EMISSION SPECIALE REVOLTES PAYSANNES | EMPOP DU 30 JANVIER
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 57 %Attaque 32 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:20OuverteRéponse directe
Thomas Gibert, peux-tu décrire tes conditions de travail en tant que maraîcher en circuit court ?
- 15:50OuverteRéponse directe
Aurélie Trouvé, peux-tu faire un rappel historique sur les accords de libre-échange ?
- 25:50FerméeRéponse directe
Quels produits agricoles sont concernés par l'accord UE-Nouvelle-Zélande ?
- 35:50OuverteRéponse directe
Céline Puech, pourquoi les taxis ont-ils entamé une grève nationale ?
- 40:00FerméeRéponse directe
Céline Puech, les taxis sont-ils représentés par la CGT ?
- 45:50RelanceRéponse directe
Aurélie Trouvé, les normes environnementales sont-elles la cause des difficultés des agriculteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Chiffre
« l'inflation alimentaire a atteint 14 % en 1 an »
- 6:10Chiffre
« les prix payés aux agriculteurs ont baissé de 10 % et que l'industrie agroalimentaire a augmenté de 71 % son taux de marge »
- 0:15Fait
« c'est interdit dans les autres secteurs pourquoi cette exception c'est quand même fou on parle de nourriture »
- 0:30Fait
« il y avait cette clause de sauvegarde elle avait été faite sur un pesticide en sur les cerises et ça avait permis notamment la de niveler la les normes les normes environnemental par le haut sur sur la production des cerises en Italie »
- 8:00Fait
« est-ce qu'il retire ou pas vraiment le le mandat de négociation c'est tout simple des accords de libre échange en cours pas seulement avec le Mercosur mais avec l'Australie »
- 9:00Promesse
« troisième chose des prix rémunérateur garanti si possible à l'échelle européenne sinon française »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire l'émission de la révolution citoyenne cette semaine nous faisons un numéro spécial colère paysane avec quatre invités en plateau que je suis ravie d'accueillir cine ti secrétaire confédérale de la CGT merci d'avoir accepté l'invitation bonsoir manon castagn est avec nous chargé de campagne agriculture aux Amis de la Terre bienvenue Manon merci Bir Aurélie trouvet député LF inups et ingénieur agronome merci de t'être libéré ce soir bonsoir Julie et Thomas Gibert secrétaire national de la Confédération paysane merci d'avoir accepté l'invitation merci bonsoir alors tout à l'heure nous rejoindra en plateau par Skype Céline puek chargée de communication pour le syndicat taxi en route à Marseille en attendant je vous explique comment on a organisé l'émission l' organisé en trois parties une première partie que l'on a appelé agriculteur on en AG gros les agriculteurs ont en effet entamé ce mardi 30 janvier leur 2uxè jour de blocage d'axe stratégique autour de Paris et dans de nombreux territoires ce n'est là que l'explosion d'une colère alimentée par la politique agricole et économique néolibéral d'un gouvernement hypocrite qui veut dire enfin qui vient dire aux agriculteurs on est avec vous tout en continuant de signer les traités de libre échange européens on détaillera cette partie dans cette partie les raisons de la colère en deuxième partie on l'a appelé bientôt le grand rassemblement la principale revendication des agriculteurs est une une rémunération digne une revendication que de nombreux secteurs dans la société française partage c'est ainsi que s'associe au mouvement des agriculteurs les taxis les profs les cheminaux aussi ont déposé des préavis de grève globalement la France s'embrase les travailleurs veulent vivre dignement de leur travail et enfin en 3oème partie révolutionner le système agricole et alimentaire nous parlerons de la nécessité d'une transformation profonde de l'agriculture pour répondre aux nouveaux besoins de la société ainsi que de la nécessité cité d'un nouveau Pact entre agriculteur et la société l'émission populaire c'est partie on est ensemble pour une petite heure n'hésitez pas à commenter liker et partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag mop tout de suite on entame notre première partie dans laquelle on va revenir sur la raison de la colère des agriculteurs une colère qui remonte à loin je rappelle qu'il y a dans le secteur agricole un suicide tous les de jours que l'inflation alimentaire a atteint 14 % en 1 an que les prix payés aux agriculteurs ont baissé de 10 % et que l'industrie agroalimentaire a augmenté de 71 % son taux de marge pour résumer les industriels se gavent avec la complicité du gouvernement qui continue de signer les accords de libre échange alors que les agriculteurs sont en compétition avec le monde entier alors taux de marge accord de libre échange on entend tout cela un peu partout dans les médias mais personnellement je suis parisienne j'ai construit l'émission avec ma tête politique mais pour nous autres profanes on va s'attacher à décortiquer tout ça et ma première question s'adresse à Thomas Gibert de la Confédération paysane Thomas tu es maréché en haut de viienne est-ce que tu peux nous expliquer et nous décrire tes conditions de travail euh ouais alors moi c'est un peu particulier parce que je suis marêché donc sur une ferme collective et surtout je suis en circuit court donc le principe du circuit court c'est que en fait on choisit d'aller sur une niche économique pour essayer de récupérer de la valeur ajoutée notamment sur la transformation de nos produits la commercialisation de nos produits euh donc ça nous permet d'obtenir un prix qui est plus élevé que si on était en circuit long euh mais cette ce ce système il faut bien comprendre que il est pas généralisable et ça c'est une analyse qu'on a à la Confédération paysane qui est très importante parce que on se rend bien compte que bah une niche économique par définition elle est pas extensible à l'infini parce que au bout d'un moment les personnes qui il y a il y a un moment où B on se rend bien compte que sur les nos marchés c'est plutôt des classes moyennes supérieures qui viennent acheter nos productions et c'est vrai qu'on a très peu voire pas du tout de classe populaire qui viennent acheter nos productions parce queil y a un problème d'accessibilité et on le voit bien quand on regarde le la la la crise de la bio c'est exactement ça aujourd'hui il y a une crise économique il a un peu d'incertitude au niveau des de la consommation et du coup le premier truc qui trinque c'est la c'est l'alimentation de qualité donc euh pour nous il y a enfin donc à la Confédération paysane il faut savoir que nous on milite pour euh une généralisation de l'agriculture paysane même c'est un projet politique l'agriculture paysane qui a un projet plutôt révolutionnaire dans le sens où il il nécessite forcément des changements importants dans notre société euh après je pense que c'est pas vraiment le sujet de de c'est un peu le sujet en même temps mais en troème partie peut-être on pourra revenir sur je pense que de primabord ce qu'il faut ce qu'il faut bien comprendre dans ce qui se passe aujourd'hui euh euh c'est que la situation actuelle du du milieu agricole elle est elle est assez catastrophique au niveau du revenu aujourd'hui il faut bien se rendre compte que c'est extrêmement fréquent de de rencontrer des paysans et des paysannes qui travaillent 70 80 heures par semaine pour à peine un SMIC quoi donc on est vraiment sur ce cet ordre d'échelle là de précarité et et pour nous la le la la la première raison de cette précarité c'est là c'est c'est c'est forcément le fait que on est en compétition sur le marché international donc et c'est toujours la question du prix on se dit il faut absolument que on soit rémunéré de nos productions ça paraît un peu logique mais aujourd'hui c'est absolument pas le cas et et il faut et pour nous il y a une obligation pour pouvoir réussir à se rémunérer correctement à sortir des traités de libre échange à mettre en place des outils de régulation et à avoir des des prix minimum garanti mais ça on pourra le développer peut-être un peu plus alors ouais justement sur les traités de libre échange ils sont au cœur des discussions et des revendications Aurélie est-ce que pour commencer on peut faire un bref rappel historique que sont ces accords de libre échange et depuis quand se déploie-t-il depuis quand il se déploie particulièrement depuis que en fait à l'OMC on a disons plus ou moins blocage des négociations qu'on appelle multilatéral c'est-à-dire avec les 150 pays de l'Organisation mondiale du commerce bon il se trouve que l'OMC a d'abord été un un organe vraiment de libéralisation des marchés à l'échelle mondiale mais qu'à un moment donné ben il y a des pays du Sud notamment qui sont montés au créneau à juste titre en disant qu'en fait c'est une opération d'appauvrissement des pays déjà les plus pauvres quoi et surtout une opération de domination des multinationales sur l'ensemble du monde bon donc ça se bloque à l'OMC d'accord donc le dernier accord en fait multilatéral à l'OMC c'est 94 mais du coup l'Union européenne qui est et avec elle les gouvernements français successifs qui sont vraiment dans une idéologie ultraalibérale ils sont dit comment on fait pour quand même continuer à ouvrir les frontières quand je dis ouvrir les frontières c'est baisser toujours plus les droits de douanes sur tous les produits agricoles parce que en fait ça a déjà été fait sur l'industrie les services il reste guerre que l'agriculture qui reste un peu protégé donc ouvrir au maximum les droits de doine agricole mais aussi ce ce qu'on appelle les barrières non tarifaires c'est-à-dire les norme environnemental sanitaire et ben les diminuer petit à petit c'est-à-dire faire en sorte que et bien on importe des produits qui respectent de moins en moins nos propres normes d'accord et donc pour ça puisque c'est bloqué à l'échelle multilatérale l'Union européenne a multiplier quasiment avec la totalité du globe des accords de libre échange qu'on appelle bilatéraux c'est-à-dire directement par exemple entre l'Union européenne et le Canada puisque la macronie a fait signer l'accord avec le Canada et en ce moment sont en train alors le l'Europe le la la France vient de faire ratifier avec l'Union européenne un accord avec le Chili un accord avec la Nouvelle-Zélande c'est terrible he Nouvelle-Zélande c'est ouis justement on on va en parler et là en cours de no en ce moment c'est le Mercosur donc Argentine Chili Brésil voilà Uruguay et l'Australie c'estàd deux énormes pays producteurs agricoles avec des coups de production très faible en Australie on en parle pas beaucoup c'est des coups du foncier r à crête et et du coup enfin c'est encore un coût supplémentaire à l'agriculture familiale et moi je le dis on arrive aujourd'hui à un moment charnière quoi parce qu'en fait on ne peut pas continuer un modèle d'agriculture même familiale sans parler de paysane même familial dire nos petites exploitations où quand même c'est la famille qui qui possède l'exploitation même si il y a de plus en plus de gros patrons avec des salariés mais enfin c'est quand même la famille qui qui est patron bon tout tout ce modèle là moi je pense que dans quelques années ou maximum 10 ans c'est fini hein parce que il y a une telle concurrence sauvage en fait à prix cassé organisé que à la fin bah il y aura plus que des des fermes capitalistes c'estàd posséd par les industriels agroalimentaires par exemple Axami lesim qui a racheté qui rachète des des des exploitations viticol enfin il y a une tonne d'exemples comme ça en France il y a des pays qui sont allés encore beaucoup plus loin que la France mais c'est ça qui nous attend quoi alors justement pour prendre l'exemple de l'accord de libre échange avec la Nouvelle-Zélande donc signé en 2022 et ratifié là fin 2023 j'en profite d'ailleurs pour rappeler que le groupe auquel appartient le RN au Parlement européen a signé aussi l'accord quels produits agricoles sont concernés par cet accord par exemple par pardon par UE Nouvelle-Zélande alors particulièrement le lait et la viande d'agneau enfin c'est vraiment les deux produits les plus craignoses le lait alors la Nouvelle-Zélande c'est le premier exportateur mondial de lait alors ils exportent pas du lait liquide par définition vous allez pas le mettre donc c'est de la poute de lait en fait mais donc ça pèse énormément ensuite sur nos prix à nous ça arrive la poute de lait arrive en France he donc premier exportateur de lait avec les coûts de production les plus faibles du monde donc ce petit pays là la Nouvelle-Zélande c'est le premier exportateur mondial de lait il il y a ils ont une énorme multinationale qui s'appelle Fontera qui a une puissance de feu donc qui est en fait la qui fait un tiers des exportation mondiale en fait Fonterra qui a une puissance de feu hallucinante et qui peut vraiment voilà faire faire le marché quoi et les prix quoi et qu'est-ce que nous on va exporter alors soi-disant on va exporter du vin je crois c'est ça hein grosso modo mais en fait vous comprendrez bien qu'à chaque fois surtout c'est agriculture versus en fait les les services c'est-à-dire volia et tout ça c'est pas contre un autre produit agricole en général c'est on bazarde de l'agriculture familiale contre des en fait des des faveurs à Veolia et toutes ces multinationales de services et justement quels sont les impacts de ces traité sur les agriculteurs français bah forcément c'est d'être en concurrence encore plus massive avec des des productions qui ont un coût de production bien moins élevé que celui de de français ils ont un avantage comparatif énorme par exemple en Nouvelle-Zélande ils ont des prairies hyper productifes sur des milliers et des milliers d'hectares et du coup c'est très compliqué et je voulais revenir sur la réponse un peu que Gabriel Atal a donné par rapport à ses accords de libre échange qui lui dit on va mettre en place des clauses miroir alors qu'est-ce que c'est les clauses miroir c'est on va imposer les normes européennes au au pays avec qui on signe le traité de libre échange mais pour nous en fait c'est surtout une manière de faire passer l'accord de libre échange de de faire mieux passer la pilule de l'accord de de libre échange mais il y aura toujours des distorsion de concurrence sur euh par exemple le le coût du travail qui n'est pas le même des autres pays et du coup on va être quand même en concurrence avec des productions qui auront qui coûteront moins cher parce que le coût le coût du travail coûte beaucoup beaucoup moins cher dans les autres pays et je pense notamment aux fruits et légumes où là il y a énormément il y a le prix est énormément lié au au coût du travail puisquil y a beaucoup de main d'œuvre sur sur les fruits et légumes et ça ça ça pose énormément de problème justement là ça me fait penser à la question de la concurrence aussi intraunion praine intraeuropéenne avec le cas de l'Ukraine qui est un exemple intéressant la surface agricole de l'Ukraine elle fait trois fois celle de la France et les normes sociales et environnementales ne sont pas les mêmes est-ce qu'on peut expliquer ce qu' impliquerait juste voilà c'est ça parce que pour l'instant l'Ukraine n pas dans l'Union européenne en fait il y avait déjà un accord de libre échange avec l'Ukraine mais il y a 2 ans en solidarité avec l'Ukraine on décide de ouvrir totalement nos frontières commerciales avec l'Ukraine et donc on se retrouve en concurrence avec un pays qui fait trois fois la surface de la France en céréales et c'est pas les petites exploitations paysannes attention hein c'est des exploitations de plusieurs milliers d'hectares je rappelle un hectare Bruno Lemer le sait pas mais vous savez pas mais un hectare c'est un terrain de foot à peu près une une une exploitation laitière en France ça fait 80 hactares une exploitation de grande culture c'est 100 hectares à peu près chez eux c'est des milliers des milliers d'hectares pour la pour la plupart des surfaces en fait c'est ça et et donc pareil sur les poulets c'est des coups de production extrêmement faibles d'ailleurs depuis 2 ans il y a trois fois plus d'exportation de tous les Ukrainiens vers vers la France et là vraiment je peux vous dire que les responsables de la profession agricole tout toute tendance confondu hein disent tous c'est une catastrophe en fait et on peut pas par ce que je veux dire il y a d'autres moyens d'être solidaire avec l'Ukraine ça peut pas se faire sur le dos et en sacrifiant l'agriculture familiale mais pour finir avec ça on a un vrai problème aujourd'hui sur la question de la concurrence intraeuropéenne on ne peut pas tout résoudre seulement avec Stop aux accords de libre échange aux frontières européennes parce qu'en fait le gros de la concurrence maintenant c'est l'Espagne les Pays-Bas l'Allemagne et cetera et donc qu'est-ce qu'on fait donc nous ce qu'on dit on vient de déposer ce matin j'ai déposé avec le groupe parlementaire de la France insoumise une proposition de résolution d'accord bon bref du coup je parlerai de la notre réponse après qui est la close de sauvegarde ouais très bien tu vouis parle peut-être des réponses après alors ou ok alors on va juste vous diffuser avant de passer à la notre deuxième partie un nouveau format qu'on lance à la France insoumise que l'on a appelé un jour avec ça a été réalisé par Camille Marigo et elle a suivi une journée entière Mathilde ignier qui est député LFI on regarde avant d'être élu j'étais ouvrière agricole bon alors bah bienvenue dans mon bureau moi je suis élu sur la circonscription numéro 4 en île Villen je me j'ai un parcours plutôt militant je suis militante associative à la base pendant 10 ans j'ai fait du MRJC et aujourd'hui ce qu'on on voit par exemple pour les agriculteurs bah c'est ils veulent un revenu digne mais finalement ce que veulent les agriculteurs c'est ce que veulent la plupart des gens dans la société alors on est aujourd'hui à la ferme la foiss dans leson ça fait plusieurs années que le bio traverse une crise donc là en fait on venait sur une matinée spéciale crise du bio mais en en réalité partout en France il y a une crise agricole aujourd'hui dans le milieu agricole on a il y a plusieurs problématiques le marché marché agricole complètement dérégulé c'est comme si toutes les vannes étaient ouvertes on disait aux gens produiser et puis après en fait produisit oui mais à quel prix producteur il nous disait l'été en pleine saison il fait 100 he 100 heur de travail par par semaine quoi nous l'important c'est de dire qu'il y a des modèles qui fonctionnent en agriculture la France en soumise on demande les prix planchés mais on demande aussi l'encadrement des marges parce que la filière dans la filière longue il y a plusieurs intermédiaires et y a s intermédiaires qui se font des marges de fou et qui demandent au producteurs de baisser leur prix c'est des choses qui ont déjà existé par le passé pour pour garantir des prix au producteurs voilà un exemple de ce tout nouveau format on va là à l'occasion de la lutte des agriculteurs on est allé voir Mathilde dinier qui allait sur une ferme bio dans le 91 mais à l'avenir on va aussi suivre des assauts qui font des maraudes et d'autres personnes on attaque la deuxième partie de notre émission que l'on a appelé bientôt le grand rassemblement alors depuis le début de la mobilisation c'était pour éviter le mot convergence de lutte à chaque fois c'est évidemment de ça dont on va parler depuis le début de la mobilisation des agriculteurs syndicat association appelle à rejoindre le mouvement la CGT a appelé ses militantes et ses militants à aller à la rencontre des travailleurs du monde agricole et un collectif d'organisation et d'association dont les Amis de la Terre Greenpeace ou encore extinction rébellion affichent leur soutien aux manifestants et ont annoncé les rejoindre pour commencer Céline quel revendication commune pourrait-on avoir avec les agricultrices et agriculteurs alors on peut en avoir plusieurs et même beaucoup c'est pour ça qu'on a demandé d'ailleurs à un certain nombre de de nos militants et militantes de d'aller discuter échanger avec ceux et celles qui sont en mobilisation mais par exemple et ça a été dit à plusieurs reprises déjà me semble-t-il que ça ça concerne tout le monde du travail c'est que on souhaite vivre dignement de notre travail on souhaite avoir une une rémunération qui reconnaissent justement le travail les richesses qu'on produit les qualifications l'expérience et ça ça ça concerne tous les secteurs professionnels que ça soit en effet dans le monde agricole que ça soit dans l'industrie que ça soit dans les services que ça soit dans tous les le le commerce partout en fait nous ce que nous réclamons c'est justement d'avoir une rémunération qui nous permet justement alors en effet de vivre dignement mais comme je le disais c'est surtout qui qu' reconnaisse le travail qu'on effectue et qui soit en correspondance aussi avec nos qualifications c'est pour ça que par rapport à ce que tu disais tout à l'heure par exemple euh même les les les les les couches sociales les plus défavorisées souhaiteraient bien se nourrir justement par exemple manger du bon pain boire de la bonne bière mais en effet manger de qualité être sur des courts circuits mais c'est vrai qu'aujourd'hui la plupart du niveau de des des des ménages ne permet pas justement qu'on ait ce choix-là donc je pense aussi que d'une part c'est que il faut la revalorisation générale de toutes les rémunérations quel que soit le secteur prof professionnel et ça ça permet d'une part bien évidemment aux agriculteurs de aux agriculteurs de bien vivre et aux consommateurs consommatrices qui sont aussi des salariés ou qui peuvent être privés d'emploi il y en a beaucoup aussi mais en tout cas s'il y a ces revalorisation générale de salaire ou des minimas sociaux ou des pensions pour les retraités et bien déjà on est sur une autre consommation ça c'est une chose après ça a été dit aussi je pense que euh ce qui peut faire convergence et commun c'est euh une autre répartition des richesses aussi c'est-à-dire et ça c'est pareil ça concerne tous les secteurs professionnels c'est que à un moment donné il faut faire il faut faire cesser euh la captation de de de de de ces richesses euh par euh euh le le finalement le capital qui euh peut se ça peut être donc les multinationales agro-alimentaires les multinationales de la grande distribution mais aussi eu industrielle et cetera et cetera puisqu'on voit que euh il y a une grande partie euh des richesses produites qui qui est captée euh par notamment les actionnaires on voit qu' il y a jamais eu autant de dividendes versés aux actionnaires en France mais ailleurs aussi et donc forcément cette partie-là ne revient pas aux travailleurs et travailleuses et et forcément ça pose souci donc ça fait un décalage au niveau du du niveau de vie des des travailleurs et travailleuses et ensuite et je pense que c'est important aussi et là pour le coup on sera pas forcément nous d'accord la CGT avec toutes les organisations syndicales du monde agricole euh mais on est sur le le bien produire et et ça ça ça concerne tous les secteurs avec des transitions pour qu'on produise autrement puisqu'il y a aussi des exigences sociales mais aussi des exigences environnementales et nous on tient à ce que les normes sociales ou les normes environnementales toutes les garanties pour les travailleurs et travailleuses soient de haut niveau et ça par contre par exemple la FNCA on a l'impression que c'est c'est quand même pas tout à fait ça puisque il demande moins de normes moins de contrôle et cetera et cetera nous on n'est pas là de dessus euh mais par contre donc je pense que comme la Confédération paysane pourra le le le dire euh ce eux portent bien ses revendications c'est-à-dire de voir comment on peut produire euh de manière à respecter d'une part des exigen social parce qu'il y a et on en parle peu beaucoup beaucoup de salariés aussi dans le monde agricole nous on les syndique d'ailleurs euh ils sont de plus en plus nombreux puisque finalement il y a de plus en plus de grandes exploitations et donc dans les grandes exploitations c'est pas les grands patron qu'on peut voir des fois à la télé qui travaill ce sont bien les salariés donc ils sont de plus en plus nombreux et souvent ils sont dans des situations précaires énorme donc nous on veut que c ces travailleurs là aient des garanties sociales qui ne soient pas sure expoités de la même manière pour les petits exploitants d'ailleurs et et et les paysans qui sont eux patrons en effet mais qui n'ont pas la même vision que donc ceux qui sont à la tête de de de de de grosses fermes qui n'ont rien à voir en effet avec avec avec ce qu'on souhaite nous en tout cas aussi en matière de de de production alimentaire ou autre donc on on peut avoir beaucoup de choses en commun maintenant euh comme je le disais euh d'ailleurs ça s'est déjà fait dans certains endroits ça commence on se rencontre on échange dans dans certains départements on se connaît déjà la Confédération paysane par exemple la CGT hein euh et le MODEF aussi il y a déjà eu des échanges pendant la réforme des retraites lorsqu'il y a eu des mobilisations puisque parfois ou même lorsqu'il y a des des grandes grèves dans des entreprises je pense à en avyon par exemple par rapport à l'entreprise de la SAM bien ce qu'il nous disent les les les camarades et les salariés c'est qu'ils ont été énormément aidés justement par les agriculteurs du coin qui l'uront fournis de l'alimentation qui les ont aidés financièrement donc il y a des solidarités aussi qui se créent notamment en zone rurale entre les ouvriers et euh les les paysans et lorsque comme on disait dans une euh dans dans un village ou dans une zone rurale lorsqu'une une usine ferme c'est terrible pour pour le territoire mais lorsqu'une ferme ne ferme aussi c'est terrible de la même manière ça ça ça participe à la désertification de certains territoires qu'on ne souhaite pas non plus donc il peut y avoir beaucoup beaucoup de de choses communes et et et après à partir du moment où où on a des revendications communes qu'on partage des choses et bien en effet on peut construire des initiatives communes alors Manon to dans la tribune publiée dans Libération il est écrit nous organisation écologiste paysane et militante pour un autre modèle agricole depuis des décennies partageons cette C cette colère et refusons le discours dominant qui voudrait faire de nouvex ennemis est-ce une réponse aux allégations justement du gouvernement et de l'extrême droite qui cherche à dévier la colère vers les écologistes quelques mois avant les élections européennes oui ça fait un peu un moment qu'il joue à ça Normandie c'était un peu sa spécialité aussi mais effectivement c'est bien pratique pour eux de détourner un peu l'attention et de blâmer les écologistes quand bien même en fait ça fait plus de 50 ans que la fnsol S majoritaire quasiment en cogestion avec le ministère de l'Agriculture ça fait 7 ans que Macron et son gouvernement sont au pouvoir donc voilà c'est pratique pour eux de de dévier les responsables effectivement c'est une manipulation qu'on qu'on dénonce parce que effectivement c'est eux qui qui signe les traités de libre échange toutes les politiques la PAC c'est eux qui l'ont voté et cetera donc en fait ils sont largement responsables de la situation actuelle et de la colère actuel et et effectivement on appelle les citoyens aussi à à rejoindre ce mouvement parce que nous notre message c'est que bah c'est le problème de tout le monde là actuellement le la voie est grande ouverte pour une industrialisation toujours plus massive de l'agriculture toujours moins d'agriculteurs faut savoir quand même que je crois que 2/ers des surfaces qui sont cédées partent à l'agrandissement donc c'est autant de surfaces qui créent pas d'emploi et moi j'ai calculé c'est un agriculteur toutes les 30 minutes quasiment qu'on a au moins en France donc c'est en fait un vrai plan social enfin ça voilà la qu'f parlera mieux que moi mais euh et donc don qu'est-ce que ça veut dire ces modèles agricoes c'est aussi une certaine forme d'alimentation c'est une alimentation qui est pas forcément saine qui est pas industriel beaucoup d'importations de produits et puis l'alimentation de qualité effectivement bah ça devient quelque chose pour les gens qui ont les moyens et en fait non clairement les problèmes et les solutions qui sont dénoncé par les agriculteurs en ce moment pas tous les agriculteurs mais je pense la grande majorité pas forcément ceux qu'on entend le plus malheureusement no no nos diagnostics et les solutions qu'on propose elles se rejoignent ouis alors justement est-ce que tu peux nous expliquer en quoi les normes environnementales ne sont pas les principales cause causes des difficultés du monde paysan bah en fait les normes environnementales elles sont là avant tout pour protéger et notamment protéger les agriculteurs quand on parle quand on pense aux normes en matière de pesticid aujourd'hui il y a à peu près on estime parce que forcément on n pas de chiffre exact mais salari un millier de ouais et les salar et les salari voilà les salaries agricole et les agriculteurs il y aurait au moins un millier de cancers en ce moment qui serait lié à la pratique profession chez les agriculteurs donc ça mais par contre ce qu'on dit c'est que effectivement on va pas du tout nier que il y a actuellement une charge mentale et administrative qui sont lié à les normes qui sont parfois hyper difficiles à comprendre on a beaucoup parlé des e récemment il y a 14 réglementations différentes selon où on est en France pour les e donc ça c'est vrai par contre là on n'est pas du tout d'accord c'est de dire que c'est les normes en elles-même le problème parce que le problème c'est un problème de revenu enfin on en a déjà un petit peu parlé les normes c'est une charge mais parce qu'en fait la manière dont elles sont euh elles sont mises sur les épaules des agriculteurs c'est vraiment l'écologie à la Macron c'est-à-dire on met une mesure là par-ci une mesure par là sans aller jusqu'au bout sans réfléchir à comment concrètement les agriculteurs vont avoir les moyens financiers le temps la la facilité de mettre en œuvre ces mesures là donc voilà nous c'est ça qu'on qu'on porte oua pour continuer sur les normes je pense qu'effectivement nous on rejoint le fait que les normes elles peent il en faut parce que elles sont nécessaires pour nous protéger et je pense qu'on on confond beaucoup simplification administrative énorme a ça problème euh alors que en fait effectivement nous on est d'accord il y a besoin d'une simplification administrative parce que on passe vraiment énormément de temps sur sur dans dans la paperasse en revanche pour ce qui est des normes pour nous elles sont aujourd'hui en en ex en grande majorité au service de l'agroindustrie et du libéralisme et c'est ça qui est embêtant et et et et c'est ça qu'on devrait questionner et et pas le et pas forcément la quantité de travail je voudrais revenir aussi sur ton intervention parce que je partage énormément de choses que tu as dit et et je pense que du coup en on peut pas parler d'agriculture sans parler d'alimentation et du coup effectivement comme ce ce qu'on a dit tout à l'heure nous là le mouvement paysan on demande en fait une augmentation des prix mais du coup pour qu'elle soit que que cette revendication soit en accointance aussi avec les possibilités du marché il faut une redistribution massive de la richesse euh aujourd'hui on a 10 millions de personnes dans une précarité alimentaire à chaque fois on dit alors j'ai vu passer un truc derrière de L214 que je ne partage pas du tout je tiens à le dire et que souvent on dit bah peut-être que les pauvres ils pourraient arê manger moins de viande et acheter des légumes bio donc nous on pense que il y a plutôt une question de enfin on on a envie de mettre en avant la notion de démocratie alimentaire on pense que les gens ont ont le droit de choisir leur alimentation ça fait partie de notre définition de la souveraineté alimentaire que qui a été défini par l'Avia campessina dans en 1998 dans la Charte de la de la souveraineté alimentaire et ce que je veux dire par là c'est que souvent aussi on dit c'est c'est une question de choix il faudrait que les gens aillent à la biocope au au marché de plein vent acheter leur production et cetera mais en fait on se rend bien compte que c'est une question de de de pouvoir d'achat les gens ne peuvent pas acheter cette alimentation là donc nous à la Confédération paysane on a réfléchi à cette question longtemps et on est arrivé à la avec le en travaillant notamment avec Bernard Friot à une proposition politique qui est la le le ouvrir un 5ème volet de la sécurité sociale la sécurité sociale de l'alimentation donc le but est de socialiser l'alimentation donc par un système de cotisation donc toujours on cotise selon ses moyens on bénéficie selon ses besoins on va euh on va tout le monde aura une carte de sécurité sociale sur laquelle serait crédité 150 € par mois et ces 150 € par mois on pourrait les utiliser dans un des magasins qui seraient agréés et dont le contenu c'est serait décidé de manière démocratique et nous et dans de manière démocratique nous on entend par vraiment de la démocratie donc en connaissance de cause donc on voudrait se baser sur un peu comme la convention citoyenne sur pour le climat on on on donc on tire au sort des représentants qui du coup on va le on va le on va leur financer du temps pour du temps pour qu'ils étudient la question de l'alimentation pour qu'ils puissent faire un choix en connaissance de cause Aurélie je revenir sur cette histoire de norme parce que je pense qu'on est quand même au cœur de l'instrumentalisation actuelle quoi c'estàd que le gouvernement moi le risque là c'est que tout ça serent au gouvernement pour poursuivre sa politique de dérégulation de recul du droit de l'environnement on sent bien en fait ils vont continuer à à à à faire souffrir les les les les agriculteurs par la libéralisation des marchés mais par contre en leur vendant quelques règles environnementales en moins bon donc là il faut effectivement clarifier les choses comme tu l'as dit il y a une chose qui est la surcharge administrative moi j'étais enfin je suis enseignant ch cher sur la politique agricole commune depuis 20 ans j'ai fait ma thèse là-dessus je peux vous dire que je m'arrache les cheveux encore pour essayer de comprendre la politique agricole commune et je pense qu'il y a honnêtement pas beaucoup de gens qui connaissent autant que moi la pack voilà je je m'arrache les cheveux chaque année pour comprendre les les les derniers changements quoi voilà donc imaginez un agriculteur les agriculteurs ils sont même plus capables aujourd'hui pour la plupart de remplir eux-même leur dossier de pâack donc du coup ils sont obligés de faire sous-traiter par des services payants des centres de gestion et cetera ouais voilà et ça c'est les injonctions de Bruxelles euh en fait on a on a formé une usine à gaz qui est aujourd'hui la politique agricole commune il y a une deuxième question c'est donc ça c'est les la surcharge administrative sur la question des normes d'abord il y a qui subit les normes parce que c'est clair qu'une exploitation agricole en vente directe et ben elle subit presque plus de de contrôle quasiment enfin à son échelle que l'actalis qui a pu pendant je ne sais combien de temps produire du lait contaminé faire de l'évasion fiscale faire pression comme elle veut sur les les prix sur les prix des agriculteurs enfin voyez ce qui ce qui se passe il y a déjà deux poids de mesure aussi dans qui subit les normes donc ça il faut l'entendre aussi pour autant et je le dis là on ne peut pas accepter aujourd'hui un recul en matière des normes et des normes qui concerne la santé des gens et en premiere des agriculteurs et des salariés agricoles en deuxièmement l'environnement la nature parce que oui on a on a une crise de la biodiversité on a une crise de la de la pollution des milieux des des des eaux des sols et on arrive au bout du bout voilà on arrive au bout du bout et il faut il faut aujourd'hui ben protéger voilà et donc la solution ici par exemple je vais vous prendre le cas des jacher là il y a il y a vraiment il y a un discours qui est pas qui est pas honnête c'est pas 4 % de jacher qui est demandé c'est 4 % de e de Mar de de Mar de bosquet et ce ça sert à quoi c'est pas juste des surfaces inutiles c'est par exemple et c'est ça qui permet bah de garder plein d'espèces d'oiseaux de d'insectes ex et qui sont eux- mêmes d'ailleurs des espèces qui vont pouvoir combattre des nuisibles dans le dans sur les cultures ça permet pour les pour les troupeaux les protéger du vent de les protéger des sécheresses et cetera donc et et donc on peut pas on peut avant c'était 3 % depuis 2013 et puis là on a osé rehausser de de 1 % dans toute l'Europe et ben ça c'est une avancée la question et je finis là-dessus vraiment ce qui est central aujourd'hui c'est qu'il faut à la fois maintenir et renforcer les normes mais protéger les agriculteurs c'estd qu'il faut il faut que les agriculteurs et bien on leur permette de respecter ces normes en leur garantissant un revenu et des prix rémunérateurs donc c'est ni plus ni moins qu'un nouveau Pact à faire entre l'ric les agriculteurs et la société alors peut-être Manon là-dessus est-ce que tu veux intervenir après Thomas et après on a aussi Céline Piche qui est par Skype et qui nous attend on va se on arrive Céline on se dépêche je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire trouver c'est vrai que même par exemple sur l'exemple des S financièrement on demande aux agriculteurs de enfin c'est un vrai travail de les entretenir en fait c'est vrai que c'est un nid de biodiversité mais euh ils sont rémunérés je crois à l'hectare 7 € à l'hctare de ha pour par an pour voilà pour entretenir les ha euh quand à côté bah il y a des voilà des grands céréaliers qui qui ont un impact environnemental hyper lourd qui eux reçoivent énormément d'aide de la PAC donc il y a aussi voilà les sous ne sont pas fléchés correctement pour aider les agriculteurs qui mettent qui font attention à ces normes environnementales c'est bon c'était gr alors euh hier lundi et alors que les agriculteurs continuent de se mobiliser on a un autre secteur qui est entré en action pour ses droits les taxis qui hier ont procédé à des opération escargot partout en France et on est en direct par Skype avec Céline pièche chargée de communication pour le syndicat taxi en route de Marseille bonsoir Céline bonsoir et merci est-ce que tu peux nous dire pourquoi les taxis ont entamé une grève nationale euh du coup entamé une grève nationale par rapport aux nouvelles conditions que la CPM la CNAM nous impose elle nous demande des remises tarifaires euh plus haute que ce que prévu en fait on a un taux de remise moyen à la base et celui-ci a disparu donc c'est-à-dire que c'est leur libre choix à eux c'est comme si je vous demandais de me faire un chèque de le signer mais pas de le remplir alors est-ce que ça veut dire que le client n'aura plus le libre choix de son transporteur et qu'il sera obligé de payer la différence non ça c'est encore autre chose le le le client aura toujours le choix de sa de son transporteur mais ça on passe sur l'article 69 d'accord concentrer sur la convention type qui est un contraat entre la sécurité sociale et le taxi pour faire du transport de malade assis alors dans une interview pour francebleleue tu as déclaré on espère frapper aussi fort que les agriculteurs on se bat pour presque les mêmes choses finalement lesqueles ben la concurrence déloyales par exemple les VTC qui marodent qui occupent le domaine public que illégalement euh au détriment de nos notre travail à nous le le la marote c'est réservé au taxi seulement et pareil la sécu veut réduire nos frais sans raison valable puisquon est seulement moins de 4 % des dépenses de la sécurité sociale et c'est le taxi qu'on demande de faire des des économies il y a pas de raison donc en réalité ce sont toujours ceux qui travaillent qui vivent moins bien vous luttez pour vos conditions de travail et vos rémunérations tout à fait oui on a beaucoup de charges et réduire les frais de transport reviendrait à à pousser des mères de famille et des pères de famille Ben à mettre la clé sur la porte à peut-être perdre leur famille perdre leur maison perdre leur travail et le taxi il faut savoir que c'est une passion et on voudrait pas le perdre alors quelles sont les suites de la mobilisation euh donc du coup depuis lundi on est resté sur place à la barque du côté de en Provence ce soir mes collègues sont toujours sur place moi je viens juste de rentrer j suis restée les de jours on maintient tant qu'on a pas de retour de laacnam et pas de retour sur plus de contrôle et de moyens de contrôle contre les pratiques illégal dvtc Céline est-ce que tu as des questions pour Céline pche euh est-ce qu'il y a des taxis qui sont représentés par enfin syndiqués par la CGT alors ça je pasre peut-être en tout cas oui euh ce que est-ce que moi ce qui m'intéresse de savoir c'est euh ce qui vous vous arrivve là donc ce sont si je comprends bien des des décisions unilatérales vous n'avez pas été consulté par rapport à à ces nouvelles mesures ça c'est je pense enfin je sais pas elle nous dira je pense qu'elle nous a quitté d'ailleurs non non non sur la c'est à la réal si ce so s'il y a eu des discussions au préalable justement les organisations syndicales d'une part et et après justement comment s'est décidé cette mobilisation en fait ça a commencé le 12 janvier avec un collectif euh que des amis à moi à Paris et à Marseille avons décidé de faire pour donner un rendez-vous au ministère de la Santé à Paris suite à l'article 69 qu'on imposait un transport partagé via des plateformes c'était les plateformes qui dérangeaient le taxi et ensuite ils ont appris que la convention type ne correspondait plus à ce que le taxi en lui-même était et faisait donc du coup on revient sur luubérisation du taxi en corp justement Céline agriculteur artisan taxi les profs en grève jeudi les transporteurs routiers la RATP aussi ils ont déposé un préavis de grève à partir de lundi jusqu'en septembre y compris pendant les Jos dans tous les secteurs les Français demande la dignité et en ces temps de mobilisation pour le droit de vivre dignement de son travail de nombreuses actions revendicatives sont organisées par les syndicaliste de la CGT car ont lieu en ce moment un grand nombre de négociations annuelles obligatoires dans les entreprises est-ce que tu peux nous en donner quelques exemples et nous dire en quoi toutes ces Lutes prépare un terreau fertile pour une mobilisation d'ampleur on espère oui ben donc en effet là c'est euh c'est on va dire une des préoccupations principales parce qu'il y en a plusieurs chez les travailleurs et dans tous les secteurs c'est c'est la question salariale puisque ça fait des années et des années qu'on n pas suffisamment rémunéré d'une part et d'autre part on on a vu que depuis quelques années il y a une inflation qui est particulièrement forte et qui ne s'est pas spécialement atténuée avec d'ailleurs des augmentations très importantes de de produits de premier de première nécessité et on voit encore qu'il y aura d'ailleurs une augmentation de l'énergie une augmentation de l'alimentation mais souvent de de l'alimentation voilà commune et o ù où euh finalement on ne peut pas enfin ça ça ça a un impact énorme sur donc les budgets familiaux et notamment sur les budgets familiaux des des classes les les les plus défavorisées donc il y a un sujet sur ces rémunération euh qu'on ararrive pas forcément à régler comme ça et en tout cas en effet il y a des négociations annuelles obligatoire ça c'est chaque année au moins dans le privé he parce que dans le public je pourrais peut-être en parler mais c'est pas tout à fait la même chose quoi qu'il en soit de fait généralement l'employeur ne souhaite enfin ne ne ne propose pas des revalorisations salariales pour obtenir des revalorisations salariales conséquentes c'est-à-dire qui permettent au moins à minima de préserver le pouvoir d'achat c'est-à-dire que ça soit au moins à hauteur de l'inflation et bien systématiquement je dirais les salariés doivent s'organiser faire des assemblées générales et souvent aller jusqu'à la grève pour pouvoir obtenir des revalorisations significatives ça on le voit dans tous les secteurs donc là il y a un effet il y a dans l'énergie aussi il va y avoir donc des mobilisations pour les revalorisations salarial euh à la RATP dans la fonction publique je le disais tout à l'heure donc là c'est pas tout à fait la même chose donc l'employeur ce sont des employeurs publics il y a les collectivités territoriales il y a la santé puis il y a l'état donc là c'est le gouvernement qui a la main et à chaque fois chaque budget chaque année et bien on est toujours sur des budgets austéritaires donc systématiquement c'est sur le dos des de la fonction publique et on répond à chaque fois donc aux agents de la fonction publique que il y a pas suffisamment d'argent pour les rémunérer correctement et pour revaloriser leur salaire donc là aussi il y a donc des préavis de grève pour le 8 mars d'ailleurs aussi je je je bascule là-dessus puisque c'est la journée internationale des droits des femmes mais on va aussi aller sur cette journée là sur des mobilisations des manifes mais aussi des grèves parce que bien sûr il s'agit aussi d'égalité salariale et professionnelle et le 19 mars donc pour la fonction publique là pour des revalorisations général et mais quoi qu'il en soit nous ce qu'on dit à la CGIT c'est que dans chaque entreprise un a ou pas d'ailleurs hein parce qu'on peut bousculer le calendrier nous on n' pas à subir le calendrier de toute manière des employeurs on peut à tout moment et nous on essaie de d'organiser ça dans toutes les entreprises il faut que les syndicats quand il y a des syndicats c'est plus simple en effet qu'on puisse organiser les salariés et qu'il qu'il revendiquent des revalorisations salariales et et en mobilisant par des grèves et lorsqu'il y a des grèves alors c'est souvent c'est pas c'est des grèves reconductibles et bien il y a quand même des des des des revalorisations intéressantes et donc ça c'est c'est c'est dans chaque entreprise je dirais et puis après il y a des des revendications salariales qui font qui peuvent être portées nationalement là il peut y avoir des convergences de lutte par exemple nous ce qu'on demande à la CGT c'est que les revalorisations et toutes les rémunérations soient indexé au coût de la vie ce qui n'est pas le cas aujourd'hui à part le SMIC qui est un peu revalorisé encore pas suffisamment à notre goût mais par rapport à l'inflation d'ailleurs je crois que le gouvernement veut revenir là-dessus ce qui serait une catastrophe spardisation euh mais euh c'est pas si systématiquement reportter sur tous les toutes les autres rémunérations ça veut dire que vraiment il y a une popérisation de tous les travailleurs surtout ceux qui sont en effet avec des bass salaires mais même ceux qui ont des salaires plus importants voi leur pouvoir d'achat baisser et ça ce n'est absolument pas normal car en même temps il y a des conditions de travail qui se dégradent de plus en plus parce qu'il y a un problème aussi au niveau de l'emploi ça veut dire que lorsque vous avez pas suffisamment d'effectifs dans le secteur où vous travaillez et bien ça a un impact sur vos propres conditions parce que vous allez devoir faire des heures supplémentaires parce que vous allez remplir des missions de de manière insatisfaisante puisque vous serez pas assez nombreux justement pour faire correctement votre votre travail alors avant de passer à la troisème et dernière partie de notre émission est-ce que Céline tu veux dire un dernier mot oui j'aimerais dire un dernier mot j'aimerais que tous les taxis de France sunissent aujourd'hui qui sortent et qu'on réclame notre dignité et qu'on récupère nos droits faire ça camarade euh on a appelé notre dernière partie révolutionner le système agricole et alimentaire en réalité la lutte des agriculteur mais en lumière ce qui doit être transformé et cela touche aux fondamentaux de la politique de Macron la loi du marché et les faveurs faites aux multinationales et celui qui a la solution c'est assez inattendu c'est éic Coti on écoute moi je dis aucun agriculteur compte tenu de leur travail de leur utilité pour le pays ne doit gagner moins de 1500 € comment on finance vous savez l'ame qu'on voulait réformer que les amis de Monsieur feno veulent conserver ça coûte 2 milliards d'euros la politique sur l'asile et l'immigration ça coûte 2 milliards d'euros donc il y a des sources d'économie direct entre la l'immigration et demand on demande des des sources de de revenus voilà moi je préfère aligner à 1500 € ça aurait un coût de 2 milliards d'euros pour la collectivité est-ce qu'on peut pas donner 2 milliards d'euros à nos agriculteurs et faire des économies là où c'est improductif voilà arrêtons la démagogie arrêtons la dé et c'est encore Nicolas Framont rédacteur en chef de frustration qui a eu la meilleure analyse et la meilleure réponse il y a 200 milliards d'aides et exonération sans contreparti pour les entreprises privées de toute taille don dont tous les rapports montrent qu'elles ont des effets négatifs mais il faudrait aller gratter dans les quelques millions qui empêchent des humains de crever est-ce que vous voulez réagir à ce qu'on vient de OK ça se passe de commentaires non oui ça se passe de commentaires don envie aller franchement ou alors dans cette partie on va parler de solutions concrètes pour un nouveau modèle agricole et pour mettre fin à cette aberration celle qui consiste à ce que ce soit l'entreprise qui se contente de mettre le lait en rayon qui ramasse plus que la personne qui le produit pour commencer quelle est l'urgence absolue à mettre en place dès maintenant Aurélie ou Thomas bon vas-y je t'en prie le plus urgent euh bah nous c'est simple on arrête l'ensemble des traités de libre échange euh et et le pardon Gabriel Atal il a annoncé on va pas signer le traité du mercos sur et cetera sauf que ça pour pour nous c'est un peu du vent parce que c'est la position d'Emmanuel Macron depuis 2020 et que ça n'a absolument pas empêché les négociations d'avancer voire elles sont en phase terminale dans les semaines qui arrivent donc pour nous il y a une urgence absolue à ce que la France utilise son droit de vetto ou son je sais plus comment tu avais dit tout à l'heure elle retire son mandat de négociation retire son mandat de négociation exactement pour vraiment empêcher les négociations d'avancer deuxième proposition nous euh on ne fait rentrer aucune production sur le territoire français en dessous des coups de revient donc ça c'est notre proposition qui s'appelle les prix minimum d'entrée c'est une proposition qui est protectionniste mais qui n'est en rien un REPL sur soi puisqu'elle est en elle est en solidarité avec les paysans et paysanes euh de au niveau international des pays exportateurs et en même temps elle permet de protéger les paysans de la concurrence sur le marché international euh et en plus dans dans cette proposition elle est donc elle est très simple à mettre en place contrairement aux Cluse miroir que souhaite mettre le gouvernement ou qui est plutôt une une espèce d'énorme usine à gaz de contrôle dans les pays exportateurs en plus qui a extrêmement une vision impérialiste de la chose en allant imposer les normes qui nous selon N sont bonnes euh elle est extrêmement facile à mettre en place puisqu'il suffit de de vérifier sur facture il y a pas vraiment il y a pas besoin de remettre des barrières douanières et cetera aux frontières et et et en plus de ça elle permet de niveler les normes vers le vers du mieuxdant puisqueen fait en en réhaussant donc elle interdit pas le commerce elle est pas contre le commerce cette proposition mais vu que les pays exportateurs vont voir revaloriser leur leur prix de de de leur prix de vente ça va permettre d'être de peut-être au Lutes des travailleurs et travailleuses de la terre de ces pays-là d'avoir des marges de manœuvre plus plus importantes pour peser dans le rapport de force et améliorer leurs conditions de travail et améliorer les les les les modes de production troisème proposition les prix minimum garantis donc c'est ce que à pseudo tenter les lois successives é Galim sauf que nous on pense que elle n'obligeant rien l'agroindustrie et la la grande distribution à payer nos productions au-dessus de nos coups de revien et ça c'est quand même un comble donc nous on pense qu'il faut les obliger par la contrainte justement là-dessus Aurélie toi tu es rapportrice de la mission d'application sur la loi égaline 3 dont les auditions commencent cette semaine et tu as dit que tu t'attendais à ce que l'évaluation soit extrêmement négative est-ce que tu peux nous expliquer d'ailleurs il y avait la Confédération paysane et la FNSA cet après-midi en audition voyz c'est vraiment de lact chaude euh ben non bah de toute façon c'est d'avance j'ai envie de dire les résultats de cette de cette mission d'application c'est que c'est les lois et Galim ont de très grosses défaillances qui font que ça ne marche pas tout simplement parce que je vous explique grosso modo par c'est vraiment la logique de la macronie en gros c'est une loi qui dit débrouillez-vous au sein de chaque filière pour vous trouver des prix basé sur des indicateurs de coût de production quoi donc en gros on dit au 90 80000 producteurs laitiers par exemple de s'entendre avec Lactalis première multinationale du monde du lait voilà débrouillez-vous puis si vous mettez pas d'accord bah tant pis et donc évidment qu'est-ce qui se passe bah Lactalis qui est qui a une super force dit à tous les producteurs de lait excusez-moi mais le prix sera celui-là et rien d'autre quoi donc voilà donc ça évidemment ça ne fonctionne pas je donne juste un chiffre le qui est peut-être le plus flagrant le prix du lait bio il est aujourd'hui à moins de 45 centimes du litre de lait payé au producteur he pas vous vous le payez plus de 2 € la bouteille si vous achetez du lait bio c'est plus de 2 € mais lui pour l'UR il a été payé à moins de 45 centimes du litre de lait c'estàd la même chose quasiment que le lait standard alors que c'est pas du tout les mêmes coups de production par contre vous le trouvez deux fois plus cher en grande surface que le lait standard je sais pas si vous m'avez suivi jusque là d'accord évidemment entre-temps bah Lactalis tout ça par exemple le lait Lactel bio bah Lactel il s'en a mis plein les poches puisque entre 45 centimes payer à l'éleveur et et les 2 € de la bouteille payée en grande surface imaginez bien que Lactalis et puis ensuite par exemple Carrefour s'en sont mis plein les poches c'est 40 centimes en fait enfin 45 il suffitent absolument pas l'éleveur de de de vivre tout simplement il lui faut au moins 55 ou 60 centimes du litre de lait et en ce moment et c'est une catastrophe le bio est en train de s'effondrer je le dis vraiment il y a une énorme crise du bio c'estàd qu'on a dit aux agriculteurs pendant des annéesit faites du bio allez on va vous aider et C on a eu raison parce que c'est la seule façon je le dis à tout le monde la seule façon de pas bouffer des pesticides aujourd'hui c'est quand même le labelle bio hein voilà mais mais en ce moment les les agriculteurs se déconvertissent ça met 5 ans à faire du bio donc je peux vous dire quand on se déconvertit c'est pour c'est fini quoi C 5 ans ils ont servi enfin voyez la dépense que inutile que c'est alors les les champions de la responsabilité budgétaire là les les macronistes ils ont payé des agriculteurs ils nous ont aidé à se convertir en bio pour aujourd'hui qu'il y a une déconversion massive enfin on est dans un système absolument absurde quoi je sais plus quelle étit la question mais bon voilà la loi égalim 3 bah alors du coup ce que demande les agriculteurs c'est de pouvoir respecter les règles environnementales et pouvoir entamer une bifurcation écologique tout en ayant des revenus dignes quelles sont les CIN demandes de la France insouise alors ah bah merci CIN demandes c'était ce matin qu'on a un mais ça va répondre complètement à ce que tu viens de dire Thomas c'est un des prix rémunérateurs garantis c'est pas négociable il faut des prix rémunérateurs garantis au producteurs en France voilà donc ça c'est la la base et donc c'est la proposition de loi qui a été déposée par Manuel bonpard le 30 novembre on l'a raté à six voix près en hémicycle bon parce que il y a d'abord un certain nombre d'absents pas dans les rangs de la France ins soumise mais ailleurs mais mais aussi bon la macronie qui s'est tu contre voilà on l'a raté à 6 après de stop accord de libre échange des négociations en cours ça c'est pour les la protection face aux imports mais ça suffit pas on l'a dit tout à l'heure les frontières européennes il faut aussi aux frontières françaises on n pas on n pas d'autrre choix si on veut éviter la concurrence à prix cassé d'ailleurs d'Espagne et cetera donc là nous on préconise déjà avant même de pas parre prise minimum d'entrée on préconise l'application d'un d'une clause qui est tout à fait possible dans le droit commercial qui est la clause de sauvegarde c'est-à-dire dès lors que notre santé est en jeu la nature est en jeu ou notre souveraineté alimentaire est en jeu on peut actionner une clause de sauvegarde c'est juste une question de pouvoir de de volonté politique donc nous si on arrive au gouvernement on fait ça deuxièmement troisièmement je vais aller plus vite l'aide aux filières en crise d'urgence là par exemple les 270 millions d'euros voter pour le bio à la majorité des députés il y a quelques semaines mais qui a été balayé par un 493 on dit voilà il faut remettre ces 270 millions d'euros plus 300 et quelques pour les mesures à gr environnemental et Cera ça c'est d'urgence quoi ensuite pour la bifurcation écologique qui pour nous n'est pas négociable contrat de transition agroécologique massif voilà et et reprise en en reprise de la dette des agriculteurs qui se convertissent en bio et dernier point un plan de relance aliment massif des classes populaires tous les enfants de France ont le droit de manger du bio ils doivent manger du bio j'ai envie de dire parce que voilà quand on est enfant notamment c'est très important de pas bouffer plein de pesticides et donc et ben il faut un plan massif budgétaire d'aide au d'être conditionné aux collectivités locales parce que moi je suis en sain saintis je vais vous dire toutes les mairies ont pas peuvent pas mettre toutes les cantines en 100 % bioocal donc plan d'IDE massif aux collectivité local pour que toute la restoco et aussi toute la resto des hôp public ça parce que la bouffe dans les hôpitaux je vous raconte pas tout ça alors que les malades devraent être les premiers à manger ça tout ça être conditionné pour au moins du 80 % biolocal voilà c'est clair c'est faisable il y a plein de maies qui le font mais mais en fait là il faut enclencher la seconde quoi et une aide alimentaire qui favorise le bio et le local pour toutes les couches populaires voilà je m'arrête là mais voyez on a Thomas et est que vous voulez réagir non enfin moi ça me semble important de dire quand même il me semble sfféur de ma part que il y a que dans le secteur agricole qu'on peut vendre les produits à perte je crois que c'est interdit dans les autres secteurs pourquoi cette exception c'est quand même fou on parle de nourriture euh non sinon je suis d'accord avec ce qui a été dit globalement et je trouve que c'est on parle pas aussi souvent de on demande aux agriculteurs de faire des transitions mais on parle pas des débouchés qui existent pas forcément par exemple sur les légumineuses c'est hyper important de de d'aider les agriculteurs à réintroduire des légumineuses pour se passer d'angr chimique et cetera et cetera pour plein de raisons mais en fait derrière il y a pas de filière structurée qui permet de les stocker qui permet voilà qui qui donne envie au consommateurs de les acheter qui les rend accessibles et cetera donc enfin c'est aussi souvent cette question des dé bouchés et qui rejoint aussi la question de la précarité et de du pouvoir d'achat des Français quoi ouais moi j'ai envie de de dire B globalement je pense que enfin le le la clause de sauvegarde elle est intéressante et c'est d'ailleurs de de là que et on est parti sur pour nos réflexions sur le le prix minimum d'entrée parce que il y avait cette clause de sauvegarde elle avait été faite sur un pesticide en sur les cerises et ça avait permis notamment la de niveler la les normes les normes environnemental par le haut sur sur la production des cerises en Italie euh mais je vous avais nos propositions elles sont un peu technique mais j'invite tout le monde à regarder nos nos nos quatre pages qui sont sur le site de la Confédération paysane qui décrivent un plus en détail tout ça moi je voulais juste revenir un peu sur la mobilisation parce que je sais pas si c'est un peu on arrive à la fin de la de mais vas-y temp de l'émission mais et que en fait on est un moment de on a eu on a eu le discours général de Gabriel Atal qui a globalement rien dit cet après-midi et du coup à la Confédération paysane on a décidé de durcir le mouvement et du coup on fait un appel national à bloquer euh des centrales d'achat partout en France et je pense que c'est un moment où un moment très particulier une fenêtre politique très particulière où il est possible qu'on puisse mettre un coup au libre échange il est possible qu'on puisse mettre un coup au libéralisme et je pense que il est vraiment important qu'on puisse réfléchir à une convergence un peu assez large pour pouvoir réussir à à construire un rapport de force et et et et mettre la pression au gouvernement pour pouvoir obtenir des choses qui qui vont avoir un réel impact sur le revenu des paysans et des paysannes mais pas que euh donc c'est pour ça aussi que parallèlement à ça on on discute avec les syndicats salariés notamment avec la CGT pour pouvoir construire voilà une une alliance une une convergence avec peut-être un événement ce samedi qui n'est pas encore confirmé mais qui sera se fera éventuellement à la Bourse du Travail de Paris pour pouvoir réfléchir aux questions d'alimentation et à la suite de ce mouvement social qui nous paraît absolument primordial pour l'avenir de l'alimentation en France ma non est-ce que tu veux le mot de la fin waouh je vois écrire et je n'ai plus de question euh non mais après c'est vrai que si on revient un peu sur la convergence et enfin c'est vrai que je trouve que c'est c'est malheureusement dommage aussi la manipulation qui peut y avoir en ce moment j'ai l'impression que la du coup convergence en souffre un peu dans le sens où bah voilà les syndicats comme la conff qui peuvent défendre une agriculture paysane et qui malheureusement sont beaucoup moins mis en avance Mo que la FNSEA dans ce contexte ont pas forcément intérêt à s'afficher avec les écolos quand bien même on peut être des alliés traditionnels sur plein de lutte et depuis un certain temps et donc malheureusement la manipulation elle fonctionne un peu comme ça aussi elle a cet effet de diviser au moins publiquement euh les les les écolos les paysans et cetera donc je pense qu'il y a aussi un enjeu à enfin peut-être qu'on peut casser cette manipulation et la décrédibiliser en en portant ensemble les messages sur C lieux ouais puis tu parlais justement d'une fenêtre là de tir on est à quelques mois de de des élections européennes il y a aussi le salon de l'apculture qui arrive dans dans un mois je crois et c'est un moment où tout le pays subit la hausse des prix de l'alimentation donc on parlait tout à l'heure les salariés comme les enfin les consommateurs les salariés et les paysans les agriculteurs peuvent converger et il y a Macron qui va demain s'entretenir avec la présidente de la Commission européenne Ursula van derle van derleyen est-ce que on a quelque chose à attendre de cette réunion ou pas à ton avis Aurélie pardon excuse-moi j'étais sur autre chose je suis désolée vasy redis-moi est-ce queil y a quelque chose à attendre de la réunion de Macron à Bruxelles jeudi euh moi je je je vais on va en fait on va poser la question c'està-dire est-ce qu'il retire ou pas vraiment le le mandat de négociation c'est tout simple des accords de libre échange en cours pas seulement avec le Mercosur mais avec l'Australie voilà donc ça c'est la première chose demander deuxième chose demander c'est l'accord c'est les clus l'activation des clauses de sauvegarde aux frontières européennes comme françaises et troisième chose des prix rémunérateur garanti si possible à l'échelle européenne sinon française je je dis à l'avance ce qui va se passer à mon avis c'est qu'ils vont dilapider toute leur marge de négociation française pour juste faire supprimer non pour une dérogation temporaire sur les jchers à 4 % voilà ce qui est une un recul très grave du droit de l'environnement et ce qui ne va absolument rien régler au contraire au problème de l'agriculture parce que ça va en fait je finis là-dessus accélérer le problème en fait ça va accélérer le modèle productiviste agricole qui est précisément celui qui mène dans le mur tous les agriculteurs c'est la course à l'agrandissement à l'endettement à la au voilà et et à la destruction de la nature qui se retourne contre même les agriculteurs et leur capacité de production voilà Thomas le mot de la fin alors j'en profite parce qu'en fait là on est vraiment sur plein de mobilisation partout partout et du coup on a une mobilisation aussi au niveau européen à Bruxelles ce jeudi avec beaucoup de syndicats membres de de de notre structure européenne qui est ecvc la coordination européenne via campessina euh et donc pour sur bien sûr les les revendications de prix contre le libre échange et pour un revenu digne pour les les paysans et les paysannes européens merci beaucoup à tous les quatre d'être venu sur le plateau de l'émission populaire nous on se retrouve mardi prochain même heure 19h30 même lieu à mardi [Musique] Ciao [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]
Aurélie Trouvé