Crise du pouvoir d'achat : quelles conséquences sur les vacances des Français ?
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Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix. Vous avez tous reconnu le holidays, les vacances de Madonna. Et vous alors, partirez-vous en vacances ? Pour beaucoup de Français, c'est sacré. C'est le moment qu'on attend toute l'année. Alors, cela vaut quelques sacrifices, celui des loisirs parfois toute l'année, du confort. On va essayer de voir ce que les Français attendent de leurs vacances cet été, et ce qu'ils pourront s'offrir aussi avec nos invités, Estelle Chandès, directrice adjointe du département corporel et de réputation chez Ipsos. Vous êtes l'auteur de l'étude Ipsos BVA autour des projets de vacances des Français pour l'été 2026, paru en avril dernier. Bonsoir.
Bonsoir. Jean-Laurent Casselli, essayiste, co-auteur de La France sous nos yeux aux éditions du Seuil. Bonsoir. Bonsoir. Et Maxime Cellier, secrétaire générale de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air. Bonsoir. Bonsoir. Alors d'abord, je m'adresse à vous, Estelle Chandès, quelle proportion de Français projettent de partir en vacances cet été ?
Alors, 3 Français sur 4, 76% nous disent qu'ils ont l'intention de partir en vacances cet été. Alors, c'est un chiffre qui reste très élevé, qui montre que malgré tous les problèmes qu'il peut y avoir sur le budget, sur la géopolitique dans le monde, on pourra en reparler, en fait, le désir de partir en vacances reste très élevé, c'est des intentions. Ça, c'est juste le désir de partir en vacances ? Oui. C'est pas tout le monde qui a envie de partir en vacances. Non, mais ils disent qu'ils ont l'intention de le faire, ils ont prévu de le faire. Et c'est quand même en baisse par rapport à l'an dernier de quelques points, donc de 6 points. Oui, quand même.
Donc voilà, on voit qu'il y a quand même quelques tensions ou difficultés, mais malgré tout, les vacances, ça reste sacré. Et on a quand même une très large majorité de Français qui a prévu d'une manière ou d'une autre de partir cet été. Et qu'est-ce qu'on appelle les vacances ? Ça dure combien de temps ? Alors, les vacances en moyenne chez les Français, ça dure 1,9 semaines, donc presque deux semaines. C'est assez stable. On fait ce baromètre depuis plusieurs années. On a toujours les Français qui sont un peu les champions d'ailleurs en Europe parce que c'est un baromètre international.
Et on sait que les Français partent un peu plus longtemps que leurs camarades européens ou américains, par exemple. Mais ça, ça reste assez stable. En fait, la durée des vacances, c'est un peu sacralisé autour de deux semaines. Évidemment, il y en a qui partent plus ou moins, mais en moyenne, c'est deux semaines.
Et alors, quel est le budget des vacances de cet été ?
Alors, le budget qui, en tout cas, que les Français ont prévu d'allouer pour leurs vacances, donc les vacances de leur foyer, c'est 1 864 euros. Donc, c'est une légère hausse depuis un an. Donc, c'est un budget qui reste quand même conséquent et qui est assez proche de la moyenne de ce qu'on constate en Europe, qui est un peu plus élevé, qui est plutôt autour de 2 000 euros. Mais donc, voilà, on voit que là encore, il y a un côté très sacralisé. Et malgré des difficultés qu'il peut y avoir, des contraintes financières, on garde un budget important pour ces vacances.
C'est un budget qui correspond au voyage d'un foyer, enfin, un budget d'un foyer, d'une famille ? Oui, oui, oui. Parce que, Jean-Laurent Casselli, les vacances, c'est en famille ?
Oui, majoritairement. Et c'est vrai que, vous le disiez, il y a quand même, même s'il y a des petits séjours de plus en plus, les gens se déclenchent aussi au dernier moment. On l'a vu sur les ponts de mai, ils sont très sensibles à la météo. Mais, voilà, la trêve du mois juillet et août, des grandes vacances, ça reste quand même un peu sacré. Effectivement, c'est des vacances familiales, c'est des vacances plutôt en France, plutôt auxquelles on va en voiture, soit en camping, soit en hébergement chez les particuliers, etc. Bon, voilà, il y a toute la variété des conditions et des hébergements.
Mais il y a surtout quand même cette idée, on va beaucoup parler du fait que la France risque d'être la destination encore plus privilégiée des Français, cette année, mais en tout cas, chaque année, les Français partent quand même en France, en voiture, plutôt au bord de mer, ça c'est quand même le tableau général, et en famille, même s'il y a plein de tendances un peu émergentes dont on va parler aussi, qui permettent de nuancer un peu le tableau.
Alors, on a été rejoint par Francine Abgral, directrice de la ligne métier-voyage chez Europe Assistance France, parce que vous avez commandé cette étude Epsos BVA. Bonsoir. Bonsoir. Votre étude, elle a été faite entre février et avril. Est-ce qu'on peut imaginer que les Français ont revu à la baisse leurs projets avec la crise qui est survenue depuis, la crise au Moyen-Orient, avec notamment la crise pétrolière ?
Tout à fait. En fait, les Français ont été interrogés juste après la déclaration de la guerre en Iran. Donc, ça a bien impacté leurs intentions de voyage.
Mais depuis, on ne savait pas que ça allait peut-être durer aussi longtemps et coûter de l'inflation aussi.
Oui, mais le côté anxiogène autour du climat politique et de la crise a fait en sorte que les Français n'ont pas tempéré leur envie de voyage, mais ont tempéré leurs intentions. Et à ce moment-là, on avait une baisse des intentions de voyage qui était intervenue.
Qu'est-ce qui coûte le plus cher dans les vacances ? C'est le logement, les transports ?
Alors, les Français essayent de faire attention à leur budget, comme on le disait tout à l'heure. Donc, ils vont voyager beaucoup chez les amis. Ils vont voyager dans les campings, ils vont voyager en voiture. Pour essayer de minimiser le budget, les Français voyagent moins en avion que la majorité des Européens. Donc, on fait tout ce qu'on peut pour essayer de garder un budget qui soit raisonnable.
Alors, Maxime Cellier, vous êtes aux premières loges pour constater, si oui ou non, le camping à la cote. Est-ce qu'il a la cote alors, cette année ?
Oui, je crois. On va faire une saison qui est à peu près identique à l'année dernière. Mais c'est vrai qu'avec les 90 ans des congés payés, avec les 20 ans de la série Camping Paradis, puis la trilogie Camping qui repasse encore à la télé, on voit qu'il y a cet ADN qui est celui de la convivialité. Je pense que les Français en ont besoin. Mais outre la convivialité, c'est aussi le rapport qualité-prix imbattable qui est celui de l'hôtellerie de Pénère qui va permettre de moduler sur plusieurs leviers. On peut partir à un autre moment de l'année, par exemple sur les ailes de saison en avril, mai ou en septembre. On peut réduire un petit peu, si besoin, la durée du séjour.
On peut aller un petit peu moins loin. On peut faire la cuisine soi-même. C'est le principe même au camping dans son hébergement, contrairement à une chambre d'hôtel. Donc tous ces leviers font que, même si on a des difficultés, des freins financiers, on va quand même pouvoir partir. Puis on va pouvoir partir en France, puisqu'on a un maillage qui est intéressant, avec 7500 campings en France, c'est le meilleur maillage en Europe et même dans le monde.
Ça augmente ou ça baisse d'ailleurs ?
Ça baisse un tout petit peu. Nous, on tient à notre capacité d'accueil qui est très importante, puisqu'on accueille sur 27 millions de personnes, 2 tiers de Français et 1 tiers d'étrangers. Ce sont des Européens de proximité. Et on tient à pouvoir conserver cette capacité d'accueil pour répondre aux besoins. On a 850 000 emplacements en France. Sur un emplacement, on peut être 3 personnes. Vous faites le calcul, 2,5 millions de lits touristiques.
Vous disiez qu'il y a aussi l'effet des films. Il y a vraiment un effet camping au cinéma ?
Tout à fait, mais les films, c'est plutôt la conséquence plus que la cause. En fait, le camping a une histoire en France. Et au camping, on a des souvenirs d'enfance. Parfois même, on a ses premières amours au camping. Ensuite, on va revenir avec ses enfants. Il y a même des gens qui se sont mariés dans un camping. Ensuite, ils reviennent. On voit qu'il y a ce côté générationnel. Il y a ce côté aussi mixité sociale. C'est-à-dire, votre voisin d'emplacement, vous ne savez pas s'il va être, par exemple, charcutier ou s'il va être sous-préfet. Et ça, c'est une vraie anecdote. L'histoire d'un sous-préfet qui jouait à la pétanque avec d'autres qu'il appelait uniquement par son prénom.
On voit bien que toutes les catégories sociales s'effacent au camping. Et je pense que les Français, ils ont vraiment besoin de cette convivialité-là. En plus, des aspects contacts avec la nature qu'ils viennent chercher au camping. Parce que ça aussi, ils en ont vraiment besoin.
Mais il y a camping et camping, ça coûte combien ? C'est très, très varié. Ça peut être, on peut camper avec une tente et puis on peut aller dans un super, enfin, super, comment ça s'appelle ? Les bâtiments, là, en France.
Bengalo.
Bengalo. Oh là là, voilà. Donc, j'imagine que ce n'est pas les mêmes prix.
Non, alors si on prend par exemple la première semaine de juillet qui n'est pas la plus chère ou la dernière d'août, eh bien, on va s'en tirer pour 200, 300 euros pour une famille avec deux enfants en emplacement nu. Après, si on veut absolument un locatif, ce qui est possible, ça va être plutôt le double, parfois 600, voire plus. Voilà, mais on peut aller...
Vous avez un camping ?
Pas du tout.
Pas du tout, ok.
Je suis représentant de la Fédération Nationale qui représente tous les campings en France. Donc, les groupes, les chaînes, les indépendants, mais aussi les naturistes, les campings même associatifs, certains, qui reposent en partie sur le bénévolat. Et puis, tous ces campings thématisés, on en a sur les thèmes western, pirate, en lien avec les chevaux. Il y a beaucoup de thèmes maintenant qui font irruption parce qu'on essaie de raconter aussi une histoire et que les personnes puissent vivre une expérience et avoir de bons souvenirs.
On parlait des campings qui sont en France. Les Français voyagent de plus en plus en France.
Oui. Oui, effectivement, on voit cette année, c'est très marqué sur les résultats du sondage. En fait, on a toujours eu une partie des Français qui partaient en France et à l'étranger ou uniquement en France ou uniquement à l'étranger. Et cette année, on a vraiment un repli quand même sur l'hexagone. C'est-à-dire qu'on a 15 points de plus parmi les gens qui vont dire « je vais partir uniquement en France ». Pourquoi ? En fait, on a dans l'étude effectivement pas mal d'éléments pour y répondre. Il y a notamment des craintes sur le contexte géopolitique, sur la sécurité dans certaines destinations, la crainte des conflits armés.
On a vu, Francine en parlait à l'instant, l'enquête a été faite vraiment au moment du début du conflit en Iran. Voilà, il y a forcément toutes ces choses-là. Quand on entend ce qui se passe à Dubaï dans les aéroports, on a moins envie d'aller à l'autre bout du monde. Donc voilà, mais vraiment, là, c'est assez flagrant cette année. On a vraiment une hausse spectaculaire des personnes qui nous disent « je vais partir, je vais vraiment rester en France cet été ». Donc c'est, voilà, dans les régions de France, on sait aussi dans quelles régions on va en reparler.
On va rentrer dans le détail. Mais d'abord, Jean-Laurent Casselli, les vacances, ça reste une priorité parce que ça rythme la vie des Français ?
Oui, parce que c'est vrai que les vacances, on y pense, y compris quand on n'y est pas, le reste de l'année.
Un projet, c'est un objectif.
Oui, c'est un projet. Et puis beaucoup de gens vous disent « c'est une blague de bureau, dès que je suis rentré de vacances, je prépare les prochaines ». Donc c'est vrai aussi que ça rythme, oui, ça scande la vie collective. Et puis il y a quelque chose aussi qu'on a remarqué depuis quelques années, notamment après le Covid, c'est qu'il y a beaucoup dans le pouvoir d'achat des Français qui est très sollicité. Il y a des budgets qui ont été les victimes des arbitrages, comme l'habillement, les chaussures, les voitures, plutôt les équipements, les biens matériels.
Puis il y a d'autres budgets qui ont mieux résisté, et notamment tout ce qui est le loisir, on pourrait dire, dans la vraie vie, physique. Je donnais un autre exemple, les parcs de loisirs, les parcs d'attractions, attirent beaucoup de familles. On pourrait citer aussi le cas du live, des concerts, le fameux concert de Céline Dion. Les gens s'arrachent aussi des expériences à vivre dans la vraie vie, hors de chez eux, à plusieurs, en famille. Et on parlait des campings, il y a aussi des clubs, les villages vacances. Les gens aiment bien aussi ce côté collectif et le fait de sortir de chez eux. Et c'est vrai que c'est des moments un peu à part.
C'est quand même des parenthèses enchantées dans la vie quotidienne qui n'est pas toujours facile.
Alors comment faire quand on veut absolument partir en vacances, mais qu'on est fauché ? On va parler du tourisme low cost, de toutes les façons de voyager quand même cet été, quitte à partir moins loin, dans des conditions moins confortables. Ce sera après l'essentiel de l'info avec Alban Leprince. Il faudra que... Tous les jours, toute la journée, pendant des jours, c'est RTL. Anne-Sophie Lapix. On refait le monde sur RTL. RTL, il est 19h30, l'essentiel de l'info avec vous Alban Leprince.
Le combat pourrait durer toute la nuit. Les pompiers tentent ce soir de venir à bout de deux gros incendies dans l'Hérault, à Oupia, où un important feu est en cours. 400 hectares déjà parcourus par les flammes. Une trentaine également à Fraisjus. Le panache de fumée est visible à des kilomètres à la ronde. Des campings, des lotissements ont été évacués. Pour rappel, six départements du sud de la France sont en alerte maximale face aux feux de forêt, alors qu'une troisième vague de chaleur pourrait sévir dès vendredi en France. Conséquence, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, présidera demain une nouvelle cellule interministérielle de crise à Marseille.
On apprend à l'instant qu'une femme a été abattue en fin d'après-midi dans le 12e arrondissement de Paris, touchée par des tirs policiers alors qu'elle tentait d'attaquer une policière au couteau. Et puis le foot avec la suite des 16e de finale de la Coupe du Monde et la République démocratique du Congo à moins de 30 minutes de l'exploit puisque la RDC mène 1-0 face à l'Angleterre. Suivi ce soir de Belgique, Sénégal à 22h à vivre gratuitement et en clair à la télé sur M6 et à la radio sur RTL comme chaque soir 20h minuit. RTL foot Coupe du Monde au plus près des Bleus au lendemain de leur victoire 3-0 contre la Suède que vous avez été plus de 10 millions à regarder sur M6.
Et pourtant ça a fini tard. Merci beaucoup Alban. On vous retrouve à 20h et vous nous tiendrez au courant de ce match incroyable. La RDC donc qui mène face à l'Angleterre. Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL. Voilà, voilà, voilà, encore un tube de vos vacances. Comment fait-on quand on a décidé de partir coûte que coûte alors qu'on a perdu en pouvoir d'achat ? Quelles sont les parades, les astuces pour voyager moins cher ? Après tout, c'est quoi le principal dans les vacances ? Le confort ou juste le dépaysement, l'ailleurs ? La pause dans le quotidien ? On en débat avec nos invités.
Estelle Chandès, directrice adjointe du département corporate et de réputation chez Ipsos, auteure d'une étude Ipsos BBA autour des projets de vacances des Français pour l'été 2026. Étude commencée par Europe Assistance France, dont on accueille Francine Abral, la directrice de la ligne Métier Voyage. Jean-Laurent Casselli, essayiste et co-auteur de La France sous nos yeux. Et Maxime Cellier, secrétaire générale de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air. Alors, est-ce qu'on mesure d'abord la perte de pouvoir d'achat des Français depuis un an ? Est-ce que dans votre étude, vous ressentez cette perte de pouvoir d'achat ? Estelle Chandès ?
Alors nous, on est sur ce que nous déclarent les Français. C'est du ressenti et on ne mesure pas précisément est-ce qu'ils ont réellement perdu du pouvoir d'achat. En revanche, ce qu'ils nous disent, c'est que clairement, la contrainte économique, elle reste très importante et que l'inflation, ou en tout cas le coût de la vie, peut influencer leur envie de voyager. Et ils sont en très grande majorité de Français à nous dire, oui, ça compte dans mes arbitrages, dans mon envie de voyager. D'ailleurs, quand on regarde parmi les Français qui ne partiront pas cet été, en fait, le premier frein, c'est le budget, très loin devant d'autres freins qu'il pourrait y avoir.
Donc, ça montre bien qu'il y a une réelle tension et, comme vous le disiez tout à l'heure, des arbitrages aussi. Même si les vacances restent sacrées, quand on ne peut pas, quand on a vraiment une contrainte budgétaire, on ne peut pas, on raccourcit les vacances ou on trouve des solutions pour partir moins cher.
Il faut avoir quel salaire pour partir en vacances, en fait ? Est-ce que vous pouvez nous dire, Francine Abrago, c'est peut-être Estelle Chandès, parce qu'elle a eu une quinte de tout, donc c'est pour reposer Estelle Chandès ? Est-ce que vous avez ce chiffre ?
Alors, le budget moyen des Français qui partent en vacances pour une famille, c'est de 1864 euros pour des vacances qui sont plus courtes que ce qu'on avait les années précédentes. Donc, on passe de 2,1 semaines à 1,9 semaines. Donc, c'est aussi un moyen de faire plus avec son budget. Donc, les durées de vacances sont un peu raccourcies cette année.
Si on veut faire des économies, la première chose à faire, c'est d'aller rendre visite à sa famille. C'est souvent dans sa famille qu'on passe ses vacances, en fait, quand on a la chance d'avoir quelqu'un qui habite près de la mer, à la montagne.
22% des Français vont partir en vacances dans la famille ou chez des amis. Donc, ça permet effectivement de réduire le budget quand on est hébergé chez quelqu'un. Mais il y a d'autres moyens d'hébergement aussi qui sont moins chers que d'autres et qui sont aussi plébiscités par les Français. On parlait tout à l'heure du camping. 14% vont aller en camping cet été. 38% vont faire de la location saisonnière. Donc, c'est des solutions qui permettent de réduire le budget. Et aussi, quand on compare par rapport à d'autres pays en Europe, en fait, ce qu'on voit, c'est que les Français, ils sont assez spécifiques.
Justement, vous le disiez, Francine, ils sont plus nombreux que d'autres pays en Europe à choisir plutôt la location saisonnière ou le camping et beaucoup moins nombreux à choisir l'hôtel. Donc, on peut aussi y voir peut-être un arbitrage budgétaire parce qu'on sait que l'hôtel, c'est quand même souvent plus cher qu'une location ou le camping.
D'ailleurs, Maxime Cellier, vous disiez qu'il y a un tiers qui ne sont pas Français, enfin, un tiers des clients des campings. Ils sont de quelle nationalité ?
C'est très simple. Ils sont principalement allemands, hollandais, britanniques et belges.
C'est un peu l'image qu'on a.
Voilà, il y a une moindre mesure espagnol-italien. C'est vrai qu'ils sont de retour cette année. Enfin, ils sont de retour. Ils ont toujours été là. Mais ce qui est intéressant à noter, c'est que les locatifs sont statuels. par rapport à l'année dernière. Mais les emplacements nus, pourtant, caravanes, camping-cars, eux sont en légère progression pour deux raisons. D'abord, parce qu'ils sont beaucoup moins chers. Donc, dans un contexte inflationniste, c'est une solution. Et deuxièmement, parce que justement, nos amis, les Européens de proximité, sont friands des emplacements nus, du contact direct avec la nature. Ils pratiquent le camping en emplacement depuis des décennies.
Et donc, c'est une bonne nouvelle. Ils viennent chez nous et malgré la hausse du prix du carburant, ils vont quand même venir en France. Et ça, c'est quand même intéressant.
Pour voyager moins cher, il faut choisir certaines régions. Je m'ai dit, quelles sont les régions qui ont la cote en ce moment en des temps plus difficiles pour les Français ?
Alors, les premières régions qui sont plébiscitées par les Français, c'est d'abord la Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ça, c'est cher. Ce n'est pas forcément la moins chère, mais il ne faut pas oublier aussi que les Français, ils privilégient le bord de mer beaucoup. Et donc, ils cherchent aussi le soleil, le bord de mer. Donc, voilà, PACA arrive en tête. Mais on a, à la deuxième place, l'Occitanie et la Bretagne à égalité. Donc, qui sont aussi choisis. Alors, peut-être un peu moins chers, quoique, à vérifier selon les endroits. Et ensuite, on retrouve l'Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine. Donc, c'est les régions préférées, on va dire, des Français pour leurs vacances.
Et ce n'est pas forcément toujours les moins chères. Donc, là aussi, on est vraiment dans l'idée d'arbitrage sur différents aspects. Et on voit quand même une baisse sur le choix de la destination PACA. On est à moins 6 points par rapport à l'année dernière. Donc, même si ça reste toujours la destination qui arrive en première position, on est quand même en dessous par 6 points.
Jean-Laurent Casselli, ça pourrait évoluer avec le changement climatique ?
Oui, parce que c'est vrai que, comme ça a été dit, on fête les 90 ans des congés payés. Bon, les questions de canicule ne se posaient pas autant à l'été 36. Et puis, évidemment, après-guerre. Donc, la région PACA, la Méditerranée, effectivement, a vu... Alors, c'est à relativiser, mais une certaine désaffection par rapport à la façade atlantique. On sait que la Bretagne, par exemple, fonctionne bien. Enfin, aussi pour cette raison climatique. Mais ce que je voulais dire aussi, c'est que, pour avoir travaillé notamment sur les hébergeurs Airbnb, donc les meublés de tourisme, qui sont quand même très présents maintenant en France aussi, il y a toute une France du littoral.
Et c'est vrai que c'est la France qui est quand même la plus demandée, donc la plus chère en été. Mais il y a aussi ce qu'on a vu, et dans tous les types d'hébergement, je pense que c'est un peu une diffusion touristique, notamment dans les zones rurales. Le tourisme vert, les régions de l'intérieur, dans lesquelles la promesse, alors je vais être un peu caricatural, et désolé pour elle, mais la promesse, c'est justement aussi qu'il n'y a pas forcément énormément de choses à faire autour, et que parfois, cette déconnexion... Ça repose. Ça repose. Les vacances, ce n'est pas forcément le tourisme.
Heureusement, découvrir quelque chose, découvrir un nouveau pays, une nouvelle destination, c'est aussi se reposer, débrancher des écrans du téléphone, lire, faire la sieste, etc. Donc, ça fait partie aussi de cette évolution des attentes des Français, ce qu'on appelle aussi le slow tourisme. C'est un peu un truc qu'on se dit dans le monde du tourisme. Majoritairement, c'est quand même, les gens vont encore en bord de mer, au camping, etc. Mais il y a ces manières aussi de voyager un peu différentes qui se propagent.
Une région que vous n'avez pas citée, vous étiez en Bretagne. On est en ligne avec notre correspondant en Normandie, Gilbert Guéran. Bonsoir. Vous êtes là ? Il n'est pas là ? Eh bien, il n'est pas là ! Eh bien, c'est dommage. La Normandie, c'est une nouvelle terre d'accueil. Oui, je crois que vous voulez dire quelque chose.
J'avais un élément à dire. Effectivement, le littoral et le sud restent le leader de la fréquentation, en tout cas pour l'hôtellerie plein air. Mais on observe que ces derniers temps, il y a un petit rééquilibrage. C'est-à-dire que les gens vont partir un petit peu plus vers le nord, les pays de Loire. C'est un petit peu la revanche du nord, entre guillemets. Et voilà, ça participe de ce rééquilibrage-là. Et puis parce que forcément, les gens ne vont pas forcément faire 700 kilomètres. Ils vont aller un petit peu plus proche, mais ils vont découvrir leur région, le slow-tourisme également dont on a parlé. Et c'est quelque chose qui va être un peu plus écologique finalement.
Je parlais du changement climatique parce qu'effectivement, la Bretagne va peut-être devenir la Californie dans très peu de temps. Ça, peut-être que les gens l'anticipent aussi, éventuellement dans leurs achats de maisons de vacances. Parce que là, on n'était pas dans ces prix-là. Mais pour le coup, ça a une influence, c'est-à-dire chandaise ?
On le voit, alors là, ce n'est pas l'enquête qui le dit, mais c'est les prix de l'immobilier effectivement qui montent pour le secondaire, notamment en Bretagne, très fortement. Donc oui, il y a un attrait pour ces régions-là. Et la Bretagne, pour y revenir, parce qu'elle est chère à mon cœur, moi j'habite en Bretagne. Oui, d'accord. La Bretagne, l'an dernier, c'était la première région, c'était devant PACA. Donc ça veut bien dire qu'il y a quand même une tendance de fond, comme vous le disiez, sur la revanche du nord ou du nord-ouest, je ne sais pas. Mais oui, oui, et le changement climatique, bien sûr, joue là-dessus.
On avait posé une question dans notre enquête sur les problèmes qui pourraient venir décourager l'enthousiasme justement pour partir en vacances. Et parmi eux, il y a un item qui est la crainte de qu'il fasse trop chaud en été, en fait, dans cette destination-là. Et en fait, c'est le quatrième, ça arrive en quatrième position, derrière les conflits armés, l'inflation et les soucis personnels. Donc c'est quand même un élément qui est, malgré tout, en toile de fond. Et évidemment, bien sûr, ce qu'on a vécu la semaine dernière, ça rentre en ligne de compte d'aller en vacances dans un endroit où il ne fasse pas trop chaud.
Alors, il ne fait pas trop chaud en principe en Normandie. Et Gilbert Guéran, et là, je crois, bonsoir.
Bonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous.
Que disent les professionnels du tourisme dans votre région ? Est-ce que 2026 sera une bonne année ?
Ah ben, ils sont ravis, les professionnels. On va passer la barre des 83 millions de nuitées annuelles. J'ai regardé les chiffres cet après-midi pour la Seine-Maritime. On est déjà à un taux de remplissage pour juillet-août de plus de 61% du volume réalisé l'an dernier. Et ça, ce sont des chiffres qui étaient arrêtés le 21 juin, pour vous donner une petite idée de la fréquentation. Donc, tout le monde est content chez nous. L'INSEE qui nous classe aussi dans les lieux où les Français aiment venir pour se ressourcer. Chez nous, il y a un nouvel adage. Vous connaissez la Normandie. On disait souvent, peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Peut-être bien que non.
Maintenant, c'est la Normandie. Ce n'est pas chaud et ce n'est pas cher. Vous avez tous les secondes. C'est moins cher, je vous dirais maintenant.
Et est-ce que vous... Alors, c'est moins cher, mais est-ce qu'on consomme différemment aujourd'hui en vacances ? Est-ce qu'on va plus ou moins au restaurant ? Est-ce que la consommation évolue ?
On regarde tous un petit peu plus le porte-monnaie, en fait. Le comportement d'achat, il est marqué par une forme d'arbitrage budgétaire qui est assez rigoureux. Alors, c'est vrai qu'on est prêt à dépenser pour se sortir de la canicule, mais on va quand même regarder ce qu'il y a dans la boursicote de manière un peu chirurgicale. La grande tendance de cet été, c'est vraiment l'utilisation des réseaux sociaux, des plateformes pour chasser le bon plan de dernière minute, alors que ce soit pour l'hébergement ou pour la table de restaurant. On va aussi négocier les tarifs, les tarifs des chambres, les tarifs de la pizza ou la glace trois boules du petit dernier.
Et puis, une fois sur place, on va peut-être aussi faire attention aux extras, peut-être réduire un peu la voilure de ce qu'on ferait habituellement. On va privilégier les activités naturelles, les activités gratuites. Ce qui marche fort, c'est le vélo, le parcours, la scène à vélo qui relie Paris à quasiment Deauville. Ça marche très fort. Oui, c'est gratuit. On prend son vélo et on se balade. On plante la tente sur des parcours comme ça qui sont pensés, prévus pour être bon marché, pour être vraiment très grand public.
Tout ça, ça va pousser quand même les restaurateurs, les hôteliers de la région à s'adapter en urgence, à adapter les cartes, à adapter les formules pour être plus souple, pour être plus flexible, plus accessible en somme.
Merci beaucoup, Gilbert. Vous donnez envie de venir vous voir en Normandie.
Venez, venez, venez.
On arrive, on arrive. Ce que disait Gilbert, on va peut-être faire attention au restaurant. Est-ce qu'on va choisir de ne pas aller au restaurant, mais plutôt de s'acheter une crêpe, une glace ? En fait, c'est ça le changement de consommation ?
En fait, c'est vrai qu'on le voit encore une fois en été et le reste de l'année. La restauration est en train de profondément changer. La question des fast-food s'est imposée dans toutes les villes de France, même les plus petites. D'ailleurs, avec parfois des élus qui grognent parce qu'ils trouvent qu'il y en a trop. Mais s'il y en a beaucoup, c'est aussi parce que ça correspond au budget des Français. Les boulangeries aussi servent des déjeuners aux travailleurs aujourd'hui dans tout le pays. Donc, sans surprise, on retrouve effectivement la crêpe et le sandwich en été et pas forcément la trilogie entre plat-desserts.
Surtout que c'est vrai que les restaurateurs, il faut le dire aussi, ont eu quand même des coûts matière, des prix de l'énergie qui ont beaucoup augmenté depuis quelques années. et ils sont souvent, c'est vrai, la variable d'ajustement parce que dans le meublé touristique ou au camping, on peut se faire effectivement à manger.
Alors, on peut tenter de tordre les coûts autant que possible. Parfois, on n'y arrive pas. Beaucoup de Français ne partiront pas en vacances cet été. Beaucoup d'enfants aussi. Comment rendre cet été malgré tout agréable des paysans ? On en parle après la pause. Gardez RTL toujours avec vous. Plus d'infos, plus de musique. Téléchargez l'appli RTL. Franchise Anne-Sophie Lapix On refait le monde jusqu'à 20h sur RTL Oui, c'est un choix musical d'Arnaud Mulpa, notre rédacteur en chef. L'été sera chaud. Je ne sais plus comment il s'appelait le chanteur. Éric, je ne sais plus en fait. Si Arnaud Mulpa s'en souvient, à tout moment, il peut nous le dire. Alors oui, l'été sera chaud.
Mais c'est aussi une réalité. Beaucoup de Français, de familles, d'enfants, ne quitteront pas leur ville, leur domicile cet été. Leur bouilloire thermique d'ailleurs parfois. Parce qu'ils n'en ont pas les moyens. Dès lors, comment changer d'air ? Comment changer ses habitudes ? Couper, sortir de sa routine ? On en débat avec nos invités. Estelle Chandès, directrice adjointe du département corporate réputation chez Ipsos. Auteure d'une étude Ipsos BVA autour des projets de vacances des Français en 2026. Francine Abgral, directrice de la ligne métier voyage chez Raydion. Alors je sais, tout à l'heure, c'était Europe Assistance France, mais ça a changé de nom. Donc c'est Raydion.
Et Jean-Laurent Casselli, essayiste, co-auteur de La France sous nos yeux aux éditions du Seuil. Et Maxime Célier, secrétaire générale de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air. On refait le monde sur RTL.
Tout a augmenté plus ou moins, même les hébergements. Partir à 5, c'est trop difficile financièrement. D'ici l'année prochaine, je pense et j'espère retrouver un travail qui me permettra de partir en vacances. Là, à l'heure actuelle, ce n'est pas possible. On fera des vacances différemment. On partira un jour ou deux, des petites vacances qui ne nous reviendront pas cher.
Voilà, c'est Anne-Laure qui a perdu son emploi et ne partira pas en vacances avec ses filles. Un témoignage recueilli par Denis Grandjou. Jean-Laurent Casselli, d'abord, est-ce que c'est indispensable les vacances ? À quoi ça sert ?
Oui, ça sert, aujourd'hui, tout le monde est d'accord là-dessus, ça sert effectivement à voir autre chose et donc à se débrancher, à se repositionner ailleurs, à changer de sa routine tout simplement, de sa routine aussi cérébrale. Et donc, ça fait beaucoup de bien et c'est d'autant plus nécessaire dans une période où les vies sont très chargées et sont aussi amplifiées par toute la charge mentale numérique qu'on constre un bal avec le temps d'écran. Et ça, c'est vrai pour les ados, c'est vrai pour les adultes.
Ce qu'on peut dire aussi, c'est que c'est vrai que dans les temps qui sont contraints, les adultes ne partent pas tous et auparavant, c'était déjà le cas, mais les enfants partaient dans les colos. Il y avait quand même cette formule collective qui, aujourd'hui, bat quand même de l'aile parce qu'il y a encore plus d'un million d'enfants qui partent en colos. Mais pour plusieurs raisons, avec les scandales aussi du périscolaire, les parents ont peur, ont des craintes légitimes de laisser leurs enfants à l'extérieur. Mais il y a aussi quand même le recul d'un tourisme plus populaire, plus collectif.
C'était les mairies des grandes vies qui possédaient les lieux dans lesquels on partait en vacances, dans les Alpes, dans les Pyrénées, dans le centre de la France. Et elles ont vendu aussi ces lieux petit à petit. Donc il y a moins, les solutions de tourisme, on pourrait dire entre guillemets, sociales, se sont aussi réduites à menuiser. Et la France, il faut le dire aussi, il y a un pays de tourisme cher quand même. Les hébergements sont chers, on dit la restauration est chère, les déplacements sont chers.
Pour les louer plus chers à des adultes, c'est ça en fait ?
Non, en fait, c'est vrai qu'on est aussi en manque de solutions, effectivement, pour une partie de la clientèle qui n'a pas forcément les moyens de s'aligner sur ce que c'est devenu des vacances en France. Et c'est effectivement des budgets importants.
Il n'y a pas de colonie de vacances dans les campings, Maxine Cellier ?
Non, c'est des choses qui peuvent arriver. Mais les campings sont...
Vous parliez de premier amour tout à l'heure, c'est pas ça.
Exactement. Les campings sont vraiment le réceptacle des vacances en famille depuis toujours. Et c'est vrai que pour les enfants, on a les clubs enfants, les animations, parfois même la présence d'animaux, ce contact avec la nature qui est salutaire. Et c'est vrai qu'on parlait du réchauffement climatique. Alors je rassure tout le monde, dans les campings, on a des îlots de fraîcheur. On a des zones d'ombre, parce qu'un camping, c'est 5% de bâtis, 95% de nature. On a parfois la piscine. Quand c'est pas la piscine, c'est la rivière ou l'océan. Et on a beaucoup de gens qui viennent malgré les températures. Et on entend parfois que la canicule va dissuader les gens de partir en vacances.
C'est pas tout à fait vrai, puisque l'Espagne est sujette à des températures caniculaires. Et pourtant, vous l'avez dit, l'Espagne, l'Italie, ce sont des pays qui sont quand même des concurrents de la France. Et le but, ce serait de ne pas perdre notre position, en tout cas notre plénère de leader en Europe. Et c'est pour ça que nous travaillons pour contenir des prix qui soient vraiment totalement maîtrisés et qui soient toujours une solution pour les familles, notamment avec les enfants.
Estelle Chandaise, il y a beaucoup de familles qui renoncent aux vacances, mais pas pour leurs enfants, qui renoncent uniquement pour les adultes ?
Alors nous, on n'a pas mesuré ça. Mais c'est sûr qu'il faut trouver des solutions pour pouvoir permettre aux enfants d'avoir une forme de vacances. Les mairies s'occupent de plus en plus de ceux qui restent.
Il y a le spectaculaire Paris-Plage, par exemple, qui cartonne. Les communes font plus d'efforts pour rendre la vie de ceux qui restent plus agréable ?
En fait, c'est ce que je disais tout à l'heure. C'est-à-dire que c'est le pendant pour le fait qu'il y ait moins de destinations extérieures. Effectivement, il y a une forme de vacances sur place, entre guillemets, c'est-à-dire de rythme qui évolue pour les gens qui restent en vacances. On peut aussi citer, vous parliez de Paris-Plage, le cas de l'Île-de-France, qui devient, je le disais dans le Parisien il n'y a pas longtemps, de manière émergente une destination touristique.
Au bout de la grande banlieue, des trains de banlieue, ça ne fait pas forcément rêver peut-être de tous nos auditeurs, mais en fait, il y a quand même des endroits, loin de Paris, mais pas dans les autres régions, qui sont aussi des endroits sympas, avec de la nature, avec des campings, des hébergements. Et longtemps, les Franciliens, les Parisiens n'ont pas vraiment regardé ces destinations-là. Et aujourd'hui, ça fait partie aussi des endroits dans lesquels on peut faire des micro-vacances. Il y a aussi des parcs de loisirs, il y a aussi des zones de baignade, qui ont été très fréquentées d'ailleurs pendant la canine.
Oui, il ne faut bien sûr pas se baigner quand ce n'est pas surveillé. Mais Francine Embrale, vous mesurez aussi le nombre de ces Français qui partent vraiment pas très loin de chez eux pour aller en vacances pas chères ?
Alors, ce qu'on sait, c'est qu'il y a 24% des Français qui n'ont pas l'intention de partir pour leurs vacances cet été, donc c'est déjà très important. Après, ce qu'on disait tout à l'heure, c'est qu'il y a un gros 15% qui ne partira pas à l'étranger, qui avait l'intention de partir les années précédentes et qui ne va rester en France. Ce qu'on peut imaginer aussi, peut-être, c'est qu'avec le prix du carburant, peut-être qu'ils iront moins loin que ce qui était prévu avec leur voiture, donc on peut imaginer ça. Et il y a aussi, ce qui existe aussi, on voit certaines associations qui permettent aussi de pallier à ces soucis de budget.
J'ai notamment une association en tête qu'on connaît qui s'appelle Parent Vacances. Cette association, ce qu'elle permet, c'est à des familles de prêter leur logement, à des familles qui ont des plus petits budgets, pour permettre de faire des vacances à des familles qui n'auraient pas la possibilité de le faire. Donc, il y a certaines associations comme ça qui permettent de venir en aide et de rendre possible des vacances pour ceux pour qui ça pourrait ne pas l'être.
Est-ce que vous avez des bons plans pour nous, Maxime Célier, des destinations pas chères, magnifiques, où il n'y a pas encore trop de monde à nous conseiller pour les vacances d'été ?
Écoutez, on va faire des jaloux, là, c'est très difficile.
Non, vous ne voulez pas, vous n'avez pas une idée à laquelle on ne pense pas forcément.
Peut-être partir dans sa région, tout simplement, pour la découvrir, parce qu'on se rend compte que même à une heure de chez soi, on peut être totalement dépaysé et découvrir un camping, justement, où il va y avoir des animations, où il va y avoir des offres de bien-être, c'est très en vogue également. Même si les gens surveillent leur budget, ils ont quand même besoin d'oxygénation, de souffler, de scouper du quotidien, qu'on leur raconte une histoire, qu'on les accueille dans un établissement avec un lien humain et puis avec cette qualité de l'offre. Nous, on essaye d'apporter cette qualité.
C'est le client qui demande, en fait, cette qualité de l'offre et on essaye, depuis plusieurs années, d'y répondre de la meilleure manière qui soit.
Merci à vous tous d'être venus sur ce plateau nous parler des vacances qui, le 1er juillet, nous font bien rêver. Je vous rappelle que demain, exceptionnellement, RTL Soir se délocalise. Nous irons aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence. Tu pars fin de vacances, Aix-en-Provence. Chaque année, les patrons, les leaders internationaux, les politiques, les responsables du FMI, de la BCE se retrouvent pour parler de la situation économique, pour imaginer un peu le monde de demain et nous irons à leur rencontre. Demain, également, Thomas Soto recevra Yael Grunpivet, présidente de l'Assemblée nationale.
Céline Landreau accueillera Serge Atlaoui, ancien condamné à mort en Indonésie, sorti de prison en 2025 après 20 ans de détention. Mais il est l'heure, à présent, de retrouver Florian Gazan. Bonsoir, Florian. Bonsoir. Il se passe des choses, là. J'ai un petit retour sur le match Angleterre-RDC et c'est vraiment très intense.
On a eu très chaud pour l'instant. Ymen dans ce 16e de finale. On reviendra ce soir, évidemment, sur la belle victoire des Bleus. L'aventure continue. Place au Paraguay.
Je donne quand même le score, là. Un partout.
2-1, 2-1. Ils ont marqué. 2-1 ?
Ah, je n'ai pas vu ce deuxième.
Vous pouvez pas tout faire.
Non, on ne peut pas tout faire. C'est ça. J'ai écouté mes invités. A tout de suite sur RTL. Gardez RTL toujours avec vous. Plus d'infos. Plus de musique. Téléchargez l'appli RTL.