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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 13 novembre 2013 29 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

24h Sénat - Invités : Gérard-Miquel , Yves-Daudigny, Frédéric-Bizard, Isabelle-Pasquet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:50OuverteRéponse directe

    Gérard Miquel, vous êtes président du groupe d'amitié France-Asie du Sud-Est. La situation aux Philippines est dramatique. Que peut faire la France pour aider ces populations ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Yves Daudigny, vous êtes rapporteur du PLFSS 2014. Ce texte est-il un ajustement douloureux mais nécessaire pour sauver notre système de protection sociale ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Isabelle Pasquet, les communistes voteront-ils contre ce budget de la Sécurité sociale ? Qu'est-ce qui ne va pas dans ce texte pour vous ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Frédéric Bizard, vous dénoncez un système de santé qui 'prend l'eau'. Quelles solutions proposez-vous pour regagner en efficacité ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Isabelle Pasquet, la généralisation des complémentaires santé est critiquée par les mutualistes. Comment répondez-vous à leurs craintes ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Yves Daudigny, les bonnets jaunes manifestent contre une clause de désignation des mutuelles. Pourquoi cette mesure est-elle contestée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30François HollandeFait
    « quels sont les efforts que j'ai demandé aux Français depuis 18 mois c'est d'abord de redresser les comptes publics »
  • 8:30François HollandeChiffre
    « si je ne les avais pas engagé ou on serait notre pays la version de la courbe du chômage est acquise pour les jeunes en France »
  • 9:30Pierre CharronFait
    « 11 novembre le 10 novembre ou le 8 décembre simplement ça tombait mal parce que c'était une journée un peu solennelle »
  • 10:30François Noël BuffetFait
    « ce que je crains c'est que le silence du gouvernement ou le refus d'écoute évidemment crée des clés un climat de tension tel que certains en arrivent à ces extrêmes »
  • 12:00Gaëtan GoréFait
    « le budget ne permet pas d'avoir cette croissance parce qu'il doit évidemment veiller un équilibre des comptes »
  • 14:00Marisol TouraineFait
    « ce texte doit d'abord permettre de prolonger d'amplifier le combat pour l'accès aux soins et l'égalité de l'accès aux soins »
  • 18:00Frédéric BizardChiffre
    « entre 2002 et 2012 on a eu 160 milliards de déficits sociaux »
  • 22:00Yves DaudignyChiffre
    « 2010 28 milliards de déficits pour le régime général et le fonds l'objectif l'an prochain moins de 13 milliards »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition de 24 heures Sénats voici les titres coups d'envoi de l'examen au Sénat du budget de la Sécurité sociale objectif s'attaquer au déficit des dépenses de santé dans un contexte budgétaire restreint et sur fond de désaccord entre socialistes et communistes des bases suivre dans ce journal grève dans les écoles à Paris les animateurs ont lancé aujourd'hui la fronde contre la réforme des rythmes scolaires avant les enseignants et les parents mercredi et jeudi 50 maires annoncent qu'il n'appliqueront pas cette réforme le chaos Philippines a pris le passage du typhon le plus puissant j'aime enregistré l'aide arrive au compte-goutte comment soutenir les populations sur place nous poserons la question à notre invité ce soir Gérard Michael sénateur socialiste président du groupe d'amitié France Asie du Sud-Est nous avons de développer ces titres le chômage des jeunes était au menu des dirigeants européens à Paris à l'invitation de François Hollande 24 des 28 chefs d'État et de gouvernement de lieu participent à cette réunion il ne s'agit pas de lancer de nouveaux instruments mais s'assurer que tous les moyens sont mis en œuvre pour obtenir des résultats concrets un dicton à l'Élysée François Hollande qui a à l'instant réagi lors de cette conférence de presse aussi Flée reçu hier lors des cérémonies du 11 novembre on l'écoute quels sont les efforts que j'ai demandé aux Français depuis 18 mois c'est d'abord de redresser les comptes publics c'est ensuite de rétablir la compétitivité parce que sans compétitivité il ne peut pas y avoir de croissance et enfin c'est d'améliorer la formation l'éducation sont des efforts difficiles et je les mesures je sais ce que ça peut représenter ce sont des efforts indispensables et si je ne les avais pas engagé ou on serait notre pays la version de la courbe du chômage est acquise pour les jeunes en France il y en a encore trop qui sont dans cette situation voilà pourquoi je continue à assurer le cap cette direction quant aux outrages insultent qui ont pu être proférés au cours de cette cérémonie qui devrait rassembler qui doit rassembler et qui rassemble tous les Français et bien ces insultes ces outrages déshonorent leur auteur la météo soit nuit bonsoir Delphine alors on vient de le voir François Hollande a réagi à ses incidents qui ont émaillés à les cérémonies du 11 novembre hier on a également parlé et bien de ces hués et de ses sifflets à l'occasion des réunions de groupe politique au Sénat aujourd'hui oui effectivement il y a l'UMP pour commencer bien on condamne fermement les huées les manifestations d'hostilité ce type de comportement n'a pas sa place dans ces manifestations consacrées à la mémoire et à l'unité républicaine on écoute à ce propos Pierre Charron sénateur UMP de Paris 11 novembre le 10 novembre ou le 8 décembre simplement ça tombait mal parce que c'était une journée un peu solennelle voilà ce qui a choqué tous les élus et tout le monde d'ailleurs je pense et oui Pierre Charron condamne mais il comprend la montée de colère dans le pays et l'indignation affichée face à ses actes 7 bientôt la place et bien à l'attaque et oui effectivement location l'occasion est trop belle pour critiquer vertement le président de la République le président de la République dans la politique est sans issue selon François Noël buffet que l'on écoute ce que je crains c'est que le silence du gouvernement ou le refus d'écoute évidemment crée des clés un climat de tension tel que certains en arrivent à ces extrêmes raison de plus pour écouter la souffrance et la population et la souffrance des Français et donc décidé de mettre fin à cette politique qui vraiment nous emmène dans le mur François Patriat Gaëtan gore celui aussi défend le Premier ministre mais c'est pour mieux tacler la politique du gouvernement les attaques personnelles très peu pour lui mais sur la politique budgétaire et bien il dégaine on l'écoute je crois qu'il fait ce qu'il peut dans les conditions difficiles la vraie sujet c'est la politique qui est menée aujourd'hui par le gouvernement non pas tant celle de redressement qui me paraît indispensable qu'une politique qui ne permet pas de retrouver des marges de croissance suffisant c'est ça le vrai sujet le budget ne permet pas d'avoir cette croissance parce qu'il doit évidemment veiller un équilibre des comptes jusque là rien à dire mais il faut absolument compléter d'un volet sur l'investissement qui soit fort sinon on pourra que voir s'aggraver le chômage et la désespérance et par conséquent la contestation de cette politique c'est donc pas un problème d'homme nous a même confié qu'il s'abstiendrait peut-être sur le budget je rappelle que le projet de loi de finance arrive la semaine prochaine au Sénat le budget c'est d'ailleurs le texte le plus important d'une session parlementaire et le voilà donc mal parti très mal parti ça le temps donc pour les socialistes et plus encore pour le gouvernement et pas vraiment d'éclairci à l'horizon merci beaucoup Tam pour vos explications et Jean-Marc Ayrault le Premier ministre qui s'est dit aujourd'hui par hasard impressionné par les commentaires concernant une éventuelle d'émission a appelé un sursaut républicain lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale on l'écoute même lorsque le débat politique peut être âpre que des divergences de fonds peuvent nous séparer et c'est arrivé il y a encore quelques mois à l'occasion du débat sur le mariage pour tous oui il y a des clivages mais j'invite chacune et chacun a bien méditer la force des mots les conséquences des mots et c'est pourquoi je l'évoquais il y a quelques instants gardons-nous d'entrer dans cette spirale et qu'il est temps qu'un sursaut intervienne et qui disent que la France c'est une république avec ses valeurs et qu'elle ne restera rien passé et que la représentation nationale doit être en première ligne de ce combat donc c'est un premier ministre et sénateur UMP de la Vienne Jean-Pierre Raffarin était l'invité de Preuves par 3 lui aussi est bien s'inquiète de cette crise politique et écouter ce diagnostic qu'il fait de la fonction présidentielle un projet doit être incarné doit être personnalisé parce que c'est ça la communication moderne c'est quelqu'un qui porte un sujet qui porte sa vérité qui l'explique au pays c'est donc une incarnation d'une politique donc cette politique nouvelle doit être incarnée de manière nouvelle alors que ce soit à l'économie finance que ce soit à Matignon tout ça sans c'est la boîte à outils du Président c'est à lui de décider ce que je dis c'est que le président a les outils nécessaires mais ce que je crains lui c'est la non décision ce que nous pouvons craindre aujourd'hui c'est au fond le statu quo c'est l'attente et rendez-vous à 22h45 pour voir ou revoir l'intégralité de cette émission le budget de la Sécurité sociale en débat au Sénat le gouvernement en temps réduire de 3 milliards d'euros le trou de la Sécu mais après avoir renoncé à une taxe sur l'épargne il doit trouver d'autres pistes pour faire des économies quand un calmer il y a quelques jours encore nous étions rassemblés ici pour un autre débat celui des retraites c'est le destin de la sécurité sociale qui va se jouer au Sénat maréchal Touraine revendique une politique de santé renforcée ce texte doit d'abord permettre de prolonger d'amplifier le combat pour l'accès aux soins et l'égalité de l'accès aux soins il est nécessaire de ce point de vue de franchir une nouvelle étape dans la généralisation de la complémentaire santé à droite on fustige le versant recette du texte les recettes telles qu'elles sont prévues c'est 2 milliards d'impôts supplémentaires de taxes supplémentaires de prélèvement supplémentaire sur les familles sur les retraités agricoles sur les retraités affiliaux RSI et ça nous on estime maintenant que ça suffit après les 4 milliards pour le PLFSS 2013 2 milliards pour le LFSS 2014 ça nous semble beaucoup principalement l'évolution qui doit intervenir au Sénat l'abandon de la taxation d'une partie de l'épargne PEL et PEA la taxation ne devrait désormais concerner que les revenus de l'assurance vie dans la case neuve a justifié la volonté d'apaisement du gouvernement et nous avons donc décidé de sortir de la mesure tous les produits d'épargne à l'exception de l'assurance vie de présenter un dispositif global de réforme de l'assurance vie l'examen du texte devrait se poursuivre jusqu'à vendredi les chances de le voir adopter son maigre sénateur communiste et de droite s'apprête à voter contre les trois quarts des écoles parisiennes étaient en grève aujourd'hui contre la réforme des rythmes scolaires 50 mères annoncent leur intention de boycotter la semaine de 4 jours et demi elle approche du Congrès de l'Association des maires de France ils entendent mettre la pression sur Vincent Peillon le ministre de l'éducation nationale qui pour l'instant reste droit dans ses bottes Flora sauvages le message est clair il n'appliquons pas la réforme des rythmes scolaires en l'état 55 mers essentiellement de droites ou sans étiquette se sont constitués en collectif pour eux la réforme payant est inefficace et elle coûte trop cher coûte 0 après nous dit que ça coûte 250 millions après 700 millions puis aujourd'hui quand on fait d'autres calculs on est plutôt proche de 2 milliards soutenu par Valérie Pécresse la présidente du groupe UMP au Conseil régional d'Île-de-France ces irréductibles pensent que la réforme va renforcer les inégalités entre les communes on ne peut pas avoir des communes dans lesquelles les enfants sont à la garderie et des communes dans lesquelles on fait du théâtre et du violon l'injustice profonde de cette réforme vient du fait qu'elle n'est pas financée l'argent n'est pas là et comme l'argent n'est pas là et bien les communes feront avec leurs moyens comment voulez-vous qu'une commune populaire aujourd'hui comment voulez-vous qu'une commune rurale augmente les impôts entre 5 et 10% pour financer cette réforme on est en plein ras-le-bol fiscal mais pour les partisans des nouveaux rythmes scolaires la fin justifie bien les moyens d'autant que l'État apporte des aides conséquentes aux petites communes c'est la première fois qu'une réforme se mette en place avec autant d'aide de l'État un fond d'amorçage cette année l'année prochaine la CAF qui elle aussi 104 euros par enfant et 150 euros pratiquement lorsqu'on est en zone rurale ou zone urbaine défavorisées et face à l'affron des mères opposée à la réforme le ministre de l'Éducation durcit le ton exemple pour les jeunes gens et jeunes filles quand il y a une loi un décret il faut l'appliquer s'ils ont des difficultés on les prend les aider mais c'est l'intérêt des élèves à l'approche du Congrès des Maires de France les frondeurs font monter la pression Marseille a déclaré à son tour qu'elle ne mettrait pas en place la réforme payante à la rentrée 2014 et dans ce contexte de front de généraliser nous avons posé la question aux internautes de notre partenaire le nouvel obs.com croyez-vous à l'utilité d'un changement de gouvernement les internautes ont répondu oui à 38%, non à 59% sur 297 votants 24 heures Sénat tout de suite l'invité et notre invité ce soir Gérard Michael sénateur socialiste du Lot vous êtes le président du groupe d'amitié française et du Sud-Est vous êtes là pour parler et bien de la situation des Philippines qui attendent maintenant les secours 4 jours après le passage du typhon et Yann les militaires peinte à apporter de l'aide aux îles dévastées selon l'ONU le typhon aurait fait plus de 10000 morts dans la seule ville de takloban on voit tout de suite ce reportage de Nathalie Gillouard on se retrouve tout de suite après 10000 morts rien catacloban cette ville au centre des Philippines a été heurté de plein fouet par le typhon IJAN et le bilan risque de s'alourdir après le comptage définitif des victimes par les autorités nous avons déjà reçu son score hier parce que nous avons commencé hier et aujourd'hui nous en recevons plus sur en place on découvre des scènes de chaos dans certaines zones inondées flottent encore des cadavres 4 jours après le passage du typhon les routes sont encombrées par les chutes d'arbres et de pylône au milieu des habitations en ruine des rescapés agar tombent de survivre il manque de tout oh et nourriture parviennent donc koungout l'ONU lance ce soir un appel aux dons à hauteur de 300 millions de dollars aujourd'hui des navires américains et britanniques ont pris la route vers l'archipel c'est évidemment une terrible tragédie et une dévastation considérable nous sommes solidaires des Philippins et nous ferons tout ce que nous pourrons pour les aider l'ampleur de la catastrophe est encore difficile à saisir les vents de plus de 300 km heure et les vagues de plus de 5 mètres de haut on détruit les réseaux d'électricité et de téléphonie certaines villes sont coupées du monde et n'ont toujours pas pu être contacté par les autorités Charles Michael on vient de le voir sur ces images c'est une véritable situation de chaos est-ce que vous êtes inquiet ce soir pour la population Philippines bien entendu je suis inquiet d'autant plus que cette population vit souvent dans des conditions difficiles l'habitat n'est pas d'une grande qualité c'est le moins qu'on puisse dire j'ai eu l'avantage de visiter les Philippines avec le Premier ministre qui m'avait amené à l'occasion de son voyage officiel et j'ai vu les conditions difficiles de cette population alors quand on a 10% de la population qui est touchée par un typhon comme celui-là on s'interroge plus de 660 000 personnes ont perdu leur habitation les secours doivent s'organiser mais dans la difficulté quand nous avons plus de voix de communication quand l'accès à ces zones sinistrées très difficiles quand on assiste à des scènes de pillage parce que quand les gens n'ont plus rien à manger et bien ils se transforme souvent et à un voleur quoi ils vont prendre la nourriture là où elle se trouve et on peut pas les blâmer donc cette situation nous interroge d'autant plus que plus d'une dizaine de Typhon ou de plus ou moins grande importance touchent les Philippines tous les ans on peut s'interroger sur le changement climatique le réchauffement de la planète auquel nous assistons doit faire en sorte qu'aujourd'hui avec cette succession de drame que nous connaissons surtout dans cette région mais nous en avons connu en France il y a pas très longtemps donc nous allons nous interroger et prendre des mesures à l'échelle mondiale pour éviter les pollutions que nous générons puisque le développement économique est souvent mal maîtrisée et souvent liée à des pollutions qui provoquent à terme des changements climatiques alors je crois que sur ce sujet nous avons interroger la France mène des actions bien sûr le Premier ministre fait la situation des Philippins de quoi ont-ils besoin on voit qu'ils sont à cours d'eau de nourriture que peuvent faire les parlementaires pour se mobiliser en leur faveur peuvent se mobiliser nous travaillons en liaison le ministère des Affaires étrangères avec les ONG pour mettre en place un certain nombre de dispositifs et tous les pays le font l'Europe a voté et à des crédits 2 millions d'euros aujourd'hui la Commission a rajouté 10 donc mais tout ceci il faut la cheminée mettre des millions d'euros à disposition c'est bien mais comment les utiliser c'est là le problème mais comment acheminer la nourriture des vêtements détente pour mettre à l'abri ces populations qui sont dans le dénuement le plus complet c'est là notre problème aujourd'hui alors on envoie des sapeurs-pompiers on envoie des avions avec de la détente du matériel de cuisine un certain nombre d'équipements indispensables mais il faut l'acheminer il faut qu'il arrive à destination ce matériel alors l'avion est un bon moyen de transport puisque c'est rapide mais derrière ça il faut des ONG il faut un système d'organisation qui permettent d'acheminer quand vous avez une ville détruite de 220 000 habitants rendez-vous compte de la difficulté merci beaucoup Gérard Michael d'avoir été notre invité ce soir 24h Sénat tout de suite le débat et nous ouvrons le débat de ce 24 heures Sénat consacré ce soir à l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale le débat a débuté cet après-midi sur fond de contestation avec la manifestation des bonnets jaunes mutualistes ils étaient devant le Sénat il demande l'annulation d'un amendement du Gouvernement sur les clauses de désignation des mutuelles qui crée pour chaque entreprise d'une branche professionnelle l'obligation de travailler avec l'organisme de complémentaire santé choisis par les représentants de cette branche on va tout de suite en parler avec nos invités ce soir Yves daudignies sénateur socialiste de laine vous êtes un rapporteur du budget de la Sécurité sociale ici au Sénat merci d'être avec nous Isabelle Pasquet bonsoir sénatrice du groupe communiste débouche du Rhône et Frédéric bizarre vous êtes économiste de la santé et auteur de ce livre complémentaire santé le scandale on va y venir dans un instant Yves dodini bonsoir je me tourne vers vous on vous a vu présenter bien le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 cet après-midi dans l'hémissi vous avez parlé d'ajustement douloureux mais qui permettent le maintien de l'équité de notre système de protection sociale donc vous êtes content et bien du texte qui est soumis à l'approbation des parlementaires par le gouvernement c'est pas le mot nous sommes aujourd'hui devant un défi difficile dans une situation de crise économique taux de chômage élevé face à des défis de société à relever et ce projet de loi de financement porte au moins deux très fortes ambitions la première c'est de redresser les comptes de la Sécurité sociale c'est indispensable pour sauvegarder notre protection sociale et la seconde ambition c'est d'inscrire dans les faits une petite révolution c'est la stratégie nationale de santé soins de proximité év olution à l'hôpital évolution dans le circuit du médicament différentes mesures de santé publique Isabelle Pasquet je voudrais vous faire réagir on sait que pour l'instant alors il y aura deux mêmes conférences de presse du groupe communiste du Sénat pour bien peut-être savoir si les communistes vont voter ou non ce budget de la Sécurité sociale en l'état Pierre Laurent a dit nous voterons contre qu'est ce qui ne va pas dans ce texte pour vous n'est pas assez à gauche c'est ça moi je rejoins totalement à Yves Dottignies sur les défis qui sont à relever sur notre système de protection sociale et les enjeux aussi pour nos concitoyens qui sont bien souvent dans des difficultés et auxquelles notre système justement peut apporter un certain nombre de responsabilité ce qui nous pose problème aujourd'hui en dehors des mesures qui ne mesure défavorable qui à notre grande regret ne sont pas supprimés comme par exemple les franchises médicales mais au-delà de ça le mode de financement les choix qui sont faits aujourd'hui ne nous conviennent pas parce que on s'orient de plus en plus faire une fiscalisation et il nous paraît plus juste d'aller prendre l'argent où il est et notamment sur le capital on va faire réagir Frédéric bizard pour vous et bien d'une majorité à l'autre il y a toujours un ce manque de une forme structurelle du système de santé et vous dénoncez un système qui prend l'eau de toute part alors qu'est-ce que vous préconisez pour regagner en efficacité pourquoi il pourquoi est-ce que je fais ce constat là il y a deux aspects il y a d'abord la descente aux enfers de l'assurance maladie qui continue puisque on est sur du colmatage donc en effet on essaie de réduire les visites mais enfin on est que sur du colmatage qui affaiblit le système on fait les économies de 2 milliards et demi sur une hausse tendancielle qu'il y a un effet population et autres donc on essaie de de faire le mieux possible je dirais sans rien changer bon je rappelle qu'entre 2002 et 2012 on a eu 160 milliards de déficits sociaux ce qui fait que on a changé la solidarité dans le système de l'Assurance Maladie assurance maladie c'est la solidarité entre les biens portants d'aujourd'hui et les malades d'aujourd'hui maintenant ça va être c'est la solidarité entre les biens importante demain et les malades d'aujourd'hui donc il y a il y a véritablement vous voyez un transfert en fait de la solidarité de notre génération sur la générations futures moi ce qui me pose un problème ce qui a pas l'air de poser beaucoup de problèmes politiques mais moi ça m'impose la deuxième chose c'est qu'il y a une spécificité dans ce PLFSS qui est quand même qu'on est en train de nuire gravement l'accessibilité financière de la classe moyenne ou assez un certain nombre de soins puisque article 45 on va plafonner des contrats responsables qui sont devenus des vrais contraires responsables contrat responsable c'est en contrepartie d'un cahier des charges je vous je vous taxe moins sur le contrat pour l'assureur et là le cahier des charges en fait vous allez moins rembourser donc c'est le plafonnement des dépassements d'honoraires des médecins plafonnement des lunettes plafonnement et dentaires donc c'est un double cadeau pour les pour les assureurs que moi je ne comprends pas donc beaucoup de choses on va faire réagir Frédéric bizarre parle de colmatage il estime que on essaie de grappiller deux trois milliards chaque année proposez vous ce commentaire dans toutes mes interventions et depuis mes responsabilités ici j'ai dénoncé le déficit et la dette sociale comme la plus insupportable et aujourd'hui le gouvernement porte avec beaucoup de force l'idée de réduire ce déficit et deux chiffres seulement 2010 28 milliards de déficits pour le régime général et le fonds l'objectif l'an prochain moins de 13 milliards 15 milliards donc de déficits de moins de 2010 à 2014 mais je ne crois pas à un bouleversement et au grand soir au grand matin de la Révolution française en matière de santé il faut posséder par négociation par dialogue par persuasion c'est ce que le gouvernement fait aujourd'hui dans le domaine de des soins de proximité ce qu'il fait également aujourd'hui à l'hôpital ce qu'il fait également dans la réforme du circuit médicament Isabelle réaction au diagnostic de Frédéric bizar sur ce système social à la française qui prend l'eau de toutes parts je le dirai pas comme ça je crois qu'on veut effectivement on ne peut que dénoncer reste déficit cumulée je regrette quand même une chose c'est que la complémentaire effectivement fait partie fait partie du système ceci dit il faut pas que on reporte les tasses des engage et fasse supporter au complémentaire des des charges qui devraient être normalement les siennes et là généralisation de la complémentaire santé qui a été décidé au travers de Lagny par exemple le fait s'éloigner et permet ce désengagement alors c'est d'autant plus d'autant plus injuste que du coup les patrons sont exonérés des des charges qui se rapportent au complémentaire santé mais par contre les salariés eux vont être imposés sur sur ces alimentaire santé qui sont généralisées sous couverts du fait que c'est comme si c'était une une généralisation mais des avantages en nature voilà donc c'est c'est cette façon de procéder me paraît injuste et c'est un décalage des des de la responsabilité de l'État matière de santé vers les complémentaires sur ce point la généralisation des complémentaires santé on a vu les mutualistes avec un bonnet jaune manifester devant le Sénat il redoute la destruction de 40000 emplois que pouvez-vous leur répondre aujourd'hui il est complémentaires santé sont bien inscrites dans le remboursement des dépenses de soins avec les complémentaires elles sont nés de la sécurité sociale de 1945 qui n'a pas prévu le remboursement intégral et donc il fallait apporter un complément au remboursement de la Sécurité sociale aujourd'hui il est demandé c'est vrai ou complémentaire de jouer un rôle dans la régulation et je pense que ce n'est ni l'intérêt du malade ni l'intérêt de l'assurance maladie ni l'intérêt des professionnels de santé de rembourser sans qu'il y ait de limite que ce soit les dépassements d'honoraires des médecins que ce soit des produits de santé que ce soit les lunettes ou que ce soit encore d'autres appareillages sur la colère des bonnets jaunes des mutualistes vous voulez comprenez je les comprends à 200% quand vous imaginez qu'on est en train de réintroduire dans le système une clause de désignation qui supprime la possibilité pour la petite entreprise qui reste plus que les petites entreprises qui n'ont pas de complémentaires santé obligatoire qui vont nous supprimer juste le droit de choisir sa composition c'est même pas quelque chose d'incroyable non et bien donc alors elle le supprime de façon sournois c'est-à-dire que si vous ne choisissez pas la complémentaire qui est décidé par la branche vous allez payer 20% votre taxe au lieu de 8 votre taxe sociale donc c'est mais d'ailleurs c'est contraire ça avait été rejeté par le Conseil ça montre un petit peu que ce secteur ou la politique est faite à la Mutualité française puisque le seul intérêt que ça a pour ça c'est pour les assureurs ça l'intérêt pour personne d'autre d'accord faut voir que en plus on donne j'ai vu je ne sais pas si ça va aller au bout mais on peut on citer un autre exemple qui est la réduction de la taxe pour les contrats ACS aident à la complémentaire santé et bien le Sénat en tout cas en commission les affaires sociales a proposé de baisser cet axe là c'est à dire que on donne de l'argent public aux citoyens pour qu'ils aillent acheter une aide à la complémentaire santé en contrepartie on ne demande rien aux complémentaires santé puisque on leur demande pas d'avoir au moins un contrat de qualité et en contrepartie on leur baisse les taxes puisque le label ACS vous allez dire que vous allez mettre en concurrence mais en tout cas le label ACS qui était fait pour ça a été rejeté relativement violemment par les complémentaires santé donc je n'attends rien de ces mises en concurrence c'est pas vrai complémentaire santé il est prévu aujourd'hui par le texte qu'il y ait des appels d'offres qui justement permettent de mettre sur la table pour tout le monde le rapport entre la qualité et le prix vous pouvez pas dire une chose est cachée reconnaissait que l'article 55 du PLFSS 2012 prévoyait qu'il y a un label ACS c'est à dire qu'on oblige quand même les complémentaires à faire un effort à avoir des contrats de qualité en contrepartie d'argent public il me semble la même chose rien nécessaire mais rien ne se fait ni rien ne s'est fait juste là donc déjà on peut rep faut pas qu'il y a rien de fait avant dans la mesure où il y a une disposition des communistes s'il est bien vous irez au-delà de l'examen de la partie recette merci à tous les trois d'avoir été nos invités c'est la fin de cette édition à 22h vous retrouverez Sonia Mabrouk qui reviendra et bien sûr le chômage des jeunes européens dans son débat et moi je vous souhaite une bonne soirée et je vous retrouve demain