous voulez, de de du régime iranien en fait à Bruxelles. Ils ont vraiment tissé par leur diplomatie des liens d'influence qu'il faut pas sous-estimer en Europe, à Bruxelles, en Allemagne, en France, je le répète encore une fois avec des gens d'ailleurs, c'est les mêmes qui prennent la défense en général si vous voulez des organisations comme le FPLP ou le Hamas qui vont vous expliquer que Israël est dangereux pour l'Iran occultant le fait que c'est l'Iran qui a déclaré depuis la République islamique d'Iran depuis 1979 dit qu'il faut rayer en fait Israël.

Oui. Qui qui est quand même un des une des permanentes de de de du régime iranien de de refuser de reconnaître l'État d'Israël. Mais il y a aussi quand même aujourd'hui, je pense que c'est un un point important sur le respect du droit international.

On a l'impression que Israël sous prétexte de se défendre a tous les droits. La Syrie, le Liban, la Sis Jordanie, Gaza et maintenant l'Iran. et aucune sanction et rien si ce n'est de dire c'est dans l'intérêt et la défense d'Israël mais il y a quand même le droit international.

Écoutez, le droit international ne permet pas à une organisation terroriste que je sache de commettre un pogrome comme celui du 7 octobre 2023. Le droit international le droit international permet pas non plus des crimes de guerre comme on a vu à Gaza. Non mais attendez, je suis pas en train de vous dire ça.

Je suis sûr que vous savez dans les guerres, j'en ai couvert suffisamment pour savoir que dans les guerres, il y a toujours de toute façon des crimes, des tragédies et cetera. En revanche, il y a quand même à l'origine un pogrome, une attaque terroriste euh qui vient du Hamas, du FPLP, d'un certain nombre d'organisations terroristes palestiniennes. Il faut pas l'oublier.

La deuxième chose, qui finance ces organisations terroristes palestiniennes pour partie, c'est la République islamique d'Iran qui les arme, qui les entraîne. C'est vrai pour le FPLP, c'est vrai pour le Hamas et le Hbola aussi au Liban. Pour le Hzbola, je parlais des Palestiniens, mais le Hzbolla libanais depuis 198 82.

Et le droit international si vous voulez aujourd'hui a tendance quand même à être manipulé dans un sens et pas dans l'autre. Israël, on peut ne pas aimer Israël. Israël est critiquable.

Bibinetaniaou très clairement est criticable hein. Moi, je dis pas autre chose. Sauf que c'est une démocratie qui est attaquée quotidiennement depuis des années sur son sol par le biais du terrorisme notamment par des groupes terroristes qui sont ce qu'on appelle les proxis de terran, donc aux ordres de la République islamique d'Iran et des gardiens des de la révolution.

Euh le corps des gardiens de la révolution islamique, je le rappelle pour vos auditeurs, c'est le bras armé du régime. D'accord ? C'est le véritable état dans l'État d'ailleurs en Iran.

Voilà. C'est aussi une une police politique, hein. Euh on voit la façon dont les femmes les militants féministes sont traités.

Ouais. Aussi. Et si vous voulez, cette démocratie israélienne aujourd'hui, elle est quand même laissée seule face, je dirais, à cette menace existentielle qui veut la rayer de la carte he la République islamique d'Iran.

Faut relire les textes. Moi, écoutez, tous ces chercheurs que j'entends parler, pas tous, mais un certain nombre, ils ont pas lu les textes de Roméini. Euh que de je je donne des extraits dans mon dans mon livre La face cachée des Molins, ils ont pas lu la Constitution iranienne.

Euh tout ça est raconté de façon très claire et ça constitue le pilier euh de la doctrine, si vous voulez, du régime iranien, rayer Israël de la carte et évidemment en ayant en ayant des bombes nucléaires. Donc la menace existentielle, elle est là. Moi je dis pas autre chose après que c'est vrai il y a des tragédies qui jouent à Gaza.

Vous m'entendrez le on ne peut que verser des larmes sur les civils palestinien qui meurent chaque jour. Je vous dis pas autre chose mais je dis en même temps qu'il faut garder à l'esprit auelà des larmes c'estàd que il y a un moment quand même la communauté internationale on voit comment cette communauté a réagi face à la Russie quand les chars russes sont arrivés en Ukraine. Les sanctions sont arrivées immédiatement sur Israël.

On voit bien que là, on a l'impression et vous vous l'avez dit, hein, Israël fait le job. C'est-à-dire que on laisse faire parce que personne ne veut faire la guerre à l'Iran et donc on ne déclare pas et on on va organiser cette guerre-là. Alors que c'est une guerre hybride hein, on parlait de du Esbola du Hamas, de ces milices financés et donc euh il y a une hypocrisie totale qui dit "Bah oui, finalement c'est une guerre qu'on veut pas faire donc on va laisser faire." Mais de toute façon, je pense qu'aujourd'hui la France, elle a pas le choix, elle est obligée de laisser faire.

Elle a lâché de façon très claire en fait Israël sur le plan diplomatique et on préfère aujourd'hui se soucier si vous voulez d'une rima Hassan qui va emmerder tout le monde en fait là-bas. Euh pas emmerder, elle rappelle qu'il y a il y a quand même des exactions à Gaza et c'était euh voilà, c'était dans ce cadre-là que la flottie euh est partie. Ah bah attendez, si Rima Hassan a besoin en fait de participer à une flottille pour rappeler qu'il y a une tragédie qui se joue à Gaza, je voudrais juste l'informer quand même qu'on l'a pas attendu et qu'il y a des journalistes.

Non mais ça a marché, il y avait du monde à la République, voyez ça fonctionne. Bah oui mais ça d'ailleurs un journaliste, je rappelle que Yanis Mami, journaliste de Blast, est toujours en prison en Israël. Écoutez moi, je sais une chose, Rima Hassan, elle était sur un bateau comme ce journaliste en présence d'un agent d'influence du régime iranien, un brésilien. ce bateau parmi c les gens qui ont organisé cette flotille, il y a en fait un représentant du Hamas en Europe qui est basé à Londres.

Euh moi, j'entends tout ce que vous me dites he et un journaliste à pas être retenu en prison dans une démocratie, j'entends ça. Mais les gens qui étaient sur cette flotti, si vous voulez, sont des militants avant même pas tous puisqu'il y avait des journalistes, vous venez de le dire, journalistes militants, vous lisez Blast, j'imagine comme moi. C'est un journal, c'est un journal qui a des positions qui sont des positions aujourd'hui qui sont en faveur d'organisations, qui sont souvent qualifiées, d'organisations terroristes pour certaines.

Le FPLP notamment, c'est leur droit encore une fois. Moi écoutez, ça c'est votre propos hein. Mais oui effectivement mais Ah bah oui bien sûr.

Oui mais attendez vous attendez pas de moi que je vienne vous dire que les démocraties je pense que si mais enfin c'est c'est c'est pas le débat pense pas mais après ils font ce qu'ils veulent c'est leur liberté éditoriale et c'est normal ça participe de la pluralité de la presse. Ce que je veux vous dire par là c'est qu'il faut pas tomber en fait dans un piège qui consiste si vous voulez euh à inverser la charge des responsabilités. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on nous fait croire que les bourreaux sont les victimes et les victimes les bourreaux.

Moi ça me gêne énormément et je n'oublie pas en tant que journaliste, d'accord, encore une fois que qui est très critiquable est une démocratie. Et il me semble que quand le Hamas a opéré son pogrome le 7 octobre 2023, on a vu ce qu'ils ont fait. Moi, j'ai été euh euh en Israël, j'ai vu les maisons des kibots, c'est terrible.

J'ai vu des photos qui ont pas été diffusées dans la presse, que montré les policiers sur place. C'est horrible. Ça fait penser d'ailleurs moi quand j'ai vu ce qui s'est passé là-bas, ça m'a fait penser aux division d'Asrage, vous savez, pendant la deuxième guerre mondiale qui brû tout sur leur passage bien sûr.

Qui brû tout sur leur passage. Si vous voulez aujourd'hui, je me méfie d'une chose mais je veux pas faire une discussion de comptoir mais de façon factuelle, on doit être factuel. Il faut faire attention à ces gens aujourd'hui qui sont des relais alors volontaires ou pas volontaires d'ailleurs d'influence d'organisations qui se font passer pour des victimes alors que ce sont des organisations terroristes aux ordres d'un narcoétat terroriste qui s'appelle la République islamique je parle bien du FPLP du Hamas du djihad islamique notamment là-dessus je suis très clair notamment très bien on va marquer une courte pause et se retrouver dans un instant avec vous Emmanuel Razavi pour parler de cette situation en Iran et de ses développements.

À tout de suite sur Sud Radio. Alexis Poulin sans réserve l'invité. Avant de revenir avec notre invité Emmanuel Razavi, on va continuer de faire le point sur cette escalade entre Israël Iran avec vous Jules Boskerini.

Israël qui annonce à avoir tué la plupart des dirigeants de la force aérospatiale des gardiens de la révolution. Oui, tout à fait. Alexis, c'est le ministère israélien de la défense qui affirme dans un communiqué que les frappes aériennes de l'armée ont coûté la vie à la plupart des dirigeants de la force aérospatiale des gardiens de la révolution.

L'agence de presse Reuters évoque la perte d'au moins 20 haut responsables. Et de son côté, l'Iran confirme qu'une frappe israélienne a tué le chef de la force aérospatiale des gardiens, Amir Ali Adji Zade. Par ailleurs, les réactions des différents dirigeants internationaux continuent de tomber. celle de Donald Trump par exemple avec le président américain qui exhorte l'Iran à conclure un accord avant qu'il ne reste plus rien tout en ajoutant euh que les prochaines attaques seraient encore plus brutales.

Et l'Élysée annonce également que le président de la République fera un point presse sur la situation internationale en fin de journée. Le format et l'horaire n'ont pour le moment pas été précisé mais Emmanuel Macron doit également s'exprimer à 17h au conseil économique, social et environnemental en clôture d'un forum sur la question palestinienne. Donc des annonces sans doute de la part d'Élysée en fin de journée.

Euh alors voilà la question des États-Unis, de Trump aussi de l'hypocrisie hein de finalement Donald Trump qui dit de ne pas avoir été au courant mais qui explique à l'Iran qu'il serait temps de négocier. Trump qui voulait hein poursuivre les négociations et qui fait comme si les États-Unis n'étaient pas derrière le soutien à ces opérations israéliennes. Un peu comme en Ukraine sur l'opération Spider Web.

Là encore l'administration américaine n'était soi-disant pas au courant. C'est soit étonnant, soit inquiétant, non ? De de d'avoir l'allié numéro 1 de de d'Israël dire que ah bah finalement, j'étais pas au courant.

Mais c'est très bien qu'il continue. Alors écoutez, je vais vous raconter une anecdote. Ça m'est arrivé ce matin à 7h.

Un conseiller d'assez haut niveau américain m'a dit "Tu as vu le bluff de Donald Trump ? J'avais ce message là quand je me suis levé, voyez, petit- déjeuner. Euh alors, je ne sais pas s'il savait, s'il ne savait pas.

J'imagine, il me paraît très difficile que les Israéliens aient fait quoi que ce soit sans que les Américains soient au courant. Du reste, ça fait 48 heures, je suis pas le seul journaliste, he un certain nombre en fait de comment dire de relais américains assez importants proches d'agence de renseignement ont prévenu plusieurs journalistes en fait que il fallait qu'on reste mobilisé dans les prochains jours que voilà. Donc évidemment que Israël a sans doute agi avec le blancin en fait américain avec discours de l'autre qui il faut négocier absolument.

Euh je crois que la réalité en fait de tout ça, c'est qu'il y a une vraie prise de conscience, si vous voulez, de la menace nucléaire. Vous savez, on a c'est un serpent de mer, on en parle depuis des années, sauf que là en fait, on s'est rendu compte quand même ces derniers mois que euh Terran était vraiment proche de l'obtention, si vous voulez euh comment dire de la bombe atomique. Alors, certains comme le porte-parole tout à l'heure de de de l'armée israélienne font état de de 15 bombes, d'autres de 6, d'autres de 9.

Je sais pas quel est le chiffre au final. Ce qui est sûr, c'est que évidemment je pense que ça a inquiété énormément. Il y a une deuxième chose, c'est que la menace terroriste, parce que quand même l'Iran depuis 1979 a fait du terrorisme, hein, euh comment dire l'une de ses marques de fabrique.

On parle de diplomatie du terrorisme très souvent quand on parle en fait de l'Iran et la menace quand même est montée de façon très importante. Je fais une parenthèse, il faut pas oublier que quand même les Iraniens ont essayé de tuer Donald Trump, hein. Donc il a aussi je pense si vous voulez la la vengeance euh comment dire qui qu'il habite.

Ça c'est le conna enfin connaissant je dirais ses réactions telles qu'on les voit, on peut l'imaginer. Donc on est dans un moment si vous voulez en plus où l'Iran, je vous le disais tout à l'heure est quand même très fragile. Ce qui veut pas dire qu'il faut la sous-estimer.

Il y a quand même une armée qui compte plus de 400000 hommes. Vous avez encore le corps des gardiens de la révolution même si leur état major a été sévèrement endommagé. Il y a de nouveaux chefs qui viennent d'être nommés.

Enfin vous voulez l'Iran, c'est quand même réagir. Euh donc il faut pas sous-estimer, je dirais, leur capacité de nuisance. Mais en revanche, plus les heures passent, moins je vois comment dire des options réellement militaires en fait pour l'Iran.

Elle va sans doute essayer si vous voulez de s'en prendre à des cibles en fait peut-être américaines et c'est suicidaire. Vous imaginez bien que si des bases américaines sont ciblées euh ces jours-ci des des D'ailleurs Marco Rubio a dit euh clairement pas touche aux bases américaines. Euh en revanche, vous pouvez éventuellement répondre sur le territoire d'Israël mais pas les bases américaines.

C'est la ligne rouge. Je voudrais vous dire une chose aussi Alexis qui est importante. Depuis ce matin, j'ai des échanges avec des gens à Tran euh et à Ispan.

Et en fait, alors bien sûr, il y a la peur, les bombardements euh je c'est une évidence, mais des gens que j'ai eu au téléphone m'ont raconté que euh ils avaient dansé dans la rue euh alors même qu'il y avait les bombardements israéliens, d'autres sont partis sur dangereux de faire ça euh en C'est très dangereux de faire ça en Iran, non ? De se réjouir de frappes étrangères sur le territoire quand même. Ils en d'abord d'une le peuple iranien n'est pas anti-israélien contrairement au régime.

La deuxième chose c'est que ils n'en peuvent plus de ce régime si vous voulez. euh qui est un régime tyrannique très clairement. Et beaucoup de d'Iraniens disent souvent en fait que si ce régime vient à tomber, ils feront de l'Iran la deuxième démocratie.

Alors je sais pas ce sera le cas hein, je vous dis ce qu'ils disent mais la deuxème démocratie du Moyen-Orient après Israël. Ouais. justement l'Iran qui est quand même un grand pays de de culture, d'histoire, qui a connu cette révolution islamique, il y a quand même un aspect nationaliste qui qui est très sérieux.

Enfin, là, je parlais d'attaque d'Israël sur l'Iran, c'est une réalité. Au-delà du régime des Mola, il y a quand même cette attaque là qui fait que le pays doit réagir et la communauté internationale doit aussi réagir. Non.

Alors moi je suis pas tellement d'accord avec vous parce queencore une fois comment dire la puissance comment dire agressante c'est l'Iran depuis le départ. C'est l'Iran quand même qui a animé encore une fois le Hamas, le Sbolla, le FPLP, j'en passe. C'est quand même ça l'origine.

Mais on mais par exemple Israël, on a eu aussi des déclarations ces dernières semaines sur le fait qu'Israël avait armé aussi des milices islamistes contre le Hamas. Enfin donc cette guerre là hybride, elle est des deux côtés. Non mais qui a une guerre hybride des deux côtés ?

Vous avez raison, c'est pas moi qui vais vous dire le contraire, je ne le sais que trop. En revanche, je pense qu'il y a une différence quand même qui est majeure, si vous voulez, entre Israël et l'Iran, c'est que Israël est une démocratie. Clairement, je connais bien Israël, j'y vais souvent en reportage que l'Iran n'en est pas une.

La deuxième chose, c'est qu'Israël n'a jamais cherché à agresser l'Iran. Euh c'est l'Iran qui a commencé euh l'agression euh contre l'État hébreu en réclamant en fait la disparition totale euh l'éradication euh d'Israël. Euh donc il y a quand même une réalité.

C'est pour ça que je me permets de le ramener parce que vous insistez beaucoup sur le fait de vous comparez Israël à la Russie. C'est pas le cas. La Russie a non par rapport aux sanctions de la communauté internationale he qui n'existe pas vis-à-vis de Netania se défendra mais c'est toujours ça se défendre mais jusqu'où ?

Parce que elle se défend, c'est la Si-Jordanie, elle se défend, c'est la Syrie, elle se défense, c'est le Liban. Enfin, si n'importe quel pays faisait ça, je pense pas que ça passerait de la même façon. Si l'Iran se défend de la même façon, ça passerait pas.

Enfin, je Écoutez, cher Alexis, l'Iran pratique le terrorisme depuis 46 ans. Je veux pas vous faire la liste des attentats terroristes commis y compris à Paris. et financ euh et il me semble que la communauté internationale a pas fait grandchose.

On a mis des sanctions en fermant les yeux, en leur laissant avoir même des banques. Il y a une banque iranienne à Paris dans le 16e arrondissement. On voit quand même qu'il y a des trous dans la raquette concernant les sanctions.

Donc si vous voulez, moi je pense encore une fois qu'il faut et et désolé hein si on n'est pas d'accord mais clairement euh rapport au fait encore Iran voilà et la puissance qui a agressé depuis 46 ans Israël. Il y a une chose sur laquelle je vais attirer votre attention si vous le permettez Alexis. La majeure partie des Iraniens, d'accord, sont pro Israéliens et considèrent qu'Israël est le pays qui viendra les libérer de la République islamique d'Iran.

Vous savez ce qui se dit depuis plusieurs mois d'puis plusieurs années en Iran quand les Iraniens parent les jeunes Iraniens notamment les moins de 40 ans qui ont même pas connu d'ailleurs le régime Palaville, le régime monarchiste avant quand il parle en fait euh du régime de la République islamique d'Iran, il parle de puissance occupante. Vous savez pourquoi ? Il considère en fait que c'est une République qui a été mise en place par Romini qui avait été très influencé par les théories de Cutub, le théoricien des frères musulmans.

C'est une parenthèse dans l'histoire si vous voulez de l'Iran. Et donc il faut pas être plus réaliste que le roi. C'est-à-dire que on les Iraniens aujourd'hui attendent qu'Israël, pas tous mais majoritairement, je parle des Iraniens de la population attendent qu'Israël, je vous le dis parce que j'entends ça depuis 2 ans, régulièrement viennent les aider à faire tomber le régime.

Ça c'est juste une réalité. Il y a des études qui ont été faites par certains instituts, hein, surtout au-delà de ça, on voit que l'Iran est isolé dans le monde arabe. Euh finalement, très peu de soutien euh du côté du monde islamique vis-à-vis de l'Iran.

Bah, écoutez, de toute façon, l'Iran a tout fait pour menacer, si vous voulez, les intérêts en fait du monde arabe. Vous voyez bien que quand l'Iran par exemple attaque des navires de commerces internationaux dans le D3 d'Ormous, j'y étais dans le Droit d'Ormous, hein, je peux vous dire, c'est le Pharest et le Pharest à cause de la marine iranienne. qu'ils attaquent si vous voulez aussi via les outils en mer rouge des bâtiments aussi de commerce internationaux.

C'est pas bon évidemment pour le commerce euh des pays arabes du golf qui sont des pays producteurs de pétrole ou de gaz et qui font euh comment dire pour partie transiter une partie de leur comment dire de leur marchandises gazière ou pétrolière euh via le des trois d'ormous ou via la mer rouge entre autres choses d'ailleurs. Donc bien sûr qu'aujourd'hui, alors quand on discute officiellement, moi je vois quand j'étais à Abu Dhabi, les officiels en ne disent jamais rien contre l'Iran. Mais quand vous êtes en off avec eux, évidemment, ils vous disent qu'il souhaitent qu'une chose, c'est que ce régime tombe parce que il amène trop d'instabilité en fait aujourd'hui.

Mais est-ce qu'il y a pas un risque de parce qu'on a vu ces changements de régime initiés par l'empire américain, l'Irak, on a vu ce que ça a donné, la Libye, on a vu ce que ça a donné. Euh l'Iran qui se rêve puissance régionale, certes de déstabilisation, mais si jamais euh se retrouve en proie à une déstabilisation de régime, est-ce qu'on va pas avoir une situation aussi chaotique euh que ce qu'on a pu voir en Irak ? Alors moi je suis pas devin, mais je peux vous raconter une chose qui va vous intéresser puisque je travaille beaucoup sur les éléments de langage en fait de l'Iran.

Vous savez que l'Iran fait passer depuis des mois des Je l'ai raconté d'ailleurs, j'ai interviewé un un ancien agent français infiltré au sein des services secrets iraniens qui s'appelle Mathieu Gadiri. qui a écrit un livre qui s'appelle Notre agent iranien. Hm hm.

Euh il raconte que le fait de dire que l'Iran va devenir la Libye ou pourrait devenir l'Irak, donc ce sont des éléments en fait de langage qui ont été mis en place par le ministre les agents du ministère des affaires étrangères iraniens et les services secrets iraniens. Deuxième chose, l'Iran, c'est pas un pays arabe. Il y a un niveau en fait d'éducation très important.

Vous savez que les jeunes iraniens ont un très haut niveau universitaire en général. Les organisations de l'opposition des oppositions aujourd'hui iraniennes, moi je les connais toutes hein. Donc de gauche à droite, de gauche au monarchiste, ce sont des gens qui sont apaisés, qui ne veulent pas voir de partition de l'Iran.

Et moi je discute avec eux régulièrement parce que je les interroge régulièrement pour les journaux comme Paris March pour lesquels je poste et ils disent tous que il faut trouver le moyen à un moment donné d'une coalition pour faire en sorte de maintenir la stabilité du pays. Alors une fois, je suis pas devin, je sais pas ce qui se passera. Mais vous comprenez bien que quand les oppositions iraniennes elles-mêmes disent cela et que des personnes soi-disant bien informé en France vous explique que l'Iran va devenir la Libye, il y a quand même une dicotomie, si vous voulez, entre ceanien et ce qui est relié comme message par certains représentants de Simtang que je nomme je ne nommerai pas.

Voilà, donc c'est quand même une réalité aussi. Je suis désolé parce que vous vous disiez à raison d'ailleurs hein, il faut être factuel. Moi je suis reporteur, je suis très factuel mais j'ai un avantage sur beaucoup de mes confrères, c'est que je suis aussi né dans une culture iranienne que je connais bien et que j'ai accès à plein de choses.

Voilà. Euh on va on va justement marquer une courte pause et revenir hein sur cette culture iranienne, cette place particulière de l'Iran comme puissance régionale et la suite bien sûr de ce que pourrait être l'escalade entre Israël et l'Iran sur Sud Radio dans un instant. Alexis Poulin sans réserve l'invité et on se retrouve sur Sud Radio avec Emmanuel Razavi grand reporter auteur du livre la face caché des Mola aux éditions du CER.

On parlait de de Donald Trump quand même. À chaque fois qu'il est élu, il se passe des trucs notamment vis-à-vis de de l'Iran. C'était l'assassinat ciblé de Solleanie lors du premier mandat.

Et aujourd'hui, on voit bien que euh Benjamin Netaniaahu euh est a le le le soutien inconditionnel de Donald Trump, hein, pour réaliser ses opérations. Euh est-ce que finalement, sous couvert d'être soi-disant ce président pacificateur, Donald Trump ne cherche pas la confrontation finale avec l'Iran ? Alors, écoutez, j'ai posé la question il y a près de 2 mois en fait à un conseiller en fait américain euh qui participe à haut niveau en fait aux discussions sur l'Iran.

Et il m'a assuré que Trump voulait absolument trouver une solution si vous voulez négocier en fait avec la République islamique d'Iran parce que Trump était un homme d'affair quoi que c'était dans son ADN si vous voulez de trouver toujours à négocier qu'une négociation était soi-disant meilleure que qu'une guerre. Mais en revanche, il m'avait dit "Attention, les Iraniens ne devront pas jouer à essayer de gagner du temps indéfiniment parce que dans les deux mois, il tapera du point sur la table." Alors, vraisemblablement, c'est ce qui s'est passé parce qu'on imagine bien qu'Israël de toute façon n'est pas allé frapper l'Iran sans avoir en fait le blanc sein de Donald Trump, hein.

Du reste Donald Trump, je crois qu'il a qualifié d'ailleurs l'attaque israélienne d'excellente, me semble-t-il, euh tout à l'heure. Donc ça dit bien ce que ça veut dire très clairement. C'est un soutien total, hein, clairement à Israël.

Oui. Oui, bien sûr. Bah, c'est en clair, c'est ce que je veux dire, c'est que c'est un soutien absolu.

C'est un blancin en fait total. Ce qui veut dire clairement que ça va pas s'arrêter de d'ici d'ici quelques heures comme certains pourraient pourraient l'espérer. Mais il y a quand même quelque chose d'inquiétant dans dans cette confrontation.

C'est à la fois au sein du gouvernement des Taniaou une branche ultra qui rêve du grand Israël et qui ne s'en cache pas. Euh ça pourrait générer quand même davantages de tension et de déstabilisation dans la région. Et puis euh ce ce président Donald Trump hein qui ouvre des fronts finalement partout en ayant un double discours de dire "Moi, je veux la paix en 24 heures en Ukraine.

On voit bien que ça ne fonctionne pas, qu'il négocie pendant 2 mois avec l'Iran et quand ça ne marche pas, on envoie les bombes." C'est toujours assez radical avec Trump. Est-ce que ça ne peut pas dégénérer ?

Encore une fois, je suis pas devin. Je me garderai bien si vous voulez de de de faire des comment dire prévisions parce qu'on ne sait pas. Il y a une donnée qui est importante, c'est la population iranienne.

Vous savez que les Iraniens, c'est à peu près une 88 million 88 millions et demi de d'habitants en Iran. La moyenne d'âge 32 ans. C'est une population assez jeune, extrêmement éduquée et c'est une population qui aujourd'hui ne veut plus en fait de la République islamique d'Iran.

C'est une population qui a fait aussi ressortir ces dernières années, vous savez, ces vieux symboles. Vous savez que il y a une très très vieille symbolique d'ailleurs, des histoires que l'on raconte, moi quand j'étais en France, je les ai entendu, du peuple juif libéré par le roi euh Cyus I le Grand euh donc qui était un roi un grand roi en fait de Perse. Ce que je veux dire par là, c'est que l'amitié entre le peuple israélien, le peuple juif et et le peuple perse existe depuis 2600 ans avec cette parenthèse comme le disent les Iraniens de l'intérieur qui est cette République islamique si vous voulez qui n'a rien à voir avec l'ADN réellement.

Ça, je peux vous en parler de ce qu'est la culture en fait. Et cette dimension, je pense moi culturelle, sociologique, elle est extrêmement importante à prendre en compte et je la vois peu prise en compte globalement d'ailleurs dans ce que je lis dans les différentes analyses que soit aux États-Unis ou en Europe chez chez chez chez chez mes confrères. Moi, je peux vous dire que les Iraniens avec lesquels je parle qui sont des gens de tout bord en fait, parfois à politique, mais qui peuvent être comme je vous disais chauffeur de taxi, paysans ou travailler à la ville ou être cadre, tous disent qu'il faut que ce régime s'arrête.

Et aujourd'hui, si vous voulez, je ne vois pas Israël menacer qui que ce soit. Je vois plutôt Israël être menacé par la République islamique d'Iran. Et je pense que l'extrême droite israélienne dont vous parliez tout à l'heure, elle ne serait pas aussi forte encore pour autant qu'elle le soit d'ailleurs parce que moi quand je vais en Israël, je vois quand même globalement que la majeure partie des Israéliens en ral bol hein de ces gens-là aussi.

Mais je veux dire c'est les ultras. Donc voilà, c'est les ultras. Mais je crois pas que les Israéliens aient envie euh si vous voulez d'aller conquérir euh euh d'autres pays en fait que le leur.

Il y a la question aujourd'hui qui se pose évidemment de Gaza. Moi vous savez Gaza, j'étais il y a il y a quand il y a eu le désengagement de Gaza, j'ai fait euh j'étais en tant que j'ai fait un reportage en fait là-bas. Euh l'armée est partie, les Isra partis, les colons ont été évacués.

Les Israéliens, pas les Iraniens, les Israéliens. Oui, je vous ai dit, pardon, excusez-moi, c'est un lapsus, mais je parlais de de l'armée israélienne. Euh les Palestiniens ont mis au pouvoir euh le le Hamas à Gaza.

C'était un mauvais choix. C'est comme ça. Ils ont mis des terroristes au pouvoir.

Ils en payent ils en payent l'addition aujourd'hui. Mais je pense que si vous voulez la don l'une des données, pour ne pas dire la donnée essentielle en fait du problème aujourd'hui, c'est quand même la République islamique d'Iran qui pousse sans arrêt ses proxis, si vous voulez, à agresser en fait Israël. Ben, il y a le problème de la colonisation aussi qui est qui est qui est à l'origine.

Enfin, on peut pas dire que c'est uniquement d'un côté euh il ce problème de la colonisation, il est central aussi dans la déstabilisation régionale. Je vous parle de là, on parle de Gaza spécifiquement. Oui, mais sur Gaza, vous voyez bien, il y a quand même, excusez-moi, il y a des colons à Gaza.

Où est-ce qu'il y a des colons à Gaza ? C'était il y avait l'armée d'occupation israélienne par exemple qui arrêtez, c'est pas vrai. L'armée, elle était partie.

J'étais moi non Alexis alors je vous aime beaucoup et vous êtes très brillant mais là vous faites une erreur. On était des des milliers de journalistes si vous voulez avoir documenté le retrait de l'armée israélienne en fait de Gaza. Gaza donné en fait aux Palestiniens.

Ils ont eu leurs élections. Ils ont mis en place le Hamas et c'est le Hamas qui contrôlait le Gaza. Et il n'y avait absolument plus de colons en fait à Gaza.

Ils ont été dégagés. Gaza là. parla de la 6 Jordanie et moi je par alors bien sûr qu'il y a cette problématique mais ça c'est une problématique parce que c'est une problématique à prendre en compte quand même.

Ah ben non mais ça je suis d'accord mais ça je vous ai jamais dit le contraire. La problématique de la si Jordan aujourd'hui elle est très importante. C'est une évidence et je vous dirai pas le contraire mais en revanche vous êtes en train de me parler en fait d'un problème qui est un problème en fait qui est concernant sur le plan intérieur en fait d'Israël.

Là où 2 minutes plus tôt vous me parliez si vous voulez d'un Israël si vous voulez conquérant. Voilà. Et moi, je suis en train de vous rappeler juste qu'aujourd'hui le problème international s'appelle l'Iran.

L'Iran aujourd'hui met en danger une démocratie qui s'appelle Israël. L'Iran met en danger aujourd'hui la stabilité en fait du golfe persique, donc des États-rabes du Moyen-Orient. L'Iran menace en permanence euh nos pays.

La France en premier lieu d'attentat terroriste. L'Iran retient des otages français encore de faire. Excusez-moi quand même, il y a vraiment un sujet euh et je peux vous dire parce que moi je parle avec des gens de l'intérieur du régime iranien que j'interview mais ils nous considèrent comme des faibles.

Il ils ont aucune considération si vous voulez pour la diplomatie aujourd'hui française à tort ou à raison hein. Je suis pas en train de faire un jugement. Non mais je les interroge.

Voilà, il est temps quand même d'espérer que ce régime à un moment donné qui est un régime en plus qui tyranise sa population, je l'aurais beaucoup dit pendant votre émission cher Alexis, il est quand même temps quand même que ce régime à un moment donné voilà dégage. Je l'espère le plus rapidement possible. qu'en seront les conséquences aujourd'hui.

Moi, je suis pas bien le risque dans l'alarmisme de certains qui parlent de partition de l'Iran parce que j'entends jamais ça auprès des Iraniens. Voilà, ça tient pour moi aujourd'hui un peu de la friction si vous voulez ce genre de d'analyse. On verra, on va on va suivre de toute façon les les développements dans la région sur Sud Radio.

Merci Emmanuel Razavi, grand reporter spécialiste de la question iranienne, auteur de la phase cachée des molds du ser d'avoir été avec nous. De manière plus légère et bien nous avons une gagnante Catherine de Puto qui remporte le bracelet de la collection lettrre du vent à la française. Et puis si vous êtes tendu évidemment, il est temps de se détendre.

On va parler masturbation féminine avec Brigitte là. Est-ce qu'on peut utiliser des sextoy après 50 ans même en cas de guerre nucléaire ? Bonne question.

On va y répondre tout de suite sur Sud Radio.