17 octobre — Lecornu déclenche le chômage partiel à 100 % pour les commerces pillés
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« Lundi 19 octobre, au lendemain des violences du 17 octobre qui ont secoué plusieurs villes de France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une mesure forte pour les commerçants. À l'issue d'une cellule interministérielle de crise, il a déclaré que le chômage partiel sera déclenché dès mardi pour les salariés des commerces pillés ou saccagés, prise en charge à 100 % par l'État. »
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« Il est hors de question qu'il y ait de la casse sociale après la casse tout court, a-t-il affirmé selon Le Figaro. »
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« au moins 3000 commerces ont été touchés par des dégradations ou des pillages ce weekend, selon le ministre Serge Papin. »
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« Le montant n'est pas encore connu, mais l'exécutif reconnaît un besoin urgent de trésorerie, car beaucoup de commerçants avaient déjà fait leurs stocks, y compris pour Noël, d'après l'AFP. »
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« Il a demandé aux préfets de déclencher des couvre-feux pour ce soir. Ces couvre-feux seront localisés et partiels, décidés par les mairies avec une cartographie des communes concernées rendue publique dans l'après-midi. »
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« Il n'est pas question de mettre tout Paris sous couvre-feu, ça n'a pas de sens, a précisé Sébastien Lecornu, qui écarte pour l'heure l'instauration d'un état d'urgence, tout en se disant prêt à le faire si nécessaire. »
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« 80 % des gardes à vue liées aux événements sont suivis de poursuites pénales, selon lui. Les autorités annoncent 2331 gardes à vue au total. »
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« 2/3 de majeurs, pratiquement que des hommes, souvent déjà connus des services de police. »
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Lundi 19 octobre, au lendemain des violences du 17 octobre qui ont secoué plusieurs villes de France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une mesure forte pour les commerçants. À l'issue d'une cellule interministérielle de crise, il a déclaré que le chômage partiel sera déclenché dès mardi pour les salariés des commerces pillés ou saccagés, prise en charge à 100 % par l'État. Il est hors de question qu'il y ait de la casse sociale après la casse tout court, a-t-il affirmé selon Le Figaro. L'ampleur des dégâts est considérable, au moins 3000 commerces ont été touchés par des dégradations ou des pillages ce weekend, selon le ministre Serge Papin.
La mesure sera mise en place via une instruction ministérielle et effective dès ce mardi 20 octobre. Le gouvernement va aussi, selon Sébastien Lecornu, débloquer un fonds de soutien spécifique pour l'ensemble de ces commerces. Le montant n'est pas encore connu, mais l'exécutif reconnaît un besoin urgent de trésorerie, car beaucoup de commerçants avaient déjà fait leurs stocks, y compris pour Noël, d'après l'AFP. Le Premier ministre a également annoncé des mesures de sécurité pour protéger les commerces dans les jours à venir. Il a demandé aux préfets de déclencher des couvre-feux pour ce soir.
Ces couvre-feux seront localisés et partiels, décidés par les mairies avec une cartographie des communes concernées rendue publique dans l'après-midi. Il n'est pas question de mettre tout Paris sous couvre-feu, ça n'a pas de sens, a précisé Sébastien Lecornu, qui écarte pour l'heure l'instauration d'un état d'urgence, tout en se disant prêt à le faire si nécessaire. Sur le volet judiciaire, le chef du gouvernement a promis une réponse pénale massive. 80 % des gardes à vue liées aux événements sont suivis de poursuites pénales, selon lui. Les autorités annoncent 2331 gardes à vue au total.
200 enquêteurs vont analyser les vidéos des pillages et des citoyens pourront aussi alimenter ces enquêtes. Le Premier ministre a décrit le profil des personnes poursuivies. 2/3 de majeurs, pratiquement que des hommes, souvent déjà connus des services de police. Les représentants du commerce saluent l'annonce tout en réclamant plus. Judit Giguet, déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution, demande d'abord la sécurité des commerces, de leurs salariés et de leurs clients, puis un soutien concret et immédiat, allègement des charges et accélération des procédures pour remettre en état les magasins.
À Lyon, la métropole a déjà débloqué un fond de 10 millions d'euros pour aider les commerçants. La mobilisation reste sous tension. Au moins 550000 manifestants samedi selon les autorités, une coordination de gilets jaunes annonce un acte 2 ce samedi avant des mobilisations le 31 octobre et le 5 novembre. On suivra la mise en place de ces mesures dès mardi.
Sébastien Lecornu